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Memoire

Ce document présente une évaluation des risques professionnels dans deux entreprises, CERAMIR et SIDI-LAHDJEL. Il souligne l'importance pour les employeurs de prendre des mesures pour assurer la sécurité et la santé des travailleurs, en intégrant des actions de prévention et de formation. Les résultats de l'évaluation ne doivent pas se limiter à des données brutes, mais nécessitent une analyse approfondie des risques auxquels les employés sont exposés.

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Ce document présente une évaluation des risques professionnels dans deux entreprises, CERAMIR et SIDI-LAHDJEL. Il souligne l'importance pour les employeurs de prendre des mesures pour assurer la sécurité et la santé des travailleurs, en intégrant des actions de prévention et de formation. Les résultats de l'évaluation ne doivent pas se limiter à des données brutes, mais nécessitent une analyse approfondie des risques auxquels les employés sont exposés.

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‫الجمهــــوريــــــة الجزائــــريــــــة الديمقــــراطيــــــة الشــعبيـــــة‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليم العــــــــــــالــــــــــــي و البــــحــــــــــــث العـــلمـــــــــي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche Scientifique

‫ محمد بن أحمد‬2 ‫جامعة وهران‬


Université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed
---------------------
‫معهد الصيانة و األمن الصناعي‬
Institut de Maintenance et de Sécurité Industrielle

Département de Sécurité Industrielle et environnement

Projet de Fin d’Etude

Pour l’obtention du diplôme de Master

Spécialité : Prévention / Intervention

Thème

Évaluation des risques professionnels au niveau de deux


entreprises : CERAMIR ET SEOR - SIDI LAHJEL

Présenté et soutenu publiquement par :

Mr. YAHLA Abderrahim


Mr. KORTI Mohammed Yacine

Devant le jury composé de :

Nom et Prénom Grade Etablissement Qualité

LEBSIR Hayat MCA IMSI Présidente

AISSANI Nassima MCB IMSI Examinatrice

HEBBAR Chafika MCA IMSI Encadreur

Juin 2016
Remerciements
Nous tenons tout d’abord à remercier en premier lieu ALLAH le tout
puissant, pour nous avoir donné autant de courage, de patience et de volonté
pour réaliser notre travail.

Nous adressons toute notre gratitude à notre encadreur:

Madame le Professeur HEBBAR CHAFIKA


Pour sa patience, sa disponibilité et surtout ses judicieux conseils, qui ont
contribué à alimenter notre réflexion.

Nous tenons aussi à remercier tous les enseignants de l’’institut de


maintenance et de sécurité industrielle de l’université d’Oran 2 Mohamed Ben
Ahmed, qui ont contribué de près ou de loin à notre formation durant tout le
cursus universitaire et pour la transmission de leur savoir.

Sans oublier les cadres et les agents de station de traitement de l’eau


potable de SIDI LAHDJEL et ceux de l’entreprise CERAMIR pour leur accueil
et leur coopération.

Nos plus chaleureux remerciements vont à tous nos amis et tous ceux qui
nous ont soutenu pour atteindre notre objectif.
Dédicaces
Je dédie ce mémoire

A mes parents pour leur amour inestimable, leur confiance, leur soutien et leurs
sacrifices.

A mes frères pour leur encouragement et leur soutien.

A toute la famille YAHLA ainsi qu'à mes amis : Abderezzek, Imad, Ibrahim,
Bilel, Abdelhafid, Ilyes, Amine, Younes et mon binôme Yacine.

Rahim
Dédicaces
Je dédie ce travail

A ma très chère mère,qui n’a jamais cessé de prier pour moi.


A mon très cher père, pour ses encouragements, son soutien, et son sacrifice.

A ma grand-mère Nouria.

A mon très cher frère Rachid.

A mes très chères sœurs Bouchera et Yasmine.

A toute la famille KORTI ainsi qu'à mes amis et mon binôme Rahim.

YaCiNe
Liste des abréviations

CHSCT : Commission d’Hygiène et de Sécurité et de Condition de Travail

CERAMIR : Céramiques REMCHI

DP : Délégués du personnel

OIT : Organisation Internationale de Travail


Liste des figures

Pages

Figure II.1 : Les différentes zones de la station de Sidi Lahdjel 40


Figure II.2 : Le contenu du document unique 48
Figure III.1 : Répartition du personnel selon le siège des lésions 54
Figure III.2 : Répartition du personnel selon la nature des lésions 55
Figure III.3 : Répartition du personnel selon l'ancienneté 55
Figure III.4 : Répartition du personnel selon la tranche d'âge 56
Figure III.5 : Répartition du personnel par sexe 58
Figure III.6 : Répartition du personnel par fonction et par sexe 59
Figure III.7 : Répartition du personnel par tranche d’âge 59
Figure III.8 : Répartition du personnel par fonction et par tranche d’âge 60
Figure III.9 : Répartition du personnel en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise 60
Figure IV.1 : L’organigramme du système national de prévention des risques
professionnels 67
Liste des tableaux

Pages
Tableau II.1- Les zones de l’entreprise CERAMIR 31
Tableau II.2- Les sections de la zone de production 31
Tableau. II.3 - Niveau de gravité, Niveau de fréquence et Niveau de maitrise 32
Tableau. II.4- Matrice de criticité nette 33
Tableau II.5 -Evaluation des risques de la section « Frittes et émaux » 35
Tableau II.6 - Evaluation des risques de la section « Préparation barbotine » 36
Tableau II.7 - Evaluation des risques de la section « Four » 37
Tableau II.8 - Evaluation des risques de la section « Chaine de production » 38
Tableau II.9 - Evaluation des risques de la section « Triage » 39
Tableau II.10- Les différentes activités dans la zone de stockage 40
Tableau II.11- Les activités dans la zone de chlore gazeux 41
Tableau II.12 - Evaluation des risques de la zone de chlore gazeux 42
Tableau II.13 - Evaluation des risques de la zone de stockage 44
Tableau III.1 – Statistiques des accidents de travail (année 2014 et 2015) 53
Table des matières

Dédicaces
Remerciements
Liste des abréviations
Liste des figures
Liste des tableaux
Table des matières
Résumé
Problématique & Objectif
Introduction générale 01

Chapitre I : Bilan de connaissances sur les risques professionnels


I. Définitions
II.. Définition d’un risque professionnel 06
III. Concepts du risque professionnel 06
IV. Types des risques professionnels 07

Chapitre II : Démarche d’évaluation des risques professionnels


I. Evaluation des risques professionnels en entreprise 11
II. Exemple d’une démarche d’évaluation des risques professionnels 29
II.1. Au niveau de CERAMIR 29
1. Présentation générale de l’entreprise 29
2. Préparation de l’évaluation 29
2.1. Constitution d’un groupe de travail 30
2.2. Définition de la méthode de travail 30
2.3. Information des personnels 30
2.4. Découpage en zone et sectionnement 30
3. Identification des risques 31
4. Classement des risques 32
5. Acceptation du risque 32
6. Evaluation du niveau de maîtrise du risque 33
7. Plan d’action 33
8. Mise à jour 34
II.2. Au niveau de station de traitement de l’eau potable 40
II.2.1. Présentation de la station 40
II.2.2. Découpage en zone 40
II.2.3. Evaluation des risques au niveau de la station 41
Table des matières

II.2.4 Condition d’hygiène et sécurité dans l’entreprise 45


II.2.5 Gestion des déchets de l’entreprise (Traitement des boues) 45
III. Le document unique 47
III.1. Définition 47
III.2. Cadre règlementaire 47
III.3. Objectif et finalité 47
III.4. Le contenu du document unique 48
III.5. La mise à jour du document 49
IV. Cadre règlementaire 49
Chapitre III : Accidents de travail & maladies professionnelles
I. Statistique des accidents de travail et maladies professionnelles recensés au niveau des deux
entreprises : CERAMIR et SIDI LAHJEL 53
I.1. Au niveau de CERAMIR 53
I.1.1 Caractéristiques de la population étudiée 53
I.1.2. Structuration et organisation du service 56
I.1.2.1. Locaux et espaces de travail 56
I.1.2.2 Horaires de travail 57
I.1.2.3. Postes de travail occupés 57
I.2. Au niveau de station de traitement de l’eau potable 58
I.2.1. Caractéristiques de la population étudiée 58
I.2.1.1. Répartition du personnel par fonction et par sexe 58
I.2.1.2. Répartition du personnel par fonction et par tranche d’Age 59
I.2.1.3. Répartition du personnel en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise 60
I.2.1.4. Structuration et organisation du service 61
1. Locaux et espaces de travail 61
2. Horaires de travail 61
3. Postes de travail occupés 61

Chapitre VI : Prévention des risques professionnels


I. Enjeux de la prévention des risques professionnels 64
II. Renforcement de cadre juridique 66
III. Organisation du système national de prévention des risques professionnels 67
Conclusion et Recommandations 74
Bibliographie 76
Annexes 77
Résumé

Les activités industrielles peuvent être à la source de risques accidentels, de


facteurs de risques, de maladies professionnelles. Même si le risque nul n’existe pas et la
sécurité à 100% n’existe pas non plus, la réglementation demande de plus en plus aux
responsables d’entreprise de maitriser les risques que pourraient générer leurs activités
professionnelles.

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la


santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de
prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, des actions
d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens
adaptés. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du
changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

Le risque professionnel est un événement dont l’occurrence met en danger des


personnes dans le cadre de l’exercice de leur métier. Les conséquences éventuelles du
risque professionnel peuvent revêtir deux formes : l’'accident du travail (AT) ou la
maladie professionnelle (MP).

L’évaluation des risques professionnels a été appliquée au niveau de deux


entreprises: CERAMIR et SIDI-LAHDJEL. Le résultat de l’évaluation des risques ne doit
pas se réduire à un relevé brut des données mais constitue un véritable travail d’analyse
des modalités d’expositions des salariés à des dangers ou à des risques.

Mots clefs : accident de travail, maladie professionnelle, Risque professionnel,


prévention, Entreprise (CERAMIR, SIDI-LAHDJEL).
Résumé

Abstract
Industrial activities can be the source of accidental risks, risk factors, occupational
diseases. Although zero risk does not exist and the 100% security does not exist, the
regulations demand more and more for business owners to master the risks that could
generate their professional activities.

The employer shall take the necessary measures to ensure the safety and protect the
physical and mental health of workers. These measures include actions to prevent
occupational risks and strain at work, information and training activities and the
establishment of an organization and suitable means. The employer shall ensure the
adaptation of these measures to take account of changing circumstances and aim to
improve existing situations.

Occupational risk is an event whose occurrence endangers people in connection with the
exercise of their profession. The possible consequences of the professional risk can take
two forms: work accident or occupational disease.

The occupational risk assessment was applied at two companies: CERAMIR and SIDI-
LAHDJEL. The result of the risk assessment should not be reduced to a gross return of
the data but is a real terms of analytical work exhibition of employees to hazards or risks.

Keywords: work accident, occupational disease, occupational risk, prevention, Enterprise


(CERAMIR, SIDI-LAHDJEL).
‫‪Résumé‬‬

‫الملخص‬

‫األنشطة الصناعية يمكن أن تكون مصدرا للمخاطر غير مقصودة‪ ،‬عوامل الخطر‪ ،‬واألمراض المهنية‪ .‬على الرغم‬
‫من أن خطر الصفر غير موجود وغير موجود األمن ‪ ،٪100‬لوائح تتطلب أكثر وأكثر ألصحاب األعمال في‬
‫السيطرة على المخاطر التي يمكن أن تولد أنشطتهم المهنية‪.‬‬

‫يجب على صاحب العمل أن يتخذ التدابير الالزمة لضمان سالمة وحماية الصحة البدنية والعقلية للعمال‪ .‬وتشمل هذه‬
‫التدابير اإلجراءات لمنع المخاطر المهنية والتوتر في العمل والمعلومات واألنشطة التدريبية وإنشاء منظمة والوسائل‬
‫المناسبة‪ .‬يلتزم صاحب العمل ضمان تكيف هذه التدابير لمراعاة الظروف المتغيرة وتهدف إلى تحسين األوضاع‬
‫القائمة‪.‬‬

‫المخاطر المهنية هو الحدث الذي يهدد الناس في اتصال مع ممارسة مهنتهم حدوثها‪ .‬العواقب المحتملة للمخاطر‬
‫المهنية يمكن أن تأخذ شكلين‪" :‬حادث عمل أو مرض مهني"‪.‬‬

‫تم تطبيق تقييم المخاطر المهنية في شركتين‪ CERAMIR :‬و‪ .SIDI-LAHDJEL‬يجب أن ال يتم تخفيض نتيجة تقييم‬
‫المخاطر إلى بيان خام للبيانات ولكن يشكل عمل حقيقي لتحليل تعرض العاملين لألخطار أو المخاطر‪.‬‬

‫كلمات البحث‪ :‬حادث عمل‪ ،‬مرض مهني‪ ،‬المخاطر المهنية‪ ،‬الوقاية‪ ،‬شركة (‪.)SIDI-LAHDJEL ،CERAMIR‬‬
Abstract

Industrial activities can be the source of accidental risks, risk factors, occupational
diseases. Although zero risk does not exist and the 100% security does not exist, the
regulations demand more and more for business owners to master the risks that could
generate their professional activities.

The employer shall take the necessary measures to ensure the safety and protect
the physical and mental health of workers. These measures include actions to prevent
occupational risks and strain at work, information and training activities and the
establishment of an organization and suitable means. The employer should ensure the
adaptation of these measures to take account of changing circumstances and aim to
improve existing situations.

Occupational risk is an event of which occurrence endangers people in connection


with the exercise of their profession. The possible consequences of the professional risk
can take two forms: the work accident or occupational disease.

The occupational risk assessment was applied at two companies: CERAMIR and
SIDI-LAHDJEL. The result of the occupational risk assessment should not be reduced to
a gross return of the data but is a real terms of analytical work exhibition of employees to
hazards or risks.

Keywords: work accident, occupational disease, occupational risk, prevention,


companies (CERAMIR, SIDI-LAHDJEL).
‫الملخص‬

‫يمكن لألنشطة الصناعية أن تكون مصدرا للمخاطر غير المقصودة‪ ،‬عوامل الخطر‪ ،‬واألمراض المهنية على‬
‫الرغم من عدم تواجد خطر الصفر واألمن بنسبة ‪ ،٪100‬كما تتطلب اللوائح األكثر واألكثر بالنسبة ألصحاب األعمال‬
‫في السيطرة على هذه األخيرة التي يمكن لها أن تولد وتن ّمي نشاطاتهم المهنية‪.‬‬

‫يجب على صاحب العمل اتخاذ التدابير الالزمة لضمان سالمة وحماية الصحة البدنية والعقلية للعمال‪.‬‬
‫وتشمل هذه التدابير اإلجراءات المنتقاة لمنع المخاطر المهنية والتوتر في العمل والمعلومات والتدريب وإنشاء التنظيم‬
‫والموارد المناسبة‬

‫كما يلتزم صاحب العمل بضبط هذه التدابير واألخذ بعين االعتبار إمكانية التغيّرات في الظروف التي تهدف‬
‫إلى تحسين األوضاع القائمة‪.‬‬

‫تعتبر المخاطر المهنية بمثابة الحدث الذي يهدد العمال في تكوين االتصاالت وممارسة مهنتهم على أحسن‬
‫وجه‪ .‬ونتيجة لهذه األخيرة‪ ،‬فهناك احتمالية حدوث عواقب وخيمة للمخاطر المهنية كأن تأخذ شكلين‪" :‬حادث عمل‬
‫(ح‪.‬ع) أو مرض مهني (م‪.‬م)‬

‫لقد ت ّم تطبيق تقييم هذه المخاطر المهنية على مستوى مؤسستي السيرامير و سيدي لحجل‪ ،‬بحيث ال ينبغي‬
‫أن تخفّض أو تنقص نتيجة ذلك من العودة اإلجمالية للبيانات ولكن تقوم بتكوين عمل حقيقي لتحليل الترنيبات التي‬
‫تعرض الموظفين األجراء إلى المخاطر أو األخطار‪.‬‬

‫الكلمات الرئيسية‪:‬‬

‫حادث عمل‪ ،‬مرض مهني‪ ،‬الخطر المهني‪ ،‬الوقاية‪ ،‬المؤسسة (السيرامير‪ ،‬سيدي لحجل)‬
Problématique & Objectif

Problématique

Actuellement, le monde industriel est devenu plus sensible à la maîtrise des


accidents majeurs à cause des conséquences graves et même catastrophiques matérielles,
humaines et environnementales. Pour cela des efforts considérables sont fournis en
matière d’évaluation des risques afin de prévenir ces accidents.

