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PCT Cours Père F.

Le document aborde des concepts fondamentaux en physique et chimie, notamment les champs magnétiques, l'induction électromagnétique, et les réactions d'oxydoréduction. Il présente des expériences et des définitions clés, ainsi que des applications pratiques concernant les métaux et leurs interactions avec des solutions acides. Enfin, il traite des piles électrochimiques et des potentiels d'oxydoréduction, fournissant un cadre pour comprendre les réactions électrochimiques.

Transféré par

Bayiha André Ghislain
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Le document aborde des concepts fondamentaux en physique et chimie, notamment les champs magnétiques, l'induction électromagnétique, et les réactions d'oxydoréduction. Il présente des expériences et des définitions clés, ainsi que des applications pratiques concernant les métaux et leurs interactions avec des solutions acides. Enfin, il traite des piles électrochimiques et des potentiels d'oxydoréduction, fournissant un cadre pour comprendre les réactions électrochimiques.

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PHYSIQUE

Chapitre 1 : Champ magnétique

Chapitre 2 : Action d’un champ magnétique uniforme sur un élément de circuit parcouru
par un courant

Chapitre 3 : Induction électromagnétique

Chapitre 4 : Auto-induction : dipôle (R,L)

Chapitre 5 : Le prisme

Chapitre 6 : Les lentilles sphériques minces

Chapitre 7 : L’œil et la loupe

Chapitre 8 : Le microscope

Chapitre 9 : La lunette astronomique

(la suite pour 1ère F4 uniquement)

Chapitre 10 : Etude des dipôles récepteurs

Chapitre 11 : Etude des dipôles générateurs

Chapitre 12 : Lois relatives aux réseaux

Chapitre 13 : Montages électriques simples

Chapitre 14 : Etude expérimentale d’un amplificateur opérationnel

CHIMIE
Chapitre 1 : Notion de couple oxydant-réducteur

Chapitre 2 : Classification électrochimique

Chapitre 3 : Notion de potentielle d’oxydoréduction

Chapitre 4 : Nombre d’oxydation

Chapitre 5 : Application de l’oxydoréduction


Mr.BISSECK Fils 0
Chapitre 1 : NOTION DE COUPLE OXYDANT-REDUCTEUR
Objectifs
-Définir : Oxydant, réducteur, oxydation, réduction, réaction d’oxydoréduction et couple redox
-Identifier quelques ions en solution
-Ecrire une demi-équation électrochimique et l’équation bilan d’une oxydoréduction
-Donner la classification électrochimique de certains métaux.
Rappels
On appelle solution aqueuse toute solution dont le solvant est l’eau. La couleur d’une solution aqueuse est celle
de ses ions hydratés qu’elle contient.
Exemple : Une solution aqueuse d’ions Cu2+ est bleue, alors celle d’ions Fe2+ est verte.
On obtient une solution aqueuse par dissolution d’un sel dans l’eau ou par action d’un acide sur un métal.

1-Les métaux et leurs ions


1.1-Expérience
Considérons 5 tubes à essais contenant respectivement le zinc (Zn), le fer (Fe), l’argent (ag), l’aluminium (Al) et
le cuivre (Cu). Versons une solution d’acide chlorhydrique (H3O+,Cl-) ou d’acide sulfurique (SO42-,2H3O+).
H2 H2 H2

Zn Fe Al Ag Cu
1.2-Observation
-On constate que les trois premiers tubes chauffent ce qui traduit des réactions exothermiques accompagnées
d’un dégagement du dihydrogène.
-Dans les deux derniers tubes, il y’a pas de réaction.
1.3 -Tests de reconnaissance des cations dans les tubes
Ajoutons dans les trois premiers tubes quelques gouttes de soude (NaOH). On constate l’apparition:
-dans le tube contenant le zinc, un précipité blanc d’hydroxyde de zinc Zn(OH)2 ⇒ Zn2+ en solution
-dans le tube contenant le fer, un précipité vert d’hydroxyde de fer Fe(OH)2 ⇒ Fe2+ en solution
-dans le tube contenant l’aluminium, un précipité d’hydroxyde d’aluminium Al(OH)3 qui se dissout dans un excès
de soude ⇒ Al3+
1.4. Interprétation
Au cours de ces réactions, ces différents métaux ont perdu des électrons et sont passés à l’état d’ions positifs
(cations) selon les demi-équations respectives suivantes :
* Zn  Zn 2+ + 2e −
* Fe  Fe 2+ + 2e −
* Al  Al3+ + 3e −
Les électrons cédés par ces métaux sont captés par les ions hydroniums (H3O+ ) selon la demi-équation :
2H 3O + + 2e −  H 2 + 2H 2O
NB L’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique attaquent certains métaux. Au cours de ces réactions, il y’a
transfert d’électrons des métaux à l’ion H3O+. Seuls les métaux plus réducteurs que l’hydrogène sont attaqués.
2-Réaction entre un cation métallique et un métal
2.1-Cas du Cu2+ et Fe
Introduisons dans un bécher contenant une solution de sulfate de cuivre bleue, la grenaille de fer. On constate :
Mr.BISSECK Fils 1
-le fer se recouvre d’un dépôt rouge de cuivre. Fe
-une disparition progressive de la couleur bleue
- Une partie de la solution décolorée, traitée par la soude (SO42- ;Cu2+)
conduit à un précipité verdâtre d’hydroxyde de fer. Bleu
les démi-équations des réactions qui ont lieu :
Oxydation : Fe  Fe 2+ + 2e −
Réducteur : Cu 2+ + 2e −  Cu
Bilan : Fe + Cu 2+  Fe 2+ + Cu ( il y’a transfert d’é de Fe à Cu2+)

2.2-Cas du Ag+ et Cu (Ag+ ;NO3-)


Dans une solution de nitrate d’argent (AgNO3) ajoutons de bleu
la poudre de cuivre : On observe un dépôt noir d’argent sur (SO42- ;Cu2+)
le cuivre et l’apparition d’une couleur bleue caractéristique de Cu2+
Oxydation : Cu 2+ + 2e −  Cu Ag
Réducteur : ( Ag + + e−  Ag )x2
Bilan : Cu + 2Ag +  Cu + 2Ag (une fois de plus il y’a transfert d’électrons)

3-Oxydoréduction
3.1-Quelques définitions
- Oxydant : espèce chimique qui capte des électrons.
-Réducteur : espèce chimique qui cède les électrons.
-couple redox : couple constitué d’un oxydant et de son réducteur conjugué. (oxydant/réducteur)
Exemple : Cu2+/Cu ; Zn2+/Zn ; Fe2+/Fe et Ag+/Ag
-Oxydation : réaction au cours de laquelle un réducteur perd les électrons
-Réduction : réaction au cours de laquelle un oxydant gagne les électrons
-Réaction d’oxydoréduction : réaction au cours de laquelle il y’a transfert d’électron d’un réducteur vers un
oxydant.
4-Classification électrochimique des métaux
Par convention, le couple le plus oxydant est toujours placé plus à droite.
Pouvoir oxydant croissant
2+
Zn Fe2+ Cu2+ Ag+
Zn Fe Cu Ag
Pouvoir réducteur croissant
Exercices d’applications
1) Qu’observe-t-on lorsqu’une bague en cuivre tombe dans une solution de nitrate d’argent ? lorsqu’une
bague d’argent tombe dans une solution de sulfate de cuivre ? Ecrire les demi-équations.
2) Une lame de cuivre plongée dans une solution de nitrate d’argent se couvre d’argent. Une lame d’argent
plongée dans une solution de sulfate de cuivre ne subit aucune modification. Ecrivez la réaction entre les
deuxcouples métalliques.

Mr.BISSECK Fils 2
Chapitre 2 : Couple H3O+/H2 : Classification électrochimique
Objectif
-Donner une classification électrochimique des métaux par rapport au couple.
-De calculer la quantité de matière à partir de l’équation-bilan d’une réaction d’oxydoréduction.

1-Etude de quelques solutions acides.


Par définition un acide est tout composé capable de céder des protons H+ au cours d’une réaction chimique.
Les solutions aqueuses d’acide sont caractérisées par les ions hydroniums H3O+. ( H 2O + H +  H 3O + )
1.1-Solution d’acide sulfurique
HCl + H 2 O → H 3O + + Cl −
1.2-Solution d’acide sulfurique
H 2SO 4 + 2H 2 O  2H 3O + + SO 4 2−
2- Action des solutions acides sur les métaux
On a constaté au chapitre 1, que l’acide chlorhydrique ou l’acide sulfurique dilué réagit sur le fer, le zinc et
l’aluminium en donnant un dégagement du dihydrogène ; par contre il ne réagit pas sur le cuivre et l’argent.
2.1. Couple H3O+/H2 ou H+/H2
Nous avons vu que l’ion H3O+ oxyde certains métaux avec un dégagement du dihydrogène. H3O+ et H2 constitue
alors un couple noté H3O+/H2 ou H+/H2 selon la demi-équation : 2 H 3O + + 2e −  H 2 + 2H 2O
3-Classification électronique des couples Mn+/M par rapport à H3O+/H2 : Place du couple H3O+/H2
D’après l’expérience des cinq tubes du chapitre 1 :
- H3O+ oxyde le fer : c’est un oxydant plus fort que l’ion ferreux, son couple est plus à droite que l’ion ferreux
- le cuivre est sans action sur une solution chlorhydrique ⇒ H3O+ n’attaque pas le cuivre, son couple est donc
plus à gauche que celui de l’ion cuivreux.
D’où la place du couple H3O+/H2 est entre le couple Fe2+/Fe et Cu2+/Cu dans la classification.
P.O.C
2+ 2+ +
Zn Fe H3O Cu2+ Ag+
Zn Fe H2 Cu Ag
P.R.C
4-Etude quantitative d’une réaction d’oxydoréduction
L’équation-bilan d’une réaction d’oxydoréduction permet de déterminer la quantité et le volume de la matière
mise en jeu en utilisant l’équation stoechiométrique.
na nb nc nd
-Pour une réaction totale : aA + bB → cC + dD ⇒ = = =
a b c d
-pour une réaction partielle, on fait intervenir un rendement : ∑ rj R j 
R
→ ∑ p P ∑r R
i i j j 
R
→ ∑pP
i i

nc nd nc nd n pi
c = d = c = d = pi
⇒ R=
na na nb nb nrj
a a b b rj
Exercices d’applications
1- Dans chacun des cas ci-dessus, identifier les espèces réduites, les espèces oxydées, le réducteurs et les
oxydants.
a) 2Ag+ + Cd 2Ag +Cd2+ b) Fe + Pb2+ → Fe2+ + Pb c) C2+ + Pb Pb2+ + Cu
2- On verse 0,8g de poudre de Zinc dans 20 cm3 d’une solution de nitrate d’argent de concentration molaire 0,1mol/L.
a) Ecrivez l’équation chimique de la réaction
b) Quelle est la masse de Zinc restant dans le récipient en fin de réaction ? on donne Zn : 65,4
Rep : nAg+=cv=2x10-3mol ; nZn=0,5 nAg+, mZn’=: nAg+Mzn=6,54x10-2g mzn=m- mZn’=7,35x10-1g

Mr.BISSECK Fils 3
Chapitre 3 : Notion de potentiel d’oxydoréduction
Objectifs :
-Définir le potentiel d’oxydoréduction et le potentiel standard.
-Distinguer un potentielle d’oxydoréduction de son potentiel standard
-Ecrire l’équation-bilan de la réaction de fonctionnement d’une pile.

