Devoir maison n°4
(Pour le 13/11)
EXERCICE 1 Décoloration du permanganate (⋆)
1 La loi de Beer-Lambert s’écrit :
A = εℓ[MnO−
4(aq) ]
avec A l’absorbance d’une solution contenant une concentration molaire [MnO− −
4(aq) ] en ion MnO4(aq) . ε est
le coefficient d’extinction molaire et ℓ la longueur de la cuve.
0, 5 pt pour l’énoncé correct de la loi.
2 La loi de Beer-Lambert est valide :
• Pour des solutions pas trop concentrées (les appareils de mesure saturent pour A ≃ 4, voire A ≃ 2 pour
certains).
• À une longueur d’onde.
• Pour des solutions non diffusantes et non fluorescentes/phosphorescentes.
0, 5 pt pour chaque point du cadre de validité.
3 L’absorbance de la solution est :
A ≃ 2, 16
0, 5 pt pour la valeur correcte.
4 On peut déterminer α = 5, β = 6 et γ = 8.
0, 5 pt pour chaque valeur correcte.
5 La vitesse de disparition vd de MnO−
4(aq) est :
d[MnO−
4(aq) ]
vd = −
dt
0, 5 pt pour la définition de vd .
6 La vitesse v de la réaction est :
−
vd 1 d[MnO4(aq) ]
v= =−
2 2 dt
0, 5 pt pour une réponse correcte.
7 L’équation différentielle vérifiée par x est :
1 dx dx
− = kx ⇒ + 2kx = 0
2 dt dt
0, 5 pt pour l’équation différentielle correcte.
8 Le temps de demi-réaction est la durée à partir de laquelle la moitié du réactif limitant a été consommé. On
peut établir :
x0 ln 2
x(t1/2 ) = = x0 e−2kt1/2 ⇒ t1/2 =
2 2k
0, 5 pt pour la définition de t1/2 et 0, 5 pt pour son expression en fonction de k.
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9 L’absorbance est réduite de moitié pour environ 25 s, on peut en déduire :
k ≃ 13, 9 × 10−3 s−1
0, 5 pt pour la valeur.
.
EXERCICE 2 Étude d'un régime transitoire (⋆⋆)
1 Les tensions aux bornes des deux condensateurs sont continues car leur puissance de stockage ( ddt 1
2 Cu
2 )
ne peut être infinie. Par conséquent :
u(0+ ) = v(0+ ) = 0 V
Les courants i et j n’ont pas de propriétés de continuité particulière. On a donc (v = u + 2Ri) :
−u(0+ ) E
i(0+ ) = =0A et j(0+ ) = i1 (0+ ) − i(0+ ) = i1 (0+ ) =
2R R
0, 5 pt pour les valeurs initiales des tensions justifiées (tension continue dans un condensateur), 0, 5 pt
pour la valeur initiale de i et 0, 5 pt pour la valeur initiale de j.
2 Au bout d’un temps très long devant τ , on atteint un régime stationnaire, autrement dit, les condensateurs
se comportent comme des interrupteurs ouverts. Par conséquent i = j = 0 A et u = v = E (les tensions
aux bornes des résistances étant nulles puisque les courants ont une intensité nulle).
0, 5 pt si l’ensemble des valeurs citées est correct.
3 Les lois des mailles dans les deux mailles indépendantes s’écrivent :
v = 2Ri + u
E = v + Ri1
La loi des nœuds permet d’écrire i1 = i + j et les lois de comportement sont les suivantes :
dv du
j = 2C et i=C
dt dt
soit :
du du dv
E = 2RC +u+R
C + 2C
dt}
| {z dt} | {zdt}
| {z
i i j
soit :
du du di du
E = 2RC +u+R C + 4RC + 2C
dt dt dt dt
d’où :
d2 u du
4R2 C 2 2
+ 5RC +u=E
dt dt
En posant τ = RC on retrouve l’équation différentielle demandée dans l’énoncé.
0, 5 pt si au moins une loi de comportement est correcte, 0, 5 pt si le système issu de la loi des mailles
est correct, 1 pt si la combinaison de la loi des mailles et des lois de comportement mène au résultat sans
tentative d’arnaque.
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4 On peut identifier la pulsation propre du circuit à ω0 = et le facteur de qualité Q à Q = .
2τ 5
0, 5 pt si les expressions de ω0 et Q sont correctes.
i(0+ )
5 Initialement u(0+ ) = 0 V (cf. question 1) et ddut (0+ ) = C = 0 V · s−1 (cf. question 1).
Les racines r1,2 de l’équation caractéristique sont :
r
5 1 25 1 1 1
r1,2 =− ± 2
− 2 ⇒ r1 = − et r2 = −
8τ 2 16τ τ τ 4τ
Les solutions de l’équation différentielle sont de la forme :
u(t) = Ae− τ + Be− 4τ + E
t t
avec E la solution particulière de l’équation avec second membre et (A, B) ∈ R2 .
Les valeurs de A et B sont déterminées à partir des conditions initiales :
du + A B
u(0+ ) = 0 = A + B + E et (0 ) = 0 = − −
dt τ 4τ
B 1 4
soit : A = − = E et B = − E . La solution de cette équation différentielle est donc :
4 3 3
1 −t 4 −t
u(t) = E e τ − e 4τ + 1
3 3
0, 5 pt pour l’identification des racines de l’équation caractéristique. 0, 5 pt pour la forme des solutions
faisant apparaître deux constantes A et B. 0, 5 pt pour l’identification des valeurs de A et B à partir des
conditions initiales.