L’évaluation des risques industriels exige la disposition de certaines données et


informations sur les différents composants du système étudié et donc, sur les différents
paramètres caractérisant les risques. A cet égard, l’application d’évaluation des risques
est souvent difficile car faute de données correctes, elle est utilisée hors de son domaine
de validité.

Dans certains cas, les données peuvent être disponibles et connues avec précision
en se référant au retour d’expérience. Cependant, ces données ne sont pas toujours
adaptées pour l’analyse d’événements rares et souvent complexes tels que, les accidents
majeurs pour lesquels les données statistiques ne sont pas satisfaisantes. Les jugements
d’experts sont une autre source fournissant des données utilisées par les méthodes
d’évaluation des risques, mais qui sont aussi entachées d’incertitude et d’imprécision.
Donc cela fera l’objet d’offrir un cadre très adéquat pour la représentation et le
traitement de ces aspects incertains et/ou imprécis.

Objectif

Ce mémoire aborde la problématique de la prise en compte des incertitudes


relatives aux données utilisées dans l’évaluation des paramètres des risques et des
performances des barrières de sécurité afin d’assurer une bonne évaluation des risques
industriels dans le cadre de la prévention des risques professionnels.

L’objectif de ce mémoire étant d’introduire une approche permettant le traitement


des données utilisées par une étude probabiliste (estimation de probabilité et de la gravité
ainsi que la maitrise du risque) afin d’estimer la criticité de chaque risque et de proposer des
mesures préventives dans le but d’augmenter les performances en terme d’évaluation et de
réduction des risques. Ce présent travail guidera chaque salarié recruté dans un poste de
travail de prendre conscience des risques professionnels spécifiques au niveau de son
unité de travail.
Introduction générale

Les activités industrielles peuvent être à la source de risques accidentels


(utilisation de machines, de produits chimique), de facteurs de risques (stress,
harcèlement), de maladies professionnelles (surdité). Même si le risque nul n’existe pas et
la sécurité à 100% n’existe pas non plus, la réglementation demande de plus en plus aux
responsables d’entreprise de maitriser les risques que pourraient générer leurs activités
professionnelles.

La protection des individus au travail est un enjeu de santé publique. L’accident


du travail est le révélateur d’un dysfonctionnement qui n’a pas été pris en compte.

La réglementation en matière d'hygiène et de sécurité s'est développée


dans la deuxième partie du XIXème siècle. Différentes lois sociales ont édicté
des dispositions protectrices en faveur des personnes subordonnées à un
employeur. Le développement industriel a conduit le législateur à intervenir
pour édicter les premières mesures de protection au bénéfice des travailleurs
les plus fragiles : les femmes et les enfants.

L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la


santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de
prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, des actions
d’information et de formation et la mise en place d’une organisation et de moyens
adaptés. L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du
changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes.

Le contenu de l’obligation de sécurité porte sur :

-le respect des principes généraux de prévention,


-l’Obligation de procéder à l’évaluation a priori des risques professionnels,
-le devoir de formation et d’information des salariés,
-les obligations du chef d’entreprise vis à vis des institutions représentatives du personnel.

L’apparition de nouvelles technologies et de nouveaux modes d’organisation du


travail, le vieillissement des agents, l’évolution des réglementations, les difficultés de
recrutement, les contraintes budgétaires, les attentes des administrés et des agents, le coût
des accidents du travail et des maladies professionnelles obligent désormais les
collectivités à intégrer la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail

1
Introduction générale

comme un facteur de performance dans les systèmes de gestion des ressources humaines.
Dans ce cadre, il convient d’instaurer une réelle démarche de prévention qui doit
s’appuyer sur des principes fondateurs, une politique clairement définie, explicitement
formulée et portée à la connaissance de tous.

La démarche de prévention trouvera sa place dans la politique de sécurité


sociale au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. En effet, à l'occasion de
l'intégration de l'assurance d’accident du travail dans le régime général de
sécurité sociale, une politique générale de prévention des accidents du travail et
des maladies professionnelles est lancée. Une reforme de 1945-1946 incite
l'employeur à promouvoir et à prévenir les risques dans son entreprise en
établissant un lien entre le taux de cotisation de l’accident du travail qu'il doit
payer et les prestations versées par la sécurité sociale aux salaries à l'occasion
d'accidents de travail ou de maladies professionnelles.

Les industries sont confrontées à des problèmes industriels majeurs qui menacent
leur pérennité et remettent en cause leurs objectifs. Devant ce défi, les industries doivent
défendre leur existence en instaurant une stratégie de gestion des risques et en mettant en
place des méthodes d’analyse et d’évaluation de ces risques pour garantir que leurs
installations fonctionnent dans toute sécurité. Dans sa première étape, la gestion des
risques consiste à analyser les risques endogènes et exogènes inhérents aux systèmes
industriels en commençant par l’identification des dangers potentiels existants puis
l’estimation des risques associés en termes d’occurrence et de gravité. La deuxième étape
consiste à évaluer ces risques par rapport à des critères d’acceptabilité du risque. Enfin, si
le risque est jugé inacceptable, de nouvelles mesures et barrières de sécurité seront mises
en œuvre afin de maîtriser ces risques.

La démarche de prévention par une évaluation à priori des risques professionnels


poursuit un double objectif :

-accroître le niveau de protection de la santé et de la sécurité des personnels et améliorer


les conditions de travail,

-développer la qualité du travail dans un service, du double point de vue social et


économique.

2
Introduction générale

Ces actions de prévention peuvent consister à assurer des formations, élaborer des
consignes de travail, engager des travaux importants liés aux équipements où à
l’aménagement des locaux.

L’évaluation n’est pas une fin en soi mais s’inscrit dans le cadre d’une démarche
méthodologique destinée à accompagner la mise en œuvre des actions de prévention.
Cette évaluation doit comporter un inventaire des risques identifiés dans chaque unité de
travail de l’entreprise ou de l’établissement.

Lorsqu’on termine ces étapes, il nous reste l’élaboration d’un document unique, en
mettant par écrit le résultat de l’évaluation des risques professionnels, qui doit apporter
les éléments permettant de comprendre la démarche d’évaluation des risques et de
proposer une méthode à laquelle on peut identifier les dangers puis les évaluer par la
suite.

Le document unique est une obligation de l’Employeur à transcrire et mettre à jour


les résultats de l’évaluation des risques professionnels. L’évaluation comprend:

-l’inventaire des risques identifiés dans chaque Unité de Travail,


-l’analyse des risques réalisés pour chaque poste de travail avec les moyens de prévention
mise en œuvre pour chaque risque identifié.

Le document unique est tenu à disposition de deux types d’acteurs :

Acteurs internes : Travailleurs, membres du CHSCT, des Délégués du personnel (DP).


Acteurs externes : médecin du travail, inspecteur du travail, agents des services de
prévention des organismes de sécurité sociale, agents des organismes professionnels de
santé, de sécurité et des conditions de travail.

Le résultat de l’évaluation des risques ne doit pas se réduire à un relevé brut des
données mais constitue un véritable travail d’analyse des modalités d’expositions des
salariés à des dangers ou à des risques.

3
Introduction générale

Sur la base du support, l’employeur doit :

-Adopter des mesures sur le plan technique, humain et organisationnel, garantissant un


meilleur niveau de protection de la sécurité sans attendre nécessairement que la
réglementation ne les impose ;

-Viser en priorité la suppression des risques et faire en sorte, autant que possible, que le
niveau de sécurité ne dépende pas du comportement des salariés (sécurité intégrée) ;

-Intégrer ces mesures dans l’ensemble des activités de l’établissement (manuel de gestion
de la sécurité) et à tous les niveaux de l’encadrement (définition de fonctions et
délégations).

La présentation de ce travail est structurée en trois chapitres. Après avoir énoncé


le contexte général et la problématique de notre travail, nous avons consacré le premier
chapitre à un bilan de connaissances sur les risques professionnels. Le second chapitre est
relatif à la démarche d’évaluation des risques professionnels au niveau de ces deux
entreprises. Dans le troisième et dernier chapitre, on a soulevé quelques moyens de
prévention des risques professionnels. Enfin, nous avons terminé notre mémoire par une
conclusion et quelques recommandations que nous avons jugé utiles.

4
Chapitre 1 Bilan de connaissances sur les risques professionnels

I. Définitions
I.1 La notion d’évaluation

L’évaluation des risques est définie comme une utilisation des données pour
apprécier les effets sur la santé de l’exposition d’individus ou de populations à des
situations dangereuses. Le processus d’évaluation comprend en général trois phases.

La première consiste à produire des données scientifiques pour identifier quels


sont les facteurs de risques.
La deuxième phase consiste à évaluer la probabilité et la sévérité des effets sur la
santé de l’homme.
La troisième concerne la gestion des risques : quels risques sont inacceptables et
comment les prendre en compte ? Cette dernière ne relève plus du domaine scientifique,
mais du domaine politique au sens large puisqu’il s’agit de déboucher sur des décisions et
des actions qui prennent en compte la perception et l’acceptabilité des risques [1].

I.2 La notion de danger ou risque

Le danger est défini comme la propriété intrinsèque ou l’aptitude d’un élément ou


d’une substance (exemple : matériaux, équipement, méthodes et pratiques de travail)
susceptible d’avoir un effet nuisible et/ou de causer un dommage. Le risque représente la
probabilité que le dommage potentiel se réalise, notamment lors de l’utilisation d’un
matériel ou de l’exposition à un produit [2].

I.3 La notion de prévention

La prévention des risques professionnels correspond à l’ensemble des dispositions


à mettre en œuvre pour préserver la santé et la sécurité des salariés, améliorer les
conditions de travail et tendre le bien-être au travail. Il s'agit d'une obligation
réglementaire qui s'impose à l'employeur et dont les principes généraux sont inscrits dans
le code du travail. La prévention s’inscrit dans une logique de responsabilité sociale des
entreprises, visant à réduire les risques d'accidents de travail et de maladies
professionnelles et à en limiter les conséquences humaines, sociales et économiques [5].

5
Chapitre 1 Bilan de connaissances sur les risques professionnels

II. Définition d’un risque professionnel

Un risque professionnel est un événement dont l’occurrence met en danger des


personnes dans le cadre de l’exercice de leur métier. Les événements qui conduisent à des
risques professionnels sont souvent connus, mais sont incertains, surtout pour les effets
conjugués, dont la combinaison peut aboutir à un très grand nombre de possibilités. La
totalité des risques possibles rencontrés dans les établissements industriels, commerciaux,
administratifs, dans les infrastructures routières, portuaires ou dans les moyens de
transport et les chantiers, est bien difficile à établir tant, les situations sont diverses ; il en
est de même pour les mesures de prévention ou de maîtrise des dangers afférents, dont on
doit établir des priorités dépendant de leur criticité [3].

La représentation traditionnelle du risque identifie les sources de dangers et les


classe en fonction de leur fréquence et de leur gravité, permettant de calculer cette
criticité : cette matrice à deux dimensions (probabilité, conséquences), c’est à dire
présence à la fois d'un aléa et d'un enjeu est utile mais insuffisante pour rendre compte de
la complexité des interactions qui conduisent à des accidents de travail ou à des maladies
professionnelles. L’amplitude du temps concerné, l’aversion au risque sont aussi des
éléments importants, car les conditions de production ne seront plus du tout les mêmes au
delà d’un certain horizon temporel, car on redoute certains phénomènes plus que d’autres
[4].

III. Concepts des risques professionnels

III.1 Définitions des concepts de risque professionnel

Le risque professionnel est une éventualité permanente de toutes les situations de


travail, plus ou moins probables et dommageables selon la nature du travail et les
conditions dans lesquelles l'activité professionnelle est exercée. Les conséquences
éventuelles du risque professionnel peuvent revêtir deux formes : l’'accident du travail
(AT) ou la maladie professionnelle (MP) [4].

6
Chapitre 1 Bilan de connaissances sur les risques professionnels

III.1.1 Accident du travail

L’accident de travail un événement non souhaité et inopiné provoqué lors d’une


tâche prescrite, c'est-à-dire survenu dans le cours et par le fait de l’exécution du contrat de
travail, et qui produit un dommage corporel par exemple : brûlure, électrisation,
lombalgie, fracture d’un membre… [4].

III.1.2 Maladie professionnelle

Une maladie professionnelle est la conséquence directe de l'exposition plus ou


moins prolongée et/ou répétée d'un travailleur, ayant un rapport causal déterminant, sur la
survenue de la maladie [4].

Il s’agit d’affections diverses (respiratoires, cutanées ou lésions ostéo-articulaires


le plus souvent), survenant du fait de la tâche elle-même ou des conditions dans lesquelles
s’exerce l’activité professionnelle : maladies infectieuses (hépatites, tétanos…), troubles
musculosquelettiques (syndrome carpien, tendinites, cervicalgies, …), surdité,
dermatoses, allergies et cancers professionnels.

IV. Types de risques professionnels

IV.1 Risque de chute de plain-pied

C’est un risque de blessure causé par la chute de plain-pied d’une personne. La


blessure peut résulter de la chute elle-même ou du heurt d’un objet, d’une partie de
machine ou de mobilier [5].

IV.2 Risque de chute en hauteur

C’est un risque de blessure causé par la chute d’une personne avec différence de
niveau. La blessure peut résulter de la chute elle-même ou du heurt d’une partie de
machine ou d’installation. Elle est d’autant plus grave que la hauteur de chute est grande
[5].

7
Chapitre 1 Bilan de connaissances sur les risques professionnels

IV.3 Risque lié à la manutention manuelle

C’est un risque de blessure et, dans certaines conditions, de maladie


professionnelle consécutive à des efforts physiques, à des écrasements, à des chocs, à des
gestes répétitifs ou de mauvaises postures [5].

IV.4 Risque lié à la manutention mécanique

C’est un risque de blessure pouvant être lié à la circulation des engins mobiles
(collision, dérapage, écrasement), à la charge manutentionnée (chute, heurt,
renversement) ou au moyen de manutention (rupture, défaillance) [5].

IV.5 Risque lié aux circulations dans l’entreprise

C’est un risque de blessure résultant du heurt d’une personne par un véhicule, de


la collision de véhicules ou contre un obstacle dans l’entreprise [5].

IV.6 Risque lié aux effondrements et aux chutes d’objets

C’est un risque de blessure qui résulte de la chute d’objets provenant de stockage,


d’un étage supérieur ou de l’effondrement de matériaux [5].

IV.7 Risque lié aux machines et aux outils

C’est un risque de blessure par l’action mécanique (coupure, perforation,


écrasement, entraînement) d’une machine, d’une partie de machine ou d’un outil portatif
ou à main [5].

IV.8 Risque et nuisance liés au bruit

Le bruit, source d’inconfort, entrave la communication orale et gêne l’exécution


des taches délicates. Il peut provoquer une surdité irréversible en cas d’exposition sur une
longue période.

8
Chapitre 1 Bilan de connaissances sur les risques professionnels

IV.9 Risque lié aux produits, aux émissions et aux déchets

C’est un risque d’infection, d’intoxication, d’allergie, de brûlure par inhalation,


ingestion ou contact cutané de produits mis en œuvre ou émis sous forme de gaz, de
particules solides ou liquides. Dans certaines conditions, il peut en résulter des maladies
professionnelles [5].