1- Etude de la pile Zinc-Cuivre (Daniell)


1.1-Description
Elle est constituée d’une électrode de zinc (pôle-) plongeant e-
Pont salin
dans une solution de sulfate de zinc (Zn2++SO42-) et d’une I
(-) Zn Cu (+)
électrode de cuivre (pôle +) plongeant dans une solution de
sulfate de cuivre (Cu2++SO42-) . Les deux solutions sont 2+ 2-
reliées par un pont salin (constitué par exemple d’une (Zn +SO4 ) (Cu2++SO42-)
bande de papier filtre imbibée d’une solution concentrée de
nitrate d’ammonium), qui a pour rôle de maintenir le contact électrique entre les deux solutions.
1.2 fonctionnement
Lorsque l pile débite, le courant circule de l’électrode de cuivre vers l’électrode de zinc et les électrons dans le
sens contraire.
-au pôle (-) : Zn  Zn 2 + + 2e − (Oxydation)
-au pôle (+) : Cu 2+ + 2e −  Cu (Réduction)
2+ 2+
Bilan : Cu + Zn → Cu + Zn (équation de fonctionnement)

Sa représentation conventionnelle est : (-) Zn/Zn 2+  Cu 2+ /Cu (+)


La ddp. entre les électrodes de cuivre et de zinc représente la fém de la pile : EZn-Cu=VCu-VZn=1,10V
2-Etude de quelques autres piles
2.1-Pile plomb-cuivre
L’électrode de plomb est le pôle négatif de cette pile et l’électrode de cuivre son pôle positif.
Sa représentation conventionnelle est : (-) Pb/Pb 2+  Cu 2+ /Cu (+)
Sa fém est : EPb-Cu=VCu-VPb=0,47V
-au pôle négatif : Pb  Pb 2 + + 2e −
-au pôle positif : Cu 2+ + 2e −  Cu
2+
-bilan : Cu + Pb → Cu + Pb 2+
2.2. Pile zinc-plomb
L’électrode de zinc (pôle-) et l’électrode de plomb (pôle+)
Sa représentation conventionnelle : (-) Zn/Zn 2+  Pb 2+ /Pb (+)
Sa fém est EZn-Pb=VPb-VZn=0,63V
-au pôle négatif : Zn  Zn 2 + + 2e −
-au pôle positif : Pb 2 + + 2e −  Pb
-bilan : Zn + Pb 2+  Zn 2 + + Pb
2 .3. Conclusion
-Une demi-pile est une plaque de métal M plongeant dans une solution contenant les ions métalliques Mn+
-Une pile est un ensemble de deux demi-piles reliées par un pont salin.
-Le pôle négatif de la pile est constitué du métal le plus réducteur ;
-le pôle positif est constitué du métal le moins réducteur.
-lorsque la pile débite un courant, il se produit une oxydation au pôle négatif et une réduction au pôle positif.
3-potentiel d’oxydoréduction
La connaissance des fém. des piles permet de classer quantitativement les couples redox.
Mr.BISSECK Fils 4
Chaque demi-pile est caractérisée par son potentiel. Pour le déterminer, il faut choisir une référence. La référence
internationale est l’électrode standard à hydrogène.
3.1. Electrode standard à hydrogène (ESH)
La demi-pile à hydrogène est constituée d’une lame de platine plongée dans une solution acide. Le rôle de la lame
de platine étant uniquement d’assure le bon contact électrique et le transfert d’électrons.
Dans les conditions standards ( PH=0 et P=1bar), le potentiel standard du couple H3O+/H2 noté E°( H3O+/H2) est
nul. E°( H3O+/H2)=0V
3.2 Potentiel d’oxydoréduction du couple Mn+/M
Pour le déterminer, il suffit de réaliser une pile constituée de l’électrode standard à hydrogène et de la démi-pile
Mn+/M.
Le potentiel standard d’oxydoréduction du couple Mn+/M est égal à la ddp. en circuit ouvert, entre l’électrode
métallique M et l’électrode standard à hydrogène :
E°(Mn+/M)= VM-VESH
La connaissance des potentiels d’oxydoréduction permet de classer quantitativement les couples redox. Plus le
potentiel standard d’un couple est élevé, plus ce couple contient l’oxydant le plus fort.
3.3 Utilisation de la classification électrochimique
a) Prévention des réactions
La réaction naturelle entre deux couples est celle qui fait intervenir l’oxydant du couple de potentiel le plus élevé
avec le réducteur du couple de plus bas potentiel. Ceci peut être schématisé par la règle du « gamma » γ.
Règle du γ : Soit à prévoir la réaction entre les couples (ox1/red1) et (ox2/red2). Ox1 Red1
Si E°(ox1/red1) ˃ E°(ox2/red2) alors, Ox1 + Red2 → Ox2 + Red1
Remarque : Une réaction d’oxydoréduction est totale si la différence de potentielle Ox2 Red2
standard des deux couples intervenant dans la réaction est ≥ 0,3V.
b) Détermination de la polarité et la fém. d’une pile
Soit une pile formée de deux couples M 1n1 + / M 1 et M 2n2 + / M 2 choisis tels que E °( M 2n2 + / M 2 ) ≻ E °( M 1n1 + / M 1 ) .
-Sa représentation conventionnelle est : ( −) M1 / M1n1 +  M n22 + / M 2 (+)
-La fém. de la pile vaut : EM1 − M 2 = E °( M 2n2 + / M 2 ) − E °( M 1n1 + / M 1 )
Exercice d’application
On donne les potentiels standard d’oxydoréduction E°(Cu2+/Cu)=0,34V et E°(Mg2+/Mg)=-2,37V
a) Ecrire l’équation-bilan de la réaction naturelle entre ces couples.
b) Quel est l’oxydant le plus fort et le réducteur le plus fort ?
c) Cette réaction est-elle totale ?
d) On réalise une pile à partir de ces couples. Faire le schéma réel de cette pile en indiquant les pôles. Quelle
est sa fém.?
e) Ecrire les réactions aux électrodes.

Mr.BISSECK Fils 5
Chapitre 4 : Nombre d’oxydation
Objectifs :
-généraliser la notion d’oxydoréduction
-Utiliser les nombres d’oxydation pour identifier et équilibrer une oxydoréduction.

1-Réaction d’oxydoréduction en phase sèche


1.1-Réaction du dioxygène avec le magnésium
Enflammons un ruban de magnésium à l’air et portons-le rapidement dans un flacon de dioxygène. Il brûle en
émettant une lumière très éblouissante, preuve qu’il y’a une réaction. L’équation de cette réaction est :
∑ n.o(e ) = q
i (il y’a transfert d’électrons, et la réaction a lieu sans eau : c’est une oxydoréduction par voie
sèche)
1.2-Réaction entre le dioxygène et le carbone
Enflammons un morceau de charbon et introduisons-le rapidement dans un flacon contenant du dioxygène. La
combustion produit une flamme très vive, preuve qu’il y’a réaction. L’équation de cette réaction est :
C + O 2 → CO2 (il y’a transfert d’électron, la réaction a aussi lieu sans eau : c’est une
oxydoréduction par voie sèche)
1.3- Electronégativité d’un élément
Un élément chimique est dit électronégatif, s’il a tendance à capter les électrons pour se transformer en anion. Par
conséquent, il se produit un excédant de charge partielle ( δ − ) sur l’atome le plus électronégatif et un défaut de
charge partielle ( δ + ) sur l’autre.
δ+ 2δ − δ+
Exemple : H − O −H
2-Nombre d’oxydation (n.o)
2.1-Définition
Le n.o d’un élément dans une espèce chimique est un nombre entier noté en chiffre romain. Il caractérise le degré
d’oxydation de cet élément.
Il permet de savoir si une réaction est une oxydoréduction. L’Oxydation correspond à une augmentation du n.o
alors que la réduction à une diminution du n.o
Le n.o permet d’équilibrer les équations des réactions d’oxydoréduction lorsque le transfert d’électron n’est pas
évident?
2.2-Quelques règles de calcul du n.o
-Le nombre d’oxydation d’un élément d’un corps simple est nul. Exemple : pour Cu ; C ; Cl ; O2 ; Cl2 (n.o)=0
-Le nombre d’oxydation d’un élément dans un ion monoatomique est égale au nombre de charge de l’ion
Exemple : pour O2- n.o= -II ; Cl- n.o= -I ; Cu2+ n.o=+II ; Al3+ n.o=+III
-la somme des nombres d’oxydation de tous les éléments d’une molécule est nulle. ∑ n.o(e ) = 0
i

Exemple : pour H2O, 2n.o(H)+n.o(O)=0 ; pour C2H6, 2n.o(C)+6n.o(H)=0


-La somme des nombres d’oxydation de tous les éléments d’un ion polyatomique est égale à la charge de cet ion
∑ n.o(e ) = q
i

Exemple : pour SO42-, n.o(S)+4n.o(O)= -II ; pour H3O+, 3n.o(H)+n.o(O)=+I


Remarque : Un même élément peut avoir des n.o différents dans des espèces chimiques différentes. En général,
le n.o de l’oxygène est –II et celui de l’hydrogène est +I, sauf dans le cas des hydrures métalliques et l’eau
oxygénée où il vaut –I.
Exemple
Calculer le n.o d’oxydation de l’azote dans : HNO3 et NO3-
3-Utilisation de la notion d’oxydoréduction

Mr.BISSECK Fils 6
3.1-Identifier une réaction d’oxydoréduction
La combustion du sodium dans du dichlore s’écrit : 2Na + Cl2 → 2NaCl, est-ce une oxydation ?
Oxydation
0 0 +I -I
le n.o de Na a augmenté de 0 à +I
2Na + Cl 2 
→ 2NaCl 
le n.o de Cl a diminué de 0 à -I
Réduction
Rémarque :
-l’augmentation du n.o d’un élément traduit son oxydation (∆n.o ˃ 0)
-la diminution du n.o d’un élément traduit sa réduction (∆n.o ˂ 0)
-un oxydant est une espèce chimique contenant un élément dont le n.o diminue au cours d’une réaction
d’oxydoréduction.
-Un réducteur est une espèce chimique contenant un élément dont le n.o augmente au cours d’une réaction
d’oxydorédcution.
-Une dismutation est une réaction au cours de laquelle une partie d’un même élément s’oxyde et l’autre se réduit.

