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CNC 2017 Math-2 TSI Correction

Le corrigé de l'épreuve de Mathématiques II de la session 2017 aborde le problème de la diagonalisabilité et des valeurs propres d'une matrice A(t). Il démontre que A(t) est inversible et fournit des formules pour le calcul de l'exponentielle de la matrice, ainsi que des propriétés associées. Enfin, il établit des résultats sur la somme et l'inversion de l'exponentielle de matrices.

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Corrigé de l’épreuve Mathématiques II : Session 2017

Ce corrigé est proposé par le professeur ADHAM ELBEKKALI.

Problème 1

Partie I: Exemple

   
1. Polynôme caractéristique 1 de A : χ A(t ) = X 2 −tr( A(t))X +det( A(t)) = X 2 − 1 + 1t X + 1t = (X −1)( X − 1t .
n o
2. Soit t ∈ R∗ \ {1}. On a Spe ( A(t)) = 1, 1t , donc A(t) est diagonalisable puisqu’elle de taille 2 et elle possède
deux valeurs propres distinctes.
Déterminons E1 le sous
 espace propre de A(t) associé à la valeur propre 1.
x
Pour tout X =   ∈ M2 1 (R), on a
 y 

X ∈ E1 ⇐⇒ A(t)X = X

    
 2 − 1t x + 1t − 1 y = x
⇐⇒  


  
 2 1 − 1t x + 2t − 1 y = y

    
 1 − 1t x + 1t − 1 y = 0
⇐⇒  


  
 2 1 − 1t x + 2 1t − 1 y = 0
⇐⇒ y = x.

 
1
Donc E1 = R   . Déterminons E 1 le sous espace propre de A(t) associé à la valeur propre 1t .
 1  t
 
x
Pour tout X =   ∈ M2 1 (R), on a
 y 

X ∈ E1 ⇐⇒ A(t)X = 1t X
t


    
 2 − 1t x + 1t − 1 y = x
⇐⇒   t

 y
  
 2 1 − 1t x + 2t − 1 y = t

    
 2 1 − 1t x + 1t − 1 y = 0
⇐⇒  


  
 2 1 − 1t x + 1t − 1 y = 0
⇐⇒ y = 2x.


1
Donc E 1 = R   .
t  2 
   
1 0 1 1
Ainsi A(t) = PD(t)P −1 avec D(t) =   et P =  .
 0 1   1 2 
t

1. Rappel : pour tout A ∈ M n (R) : χ A = X n − tr( A)X n−1 + · · · + (−1) n det( A).

79
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 80

3. On a A(1) = I2 et PD(1)P −1 = PI2 P −1 = I2 , donc A(1) = PD(1)P −1 .


4. Soit t ∈ R∗ . On a det( A(t)) = det(PD(t)P −1 ) = det(D(t)) = 1t , donc A(t) est inversible et
 
1 2 − t 2(1 − t)
( A(t)) −1 = = t Com( A(t)) =   .
det( A(t))  t − 1 2t − 1 

   
1 0  , donc, pour tout n ∈ N, (D(t)) n =  1 0 
5. (a) On a D(t) = 
 0 1  1 
.
 0 n

t t
(b) Pour tout n ∈ N, on a
 X n 
1  
n 

0 
X 1 k!  e 0
(D(t)) k =  k=0  ,
 0 e 1t 
−−−−−→
1 1  n→+∞
n
k=0
k!  X

 0 k 
k=0
k! t

 
X 1 e 0
(D(t)) n converge et sa somme vaut   . Ainsi exp(D(t)) existe et vaut
 0 e 1t 
donc la série
n!
  n>0

 e 0  .
 0 e 1t 
(c) En vertu de la question de précédente et du rappel au début de l’énoncé, pour tout n ∈ N, on a

n n n
X 1 X 1 X 1
( A(t)) k = (PD(t)P −1 ) k = P(D(t)) k P −1
k=0
k! k=0
k! k=0
k!
 n 
X 1
= P  (D(t)) k  P −1 −−−−−→ P exp(D(t))P −1 ,
k=0
k! n→+∞

X 1
donc la série ( A(t)) n converge et sa somme vaut P exp(D(t))P −1 . Ainsi exp( A(t)) existe et vaut
n>0
n!
P exp(D(t))P −1 .
   