IV.10 Risque d’incendie ou d’explosion

C’est le risque de brûlure ou de blessure de personnes consécutives à un incendie


ou une explosion qui peut entraîner des dégâts matériels importants [5].

IV.11 Risque lié à l’électricité

C’est un risque de brûlure ou d’électrocution consécutive à un contact avec un


conducteur électrique ou une partie métallique sous tension (le retour se faisant par le sol
ou par un élément relié au sol) ou avec deux conducteurs à des potentiels différents [5].

IV.12 Risque lié à l’éclairage

C’est un risque de fatigue et de gêne si l’éclairage est inadapté. C’est aussi un


facteur relativement fréquent de risque d’accident (chute, heurt) ou d’erreur [5].

IV.13 Risque lié à l’utilisation d’écran

C’est un risque de fatigue visuelle et de stress susceptible, par ailleurs, de


provoquer des erreurs. Dans certaines configurations de poste de travail, il peut y avoir un
risque lié aux postures [5].

IV.14 Risque lié aux ambiances climatiques


C’est un risque d’inconfort qui peut, dans certains cas, être une source
supplémentaire de fatigue, voire provoquer des atteintes susceptibles d’affecter la santé
(malaises) et la sécurité.

9
Chapitre 1 Bilan de connaissances sur les risques professionnels

IV.15 Risque lié au manque d’hygiène

C’est un risque d’atteinte à la santé et de contamination des produits mis en œuvre


[5].

IV.16 Risque lié à l’intervention d’une entreprise extérieure

C’est un risque d’accident lié à la coactivité de deux entreprises, mais aussi à la


méconnaissance, par chacune des entreprises, des risques que peut induire l’activité de
l’autre entreprise [5].

IV.17 Risque lié au manque de formation


C’est un facteur de risque d’accident ou de maladie professionnelle, consécutif à la
méconnaissance des bonnes pratiques de travail, des consignes de sécurité ou des règles
de prévention.

IV.18 Risque routier


C’est un risque d’accident lié au déplacement d’un salarié réalisant une mission
pour le compte de son entreprise ou un trajet entre son domicile et son lieu de travail [5].
Ce risque étant encore souvent ignoré lors de la rédaction du document unique. C’est en
effet la première cause de décès par accident au travail : il représente 27,9% des décès en
2007

10
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

I. Evaluation des risques professionnels en entreprise

I.1 Intérêt d’évaluation des risques professionnels

L’évaluation des risques professionnels (EvRP) relève de la responsabilité de


l’employeur, et s’inscrit dans le cadre de son obligation générale d’assurer la sécurité et
de protéger la santé des salariés.

L’évaluation des risques professionnels constitue l'un des principaux piliers de


progrès dans l’entreprise. Elle lui est utile puisqu’elle peut contribuer à améliorer son
fonctionnement tout au long de son évolution, en consolidant la maîtrise des risques
avérés mais également en pointant l’apparition de risques à effets différés ou de nouveaux
risques, en particulier ceux qui sont liés aux nouvelles organisations ou à de nouveaux
procédés industriels.

La santé et la sécurité des salariés ne doivent donc pas être dissociés du


fonctionnement de l’entreprise. La mise en place d’une démarche de prévention
contribuera à améliorer la performance de l’entreprise sur le plan humain et économique
[7].

I.2 Difficultés d’évaluation des risques

Une première difficulté concerne la pertinence des outils technico-scientifiques.


Ainsi, par exemple, en matière de risque chimique, les progrès des connaissances
scientifiques ont modifié la vision traditionnelle de l’effet des substances toxiques sur
l’homme. La toxicité des substances chimiques était analysée en termes de toxicité aigue
et la classification des produits dits « dangereux » se faisait en fonction de ce critère.
Mais cela ne permettait pas de prévenir les effets a long terme qui peuvent résulter d'une
toxicité chronique [8].

En second lieu, le code du travail reconnaît implicitement dans plusieurs textes


récents les notions de risque résiduel ou de risque tolérable, qui sont beaucoup plus
difficiles à cerner que l’objectif de suppression des risques qui prévalait jusque-là [8].

11
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Une troisième difficulté est liée au fait que les nuisances constatées peuvent avoir
plusieurs causes. Pendant longtemps la logique de prévention s’est construite autour de
facteur de risque clairement identifié et donc la relation avec la pathologie était
univoque : le saturnisme était provoqué par le plomb et seul le plomb provoquait le
saturnisme. Il suffisait donc d’agir sur une cause pour éliminer le danger. Par ailleurs, la
croyance que n’importe quel risque était maitrisable, grâce à l’expertise qui pouvait
toujours trouver une réponse technique à n’importe quel risque généré par l’activité
humaine, était partagée par la grande majorité de la population salarié compris. La
catastrophe de Tchernobyl a marqué une rupture définitive de la confiance de l’homme
dans la technique [8].

I.3. Démarche d’évaluation


La procédure

La loi ne définit pas de méthode précise mais définit des principes dont découlent
des passages obligés :
-le recours aux moyens nécessaires en termes de concertation, de compétences et
d’outils ;
-une démarche en quatre étapes : identification, délimitation, évaluation et prévention ;
-des points clefs d’investigation.

La démarche d’évaluation doit s’opérer en quatre étapes précédées d’un préalable.


Le préalable vise à définir le cadre et en particulier les moyens retenus pour mener à bien
l’évaluation. Les étapes de l’évaluation elle-même visent à mener les investigations
nécessaires et arrêter des choix. Dans chacune de ces étapes, des points clefs orientent ces
investigations et ces choix qui peuvent être multipliés ou subdivisés en fonction des
réalités et des besoins.

I.3.1 Le préalable
Ce préalable est indispensable pour définir les conditions d’évaluation en termes
d’organisation, de délais et en particulier de moyens.

La démarche doit être menée avec les représentants du personnel tant dans ses
procédures, que dans les investigations, les choix arrêtés et le bilan global.
12
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Les investigations et la préparation des choix doivent associer les opérateurs


concernés et les compétences nécessaires, en recourant aux outils qui peuvent s’avérer
indispensables. Les opérateurs peuvent être associés sous forme de consultation ou de
groupes de travail.

Les compétences nécessaires peuvent être représentées par des savoirs internes, le
médecin du travail, les vérificateurs agrées, ou d’autres experts extérieurs (par
exemple un ergonome en matière de TMS). Les outils peuvent être des outils légalement
obligatoires (comme la fiche médicale d’entreprise) ou à créer (comme une procédure de
contrôle des nouveaux produits utilisés) [8].

I.3.2 Première étape : Identification des risques

Cette étape consiste à faire l’inventaire des risques présents dans l’entreprise (ou
l’atelier, ou le service, ou le poste). Les risques à identifier sont les sources possibles de
dommages dont la fréquence (dans l’entreprise mais aussi dans l’activité ou la profession)
ou la gravité des conséquences (connues ou envisageables) est significative.

I.3.3 Deuxième étape : Délimitation du risque

Chacun des risques identifiés dans l’inventaire, doit être précisément délimité pour
en assurer la meilleure maitrise et permettre ultérieurement de définir les mesures de
prévention adaptées dans l’espace et le temps et vis-à-vis des personnes.

1. La nature du risque
Définition du risque à évaluer en précisant sa source, ses composants et ses
manifestations par exemple : risque chimique, produits de peinture X et Y, vapeurs de
solvants, d’iso cyanate ou de plomb.

2. Les lieux du risque


Préciser où le risque peut se matérialiser.
3. Les phases de travail concernées : On distingue :
-le poste de travail et ses activités périphériques (magasin de réception) ;
13
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

-les frontières avec d’autres systèmes (réseau routier, ligne à haute tension, entreprise
extérieure).
4. Le personnel concerné
-salariés
-intérimaires
-personnel d’entreprises extérieures
-stagiaires

5. Les interactions avec d’autres risques


Un risque ne peut être évalué isolément. Il importe de rechercher et définir les
risques susceptibles d’interagir entre eux. Ainsi, un risque électrique peut être très
fortement lié à un risque incendie –explosion en raison de la présence de produits ou de
matériaux.

I.3.4 Troisième étape : L’évaluation du risque


La délimitation du risque faite, il convient d’en apprécier l’importance à travers
trois critères :
-la gravité intrinsèque ;
-l’intensité de l’exposition ;
-la fréquence de l’exposition.

1. Gravité intrinsèque :
Les critères retenus en termes de conséquences physiques ou mentales sont les
suivants :
1. Pas de conséquences envisageables ;
2. Conséquences sans arrêt de travail ;
3. Conséquences avec arrêt de travail ;
4. Conséquences avec séquelle durables ou permanentes ;
5. Décès.

2. L’intensité de l’exposition
Elle dépend concrètement de l’exposition des salariés au risque. Trois types
d’intensité : faible, moyenne et forte.
14
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

3. La fréquence de l’exposition
Elle est caractérisée par la durée d’exposition au risque : rare, discontinue et
permanente

I.3.5 Quatrième étape : La prévention

C’est l’étape résultant de la démarche d’évaluation et sa justification. Les


informations recueillies lors des trois précédentes étapes doivent permettre de définir la
nature, l’étendue et les contours des mesures de prévention nécessaires en application des
principes généraux de prévention définis par la loi. La prévention des risques
professionnels repose sur 9 principes généraux dont on cite :

1. Éviter les risques : Supprimer le danger ou l'exposition à celui-ci.


2. Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités : Apprécier leur nature et leur
importance afin de déterminer les actions à mener pour assurer la sécurité et
garantir la santé des travailleurs.
3. Combattre les risques à la source : Intégrer la prévention le plus en amont
possible, notamment dès la conception des lieux de travail, des équipements ou
des modes opératoires.
4. Adapter le travail à l'Homme : Concevoir les postes de travail et choisir les
équipements, les méthodes de travail et de production pour limiter notamment le
travail monotone, cadencé ou pénible. Par exemple, la phase d'évaluation des
risques peut permettre de repérer des plans de travail d'une hauteur inadaptée pour
les salariés (entraînant des contraintes importantes et des efforts inutiles). Ce plan
peut être surélevé ou abaissé pour diminuer le risque d'atteintes ostéoarticulaires.
5. Tenir compte de l'évolution de la technique : Assurer une veille pour mettre en
place des moyens de prévention en phase avec les évolutions techniques et
organisationnelles.
6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l'est pas ou par ce qui l'est
moins : Éviter l'utilisation de procédés ou de produits dangereux lorsqu'un même
résultat peut être obtenu avec une méthode présentant des dangers moindres (le

15
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

remplacement d'un produit cancérogène par un produit moins nocif, ou l'utilisation


de peintures sans solvant, par exemple).
7. Planifier la prévention : Intégrer dans un ensemble cohérent la technique,
l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et
l'environnement. En cas d'intervention de plusieurs entreprises sur un même lieu,
organiser la prévention en commun.
8. Prendre des mesures de protection collective : L'employeur doit donner la
priorité aux mesures de protection collective. L'utilisation des équipements de
protection individuelle intervient uniquement en complément des protections
collectives si elles se révèlent insuffisantes.
9. Donner les instructions appropriées aux travailleurs : Donner aux salariés les
informations nécessaires à l'exécution de leurs tâches dans des conditions de
sécurité optimale. Il s'agit notamment de leur fournir les éléments nécessaires à la
bonne compréhension des risques encourus et ainsi de les associer à la démarche
de prévention. Ces principes doivent être mis en œuvre en respectant les valeurs
essentielles et les bonnes pratiques de prévention. Ces principes montrent le
caractère plurifactoriel (organisationnel, humain, technique...) des risques
professionnels [9].

I.4 Les risques professionnels en entreprise


1. Ambiances
Identification des dangers
• Bruit
• Eclairage
• Ambiance thermique
• Aération et assainissement

Modalités d’exposition aux dangers


• Exposition à des amplitudes sonores trop importantes
• Eclairage mal adapté (insuffisant ou trop puissant)
• Exposition à des températures extrêmes (dans l'atmosphère de travail ou par contact)
• Exposition à des pollutions d'origine chimique, biologique ou radioactive, ou lorsqu’un
agent travaille en milieu clos ou confiné

16
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Moyens de prévention
Organisationnels
• Limitation du nombre de travailleurs et de la durée d’exposition ;
• Intégration de la sécurité dans la conception des locaux ou lors de leur restructuration
• Aménagement du poste de travail.
Techniques
Collectives :
•Utilisation de matériaux absorbants sur les parois, ou capotage des équipements bruyants
pour les dangers liés au bruit ;
•Systèmes de ventilation (et de compensation d'air) adaptés à la nature du travail effectué
•Systèmes de captage à la source (Sorbonne, bras articulés, P.S.M) ou de strict
confinement (boîtes à gants) vérifiés et entretenus périodiquement ;
Individuelles :
• Equipements de protection individuelle adaptés et en bon état ;
• Pauses régulières lors de l'exécution du travail ;
Humaines
•Formation et information sur les risques liés aux ambiances et à leurs conséquences
parfois définitives

2. charge mentale
Identification des dangers
• Stress excessif
• Harcèlement
Modalités d’exposition aux dangers
• Organisation du travail (management, compétence des personnes, communication) ;
• Insuffisance de sollicitation (monotonie, répétition) ;
• Conflits dans le travail ;
• Situations d’injustice.
Moyens de prévention
Organisationnels
• Analyse des réalités du travail de chacun ;
• Adaptation du travail aux capacités de chacun ;
• Prévision et planning des travaux ;
• Organisation régulière de réunions de service ;
17
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Alerte précoce de la médecine de prévention ou des étudiants ;


• Alerte précoce du service social ;
• Dialogue social ;
Techniques
Collectives :
• Enrichissement des tâches selon le souhait des agents ;
• Diminuer la dangerosité des travaux ;
• Conditions de vie dans le service : lieu de réunion, cafétéria, local pour fumeurs.
Humaines
• Formation continue des personnels ;
• Formation de la hiérarchie au management ;
• Accompagnement au changement ;
• Avancement, carrières, indemnités ;
• Entretiens individuels.

3. Chute
Identification des dangers
• Travail en hauteur
• Déplacements à pied
Modalités d’exposition aux dangers
• Déplacement sur un sol glissant, dégradé, encombré ou inégal
• Déplacement sur un sol en dénivelé
• Travail en bordure de vide (terrasses, quais de chargement, trémies, fenêtres, …)
• Accès à des parties hautes (armoires, rayonnages, plafond, …)
• Utilisation d’échelles, d’échafaudages.

Moyens de prévention
Organisationnels
• Signalisation ;
• Maintenir les circulations dégagées ;
• Montage des échafaudages par une personne compétente ;
• Vérification et conformité des matériels.
Techniques
Collectives :
18
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Echafaudages et échelles conformes et maintenus en bon état ;


• Proscrire les moyens de fortune (chaises, tables) ;
• Eclairage des circulations ;
• Equipement de protection collective (Garde corps, main courante) ;
Individuelles :
• Equipements de protection individuelle (harnais, chaussures antidérapantes) ;
Humaines
• Formation et information des personnels.