6 La courbe de u(t) est représentée en Figure 1 :
u(t)
Fig 1. Réponse temporelle du circuit.
Z Il faut bien montrer que la tangeante à l’origine est bien nulle puisqu’il s’agit d’un ordre deux et que
du +
dt (0 ) = 0.
Le temps de réponse du système est majoritairement dû au terme où l’exponentielle évolue le plus lentement :
e− 4τ . Habituellement, pour un circuit d’ordre un, le temps de réponse à 5% est de l’ordre de 3τ ′ avec τ ′ la
t
constante de temps du système. Ici, on obtiendrait ainsi :
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3τ ′ ≃ 12τ
Pour le tracé de la Figure 1, avec τ ≃ 0, 3 s, on voit que le régime stationnaire est atteint au bout de 5 s
environ, soit 15τ . L’ordre de grandeur est donc bien respecté.
0, 5 pt pour les axes légendés tracés à la règle. 0, 5 pt pour l’allure de la courbe de charge, avec l’asymptote
respectée. 0, 5 pt pour le temps de réponse du système compris entre 10τ et 15τ .
7 Une fois le régime stationnaire établi, la tension aux bornes des deux condensateurs est u = v = E. L’énergie
électrique stockée dans l’ensemble des deux condensateurs est donc :
1 1 3
E = Cu2 + (2C)v 2 = CE 2
2 2 2
0, 5 pt pour l’expression de E correcte.
8 Les lois de comportement indiquent que :
du 1 −t 1 −t E −t
e 4τ − e− τ
t
i(t) = C (t) = CE − e τ + e 4τ =
dt 3τ 3τ 3R
et :
dv d(u + 2Ri) di
j(t) = 2C (t) = 2C = 2i(t) + 2τ (t)
dt dt dt
soit :
E −t E 1 E −t
e τ + e− 4τ − 2 × − τt
+ e− 4τ
t t
j(t) = 2 e = e 4τ
3R 3R 4 2R
0, 5 pt pour l’expression littérale de i(t) et 0, 5 pt pour l’expression littérale de j(t).
9 L’intensité du courant délivré par le générateur vérifie ainsi :
E 5 −t 1 t
i1 (t) = i(t) + j(t) = e 4τ − e− τ
R 6 3
0, 5 pt si l’expression trouvée est correcte.
10 L’énergie fournie par le générateur est donc :
Z Z
+∞ +∞
E2 1 t 5 E2 τ − t 20τ − t +∞
− e− τ + e− 4τ
t
Eg = Ei1 (t)dt = dt = e τ − e 4τ
0 0 R 3 6 R 3 6 0
soit :
E2 τ 20τ
Eg = × − + = 3CE 2
R 3 6
0, 5 pt pour l’expression correcte dans l’intégrale. 0, 5 pt pour le résutlat du calcul.
11 Les pertes par effet Joule sont le reliquat d’énergie entre l’énergie délivrée par le générateur de tension au
cours de la charge et l’énergie stockée par les condensateurs en fin de charge, soit :
3
EJ = Eg − E = CE 2
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En effet, la conservation de l’énergie lors de la charge implique que Eg = EJ + E.
On peut ainsi définir le rendement η de la charge des condensateurs comme étant :
E
η= ≃ 0, 50 ≃ 50%
Eg
0, 5 pt pour la valeur du rendement.
du
12 En posant w = dt , on transforme l’équation différentielle d’ordre deux en deux équations différentielles
d’ordre un :
du
dt = w
dw
dt = 4τ12 (E − u − 5τ w)
Le schéma de discrétisation explicite de ces deux équations différentielles est donc :
uk − uk−1 = Te wk−1
wk − wk−1 = 4τ
Te
2 (Ek−1 − uk−1 − 5τ wk−1 )
soit :
uk+1 − uk uk − uk−1 Te 5τ
− = 2 Ek−1 − uk−1 − (uk − uk−1 )
Te Te 4τ Te
d’où :
T2 5τ
uk+1 = 2uk − uk−1 + e2 Ek−1 − uk−1 − (uk − uk−1 )
4τ Te
que l’on peut réécrire de la manière suivante :
5Te T2 5Te Te2
uk = 2− uk−1 + −1 − e2 + uk−2 + Ek−1
4τ 4τ 4τ 4τ 2
0, 5 pt si le système d’équations est correctement discrétisé. 0, 5 pt pour l’équation de récurrence établie
sur uk .
13 Les lignes de codes à compléter sont les suivantes :
• u[k] = u[k-1]+Te*w[k-1]
• w[k]=w[k-1]+Te/4/Tau**2*(E[k-1]-u[k-1]-5*Tau*w[k-1])
0, 5 pt si ces deux lignes sont correctement complétées.
14 Le tracé de la réponse uk est représenté en Figure 2.
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Fig 2. Comparaison des réponses analytiques et numériques.
La solution numérique tend vers la solution analytique au fur et à mesure que la valeur de Te diminue.
Le temps de réponse à 5% est de T5% ≃ 1, 313 ± 0, 001 s .
0, 5 pt pour le tracé de l’allure de la charge. 0, 5 pt pour le temps de réponse à 5% inclus dans l’intervalle
de confiance spécifié.
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