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Memoire de Fin D'etudes

Ce mémoire présente un plan d'aménagement et de gestion pour la nouvelle aire protégée d'Ambohidray à Madagascar, dans le district de Moramanga. Il aborde les caractéristiques écologiques, socio-économiques et culturelles de la région, ainsi que les méthodes d'étude et les résultats obtenus. Des recommandations pour la conservation et l'utilisation durable des ressources sont également fournies.
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Memoire de Fin D'etudes

Ce mémoire présente un plan d'aménagement et de gestion pour la nouvelle aire protégée d'Ambohidray à Madagascar, dans le district de Moramanga. Il aborde les caractéristiques écologiques, socio-économiques et culturelles de la région, ainsi que les méthodes d'étude et les résultats obtenus. Des recommandations pour la conservation et l'utilisation durable des ressources sont également fournies.
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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

FACULTE DES SCIENCES


DOMAINE SCIENCES ET TECHNOLOGIE
MENTION BIOLOGIE ET ECOLOGIE VEGETALES
*******************
MEMOIRE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER
Parcours : DIAGNOSTIC, SUIVI ECOLOGIQUE ET AMENAGEMENT DES
ECOSYSTEMES ET DE L’ENVIRONNEMENT (DIASE)

PROPOSITION D’UN PLAN D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DE


LA NOUVELLE AIRE PROTEGEE D’AMBOHIDRAY
(DISTRICT MORAMANGA, REGION ALAOTRA-MANGORO, MADAGASCAR)

Présenté par : RABARY Toussaint

(Maître-ès Sciences)

Soutenu publiquement le 21 décembre 2018 devant les membres de jury composés de :

Président : Professeur FARAMALALA Miadana Harisoa

Rapporteurs : Professeur RAKOTOARIMANANA Vonjison

Docteur RAZAFIARISON Zo Lalaina

Examinateur : Docteur RANIRISON Patrick


UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

FACULTE DES SCIENCES


DOMAINE SCIENCES ET TECHNOLOGIE
MENTION BIOLOGIE ET ECOLOGIE VEGETALES
*******************
MEMOIRE POUR L’OBTENTION D’UN DIPLOME DE MASTER
Parcours : DIAGNOSTIC, SUIVI ECOLOGIQUE ET AMENAGEMENT DES
ECOSYSTEMES ET DE L’ENVIRONNEMENT (DIASE)

PROPOSITION D’UN PLAN D’AMENAGEMENT ET DE


GESTION DE LA NOUVELLE AIRE PROTEGEE
D’AMBOHIDRAY
(DISTRICT MORAMANGA, REGION ALAOTRA-MANGORO,
MADAGASCAR)

Présenté par : RABARY Toussaint

(Maître-ès Sciences)

Soutenu publiquement le 21 décembre 2018 devant les membres de jury composés de :

Président : Professeur FARAMALALA Miadana Harisoa

Rapporteurs : Professeur RAKOTOARIMANANA Vonjison

Docteur RAZAFIARISON Zo Lalaina

Examinateur : Docteur RANIRISON Patrick


Photos de couverture, photographiées par Rabary, T. 2018: (de gauche à droite)
Weinmannia rutenbergii (Cunoniaceae)-Lac d’Ambolobe -Tambourissa thouvenotii (Monimiaceae)
-REMERCIEMENTS-

Ce travail ne serait pas arrivé à son terme sans la collaboration de nombreuses personnalités
bienveillantes qui ont accepté d’apporter leur aide, leur critique et de nous donner du courage en
réalisant les travaux dans des conditions souvent difficiles. Nous ne saurions pas les oublier et nous
aimerons témoigner nos reconnaissances et remerciements envers eux.

C’est donc pour nous un grand honneur et un immense plaisir de les remercier :

A Docteur RADANIELINA Tendro, Maître de Conférences à la Faculté des Sciences de l’Université


d’Antananarivo, Chef de la Mention Biologie et Ecologie Végétales, qui en plus de la lourdeur de ses
obligations, a assumé avec dévouement l’encombrante gestion administrative et a accepté de nous
aider financièrement pendant la réalisation de ce mémoire. Nous vous exprimons nos sincères
remerciements.

A Professeur FARAMALALA Miadana Harisoa, Professeur Titulaire à la Faculté des Sciences de


l’Université d’Antananarivo, qui non seulement, a apporté des conseils et critiques constructives pour
améliorer la qualité de ce manuscrit, mais nous a fait un grand honneur de présider le jury. Nous lui
adressons nos vifs remerciements.