4. Incendie
Identification des dangers
• Présence de matériaux ou produits combustibles : stockages de papiers, cartons, produits
chimiques inflammables ou explosifs quelle que soit leur forme physique, aérosols ou
poussières en grande quantité dans l’air (atmosphère explosive) ;
• Présence d’un équipement ou d’une installation susceptible de générer de la chaleur :
flamme nue (bec bunsen), cigarette ou mégot, installation électrique défectueuse ou non
adaptée, électricité statique, chauffage, laser, travaux par points chauds ;
• Présence d’un comburant : oxygène de l’air, produits chimiques (peroxydes).
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations de travail au cours desquelles peuvent se trouver simultanément
présents un matériau ou produit combustible, une source de chaleur et un comburant
Moyens de prévention
Organisationnels
• Organisation du stockage (locaux adaptés, quantités limitées) ;
• Organisation de l’alerte et de l’intervention des secours ;
• Laisser libres les circulations et les dégagements ;
• Contrôles périodiques et maintenance des équipements ou installations techniques ;
• Prévoir les permis de feu ;
• Faire respecter les interdictions de fumer ;
• Signalisation et balisage des installations ;
• Affichage des diverses consignes de sécurité et des plans d’évacuation.
Techniques
Collectives :

19
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Locaux et installations techniques adaptés et en bon état, système de sécurité incendie


adapté (alarme, détection) ;
• Moyens de secours adaptés (extincteurs) ;
• Coupures d’urgence à proximité et accessibles ;
Humaines
• Réalisation d’exercices d’évacuation et de lutte contre l’incendie
• Formation des équipiers incendie

5. Risques biologiques
Identification des dangers
Dangers liés :
• au degré de pathogénicité des agents biologiques manipulés (virus, bactérie,
champignon, parasite, OGM) ;
• aux objets coupants, tranchants, piquants ;
• à la libération de produits biologiques allergisants ou toxiques ;
• à l’incertitude sur la pathogénicité de certains produits biologiques (culture cellulaire,
échantillon de sang humain) ;
• aux produits dangereux pour l’environnement.
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations au cours desquelles il existe une possibilité de contamination par
inhalation, par contact ou lésion cutanée, par contact oculaire ou par voie digestive
(manipulation, stockage, transport, gestion des déchets)
• Toutes les situations pouvant entraîner une dissémination accidentelle dans
l’environnement

Moyens de prévention
Organisationnels
• Dépistage systématique d’éventuels contaminants ;
• Réduction du temps d’exposition ;
• Limitation du personnel exposé ;
• Procédures en cas d’accident d’exposition ou de dissémination ;
• Procédures de décontamination ;
• Gestion des déchets.
Techniques
20
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Collectives :
• Locaux et équipements (poste de sécurité microbiologique) adaptés au niveau de
confinement ;
• Réduction de la création d’aérosols.
Individuelles :
• Equipements de protection individuelle adaptés au niveau de confinement et en bon état
Humaines
• Formation sur les risques liés à la manipulation d’agents biologiques (y compris pour les
agents de laverie) ;
• Vaccinations et surveillance médicale,
• Bonnes pratiques de laboratoires ;
• Examen médical préalable pour les personnes exposées aux agents pathogènes des
groupes 3 et 4.

6. Risques chimiques
Identification des dangers
Dangers liés aux propriétés physico-chimiques
• produits inflammables
• produits comburants
• produits explosifs
• produits corrosifs
Dangers liés aux propriétés toxicologiques :
• produits irritants
• produits nocifs
• produits toxiques
• produits cancérogènes (*)
• produits mutagènes (*)
• produits toxiques pour la reproduction (*)
Dangers liés aux propriétés éco-toxicologiques :
• produits dangereux pour l’environnement
• Dangers liés à l’incertitude scientifique sur les dangers des produits synthétisés
(*) Manipulations restreintes pour certaines catégories d’agents
Modalités d’exposition aux dangers

21
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Toutes les situations au cours desquelles il y a une possibilité d’inhalation, d’ingestion,


de contact cutané ou oculaire depuis la réception du produit jusqu’à son élimination
(stockage, manipulation, réception, transvasement, transfert, transport, gestion des
déchets) ;
• Toutes les situations au cours desquelles les produits sont susceptibles de déclencher ou
de propager un incendie.
Moyens de prévention
Organisationnels
• Substitution par des produits moins dangereux, réduction des quantités ;
• Limitation du nombre de travailleurs et de la durée d’exposition ;
• Intégration de la sécurité dans les protocoles expérimentaux.
Techniques
Collectives:
• Systèmes de captage à la source (Sorbonne, bras articulé) vérifiés et entretenus
périodiquement ;
• Conditions de stockage adaptées ;
• Systèmes de protection adaptés au processus mis en œuvre ;
Individuelles :
• Equipements de protection individuelle adaptés et en bon état.
Humaines
• Formation sur les risques liés aux produits manipulés
• Information par une notice au poste de travail
• Examen médical préalable pour les agents exposés à des produits cancérogènes,
mutagènes ou toxiques
7. Rayonnements ionisants
Identification des dangers
• Présence de rayonnements ionisants (sources scellées et non-scellées, générateurs x).
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations au cours desquelles il y a une possibilité de contamination,
d'exposition externe ou interne (contact cutané ou inhalation, ingestion) depuis la
réception de la source jusqu'à son élimination : livraison, manipulation, transvasement,
transport, stockage, déchets
Moyens de prévention
22
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Organisationnels
• Vérifications et contrôles périodiques ;
• Présence d’une personne compétente en radioprotection ;
• Classement et balisage du local en zone surveillée ou contrôlée ;
• Limitation du temps d’exposition (manipulation à froid, accès limité) ;
• Registres des contrôles ;
• Registre de suivi des sources et des déchets produits.
Techniques
Collectives :
• Local adapté et facilement décontaminable (murs, paillasses, sols)
• Ecrans et poubelles adaptés
• Stockage sécurisé des sources et des déchets
• Consignes d’utilisation et de décontamination
• Présence d’appareils de contrôle adaptés
• Utilisation de matériel adapté
Individuelles :
• Utilisation de blouse et de gants adaptés
• Suivi dosimétrique
Humaines
• Formation des utilisateurs
• Suivi médical des personnes exposées
• Examen médical préalable a l’exposition

8. Manutention manuelle
Identification des dangers
Dangers liés à la nature de la charge: volume, forme et poids.
Modalités d’exposition aux dangers
Nombre excessif de manipulations :
• mouvements : torsions, déplacements, soulèvements ;
• environnement et état du local (état du sol, encombrement, ambiance, éclairage) ;
• mauvaise organisation du travail (pauses, travail en temps imposé).
Moyens de prévention
Organisationnels
23
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Organiser et planifier les manutentions (éviter les coups de feu) ;


• Mettre à disposition des boissons.
Techniques
Collectives :
• Procurer des aides mécaniques adaptées ;
• Aménager les locaux pour diminuer les distances, réduire l’encombrement ;
• Ventiler ou aérer (lutte contre la chaleur) ;
• Améliorer l’éclairage.
Individuelles :
• Diviser les charges pour réduire volume et poids
• Equipements de protection individuelle
• Ergonomie des postes
Humaines
• Formation des personnels aux gestes et postures
• Visite médicale d’aptitude

9. Manutention mécanique
Identification des dangers liés :
• au déplacement des engins
• à la charge manutentionnée
• aux moyens de manutention
Modalités d’exposition aux dangers
• Collision, dérapage, renversement des engins, chute, heurt, écrasement des personnes,
rupture, défaillance des moyens de manutention.
Moyens de prévention
Organisationnels
• Schéma de circulation,
• Habilitations des conducteurs (CACES).
Techniques
Collectives :
• Etat des sols (nature, configuration, défauts) ;
• Matérialisation des zones de circulation des engins de levage ;
• Zone inaccessible en dessous de la charge levée ;
• Matériel conforme et adapté aux charges ;
24
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Vérifications périodiques obligatoires assurées.


Individuelles :
• Utilisation de casques, gants, chaussures de sécurité, lunettes …
Humaines
• Formation des utilisateurs (cariste, pontier) ;
• Visite médicale d’aptitude dans certains cas.

10. Electricité
Identification des dangers
• Contact direct avec des éléments sous tension en fonctionnement normal
• Contact indirect (contact avec des masses mises accidentellement sous tension)
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations au cours desquelles il existe des possibilités d’électrocution ou
d’électrisation liées à des appareils, des installations, des machines ou des outils
Moyens de prévention
Organisationnels
• Contrôle et maintenance des installations
• Habilitation du personnel
• Signalisation et balisage
• Mise en place de consignes et procédures en cas d’intervention : accès restreint,
éloignement des conducteurs, consignation…
Techniques
Collectives :
• Privilégier la très basse tension de sécurité
• Protection ou éloignement des pièces nues sous tension
• Dispositifs de coupure d’urgence
• Privilégier l’emploi de matériel à double isolation Individuels :
• Equipements de protection individuelle adaptés et en bon état (perche, tapis, gants,
outils)
Humaines
• Formation et information adaptées aux tâches de Chacun

25
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

11. Equipements de travail et matériels de laboratoire


Identification des dangers liés
• aux équipements et matériels (machines outils, verrerie, centrifugeuse) ;
• aux matériaux usinés, analysés ou traités (copeaux, poussières, produits, fluides chauds,
pièces chaudes, vapeurs, poussières) ;
• aux produits utilisés pour l’usinage, l’analyse ou le traitement des matériaux
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations au cours desquelles il existe une possibilité d’entraînement,
d’écrasement, de coupure, de projection, de brûlure, d’électrisation, d’intoxication, de
Heurt, … lors du transport, de la mise en service ou hors service, de l’emploi, de la
réparation, de la transformation, de la maintenance, de l’entretien, du nettoyage, de
l’élimination
Moyens de prévention
Organisationnels
• Utilisation d’équipements de travail et de matériels adaptés, conformes, et maintenus en
bon état ;
• Vérification périodique ;
• Affichage des consignes et des règles d’utilisation ;
• Signalisation et balisage des zones ou éléments à risques.

Techniques
Collectives :
• Dispositif de coupure d’urgence, par atelier ou laboratoire
• Aménagement du poste de travail (carters de protection, boîtes à aiguilles, protecteurs,
circulation, ventilation, …)
• Gestion des déchets
Individuels :
• Equipements de protection individuelle adaptés et en bon état
• Vêtements de travail adaptés
Humaines
• Formation et information à l’utilisation et à la maintenance des équipements et matériels

26
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

12. Equipements sous-pression


Identification des dangers liés :
• à la pression (autoclaves, réacteurs chimiques) ;
• à la température ;
• au produit contenu ;
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations au cours desquelles il existe une possibilité de libération du
contenu sous pression, notamment lors de l’ouverture, du fonctionnement, de la charge de
l’appareil, de projections d’objets sous pression
Moyens de prévention
Organisationnels
• Utilisation de matériel adapté
• Consignes
• Utilisation des appareils par les seules personnes autorisées
• Dossier de suivi des équipements
Techniques
Collectives :
• Contrôles et inspections périodiques ;
• Ventilation et captage des émissions à la source ;
• Ecrans, filets de protection Individuels ;
• Equipements de protection individuelle adaptés et en bon état.
Humaines
• Formation à la conduite des autoclaves
• Information sur les risques liés aux équipements sous pression.

13. Rayonnements non-ionisants


Identification des dangers
• Présence de sources de rayonnements électromagnétiques (proximité de lignes de
transport électrique, transformateurs, alternateurs, équipements de soudage par résistance,
matériels électriques, fours industriels par induction, fours industriels à micro-ondes,
radars, installations de RMN, installations IRM, émetteurs et récepteurs
radiofréquences) ;

27
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

• Présence de sources de rayonnements infrarouge ou ultraviolet (stérilisation en milieu


microbiologique, détection de composés par fluorescence, spectrographie UV,
photochimie, photocopieuse)
Modalités d’exposition aux dangers
• Toutes les situations au cours desquelles les personnes peuvent se trouver à proximité ou
utiliser des sources de rayonnements non-ionisants
• Toutes les situations au cours desquelles des matériaux ferromagnétiques peuvent se
trouver à proximité des sources de rayonnements électromagnétiques
Moyens de prévention
Organisationnels
• Respect des valeurs limites d’exposition ;
• Eloignement des postes de travail permanents ;
• Signalisation et balisage des zones de risques ;
• Limitation d’accès pour certaines catégories de personnes.
Techniques
Collectives :
• Limitation des émissions par des dispositions constructives, ou des écrans
• Locaux adaptés
Individuelles :
• Equipements de protection individuelle adaptés et en bon état
Humaines
• Formation sur les risques d’exposition aux rayonnements non ionisants

14. Travail sur écran


Identification des dangers liés :
• à la sollicitation visuelle (taille des caractères, brillance de l’écran, distance de vision) ;
• à une mauvaise posture (cou, dos et membres supérieurs) ;
• à l’ambiance (éclairement, bruit, chaleur).
Modalités d’exposition aux dangers
• Temps de travail,
• Type de travail : saisie, dialogue, transcription
• Organisation : autonomie ou pas, pauses possibles ou pas
• Contraintes ergonomiques (écran, clavier, siège, logiciels)
28
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Moyens de prévention
Organisationnels
• Mode de travail (autonomie, prévision et variété des travaux)
• Pauses régulières
• Choix de logiciels "conviviaux
Techniques
Collectives :
• Ambiance (éclairement, bruit ambiant)
Individuelles :
• Ergonomie du poste adapté à l’utilisateur : bureau, siège, écran, clavier, repose pieds,
souris, ...
Humaines
• Formation et information des personnels (postures, logiciels, ...)

II. Exemples d’une démarche d’évaluation des risques professionnels

Ce stage de fin d’études consiste en la mise en place d’une démarche pour


l’évaluation des risques professionnels au sein de l’entreprise plus précisément au
niveau de deux entreprises : CERAMIR et SIDI-LAHJEL. La démarche est mise en
œuvre sur une zone pilote pour être ensuite déployée sur l’ensemble du site. La zone
sélectionnée est l’une des plus importantes de la société : la zone de production.

II.1 Au niveau de CERAMIR


1. Présentation générale de l’entreprise
L’unité de REMCHI ECO (Entreprise Céramique Ouest) est située à 6 km au nord
de REMCHI, sur la route nationale n°22. La CERAMIR est une filiale du groupe ECO
lequel est issu de la restructuration en 1983 de la société nationale des matériaux de
construction (SNMC). Elle a été réalisée par le constructeur AGROB (RFA) et mise en
production en avril 1976. Elle a initié un programme de rénovation/extension en 1994 qui
a été réalisé par ses moyens propres. La CERAMIR a une capacité de 106 m2 de
carreaux à revêtement mural et émaillés par an.
2. Préparation de l’évaluation
C’est l’étape préliminaire nous a permis de définir les tâches et les responsabilités
de chacun pour la mise en place de l’évaluation des risques professionnels.

29
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

2.1 Constitution d’un groupe de travail

Il a était décidé de créer un groupe opérationnel constitué comme suit :

 Le responsable d’hygiène et de sécurité


 Le stagiaire assistant
 Le chef section d’hygiène et de sécurité
 Les chefs d’équipe de chaque activité

2.2 Définition de la méthode de travail et détermination des activités ou unités de


travail :

Pour la méthode de travail, il a été décidé par le groupe de choisir un service pilote
pour cette évaluation des risques professionnels, il s’agit du service de production, le
service le plus important, où l’on rencontre le plus d’activités et de tâches. C’est
un service stratégique au sein de CERAMIR, et c’est dans cette zone qu’on commencera
notre évaluation des risques professionnels.

2.3 Information du personnel

Lors de la phase d’information et de sensibilisation des agents de l’entreprise


nous avons axé notre communication sur l’explication du travail qui sera effectué par le
groupe de travail.

Notre objectif est d’informer le personnel que c’est une exigence et que cette
évaluation, permettra de préserver la sécurité et la santé des employés et que le
travail qui sera effectué par les groupes de travail opérationnels et que leurs
adhésion peut nous permettre d’identifier les risques et de mieux les évaluer. Il s’agit
donc surtout de rassurer tous les agents et de les convaincre que l’évaluation des
risques professionnels ne peut être que bénéfique pour leur sécurité et leur santé
et qu’elle n’entraînera pas une évaluation de leur productivité ou de leur cadence

2.4 Découpage en zone et sectionnement

Afin de démarrer l’évaluation des risques professionnels au sein du service de


production, il nous fallait d’abord découper et sectionner les différentes zones de
l’entreprise CERAMIR les unes des autres.

30
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.1 - Les zones de l’entreprise CERAMIR.

