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LISTE DES MEMBRES DU GROUPE N°8
1. NGONGO MULAMBA Nathan
2. ANVIKO EWADA Jessica
3. FEBI MWILA Kevine
4. ILUNGA MWANABUTE Marc
5. KABANGE BWANGA Harmonie
6. KABULO KALENGA Prince
7. KALOMBO NGOIE Yanne
8. KARUMB AMBANG Emmanuel
9. KASONGO MAMBWE Albert
10. KATENDE TSHANI Alpha
11. KATSHI KALUMBU Bénédicte
12. KAVIPWI ALFRED Esaïe
13. KAVULA SOMPO Luc
14. KYEMBE TSHIMWANGA Abigaël
15. KYELA KILA Marco
16. MANDE YUMBA Madeleine
17. MBUYU MALOBA Deschamps
18. MUGANZA RAYMOND Reynolds
19. MWANZA LUNGANGA Martin
20. MWEMA NUMBI Nadia
21. NGOIE NKULU Josaphat
22. NGOIE YUMBA Melissa
23. NGOIE WA LUTUNDA Merveille
24. NSEYA KABUNDA Aurélie
25. TSHIBANG DIAMBAZ Osée
Exposé de Géophysique présenté par le groupe N°8
Bac 2 Géo-mines
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HISTORIQUE
Les méthodes sismiques en géophysique, qui reposent sur l'étude de la
propagation des ondes sismiques, ont connu une évolution significative depuis leurs
débuts, avec des applications variées allant de l'exploration pétrolière à la
caractérisation des sols pour le génie civil. Initialement utilisées pour l'étude des
tremblements de terre, elles se sont progressivement adaptées pour l'imagerie du sous-
sol et la détection de structures géologiques. Leur développement est lié aux travaux de
nombreux chercheurs, mais les premiers succès commerciaux sont attribués à la
compagnie SCHLUMBERGER dans les années 1920.
I. DÉVELOPPEMENT DES MÉTHODES SISMIQUES
• Origines dans la sismologie
Les méthodes sismiques tirent leurs fondements de la sismologie, qui étudie les
ondes sismiques pour comprendre la structure interne de la Terre et les phénomènes
sismiques.
• Premières applications en exploration
Les premières applications pratiques des méthodes sismiques en exploration
pétrolière ont commencé dans les années 1920, avec des entreprises comme
Schlumberger qui ont développé des techniques pour utiliser les ondes sismiques pour
localiser des structures souterraines potentiellement porteuses de pétrole.
II. PIONNIERS DANS L’APPLICATION DES MÉTHODES SISMIQUES
• Les frères SCHLUMBERGER : Bien que la sismologie ait des racines plus
anciennes, les frères Schlumberger sont souvent cités pour leur rôle pionnier
dans l'application commerciale des méthodes sismiques en exploration
pétrolière, notamment avec leurs travaux sur les méthodes électriques, qui ont
ensuite inspiré les méthodes sismiques.
• ANDRIJA MOHOROVIČIĆ : En 1909, il a découvert une discontinuité sismique à
la base de la croûte terrestre, marquant un jalon important dans la
compréhension de la structure interne de la Terre.
• BENO GUTENBERG : Il a contribué de manière significative à la compréhension
de la structure de la Terre, notamment en déterminant la profondeur du noyau
terrestre et en étudiant les ondes sismiques.
III. DÉVELOPPEMENT DE LA TOMOGRAPHIE SISMIQUE:
Au XXe siècle, la tomographie sismique a permis d'obtenir des images plus
détaillées de la structure interne de la Terre en utilisant les données de plusieurs
stations sismiques. Des méthodes sismiques plus sophistiquées, telles que la sismique
3D, ont été développées pour améliorer la résolution spatiale et la précision des images
du sous-sol, permettant une exploration plus efficace des ressources naturelles.
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NOTION SUR LES MÉTHODES SISMIQUES
I. DÉFINITION
Les méthodes sismiques sont des techniques géophysiques utilisées pour
étudier la structure du sous-sol en analysant la propagation des ondes sismiques
générées artificiellement ou naturellement. Notons que les ondes sismiques obéissent
aux mêmes lois que la propagation des ondes lumineuses d’où nous distinguons deux
méthodes sismiques :
• La sismique de réflexion ;
• La sismique de réfraction
II. QUELQUES NOTIONS A PROPOS ONDES SISMIQUES
Les ondes sont des ondes élastiques qui traversent un milieu en poussant
provisoirement les particules élémentaires. On distingue deux types d’onde, dont
notamment :
a. Les ondes de volume
• Les ondes primaires ou ondes P, qui sont des ondes de compression ou
ondes longitudinales qui se déplacent en provoquant des dilatations et des
compressions successives parallèlement au sens de propagation. Ces ondes
de propagent dans tous les milieux avec une vitesse d’autant plus élevée que
le milieu est plus dense.