3.2-Equilibrage des réactions d’oxydoréduction


Principe : soit ∆n.o la variation du n.o d’un élément. Pour équilibrer l’équation-bilan d’une réaction
d’oxydoréduction, il suffit de rechercher des coefficients α et β tels que: α ∆n.o(élt oxydé)+β ∆n.o(élt réduit) = 0
et les reporter dans l’équation.
Exercices d’applications
Equilibrer les réactions suivantes
a) Fe2O3 + CO → Fe + CO2
b) Fe2Al + Al → Fe + Al2O3
Rep
Le calcul de la variation du n.o d’un élément tient compte du nombre d’atome de cet élément.
+ III + II 0 IV
a) Fe 2 O3 + C O → 2Fe + C O 2
− II − II − II

- ∆n.o ( C ) =IV- II=+II : donc C s’est oxydé


- ∆n.o (Fe) = 2(0) – 2(III)= - VI : Fe est réduite
- ∆n.o (O) = 0 : aucune variation
α 3
- βFe2O3 + α CO → β2Fe + αCO2 donc α(+II) + β(-VI)= 0 d’où =
β 1
- l’équation équilibrée est donc : Fe2O3 + 3CO →2 Fe + 3CO2

Mr.BISSECK Fils 7
Chapitre 5 : Application de l’oxydoréduction
Objectif :
-Déterminer les quantités de matière donnant accès à des concentrations, -Définir l’équivalence
-Doser une solution de concentration inconnue
1- Etude de quelques couples complexes
1.1- Exemples de couples complexes en milieu acide
-Couple Fe3+/Fe2+ (ion ferrite/ion ferreux) caractérisé par la demi-équation : F e 3 + + e −  Fe2+
-Couple MnO4-/Mn2+ (ion permanganate/ion manganèse) : MnO -4 + 8H 3O + + 5e-  Mn 2+ + 12H 2 O
-Couple SO42-/SO2 (ion sulfate/dioxyde de soufre) : S O 24 - + 4H 3O + + 2e-  SO 2 + 6H 2O
-
-Couple NO3 /NO (ion nitrate/monoxyde d’azote) : N O 3− + 4 H 3O + + 3e−  N O + 6H 2O
-Couple Cr2O72-/Cr3+ (Ion dichromate/ion chrome III): Cr2O 2-
7 + 14H 3O +
+6e −
 2Cr 3+ + 21H 2 O
-Couple S4O62-/S2O32- (ion tétrathionate/thiosulfate) : S 4 O 62 − + 2e−  2 S 2 O 32 −
1.2-Méthode générale d’équilibrage d’une demi-équation : Exemple du couple Cr2O72-/Cr3+
-Ecrire l’ébauche de demi-équation sans les coefficients stœchiométriques. C r2 O 72 -  C r 3 +
-Equilibrer les atomes de l’élément commun à l’oxydant et au réducteur. C r2 O 72 -  2 C r 3+
-Equilibrer les atomes d’oxygène en ajoutant des molécules d’eau. C r2 O 72 -  2 C r 3+ + 7 H 2O
-Equilibrer les atomes d’hydrogène avec les protons H+ . C r2 O 2-
7 + 14H +
 2 C r 3+ + 7 H 2O

-Hydrater les protons. C r2 O 72 - + 1 4 H 3 O +  2 C r 3+ + 2 1H 2O


-Equilibrer les charges électriques en utilisant les électrons e-. C r2 O 72 - + 1 4 H 3 O + + 6 e −  2 C r 3+ + 2 1H 2O
2-Dosage d’oxydoréduction
2.1-but : C’est de déterminer la concentration molaire d’une espèce chimique dans une solution.
2.2-Principe: Verser une solution de concentration connue dans celle de concentration inconnu jusqu’à
équivalence. L’équivalence est repérée avec un changement de couleur du milieu réactionnel.
2.3-Exemple: Dosage d’une solution de Fe2+ Par une solution d’ion permanganate MnO4- (manganimétrie)
La manganimétrie est la réduction des ions MnO4- par les ions Fe2+ en milieu acide.
a) Mode opératoire
Soient Cr la concentration du réducteur et Vr son volume. (Co connue , Vo)
Co la concentration de l’oxydant et Vo son volume. Potence burette graduée
mettre la solution de concentration inconnue dans un bécher,
et l’autre dans une burette graduée. Verser progressivement, bécher
la solution de la burette dans celle de la bécher jusqu’à l’équivalence. (Cr inconnue, Vr)
2+ 3+ -
Oxydation (Fe → Fe + e ) x5
Réduction ( M n O -4 + 8 H 3 O + + 5 e -  M n 2 + + 1 2 H 2 O ) Agitateur magnétique
Bilan : 5 Fe2++ MnO4-+8 H3O+→5 Fe3++Mn2++12H2O
nFe2+ nMnO − CrVr CoVo
à l’équivalence: = 4
⇒ = ⇒ CrVr = 5CoVo ⇒ Cr =
5C o V o
5 1 5 1 Vr
3-Corrosion et protection des métaux.
3.1-Corrosion : La corrosion est un processus chimique de dégradation des métaux. Elle résulte de la
transformation subie par les métaux lorsqu’ils sont oxydés. Ex: le fer laissé dans l’humidité conduit à la rouille
3.2-Protection des métaux.
a) Protection par revêtement non métallique
Il s’agit de recouvrir les métaux à protéger d’une couche de peinture ou de matière plastique.
b) Protection par revêtement métallique ou protection cathodique
Il s’agit de fixer sur le métal à protéger, un métal plus réducteur que lui. Ainsi, le métal plus réducteur sera
oxydé à la place du métal à protéger. On parle de protection à anode sacrifiée.
Ex: -La protection au zinc est la galvanisation; -au nickel est le nickelage; -au cuivre est le cuivrage
Mr.BISSECK Fils 8
Chapitre 1 : Champ magnétique
Objectifs :
-Définir champ magnétique, ligne de champ et spectre magnétique
-Connaître les caractéristiques du champ magnétique, son unité et la règle du bonhomme d’Ampère
-Calculer le module du champ magnétique d’un courant.
I-Interactions magnétiques
1.1-Mise en évidence
Les aimants attirent les grains de limaille de fer. Cette propriété caractérise les substances magnétiques.
On appelle pôles d’un aimant ses extrémités où son influence est maximale. On a le pôle nord et le pôle sud. Les
pôles d’un même nom se repoussent et les pôles de nom contraire s’attirent.
Un aimant peut-être naturel (permanent :magnétite Fe3O4) ou artificiel(temporaire :électroaimant).
1.2-Quelques formes usuelles
-Aiguille aimantée S N, -Barreau aimanté S N, -Aimant en U N S
2-Vecteur champ magnétique
2.1-Définition
On appelle champ magnétique, toute région de l’espace dans laquelle un objet ferromagnétique est soumis à des
forces magnétiques.
2.2- Caractéristiques.

En tout point de l’espace, un champ magnétique est caractérisé par un vecteur champ magnétique noté B et
caractériser par :
-direction : celle d’une aiguille aimantée
-origine : un point du champ magnétique
-sens : du pôle sud vers le pôle nord
-Intensité : grandeur mesurable à l’aide d’un teslamètre ayant comme unité le tesla (T)
2.2-Spectre magnétique
-Une ligne de champ est une courbe qui en chacun de ses
points est tangente au vecteur champ magnétique.
-l’ensemble des lignes de champ constitue le spectre magnétique.
2.3-Champ magnétique uniforme
Un champ magnétique est dit uniforme lorsque le vecteur champ est constant en tout point de l’espace champ.
2.4-Moment magnétique d’un aimant
L’action d’un champ magnétique sur un aimant se réduit à un couple de force de moment ᴦ égale :
M : moment magnétique de l’aimant en (A.m2) ; B en tesla (T) et ᴦ en (N.m)
ᴦ =MBsinα 
α : angle que fait B avec l’axe Sud-nord de l’aimant influencé.
3-Géométrie du champ magnétique terrestre Nord.Géo.
C’est un champ qui existe en tout point de la surface de la terre. Nord.magné. Bh 
D
 est l’angle que forme le plan méridien î
La déclinaison D  Bv
magnétique et le plan méridien géographique. B
L’inclinaison î est l’angle que font le vecteur champ
 Bh
magnétique B et sa composante horizontale Bh. Bh=Bcosî ⇒ B=
Cosî
4-Champ magnétique créer par un courant
4.1-Cas d’un conducteur rectiligne
a) Expérience 
B
Versons de la limaille de fer sur une feuille de carton traversée M
perpendiculairement par un conducteur rectiligne. On constate
qu’elle les grain de cette limaille de fer se regroupent en cercles concentriques. Ce sont les lignes du champ créé.

Mr.BISSECK Fils 9
En un point M situé à une distance d du fil conducteur, les lignes de champ sont des cercles concentriques dont
l’orientation est donnée par la règle de l’observateur d’ampère.
b)Enoncé de la règle de l’observateur d’ampère
« l’observateur d’ampère regardant le point M considéré, et couché sur le fil conducteur de telle sorte que le

courant le traverse des pieds vers la tête, tend son bras gauche pour indiquer le sens du champ magnétique B »

c)caractéristique du vecteur B crée en M
-direction : tangente aux lignes de champ
-point d’application : point M
-sens : donner par la règle de l’observateur d’ampère
-intensité : proportionnelle à l’intensité du courant et inversement proportionnelle à la distance d :
 I en ampère (A)
−7 I 
B = 2.10 d en mètre (m)
d  B en tesla (T)

4.2-Cas d’une bobine plate 
Une bobine plate est un ensemble de spires jointives;  B Entrant
B
parcouru par un courant , elle se comporte comme un
aimant ayant deux faces : face sud et face nord. Sortant
-la face nord est celle par laquelle sortent les lignes de champ
-la face sud est celle par laquelle entent les lignes de champ.

-les caractéristiques du champ B sont : *Point d’application : centre de la bobine
*Direction : axe de la bobine
*Sens : donner par la règle de l’observateur d’ampère
I
*Intensité : donnée par : B = 2π .10−7 pour une seule spire
R
NI  R rayon d ' une spire en mètre (m)
et B = 2π .10−7 pour N spires. 
R  N nombre de spires
4.3-Cas d’un solénoïde infiniment long
Un solénoïde est une bobine infiniment longue (diamètre «« longueur) 
à spire non jointives et réalisé par un fil enroulé en forme d’hélice. B
Pour un solénoïde de longueur l comportant N spires, les lignes de
champ sont des droites parallèles à l’axe de la bobine et des courbes
fermées proches des bords.

Les caractéristiques de B sont : -Point d’application : centre du solénoïde
-Direction : axe du solénoïde
-Sens : donné par la règle de l’observateur d’ampère
 I en ampère ( A)
−7 NI 
-Intensité : donnée par : B = 4π .10 ℓ longueur du solénïde en mètre (m)
ℓ  B en tesla (T )

N
En posant n = le nombre de spires par unité de longueur et µ0 =4π .10−7 la permitivité du vide, cette

expression devient B = µ0 nI .
Exercices d’applications
1) Calculer l’intensité du champ magnétique B d’une bobine plate, sachant qu’elle comporte 60 spires de 10cm de
diamètre et parcourue par un courant de 4A.
2) Déterminer l’intensité du champ magnétique au voisinage du centre d’un solénoïde de 120 spires reparties sur une
longueur de 30cm et parcouru par un courant de 5A.
Mr.BISSECK Fils 10
Chapitre 2: Action d’un champ magnétique uniforme sur un
élément de circuit parcouru par un courant
Objectifs :
-Enoncer la loi de Laplace et la règle du flux maximal
-Connaître les expressions du moment d’un couple et son travail
A M
1-Cas d’un conducteur rectiligne 
1.1-Mise en évidence Rh F

Considérons un fil conducteur rectiligne MN pouvant tourner ℓ 


B


librement autour de l’une de ses extrémités et l’autre extrémité


plongeant dans du mercure. Une portion l de ce fil conducteur
 N
plonge dans un champ magnétique B . Mercure
a) observation
-lorsque le fil conducteur est parcouru par un courant, il dévie de sa position d’équilibre verticale.
-la déviation cesse lorsqu’on annule le courant, et est dans le sens contraire lorsqu’on inverse le sens du courant.
b) interprétation
Tout conducteur parcouru par un courant et plongé dans un champ magnétique est soumis à une force
magnétiques appelée force de Laplace.
1.2-Loi de Laplace
« Tout conducteur parcouru par un courant électrique et placé dans un champ magnétique est soumis à une force
électromagnétique dite force de Laplace de caractéristiques :
-point d’application : milieu du tronçon de conducteur soumis au champ magnétique
-Direction : perpendiculaire au fil conducteur

-Sens : donnée par la règle des trois doigts de la main droite (où le pouce indique le sens de I, l’index celui de B et
   
le majeur celui de F ) de sorte que ( I ℓ ; B ; F ) forment un trièdre directe.
-Intensité : donnée par l’expression : F = BI ℓ sin α »
Remarques :
 π
-la force de Laplace est maximale lorsque B est perpendiculaire au conducteur : α = ⇒ F = BI ℓ
2
  