1 1 2 −1
(d) On a P =   et P −1 = det(P)
1 t
Com(P) =   , donc
 1 2   −1 1 

  
e 0   2 −1 
exp( A(t)) = P exp(D(t))P −1 = P  1   
 0 e t   −1 1 
    1 1

1 1 2e −e  2e − e
t −e + e t
=   =  .
 1 2   −e 1t e 1t   2e − 2e 1t −e + 2e 1t 

6. (a) En vertu de la question précédente, on a


 1 1
    
2e − e t −e + e
 = e  2 −1  + e 1t  −1 1  ,
t
∀t ∈ R∗ , exp( A(t)) = 
 2e − 2e 1t −e + 2e   2 −1 
1
t  −2 2 

   
2 −1 −1 1
donc J =   et K =  .
 2 −1   −2 2 
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 81

(b) Soit (t,t 0 ) ∈ R∗ × R∗ . En vertu de la question précédente, on a

 k
∀k ∈ N, ( A(t) + A(t 0 )) k = PD(t)P −1 + PD(t 0 )P −1 = P (D(t) + D(t 0 )) k P −1
 k  
2 0  −1 2 k 0 ,
= P   P = P   k  P −1
 0 1 + 10   0 

t t
1
+ 10 t t

donc

n
 
X 1 k  
n
 2 0 
X 1 0 k  k=0 k!  −1  e2 0  P −1 .
A(t) + A(t ) = P   P −−−−−→ P 
 n  0 e t + t0 
!k 1 1
k! 1 1 1 n→+∞

X
k=0
 0 + 0
k! t t 
k=0

Ainsi, en vertu de la question I.5.c, on conclut que


 
e 2 0
exp( A(t) + A(t 0 )) = P   P −1 = PD(t)D(t 0 )P −1
 0 e 1t + t10 

= (PD(t)P −1 )(PD(t 0 )P −1 ) = exp( A(t)) exp( A(t 0 )).

(c) Raisonnons par récurrence sur n.


n
• Pour n = 0 : ∀t ∈ R, exp( A(t)) = exp(nA(t)) = I2
• Soit n ∈ N. Supposons que : ∀t ∈ R, exp( A(t)) n = exp(nA(t)).


Montrons que : ∀t ∈ R, exp( A(t)) n+1 = exp((n + 1) A(t)). On a




 n+1 n
∀t ∈ R, exp( A(t)) = exp( A(t)) exp( A(t))
= exp(nA(t)) exp( A(t)) d’après l’hypothèse de récurrence
= exp(nA(t) + A(t)) d’après la question précédente
= exp((n + 1) A(t)).

n
• Conclusion : d’après le principe de récurrence : ∀n ∈ N,∀t ∈ R, exp( A(t)) = exp(nA(t)).
(d) Soit t ∈ R∗ . En vertu de la question I.5.c, on a

1
det(exp( A(t))) = det(P exp(D(t)P −1 )) = det(exp(D(t))) = ee t , 0,

donc exp( A(t)) est inversible et


 1 1

 −e + 2e e−e
t t
(exp( A(t))) −1 = 1 t Com(exp( A(t))) = 1 
1 
det(exp( A(t ))) 1
ee t  −2e + 2e 1t 2e − e t 
 1 1

2e −1 − e − t −e −1 + e − t 
=  1  .
 2e −1 − 2e − 1t −e −1 + 2e − t 

(e) Soit t ∈ R∗ . D’après la question I.6.c, on a : ∀n ∈ N, exp( A(t)) n = exp(nA(t)). Il reste donc


à montrer que : ∀n ∈ N∗ , exp( A(t)) −n = exp(−nA(t)). Montrons d’abord que exp( A(t)) −1 =
 
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 82

exp(− A(t)). On a
 X n 
(−1) k  
n  0 
X 1  k!   e −1 0 
∀n ∈ N, (−D(t)) =  k=0
k
 −n→+∞
−−−−→ −1  ,
k!  Xn
1 (−1) k  0 e t 
k=0
 0 
k=0
k! t k

    −1
e −1 0
donc exp(−D(t)) =    e 0 
−1  =  = (exp(D(t))) −1 . On a aussi
 0 e t   0 e 1t 

n
 n 
X 1 X 1
(− A(t)) k = P  (−D(t)) k  P −1 −−−−−→ P exp(−D(t))P −1 ,
k=0
k! k=0
k! n→+∞

donc

exp(− A(t)) = P exp(−D(t))P −1 = P(exp(D(t))) −1 P −1 = (P exp(−D(t))P −1 ) −1 = (exp( A(t))) −1 .

Dès lors

 −n  −1  −1
∀n ∈ N∗ , exp( A(t)) = (exp( A(t))) n = exp(nA(t)) = exp(−nA(t)).

n
Finalement : ∀n ∈ Z, exp( A(t)) = exp(nA(t)).

Partie II: Exponentielle de la matrice Aa

Notons B = (e1 , . . . , em ) la base canonique de Rm .


1. (a) Raisonnons par récurrence sur k.
• Pour k = 1 : on a

f a (e1 ) f a (e2 ) f a (em−1 ) f a (em )


 
0 · · · · · ·· · · 0 0 e1
 .. .. .. 
 a . . .  e2
 .. .. .. 
Mat ( f a ) = Aa =  0 a . . .  e3
B  
 .. .. .. .. .. ..
. . . . . . 
 
 .. .. .. ..
. . . 0 . 
 