Zones

01 Préparation et production

02 Stockage produit fini

03 Atelier mécanique

04 Laboratoire

Le découpage de la zone de préparation et production choisie ultérieurement


par activités comme suit :

Tab. II.2 - Les sections de la zone de production.

Zone Sections

Préparation Barbotine
Préparation et production

Fritte et émaux

Chaine de production

Four

Triage

3. Identification des risques

L’identification des risques sera reportée sur la grille d’évaluation des risques
professionnels, nous avons donc reporté l’ensemble des sections. Pour chaque tâche
effectuée par les agents, nous ajouterons une description précise de la situation, la
famille de risques correspondante et le danger encouru. Des commentaires peuvent être
ajoutés si nécessaire et l’état de la marche, si la situation apparait lors d’un
fonctionnement normal.

31
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

4. Classement des risques

Notre classement des risques se fera selon la fréquence (F) et la gravité (G), le produit F
x G donne la criticité brute (Cb). Après l’application des mesures de maîtrise potentielles
déjà existantes cette note Cb sera à son tour multipliée par la maîtrise (M) qui donnera la
criticité nette (Cn).

Méthodologie d’évaluation et de présentation des résultats : Les paramètres à estimer


lors d’une évaluation sont notés dans le tableau II.3.

Tab. II.3 - Niveau de gravité, Niveau de fréquence et Niveau de maitrise.

1 Accident sans arrêt de travail


2 Accident avec arrêt de travail sans séquelle
3 Accident avec arrêt de travail avec séquelle
4 Accident pouvant entrainer la mort
Gravité
1 Agent exposé au moins une fois par an
2 Agent exposé au moins une fois par mois
3 Agent exposé au moins une fois par semaine
4 Agent exposé au moins une fois par jour
Fréquence
1 Le risque est maitrisé
2 Le risque est assez bien maitrisé
3 Le risque est moyennement maitrisé
4 Le risque n’est pas maitrisé
Maitrise

5. Acceptation du risque

L'acceptation des risques résulte de la comparaison des évaluations avec les


critères d'acceptation. Il s'agit de voir si on est au-dessus ou au-dessous de la courbe des
risques acceptables dans un espace fréquence-gravité (tab. II.4).

32
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.4- Matrice de criticité nette.

1 2 3 4
6 8 9 12
16 18 24 27
32 36 48 64

Code de couleur des valeurs de criticité nette :

La zone verte : risque résiduel faible

La zone jaune : risque résiduel moyen à améliorer

La zone rouge : risque résiduel important

Risque résiduel = criticité nette = fréquence x gravité x niveau de maitrise

6. Evaluation du niveau de maîtrise du risque

Détermination des mesures de prévention existantes

La détermination des mesures de prévention se fait par le groupe , nous avons


donc identifier les moyens de prévention existants aussi bien techniques,
organisationnels ou humains, ces mesures seront reportées sur la grille d’évaluation des
risques professionnels pour chaque description d’une situation à risque.

Détermination des mesures de prévention à mettre en place

Lors de cette étape, nous avons, dans un premier temps, identifié le manque des
moyens de prévention existants, pour la situation décrite, ensuite proposer des
nouveaux moyens de prévention pour pallier ce manque. Les moyens de prévention à
mettre en place peuvent être aussi bien, techniques, organisationnels ou humains

7. Plan d’action

Des mesures correctives, aussi bien techniques, organisationnelles que


humaines seront proposées pour les situations à risque pour lesquels la criticité
nette est élevée (risque important). Ces actions correctives seront reportées sur la
grille d’évaluation des risques professionnels.

33
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

8. Mise à jour

La grille d’évaluation des risques professionnels évoluera et sera mise à jour


chaque fois qu’un nouveau risque sera identifié, il s’agit d’un document indicé, toute
les anciennes versions archivées, et une mise à jour annuelle de l’évaluation des
risques et prévue par le responsable de la sécurité et de la santé [11].

34
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.5 – Evaluation des risques de la section « Frittes et Emaux ».

Criticité nette
Fréquence

Maitrise
Gravité
Section

Zone Mesures de prévention et/ou protection


Modalité d’exposition au danger Risques Actions à envisager
01 existantes

accès à des parties hautes pour Chute en Siège n’est pas sécurisé et absence des Faire un siège bien sécurisé et fourniture des
4 2 2 16
raison de travail hauteur harnais équipements appropriés
Section de préparation « Fritte et émaux »

Chute accidentelle lors de la Effondrement Le non-port des casques par certains Sensibilisation et control et fourniture des casques
2 1 2 4
manutention de la charge et chute d’objet travailleurs suffisants et de bonne qualité
Préparation et Production

Fournir des Equipements Anti bruit adéquats, et


Génération de bruit par les machines Nuisance
4 3 3 36 Absence des équipements Anti bruit réduire le bruit des machines par captage à la source
et les fuites d’air sonore (Bruit)
et établir une cartographie du bruit
Inhalation de poussière des matières
Risque Gants et masques de basse qualité, une Gants et masques adéquats, Une ventilation
premières par l’ensemble des 2 1 1 2
chimique ventilation inadaptée suffisante
travailleurs
Mauvaise posture par le travailleur
Sensibilisation et formation en matière des bonnes
lors de serrage à clé et déplacement Risque (TMS) 4 2 2 16 Aucune mesure de prévention
pratiques et postures
des masses

Placer les sources électriques loin des travailleurs et


Emplacement inapproprié des Risque Certaines sources sont mal placées et non
2 2 1 4 réparer toute défaillance pouvant générer un risque
organes sous tension électrique couvertes
pour les travailleurs

35
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.6 - Evaluation des risques de la section « Préparation barbotine ».

Fréquence
Modalité
Zone 01

Mesures de prévention
Section

Maitrise
Criticité
Gravité

nette
d’exposition au Risques et/ou protection Actions à envisager
danger existantes

Travailleur monte Chute en Aucune mesure de Fournir les harnais et encourager le travail
Section de préparation « Préparation barbotine »

4 2 1 8
sur une échelle hauteur prévention par deux

Chute Absence des Nettoyer le sol et fermer tous les sources


Cuve ouverte 4 1 2 8
plain-pied couvercles de la cuve qui peuvent causer des risques
Préparation et Production

Fournir des Equipements Anti bruit


Une nuisance Nuisance Absence des
adéquats, et réduire le bruit des machines
sonore générée par sonore 4 3 3 36 équipements Anti
par captage à la source et établir une
les moteurs (Bruit) bruit
cartographie du bruit
Le non port des gants
Poussière des
et des masques par
matières premières Risque Port imposé des gants et des masques, et
2 1 1 2 les travailleurs, et
lors de la chimique fournir une ventilation suffisante
une ventilation
préparation
inadaptée
Local fermé et
Fournir un éclairage suffisant pour assurer
l’insuffisance des Eclairage 4 1 1 4 Eclairage insuffisant
le confort visuel
sources lumineuses

36
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tableau II.7 - Evaluation des risques de la section « Four »

Fréquence
Zone 01

Section

Maitrise
Criticité
Gravité
Modalité d’exposition au Mesures de prévention et/ou

nette
Risques Actions à envisager
danger protection existantes

La température générée par le Ambiance Gants adéquats et tenus spécial pour travail
4 2 1 8 Gants non appropriés
four thermique à chaud

Chute Etagère non stable et le non port Port imposé des casques et stabiliser
Matériels d’entretien de four
Section de préparation « Four »

2 2 1 4
d’objet des casques par les travailleurs l’étagère
Préparation et Production

Fournir des Equipements Anti bruit


Nuisance
Les moteurs des ventilateurs Absence des équipements Anti adéquats, et réduire le bruit des moteurs par
sonore 4 3 3 36
de four bruit captage à la source et établir une
(Bruit)
cartographie du bruit

Contact direct avec carreaux Brulure


4 2 2 16 Gants appropriés Aucune mesure préventive à envisager
céramiques sortant du four cutanée

Risque
mécanique Certains courroies et cardons ne
Les courroies et les cardons 3 3 3 27 Couvrir tous les courroies et cardons
(d’entraine sont pas encastrer
ment)
Intervention par les
Aucunes mesures de prévention,
travailleurs de poste concernés Risque Permettre l’intervention sauf par les agents
4 1 1 4 et intervention par des opérateurs
dans les armoires électriques électrique habilités
non habilités
lors des défaillances
37
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.8 - Evaluation des risques de la section « Chaine de production ».

Fréquence

Maitrise
Criticité
Gravité
Zone 1

Mesures de prévention et/ou

nette
Modalité d’exposition au danger Risques Actions à envisager
protection existantes

Produits visqueux dispersés aux


Chute plain-pied 4 1 1 4 Chaussures de sécurité Semelles des chaussures antidérapantes
sols

Risques liés aux


Salariés travaillant sur la chaine de
Section de préparation « Chaine de production »

machines
production sont exposés aux risques
(entrainement, Installer un équipement de protection au niveau
de coupure et d’entrainement Absence des mesures
écrasement, 4 3 3 36 de la poulie, et réparer les crochets des
générés par les courroies, et aux préventives
coupure) sérigraphes
risques d’écrasement générés par le
sérigraphe
Préparation et Production

Fournir des Equipements Anti bruit adéquats, et


Une nuisance sonore générée par Nuisance sonore Absence des équipements Anti
4 3 3 36 réduire le bruit des machines par captage à la
les moteurs (Bruit) bruit
source et établir une cartographie du bruit

Irritation cutanée due de l’engobe et Risque Le non-port des gants de


4 2 2 16 Port imposé des gants et contrôle périodique
l’émail chimique sécurité par certains travailleurs

Manutention manuelle des grandes Aucune sensibilisation en


Sensibilisation sur les bonnes postures pour
quantités de carreaux pendant le Risque (TMS) 4 2 2 16 matière de bonnes postures n’a
manutentionner les carreaux
jour été effectuée

Intervention par les travailleurs de


Aucunes mesures de prévention,
poste concernés dans les armoires Risque Permettre l’intervention sauf par les agents
4 1 1 4 et intervention par des
électriques lors des défaillances de électrique habilités
opérateurs non habilité 38
système automatique
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tableau II.9 - Evaluation des risques de la section « Triage »

Fréquence
Modalité
Zone 01

Section

Maitrise
Criticité
Gravité
Mesures de prévention et/ou

nette
d’exposition au Risques Actions à envisager
protection existantes
danger
Fournir des Equipements Anti
Une nuisance sonore bruit adéquats, et réduire le bruit
Nuisance sonore Absence des équipements
générée par les 4 3 3 36 des machines par captage à la
(Bruit) Anti bruit
moteurs source et établir une
cartographie du bruit

Circulation avec une Sensibilisation sur les lois de


Circulation 4 2 2 16 Aucune mesure préventive
Préparation et production

vitesse excessive circulation

Ecrasement par la
Triage

machine de levage
Risque Certaines poulies ne sont
des carreaux et la 4 3 3 36 Encastrer toutes les poulies
mécanique pas encastrées
coupure générée par
les courroies
Intervention par les
travailleurs de poste
Aucune mesure de
concernés dans les
Risque prévention, et intervention Permettre l’intervention sauf par
armoires électriques 4 1 1 4
électrique par des opérateurs non les agents habilités
lors des défaillances
habilités
de système
automatique
39
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

II. 2 Au niveau de station de traitement de l’eau potable

II.2.1 Présentation de la station

La station de SIDI LAHDJEL est une station de traitement d’eau potable c’est-à-
dire qu’elle s’occupe de traiter l’eau pompée d’un barrage et de la distribuer à la
population .Elle assure l’apprivoisement en eau potable des villes de Mostaganem, Arzew
et Oran et les régions a avoisinantes à partir du barrage de Chéliff et de réserve de
KERRADA.

II.2.2 Découpage en zone

Afin de démarrer l’évaluation des risques professionnels, il nous fallait d’abord


découper les différentes zones de la station.

Fig. II.1 Les différentes zones de la station.

Le découpage de la zone de stockage est choisi comme suit :

Tab. II.10- Les différentes activités dans la zone de stockage.

Zone Activité

Travail dans les silos


Stockage

Travail dans la surface d’atelier de stockage

Manipulation des produits chimiques

40
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Le découpage de la zone de chlore :

Tab. II.11- Les activités dans la zone de chlore gazeux.

Zone Activité

Déchargement les tanks de chlore gazeux


Chlore gazeux

Stockage des tanks de chlore gazeux


Fuite lors de l’Injection du gaz de chlore

Changement de fût.

II.2.3 Evaluation des risques au niveau de la station (Tabs. II.12 ; II.13)

41
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.12 - Evaluation des risques dans la zone de « chlore gazeux ».

Fréquence

Maitrise
Criticité
Activité

Gravité
Zone

nette
Situation dangereuse Risques Dommages éventuels Mesures de prévention et / ou Protection

-Arrêt du moteur - Serrage des freins


-Toxique par -Contrôle du fonctionnement de la douche de sécurité, du rince
inhalation.
œil et de l’arrivée d’eau. Ouvrir l'alimentation en eau.
-Irritant pour les yeux,
Stockage et injection du gaz de chlore pour la désinfection

Déchargement des -Vérification de l’alarme sonore et du signal lumineux


Risque les voies respiratoires 1 4 3 12
tanks de chlore gazeux
chimique et la peau. -Port des EPI (Gants antiacide, combinaison antiacide, casque,
-Incendie ou explosion visière, bottes antiacides).
détecteur de chlore portatif
masque à cartouche.
-Toxique par inhalation -Eloigner les tanks de toute source de chaleur.
Chlore gazeux

-Irritant pour les yeux, -Eloigner les tanks des combustibles.


Stockage des tanks de Risque les voies respiratoires - Identifier clairement les tanks vides et pleins.
et la peau. 1 4 3 12
chlore gazeux chimique -Port les EPI.
- Vérifier les dates d’épreuves des tanks

-Toxique par inhalation -Présence d’un système de neutralisation de chlore pour


-Irritant pour les yeux, éliminer le chlore dégagé.
les voies respiratoires -Présence de protections adaptées (ARI et combinaison étanche
et la peau. au gaz).
Fuite lors de l’Injection Risque
-Décès 1 4 2 8 -Former et informer l’ensemble du personnel.
du gaz de chlore Chimique
-Présence des détecteurs de gaz.

42
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Maitrise
Fréquen

Criticité
Activité

Gravité
Zone

nette
Situation dangereuse Risques Dommages éventuels Mesures de prévention et / ou Protection

ce
(Utilisation de du gaz de chlore pour
Stockage et injection

Toxique par inhalation. L’opération ne doit être exécutée que par du personnel formé.
la désinfection

Irritant pour les yeux, Port des EPI.


les voies respiratoires La manœuvre des vannes des tanks doit être faite avec la clé
Changement de Fût de Risque
et la peau. 1 4 3 12 destinée à cet usage
chlore chimique
Chlore gazeux

La fermeture et l’ouverture doivent se faire sans forcer


Vérifier l’absence de fuite de la vanne du fût avec l’ammoniac.

En cas de fuite de soude, arrêter immédiatement la chloration


neutralisation

acoustique)

Port les EPI.


La tour de

Risque
la soude

Fuite de Soude
chimique
Brûlures très graves Présence d’une cuve de rétention pour admettre la totalité du
1 4 3 12
volume de la tour
Corrosifs Utiliser la pompe pneumatique du site pour faire vidanger la
rétention.

43
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Tab. II.13 – Evaluation des risques dans la zone de « Stockage ».

Fréquenc

Maitrise
Criticité
Activité

Gravité
Zone

nette
Situation dangereuse Risques Dommages éventuels Mesures de prévention et / ou Protection

e
-Coupure
Travail dans les silos

Vérification -Utiliser des outils conforme à la réglementation.


Risque -Ecrasement
Réglage 1 3 3 9 -Utiliser les équipements de protection individuelle.
mécanique -Chute
Réparation -Former le personnel à la sécurité sur le poste de travail.

-Faire porter les protections individuelles adaptées (gants, lunette, masques).


