PCT Cours Père F.
PCT Cours Père F.
Chapitre 2 : Action d’un champ magnétique uniforme sur un élément de circuit parcouru
par un courant
Chapitre 5 : Le prisme
Chapitre 8 : Le microscope
CHIMIE
Chapitre 1 : Notion de couple oxydant-réducteur
Zn Fe Al Ag Cu
1.2-Observation
-On constate que les trois premiers tubes chauffent ce qui traduit des réactions exothermiques accompagnées
d’un dégagement du dihydrogène.
-Dans les deux derniers tubes, il y’a pas de réaction.
1.3 -Tests de reconnaissance des cations dans les tubes
Ajoutons dans les trois premiers tubes quelques gouttes de soude (NaOH). On constate l’apparition:
-dans le tube contenant le zinc, un précipité blanc d’hydroxyde de zinc Zn(OH)2 ⇒ Zn2+ en solution
-dans le tube contenant le fer, un précipité vert d’hydroxyde de fer Fe(OH)2 ⇒ Fe2+ en solution
-dans le tube contenant l’aluminium, un précipité d’hydroxyde d’aluminium Al(OH)3 qui se dissout dans un excès
de soude ⇒ Al3+
1.4. Interprétation
Au cours de ces réactions, ces différents métaux ont perdu des électrons et sont passés à l’état d’ions positifs
(cations) selon les demi-équations respectives suivantes :
* Zn Zn 2+ + 2e −
* Fe Fe 2+ + 2e −
* Al Al3+ + 3e −
Les électrons cédés par ces métaux sont captés par les ions hydroniums (H3O+ ) selon la demi-équation :
2H 3O + + 2e − H 2 + 2H 2O
NB L’acide chlorhydrique et l’acide sulfurique attaquent certains métaux. Au cours de ces réactions, il y’a
transfert d’électrons des métaux à l’ion H3O+. Seuls les métaux plus réducteurs que l’hydrogène sont attaqués.
2-Réaction entre un cation métallique et un métal
2.1-Cas du Cu2+ et Fe
Introduisons dans un bécher contenant une solution de sulfate de cuivre bleue, la grenaille de fer. On constate :
Mr.BISSECK Fils 1
-le fer se recouvre d’un dépôt rouge de cuivre. Fe
-une disparition progressive de la couleur bleue
- Une partie de la solution décolorée, traitée par la soude (SO42- ;Cu2+)
conduit à un précipité verdâtre d’hydroxyde de fer. Bleu
les démi-équations des réactions qui ont lieu :
Oxydation : Fe Fe 2+ + 2e −
Réducteur : Cu 2+ + 2e − Cu
Bilan : Fe + Cu 2+ Fe 2+ + Cu ( il y’a transfert d’é de Fe à Cu2+)
3-Oxydoréduction
3.1-Quelques définitions
- Oxydant : espèce chimique qui capte des électrons.
-Réducteur : espèce chimique qui cède les électrons.
-couple redox : couple constitué d’un oxydant et de son réducteur conjugué. (oxydant/réducteur)
Exemple : Cu2+/Cu ; Zn2+/Zn ; Fe2+/Fe et Ag+/Ag
-Oxydation : réaction au cours de laquelle un réducteur perd les électrons
-Réduction : réaction au cours de laquelle un oxydant gagne les électrons
-Réaction d’oxydoréduction : réaction au cours de laquelle il y’a transfert d’électron d’un réducteur vers un
oxydant.
4-Classification électrochimique des métaux
Par convention, le couple le plus oxydant est toujours placé plus à droite.
Pouvoir oxydant croissant
2+
Zn Fe2+ Cu2+ Ag+
Zn Fe Cu Ag
Pouvoir réducteur croissant
Exercices d’applications
1) Qu’observe-t-on lorsqu’une bague en cuivre tombe dans une solution de nitrate d’argent ? lorsqu’une
bague d’argent tombe dans une solution de sulfate de cuivre ? Ecrire les demi-équations.
2) Une lame de cuivre plongée dans une solution de nitrate d’argent se couvre d’argent. Une lame d’argent
plongée dans une solution de sulfate de cuivre ne subit aucune modification. Ecrivez la réaction entre les
deuxcouples métalliques.
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Chapitre 2 : Couple H3O+/H2 : Classification électrochimique
Objectif
-Donner une classification électrochimique des métaux par rapport au couple.
-De calculer la quantité de matière à partir de l’équation-bilan d’une réaction d’oxydoréduction.
nc nd nc nd n pi
c = d = c = d = pi
⇒ R=
na na nb nb nrj
a a b b rj
Exercices d’applications
1- Dans chacun des cas ci-dessus, identifier les espèces réduites, les espèces oxydées, le réducteurs et les
oxydants.
a) 2Ag+ + Cd 2Ag +Cd2+ b) Fe + Pb2+ → Fe2+ + Pb c) C2+ + Pb Pb2+ + Cu
2- On verse 0,8g de poudre de Zinc dans 20 cm3 d’une solution de nitrate d’argent de concentration molaire 0,1mol/L.
a) Ecrivez l’équation chimique de la réaction
b) Quelle est la masse de Zinc restant dans le récipient en fin de réaction ? on donne Zn : 65,4
Rep : nAg+=cv=2x10-3mol ; nZn=0,5 nAg+, mZn’=: nAg+Mzn=6,54x10-2g mzn=m- mZn’=7,35x10-1g
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Chapitre 3 : Notion de potentiel d’oxydoréduction
Objectifs :
-Définir le potentiel d’oxydoréduction et le potentiel standard.
-Distinguer un potentielle d’oxydoréduction de son potentiel standard
-Ecrire l’équation-bilan de la réaction de fonctionnement d’une pile.
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Chapitre 4 : Nombre d’oxydation
Objectifs :
-généraliser la notion d’oxydoréduction
-Utiliser les nombres d’oxydation pour identifier et équilibrer une oxydoréduction.
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3.1-Identifier une réaction d’oxydoréduction
La combustion du sodium dans du dichlore s’écrit : 2Na + Cl2 → 2NaCl, est-ce une oxydation ?
Oxydation
0 0 +I -I
le n.o de Na a augmenté de 0 à +I
2Na + Cl 2
→ 2NaCl
le n.o de Cl a diminué de 0 à -I
Réduction
Rémarque :
-l’augmentation du n.o d’un élément traduit son oxydation (∆n.o ˃ 0)
-la diminution du n.o d’un élément traduit sa réduction (∆n.o ˂ 0)
-un oxydant est une espèce chimique contenant un élément dont le n.o diminue au cours d’une réaction
d’oxydoréduction.
-Un réducteur est une espèce chimique contenant un élément dont le n.o augmente au cours d’une réaction
d’oxydorédcution.
-Une dismutation est une réaction au cours de laquelle une partie d’un même élément s’oxyde et l’autre se réduit.