-La force de Laplace est un produit vectoriel : F = I ℓ ∧ B
Exemple :

1)-Représenter la force de Laplace F au milieu de chaque conducteur ci-dessous.
a) b) c)
I
  I 
B B B I

2)-Calculer l’intensité de la force s’exerçant sur un conducteur rectiligne parcouru par un courant de 15A et
soumis sur une longueur de 4cm à un champ magnétique d’intensité 0,3T agissant perpendiculairement au
conducteur. Rep : F=0,18N
2-Cas d’un contour fermé
2.1-Roue de Barlow (principe de la machine à coudre électrique)

Elle est constituée d’un disque de cuivre placé dans un B

champ magnétique B perpendiculaire au disque. 
R
2
Lorsque le courant passe sur un rayon de la roue, celle-ci est F
 I
soumise à une force de Laplace F qui la fait tourner.
-F a pour expression : F = BIR , R rayon du disque en (m) Mercure
 2
-Moment de F par rapport à l’axe ∆ : M F = F . R = BIR M en (N.m).
∆ 2 2

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 θ angle balayé en (rad )
-Travail de F : WF = M F ∆ .θ = nπ BIR 2 Car θ = 2π n avec 
 n nombre de tour
ω vitesse angulaire de rotation en( rad/s)
-Puissance développée par la roue : P = M F ∆ .ω = N π BIR 2 car ω = 2π N
N vitesse de rotation en (tr/s)
2.2-La balance de Cotton
Elle est constituée de deux bras de fléaux dont 
l’un est muni d’une pastille de cuivre plongeant B
ℓ (∆)
dans un champ magnétique et parcouru par un
I
courant, l’autre est muni d’un plateau de masses 
marquées contribuant à établir l’équilibre. F
La portion l de la pastille est soumise à la force de
Laplace.  
La condition d’équilibre de la balance est :
d1 d2
P = mg

M F ∆ + M P ∆ = 0 ⇒ Fd1 − Pd 2 = 0 ⇒ BI ℓ d 1 = m gd 2 ⇒ B=


m gd 2
I ℓd1

2.3- Cas d’un cadre rectangulaire


Soit un cadre rectangulaire A,C,D et E formé par N spires de fils conducteur. Le cadre mobile autour de l’axe ∆
est placé dans un champ magnétique uniforme. Lorsque le courant passe, le C ∆

cadre est soumis aux forces magnétiques qui s’appliquent au milieu de chaque côté : F1
  ' I
-les forces F1 et F 1 parallèles au cadre, de même direction et de sens contraires n’ont  D 
F2 n
aucun effet sur le cadre.
  ' a θ 
-Pa conte les forces F 2 et F 2 perpendiculaires au cadre, forment un couple qui a O B
 '
tendance à faire tourner le cadre. F2
A b
d
Le moment de ce couple est Γ = F .d or F = F2 = F2' = NBIa et sin θ =
b  '
F1 E
⇒ d = b sin θ donc Γ = NBIab sin θ de plus S=ab (surface du cadre) 
n
D’où Γ = NBIS sin θ Γ moment du couple en(N.m) 
F2
D’autre part ᴦ =MBsin θ , par analogie (A,C)
θ 

M=NIS
moment magnétique en (A.m2) θ θ B

a) Galvanomètre à cadre mobile
(D,E)
Il est constitué d’un cadre rectangulaire suspendu par un fil de torsion d
fournissant un couple de rappel. Le moment du couple de rappel est :  '
F2
α angle de rotation du cadre
Γ r = C.α  ; la condition d’équilibre du cadre est : Γ r = Γ ; lorsque le
C cons tan ce de torsion du fil
  
vecteur champ B est parallèle au cadre, B ⊥ n ⇒ θ =90° donc NBIS=C.α
NBS NBS α en (rad )
⇒ α= I en posant σ = ⇒ α =σI 
σ sensibilité du galvanomètre en (rad . A )
−1
C C
b)Le haut parleur électrodynamique
Il est constitué d’un aimant permanent de forme particulière et d’une bobine parcourue par un courant et pouvant
coulisser sur l’un des pôles de l’aimant. La bobine est solidaire à une membrane. Quand la bobine est parcourue
par un courant variable, elle fait vibrer la membrane au rythme du courant. La vibration de la membrane provoque
les modifications de la pression de l’air ce qui conduit à la production du son.

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3-Travail des forces électromagnétiques
3.1-Notion de flux (C)

Considérons un contour fermé (c) limitant une surface plane S, placé dans un θ
n
  
champ magnétique uniforme B . Le flux du champ magnétique B à travers S S B
est le nombre de lignes de champ qui traversent (c).


Il est noté Φ et donné par la relation : θ = ( B, n) = 60°
Remarques : Pour N surfaces, Φ = NBS cos θ
3.2-Le flux coupé par un élément de circuit rectiligne au cours de son déplacement.
Le conducteur MN parcouru par un courant et placé dans un champ M M’
  
magnétique B est soumis à la force de Laplace F qui lui permet de se déplacer B I B

en balayant une surface S. F
le flux coupé ou flux balayé est : A
 
Φ = BS car B ↑↑ n donc θ = 0° ⇒ cosθ = 1 N N’
3.3-Expression du travail de la force
 
WF = F .MM ' or ( F = BI .MN et θ = 0° ); WF = F .MM 'cos θ = B.I .MN .MM ' or S=MN.MM’ ⇒ WF = BIS
De plus Φ = BS ⇒ WF = ΦI .
3.3-Règle du flux maximal
Quand un conducteur placé dans un champ magnétique se déplace sous la seule action des forces magnétiques,
«la position d’équilibre stable est celle pour laquelle le flux qui le traverse de la face sud à la face nord est
maximal ».
 
-le flux est maximal pour θ = 0° ⇒ B ↑↑ n , donc Φ max = BS
 
-le flux est minimal pour θ = π ⇒ B ↑↓ n , donc Φ min = − BS
Exercice d’application
Déterminer la valeur du flux total embrassé par une bobine de 200 spires de diamètre D=4cm, placée dans un

 
champ magnétique uniforme de norme B=0,2T sachant que l’angle θ = ( B, nS ) = 60° .

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Chapitre 3 : Induction électromagnétique
Objectifs :
-identifier le phénomène de l’induction électromagnétique
-Enoncer les lois de Lenz et de Faraday
-Calculer la f.é.m. induite, l’intensité du courant induit et la quantité d’électricité induite
-en donner les applications.

1- Mise en évidence expérimentale


1.1-Dispositif et faits expérimentaux
Quand un aimant se déplace devant une bobine (en faisant les va-et-vient Aimant en
ou en tournant) le galvanomètre décèle le passage d’un courant variable mouvement i
i dans la bobine. Ce courant n'existe que pendant le déplacement de l’aiment.
1.2-Interprétation G
Le déplacement des lignes de champ magnétiques de l’aimant traversant la bobine crée dans celle-ci une variation
du flux magnétique ; c’est cette variation du flux propre de la bobine qui engendre un courant induit i dans le
circuit.
Remarques :
-la source créant le champ magnétique est l’inducteur : ici c’est l’aimant
-le circuit dans lequel apparaît le courant induit est l’induit : ici c’est la bobine
2-Loi de Lenz
« Le phénomène d’induction électromagnétique est tel que par ses effets, il s’oppose toujours à la cause qui lui
donne naissance »
3-Aspect énergétique
3.1-Force électromotrice induite
Par analogie, la variation du flux inducteur donne naissance à une f.é.m. appelée f.é.m. induite notée e
a) f.é.m. moyenne (emoy)
Quand le flux passe d’une valeur Φ1 à une valeur Φ 2 pendant un intervalle de temps long compris entre t1 et t2,
Φ 2 − Φ1 ∆Φ
la f .é.m. moyenne aux bornes du circuit est : emoy = − ⇒ emoy = −
t2 − t1 ∆t
b) f.é.m. instantanée e
Quand le flux subit une variation pendant un labs de temps très court, la f.é.m. instantanée (à un instant t) est :
dΦ dΦ
e =− où est la dérivée de Φ par rapport au temps : e en (V)
dt dt
3.2-Enoncé de la loi de Faraday
« Tout circuit soumis à une variation de flux, est le siège d’une f.é.m. induite »
3.3-Intensité du courant induit
Si R est la résistance totale du circuit induit, l’intensité du courant induit est donnée par la loi de Pouillet :
e
i= ( e en (V), R en (Ω), i en (A) )
R
3.4-Quantité d’électricité induite
La quantité d’électricité induite a pour expression : Q = imoy ∆t Q en (C)
Exercice d’application
Une bobine comportant 100 spires de rayon 10cm est placée dans un champ magnétique uniforme d’intensité
B=0,01T. Calculer la f.é.m. moyenne induite au cours d’une rotation faisant passer l’angle de rotation

 
θ = ( B; n) de 0° à 90° en 0,2s. Déduire l’intensité du courant induit sachant que la résistance de la bobine
vaut 1,25Ω, puis la quantité d’électricité induite.

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4-Applications
4.1-Conducteur rectiligne flanchant des lignes de perpendiculairement à lui.
M M’
Lors d’un déplacement de durée dt, la distance parcourue par le conducteur avec
 
la vitesse v est : MM’=vdt F i v
La surface balayée est S=lvdt et la variation du flux est : d Φ = Blvdt N N’
Blvdt
Ainsi, la f.é.m. induite est : e = − ddtΦ ⇒ e = − = − Blv ⇒ e = Blv
dt
Remarque :La force électromagnétique dû au courant induit es toujours opposé au déplacement.
e Blv
-L’intensité induite i devient : i = =
R R
MM '
Bl.
-La quantité d’électricité induite est : Q = i∆t =
Blv
∆t = ∆t ∆t ⇒ Q=
BS
car S=l.MM’
R R R
4.2-Alternateur
a) Principe de fonctionnement
« C’est la transformation de l’énergie mécanique reçue en énergie électrique »
b)Description
Un alternateur est constitué :
-d’un circuit induit encore appelé stator, qui est une bobine fixe,
-d’un circuit inducteur encore appelé rotor qui est une bobine mobile.
4.3-Transformateur
a) Principe de fonctionnement
La tension alternative au primaire engendre un flux alternatif dans le circuit magnétique et une f.é.m d’auto
induction. L’enroulement secondaire, bobiné dans le même sens que le primaire est soumis à la même
variation de flux et une f.é.m d’auto induction apparaît dans ce bobinage.
i1 i2
b)Symbole
U1 N1 N2 U2
c) Rapport de transformation η Primaire Secondaire
C’est le rapport du nombre de spires du secondaire au nombre de spires du
N 2 U 2 I1
primaire : η = = =
N1 U1 I 2
4.4-Courants de Foucault
C’est le courant induit dans les pièce métalliques en mouvement dans un champ magnétique.

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Chapitre 4 : Auto-induction
Objectifs :
-Connaître la f.é.m. d’auto-induction d’un circuit.