0 ··· ··· 0 a 0 em

Donc
∀i ∈ ~1, m − 1, f a (ei ) = aei+1 et f (em ) = 0. F

• Soit k ∈ ~1, m − 2. Supposons que :

∀i ∈ ~1, m − k , f ak (ei ) = a k ei+k et ∀i ∈ ~m − k + 1, m, f ak (ei ) = 0.


6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 83

Montrons que :

∀i ∈ ~1, m − k − 1, f ak+1 (ei ) = a k+1 ei+k+1 et ∀i ∈ ~m − k, m, f ak+1 (ei ) = 0.

On a :
HR F
2 ∀i ∈ ~1, m − k − 1, f ak+1 (ei ) = f a ( f ak (ei )) = f a (a k ei+k ) = a k f a (ei+k ) = a k+1 ei+k+1
HR F
2 f ak+1 (em−k ) = f a ( f ak (em−k )) = f a (a k em ) = a k f a (em ) = 0
HR
2 ∀i ∈ ~m − k + 1, m, f ak+1 (ei ) = f a ( f ak (ei )) = f a (0) = 0
Donc

∀i ∈ ~1, m − k − 1, f ak+1 (ei ) = a k+1 ei+k+1 et ∀i ∈ ~m − k, m, f ak+1 (ei ) = 0.

• Conclusion : d’après le principe de récurrence

∀k ∈ ~1, m − 1,∀i ∈ ~1, m − k , f ak (ei ) = a k ei+k et ∀i ∈ ~m − k + 1, m, f ak (ei ) = 0.

(b) Raisonnons par récurrence sur k.


• Pour k = m : d’après la question II.1.a, pour k = m − 1, on a

f am−1 (e1 ) = a m−1 em et ∀i ∈ ~2, m, f am−1 (ei ) = 0.

Donc, en vertu de F ci-dessus, on a f am (e1 ) = f a ( f am−1 (e1 )) = f a (a m−1 em ) = a m−1 f (em ) = 0


et
∀i ∈ ~2, m, f am (ei ) = f a ( f am−1 (ei )) = f a (0) = 0.

Ainsi : ∀i ∈ ~1, m, f am (ei ) = 0.


• Soit k > m. Supposons que : ∀i ∈ ~1, m, f ak (ei ) = 0. Montrons que : ∀i ∈ ~1, m, f ak+1 (ei ) = 0.
On a
∀i ∈ ~1, m, f ak+1 (ei ) = f a ( f ak (ei )) = f a (0) = 0.

• Conclusion : d’après le principe de récurrence : ∀k > m,∀i ∈ ~1, m, f ak (ei ) = 0.


(c) En vertu de II.1.a, on a

f ak (e1 ) f ak (em−k ) f ak (em )


 
0 · · ·· · · ··· · · · · · · 0 e1
 .. .. 
 . . 
 .. 
   0 . 
∀k ∈ ~1, m − 1, Aka = Mat f a =
k
.. .. 
B  a k . .  ek+1
 
 0 .. .. .. 
. . .
 
 ... .. .. .. .. 
. . . .
 
0 ··· 0 ak 0 · · · 0 em

et
∀k > m, Aka = Mat f ak = 0,
 
B
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 84

X 1
donc la série Aka converge et
k>0
k!

 
1 0 ··· ··· ··· ··· 0
 
 .. .. .. 
a . . . 
 1!

 .. 
 .. .. ..
a2 . . . . 
1 k X 1 k  
+∞ m−1 2!
X
exp( Aa ) = A = A = .. .. .. .. ..  .
k! a k=0 k! a  a3 . . . . . 
k=0  3! 
 .. .. .. .. .. .. . 
. . . . . . .. 
 
 .. .. .. .. ..
. . . . . 0 
 
 a m −1
· · · · · · 3! 2! 1! 1 
a3 a2 a
(m−1)!

2. (a) (i) Remarque : rectifiez, dans cette question, une erreur de frappe : il faut échanger les places de t et
s.
On a  
1 ··· ··· ··· ··· 0
 
 .. .. .. 
ta . . .
 1! 
 .. 
 (t a) 2 .. .. .. 
. . . .
 2!