A Docteur RANIRISON Patrick, Enseignant Chercheur à la Mention Biologie et Ecologie Végétales,


Faculté des Sciences de l’Université d’Antananarivo, malgré ses lourdes obligations, nous fait
l’honneur de siéger parmi les membres de jury et a accepté d’examiner ce travail et d’apporter des
recommandations et améliorations du document. Merci infiniment.

A Professeur RAKOTOARIMANANA Vonjison, Professeur Titulaire à la Faculté des Sciences de


l’Université d’Antananarivo, malgré ses lourdes obligations, n’a pas ménagé ses efforts. Ses
instructions et ses conseils nous ont été indispensables pour améliorer ce travail. Nous vous adressons
nos sincères reconnaissances et nos remerciements les plus précieux d’avoir fait l’honneur d’être le
rapporteur de ce travail.

A Docteur RAZAFIARISON Zo Lalaina, Maître de Conférences à la Faculté des Sciences de


l’Université d’Antananarivo, en dépit de ses lourdes responsabilités et son emploi du temps très serré,
a bien voulu encadrer ce travail. Avec ses partages de connaissances et ses expériences et surtout ses
critiques constructives, nous avons pu mener à terme ce travail. Nous vous adressons nos sincères
reconnaissances et nos remerciements les plus précieux.

i
Ensuite, nous tenons à remercier sans exception, tous les enseignants de la Mention Biologie et
Ecologie Végétales qui n’ont ménagé ni leur temps ni leurs efforts d’arriver à terme nos études
universitaires.

Nous adressons également nos cordiaux remerciements :

A notre binôme sur terrain, Nadia Hasinirina RAHONJAHARIMBOLA

A nos guides locaux : Monsieur Tovohery (Président du VOI), Monsieur Henri, et Monsieur Jules dit
Ndrina qui ont enduré avec nous, pluies et beaux temps pendant la réalisation des travaux de terrain.

A Madame Naltine qui nous a hébergée pendant les jours où nous avons effectué les enquêtes.

A un très bon ami Manda Vahatraina FALIARIVOLA, ses partages de connaissances en cartographie
nous ont beaucoup aidés d’avoir de la compétence en traitement d’images.

Un grand merci à nos Parents (Mr Rabary et Mme Sabine), Frères (Hugo, Hyacinthe et Elie) et Sœurs
(Ninon et Colombe) qui nous ont encouragé tout au long de nos études.

Enfin, nous ne saurons pas oublier de remercier nos amis de la promotion RAVENALA 2016 et nos
proches envers les partages de connaissances et les moments agréables que nous avons passé
ensemble durant la rédaction de ce manuscrit.

Cordialement !!

ii
TABLE DES MATIERES Page
REMERCIEMMENTS.......................................................................................................................i

LISTE DES CARTES ...................................................................................................................... vi

LISTE DES FIGURES..................................................................................................................... vi

LISTE DES TABLEAUX ................................................................................................................ vi

LISTE DES PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES ..................................................................... vii

LISTE DES PHOTOS ..................................................................................................................... vii

LISTE DES ANNEXES .................................................................................................................. vii

LISTE DES ACRONYMES .......................................................................................................... viii

LEXIQUE DES MOTS MALAGASY............................................................................................ ix

GLOSSAIRE..................................................................................................................................... ix

INTRODUCTION ..............................................................................................................................1

I. MILIEU D’ETUDE ........................................................................................................................4

I.1. MILIEU ABIOTIQUE ...................................................................................................................4

I.1.1. Situation géographique du site d’étude ...................................................................................4


I .1.2. Climat .....................................................................................................................................4
I.1.3. Pédologie et géologie ..............................................................................................................5
I.1.4. Hydrographie ...........................................................................................................................5
I.2. MILIEU BIOTIQUE ......................................................................................................................5

I.2.1. Flore et végétation ...................................................................................................................5


I.2.2. Faune .......................................................................................................................................6
I.3. MILIEU HUMAIN ........................................................................................................................7

I.3.1. Origine de la population ..........................................................................................................7


I.3.2. Structure démographique ........................................................................................................7
I.3.3. Activités socio-économiques...................................................................................................8
II. METHODES D’ETUDE ...............................................................................................................9

II.1. APPROCHES METHODOLOGIQUES ......................................................................................9

II.2. ETUDES PRELIMINAIRES .....................................................................................................10

II.3. COLLECTE DE DONNEES FLORISTIQUES ET ECOLOGIQUES ......................................10

iii
II.3.1. Sites de relevé écologique ....................................................................................................10
II.3.2. Détermination des spécimens ..............................................................................................11
II.3.3. Etude de la structure verticale de la végétation ...................................................................11
II.3.4. Etude de la structure horizontale de la végétation ...............................................................12
II.4. EVALUATION DES UTILISATIONS DES RESSOURCES VEGETALES PAR LES
VILLAGEOIS ....................................................................................................................................12