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Chapitre 5 : Application de l’oxydoréduction
Objectif :
-Déterminer les quantités de matière donnant accès à des concentrations, -Définir l’équivalence
-Doser une solution de concentration inconnue
1- Etude de quelques couples complexes
1.1- Exemples de couples complexes en milieu acide
-Couple Fe3+/Fe2+ (ion ferrite/ion ferreux) caractérisé par la demi-équation : F e 3 + + e − Fe2+
-Couple MnO4-/Mn2+ (ion permanganate/ion manganèse) : MnO -4 + 8H 3O + + 5e- Mn 2+ + 12H 2 O
-Couple SO42-/SO2 (ion sulfate/dioxyde de soufre) : S O 24 - + 4H 3O + + 2e- SO 2 + 6H 2O
-
-Couple NO3 /NO (ion nitrate/monoxyde d’azote) : N O 3− + 4 H 3O + + 3e− N O + 6H 2O
-Couple Cr2O72-/Cr3+ (Ion dichromate/ion chrome III): Cr2O 2-
7 + 14H 3O +
+6e −
2Cr 3+ + 21H 2 O
-Couple S4O62-/S2O32- (ion tétrathionate/thiosulfate) : S 4 O 62 − + 2e− 2 S 2 O 32 −
1.2-Méthode générale d’équilibrage d’une demi-équation : Exemple du couple Cr2O72-/Cr3+
-Ecrire l’ébauche de demi-équation sans les coefficients stœchiométriques. C r2 O 72 - C r 3 +
-Equilibrer les atomes de l’élément commun à l’oxydant et au réducteur. C r2 O 72 - 2 C r 3+
-Equilibrer les atomes d’oxygène en ajoutant des molécules d’eau. C r2 O 72 - 2 C r 3+ + 7 H 2O
-Equilibrer les atomes d’hydrogène avec les protons H+ . C r2 O 2-
7 + 14H +
2 C r 3+ + 7 H 2O
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En un point M situé à une distance d du fil conducteur, les lignes de champ sont des cercles concentriques dont
l’orientation est donnée par la règle de l’observateur d’ampère.
b)Enoncé de la règle de l’observateur d’ampère
« l’observateur d’ampère regardant le point M considéré, et couché sur le fil conducteur de telle sorte que le
courant le traverse des pieds vers la tête, tend son bras gauche pour indiquer le sens du champ magnétique B »
c)caractéristique du vecteur B crée en M
-direction : tangente aux lignes de champ
-point d’application : point M
-sens : donner par la règle de l’observateur d’ampère
-intensité : proportionnelle à l’intensité du courant et inversement proportionnelle à la distance d :
I en ampère (A)
−7 I
B = 2.10 d en mètre (m)
d B en tesla (T)
4.2-Cas d’une bobine plate
Une bobine plate est un ensemble de spires jointives; B Entrant
B
parcouru par un courant , elle se comporte comme un
aimant ayant deux faces : face sud et face nord. Sortant
-la face nord est celle par laquelle sortent les lignes de champ
-la face sud est celle par laquelle entent les lignes de champ.
-les caractéristiques du champ B sont : *Point d’application : centre de la bobine
*Direction : axe de la bobine
*Sens : donner par la règle de l’observateur d’ampère
I
*Intensité : donnée par : B = 2π .10−7 pour une seule spire
R
NI R rayon d ' une spire en mètre (m)
et B = 2π .10−7 pour N spires.
R N nombre de spires
4.3-Cas d’un solénoïde infiniment long
Un solénoïde est une bobine infiniment longue (diamètre «« longueur)
à spire non jointives et réalisé par un fil enroulé en forme d’hélice. B
Pour un solénoïde de longueur l comportant N spires, les lignes de
champ sont des droites parallèles à l’axe de la bobine et des courbes
fermées proches des bords.
Les caractéristiques de B sont : -Point d’application : centre du solénoïde
-Direction : axe du solénoïde
-Sens : donné par la règle de l’observateur d’ampère
I en ampère ( A)
−7 NI
-Intensité : donnée par : B = 4π .10 ℓ longueur du solénïde en mètre (m)
ℓ B en tesla (T )
N
En posant n = le nombre de spires par unité de longueur et µ0 =4π .10−7 la permitivité du vide, cette
ℓ
expression devient B = µ0 nI .
Exercices d’applications
1) Calculer l’intensité du champ magnétique B d’une bobine plate, sachant qu’elle comporte 60 spires de 10cm de
diamètre et parcourue par un courant de 4A.
2) Déterminer l’intensité du champ magnétique au voisinage du centre d’un solénoïde de 120 spires reparties sur une
longueur de 30cm et parcouru par un courant de 5A.
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Chapitre 2: Action d’un champ magnétique uniforme sur un
élément de circuit parcouru par un courant
Objectifs :
-Enoncer la loi de Laplace et la règle du flux maximal
-Connaître les expressions du moment d’un couple et son travail
A M
1-Cas d’un conducteur rectiligne
1.1-Mise en évidence Rh F
2)-Calculer l’intensité de la force s’exerçant sur un conducteur rectiligne parcouru par un courant de 15A et
soumis sur une longueur de 4cm à un champ magnétique d’intensité 0,3T agissant perpendiculairement au
conducteur. Rep : F=0,18N
2-Cas d’un contour fermé
2.1-Roue de Barlow (principe de la machine à coudre électrique)
Elle est constituée d’un disque de cuivre placé dans un B
champ magnétique B perpendiculaire au disque.
R
2
Lorsque le courant passe sur un rayon de la roue, celle-ci est F
I
soumise à une force de Laplace F qui la fait tourner.
-F a pour expression : F = BIR , R rayon du disque en (m) Mercure
2
-Moment de F par rapport à l’axe ∆ : M F = F . R = BIR M en (N.m).
∆ 2 2
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θ angle balayé en (rad )
-Travail de F : WF = M F ∆ .θ = nπ BIR 2 Car θ = 2π n avec
n nombre de tour
ω vitesse angulaire de rotation en( rad/s)
-Puissance développée par la roue : P = M F ∆ .ω = N π BIR 2 car ω = 2π N
N vitesse de rotation en (tr/s)
2.2-La balance de Cotton
Elle est constituée de deux bras de fléaux dont
l’un est muni d’une pastille de cuivre plongeant B
ℓ (∆)
dans un champ magnétique et parcouru par un
I
courant, l’autre est muni d’un plateau de masses
marquées contribuant à établir l’équilibre. F
La portion l de la pastille est soumise à la force de
Laplace.
La condition d’équilibre de la balance est :
d1 d2
P = mg
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3-Travail des forces électromagnétiques
3.1-Notion de flux (C)
Considérons un contour fermé (c) limitant une surface plane S, placé dans un θ
n
champ magnétique uniforme B . Le flux du champ magnétique B à travers S S B
est le nombre de lignes de champ qui traversent (c).