1-Particularités
Dans un phénomène d’induction simple, l’inducteur et l’induit sont deux éléments différents. Par contre dans le
phénomène d’auto-induction, l’inducteur est aussi l’induit.
1.1-Inductance propre d’un circuit
Le flux produit à chaque instant dans un circuit électrique est proportionnel au courant inducteur i qui le créé ; et
L le coefficient de proportionnalité est caractéristique du circuit. L porte le nom d’inductance propre du circuit et
Φ en (Wb); i en ( A)
s’exprime en Henry. Φ = Li 
 L self induction en henry ( H )
1.2-f. é.m. d’auto-induction
a)Expression
e en (V ), L en ( H )
dΦ di di 
e=− = −L ⇒ e = −L  di
dt dt dt  dt dérivée de i par rapport à t
b)Tension aux bornes d’une bobine (R,L)
le circuit (R,L) est composé d’une résistance pure (qui ne produit pas d’effet
magnétique et d’une bobine parfaite (qui ne produit pas d’effet joule) comme le U
montre le modèle de Thevenin ci-contre. Ri e

di di di
U = Ri − ( − L ) = Ri + L ⇒ U = Ri + L U=Ri-e
dt dt dt
2-Energie emmagasinée dans la bobine.
1 2
L’énergie emmagasinée dans une bobine a pour expression : Wmgn = Li
2

Exercice d’application
Déterminer l’inductance L d’un solénoïde placé dans l’air comportant N spires de section S reparties sur une
longueur l. A.N : N=10000spires ; l=80cm ; S=36mm2 ; θ = 0° .
N N N2 N2
Rep : B = µ0 i et Φ = NBS ⇒ Φ = NBS = N ( µ0 i ) S = µ0 iS or Φ = Li = µ0 iS
l l l l
N2
⇒ L = µ0 S AN :
l

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Chapitre 5 : Le prisme
Objectifs :
-Définir et décrire un prisme
-Tracer la marche d’un rayon lumineux à travers un prisme.
-Appliquer les formules d’un prisme
-Calculer l’indice de réfraction d’un prisme au minimum de déviation

1-Description
Un prisme est un milieu transparent délimité par deux surfaces Angle de Arête
plans non parallèles appelés faces du prisme. prisme
A face
Section base
2-Réfraction à travers un prisme principale
2.1-Marche d’un rayon lumineux
SI : rayon incident
I : point d’incidence
i1 : angle d’incidence A
ère
N1 : normale de la 1 face N1
r1 : angle de réfraction sur la 1ère face
i2 : angle d’émergence i1 90°-r1
D1 D1 N2
S I
I’T : rayon émergent r1 90°-r2 I’ i2 D
n: indice du prisme rr22
D2
A : angle du prisme n
D : Déviation du rayon incident T
ère
D1 : déviation sur la 1 face
D2 : déviation sur la 2ème face
N2 : normale de la 2ème face
Un rayon lumineux SI tombe sur la 1ère face du prisme sous une incidence i1 et sort avec une déviation D par
rapport à sa direction initiale.
2.2-Formules du prisme
-au point I : sin i1 = n sin r1 (1)
-au point I’ : sin i2 = n sin r2 (2)
-Relation entre A, r1 et r2 :
Dans le triangle (I,I’,A) on a (90°-r1)+(90°-r2)+A=180 ⇒ 180° - (r1 + r2 ) + A = 180° Soit A = r1 + r2 (3)
-Expression de la déviation :D1=i1-r1 et D2=i2-r2 or D=D1+D2
⇒ D=i1 − r1 + i2 − r2 = (i1 + i2 ) − (r1 + r2 ) = i1 + i2 − A d’où D=i1 + i2 − A (4)
2.3-Cas particuliers
a) Prisme de petit angle
Dans le cas des petits angles sin α ≈ α , les formules du prisme deviennent :
(1) i1=nr1 ; (2) i2=nr2 ; (3) A=r1+r2 ; (4) D=i1+i2-A= nr1+ nr2-A=(n-1)A ⇒ D=(n-1)A
b)Condition d’émergence
1
Il y’a émergence rasante lorsque r2 = λ (angle de réfraction limite : sin λ = ). Généralement r1˂r2
n
La condition d’émergence est donc : r2 ≺ λ (condition pour que le rayon incident sorte du prisme) au cas

A
contraire on aura une réflexion totale. Généralement r1˂r2 r2 ≺ λ ⇒ r1 ≺ λ ⇒ r1 + r2 ≺ 2λ ⇒ ≺λ
2

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2.4-Etude de la déviation
La déviation (D) dépend de l’angle (A), de l’indice (n) et de l’incidence (i1) du prisme.
i1’ correspond à un maximum de déviation alors que, D
Dmax
i1=i2 correspond à un minimum de déviation.
Remarque : lorsque l’angle d’incidence varie, la déviation passe par
un minimum quand l’incidence est égale à l’émergence.
A
i1=i2 ⇒ r1 = r2 donc A=2r ⇒ r =
2
Dm + A
Dm=2i-A ⇒ i = Dm
2 i1 ’ i1=i2 90°
Dm + A)
sin(
Dm + A A 2
D’après (1) on a: sini=nsinr ⇒ sin( ) = n sin( ) d’où ⇒ n=
2 2 A
sin( )
2
3-Dispersion de la lumière
3.1-Définition
C’est la décomposition de la lumière blanche en plusieurs lumières monochromatiques.
3.2-l’arc-en-ciel
C’est un phénomène naturel qui résulte de la dispersion de la lumière blanche du soleil par des gouttelettes d’eau
des nuages. Ces gouttelettes se comportent comme un prisme et décomposent la lumière blanche du soleil en ses
différentes couleurs allant du rouge au violet.
3.3-Importance
La dispersion permet de comprendre la nature des sources lumineuses et des couleurs. Elle est aussi importante à
la production des bouquets lumineux.
Exercice d’application
Un rayon lumineux SI tombe avec une incidence de 30° sur un prisme taillé dans un verre d’indice n=1,5 et dont
la section est un triangle équilatéral.
1) Quel est l’angle de ce prisme ?
2) Calculer r1 ; r2 et i2.
3) Tracer alors à la règle et au rapporteur la marche de ce rayon à travers le prisme.
4) Quelle déviation subit le rayon incident ?
Rép : r1=19,47° ; r2=40 ;53° ; i2=77,1 ; D=47,1°

Mr.BISSECK Fils 18
Chapitre 6 : Les lentilles minces
Objectifs :
-définir les éléments cardinaux d’une lentille, -connaître les relations de conjugaison et de grossissement d’une
lentille mince, -connaître les défauts des lentilles
1-Définitions
-Une lentille est un milieu transparent et homogène délimité par deux surfaces sphériques ou par une surface
sphérique et un plan.
R1 R2 R1 R2
e e
O1 O O2 O1 O O2

Lentille à bords minces ,lentille à bords épais


-L’axe principale est la droite qui passe par les centres des deux sphères (O1O2)
-Le centre optique est le point de rencontre du centre O de la lentille avec l’axe principale
-Toute droite autre que l’axe principale passant par le centre optique est appelée axe secondaire
-Une lentille est dite mince lorsque son épaisseur est très inférieure à ses rayons de courbure (e « R1 et R2)
-On distingue deux types de lentilles : les lentilles à bords minces et les lentilles à bords épais.
*lentilles convergentes ou à bords minces

Axe principal F O F’
Biconvexe, plan convexe, ménisque Convergent
*lentilles divergentes ou lentilles à bords épais symbole

F’ O F
Biconcave, plan concave, ménisque divergent
2-Image donnée par une lentille
2.1-Conditions de Gauss
Pour que l’image soit nette, les lentilles doivent être utilisées dans les conditions de Gauss suivantes :
-Les rayons lumineux doivent être peu inclinés par rapport o l’axe principal.
-les rayons lumineux doivent rencontrer la lentille au voisinage du centre optique.
2.2-Construction géométrique des images
a)Points focaux et distance focale
-Foyer principal objet (F) : point pour lequel F
F
tout rayon incident passant par lui émerge
de la lentille parallèlement à l’axe principal.
-Foyer principal image (F’) : Point pour lequel F’
tout rayon incident parallèle à l’axe principal F’
émerge de la lentille en passant par lui
-On appelle plan focal, tout plan perpendiculaire à l’axe principal en un point focal. Plan focal image
-Un foyer secondaire est le point de rencontre d’un axe secondaire avec un plan focal.
F’
-Tout objet situé à l’infini a son image dans le plan focal image. O
F S’
-On appelle distance focale d’une lentille, la valeur algébrique OF ' .
- F est symétrique à F’ par rapport à O donc : f = OF ' = −OF . f en mètre (m)
* Pour une lentille convergente, OF ' ≻ 0
* Pour une lentille divergente, OF ' ≺ 0
b) vergence d’une lentille
Mr.BISSECK Fils 19
L’inverse de la distance focale est appelée vergence de la lentille, notée C = 1 . C en dioptrie (δ).
OF '
* Pour une lentille convergente, C ≻ 0
* Pour une lentille divergente, C ≺ 0
La vergence d’une lentille est liée à son indice de réfraction n et aux rayons de courbure de ses faces R1 et R2 par:
 R1 et R2 en mètre (m), C en dioptrie (δ )
1 1 
C = ( n − 1)( + )  R1 et R2 comptés positivement pour les faces convexes (bombés)
R1 R 2  et négativement pour les faces concaves (creuses)

b) Règles de construction
-Tout rayon incident passant par le centre optique O émerge de la lentille sans être dévié.
-Tout rayon incident parallèle à l’axe principal émerge de la lentille en passant par le foyer principal image.
-Tout rayon incident issu du foyer principal objet émerge de la lentille parallèlement à l’axe principal.
Exemples : Le point A étant sur l’axe principal, on fait partir deux rayons d B en respectant les règles de
construction, le point de rencontre de leur rayons émergents est B’ et le projeté orthogonal de B’ sur l’axe est A’.
• Objet situé au-delà des foyers principaux
B B
B’
A F O F’ A’
B’ A F’ A’ O F

Nature de AB : réel Nature AB : réel


Nature de A’B’ : réelle Nature A’B’ : virtuelle
Sens de A’B’ : renversée % AB Sens A’B’ : droite
• Objet situé entre les foyers principaux et le centre Optique O
B’
B
B’
B
A’ F F’ A
A F’ A’
Remarques :
-Tout objet devant la lentille est dit réel. -Tout objet derrière la lentille est dit virtuel.
-Toute image derrière la lentille est dite réelle. –Toute image devant la lentille est dite virtuelle.
2.3-Relation de Snell-Descartes
a) formule de conjugaison
la position de l’image d’un objet à travers une lentille est déterminer par la relation de conjugaison suivante :
1 1 1 OA position de l ' objet AB
− = 
OA ' OA OF ' OA ' Position de l ' image A ' B '
Remarques : -l’axe principal est orienté suivant le sens de propagation de la lumière (de la gauche vers la droite)
-la lecture de la position tient compte de cette orientation
-Si OA ≺ 0 l’objet est réel, - Si par contre OA ≻ 0 l’objet est virtuel
-Si OA ' ≻ 0 l’image est réelle, -Si par contre OA ' ≺ 0 l’image est virtuel.
b) Grandissement
C’est le rapport des grandeurs de l’image sur les grandeurs de l’objet :
A ' B ' OA '  AB taille de l ' objet -lorsque γ ≻ 0 l’image est droite % l’objet
γ = = 
AB OA  A ' B ' taille de l ' image -lorsque γ ≺ 0 l’image est renversée % l’objet.
2.4-Théorème de vergence
Plusieurs lentilles minces accolés équivalent à une lentille unique dont la vergence C est égale à la somme
n
algébrique des vergences individuelles de chaque lentille. C = C1 + C 2 + ⋯ + C n = ∑ C i
i

Mr.BISSECK Fils 20
Chapitre 7: Œil réduit et loupe
Objectifs :
-Décrire et schématiser l’œil réduit ; Expliquer le phénomène d’accommodation
-définir le PP(punctum proximum) et le PR(punctum remotum)
-citer les défauts de l’œil et les méthodes de correction
-décrire la loupe, Calculer sa puissance et son grossissement.
1-Œil réduit
C’est le modèle optique de l’œil.
1.1-Constitution
L’œil est constitué d’une succession de milieux transparents séparés par les surfaces sphériques de même axe. Les
principales parties de l’œil réduit sont : la pupille, le cristallin et la rétine.
1.2-Rôle des différentes parties de l’œil Cristallin
-la pupille joue le rôle du diaphragme (ouverture de petite taille). O Axe principale