Mat (ga ) = Ea (t) =  (t a) 3 .. .. .. .. ..  ,
B  3!
. . . . . 
 .. .. .. .. .. .. .. 
 . . . . . . . 
 .. .. .. .. .. 
 . . . . . 0 
 (t a) m −1 (t a) 3 (t a) 2 ta 
(m−1)! ··· ··· 3! 2! 1! 1
m
X (at) j −i
donc : ∀i ∈ ~1, m, ga (ei ) = ej.
j=i
( j − i)!
m
X (sa) j −i
De même, on trouve : ha (ei ) = e j . Ainsi, pour tout i ∈ ~1, m,
j=i
( j − i)!

 
m −i m m m
(ta) j (ta) j −i (ta) j −i X (sa) h− j
(ha ◦ga )(ei ) = ha (ga (ei )) = ha  e j  =
X X X
ha (e j ) = eh .
 ( j − i)!  ( j − i)! ( j − i)! (h − j)!
j=i j=i j=i h= j

(ii) Pour tout i ∈ ~1, m , on a

m m m X m
X (ta) j −i X (sa) h− j X t j −i s h− j h−i
ha ◦ ga )(ei ) = eh = a eh
j=i
( j − i)! h= j (h − j)! j=i h= j
( j − i)! (h − j)!
m h
X t j −i s h − j h−i X X t j −i s h− j h−i
= a eh = a eh .
i6 j6h6m
( j − i)! (h − j)! h=i j=i
( j − i)! (h − j)!
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 85

(iii) On considère ϕ l’endomorphisme canoniquement associé à la matrice Ea (t + s). On a

m m
h−i 
X (a(t + s)) h−i X 1 X
∀i ∈ ~1, m, ϕ(ei ) = eh =  Ckh−i r k s h−i −k  a h−i eh
h=i
(h − i)! h=i
(h − i)! k=0
m Xh−i
X 1 1
= r k s h−i −k a h−i eh
h=i k=0
k! (h − i − k)!
m X h
j=k+i
X r j −i s h− j
= a h−i eh = (ha ◦ ga )(ei ).
h=i j=i
( j − i)! (h − j))!

Or B = (e1 , . . . , em ) est une base de Rm , alors 2 ϕ = ha ◦ ga et par conséquent

Ea (s + t) = Mat (ϕ) = Mat (ha ◦ ga ) = Mat (ha ) Mat (ga ) = Ea (t)Ea (s).
B B B B

(b) Soit t ∈ R. En vertu de la question précédente, on a

Ea (t)Ea (−t) = Ea (0) = Im et Ea (−t)Ea (t) = Ea (0) = Im ,

donc Ea (t) est inversible et (Ea (t)) −1 = Ea (−t).


(c) Raisonnons par récurrence sur n.
• Pour n = 0 : on a Ea (nt) = (Ea (t)) n = Im .
• Soit n ∈ N. Supposons que : ∀t ∈ R, Ea (nt) = (Ea (t)) n . Montrons que : ∀t ∈ R, Ea ((n + 1)t) =
(Ea (t)) n+1 . En vertu de la question [Link], on a

HR
∀t ∈ R, Ea ((n + 1)t) = Ea (nt + t) = Ea (nt)Ea (t) = (Ea (t)) n Ea (t) = (Ea (t)) n+1 .

• Conclusion : d’après le principe de récurrence : ∀n ∈ N,∀t ∈ R, Ea (nt) = (Ea (t)) n .


(d) (i) Soient λ 0 , . . . , λ m−1 ∈ R, on a
 
λ0 0 ··· ··· ··· ··· 0
 
 λ1 a .. .. .. 
. . .
 1! 
 .. 
 λ2 a2 .. .. .. 
. . . .
 2!

λ 0 Im + λ 1 Aa + · · · + λ m−1 Aam−1 = 0 ⇐⇒  λ3 a3 .. .. .. .. ..  = 0
 3!
. . . . . 
 .. .. .. .. .. .. .. 
 . . . . . . . 
 .. .. .. .. .. 
 . . . . . 0 
 λ m −1 a m −1 λ3a3 λ2a2 λ1 a 
(m−1)! ··· ··· 3! 2! 1! λ0
⇐⇒ λ 0 = λ 1 = · · · = λ m−1 = 0.

Donc la famille (Im , Aa , . . . , Aam−1 ) est libre.


2. Rappel : f , g : E −→ F deux application linéaires et B = (e1 , . . . , en ) une base de E. alors : f = g ⇐⇒ ∀i ∈ ~1, n, f (ei ) = g(ei ).
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 86

(ii) Soient t, s ∈ R. On a

m−1
X tk m−1 m−1
X sk k X t k − sk
Ea (t) = Ea (s) ⇐⇒ Aka = Aa ⇐⇒ Aka = 0
k=0
k! k=0
k! k=0
k!
t k −s k
⇐⇒ ∀k ∈ ~1, m − 1, k! =0 car (Im , Aa , . . . , Aam−1 ) d’après II.2.d.i
⇐⇒ r = s.

Ainsi 3 l’application t 7−→ Ea (t) est injective.


m−1
X 1
(e) D’après II.1.c, on a Aka = Ea (1). Donc, pour tout t ∈ R,
k=0
k!

Ea (t 2 − 3t + 3) = exp( Aa ) ⇐⇒ Ea (t 2 − 3t + 3) = Ea (1)
⇐⇒ t 2 − 3t + 3 = 1 car t 7−→ Ea (t) est injective d’après [Link]
⇐⇒ t 2 − 3t + 2 = 0 ⇐⇒ t = 1 ou t = 2.