-Substance Toxique
Nettoyage de silos Espace confiné 1 4 3 12 -Informer le personnel des risques.
-Asphyxie
-Mettre en place les moyens d’intervention adaptés en cas d’accident.
Déblocage de circulation de Chute
1 2 2 4 Mesures collectives :
matière première Glissement -Entorse
-Entorse -Entretenir les sols.
Sol Glissant
-Dégager et éclairé les passages. Mettre en place des protections antichute.
Stockage

Sol défectueux -Chute de plain-


1 2 2 4 -Former le personnel.
Travail dans la surface

Passage mal éclairé ou pied


d’atelier de stockage

-Entretenir les dispositifs antichute.


encombré
-Organiser la circulation des personnes.
Escalier -Entorse Protection individuelle :
Accès à des parties hautes -décès Porter des chaussures antidérapantes
Chute de
Utilisation des dispositifs 1 3 3 9 Utiliser des lignes de vie, harnais.
hauteur
mobile (échafaudage)

-Rappeler l’interdiction de fumer


Manutention

-Risque
des produits

-Présence d’une étincelle ou -Brûlures


dangereux

d’incendie -Rappeler l’interdiction d’utiliser le téléphone portable.


source de flamme (cigarette, -Décès 1 4 3 12
-risque -vérifier périodiquement les moyens de détection, d’alarme, d’extinction.
téléphone portable…)
d’explosion -Former le personnel et l’entraîner à la gestion des situations d’urgence.

44
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

II.2.4 Condition d’hygiène et sécurité dans l’entreprise

S.E.O.R société de l’eau et l’assainissement d’Oran a pour objectif dans ses


activités de valoriser essentiellement la sécurité et la santé de son personnel et ses
collaborateurs (clients, sous-traitants, fournisseurs et autre intervenants). Les trois lignes
stratégiques pour aboutir ceci sont :
1-Réduction graduelle des accidents et incidents.
2-Détermination de taux de tolérance du risque pour le personnel S.E.O.R et sous-traitant.
3-intégration de la fonction de prévention dans toutes les activités de la société.

Afin d’obtenir la réussite l’entreprise s’appuyant sur les principes de gestion


suivant, la direction s’engage à :
-Préserver la sécurité, la santé au travail et plus particulièrement à la prévention des
accidents du travail et des maladies professionnelles et se conforme aux exigences et à la
réglementation.
-Assurer une gestion transparente des relations, actives avec divers groupes d’intérêt.
-Promotion de la participation avec le personnel.
-Assurer une gestion transparente des relations de risque et les engagements pris par
l’organisation.
-Assurer la formation du personnel.
-Communiquer les grandes lignes stratégiques, politique, plan, pour développer une
démarche préventive.
-Fournit les ressources nécessaires pour l’efficacité de ces principes de bonne gestion.

II.2.5 Gestion des déchets de l’entreprise (traitement des boues)

Les boues rejetées sont composées des matières en suspension apportées par l’eau
brute et des matières résultantes de l’addition des réactifs. Les clarificateurs comprennent
une zone d’épaississement intégrée placée sous la zone de décantation. Les boues
provenant des clarificateurs ont une concentration d’environ 30 g/l qui seront
acheminées par pompage vers des bassins circulaire de 18m, un système de raclage et
déversoir d’effluent dont le rôle est l’augmentation de la concentration des boues par
épaississement gravitaire pour pouvoir être traitées directement par les centrifugeuses

45
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

(déshydratation mécanique), puis évacuées dans des camions bennes vers une décharge
située à 4km de la station de traitement.
Conclusion

Lors de la démarche d’évaluation des risques professionnels, nous avons détaillé


une démarche d’évaluation des risques qui permet d’aider les entreprises à réaliser
l’évaluation des risques dans tous les services. Il est nécessaire tout de même de souligner
que cette démarche a des limites :

 Elle demande d’être suivie dans le temps pour pouvoir durer longtemps et être
efficace.

 Une part de l’évaluation est subjective car elle repose sur la perception du risque
des agents et du groupe de travail ainsi que sur l’expérience et les
connaissances de chacun.

 Elle n’est pas forcément exhaustive et le fait de découper l’activité peut occulter
les risques d’interférence entre les différentes activités de la collectivité.

Dans tous les cas, le but de l’évaluation des risques est bien d’engager une
démarche de prévention globale impliquant le plus grand nombre d’acteurs
possibles et basée sur un principe d’amélioration continue. En effet, pour des raisons
organisationnelles, techniques ou financières, toutes les mesures de prévention ne
pourront pas être mises en œuvre dans l’année qui suit l’évaluation initiale des risques.
Il conviendra donc de planifier les actions sur plusieurs années.

L’évaluation des risques professionnels et son application dans un milieu


industriel demande beaucoup de communication, de diplomatie et de rigueur. Le groupe
de travail opérationnel doit convaincre les agents de l’entreprise de l’intérêt de cette
évaluation qui permettra de mieux cerner les risques professionnels et d’identifier
les dangers encourus au sein de l’entreprise. Les agents une fois sensibilisés se
montrent volontaire et participe pleinement aux groupes de travail, par leurs propositions
et leur retour d’expérience. Cette évaluation des risques professionnels est un outil
essentiel pour la direction afin de recenser les risques et de les éviter.

46
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

III. Le document unique


Introduction
Le document unique est destiné à initier et à mettre en œuvre l’évaluation des
risques. Il propose une trame générale permettant de caractériser la situation de chaque
établissement industriel par grandes familles de risques et de réaliser un diagnostic en
matière de santé et de sécurité sur l’organisation, les locaux, les installations et les
activités.
III.1 Définition

Un support exhaustif qui contient les résultats de l’évaluation des risques de


l’activité de l’établissement, basée sur une procédure interne, qui doit être mis à jour au
moins une fois par an. Il permet par sa forme (unique) d’apporter la commodité nécessaire
à la mise en place d’un Plan de Prévention des Risques. En cela, son but n’est pas d’être
uniquement un bilan, mais le point de départ de votre prévention [12].

III.2 Cadre règlementaire

C’est une Obligation de l’employeur : La loi 31décembre 1991 : Évaluer les


risques pour la santé et la sécurité des travailleurs y compris dans le choix des procédés
de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques,
dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail, ou dans la définition des
postes de travail » [12].

III.3 Objectif et finalité

La démarche de prévention par une évaluation à priori des risques professionnels


poursuit un double objectif :

-accroître le niveau de protection de la santé et de la sécurité des personnels, ainsi


qu’améliorer les conditions de travail,

-développer la qualité du travail dans un service, du double point de vue social et


économique.

Loin d’être une fin en soi, cet exercice vise à :

-contribuer à l’élaboration du programme de prévention annuel des risques professionnels


dans le cadre du dialogue social : les instances représentatives du personnel directionnel
47
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

sont associées au groupe de travail formé par le chef de service pour élaborer et mettre à
jour le document unique. Par ailleurs, les représentants du personnel siégeant en CHS
rendent un avis sur le respect de la méthode ayant présidé à l’élaboration du document
unique, et sur le contenu du programme de prévention présenté par le chef de service.

-susciter des actions de prévention et mettre en œuvre des mesures visant à l’élimination
des risques [12].

III.4 Le contenu du document unique

Liste des risques


liés à l’activité

Procédure
d’évaluation Découpage de
des risques Contenu l’établissement
professionnels par unité

Analyse
des risques
et Programme
d’actions

Figure II.2 – Le contenu du document unique.

Le document peut inclure :


 La description de l’établissement et les caractéristiques de l’entreprise (raison
sociale, adresse, téléphone, fax, e-mail, nombre de salariés, activités, principaux
produits ou service, organigramme de l’entreprise) ;
 La description de la méthode et des outils utilisés :
- Organisation de la démarche en interne : moyens financiers, humains et
communication
- Méthode choisie pour identifier les risques : supports utilisés
48
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

- Méthode de classement des risques choisie


 Les résultats de l’évaluation des risques :
- Description rapide des unités de travail choisies
- Liste des risques existants par unité de travail classés [12].

III.5 La mise à jour du document

Cette mise à jour comporte trois modalités d’actualisation :


 mise à jour au moins annuelle,
 actualisation lors de toute décision d’aménagement important modifiant les
conditions d’hygiène et de sécurité, ou les conditions de travail,
 lorsqu’une information supplémentaire concernant l’évaluation d’un risque dans
une unité de travail est recueillie (évolution des connaissances scientifiques,
survenue d’accidents du travail, de maladies à caractère professionnel, ou par
l’évolution des règles relatives à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail
-risques psychosociaux par exemple) [12].

IV. Cadre règlementaire


Toute activité professionnelle comporte un risque qui peut être d’ordre physique et
se concrétiser par un accident de travail ; il peut aussi être d’ordre chimique ou
biologique, et se manifester sous la forme de maladie professionnelle.

Prévenir l’éventualité d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle


consiste à prendre une série de règles normatives, d’ordre juridique ou technique,
relatives à la protection individuelle et collective des travailleurs.

Le cadre juridique approprié en vue de l’exercice règlementé et concerté de la


prévention des risques professionnels a été mis en place en Algérie dès 1962. Cela a
consisté en une reconduction de la législation et de la réglementation en vigueur
antérieurement à cette date. Par la suite, ce dispositif a été adapté de manière à
correspondre au type d’organisation de l’économie en vigueur. Actuellement, le dispositif
juridique relatif à l’organisation de la prévention des risques professionnels se présente
comme suit :

49
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Loi n°88-07 du 26 janvier 1988 relative à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine du


travail (JORADP n° 04 du 27/01/1988).

De par les dispositions de cette loi, l’hygiène et la sécurité en milieu de travail


sont assurées par l’employeur. L’organisme employeur est tenu d’assurer l’hygiène et
la sécurité au travail (art. 3). Il en est de même pour la médecine du travail, elle
constitue une obligation de l’organisme employeur et est à la charge de celui-ci (art.
13). La réalisation de l’ensemble des activités liées à l’hygiène, à la sécurité et à la
médecine du travail est financée par l’employeur (art. 28).

La loi n°88-07 du 26 janvier 1988 a prévu, en son chapitre II, relatif aux règles
générales en matière d’hygiène et de sécurité en milieu de travail, des décrets
d’application et parmi eux on peut citer les prescriptions générales de protection
applicables en matière d’hygiène et de sécurité qui se présentent comme suit :
-Décret exécutif n°91-05 du 19 janvier 1991 relatif aux prescriptions générales de
protection applicables en matière d’hygiène et de sécurité en milieu de travail.
-Décret exécutif n°01-11 du 28 octobre 2001 fixant la composition, les attributions et le
fonctionnement de la commission nationale d’homologation des normes d’efficacité des
produits, dispositifs ou appareils de protection.
-Décret exécutif n°02-247 du 7 décembre 2002 relatif aux conditions d’organisation de
l’instruction, de l’information et de la formation des travailleurs dans le domaine de la
prévention des risques professionnels.
-Décret exécutif n°05-08 du 8 janvier 2005 relatif aux prescriptions particulières
applicables aux substances, produits et préparations dangereuses.

A ce titre, la médecine du travail a pour but, entre autres :


-de prévenir et protéger les travailleurs des risques pouvant engendrer des accidents du
travail ou des maladies professionnelles et tout dommage causé à leur santé ;
-d’identifier et de surveiller tous les facteurs qui, sur les lieux de travail, peuvent affecter
la santé des travailleurs ;
-de réduire les cas d’invalidité et assurer une prolongation de la vie active des travailleurs.

50
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Loi n°83-13 du 2 juillet 1983 relative aux accidents du travail et aux maladies
professionnelles (JORADP n° 28 du 05/07/1983 ) qui traite en ses :
- Chapitre V : Prévention (art. 73 ; 74 et 75),
- Chapitre VI : Financement de la prévention (art. 76 ; 77 ;78 ;79 et 80)

En application de cette loi, est intervenu le décret exécutif n° 97-424 du 11


novembre 1997 fixant les conditions d’application du titre V de la loi précitée. Ces
dispositions confèrent à la caisse nationale des assurances sociales (CNAS) la possibilité
de mener des actions de prévention des risques professionnels ; c’est dans ce cadre que le
conseil d’administration de cette caisse dispose en son sein d’une commission de la
prévention des risques professionnels [6].

Loi 85-05 du 16.02.1985 relative à la protection et promotion de la santé.

La présente loi a pour objet de fixer les dispositions fondamentales en matière de


santé et de concrétiser les droits et devoirs relatifs à la protection et à la promotion de la
santé de la population qui concourent :
-au bien-être physique et moral de l’homme ;
-à son épanouissement au sein de la société
Et constituent de ce fait, un facteur essentiel du développement économique et social du
pays. Cette loi est complétée et modifiée par la loi n° 90-17 du 31.07.1990 dont les textes
sont :
Décret exécutif n° 08-103 du 30 mars 2008 fixant les missions, l'organisation et le
fonctionnement des structures de séjour en appui aux structures sanitaires.

Décret exécutif no 20-256 du 03.08.2002 modifiant et complétant le décret exécutif no


99-236 du 19.10.1999 fixant les modalités d'application des dispositions de l'article 201
de la loi n° 85-05 du 16 février 1985, modifiée et complétée, relative à la protection et à
la promotion de la santé.

Décret exécutif no 99-236 du 19 octobre 1999 fixant les modalités d'application des
dispositions de l'article 201 de la loi no 85-05 du 16 février 1985, modifiée et complétée,
relative à la protection et à la promotion de la santé.

51
Chapitre 2 Démarche d’évaluation des risques professionnels

Décret exécutif n° 93-120 du 15 mai 1993 relatif à l'organisation de la médecine du


travail.
Loi 90-11 du 21.04.1990 relative aux relations de travail

La présente loi a pour objet de régir les relations individuelles et collectives de


travail entre les travailleurs salariés et les employeurs. Elle traite plusieurs titres :

Titre 1 : Les travailleurs salariés sont toutes personnes qui fournissent un travail manuel
ou intellectuel moyennant rémunération dans le cadre de l'organisation et pour le compte
d'une autre personne physique ou morale, publique ou privée, dénommée employeur (art.
2).
Titre 2 : Droits et obligations des travailleurs
Titre 3 : Relations individuelles de travail
Titre 4 : Rémunération du travail
Titre 5 : Participation des travailleurs
Titre 6 : Négociation collective
Titre 7 : Cas de nullité
Titre 8 : Dispositions pénales
Titre 9 : Dispositions finales

52
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

I. Statistiques des accidents de travail et maladies professionnelles recensés au niveau


des deux entreprises : CERAMIR et SIDI-LAHJEL

I.1 Au niveau de CERAMIR


I.1.1Caractéristiques de la population étudiée
Le nombre total de la population étudiée est de : 216. Une petite comparaison entre l’année
2015 et l’année 2014
Tableau III.1 – Statistiques des accidents de travail (année 2014 et 2015)
Année Année
Ecart
2014 2015
Effectifs aptes 222 216 - 06
Accident avec arrêt 32 33 01
Accident sans arrêt 02 02 00
Total accidents survenus 34 35 01
Journées de travail perdues 196 298 + 102
Heures travaillées 392177,08 382048.68 - 10128,40
Taux de fréquence 81,59 86.37 4.78
Taux de gravité 0,49 0,78 0.29

INTERPRETATION

Le bilan statistique annuel relatif aux accidents de travail des années 2014 et 2015 nous
montre qu’il y a une augmentation des accidents de travail et par suite les journées perdues au
cours de l’année 2015 malgré les efforts déployés sur le plan de la prévention. L’analyse des
données a permis de faire ressortir les causes de cette augmentation et qui sont :
-Le non-respect des consignes et mesures de sécurité
-Les interventions sur les équipements de production en mouvement (machine, courroie...)
-La négligence du port des EPI.
-Le mauvais comportement physique de l’homme dans le travail.