Elle Sélectionne l’intensité lumineuse qui doit arriver sur la rétine,


afin qu’elle ne soit pas endommagée et assure l’utilisation du
pupille rétine
cristallin dans les conditions de Gauss.
15mm
-Le cristallin joue le rôle d’une lentille convergente à vergence variable.
-La rétine joue le rôle d’écran sensible sur lequel doit se former l’image. Elle est située à 15mm du cristallin.
1.3-accommodation
a) Définition
C’est la faculté du cristallin à modifier sa vergence.
b)Limites de vision distincte
L’œil voit nettement les objets situés entre deux positions extrêmes :
-le punctum proximun (PP) :c’est le point le plus rapproché que l’œil peut voir nettement avec accommodat° max.
-le punctum remotum (PR) : c’est le point le plus éloigné que l’œil peut voir nettement sans accommodation.
-l’intervalle compris entre le PP et le PR est appelé intervalle de vision distincte.
PR PP O
Pour un œil normal, dm=25cm et Dm= ∞ . floue Vision nette floue
dm
1.4- Les défauts de l’œil Dm
a) Myopie 15mm
C’est le défaut d’un œil trop convergent. Pour un œil myope, l’intervalle de vision distincte se rapproche du
cristallin et les objets éloignés sont vus flous.
La myopie est corrigée à l’aide des lentilles divergentes de distance focale OF ' = − Dm . Où Dm est la distance
maximale de vision distincte.
b)hypermétropie
C’est l’anomalie d’un œil moins convergent. Pour un œil hypermétrope, l’intervalle de vision distincte s’éloigne
du cristallin et les objets rapprochés sont vus flous. Le PR d’un œil hypermétrope est derrière la rétine.
L’hypermétropie est corrigée à l’aide des lentilles convergentes de distance focale OF ' = + Dm
c) Presbytie
C’est la diminution du pouvoir d’accommodation de l’œil due à la vieillesse. Un œil presbyte voit flous les objets
rapprochés. La presbytie est corrigée à l’aide des lentilles convergentes.
1.5-Pouvoir séparateur de l’œil B
Considérons un objet AB vu par un observateur dont l’œil est situé à une distance d.
α
On appelle pouvoir séparateur ou acuité visuelle, le plus petit angle sous lequel l’œil A
d
peut voir distinctement deux points A et B donnés. ε est aussi le diamètre apparent de l‘objet.
AB  AB hauteur de l ' objet
α=  NB : pour un œil normal ε = 1' = 3.10 −4 rad
d  ε pouvoir séparateur en ( rad )
Mr.BISSECK Fils 21
2-La loupe
2.1-définition et rôle
C’est une lentille convergente de faible distance focale B I
Son rôle est d’agrandir l’image d’un objet pour une vision nette. A’ F α’ F’
A O
L’objet à observer doit être entre le foyer objet F et le centre optique O.
2.2-Puissance d’ne loupe
C’est le quotient du diamètre apparent α’ de l’image par la hauteur AB de l’objet.
α'  AB en(m), α ' en(rad )
P= 
AB  P en dioptrie (δ )
La puissance est dite intrinsèque lorsque l’image est observée à l’infini.
Lorsque l’œil de l’observateur se trouve sur le foyer principal image d’une loupe, la puissance de cette loupe à
cette position est égale sa vergence : c’est sa puissance intrinsèque.
OI AB AB OF ' 1 1
tan α ' ≈ α ' = = ⇒ Pi = = ⇒ Pi = =C
OF ' OF ' AB OF ' OF '
2.3-Grossissement
C’est le rapport noté G du diamètre α’ de l’image au diamètre apparent α de l’objet vu par un œil nu.
α' B
G= G (sans unité)
α A α
AB d
Or α=
d
α' α'
⇒ G= = d = P.d ⇒ G=P.d
AB d AB
Lorsque l’image d’un objet situé à l’infini se forme au PP de l’œil, le grossissement de la loupe à cette position
est dit commercial et noté Gc.
PP ⇒ d=dm=25cm=0,25m et objet à l’infini ⇒ P = Pi
1 Pi
⇒ G c = Pi .d m = Pi . ⇒ Gc = Gc grossissement commercial.
4 4

Mr.BISSECK Fils 22
Chapitre 8 : Le microscope
Objectifs :
-Décrire le microscope, expliquer son fonctionnement et donner ses caractéristiques.
-Faire sa mise au point.
1-Description
Un microscope est un système de deux lentilles convergentes :
-L’objectif : qui est placé à côté de l’objet a une faible distance focale, de l’ordre de quelques mm.
-L’oculaire: qui est placé à côté de l’œil a une distance focale moyenne de l’ordre de quelques cm.
-l’objectif et l’oculaire sont fixés aux extrémités d’un tube. La distance O1O2 entre les centres optiques est
invariable et vaut environ 20cm
2-Etude schématique d’un microscope L1 ∆ L2

2.1-Construction des images


B
F’1 A1 F’2
A’ A O2
F1 O1 F2

B1

B’

L’objectif L1 donne de l’objet AB une image intermédiaire A1B1 renversée et plus grande que l’objet. A1B1 est pour
l‘oculaire un objet réel situé entre le foyer principal objet et le centre optique. L’oculaire donne de A1B1, une
image définitive A’B’ virtuelle et plus grande que l’objet. C’est cette image que l’observateur voit.
2.2-Mise au point
Son but est de ramener l’image définitive A’B’ dans l’intervalle de vision distincte.
-La latitude de mise au point est la distance minimale entre deux points A et B pour laquelle leur images A’ et
B’ à travers l’instrument sont vues distinctement. Elle est très faible pour un microscope (quelques microns).
- l’image de l’objectif donné par l’oculaire est appelée cercle oculaire. C’est un cercle très petit et très proche du
foyer principal image de l’oculaire.
La puissance d’un
2.3-Puissance microscope est le
 α' Puissance de produit de la puissance
 = P2
α' α ' A1 B1 AB l’oculaire
⇒ P=P2 . γ 1
de son oculaire par la
P= = . Or  1 1 valeur absolue du
AB A1 B1 AB  1 1=γ
A B Valeur absolue du grandissement de son
 AB 1 grandissement de l’objectif objectif
Dans le cas où l’image définitive A’B’ se trouve à l’infini, la puissance du microscope à cette position est

dite intrinsèque : Pi = où ∆ = F1' F2 est l’intervalle optique du microscope
' '
O F .O2 F
1 1 2

∆ 1 ∆
⇒ Pi = x = P2i où P2i est la puissance intrinsèque de l’oculaire qui est une loupe.
O1 F1' O2 F2' O1 F1'

On peut montrer que γ 1 = ⇒ Pi = P2i . γ 1
O1 F1'
2.4-Grossissement
α' α ' α ' AB
G= ⇒ G= = x = P.d et pour un objet situé à la distance de minimale de vision distincte dm:
α α AB α
Pi
G = Gc = Pi .d m = or Pi = P2i . γ 1 ⇒ Gc = G2 c . γ 1 où G2c est le grossissement commercial de l’oculaire. Ce
4
sont ces indications qui sont directement porté sur l’objectif ( γ 1 ) et sur l’oculaire ( G2 c ).
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Chapitre 9 : La lunette astronomique
1-Description
C’est un système de deux lentilles convergentes :
-L’objectif qui a une grande distance focale de l’ordre du mètre
-L’oculaire qui est une loupe avec une faible distance focale
2-Construction des images
2.1-Principe
L’objectif donne d’un objet situé à l’infini une image intermédiaire A1B1, Celle-ci à son tour donne à travers
l’oculaire, une image définitive A’B’. C’est cette image définitive qui est vue par l’observateur.
L2
B∞ L1

A∞ F1 F’1
O2
F’2
A’ O1 A1
F2

B1

B’

2.2-Lunette afocale
C’est la lunette astronomique réglée pour une vision à l’infini (image à l’infini) pour permettre une observation
sans accommodation. L’image doit donc se situer au PR de l’œil normal.
Ceci n’est possible que si les foyers principaux image F1’ de l’objectif et objet F2 de l’oculaire sont confondus.
L1
L2 oeil
B∞
F1 A1 F’2
O2
A∞ A’ O1 F1’ F2

B1

Pour une lunette afocale, on a :


O1O2 = O1F1' + O2 F2' Somme des distance focales de l’objectif et de l’oculaire.

2.3-Grossissement d’une lunette afocale


O1 F1'
G= rapport des distances focales.
O2 F2'
G ne dépend pas de l’observateur. Il peut atteindre 300 pour des lunettes astronomiques performantes.

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Chapitre 10 : Etude des dipôles récepteurs
Objectifs :
-Enoncer les lois d’ohm pour un résistor et autre récepteur, la loi de joule et les lois d’association des résistors.
-Connaître les symboles normalisés d’un résistor, d’un moteur et d’un électrolyseur.
1-Conducteur ohmique ou résistor.
1.1-Définition
On appelle résistor ou conducteur ohmique, tout dipôle passif qui transforme intégralement toute l’énergie
électrique reçue en énergie calorifique. R
Son symbole normalisé est :
1.2-Effet joule
a) Définition
C’est l’élévation de température que subit un conducteur lorsqu’il est parcouru par un courant. La quantité de
chaleur reçue par un conducteur lors du passage du courant est égale à l’énergie électrique consommée par ce
conducteur : Q = Wél où Q = mc (θ f − θi )
b) Enoncé de la loi de Joule
«L’énergie électrique consommée dans un conducteur ohmique est égale au produit de la résistance de ce
conducteur par le carré de l’intensité du courant qui le traverse et par la durée de passage de ce courant. »
R en ( Ω )
I en (A)
Wél = RI 2t
t en (S)
Par conséquent, la quantité de chaleur reçue par le conducteur lors du passage du courant est : Q = RI 2t
Wél
Et la puissance électrique consommée par effet Joule dans le conducteur est : Pj = = RI 2
t
b) quelques applications
le fer à repasser, les plaques chauffantes, les lampes à incandescence.
1.3-Loi d’ohm pour un résistor
La différence de potentielle aux bornes d’un conducteur ohmique est égale au produit de l’intensité du courant I
par sa résistance R. U = RI
1.4-Caractéristique intensité-tension
a) Définition
C’est la courbe U=f(I) représentant les variations de la tension U aux bornes du résistor en fonction de
l’intensité I du courant qui le traverse. Elle permet de déterminer expérimentalement la résistance du résistor.
b) Montage et Graphe U=f(I) U Echelle : 1cm pour 1V
A 1cm pour 10mA

Rh 2,4

R 1,5
∆U

0,9 ∆I
V
I
30 50 80
U (V) 0 0,9 1,5 2,4 3,0 3,7
I(mA) 0 30 50 80 100 123

La caractéristique intensité-tension d’un conducteur ohmique est une droite passant par l’origine et dont la pente
∆U U 2 − U 1 0, 9 − 0
est la résistance du conducteur : R = = AN : R = = 30Ω
∆I I 2 − I1 30.10−3 − 0
1.5-Association des résistors
Mr.BISSECK Fils 25
a) En série

I R1 R2 R3
U= U1 + U2 + U3=I(R1 + R2 + R3) = IRéq
U1 U2 U3 Réq= R1 + R2 + R3
U
L’association des résistors en série est assimilable à un résistor équivalent de résistance Réq égale à la somme des
résistances.
Rq : Pour n résistors identiques de résistance R0 montés en série, la résistance équivalente est : Réq=nR0
b)En parallèle
I1 R1 I=I1+I2+I3 U=U1=U2=U3