Partie III: Applications

      
un+1 un 1 0 0 un
       
1. (a) Pour tout n ∈ N, on a X n+1 =  vn+1  =  nun + vn  =  n 1 0   vn  =
     n 2  
wn+1 n2
u n + nv n + w n n 1   wn
  2 2
1 0 0
 
Fn X n , avec Fn =  n 1 0  .
 n 2 
2 n 1
(b) Pour tout n ∈ N, on a
       
1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0
      n2   n2
Fn =  n 1 0  =  0 1 0  + n  1 0 0  +  0 0 0  = I3 + nA1 + A21 = E1 (n),
 n n      2   n!
2 n 1   0 0 1 0 1 0 1 0 0

donc

∀n ∈ N∗ , X n = Fn−1 X n−1 = Fn−1 Fn−2 X n−2 = · · · = Fn−1 Fn−2 · · · F0 X0 en vertu de III.1.a


= E1 (n − 1)E1 (n − 2) · · · E1 (0)X0
= E1 ((n − 1) + (n − 2) + · · · + 0)X0 d’après la question [Link]
 
= E1 n(n−1)
2 X0 .

(c) Soit n ∈ N. D’après la question précédente, on a


      
un 1 0 0 8 8
  n(n − 1)
!      
 vn  = Ea X0 =  n(n−1)
2 1 0   2  =  4n(n − 1) + 2  ,
  2  n 2 (n−1) 2 n(n−1)     2 
wn 8 2 1 3 n (n − 1) 2 + n(n − 1) + 3

donc un = 8, vn = 4n(n − 1) + 2 et wn = n2 (n − 1) 2 + n(n − 1) + 3.


3. Rappel : Une application f :−→ F est injective ssi : ∀x, x 0 ∈ E, f (x) = f (x 0 ) =⇒ x = x 0 .
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 87

2. (a) On a
       
1 0   1 0   1 −a/n   1 −a/n 
Cn = I2 + Ea (1/n) − t Ea (1/n) =  + = .
 0 1   a/n 1   0

1   a/n 1 

p  2  2
On pose α n = 1 + a2 /n2 . On a α1n + a/n
αn ) = 1, il existe donc θ n ∈] − π, π] tel que cos θ n = 1
αn
a/n
et sin θ n = αn ou encore 1 = α n cos θ n et a
n = α n sin θ n . Du coup
     
Cn = 
1 −a/n  =  α n cos θ n −α n sin θ n 
 = αn  cos θ n − sin θ n 
.
 a/n 1   α n sin θ n α n cos θ n   sin θ n cos θ n 

> 0, alors θ n ∈ − π2 , π2 .
i h
En outre, on a cos θ n = 1
αn  
cos(nθ ) − sin(nθ )
Par une récurrence simple on trouve : Cn = α nn  .
n n
 sin(nθ n ) cos(nθ n ) 
(b) •

sin θ n π π
i h
• En vertu de la question précédente, on a tan θ n = cos θn = a
n . Or θ n ∈ − ,
2 2 , on obtient θ n =
   
arctan n . Du coup nθ n = n arctan n
a a
∼ a −−−−−→ a.
n→+∞ n→+∞
 2
• On a ln(α n ) = n ln(α n ) = 2 ln 1 + n 2
n n a
∼ 2n −−−−−→ 0, donc α nn −−−−−→ 1.
a
 
n→+∞ n→+∞ n→+∞
cos a − sin a 
• Conclusion : Cn −−−−−→  .
n→+∞  sin a cos a 
3. (a) On a :
   √ √ 
x 0 (2 − 2)x + ( 2 − 1)y 
(S) ⇐⇒  =
 y 0   
√ √
2(1 − 2)x + (2 2 − 1)y 
   √ √  
x 0 (2 − 2) ( 2 − 1)   x  
⇐⇒  =  ⇐⇒ X 0 = A √1
 y 0   
√ √ X.
2(1 − 2) (2 2 − 1)   y  2

Donc : t 0 = √1 .
2
(b) D’après la question I.2 on a A(t 0 ) = PD(t 0 )P −1 , donc

X 0 = A (t 0 ) X ⇐⇒ X 0 = PD(t 0 )P −1 X ⇐⇒ P −1 X 0 = D(t 0 )P −1 X ⇐⇒ Y 0 = D(t 0 )Y.


 
u
(c) Notons Y =   . En vertu de la question précédente, on a
 v 

  
 


 0
 ⇐⇒  u = u√
u 0 1 0
(S) ⇐⇒ Y 0 = D(t 0 )Y ⇐⇒   =  √   u
 v0   1 2  v  

 v 0 = 2v


 u = αet
⇐⇒ ∃α, β ∈ R :  √
 v = βe 2t

 