𝟒
𝝀+𝟐𝝁 𝑬(𝟏+𝝂) 𝑲+𝟑𝝁 𝒎
La vitesse d’onde Vp s’écrit : 𝑽𝒑 = √ = √𝝆(𝟏−𝟐𝝂)(𝟏+𝝂) =√ [𝒔]
𝝆 𝝆
Avec : 𝝁: module de cisaillement [Pa]
𝝀: constante de Lamé [Pa]
𝑬: module ’Young [Pa]
𝝂: coefficient de poisson
𝑲: module d’incompressibilité [Pa]
𝝆: masse volumique [kg/m³]
• Les ondes secondaires ou ondes S, qui sont des ondes de cisaillement ou
ondes transversales qui provoquent des mouvements du sol
perpendiculairement au sens de propagation.
𝝁 𝑬 𝒎
La vitesse d’onde Vs : 𝑽𝒔 = √ = √ [ ]
𝝆 𝟐𝝆(𝟏+𝝂) 𝒔
b. Les ondes de surface
• Les ondes de Rayleigh qui sont des ondes se propageant au voisinage de la
surface du sol à faible profondeur. Elles résultent de l’interférences
constructives des ondes P et SV (cisaillement vertical) car le cisaillement ne
peut pas se transmettre dans l’air. Elles se propagent à une vitesse
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légèrement inférieure à celle des ondes S. La profondeur de terrain affectée
par l’onde de Rayleigh dépend de la longueur d’onde (il n’y a pratiquement
plus d’énergie à une profondeur égale à la moitié de la longueur d’onde).
• Les ondes de Love sont des ondes S polarisées horizontalement. Le direction
de polarisation étant perpendiculaire à la direction de propagation. Elles sont
observées seulement lorsqu’il y a une couche de basse vitesse recouvrant un
substratum de vitesse plus élevée.
Noté bien : les ondes de cisaillement (S) ne se propagent pas dans l’eau et elles se
propagent plus lentement que les ondes de compression (P).
Ainsi donc, pour capter les ondes sismiques on utilise un géophone. Il s’agit en
fait d’une masse suspendu à un ressort qui lui transmet les mouvements du sol. Cette
masse porte une bobine qui se déplace dans le champ d’un aimant et ce déplacement
produit ainsi un courant électrique, qui, amplifié, sera enregistré sur papier ou dans une
mémoire.
III. LA SISMIQUE DE RÉFRACTION
Elle utilise la propagation des ondes sismiques de compression P qui arrivent les
premières et qui sont réfractées par les interfaces des niveaux géologiques en
profondeur. Cette méthode sismique est limitée à des profondeurs d’investigations
inférieures à 300m.
Sur le terrain, ces ondes de compression peuvent être produites par des coups
de marteau sur plaque (peu performant sur des terrains meubles) ou par des charges
explosives enterrées. Les enregistrements sont réalisés à l’aide d’un sismographe digital
qui accueille les arrivées d’ondes sur les différents géophones disposés sur le terrain.
Un dispositif classique de la sismique de réfraction comporte une ou deux flûtes
totalisant 120 ou 480m comprenant chacune 12 à 24 géophones régulièrement espacés
de 5 à 20m.
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V₁ et V₂ sont obtenues à partir de la dromochronique (inverse de la pente). Ainsi donc la
profondeur de la première couche sera donnée par :
𝑿𝒄 𝒗₂−𝒗₁ 𝒕₁ 𝒗₁𝒗₂
𝒉= 𝟐
√𝒗₂+𝒗₁ = 𝟐 √𝒗₂²+𝒗₁²
a. QUELQUES VITESSES D’ONDES SISMIQUES DANS LES ROCHES :
• Sable : de 300 à 1 800 m/s
• Alluvion : de 1000 à 2700 m/s
• Argile : de 1100 à 2500 m/s
• Marnes : de 2000 à 2500m/s
• Grès : 2000 à 3500 m/s
• Calcaire : de 3200 à 7000 m/s
• Gneiss : de 3500 à 7500m/s
• Granite : de 4600 à 6000 m/s
• Basalte : de 5000 à 6000m/s
Remarque : ces valeurs varient en fonction de la facturation ou de la teneur en eau du
milieu rocheux.