Il est noté Φ et donné par la relation : θ = ( B, n) = 60°
Remarques : Pour N surfaces, Φ = NBS cos θ
3.2-Le flux coupé par un élément de circuit rectiligne au cours de son déplacement.
Le conducteur MN parcouru par un courant et placé dans un champ M M’
magnétique B est soumis à la force de Laplace F qui lui permet de se déplacer B I B
en balayant une surface S. F
le flux coupé ou flux balayé est : A
Φ = BS car B ↑↑ n donc θ = 0° ⇒ cosθ = 1 N N’
3.3-Expression du travail de la force
WF = F .MM ' or ( F = BI .MN et θ = 0° ); WF = F .MM 'cos θ = B.I .MN .MM ' or S=MN.MM’ ⇒ WF = BIS
De plus Φ = BS ⇒ WF = ΦI .
3.3-Règle du flux maximal
Quand un conducteur placé dans un champ magnétique se déplace sous la seule action des forces magnétiques,
«la position d’équilibre stable est celle pour laquelle le flux qui le traverse de la face sud à la face nord est
maximal ».
-le flux est maximal pour θ = 0° ⇒ B ↑↑ n , donc Φ max = BS
-le flux est minimal pour θ = π ⇒ B ↑↓ n , donc Φ min = − BS
Exercice d’application
Déterminer la valeur du flux total embrassé par une bobine de 200 spires de diamètre D=4cm, placée dans un
champ magnétique uniforme de norme B=0,2T sachant que l’angle θ = ( B, nS ) = 60° .
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Chapitre 3 : Induction électromagnétique
Objectifs :
-identifier le phénomène de l’induction électromagnétique
-Enoncer les lois de Lenz et de Faraday
-Calculer la f.é.m. induite, l’intensité du courant induit et la quantité d’électricité induite
-en donner les applications.
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4-Applications
4.1-Conducteur rectiligne flanchant des lignes de perpendiculairement à lui.
M M’
Lors d’un déplacement de durée dt, la distance parcourue par le conducteur avec
la vitesse v est : MM’=vdt F i v
La surface balayée est S=lvdt et la variation du flux est : d Φ = Blvdt N N’
Blvdt
Ainsi, la f.é.m. induite est : e = − ddtΦ ⇒ e = − = − Blv ⇒ e = Blv
dt
Remarque :La force électromagnétique dû au courant induit es toujours opposé au déplacement.
e Blv
-L’intensité induite i devient : i = =
R R
MM '
Bl.
-La quantité d’électricité induite est : Q = i∆t =
Blv
∆t = ∆t ∆t ⇒ Q=
BS
car S=l.MM’
R R R
4.2-Alternateur
a) Principe de fonctionnement
« C’est la transformation de l’énergie mécanique reçue en énergie électrique »
b)Description
Un alternateur est constitué :
-d’un circuit induit encore appelé stator, qui est une bobine fixe,
-d’un circuit inducteur encore appelé rotor qui est une bobine mobile.
4.3-Transformateur
a) Principe de fonctionnement
La tension alternative au primaire engendre un flux alternatif dans le circuit magnétique et une f.é.m d’auto
induction. L’enroulement secondaire, bobiné dans le même sens que le primaire est soumis à la même
variation de flux et une f.é.m d’auto induction apparaît dans ce bobinage.
i1 i2
b)Symbole
U1 N1 N2 U2
c) Rapport de transformation η Primaire Secondaire
C’est le rapport du nombre de spires du secondaire au nombre de spires du
N 2 U 2 I1
primaire : η = = =
N1 U1 I 2
4.4-Courants de Foucault
C’est le courant induit dans les pièce métalliques en mouvement dans un champ magnétique.
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Chapitre 4 : Auto-induction
Objectifs :
-Connaître la f.é.m. d’auto-induction d’un circuit.
1-Particularités
Dans un phénomène d’induction simple, l’inducteur et l’induit sont deux éléments différents. Par contre dans le
phénomène d’auto-induction, l’inducteur est aussi l’induit.
1.1-Inductance propre d’un circuit
Le flux produit à chaque instant dans un circuit électrique est proportionnel au courant inducteur i qui le créé ; et
L le coefficient de proportionnalité est caractéristique du circuit. L porte le nom d’inductance propre du circuit et
Φ en (Wb); i en ( A)
s’exprime en Henry. Φ = Li
L self induction en henry ( H )
1.2-f. é.m. d’auto-induction
a)Expression
e en (V ), L en ( H )
dΦ di di
e=− = −L ⇒ e = −L di
dt dt dt dt dérivée de i par rapport à t
b)Tension aux bornes d’une bobine (R,L)
le circuit (R,L) est composé d’une résistance pure (qui ne produit pas d’effet
magnétique et d’une bobine parfaite (qui ne produit pas d’effet joule) comme le U
montre le modèle de Thevenin ci-contre. Ri e
di di di
U = Ri − ( − L ) = Ri + L ⇒ U = Ri + L U=Ri-e
dt dt dt
2-Energie emmagasinée dans la bobine.
1 2
L’énergie emmagasinée dans une bobine a pour expression : Wmgn = Li
2
Exercice d’application
Déterminer l’inductance L d’un solénoïde placé dans l’air comportant N spires de section S reparties sur une
longueur l. A.N : N=10000spires ; l=80cm ; S=36mm2 ; θ = 0° .
N N N2 N2
Rep : B = µ0 i et Φ = NBS ⇒ Φ = NBS = N ( µ0 i ) S = µ0 iS or Φ = Li = µ0 iS
l l l l
N2
⇒ L = µ0 S AN :
l
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Chapitre 5 : Le prisme
Objectifs :
-Définir et décrire un prisme
-Tracer la marche d’un rayon lumineux à travers un prisme.
-Appliquer les formules d’un prisme
-Calculer l’indice de réfraction d’un prisme au minimum de déviation
1-Description
Un prisme est un milieu transparent délimité par deux surfaces Angle de Arête
plans non parallèles appelés faces du prisme. prisme
A face
Section base
2-Réfraction à travers un prisme principale
2.1-Marche d’un rayon lumineux
SI : rayon incident
I : point d’incidence
i1 : angle d’incidence A
ère
N1 : normale de la 1 face N1
r1 : angle de réfraction sur la 1ère face
i2 : angle d’émergence i1 90°-r1
D1 D1 N2
S I
I’T : rayon émergent r1 90°-r2 I’ i2 D
n: indice du prisme rr22
D2
A : angle du prisme n
D : Déviation du rayon incident T
ère
D1 : déviation sur la 1 face
D2 : déviation sur la 2ème face
N2 : normale de la 2ème face
Un rayon lumineux SI tombe sur la 1ère face du prisme sous une incidence i1 et sort avec une déviation D par
rapport à sa direction initiale.