αe t + βe 2t
⇐⇒ ∃α, β ∈ R : X = PY =  √ .
 αet + 2 βe 2t 

√ √
Donc x = αet + βe 2t et y = αet + 2 βe 2t . Avec les conditions initiales x(0) = 1 e y(0) = −1, on
√ √
obtient α = 3 et β = −2. Ainsi x = 3et − 2e 2t et y = 3et − 4e 2t .
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 88

+∞ k +∞ k
 +∞ 
X t X t X 1
(d) (i) exp(t A(t 0 )) = ( A(t 0 )) k = P(D(t 0 )) k P −1 = P  (t D(t 0 )) k  P −1 = P exp(t D(t 0 ))P −1
k=0
k! k=0
k! k=0
k!
(ii) En vertu de la question précédente, on a
 
2 −1   1
Z (t) = exp(t A(t 0 )) Z (0) = P exp(t D(t 0 ))P −1 Z (0) = P exp(t D(t 0 ))  
 −1 1   −1 
      √ 
et 0   1 1   3et   3et − 2et 2 
= P  = = .
 0 et t   1 2   −2et 2   3et − 4et 2 
√ √ √

(iii) X = Z.

Problème 2

Partie I: Quelques propriétés d’un endomorphisme orthogonal

1. (a) • Pour tout x ∈ E, on a

x ∈ Ker f ⇐⇒ f (x) = 0 ⇐⇒ k f (x) k = 0 ⇐⇒ k x k = 0 ⇐⇒ x = 0,

donc Ker f = {0} et par suite f est injectif. Or f est un endomorphisme de E et E est dimension
finie, alors f est bijectif.
• Puisque f est orthogonal, alors, pour tout x ∈ E, f −1 (x) = f ( f −1 (x)) = k x k. Ainsi f −1
est un endomorphisme orthogonal.
(b) Soit λ ∈ R, on a

λ ∈ Spe( f ) ⇐⇒ ∃x ∈ E \ {0} : f (x) = λ x


=⇒ ∃x ∈ E \ {0} : k f (x) k = k λ x k
.
=⇒ ∃x ∈ E \ {0} : k x k = |λ| k x k car f est orthogonal
=⇒ |λ| = 1.

On en déduit que Spe( f ) ⊂ {−1, 1}.


2. (a) (⇐) Supposons que : ∀x, y ∈ E, < f (x), f (y) >=< x, y >. En particulier, en prenant x = y, on a :

∀x ∈ E, < f (x), f (x) >=< x, x >⇐⇒ k f (x) k 2 = k x k 2 ⇐⇒ k f (x) k = k x k .

Ainsi f est orthogonal.


(⇒) Supposons que f est orthogonal. On a
 
∀x, y ∈ E, < f (x), f (y) > = 1
4 k f (x) + f (y) k 2 − k f (x) − f (y) k 2
 
= 1
4 k f (x + y) k 2 − k f (x − y) k 2 car f est linéaire
 
= 1
4 k x + y k2 − k x − y k2 par hypothèse
= < x, y > .
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 89

(b) Notons n la dimension de E.


(⇒) Supposons que f est orthogonal et soit B = (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E. En vertu de
la question précédente, on a

∀(i, j) ∈ ~1, n 2 , < f (ei ), f (e j >=< ei , e j >= δ i j .

Donc f (B) = ( f (e1 ), . . . , f (en )) est orthonormale à n éléments. C’est donc une base de E.
(⇐) Supposons que f transforme toute base orthonormée de E en une base orthonormée de E.
E étant un espace euclidien, il a donc une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ). Alors par hypothèse
f (B) = ( f (e1 ), . . . , f (en )) est aussi une base orthonormée de E.
Soit x ∈ E, il existe donc x 1 , . . . , x n ∈ R tels que x = x 1 e1 + · · · + x n en . On a 4

k f (x) k 2 = k f (x 1 e1 + · · · + x n en ) k 2 = k x 1 f (e1 ) + · · · + x n f (en ) k 2 = x 21 + · · · + x 2n = k x k 2 .

Ainsi f est orthogonal.


3. Soit A = (ai j )16i, j6n la matrice de f dans une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) de E. On a

n
X
∀j ∈ ~1, n 2 , f (e j ) = ai j ei ,
i=1

donc, puisque B = (e1 , . . . , en ) est une base orthonormée de E, on a

n
X
∀(i, j) ∈ ~1, n , < f (ei ), f (e j ) >=
2
ak i ak j .
k=1

Par ailleurs, on a
n
X n
X
∀(i, j) ∈ ~1, n 2 , [t AA]i j = [t A]ik [A]k j = ak i ak j .
k=1 k=1

Dès lors : ∀(i, j) ∈ ~1, n 2 , [t AA]i j =< f (ei ), f (e j ) >. Ainsi

f est orthogonal ⇐⇒ f (B) = ( f (e1 ), . . . , f (en )) est une b.o.n. de E d’après I.2.a
⇐⇒ ∀(i, j) ∈ ~1, n 2 , < f (ei ), f (e j ) >= δ i j
⇐⇒ ∀(i, j) ∈ ~1, n 2 , [t AA]i j = δ i j
⇐⇒ t AA = In
⇐⇒ A est orthogonale.