 Selon le siège des lésions

Tète 02
Cervical (cou) -
Yeux -
Thorax 01
Bras -
Epaule 03

53
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

Mains 08
Doigts 02
Abdomen -
Partie dorsale 08
Bassin 01
Genoux 01
Pieds 07
Jambes 01
Front 01
Tète
8
Cervical (cou)
7
Yeux
6 Thorax
5 Bras
4 Epaule
3 Mains
Doigts
2
Abdomen
1
Partie dorsale
0
Bassin
Genoux
Figure III.1 : selon le siège des lésions
Pieds

 Selon la nature des lésions

Plaie 04
Contusion 13
Brulure -
Entorse 05
Fracture 06
Elongation 03
Luxation -
Inflammation -
Lésion oculaire -
Lombago aigu 04
Amputation -

54
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

14
Plaie
12
Contusion
Brulure
10
Entorse
8 Fracture
Elongation
6 Luxation
Inflammation
4
Lésion oculaire
Lombago aigu
2
Amputation
0

Figure III.2 : selon la nature des lésions

 Selon l’ancienneté
01 à 06 mois 05
07 mois à 01 an -
01 à 02 ans 02
02 à 03 ans 01
03 à 04 ans 03
05 à 06 ans 05
Plus de 06 ans 13

14
12 01 à 06 mois
07 mois à 01 an
10
01 à 02 ans
8
02 à 03 ans
6
03 à 04 ans
4
05 à 06 ans
2 Plus de 06 ans
0

Figure III.3 : Selon l'ancienneté

 Selon la tranche d’âge

17 à 24 ans 03
25 à 30 ans 05

55
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

31 à 36 ans 08
37 à 42 ans 10
43 à 48 ans 07
49 à 54 ans 02
55 à 60 ans -
Plus de 60 ans -

10
9
17 à 24 ans
8
25 à 30 ans
7
31 à 36 ans
6
37 à 42 ans
5
43 à 48 ans
4
49 à 54 ans
3
55 à 60 ans
2
Plus de 60 ans
1
0

Figure III.4 : Selon la tranche d'âge.

Remarque :
 Aucun accident grave n’a été enregistré.
 Aucun cas de maladies professionnelles n’a été déclaré.
 Le nombre d’accident de trajet représente (02) accidents
I.1.2 Structuration et organisation du service
I.1.2.1 Locaux et espaces de travail
 Service de production :
 Service préparation
 Service fabrication
 Service de maintenance :
 Service BEPT
 Service d’hygiène, sécurité et environnement HSE :

 Section gestion sécurité industrielle et santé des travailleurs


 Section gestion environnement, hygiène et gardiennage

 Direction administration et finances :

 Service comptabilité et budget


56
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

 Service ventes et gestion stocks PF


 Service gestion des ressources humaines
 Service des achats

 Direction Développement produit :

 Service contrôle, essais, recherches céramiques et produits


 Service marketing (promotion, publicité)

I.1.2.2 Horaires de travail

Temps de travail et organisation horaire :


1-Temps de 8 heures par jour :
8H du matin  Midi 12 H et de 13H 16H.
-Nombre des jours travaillés par semaine est de 5 jours du Dimanche à Jeudi.
-Jours de repos : 2 jours, le vendredi et le samedi.
2-Pour les travailleurs du Système Quart :
(04) équipes en 3 X 8 continue (06 agents par équipe).
I.1.2.3 Postes de travail occupés
 Service de production :
 Chef service production
 Agents de production
 Service de maintenance :
 Chef service maintenance
 Mécaniciens et électriciens
 Service d’hygiène, sécurité et environnement HSE :

 Chef service d’hygiène, sécurité


 Chef section d’hygiène, sécurité
 Agents de sécurité et de gardiennage

 Direction administration et finances :

 Chef de centre SPA CERAMIR


 Chef service commercial

57
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

 Direction Développement produit :

 Responsable contrôle
 Responsable marketing

 Analyste de laboratoire.
 Chauffeurs.
 Femmes de ménages.

I.2 Au niveau de station de traitement de l’eau potable

I.2.1 Caractéristiques de la population étudiée


I.2.1.1 Répartition du personnel par fonction et par sexe
-Nombre total des salariés est de 35

A) Répartition par sexe

11%

89%

Homme Femme

Figure III.5 : Répartition par sexe

58
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

B) Répartition par fonction et par sexe

14
12
10
8
6
4
2
0

Femme Homme

Figure III.6 : Répartition par fonction et par sexe

V.2.1.2 Répartition du personnel par fonction et par tranche d’Age


A) Répartition par tranche d’Age

14

12

10

0
25-30 ans 31-35ans 36-40ans 41-45ans Plus de 45ans

Femme homme

Figure III.7 : Répartition par tranche d’âge

59
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

B) Répartition par fonction et par tranche d’Age

8
7
6
5
4
3
2
1
0

25-30 ans 31-35ans 36-40ans 41-45ans plus de 45ans

Figure III.8 : Répartition par fonction et par tranche d’âge

I.2.1.3 Répartition du personnel en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise

Figure III.9 : Répartition du personnel en fonction de l’ancienneté dans l’entreprise

60
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

I.2.1.4 Structuration et organisation du service Q


1. Locaux et espaces de travail
Les locaux et espaces de travail sont décomposés en zones
Zone1 : Administration.
Zone2 : Stockage des produits chimiques.
Zone3 : Bâtiments des réactifs.
Zone4 : La cascade.
Zone 5 : Densadeg A-B, C-D, E-F.
Zone6 : Les filtres sont de nombre 12.
Zone7 : Traitement des boues.
Zone8 : Chlore gazeux.
Zone9 : Réservoir A et B.
Zone 10 : Bâtiment de Lavage.
Zone11 : Générateur.
Zone 12 : Atelier Magasin.

2. Horaires de travail
Temps de travail et organisation horaire :
 -Temps de 8 heures par jour :

8H du matin  Midi 12 H et de 13H 17H.


-Nombre des jours travaillés par semaine est de 5 jours du Dimanche à Jeudi.
-Jours de repos : 2 jours, le vendredi et le samedi.
-Pour les travailleurs du Système Quart :
Ils travaillent une journée et prennent un repos de 2 jours
De 17H  08H du matin
-Concernant les travailleurs du système Quart sont 5 groupes, chaque groupe constitué d’un
cadre technique et opérateur.

 La station du traitement travaille 24/24Heurs et 7/7 jours sans arrêts.

3. Postes de travaux occupés :

 Service de production :
-Chef service production.
-Cadres techniques de production et des opérateurs devisés en groupe.
61
Chapitre 3 Accident de travail & Maladies professionnelles

 Service de maintenance :
-Chef service maintenance.
-Cadres techniques de maintenance et des ouvriers devisés en groupe.
-Agent technique de maintenance.
 Service d’hygiène, sécurité et environnement HSE :
-Un responsable HSE
 Administration :
-Chef de centre de la station de traitement.
- Un agent administratif.
 Analyste de laboratoire.
 Magasinier.
 Chauffeurs.
 Service de restauration.
 Femme de ménage.

62
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) définit la prévention comme:


l’étude et l’application de tout système d’exploitation, d’un ensemble de mesures de
protection, de normes techniques, règlementaires et de sécurité avant l’arrivée de
l’accident.

La prévention des RP est l’ensemble des actions anticipées destinées à maîtriser


les risques d’accidents de travail ou de maladies professionnelles et à améliorer les
conditions de travail par des solutions techniques, humaines et organisationnelles. Elle
permet aussi d’améliorer non seulement les taux d’activité de la population en âge de
travailler et l’état de santé des travailleurs, mais aussi la compétitivité des entreprises.

Les moyens de prévention sont axés sur le Travailleur pour réduire l’influence du
facteur humain et sur le milieu du travail pour réduire l’influence du facteur technique
c'est-à-dire adapter le poste à l’homme, créer un bon environnement de travail, fortifier
les moyens collectifs de protection et renforcer les moyens individuels de protection.

Le ministère du travail de l’emploi et de la sécurité sociale, en charge de la


sécurité et de la santé au travail en liaison avec les institutions concernées et les
partenaires sociaux, veille à l’élaboration et à la mise en place de la politique et des
programmes nationaux de prévention des risques professionnels.

Cette politique nationale s’inscrit dans le cadre de la démarche internationale et


des orientations et recommandations de la Conférence Internationale du Travail qui dans
sa 91éme session en 2003 recommandait un plan d’action pour la promotion de la sécurité
et de la santé au travail dans le cadre de Stratégie globale en matière de sécurité et de
santé au travail.

L’Algérie a mis en place tout un dispositif de prévention basé sur un ensemble de


moyens :
 législatifs et réglementaires
 techniques : services d’hygiène et sécurité, services de médecine du travail,
Institut de Prévention des Risques Professionnels
 des lieux de concertation : commission d’hygiène et de sécurité, Conseil national à
l’hygiène, la sécurité et la médecine du Travail
 de contrôle : inspection du travail.

63
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

Les enjeux de la prévention des risques professionnels tendent à :


 Protéger la santé et la sécurité des travailleurs.
 Créer un emploi de qualité
 Répondre aux obligations de la prévention
 Favoriser le dialogue social
 Contribuer à la performance de l’entreprise par l’existence d’une ressource
humaine protégée.

I. Les enjeux de la prévention des risques professionnels

I.1 Enjeux humains

La santé au travail du personnel est le moteur de l’activité. La qualité des


conditions de travail, de sécurité et de santé au travail :

 Réduit le nombre et la gravité des accidents du travail,


 Réduit le nombre et la durée des arrêts maladie,
 Réduit les conduites à risques,
 Réduit l’usure professionnelle,
 Garantit la santé de la direction (par le respect des obligations légales).

I.2 Enjeux économiques

Une entreprise impliquée par l’amélioration continue des conditions de travail


pérennise son activité. Un accident du travail ou une maladie liée au travail coûte cher à
l’entreprise :
 Au moment de l’accident du travail ou de la réorganisation de service : face à un
arrêt maladie,
 Par le recours à l’intérim ou aux heures supplémentaires,
 Par un surcoût de la prime d’assurance (indice du taux d’AT relevé…),
 Par les coûts indirects,
 En cas de risque grave avéré, le CHSCT peut faire appel à un expert afin de rendre
un avis. Cette expertise, toujours onéreuse, évalue les risques, mais n’accompagne
pas le changement vers une amélioration des conditions de travail.

64
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

I.3 Enjeux commerciaux

Une entreprise dynamique et organisée donne une image de fiabilité et de


confiance, pour les clients/usagers, comme pour les salariés. De mauvaises conditions de
travail :

 Induisent un « laissé aller » généralisé (l’entreprise « perd pied »),


 Baissent le niveau de qualité et de quantité de la production par une préoccupation
des salariés face à leurs taches (les salariés perdent la main),
 Provoquent une irrégularité de la production (difficultés à fidéliser la clientèle),
 Entrainent une image négative de l’entreprise (difficultés à fidéliser la clientèle et
le personnel),
 Interdisent ou amenuisent l’accès aux marchés publics et ceux nécessitants une
certification de « bonnes conduites sociales ».

I.4 Enjeux sociaux

Une entreprise motivante et soucieuse de ses salariés booste sa dynamique.


Évaluer, prévenir et intervenir sur les risques en :
 Améliorant le dialogue social.
 Motivant et fidélisent les salariés
 Facilitant le recrutement, préservent la santé des personnels expérimentés

I.5 Enjeux techniques & organisationnels

La santé est le moteur de l’amélioration continue de la production :

 Un travail bien organisé fait gagner du temps et limite les tensions liés aux
surcharges de travail intempestives,
 Penser les risques et les évaluer a priori (prévention primaire) éviter les écueils de
la discorde et favorise la progression de l’entreprise vers l’excellence,
 La levée des risques évitables, connus fluidifie la production garantit une
adaptabilité plus rapide aux nouvelles technologies,
 Permet de mieux appréhender les situations nouvelles,
 Réfléchir sur les risques, aider à penser l’organisation dans sa globalité en donnant
un sens à l’action.

65
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

I.6 Enjeux juridiques


Évaluer, intervenir et prévenir les risques, c’est protéger les salariés, et protéger
l’organisation tout en se protégeant en tant que dirigeant. Un refus ou un manque de
volonté d’amélioration des conditions de travail, engage désormais des sanctions et des
réparations lourdes de conséquences pour les entreprises :
 La législation, notamment par la jurisprudence, est de plus en plus sensible à
l’amélioration effective des conditions de travail,
 Les conditions de travail prévalent désormais sur les objectifs économiques
globaux d’une entreprise,
 Les cas de faute inexcusable ou de manquement sont de plus en plus nombreux,
elles impliquent généralement la responsabilité morale, mais également la
responsabilité civile du dirigeant.

II. Renforcement du cadre juridique

1 - la santé

La loi n° 85-05 du 16-02-1985 relative à la protection et à la promotion de la santé


(Annexe 1) est très importante car elle servira de guide pour la majorité des agresseurs en
milieu de travail. Ainsi, on y trouve des valeurs à ne pas dépasser pour le bruit, les
substances chimiques présentes dans l’air et les contraintes thermiques. Elle est également
appliquée sur la ventilation, l’éclairage, les normes sanitaires, l’aménagement des lieux,
l’entreposage et la manutention des substances dangereuses, le travail en espace clos, les
radiations dangereuses, les mesures ergonomiques, etc.

2- Les accidents du travail et les maladies professionnelles

La loi n°83-13 du 02-07-1983 relative aux accidents du travail et aux maladies


professionnelles (Annexe 2) contient des dispositions relatives à la constatation de
l'accident et des lésions, établit une liste des prestations d'incapacité et des prestations en
cas de décès et définit la maladie professionnelle.

3- L’hygiène, la sécurité et la médecine de travail

La loi n° 88-07 du 26-01-1988 relative à l’hygiène, à la sécurité et à la médecine


de travail, définit les voies et les moyens ayant pour but d’assurer aux travailleurs les
meilleures conditions en matière d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail, et de

66
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

designer les personnes responsables et organismes employeurs chargés de l’exécution des


mesures prescrites (Annexe 3).

4- Les risques majeurs

La loi n°04-20 du 05-12-2004 relative à la prévention des risques majeurs et à la


gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable (Annexe 4) a immergé
suite au séisme du 10.10.1980 d’EL Asnam (CHLEF) aujourd’hui et depuis le législateur
algérien a élaboré plusieurs lois qui relèvent de la prévention des risques majeurs, la
définition et la mise en œuvre des procédures et des règles visant à limiter la vulnérabilité
des hommes et des biens aux aléas naturels

5-L’environnement

La loi n°03-10 du 19.07.2003 relative à la protection de l’environnement dans le


cadre du développement durable (Annexe 5) intervient pour aider les entreprises
industrielles à réduire ou à éliminer leurs pollutions et les unités de collecte, de
traitement et de recyclage des déchets, ainsi que par la nouvelle fiscalité écologique
basée sur le principe du pollueur payeur afin d’inciter à des comportements plus
respectueux de l’environnement.

III. Organisation du système national de prévention des risques professionnels

Acteurs et organes de prévention


En Algérie, la prévention des risques professionnels est placée sous la
responsabilité du :

Figure IV.1 - Organisation du système national de prévention des risques professionnels.

67
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

1. Ministère du Travail de l’emploi et de la Sécurité sociale : Prend en charge :

 L’élaboration de la politique nationale de prévention des risques professionnels,


 La préparation et de l’initiation des textes législatifs et réglementaires,
 L’évaluation et le contrôle de l’exécution des programmes de prévention des
risques professionnels.

Ce ministère est assisté par organe consultatif qui est :

2. Le Conseil National d’Hygiène, Sécurité et Médecine du Travail

C’est une composante tripartite (représentants des employeurs, représentants des


Travailleurs, pouvoirs publics). Il participe par les recommandations et les avis à
l’établissement de programmes en matière de prévention des risques professionnels

3. Les structures de prévention
Les Structures Centrales du Ministère Travail de l’emploi et de la Sécurité sociale

 D.R.T (Direction des Relation de Travail)


Est chargée de :
- La coordination, du suivi et de l’évaluation des programmes de P.R.P
- L’animation des organismes de prévention
- L’élaboration de textes législatifs et réglementaires.