2.2-Formules du prisme
-au point I : sin i1 = n sin r1 (1)
-au point I’ : sin i2 = n sin r2 (2)
-Relation entre A, r1 et r2 :
Dans le triangle (I,I’,A) on a (90°-r1)+(90°-r2)+A=180 ⇒ 180° - (r1 + r2 ) + A = 180° Soit A = r1 + r2 (3)
-Expression de la déviation :D1=i1-r1 et D2=i2-r2 or D=D1+D2
⇒ D=i1 − r1 + i2 − r2 = (i1 + i2 ) − (r1 + r2 ) = i1 + i2 − A d’où D=i1 + i2 − A (4)
2.3-Cas particuliers
a) Prisme de petit angle
Dans le cas des petits angles sin α ≈ α , les formules du prisme deviennent :
(1) i1=nr1 ; (2) i2=nr2 ; (3) A=r1+r2 ; (4) D=i1+i2-A= nr1+ nr2-A=(n-1)A ⇒ D=(n-1)A
b)Condition d’émergence
1
Il y’a émergence rasante lorsque r2 = λ (angle de réfraction limite : sin λ = ). Généralement r1˂r2
n
La condition d’émergence est donc : r2 ≺ λ (condition pour que le rayon incident sorte du prisme) au cas
A
contraire on aura une réflexion totale. Généralement r1˂r2 r2 ≺ λ ⇒ r1 ≺ λ ⇒ r1 + r2 ≺ 2λ ⇒ ≺λ
2
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2.4-Etude de la déviation
La déviation (D) dépend de l’angle (A), de l’indice (n) et de l’incidence (i1) du prisme.
i1’ correspond à un maximum de déviation alors que, D
Dmax
i1=i2 correspond à un minimum de déviation.
Remarque : lorsque l’angle d’incidence varie, la déviation passe par
un minimum quand l’incidence est égale à l’émergence.
A
i1=i2 ⇒ r1 = r2 donc A=2r ⇒ r =
2
Dm + A
Dm=2i-A ⇒ i = Dm
2 i1 ’ i1=i2 90°
Dm + A)
sin(
Dm + A A 2
D’après (1) on a: sini=nsinr ⇒ sin( ) = n sin( ) d’où ⇒ n=
2 2 A
sin( )
2
3-Dispersion de la lumière
3.1-Définition
C’est la décomposition de la lumière blanche en plusieurs lumières monochromatiques.
3.2-l’arc-en-ciel
C’est un phénomène naturel qui résulte de la dispersion de la lumière blanche du soleil par des gouttelettes d’eau
des nuages. Ces gouttelettes se comportent comme un prisme et décomposent la lumière blanche du soleil en ses
différentes couleurs allant du rouge au violet.
3.3-Importance
La dispersion permet de comprendre la nature des sources lumineuses et des couleurs. Elle est aussi importante à
la production des bouquets lumineux.
Exercice d’application
Un rayon lumineux SI tombe avec une incidence de 30° sur un prisme taillé dans un verre d’indice n=1,5 et dont
la section est un triangle équilatéral.
1) Quel est l’angle de ce prisme ?
2) Calculer r1 ; r2 et i2.
3) Tracer alors à la règle et au rapporteur la marche de ce rayon à travers le prisme.
4) Quelle déviation subit le rayon incident ?
Rép : r1=19,47° ; r2=40 ;53° ; i2=77,1 ; D=47,1°
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Chapitre 6 : Les lentilles minces
Objectifs :
-définir les éléments cardinaux d’une lentille, -connaître les relations de conjugaison et de grossissement d’une
lentille mince, -connaître les défauts des lentilles
1-Définitions
-Une lentille est un milieu transparent et homogène délimité par deux surfaces sphériques ou par une surface
sphérique et un plan.
R1 R2 R1 R2
e e
O1 O O2 O1 O O2
Axe principal F O F’
Biconvexe, plan convexe, ménisque Convergent
*lentilles divergentes ou lentilles à bords épais symbole
F’ O F
Biconcave, plan concave, ménisque divergent
2-Image donnée par une lentille
2.1-Conditions de Gauss
Pour que l’image soit nette, les lentilles doivent être utilisées dans les conditions de Gauss suivantes :
-Les rayons lumineux doivent être peu inclinés par rapport o l’axe principal.
-les rayons lumineux doivent rencontrer la lentille au voisinage du centre optique.
2.2-Construction géométrique des images
a)Points focaux et distance focale
-Foyer principal objet (F) : point pour lequel F
F
tout rayon incident passant par lui émerge
de la lentille parallèlement à l’axe principal.
-Foyer principal image (F’) : Point pour lequel F’
tout rayon incident parallèle à l’axe principal F’
émerge de la lentille en passant par lui
-On appelle plan focal, tout plan perpendiculaire à l’axe principal en un point focal. Plan focal image
-Un foyer secondaire est le point de rencontre d’un axe secondaire avec un plan focal.
F’
-Tout objet situé à l’infini a son image dans le plan focal image. O
F S’
-On appelle distance focale d’une lentille, la valeur algébrique OF ' .
- F est symétrique à F’ par rapport à O donc : f = OF ' = −OF . f en mètre (m)
* Pour une lentille convergente, OF ' ≻ 0
* Pour une lentille divergente, OF ' ≺ 0
b) vergence d’une lentille
Mr.BISSECK Fils 19
L’inverse de la distance focale est appelée vergence de la lentille, notée C = 1 . C en dioptrie (δ).
OF '
* Pour une lentille convergente, C ≻ 0
* Pour une lentille divergente, C ≺ 0
La vergence d’une lentille est liée à son indice de réfraction n et aux rayons de courbure de ses faces R1 et R2 par:
R1 et R2 en mètre (m), C en dioptrie (δ )
1 1
C = ( n − 1)( + ) R1 et R2 comptés positivement pour les faces convexes (bombés)
R1 R 2 et négativement pour les faces concaves (creuses)
b) Règles de construction
-Tout rayon incident passant par le centre optique O émerge de la lentille sans être dévié.
-Tout rayon incident parallèle à l’axe principal émerge de la lentille en passant par le foyer principal image.
-Tout rayon incident issu du foyer principal objet émerge de la lentille parallèlement à l’axe principal.
Exemples : Le point A étant sur l’axe principal, on fait partir deux rayons d B en respectant les règles de
construction, le point de rencontre de leur rayons émergents est B’ et le projeté orthogonal de B’ sur l’axe est A’.
• Objet situé au-delà des foyers principaux
B B
B’
A F O F’ A’
B’ A F’ A’ O F
Mr.BISSECK Fils 20
Chapitre 7: Œil réduit et loupe
Objectifs :
-Décrire et schématiser l’œil réduit ; Expliquer le phénomène d’accommodation
-définir le PP(punctum proximum) et le PR(punctum remotum)
-citer les défauts de l’œil et les méthodes de correction
-décrire la loupe, Calculer sa puissance et son grossissement.