4. (a) Notons u = f + f −1 . On a

∀(x, y) ∈ E 2 , < u(x), y > = < f (x) + f −1 (x), y >=< f (x), y > + < f −1 (x), y >
= < x, f −1 (y) > + < x, f (y) > car f est orthogonal
= < x, f (y) + f −1 (y) >=< x,u(y) > .
n
X n
X X
4. Rappel : Si B = (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E et x = x i ei , y = yi ei ∈ E, alors < x, y >= x i yi et
i=1 i=1 i=1
n
X
k x k2 = x 2i .
i=1
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 90

Donc u = f + f −1 est un endomorphisme symétrique de E.


(b) (i) Notons λ la valeur propre de f + f −1 associée au vecteur propre x. Donc f + f −1 (x) = λ x et par
suite f 2 (x) + x = λ f (x) ou encore f 2 (x) = λ f (x) − x. Ainsi

f (Vect(x, f (x))) = Vect( f 2 (x), f (x)) = Vect(λ f (x) − x, f (x)) = Vect(x, f (x).

On conclut que Vect(x, f (x)) est stable par f .


(ii) On a Vect(x) ⊂ Vect(x, f (x)) et x , 0, donc 1 = dim (Vect(x)) 6 dim (Vect(x, f (x))) 6 2. De
plus Vect(x, f (x)) est stable par f en vertu de la question précédente. Ainsi f admet au moins un
sous espace vectoriel stable de dimension 1 ou 2.
(c) (i) Puisque F est stable par f , alors f (F) ⊂ F. D’après la question I.1.a f est bijectif, donc dim f (F) =
dim F. Ainsi f (F) = F.
(ii) Soit x ∈ F ⊥ . Montrons que f (x) ∈ F ⊥ . En vertu de II.2.a, on a : ∀x 0 ∈ F, < f (x), f (x 0 ) >=<
x, x 0 >= 0. Or, d’après la question précédente, f (F) = F, alors : ∀y ∈ F, < f (x), y >= 0. Il
s’ensuit que f (x) ∈ F ⊥ . Ainsi F ⊥ est stable par f .

Partie II: Distance à un sous espace vectoriel

1. Il clair que < ., . > est une forme bilinéaire, symétrique. De plus
Z +∞
∀P ∈ E, < P, P >= P2 (t)e −t dt > 0
0

et :
Z +∞
∀P ∈ E, < P, P >= 0 ⇐⇒ P2 (t)e −t dt = 0
0
⇐⇒ ∀t ∈ R+ , P2 (t)e −t = 0 car 7→ P2 (t)e −t est continue, positive
⇐⇒ ∀t ∈ R+ , P(t) = 0
⇐⇒ P = 0 car P est un polynôme ayant une infinité de racines

Donc < ., . > est défini positif. Ainsi < ., . > est un produit scalaire sur E.
2. On considère la forme linéaire ϕ : E −→ R définie par : ∀P ∈ E, ϕ(P) = P(0).
Puisque ϕ(X + 1) = 1 , 0, donc ϕ est nulle. On a Kerϕ = {P ∈ E : ϕ(P) = 0} = {P ∈ E : P(0) = 0} = F.
Ainsi F est un hyperplan de E en tant que noyau de la forme linéaire non nulle ϕ de E.
3. (a) Soit k ∈ ~1, m − 1. La famille (P0 , . . . , Pm−1 ) étant l’orthonormalisée de Schmidt (1, X, . . . , X m−1 ),
donc
∀l ∈ ~0, m − 1, Vect(P0 , . . . , Pl ) = Vect(1, X, . . . , X k ) = Rl [X].

En particulier, on a Pk ∈ Rk [X] et en suite Pk0 ∈ Rk −1 [X] = Vect(P0 , . . . , Pk −1 ). Or Pk est orthogonal


au vecteurs P0 , . . . , Pk −1 , alors Pk est orthogonal à Pk0 qui est combinaison linéaire de P0 , . . . , Pk −1 . De
plus P00 = 0 est orthogonal à tout vecteur de E et notamment P0 . Ainsi Pk et Pk0 sont orthogonaux pour
tout k ∈ ~0, m − 1.
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 91

(b) Soit k ∈ ~0, m − 1. D’après la question précédente, on a Pk0 ⊥ Pk , donc

Z +∞
0 = < Pk0 , Pk >= Pk0 (t) × Pk (t)e −t dt
0 Z +∞
IPP  t →+∞
= −t Pk0 (t) × (Pk0 (t) − Pk )e −t dt

Pk (t) × Pk (t)e t=0 −
Z +∞ 0 Z +∞ .
= 2
−Pk (0) − Pk (t)Pk (t)e dt +
0 −t
P2k (t)e −t dt
0 0
= −Pk (0)− < Pk0 , Pk
2 > + k Pk k 2E
= −Pk2 (0) + k Pk k 2E car Pk0 ⊥ Pk

Alors Pk2 (0) = k Pk k 2E = 1.