 Inspection du travail

Article 31 –Loi 88-07


Le contrôle de l’application de la législation en matière d’hygiène, de sécurité et de
médecine de travail est dévolu à l’inspection du travail, conformément à ses attributions.

Article 2- Loi 90-03


Est chargée d’assurer le contrôle de l’application des dispositions législatives et
réglementaires relatives aux relations individuelles et collectives de travail, aux
conditions de travail, d’hygiène et de sécurité des travailleurs.

68
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

Article 6-Loi 90-03


Les inspecteurs du travail peuvent notamment :
 Prélever ou faire prélever et emporter aux fins d’analyse, toute matière mise en œuvre ou
tout produit distribué ou utilisé.
 Requérir, si besoin, les avis, l’assistance et les conseils de toute personne compétente,
notamment en matière d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail.
 Elle est seule habilitée à relever les infractions à la législation et la réglementation du
travail notamment aux prescriptions en matière d’hygiène et sécurité.
 La Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (CNAS)

Est l’appui de la DGSS (Direction Générale de la Sécurité Sociale) qui règle les
tarifications et les modalités de réparation des accidents du travail et des maladies
professionnelles .Elle participe, à l’élaboration de la politique de prévention.

Article 3 D.E 97-424


-Participe à la promotion de la prévention des accidents du travail et maladies
professionnelles.
-Contribue au financement des actions de prévention.

Le financement
Fonds de prévention des accidents du travail et maladies professionnelles.

Programme d’actions
Commission de la prévention des risques professionnels crée auprès du C.A

Actions financées par le FPATMP

 Réalisations d’enquêtes et de contrôle auprès d’employeurs.


 Financement d’institutions d’études et de recherches sur la prévention des accidents du
travail et maladies professionnelles.
 Vulgarisation de l’information et la publicité sur la prévention des risques professionnels
 Formation en matière de prévention des risques professionnels.
 Organisation des services d’hygiène et de sécurité.
 Elaboration et diffusion de données statistiques sur les accidents du travail.

69
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

Actions pouvant être initiées par la CPRP


 Propositions au MTSS de mesures générales de prévention des risques professionnels.
 Demande l’intervention de l’IT.
 Proposer et appliquer des mesures de « bonus » ou de « malus »
Les Organismes Sous Tutelle Ministère du Travail:
 La prévention dans le secteur du BTPH : L’OPREBATPH

L’organisme de prévention des risques professionnels dans les activités du bâtiment, des
travaux publics et de l’hydraulique est régi par le décret exécutif du 21 juin 2006.

 La mission de prévention dans ce secteur est assurée conjointement par les services de
l’organisme de prévention dans le bâtiment et les travaux publics (OPREBATP), structure
qui dispose de moyens humains constitués principalement d’ingénieurs et de techniciens
en sécurité.
 Cet organisme est implanté dans les zones de forte concentration d’activités liées au
bâtiment et travaux publics et dans certaines régions du pays.

 L’INPRP
L’institut national de la prévention des risques professionnels est créé par le décret 2000-
253 du 23 -08-2000 , en remplaçant l’Institut national d’hygiène et de sécurité
dissous par décret exécutif du 98-266 du 29-08-1998

Missions
-Promotion et amélioration des conditions d’hygiène et sécurité en milieu de travail.
-Recherche, développement et formation dans le domaine de la prévention des risques
professionnels

Attributions
-Effectuer toutes études techniques et scientifiques visant l’amélioration des conditions de
travail.
-Emettre des avis, coordonner et animer toute action de prévention des risques
professionnels ; de mener toute étude spécialisée d’utilité publique ou d’intérêt général.
-Emettre des avis et recommandations en matière d’homologation de machine et /ou
d’utilisation de substances dangereuses.

70
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

-D’étudier en relations avec les services de médecine du travail et l’inspection du travail,


les causes des accidents du travail et les maladies professionnelles.
-D’assurer des actions de formation des personnels.
-Vulgariser l’information et la documentation sur la prévention des risques professionnels

4. Ministère de la santé de la population et de la réforme hospitalière


Collabore par :
 La sous-direction de la santé au travail
A pour missions:
- Normalisation des services et des activités de médecine du travail.
- Evaluation des programmes.
- Contrôle des activités médicales de santé au travail par le biais des médecins du travail
inspecteurs répartis à travers toutes les directions de la santé et de la population.

 INSP (Institut National de Santé Publique)


Il veille sur la réalisation des travaux d’études et de recherches en santé publique,
permettant de fournir au ministère de tutelle, les instruments scientifiques et techniques
nécessaires au développement des programmes d’action sanitaire

 Médecine de travail
Article 33 –Loi 88-07
Le contrôle de l’application de la législation en matière de médecine du travail est exercé
par l’inspecteur du travail et par les services de santé compétents qui désignent, à cet
effet, des médecins chargés de la fonction de contrôle et d’inspection.
Cette mission concerne l’organisation et le fonctionnement des structures de médecine du
travail et le contrôle des médecins du travail.

Article 4 D.E 93-120


La médecine du travail est assurée par les structures ou personne dans les conditions
suivantes :

 Création obligatoire d’un service de médecine du travail si le temps nécessaire au


médecin du travail pour exercer sa mission est égal ou supérieur à la durée mensuelle
légale de travail applicable au corps médical.
71
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

 Création d’un service inter-organismes de médecine du travail.


 Etablissement d’une convention avec le service de médecine du travail du secteur public.
 Etablissement d’une convention avec toute structure de médecine du travail ou tout
médecin habilité après accord du service de santé publique.

Les acteurs de la prévention en entreprise

 Chef d’entreprise : est l’acteur principal de la prévention en entreprise. Il veille à la


santé et à la sécurité de ses salariés par la mise en œuvre de mesures appropriées, par
l’édiction d’un certain nombre de règles applicables par les travailleurs qu’il emploie.

 Commission paritaire d’hygiène et de sécurité : Obligatoire pour tout employeur


occupant plus de 09 travailleurs en CDI

 Préposé à l’hygiène et à la sécurité : Obligatoire pour tout employeur occupant 09


travailleurs et moins.

 Service d’hygiène et de sécurité en milieu de travail :


 Importance de l’organisme employeur.
 Nature des activités.

 Les comités interentreprises : Sont obligatoirement institués lorsque, sur un même lieu
de travail, plusieurs entreprises relevant de la même ou de plusieurs branches
professionnelles sont regroupées en vue de l’exercice d’une activité pour une durée
déterminée et font appel à des travailleurs, dont la relation de travail est à durée
déterminée, soit sous forme de réalisation (bâtiment, travaux publics et hydraulique).

En conclusion, nous pouvons dire que la prévention des risques professionnels est,
avant tout, une affaire interne de l’organisme employeur. Il lui appartient personnellement
d’offrir à ses travailleurs, un milieu de travail sûr et salubre en conformité avec les
normes légales et réglementaires en vigueur.

La prévention est souvent perçue comme une contrainte supplémentaire et une


perte de temps. De plus, elle coûte cher et exige trop de moyens. Le principal obstacle est
cependant une mauvaise appréciation des bénéfices liés à la prévention, en termes de

72
Chapitre 4 Prévention des risques professionnels

réduction des accidents et de protection de la santé au travail, mais aussi de réduction des
coûts.
Pour un travail en sécurité, il est souhaitable de sensibiliser le personnel et les
employeurs, aux enjeux de la prévention.

Il s’agit ainsi d’investir dans la prévention car non seulement l’entreprise


s’acquitte des obligations légales, en tire le meilleur partie, anticipe les changements et
aussi réduit le nombre et le coût des accidents de travail et des maladies professionnelles.

73
Conclusion

Le préventeur est responsable de sa hiérarchisation des risques. Sa démarche devra


être adaptée au contexte. Il existe des outils mais pas de recettes. Le préventeur doit savoir
adapter la méthode d’évaluation des risques en tenant compte des contraintes de l’entreprise.
Parmi les objectifs doivent figurer : l’amélioration de la santé sécurité au travail et
l’appropriation de la sécurité par les opérateurs.

Adapter le travail à l’homme en particulier en matière de conception des tâches, du


poste de travail, de l’organisation du travail en vue notamment de limiter le travail monotone
et répétitif.

L’évaluation des risques en milieu professionnels est conçue comme une démarche de
co-régulation afin que le projet de sécurité de l’entreprise existe pour tous les opérateurs.
Cette évaluation des risques et son application dans un milieu industriel demandent beaucoup
de communication, de diplomatie et de rigueur. Le groupe de travail opérationnel doit
convaincre les agents de l’entreprise de l’intérêt de cette évaluation qui permettra de mieux
cerner les risques professionnels et d’identifier les dangers encourus au sein de l’entreprise.
Les agents une fois sensibilisés se montrent volontaire et participe pleinement aux groupes de
travail, par leurs propositions et leur retour d’expérience. Cette évaluation des risques
professionnels est un outil essentiel pour la direction afin de recenser les risques et de les
éviter.

Dans tous les cas, le but de l’évaluation des risques est bien d’engager une démarche
de prévention globale impliquant le plus grand nombre d’acteurs possibles et se baser sur un
principe d’amélioration continue. En effet, pour des raisons organisationnelles, techniques ou
financières, toutes les mesures de prévention ne pourront pas être mises en œuvre dans
l’année qui suit l’évaluation initiale des risques. Il conviendra donc de planifier les actions sur
plusieurs années.

Recommandations

L’évaluation des risques n’est qu’une étape dans la démarche globale de prévention ;
elle ne doit pas être qu’une simple obligation légale. L’employeur doit s’engager dans la
réalisation de cette évaluation (organisation – méthode – moyens – objectifs).

La démarche de prévention doit être collective. Elle doit associer les salariés qui sont
souvent ceux qui connaissent le mieux les situations dangereuses. L’analyse doit porter sur le
travail réel du salarié par observation du poste de travail et participation de celui ci.

74
Conclusion

Il y a utilité à distinguer :

- le travail théorique tel qu’il peut être décrit dans des livres avec des fiches de poste standard
qui ne sont que des représentations théoriques des tâches du métier concerné.

- le travail prescrit : c’est celui que le responsable demande au salarié de réaliser.

- le travail réel qui est celui réalisé par le salarié pour répondre au travail prescrit et qui est
fonction des aléas et dysfonctionnements imprévus, de l’expérience et de la compétence du
salarié…

- le vécu du travail qui peut être différent d’un salarié à l’autre en fonction d’un même travail
réel.

L’employeur doit utiliser des méthodes d’évaluation adaptées à son entreprise (activité
– taille – nature des risques).

La maîtrise de l’évaluation appartient à l’employeur. S’il peut se faire conseiller par


des aides extérieures à l’entreprise, l’association des acteurs internes de l’entreprise doit être
privilégiée permettant la mise en œuvre de compétences diverses et d’un dialogue social.

Les actions de prévention résultant de cette évaluation doivent être décidées et


formalisées.

L’évaluation des risques appartient à une démarche dynamique. Elle doit être
régulièrement mise à jour.

75
BIBLIOGRAPHIE

[1] L’évaluation des risques professionnels INRS ‘’ED 5018‘’.

[2] CAROLINE GUIET, évaluation des risques professionnels en entreprise : à propos d’un
cas pratique dans une entreprise de menuiserie de Loire-Atlantique. Thèse de doctorat, 2003,
Université de Nantes

[3] Article : Notion des risque professionnel ; Décembre 2012 disponible sur :
[Link]

[4] [Link]é[Link]

[5] Guide d'évaluation des risques INRS ‘’ ED 840‘’

[6] Direction des relations de travail, la sécurité des salaries : une valeur ajoutée pour
l’entreprise. Séminaire d’information, Hôtel SOFITEL. Lundi 15/12/2008

[7] [Link] Edition INRS -évaluation des risques professionnels .Le 24 Novembre 2014

[8] CAROLINE GUIET, évaluation des risques professionnels en entreprise : à propos d’un
cas pratique dans une entreprise de menuiserie de Loire-Atlantique. Thèse de doctorat, 2003,
Université de Nantes

[9] [Link] Centre de formation professionnelle ile de France

[10] évaluation des risques professionnels –document unique –centre national de recherche
scientifique (CNRS)

[11] Mohamed GHARIANI, Évaluation des risques professionnels dans un site industriel
pour la fabrication de remorques, semi-remorques et équipements sur porteurs. Projet de Fin
d’Etudes, Filière : Management intégré "QSE", 2013, Université Virtuelle de Tunis

[12] M. Julien SOULARUE, Document Unique : Fonds National de Prévention, CNRACL

[13] Documentation d’usine « service sécurité » CERAMIR, Remchi – Tlemcen -2016

[14] Documentation d’usine « service sécurité » STATION DE DESSALEMENT DE L’EAU


POTABLE, Mostaganem. 2016

[15] [Link] Accompagnement de la prévention en santé et sécurité au travail,


Juillet 2012.

[16] Formation QHSE, Législation HSE (Le comité paritaire) Institut de management et de
gestion de l’environnement I .MA.G.E, Arzew – Oran

76
ANNEXES

Annexe 1

-Loi n° 88-15 du 3 mai 1988 modifiant et complétant la loi n° 85-05 du 16 février 1985
relative à la protection et à la promotion de la santé.

-Ordonnance n° 2006-07 du 15 juillet 2006 modifiant et complétant la loi n° 85-05 du 16


février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé.

-Loi n° 2008-13 du 17 Rajab 1429 correspondant au 20 juillet 2008 modifiant et complétant la


loi n° 85-05 du 16 février 1985 relative à la protection et à la promotion de la santé.

Annexe 2

-Arrêté du 28 avril 2015 portant revalorisation des pensions, allocations et rentes de sécurité
sociale.

-Arrêté du 29 avril 2014 portant revalorisation des pensions, allocations et rentes de sécurité
sociale.

-Arrêté du 18 mai 2013 portant revalorisation des pensions, allocations et rentes de sécurité
sociale.

-Arrêté interministériel du 09-06-1997 fixant la liste des travaux où les travailleurs sont
fortement exposés aux risques professionnels.

Annexe 3

-Décret 91-05 du 19-01-1991 relatif aux prescriptions générales de protection applicable en


matière d’hygiène et de sécurité en milieu de travail.

-Décret N°93-120 du 15-05-1993 relatif à l’organisation de la médecine du travail.

-Décret 01-342 du 28-10-2001 relatif aux prescriptions particulières de protection et de


sécurité des travailleurs contre les risques électrique.

-Décret relatif à l’obligation de formation des travailleurs dans le domaine de la prévention


des risques professionnels.

-Décret 05-09 du 08-01-2005 relatif aux commissions CHS et aux préposes à l’hygiène et
sécurité

77
ANNEXES

-Décret 05-11 du 08-01-2005 fixant les conditions de création, d’organisation et de


fonctionnement des services d’hygiène et de sécurité.

-Décret 05-12 du 08-01-2005 relatif aux prescriptions particulières d’hygiène et de sécurité


applicables dans le secteur BTPH

Annexe4

-Décret 85-231 du 25-04-1985 relatifs aux conditions d’intervention en cas de catastrophe.

-Décret 85-232 du 25-04-1985 relatifs à la prévention des risques de catastrophes.

Annexe 5

-Loi 01-19 du 12-12 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets.

-Décret 06-198 du 31-05-2006 relatif à la réglementation applicable aux établissements


classés pour la protection de l’environnement.

- Décret 07-144 du 19-05-2007 fixant la nomenclature des établissements classés.

-Décret 07-145 du 19-05-2007 fixant les modalités d’élaboration et d’approbation des études
d’inspectes sur l’environnement.

-Décret 06-104 du 25-02-2006 fixant classification des déchets solides.

-Décret 06-138 du 15-04-2006 réglementant les émissions de gaz, fumée, vapeurs, particules
solides ou liquides.

-Décret 06-141 du 19-04-2006 définissants les valeurs limitent des rejets d’effluents liquides
industriels.

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