Ces vitesses de propagation des ondes sismiques ont pour rôle dans un sol de
renseigner sur ses caractéristiques mécaniques en domaine élastique. Pour des
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déformations de faible amplitude (< 10-6), les différents modules élastiques du
matériau (K, μ,E,n) peuvent être calculés en connaissant la masse volumique ρ et la
vitesse de propagation des ondes de compression (VP) et de cisaillement (VS), selon les
équations suivantes :
𝟒
𝑲 = 𝝆 {𝑽𝒑𝟐 − ( ) 𝑽𝒔𝟐 } 𝝁 = 𝝆. 𝑽𝒔𝟐
𝟑
(𝟏 − 𝟐𝝂)(𝟏 + 𝝂) 𝑽𝒑𝟐 − 𝟐𝑽𝒔²
𝑬 = 𝝆. 𝑽𝒑² 𝝂=
(𝟏 − 𝝂) 𝟐(𝑽𝒑𝟐 − 𝑽𝒔𝟐 )
b. AVANTAGES ET LIMITES DE LA MÉTHODE
• Avantages :
AVANTAGES EXPLICATION
Mise en œuvre relativement facile sur le terrain,
Technique simple
surtout en terrains ouverts
Moins coûteuse que la sismique de réflexion
Faible coût
surtout en cas de prospection peu profonde
Bonne estimation des vitesses Permet d’avoir des vitesses de couches, ce qui
sismiques est utile pour l’interprétation géotechnique
Les résultats(traitement et interprétation des
Résultats rapides données) peuvent être obtenus rapidement
souvent sur terrain
Applicable sur des petites Adaptée aux études locales comme les
surfaces fondations, routes, barrages, etc.
Les ondes réfractées sont généralement peu
Peu sensible à l’atténuation
affectées par les pertes d’énergie dans le sol
Capable de détecter des Bonne pour la détection la profondeur de
interfaces nettes substratum rocheux ou de nappes phréatiques
• Limites :
LIMITES EXPLICATION
Ne détecte pas les couches lentes Si une couche lente est située sous une
sous-jacentes couche plus rapide, elle est invisible pour cette
méthode.
La méthode suppose que les vitesses
Hypothèse de vitesses
augmentent avec la profondeur (condition
croissantes
nécessaire pour la réfraction critique).
Des anomalies locales (blocs, failles, cavités)
Sensibilité aux hétérogénéités peuvent fausser les résultats si elles ne sont
pas prises en compte.
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Moins précise que la sismique réflexion pour
Résolution verticale moyenne
distinguer les couches fines ou inclinées.
Non adaptée aux grandes Généralement limitée à quelques dizaines ou
profondeurs centaines de mètres.
Les calculs sont plus simples si les interfaces
Interfaces supposées planes
sont horizontales ou faiblement inclinées.
Mauvaise reconnaissance dans Par exemple : karsts, sols très fracturés,
les milieux complexes terrains volcaniques, etc.
c. DOMAINES D’APPLICATION
Cette est utilisée dans plusieurs domaines, dont notamment :
• La cartographie pour l’étude de la structure des couches superficielles de la
terre ; l’étude des failles de l’écorce terrestre ainsi que la cartographie des zones
d’altération .
• La géotechnique pour les dimensionnement des routes, pistes , etc.
• La prospection pour la reconnaissance du sol
• Les études environnementales et aménagement urbain pour faire la
caractérisation des sols pour la gestion des fluides polluants ; et aider aux chois
des emplacements des grandes structures (hôpitaux, écoles, etc.)
• L’hydrogéologie pour découvrir les nappes phréatiques ; la délimitation des
couches aquifères ainsi que l’étude de la migration des eaux
• Les études des risques naturels pour l’étude des risques sismiques ; l’étude des
glissements de terrains ainsi que celle des cavités souterraines.
IV. LA SISMIQUE DE REFLEXION
Cette méthode étudie la réflexion des ondes sismiques aux interfaces entre
plusieurs couches géologiques pour des profondeurs inférieures à 10 000m. Elle est
couramment utilisée pour la recherche des structures pétrolières tant sur terre que sur
mer.
a. INTERPRETATION DES DONNEES DE LA SISMIQUE DE REFLEXION
En déplaçant les tirs sismiques suivant un axe on obtiendra un profil sismique du
sous-sol. L’interprétation d’un profil sismique est rendue délicate par le fait que l’on ne
sait pas, à priori, quelle est la nature des surfaces qui réfléchissent les ondes, ni leur
profondeur précise.