(c) Soit k ∈ ~0, m − 1. On a

< Pk , S > = < Pk − Pk (0) + Pk (0), S >


= < Pk − Pk (0), S > + < Pk (0), S >
= < Pk (0), S > car Pk − Pk (0) ∈ F et S ∈ F ⊥
= Pk (0) < 1, S > .

(d) Puisque (P0 , . . . , Pm−1 ) est une base orthonormée de E, alors 5

m−1
X
S = < Pk , S > Pk
k=0
m−1
X
= Pk (0) < 1, S > Pk d’après la question précédente
k=0
m−1
X
= α Pk (0)Pk .
k=0

4. (a) Pour tous P,Q ∈ E, on a 6

< ϕ(P),Q > = < ϕ(P),Q − ϕ(Q) + ϕ(Q) >=< ϕ(P),Q − ϕ(Q) > + < ϕ(P), ϕ(Q) >
= < ϕ(P), ϕ(Q) > car ϕ(P) ∈ F et Q − ϕ(Q) ∈ F ⊥
= < ϕ(P) − P + P, ϕ(Q) >=< ϕ(P) − P, ϕ(Q) > + < P, ϕ(Q) >
= < P, ϕ(Q) > . car ϕ(Q) ∈ F et P − ϕ(P) ∈ F ⊥

Donc ϕ est un endomorphisme symétrique.


(b) Pour tout P ∈ E, on a 7

k ψ(P) k 2 = k 2ϕ(P) − P k 2 = 4 k ϕ(P) k 2 − 4 < ϕ(P), P > + k P k 2


= 4 k ϕ(P) k 2 − 4 < ϕ(P), P − ϕ(P) + ϕ(P) > + k P k 2
= 4 k ϕ(P) k 2 − 4 < ϕ(P), P − ϕ(P) > −4 k ϕ(P) k 2 + k P k 2
= k P k2 . car ϕ(P) ∈ F et P − ϕ(P) ∈ F ⊥

5. Rappel : Si B = (e1 , . . . , en ) est une BON d’un espace euclidien E, alors : ∀x ∈ E, x =< x, e1 > e1 + · · · + < x, en > en
6. Rappel : Si F est un sev d’un espace préhilbertien E et p est la projection orthogonale sur F, alors : ∀x ∈ E, p(x) ∈ F et x − p(x) ∈
F⊥
7. Rappel : Si E est un espace préhilbertien muni du produit scalaire < ., . >, alors : ∀x, y ∈ E, k x + y k 2 = k x k 2 + 2 < x, y >
+ k y k 2 et k x − y k 2 = k x k 2 − 2 < x, y > + k y k 2
6. CORRIGÉ DE L’ÉPREUVE MATHÉMATIQUES II : SESSION 2017 92

Donc ψ est un endomorphisme orthogonal.


(c) Soit P ∈ E. On sait que P − ϕ(P) ∈ F ⊥ = R.S. Il existe donc λ ∈ R tel que P − ϕ(P) = λS.
Par ailleurs, on a

< P, S >
< S, P−ϕ(P) >=< S, λS >=⇒< S, P > − < S, ϕ(P) >= λ k S k 2 =⇒< S, P >= λ k S k 2 =⇒ λ = .
k S k2

<P, S >
On déduit que : ϕ(P) = P − k S k2
S.
II.4.c <h, S > |α |
5. Puisque ϕ(h) est la projection orthogonale de h sur F, alors d(h, F) = k h − ϕ(h) k = k S k2
S = kS k.
m−1
X
D’après II.3.d, on a S = α Pk (0)Pk , et comme (P0 , . . . , Pm−1 ) est une base orthonormée de E, alors
k=0
m−1
II.3.b
X
|α | |α |
kSk =
2
α2 Pk2 (0) = α 2 m. On conclut que d(h, F) = kSk = √
|α | m
= √1 .
m
k=0
II.4.c <h, S >
6. On a ϕ(h) est la projection orthogonale de h sur F, donc h − ϕ(h) = k S k2
S est la projection orthogonale
<h, S >
de h sur F ⊥ , du coup d(h, F ⊥ ) = h − k S k2
S . Par ailleurs, on a

2
< h, S > (< h, S >) 2 α2 2
h− S = k h k2 − 2 + (< h, S >) 2 = 1 − 2 + α2 = 1 + α2 − .
k S k2 k S k2 α m
2 m
q
On déduit que : d(h, F ⊥ ) = 1 + α2 − 2
m.

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