1-Œil réduit
C’est le modèle optique de l’œil.
1.1-Constitution
L’œil est constitué d’une succession de milieux transparents séparés par les surfaces sphériques de même axe. Les
principales parties de l’œil réduit sont : la pupille, le cristallin et la rétine.
1.2-Rôle des différentes parties de l’œil Cristallin
-la pupille joue le rôle du diaphragme (ouverture de petite taille). O Axe principale
Mr.BISSECK Fils 22
Chapitre 8 : Le microscope
Objectifs :
-Décrire le microscope, expliquer son fonctionnement et donner ses caractéristiques.
-Faire sa mise au point.
1-Description
Un microscope est un système de deux lentilles convergentes :
-L’objectif : qui est placé à côté de l’objet a une faible distance focale, de l’ordre de quelques mm.
-L’oculaire: qui est placé à côté de l’œil a une distance focale moyenne de l’ordre de quelques cm.
-l’objectif et l’oculaire sont fixés aux extrémités d’un tube. La distance O1O2 entre les centres optiques est
invariable et vaut environ 20cm
2-Etude schématique d’un microscope L1 ∆ L2
B1
B’
L’objectif L1 donne de l’objet AB une image intermédiaire A1B1 renversée et plus grande que l’objet. A1B1 est pour
l‘oculaire un objet réel situé entre le foyer principal objet et le centre optique. L’oculaire donne de A1B1, une
image définitive A’B’ virtuelle et plus grande que l’objet. C’est cette image que l’observateur voit.
2.2-Mise au point
Son but est de ramener l’image définitive A’B’ dans l’intervalle de vision distincte.
-La latitude de mise au point est la distance minimale entre deux points A et B pour laquelle leur images A’ et
B’ à travers l’instrument sont vues distinctement. Elle est très faible pour un microscope (quelques microns).
- l’image de l’objectif donné par l’oculaire est appelée cercle oculaire. C’est un cercle très petit et très proche du
foyer principal image de l’oculaire.
La puissance d’un
2.3-Puissance microscope est le
α' Puissance de produit de la puissance
= P2
α' α ' A1 B1 AB l’oculaire
⇒ P=P2 . γ 1
de son oculaire par la
P= = . Or 1 1 valeur absolue du
AB A1 B1 AB 1 1=γ
A B Valeur absolue du grandissement de son
AB 1 grandissement de l’objectif objectif
Dans le cas où l’image définitive A’B’ se trouve à l’infini, la puissance du microscope à cette position est
∆
dite intrinsèque : Pi = où ∆ = F1' F2 est l’intervalle optique du microscope
' '
O F .O2 F
1 1 2
∆ 1 ∆
⇒ Pi = x = P2i où P2i est la puissance intrinsèque de l’oculaire qui est une loupe.
O1 F1' O2 F2' O1 F1'
∆
On peut montrer que γ 1 = ⇒ Pi = P2i . γ 1
O1 F1'
2.4-Grossissement
α' α ' α ' AB
G= ⇒ G= = x = P.d et pour un objet situé à la distance de minimale de vision distincte dm:
α α AB α
Pi
G = Gc = Pi .d m = or Pi = P2i . γ 1 ⇒ Gc = G2 c . γ 1 où G2c est le grossissement commercial de l’oculaire. Ce
4
sont ces indications qui sont directement porté sur l’objectif ( γ 1 ) et sur l’oculaire ( G2 c ).
Mr.BISSECK Fils 23
Chapitre 9 : La lunette astronomique
1-Description
C’est un système de deux lentilles convergentes :
-L’objectif qui a une grande distance focale de l’ordre du mètre
-L’oculaire qui est une loupe avec une faible distance focale
2-Construction des images
2.1-Principe
L’objectif donne d’un objet situé à l’infini une image intermédiaire A1B1, Celle-ci à son tour donne à travers
l’oculaire, une image définitive A’B’. C’est cette image définitive qui est vue par l’observateur.
L2
B∞ L1
A∞ F1 F’1
O2
F’2
A’ O1 A1
F2
B1
B’
2.2-Lunette afocale
C’est la lunette astronomique réglée pour une vision à l’infini (image à l’infini) pour permettre une observation
sans accommodation. L’image doit donc se situer au PR de l’œil normal.
Ceci n’est possible que si les foyers principaux image F1’ de l’objectif et objet F2 de l’oculaire sont confondus.
L1
L2 oeil
B∞
F1 A1 F’2
O2
A∞ A’ O1 F1’ F2
B1
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Chapitre 10 : Etude des dipôles récepteurs
Objectifs :
-Enoncer les lois d’ohm pour un résistor et autre récepteur, la loi de joule et les lois d’association des résistors.
-Connaître les symboles normalisés d’un résistor, d’un moteur et d’un électrolyseur.
1-Conducteur ohmique ou résistor.
1.1-Définition
On appelle résistor ou conducteur ohmique, tout dipôle passif qui transforme intégralement toute l’énergie
électrique reçue en énergie calorifique. R
Son symbole normalisé est :
1.2-Effet joule
a) Définition
C’est l’élévation de température que subit un conducteur lorsqu’il est parcouru par un courant. La quantité de
chaleur reçue par un conducteur lors du passage du courant est égale à l’énergie électrique consommée par ce
conducteur : Q = Wél où Q = mc (θ f − θi )
b) Enoncé de la loi de Joule
«L’énergie électrique consommée dans un conducteur ohmique est égale au produit de la résistance de ce
conducteur par le carré de l’intensité du courant qui le traverse et par la durée de passage de ce courant. »
R en ( Ω )
I en (A)
Wél = RI 2t
t en (S)
Par conséquent, la quantité de chaleur reçue par le conducteur lors du passage du courant est : Q = RI 2t
Wél
Et la puissance électrique consommée par effet Joule dans le conducteur est : Pj = = RI 2
t
b) quelques applications
le fer à repasser, les plaques chauffantes, les lampes à incandescence.
1.3-Loi d’ohm pour un résistor
La différence de potentielle aux bornes d’un conducteur ohmique est égale au produit de l’intensité du courant I
par sa résistance R. U = RI
1.4-Caractéristique intensité-tension
a) Définition
C’est la courbe U=f(I) représentant les variations de la tension U aux bornes du résistor en fonction de
l’intensité I du courant qui le traverse. Elle permet de déterminer expérimentalement la résistance du résistor.
b) Montage et Graphe U=f(I) U Echelle : 1cm pour 1V
A 1cm pour 10mA
Rh 2,4
R 1,5
∆U
0,9 ∆I
V
I
30 50 80
U (V) 0 0,9 1,5 2,4 3,0 3,7
I(mA) 0 30 50 80 100 123
La caractéristique intensité-tension d’un conducteur ohmique est une droite passant par l’origine et dont la pente
∆U U 2 − U 1 0, 9 − 0
est la résistance du conducteur : R = = AN : R = = 30Ω
∆I I 2 − I1 30.10−3 − 0
1.5-Association des résistors
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a) En série
I R1 R2 R3
U= U1 + U2 + U3=I(R1 + R2 + R3) = IRéq
U1 U2 U3 Réq= R1 + R2 + R3
U
L’association des résistors en série est assimilable à un résistor équivalent de résistance Réq égale à la somme des
résistances.