I2 R2
I U U1 U 2 U 3 1 1 1 1 1 1 1
= + + =U( + + ) ⇒ = + +
R3 Réq R1 R2 R3 R1 R2 R3 Réq R1 R2 R3
I3
R0
Pour n résistance identiques de résistance R0 montés en parallèles on a : Réq =
n
1.6-Shunt d’un ampèremètre
Un ampèremètre n’est traversé que par les intensités limitées. Pour augmenter son utilisation, On lui
associe un résistor monté en parallèle de faible résistance appelé Shunt. Une grande partie du courant principal
passe par le shunt. Ia
A
I
Soit n = la n ème
partie du courant principal qui passe par l’ampèremètre. Is
Ia S
n est appelé multiplication du shunt.
EX : Si n=10 on dit que l’ampèremètre est shunté au 10ème. Soit a la résistance de l’ampèremètre et S du shunt.
I I 1
On a : I=Ia+IS or I n = ⇒ I= + IS ⇒ I S =I (1 − )
n n n
I 1 a 1 1 n
D’après la loi de maille aIa=sIS ⇒ a = sI (1 − ) ⇒ = s (1 − ) ⇒ a = ns (1 − ) = s (n − )
n n n n n n
a
⇒ a = s ( n − 1) ⇒ s=
n −1
1.7-Résistivité d’un conducteur cylindrique et homogène
La résistivité ρ d’un conducteur cylindrique et homogène est proportionnelle à sa section S et à sa résistance R et
l en (m)
RS
inversement proportionnelle à sa longueur ℓ. ρ = S en (m2)
ℓ ρ en ( Ω.m )
1.8-Code des couleurs
Les résistances électroniques sont caractérisées par des anneaux colorés. Les trois premiers anneaux indiquent la
valeur de la résistance et le 4ème anneau la tolérance :
-Le premier anneau indique le premier chiffre
-Le deuxième anneau indique le deuxième chiffre
12 3 4
-le troisième anneau indique le multiplicateur
Couleur Noir Marron Rouge Orange Jaune Vert Bleu Violet Gris Blanc Or
Chiffre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Tolérance 1% 2% 5%
2-Etude du dipôle récepteur
2.1-Définition
Un récepteur est un dipôle passif qui transforme une partie de l’énergie électrique reçu en chaleur et le reste en
une autre forme d’énergie (chimique ou mécanique).

Mr.BISSECK Fils 26
2.2-Représentation normalisée (E’ ;r’)
(E’ ;r’) E’ r’I
M

U U U
Electrolyseur Moteur Modèle de Thevenin
2.2-Force contre électromotrice (fcém) E’
C’est le rapport de la puissance utile du récepteur par l’intensité du courant qui le traverse.
Pu Pu en (W) Pour un électrolyseur Pu=Pchimique
E'=
I I en (A) Pour un moteur Pu=Pmécanique
2.3-caractéristique intensité-tension U=f(I) U
A
∆U

3 ∆I
Rh

(E’; r’) 2
E’
1
V I
100 150 250
U (V) 2,1 2,5 2,9 3,5 4,1 4,5
Echelle : 1cm pour 1V
I(mA) 100 200 300 400 500 600 1cm pour 100mA
∆U U 2 − U 1
Cette caractéristique est une droite de pente r’ et d’ordonnée à l’origine E’: r'= =
∆I I 2 − I1
2.4-Loi d’ohm pour un récepteur
La différence de potentielle aux bornes d’un récepteur est égale à sa force contre électromotrice augmentée du
produit de sa résistance interne par l’intensité de courant qui le traverse. U = E '+ r ' I
2.5-Bilan énergétique
La puissance électrique reçue par un récepteur est égale à la somme de sa puissance consommée par effet joule et
sa puissance utile : Pr=UI=(E’+r’I)I donc Pr=Pj+Pu où Pj=r’I2 , Pu=E’I
P E' E'
Le rendement d’un récepteur est le rapport de sa puissance utile sur sa puissance reçue. η ' = u = =
Pr E '+ r ' I U
Remarque : Lorsqu’un moteur traversé par un courant électrique est bloqué, sa fcém est nulle (E’=0).
2.6-Electrolyse
a)Définition
C’est l’ensemble des réactions chimiques provoquées par le passage du courant dans une solution. C’est une
oxydoréduction forcée. Un électrolyseur a deux électrodes :l’anode (reliée à la borne positive) où il se produit
toujours l’oxydation et la cathode (relié à la borne négative) où il se produit toujours la réduction.
b)Exemple d’électrolyse à anode soluble A
C’est le cas d’une électrolyse du sulfate de cuivre avec l’anode en cuivre.
Anode : Cu → Cu 2 + + 2e − Il y’a un simple transport du métal de
A C
Cathode : Cu 2 + + 2e − → Cu l’anode à la cathode donc pas
d’énergie chimique à libérer (E’=0)
Bilan : Anode Cu → Cu cathode
m It V
La quantité de matière déposée à la cathode est proportionnelle à la quantité d’électricité reçue : = =
M xF V0
m en (g), M en (g/mol), I en (A), t en (s), V en (L) et Vm en (L/mol)
MIt V It
m= ou V = m F=Ne=96500C le Faraday
xF xF x le degré d’oxydation du métal (nombre d’électron échangés)

Mr.BISSECK Fils 27
Chapitre 11 : Etude d’un dipôle générateur
Objectifs :
-Définir générateur, pile et accumulateur, capacité d’un accumulateur et en donner les caractéristiques.
-Enoncer les lois d’ohm pour un générateur. Enoncer la loi d’association des générateurs.
-Connaître les symboles normalisés d’un résistor, d’un moteur et d’un électrolyseur.
1-Générateur électrique
1.1-définition
C’est un dipôle actif qui transforme toute forme d’énergie en énergie électrique. Exemple : la batterie, la dynamo.
1.2-Représentation normalisée E’ r’I
I
U
U
Le courant circule du pôle – vers le pôle nord Modèle de Thevenin
1.3-Force électromotrice (fém) E
Pe
C’est le rapport de la puissance engendrée Pe par le courant débité I. E = E en (V)
I
1.4-Loi d’ohm aux bornes d’un générateur
La différence de potentielle aux bornes d’un générateur est égale à sa force électromotrice diminuée du produit de
sa résistance interne par l’intensité du courant qui le traverse. U=E-rI; Pour I=0, U=E
1.5-Bilan énergétique
P E − rI U
Pe=EI=Pd+Pj avec Pd=UI (la puissance disponible) et le rendement du générateur est η = d = =
Pe E E
U
1.5-Caractéristique intensité-tension E=4,5
A
∆I
3 ∆I
Rh
2
(E; r)
1
I
V 0,1 0,2 0,4
U (V) 4,35 4,20 4,00 3,90 3,85 ∆U U 1 − U 2
r=− =
I(A) 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 ∆I I 2 − I1
Ici,
1.7-Association des générateurs.
a) En série
n générateurs identiques en série sont assimilables à un (E ;r0)
générateur équivalent de caractéristiques : E=nE0 et r=nr0
b)En parallèle
n générateurs identiques en parallèle sont assimilables à (E ;r0)
r
un générateur équivalent de caractéristiques: E=E0 ; r = 0
n
c) Montage mixte E;r0
m branches en parallèles contenant chacune n générateurs identiques
nr0
sont assimilable à un générateur équivalent de caractéristiques : E=nE0 ; r = I
m
l’intensité du courant sur chaque branche est : I
m
Le nombre total d’élément d’un montage mixte est N=nxm

Mr.BISSECK Fils 28
d) Générateurs en opposition
Deux générateurs sont en opposition lorsque les pôles de même signe sont reliés entre eux.
(E1 ;r1)
Si E1˃E2 le générateur N°1 impose le sens du courant et l’autre fonctionne en récepteur. (E2 ;r2)
2-Piles et accumulateurs
2.1-Piles -Zn Cu +
Une pile est un dipôle actif dissymétrique. C’est l’ensemble de deux demi-piles.
a) La pile volta
C’est la toute première pile fabriquée par le physicien Volta. Elle est constituée d’une (SO42-+2H3O+)
électrode en Zinc (pôle -) et d’une électrodes en cuivre (pôle +) plongeant dans une solution d’acide sulfurique.
au pôle (-) Zn → Zn 2 + + 2e − Sa fém. vaut E=1V.
+ −
au pôle (+) 2 H 3O + 2e → H 2 + 2 H 2O
Zn + 2 H 3O + → Zn 2+ + H 2 + 2 H 2O (fonctionnement). La pile volta se dépolarise progressivement à
cause de la dissolution du dihydrogène dans l’acide, diminuant ainsi sa concentration en ions hydroniums.
Conséquence : L’intensité du courant décroit progressivement jusqu’à s’annuler.
b)La pile à dépolarisant : La pile Leclanché
-Zn Charbon +
Elle est constitué d’une électrode en charbon (+pôle) entouré
de dioxyde de manganèse MnO2, l’autre de zinc (pôle) plongeant MnO2
+ -
dans une solution de chlorure d’ammonium (NH4 ;Cl ). Sa fém. E=1,5V
au pôle(-) Zn → Zn 2 + + 2e − (NH4++Cl-)
au pôle(+) 2 NH 4+ + 2e − → H 2 + 2 NH 3
Zn + 2 NH 4+ → Zn 2+ + H 2 + 2 NH 3 (fonctionnement). La présence du dépolarisant (MnO2) favorise un
courant de longue durée. La pile cesse de fonctionner dès que l’un des corps (Zn ou MnO2) s’épuise.
c) pile impolarisable : pile Daniell -Zn Cu+
Elle est constituée d’une électrode de cuivre (pôle+) plongeant dans une Paroi poreuse
solution de sulfate de cuivre et d’une électrode de zinc (pôle-) plongeant
(Cu2++ SO42)
dans une solution de sulfate de zinc. Lorsque la pile débite, on observe un dépôt (Zn2++ SO42-)
de cuivre sur l’électrode en cuivre et une diminution de l’électrode de zinc qui se ronge. Sa f ém est E=1,08V
Au pôle (-) Zn → Zn 2 + + 2e −
2+ −
Au pôle (+) Cu + 2e → Cu
Zn + Cu 2 + → Zn 2+ + Cu (chaîne conductrice : Cu---CuSO4---Zn)
NB : La pile est dite impolarisable car sa chaîne conductrice n’est pas modifiée pendant son fonctionnement
2.2-Accumulateurs
a) Définition
Un accumulateur est une pile dont la polarisation entraine une modification profonde des électrodes.
-Il stocke de l’énergie électrique sous forme d’énergie chimique lors de la charge et la restitue lors de la décharge.
–Pendant la charge, il fonctionne en récepteur et pendant la décharge en générateur.
b) Caractéristiques d’un accumulateur
-La capacité d’un accumulateur est la quantité d’électricité qu’il débite au cours de sa décharge.
QD = I D t D QD en (Ah) ou en (C). Or 1C=1A.s donc 1Ah = 3600C

QD I t QD quantité d’électricité lors de la décharge


-Le rendement en quantité de l’accumulateur est RQ = = DD
QC I C tC QC quantité d’électricité lors de la charge
-La puissance de l’accumulateur lors de la décharge est : PD = EI D et l’énergie est WD = EI D t D = EQD
-La puissance de l’accumulateur lors de la charge est : PC = E ' I C et l’énergie est WC = E ' I C tC = E ' QC
WD EQD E fém. de l’accumulateur pendant la décharge
-Le rendement en énergie est RW = =
WC E ' QC E’ fcém. De l’accumulateur pendant la charge