Les données recueillies sont en fait des temps d’aller-retour des ondes qui
dépendent de la célérité de celles-ci dans les différentes roches traversées et dont la
valeur n’est pas connue. Il est donc nécessaire de faire un étalonnage à partir d’un
forage pour affiner l’interprétation des profils sismiques.
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b. Avantages et limites de la méthode
• Avantages :
AVANTAGES EXPLICATION
Capable de détecter des couches très fines (de
Haute résolution verticale l’ordre du mètre ou moins) grâce à l’analyse
précise du temps de réflexion.
Peut explorer le sous-sol sur plusieurs
Grande profondeur d’investigation kilomètres de profondeur, contrairement à la
sismique de réfraction.
Permet de visualiser les failles, plis, dômes,
Imagerie détaillée des structures
contacts lithologiques, etc.
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Peut produire des modèles très réalistes et
Méthode 2D, 3D et 4D (temps)
dynamiques du sous-sol
Contrairement à la réfraction, elle fonctionne
Indépendante de l’ordre des
même si les vitesses ne croissent pas avec la
vitesses
profondeur
Fournit une bonne image du sous-sol même
Utilisable en milieux complexes dans les environnements géologiques
irréguliers
Essentielle en exploration Elle permet d’identifier les pièges structuraux
pétrolière et gazière et stratigraphiques avec précision
• Limites :
LIMITES EXPLICATION
Nécessite des équipements sophistiqués, du
Coût élevé personnel qualifié et un traitement
informatique intensif.
Le traitement des données (filtrage, migration,
Traitement long et complexe empilement) est chronophage et nécessite des
logiciels spécialisés.
Les signaux faibles peuvent être masqués par
Sensible au bruit
le bruit de fond (bruit urbain, routes, mer, etc.).
Mauvaise résolution des couches L’atténuation des ondes en profondeur peut
profondes sans énergie suffisante limiter la qualité d’image.
Difficulté à travailler en zones à forte
Limitation en zones accidentées
topographie ou en milieux densément boisés.
Les très faibles profondeurs (0–5 m) sont mieux
Moins performante pour les
étudiées par d’autres méthodes (réfraction,
premières couches superficielles
GPR).
Besoin d’une calibration Pour valider les réflexions, des données de
(sondages, données puits) terrain sont nécessaires (forages, VSP).
c. DOMAINES D’APPLICATION
Cette méthode est appliquée dans les domaines tels que :
• Exploration pétrolière et gazière (domaine principal) :
o Cartographie des réservoirs pour identifier les pièges pétroliers
(anticlinaux, failles, dômes salins).
o Détection des contacts huile/eau pour localiser les limites de fluides
dans les formations réservoirs.
o Étude des structures profondes pour reconstituer les couches
sédimentaires sur plusieurs kilomètres de profondeur.
o Analyse stratigraphique pour étudier la géométrie et la continuité des
formations rocheuses.
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o Suivi de production (sismique 4D) pour observer l’évolution des fluides
dans le temps (avant/après injection, production).
• Dans la prospection :
o Cartographie structurale pour la détection de plis, failles, intrusions
magmatiques.
o Prospection profonde pour une visualisation des contacts géologiques à
grande profondeur (intrusions métallifères, gisements sulfurés, etc.).
o Délimitation de gisements pour faire l’estimation du volume exploitable
d’une masse rocheuse minéralisée.
• Les études géologiques régionales :
o Reconstitution de l’histoire géologique en faisant l’étude de la
sédimentation, du plissement, du métamorphisme.
o Étude de la croûte terrestre question de faire l’identification des grands
accidents de cristaux, racines de chaînes de montagnes, etc.
o Étude des bassins sédimentaires afin de déterminer l’épaisseur des
dépôts, leur géométrie et leur stratigraphie.
• En Géothermie :
o Localisation des réservoirs géothermiques afin d’identifier les zones
fracturées profondes pouvant contenir de l’eau chaude.
o Étude des structures de chaleur question de visualiser les zones
favorables à l’exploitation géothermique.
• En Géotechnique et génie civil :
o Étude de grands ouvrages tels que les barrages, tunnels, grands ponts,
etc.
o Détection de failles ou de discontinuités profondes afin d’éviter les zones
instables ou les risques sismiques.
• Dans les études des risques naturels et environnement :
o Évaluation de la sismicité active pour identifier les failles actives et les
zones à risque.
o Étude des glissements de terrain pour délimiter les surfaces de rupture
profondes.
• Dans l’Archéogéophysique (cas rares mais possibles) :
o Détection de structures profondes dans des projets archéologiques de
grande envergure, ou sous des dépôts sédimentaires épais.
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