Rq : Pour n résistors identiques de résistance R0 montés en série, la résistance équivalente est : Réq=nR0
b)En parallèle
I1 R1 I=I1+I2+I3 U=U1=U2=U3
I2 R2
I U U1 U 2 U 3 1 1 1 1 1 1 1
= + + =U( + + ) ⇒ = + +
R3 Réq R1 R2 R3 R1 R2 R3 Réq R1 R2 R3
I3
R0
Pour n résistance identiques de résistance R0 montés en parallèles on a : Réq =
n
1.6-Shunt d’un ampèremètre
Un ampèremètre n’est traversé que par les intensités limitées. Pour augmenter son utilisation, On lui
associe un résistor monté en parallèle de faible résistance appelé Shunt. Une grande partie du courant principal
passe par le shunt. Ia
A
I
Soit n = la n ème
partie du courant principal qui passe par l’ampèremètre. Is
Ia S
n est appelé multiplication du shunt.
EX : Si n=10 on dit que l’ampèremètre est shunté au 10ème. Soit a la résistance de l’ampèremètre et S du shunt.
I I 1
On a : I=Ia+IS or I n = ⇒ I= + IS ⇒ I S =I (1 − )
n n n
I 1 a 1 1 n
D’après la loi de maille aIa=sIS ⇒ a = sI (1 − ) ⇒ = s (1 − ) ⇒ a = ns (1 − ) = s (n − )
n n n n n n
a
⇒ a = s ( n − 1) ⇒ s=
n −1
1.7-Résistivité d’un conducteur cylindrique et homogène
La résistivité ρ d’un conducteur cylindrique et homogène est proportionnelle à sa section S et à sa résistance R et
l en (m)
RS
inversement proportionnelle à sa longueur ℓ. ρ = S en (m2)
ℓ ρ en ( Ω.m )
1.8-Code des couleurs
Les résistances électroniques sont caractérisées par des anneaux colorés. Les trois premiers anneaux indiquent la
valeur de la résistance et le 4ème anneau la tolérance :
-Le premier anneau indique le premier chiffre
-Le deuxième anneau indique le deuxième chiffre
12 3 4
-le troisième anneau indique le multiplicateur
Couleur Noir Marron Rouge Orange Jaune Vert Bleu Violet Gris Blanc Or
Chiffre 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Tolérance 1% 2% 5%
2-Etude du dipôle récepteur
2.1-Définition
Un récepteur est un dipôle passif qui transforme une partie de l’énergie électrique reçu en chaleur et le reste en
une autre forme d’énergie (chimique ou mécanique).
Mr.BISSECK Fils 26
2.2-Représentation normalisée (E’ ;r’)
(E’ ;r’) E’ r’I
M
U U U
Electrolyseur Moteur Modèle de Thevenin
2.2-Force contre électromotrice (fcém) E’
C’est le rapport de la puissance utile du récepteur par l’intensité du courant qui le traverse.
Pu Pu en (W) Pour un électrolyseur Pu=Pchimique
E'=
I I en (A) Pour un moteur Pu=Pmécanique
2.3-caractéristique intensité-tension U=f(I) U
A
∆U
3 ∆I
Rh
(E’; r’) 2
E’
1
V I
100 150 250
U (V) 2,1 2,5 2,9 3,5 4,1 4,5
Echelle : 1cm pour 1V
I(mA) 100 200 300 400 500 600 1cm pour 100mA
∆U U 2 − U 1
Cette caractéristique est une droite de pente r’ et d’ordonnée à l’origine E’: r'= =
∆I I 2 − I1
2.4-Loi d’ohm pour un récepteur
La différence de potentielle aux bornes d’un récepteur est égale à sa force contre électromotrice augmentée du
produit de sa résistance interne par l’intensité de courant qui le traverse. U = E '+ r ' I
2.5-Bilan énergétique
La puissance électrique reçue par un récepteur est égale à la somme de sa puissance consommée par effet joule et
sa puissance utile : Pr=UI=(E’+r’I)I donc Pr=Pj+Pu où Pj=r’I2 , Pu=E’I
P E' E'
Le rendement d’un récepteur est le rapport de sa puissance utile sur sa puissance reçue. η ' = u = =
Pr E '+ r ' I U
Remarque : Lorsqu’un moteur traversé par un courant électrique est bloqué, sa fcém est nulle (E’=0).
2.6-Electrolyse
a)Définition
C’est l’ensemble des réactions chimiques provoquées par le passage du courant dans une solution. C’est une
oxydoréduction forcée. Un électrolyseur a deux électrodes :l’anode (reliée à la borne positive) où il se produit
toujours l’oxydation et la cathode (relié à la borne négative) où il se produit toujours la réduction.
b)Exemple d’électrolyse à anode soluble A
C’est le cas d’une électrolyse du sulfate de cuivre avec l’anode en cuivre.
Anode : Cu → Cu 2 + + 2e − Il y’a un simple transport du métal de
A C
Cathode : Cu 2 + + 2e − → Cu l’anode à la cathode donc pas
d’énergie chimique à libérer (E’=0)
Bilan : Anode Cu → Cu cathode
m It V
La quantité de matière déposée à la cathode est proportionnelle à la quantité d’électricité reçue : = =
M xF V0
m en (g), M en (g/mol), I en (A), t en (s), V en (L) et Vm en (L/mol)
MIt V It
m= ou V = m F=Ne=96500C le Faraday
xF xF x le degré d’oxydation du métal (nombre d’électron échangés)
Mr.BISSECK Fils 27
Chapitre 11 : Etude d’un dipôle générateur
Objectifs :
-Définir générateur, pile et accumulateur, capacité d’un accumulateur et en donner les caractéristiques.
-Enoncer les lois d’ohm pour un générateur. Enoncer la loi d’association des générateurs.
-Connaître les symboles normalisés d’un résistor, d’un moteur et d’un électrolyseur.
1-Générateur électrique
1.1-définition
C’est un dipôle actif qui transforme toute forme d’énergie en énergie électrique. Exemple : la batterie, la dynamo.