Mr.BISSECK Fils 29
Chapitre 12 : Lois relatives aux réseaux
Objectifs :
-Enoncer la loi des nœuds et a loi des mailles
-Etablir et résoudre les équations de Kirchoff
-Connaître les conventions d’orientation permettant d’algébriser tension et intensités
1-Définition
-Un nœud est le point de rencontre de plus de deux conducteurs. « En un nœud la somme des courants entrant est
égale à la somme des courants sortant. »
-Une maille est une boucle fermée d’éléments conducteurs. « La somme algébrique des tensions dans une maille
est nulle »
-Un réseau est un ensemble de plusieurs mailles reliées entre elles par des nœuds. UAB
2- Circuit électrique à une maille. E1,r1
2.1-Application de la loi des mailles R0
A B
Soit à déterminer l’intensité et le sens du courant qui circule
UDA E3,r3 E2,r2
dans la maille ci-contre : E1=16V ; E2=20V ; E3=10V + UBC
I
r1=2Ω ; r2=1Ω ; r3=1Ω ; R0=3Ω ; R=5Ω R
D C
La démarche à suivre est la suivante :
-choisir arbitrairement un sens du courant et un sens de parcours de la maille. UCD
-Ecrire la relation traduisant la loi des mailles en comptant positivement les tensions de même sens que le
parcours choisi et négativement dans le cas contraire.
UAB + UBC + UCD + UDA=(VA-VB) + (VB-VC) + (VC-VD) + (VD-VA) = 0 E1 r 1I R0 I
r 3I
E1+ (r1+R0)I - E2 + r2I + RI+E3 + r3I=0 E2

E2 − E1 − E3 E3
(r1+R0+r2+R+r3)I=E2-E1-E3 ⇒ AN: I= -0,5A r 2I
r1 + R0 + r2 + R + r3 RI

2.2-Loi de Pouillet
Dans une maille, l’intensité du courant est égale au rapport de la somme algébrique des fém. sur la somme des

résistances. I=
∑E −∑E'
∑R U(V)
Récepteur

2.3- Point de fonctionnement UP


P Générateur
Un dipôle générateur associé à un dipôle récepteur ont un fonctionnement
optimal lorsqu’un même courant les traverse. Le point de coordonnées (UP,IP)
est appelé point de fonctionnement de l’association. I(A)
2-Circuit à deux mailles 0 IP
Soit à calculer les intensités des courants dans chacune des branches
du circuit ci-contre. E1=40V, E2=10V, r1=4Ω, r2=1Ω, R=3,2Ω I1 I3 I2
La démarche à suivre est : E1 ; r1 1 R 2
E2 ; r2
-Choisir arbitrairement le sens du courant dans chaque branche et
celui de parcours de chaque maille et un point de départ.
-A chaque nœud appliquer la loi des nœuds et à chaque maille la loi des mailles.
L’ensemble des lois de nœud et des mailles constituent les lois de Kirchoff.
* Loi des nœuds I1=I2+I3 ⇒ -I1+I2+I3 =0 (1) (système de 3 -I1+I2+I3 =0 (1) -I1+I2+I3 =0 (1)
* Maille N°1: -E1+r1I1+RI3=0 (2) équations à 3 ⇒ r1I1+RI3 =E1 (2) ⇒ 4I1+3,2I3 =40 (2)
* Maille N°2 : E2+r2I2-RI3=0 (3) inconnues I1 ;I2 ;I3) r2I2-RI3= E2 (3) I2-3,2I3= -10 (3)
(1) dans (2) ⇒ 4(I2+I3) + 3,2I3=40 ⇒ 4I2+7,2I3=40 (2’)
-I1+I2+I3 =0 (1)
⇒ 4I2+7,2I3=40 (2’) (3) dans (2’) 4(3,2I3-10) + 7,2I3=40 ⇒ 20I3=80 ⇒ I3=4A. I3 dans (2’) I2=2,8A
I2-3,2I3= -10 (3) I3 et I2 dans (1) ⇒ I1=6,8A. Ces courants respectent le sens choisi car sont positifs.

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Chapitre 13 : Montages électroniques simples
Objectif
-Décrire et symboliser une diode simple, une diode Zener et un transistor.
-Tracer et exploiter la caractéristique statique d’une diode.
-Schématiser les deux types de transistor et connaître ses régimes et modes de fonctionnement.
-calculer le coefficient d’amplification d’un transistor saturé.
1-Diode à jonction et diode Zener
1 .1-Description
-Une diode à jonction est un composant électronique réalisé à partir d’un cristal A N K
P
Anode
Semi-conducteur comportant des atomes tétravalents. Elle est passante dans son Jonction Cathode
sens directe (anode-cathode) et bloquée dans son sens indirecte.
-Une diode Zener est une diode à jonction pour laquelle la tension d’avalanche est contrôlée et capable de
fonctionner en inverse.
A K A K
1.2-Symbole
Diode à jonction Diode Zener
1.3-Caractéristique tension intensité I=f(U)
I
a) Cas d’une diode à jonction.
Elle est conductrice à partir d’une valeur suffisante de la I
tension à ses bornes. Cette valeur est appelée tension Seuil 10
et notée US. U
U
la diode est passante lorsque U˃US
0 US=0,6
-La tension maximale que la diode peut supporter dans le sens inverse est
appelée tension de claquage. I
b) Cas d’une diode Zener
Dans le sens direct la caractéristique d’une diode Zener est identique à celle
d’une diode simple. En sens inverse, le fonctionnement d’une diode Zener UZ U
0 US
est différent. Elle devient conductrice en inverse à partir d’une certaine valeur
de la tension. La valeur absolue de la tension à partir de laquelle la diode
Zener devient conductrice en inverse est appelée tension Zener (UZ).
c) Applications
Les diodes sont utilisés pour la transformation du courant alternatif en courant continu afin d’assurer sa stabilité.
Exercices
1) Donner l’état de a lampe. P
US=0,6V
2) Calculer l’intensité de courant dans le circuit lorsque UPN=6V R=100Ω
3) On inverse la diode en maintenant UPN=6V. Quelle est a valeur de
l’intensité du courant et le signe de la tension aux bornes de la diode ? N
Rep : 1) US+RI-UPN=0 d’où I=0,054A ; 2) sens inverse I=0A et U˂0
2- Le transistor à jonction
2.1- Definition
Un transistor est un sémi-conducteur utilisé dans la plupart des applications comme un interrupteur commandé ou
comme un amplificateur de courant.
2.2-Représentation conventionnelle
On distingue deux types de transistor à jonction : le transistor NPN et le transistor PNP dont les symboles sont :

C C
B=base
B B
E=émetteur
E E C=collecteur
NPN PNP
La flèche indique le sens passant de la jonction (E—B) et différencie le NPN du PNP. Le NPN est le plus utilisé.
Mr.BISSECK Fils 31
2.3-Modes de fonctionnement
Il existe deux modes de fonctionnement pour un transistor: Le mode en commutation et le mode en amplification.
a) Mode en amplification
IC linéaire
Lorsque le transistor fonctionne en amplificateur de courant, le coefficient

Saturé
∆I
d’amplification encore appelé gain du courant est : β = I C ⇒ IC = β I B . β= C
IB ∆I B IB
b) Mode en commutation
La commutation est le passage d’un transistor de son état bloqué à son état saturé et inversement.
Un transistor bloqué se comporte comme un interrupteur ouvert, alors qu’un transistor saturé se comporte comme
un interrupteur fermé. IC
- Un transistor est dit bloqué lorsque IB = IC = 0. VCB RC
C
IB R1 B
- Un transistor est dit saturé lorsque VCE = 0 et IE=IB+IC. VCE E
E
E E V
L’intensité du collecteur est maximale pour VCE = 0. ⇒ I C max = I E max =
BE
1
RC K IE

3- Les capteurs ou les détecteurs


Ce sont des composants capables de transformer certaines grandeurs physiques en d’autre. On distingue :
-les capteurs de variation de pression Ex : le microphone
-les capteurs thermiques Ex : cellules thermoémissive
-les capteurs de rayonnement Ex : module photovoltaïque
puissance délivré
Le rendement d’un capteur est R =
puissance reçue
-Un transducteur est un composant qui joue à la fois le rôle d’émetteur et de récepteur.

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Chapitre 14 : Etude expérimentale d’un amplificateur opérationnel
Objectifs
-Connaître la représentation normalisée d’un AO et calculer son coefficient d’amplification A
-Connaître les deux modes de fonctionnement d’un AO (régime linéaire et saturé)
1-Description
1.1-Définition
Un AO est un circuit intégré possédant deux entrées (inverseuse E- et non inverseuse E+ ) et une sortie.
1.2-Fonction
Les AO sont utilisés pour la réalisation des opérations linéaires analogiques (addition, soustraction, multiplication
, intégration ou comparaison). On les trouvent dans les microphones, les régulateurs…
1.3-Schéma normalisé E- E- : entrée inverseuse
S E+ : entrée non inverseuse
E+
+ S : sortie
2-Fonctionnement en régime linéaire
2.1-Règles élémentaire E- I-
-Le potentiel de la ligne de masse est toujours nul (Vm=0).
VE- S
-Les tensions d’entrée inverseuse et non inverseuse +
sont égales : V E = V E E I +
+
− +
VS
-Les courants d’entrée inverseuse et non inverseuse VE+
Vm
sont nuls : I − = I + = 0 Ligne de masse
2.2-Amplificateur opérationnel inverseur (AOI)
Pour un AOI, la borne non inverseuse est reliée à la masse et VE − = VE + = 0 . Son montage est.
-loi des nœuds à E- : Ie+IS=I-=0 R2

 R1 I e = Ve − VE − Ve − VE − VS − VE − Ie R1 I- R2IS IS
-loi des mailles 1 et 2 :  ⇒ + =0
 R2 I S = VS − VE −
-
R1 R2 R1Ie VE
S
V V V Ve +
or VE-=0 ⇒ − e = S et le gain en amplitude A = S ⇒ A = − R 2 VS
R1 R2 Ve R1

NB :Pour un AOI , A˂0 ; VS et Ve sont de signe contraire


2.3-Amplificateur opérationnel non inverseur (AONI)
Contrairement à l’AOI, c’est l’entrée inverseuse de l’AONI qui est reliée à la masse et VE − = VE + = Ve
-loi des nœuds à E- : I1 +I2=I-=0 R2

-loi des mailles 1 et 2 :  R 1 I 1 = V m − V E −



⇒ Vm − V E + VS − V E = 0
− −
I1 R1 I- R2I2 I2
 R 2 I 2 = V S − V E − R1 R2
R1I1 VE
-

S
VS R
or Vm=0 et VE-=Ve ⇒ −(R1 + R2 )Ve + RV
1 S =0 ⇒ =1+ 2 ⇒ R
A =1+ 2 +
Ve R1 R1 VS
Ve
NB : pour un AONI A˃1 donc VS et Ve sont de même signe. Vm

2.4-Additionneur
L’entrée non inverseur étant lié à la masse, l’entrée inverseur I1R1 R3
I1
reçoit deux tension d’entrées V1 et V2 et VE− = VE+ = 0 R1 I- R3I3 I3
I2 R2
V E-
 R 1 I 1 = V1 − V E −
-nœuds E- : I1+I2+I3=I-=0 et --mailles 1 ;2 et 3 :  R I = V − V V1
R2I2
 2 2 2 E−
V2 +
R I = V −V VS
 3 3 S E−

⇒ V1 + V 2 + V S = 0 ⇒ VS = − R3 ( V1 + V2 ) . Si R1=R2=R, V S = − R3 (V1 + V 2 )
R1 R2 R3 R1 R2 R

NB :Pour un AOA, la tension de sortie est proportionnelle à la somme des tensions d’entrée.
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