1.2-Représentation normalisée E’ r’I
I
U
U
Le courant circule du pôle – vers le pôle nord Modèle de Thevenin
1.3-Force électromotrice (fém) E
Pe
C’est le rapport de la puissance engendrée Pe par le courant débité I. E = E en (V)
I
1.4-Loi d’ohm aux bornes d’un générateur
La différence de potentielle aux bornes d’un générateur est égale à sa force électromotrice diminuée du produit de
sa résistance interne par l’intensité du courant qui le traverse. U=E-rI; Pour I=0, U=E
1.5-Bilan énergétique
P E − rI U
Pe=EI=Pd+Pj avec Pd=UI (la puissance disponible) et le rendement du générateur est η = d = =
Pe E E
U
1.5-Caractéristique intensité-tension E=4,5
A
∆I
3 ∆I
Rh
2
(E; r)
1
I
V 0,1 0,2 0,4
U (V) 4,35 4,20 4,00 3,90 3,85 ∆U U 1 − U 2
r=− =
I(A) 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 ∆I I 2 − I1
Ici,
1.7-Association des générateurs.
a) En série
n générateurs identiques en série sont assimilables à un (E ;r0)
générateur équivalent de caractéristiques : E=nE0 et r=nr0
b)En parallèle
n générateurs identiques en parallèle sont assimilables à (E ;r0)
r
un générateur équivalent de caractéristiques: E=E0 ; r = 0
n
c) Montage mixte E;r0
m branches en parallèles contenant chacune n générateurs identiques
nr0
sont assimilable à un générateur équivalent de caractéristiques : E=nE0 ; r = I
m
l’intensité du courant sur chaque branche est : I
m
Le nombre total d’élément d’un montage mixte est N=nxm
Mr.BISSECK Fils 28
d) Générateurs en opposition
Deux générateurs sont en opposition lorsque les pôles de même signe sont reliés entre eux.
(E1 ;r1)
Si E1˃E2 le générateur N°1 impose le sens du courant et l’autre fonctionne en récepteur. (E2 ;r2)
2-Piles et accumulateurs
2.1-Piles -Zn Cu +
Une pile est un dipôle actif dissymétrique. C’est l’ensemble de deux demi-piles.
a) La pile volta
C’est la toute première pile fabriquée par le physicien Volta. Elle est constituée d’une (SO42-+2H3O+)
électrode en Zinc (pôle -) et d’une électrodes en cuivre (pôle +) plongeant dans une solution d’acide sulfurique.
au pôle (-) Zn → Zn 2 + + 2e − Sa fém. vaut E=1V.
+ −
au pôle (+) 2 H 3O + 2e → H 2 + 2 H 2O
Zn + 2 H 3O + → Zn 2+ + H 2 + 2 H 2O (fonctionnement). La pile volta se dépolarise progressivement à
cause de la dissolution du dihydrogène dans l’acide, diminuant ainsi sa concentration en ions hydroniums.
Conséquence : L’intensité du courant décroit progressivement jusqu’à s’annuler.
b)La pile à dépolarisant : La pile Leclanché
-Zn Charbon +
Elle est constitué d’une électrode en charbon (+pôle) entouré
de dioxyde de manganèse MnO2, l’autre de zinc (pôle) plongeant MnO2
+ -
dans une solution de chlorure d’ammonium (NH4 ;Cl ). Sa fém. E=1,5V
au pôle(-) Zn → Zn 2 + + 2e − (NH4++Cl-)
au pôle(+) 2 NH 4+ + 2e − → H 2 + 2 NH 3
Zn + 2 NH 4+ → Zn 2+ + H 2 + 2 NH 3 (fonctionnement). La présence du dépolarisant (MnO2) favorise un
courant de longue durée. La pile cesse de fonctionner dès que l’un des corps (Zn ou MnO2) s’épuise.
c) pile impolarisable : pile Daniell -Zn Cu+
Elle est constituée d’une électrode de cuivre (pôle+) plongeant dans une Paroi poreuse
solution de sulfate de cuivre et d’une électrode de zinc (pôle-) plongeant
(Cu2++ SO42)
dans une solution de sulfate de zinc. Lorsque la pile débite, on observe un dépôt (Zn2++ SO42-)
de cuivre sur l’électrode en cuivre et une diminution de l’électrode de zinc qui se ronge. Sa f ém est E=1,08V
Au pôle (-) Zn → Zn 2 + + 2e −
2+ −
Au pôle (+) Cu + 2e → Cu
Zn + Cu 2 + → Zn 2+ + Cu (chaîne conductrice : Cu---CuSO4---Zn)
NB : La pile est dite impolarisable car sa chaîne conductrice n’est pas modifiée pendant son fonctionnement
2.2-Accumulateurs
a) Définition
Un accumulateur est une pile dont la polarisation entraine une modification profonde des électrodes.
-Il stocke de l’énergie électrique sous forme d’énergie chimique lors de la charge et la restitue lors de la décharge.
–Pendant la charge, il fonctionne en récepteur et pendant la décharge en générateur.
b) Caractéristiques d’un accumulateur
-La capacité d’un accumulateur est la quantité d’électricité qu’il débite au cours de sa décharge.
QD = I D t D QD en (Ah) ou en (C). Or 1C=1A.s donc 1Ah = 3600C
Mr.BISSECK Fils 29
Chapitre 12 : Lois relatives aux réseaux
Objectifs :
-Enoncer la loi des nœuds et a loi des mailles
-Etablir et résoudre les équations de Kirchoff
-Connaître les conventions d’orientation permettant d’algébriser tension et intensités
1-Définition
-Un nœud est le point de rencontre de plus de deux conducteurs. « En un nœud la somme des courants entrant est
égale à la somme des courants sortant. »
-Une maille est une boucle fermée d’éléments conducteurs. « La somme algébrique des tensions dans une maille
est nulle »
-Un réseau est un ensemble de plusieurs mailles reliées entre elles par des nœuds. UAB
2- Circuit électrique à une maille. E1,r1
2.1-Application de la loi des mailles R0
A B
Soit à déterminer l’intensité et le sens du courant qui circule
UDA E3,r3 E2,r2
dans la maille ci-contre : E1=16V ; E2=20V ; E3=10V + UBC
I
r1=2Ω ; r2=1Ω ; r3=1Ω ; R0=3Ω ; R=5Ω R
D C
La démarche à suivre est la suivante :
-choisir arbitrairement un sens du courant et un sens de parcours de la maille. UCD
-Ecrire la relation traduisant la loi des mailles en comptant positivement les tensions de même sens que le
parcours choisi et négativement dans le cas contraire.
UAB + UBC + UCD + UDA=(VA-VB) + (VB-VC) + (VC-VD) + (VD-VA) = 0 E1 r 1I R0 I
r 3I
E1+ (r1+R0)I - E2 + r2I + RI+E3 + r3I=0 E2
E2 − E1 − E3 E3
(r1+R0+r2+R+r3)I=E2-E1-E3 ⇒ AN: I= -0,5A r 2I
r1 + R0 + r2 + R + r3 RI
2.2-Loi de Pouillet
Dans une maille, l’intensité du courant est égale au rapport de la somme algébrique des fém. sur la somme des
résistances. I=
∑E −∑E'
∑R U(V)
Récepteur
Mr.BISSECK Fils 30
Chapitre 13 : Montages électroniques simples
Objectif
-Décrire et symboliser une diode simple, une diode Zener et un transistor.
-Tracer et exploiter la caractéristique statique d’une diode.
-Schématiser les deux types de transistor et connaître ses régimes et modes de fonctionnement.
-calculer le coefficient d’amplification d’un transistor saturé.
1-Diode à jonction et diode Zener
1 .1-Description
-Une diode à jonction est un composant électronique réalisé à partir d’un cristal A N K
P
Anode
Semi-conducteur comportant des atomes tétravalents. Elle est passante dans son Jonction Cathode
sens directe (anode-cathode) et bloquée dans son sens indirecte.
-Une diode Zener est une diode à jonction pour laquelle la tension d’avalanche est contrôlée et capable de
fonctionner en inverse.
A K A K
1.2-Symbole
Diode à jonction Diode Zener
1.3-Caractéristique tension intensité I=f(U)
I
a) Cas d’une diode à jonction.
Elle est conductrice à partir d’une valeur suffisante de la I
tension à ses bornes. Cette valeur est appelée tension Seuil 10
et notée US. U
U
la diode est passante lorsque U˃US
0 US=0,6
-La tension maximale que la diode peut supporter dans le sens inverse est
appelée tension de claquage. I
b) Cas d’une diode Zener
Dans le sens direct la caractéristique d’une diode Zener est identique à celle
d’une diode simple. En sens inverse, le fonctionnement d’une diode Zener UZ U
0 US
est différent. Elle devient conductrice en inverse à partir d’une certaine valeur
de la tension. La valeur absolue de la tension à partir de laquelle la diode
Zener devient conductrice en inverse est appelée tension Zener (UZ).
c) Applications
Les diodes sont utilisés pour la transformation du courant alternatif en courant continu afin d’assurer sa stabilité.
Exercices
1) Donner l’état de a lampe. P
US=0,6V
2) Calculer l’intensité de courant dans le circuit lorsque UPN=6V R=100Ω
3) On inverse la diode en maintenant UPN=6V. Quelle est a valeur de
l’intensité du courant et le signe de la tension aux bornes de la diode ? N
Rep : 1) US+RI-UPN=0 d’où I=0,054A ; 2) sens inverse I=0A et U˂0
2- Le transistor à jonction
2.1- Definition
Un transistor est un sémi-conducteur utilisé dans la plupart des applications comme un interrupteur commandé ou
comme un amplificateur de courant.
2.2-Représentation conventionnelle
On distingue deux types de transistor à jonction : le transistor NPN et le transistor PNP dont les symboles sont :
C C
B=base
B B
E=émetteur
E E C=collecteur
NPN PNP
La flèche indique le sens passant de la jonction (E—B) et différencie le NPN du PNP. Le NPN est le plus utilisé.
Mr.BISSECK Fils 31
2.3-Modes de fonctionnement
Il existe deux modes de fonctionnement pour un transistor: Le mode en commutation et le mode en amplification.
a) Mode en amplification
IC linéaire
Lorsque le transistor fonctionne en amplificateur de courant, le coefficient
Saturé
∆I
d’amplification encore appelé gain du courant est : β = I C ⇒ IC = β I B . β= C
IB ∆I B IB
b) Mode en commutation
La commutation est le passage d’un transistor de son état bloqué à son état saturé et inversement.
Un transistor bloqué se comporte comme un interrupteur ouvert, alors qu’un transistor saturé se comporte comme
un interrupteur fermé. IC
- Un transistor est dit bloqué lorsque IB = IC = 0. VCB RC
C
IB R1 B
- Un transistor est dit saturé lorsque VCE = 0 et IE=IB+IC. VCE E
E
E E V
L’intensité du collecteur est maximale pour VCE = 0. ⇒ I C max = I E max =
BE
1
RC K IE
Mr.BISSECK Fils 32
Chapitre 14 : Etude expérimentale d’un amplificateur opérationnel
Objectifs
-Connaître la représentation normalisée d’un AO et calculer son coefficient d’amplification A
-Connaître les deux modes de fonctionnement d’un AO (régime linéaire et saturé)
1-Description
1.1-Définition
Un AO est un circuit intégré possédant deux entrées (inverseuse E- et non inverseuse E+ ) et une sortie.
1.2-Fonction
Les AO sont utilisés pour la réalisation des opérations linéaires analogiques (addition, soustraction, multiplication
, intégration ou comparaison). On les trouvent dans les microphones, les régulateurs…
1.3-Schéma normalisé E- E- : entrée inverseuse
S E+ : entrée non inverseuse
E+
+ S : sortie
2-Fonctionnement en régime linéaire
2.1-Règles élémentaire E- I-
-Le potentiel de la ligne de masse est toujours nul (Vm=0).
VE- S
-Les tensions d’entrée inverseuse et non inverseuse +
sont égales : V E = V E E I +
+
− +
VS
-Les courants d’entrée inverseuse et non inverseuse VE+
Vm
sont nuls : I − = I + = 0 Ligne de masse
2.2-Amplificateur opérationnel inverseur (AOI)
Pour un AOI, la borne non inverseuse est reliée à la masse et VE − = VE + = 0 . Son montage est.
-loi des nœuds à E- : Ie+IS=I-=0 R2
R1 I e = Ve − VE − Ve − VE − VS − VE − Ie R1 I- R2IS IS
-loi des mailles 1 et 2 : ⇒ + =0
R2 I S = VS − VE −
-
R1 R2 R1Ie VE
S
V V V Ve +
or VE-=0 ⇒ − e = S et le gain en amplitude A = S ⇒ A = − R 2 VS
R1 R2 Ve R1
S
VS R
or Vm=0 et VE-=Ve ⇒ −(R1 + R2 )Ve + RV
1 S =0 ⇒ =1+ 2 ⇒ R
A =1+ 2 +
Ve R1 R1 VS
Ve
NB : pour un AONI A˃1 donc VS et Ve sont de même signe. Vm
2.4-Additionneur
L’entrée non inverseur étant lié à la masse, l’entrée inverseur I1R1 R3
I1
reçoit deux tension d’entrées V1 et V2 et VE− = VE+ = 0 R1 I- R3I3 I3
I2 R2
V E-
R 1 I 1 = V1 − V E −
-nœuds E- : I1+I2+I3=I-=0 et --mailles 1 ;2 et 3 : R I = V − V V1
R2I2
2 2 2 E−
V2 +
R I = V −V VS
3 3 S E−
⇒ V1 + V 2 + V S = 0 ⇒ VS = − R3 ( V1 + V2 ) . Si R1=R2=R, V S = − R3 (V1 + V 2 )
R1 R2 R3 R1 R2 R
NB :Pour un AOA, la tension de sortie est proportionnelle à la somme des tensions d’entrée.
Mr.BISSECK Fils 33