II.5. ZONAGE DU SITE DE CONSERVATION .............................................................................13

II.6. TRAITEMENT ET ANALYSES DE DONNEES .....................................................................15

II.6.1. Analyses de données floristiques et écologiques .................................................................15


II.6.1.1. Types biologiques des végétaux ....................................................................................15
II.6.1.2. Analyse de la structure verticale de la végétation .........................................................16
II.6.1.3. Analyse de la structure horizontale de la végétation .....................................................17
II.6.2. Analyse des données d’utilisations des ressources ..............................................................17
III. RESULTATS ET INTERPRETATIONS ................................................................................15

III.1. CARACTERISTIQUES ECOLOGIQUES DE LA VEGETATION ........................................19

III.1.1. Caractéristiques floristiques ...............................................................................................19


III.1.1.1. Richesse floristique globale .........................................................................................19
III.1.1.2. Types biologiques ........................................................................................................20
III.1.2. Caractéristiques structurales ...............................................................................................20
III.1.2.1. Structure verticale de la végétation ..............................................................................20
III.1.2.2. Structure horizontale de la végétation..........................................................................23
III.2. CARACTERISTIQUES SICIO-ECONOMIQUES ET SOCIO-CULTURELLES
D’UTILISATIONS DES RESSOURCES .........................................................................................24

III.2.1. Culture et tradition ..............................................................................................................24


III.2.2.. Utilisation des plantes ........................................................................................................25
III.2.3. Modes d’utilisation des plantes ..........................................................................................25
III.2.4. Pressions et menaces ..........................................................................................................28
III.2.4.1. Types des pressions......................................................................................................28
III.2.4.2. Evaluation des pressions et menaces ...........................................................................30
III.2.4.3. Relation causes à effets/pressions et menaces .............................................................30
III.3. PROPOSITION DE ZONAGE - SCHEMA D’AMENAGEMENT.........................................35

IV. DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS.........................................................................40

IV.1. DISCUSSIONS .........................................................................................................................40


iv
IV.1.1. Sur les formations végétales de la nouvelle aire protégée..................................................40
IV.1.2. Sur l’accès et utilisation des ressources .............................................................................40
IV.1.3. Perception paysanne sur la conservation de la forêt...........................................................41
IV.1.4. Sur le zonage actuel et perspective de modification ..........................................................41
IV.2. RECOMMANDATIONS..........................................................................................................41

CONCLUSION GENERALE .........................................................................................................47

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .......................................................................................48

ANNEXES ........................................................................................................................................... I

v
LISTE DES CARTES
Carte 1 : Carte de délimitation administrative de la Nouvelle Aire Protégée d'Ambohidray et
végétations environnantes ......................................................................................................4
Carte 2 : Localisation des sites d’enquêtes.........................................................................................13
Carte 3 : Proposition de zonage de la nouvelle Aire Protégée d’Ambohidray sur fond de
végétation .............................................................................................................................36
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Courbe ombrothermique selon GAUSSEN .........................................................................5
Figure 2: Histogramme de distribution par âge et sexe de la population d’Ambohidray ....................7
Figure 3: Les grandes lignes directrices des méthodes d'étude ............................................................9
Figure 4 : Disposition de relevé linéaire de GAUTIER .....................................................................11
Figure 5 : Dispositif de placeau de BRAUN BLANQUET ...............................................................12
Figure 6 : Répartition du nombre des espèces recensées par famille dans la forêt de la nouvelle Aire
Protégée d’Ambohidray .....................................................................................................................19
Figure 7 : Spectre biologique de la végétation de la nouvelle Aire Protégée d’Ambohidray ............20
Figure 8 : Diagrammes de recouvrement de la végétation du Noyau dur (a), de la Zone tampon (b)
et de la Zone écotouristique (c) ..........................................................................................................21
Figure 9 : Distribution des individus par classe de diamètre dans les trois zones de conservation ...23
Figure 10: Répartition de l'utilisation des espèces .............................................................................27
Figure 11 : Relation causes à effet/pressions et menaces pesant sur le noyau dur.............................32
Figure 12 : Relation causes à effet/pressions et menaces pesant sur la zone tampon ........................33
Figure 13 : Relation cause à effet/pression et menace pesant sur la zone écotouristique .................34

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1: Les types biologiques des végétaux selon la classification de RAUNKIAER ................15
Tableau 2 : Richesse floristique du Noyau dur, de la Zone tampon et de la Zone écotouristique .....19
Tableau 3 : Valeurs de la rugosité de la canopée dans le Noyau dur, la Zone tampon et la Zone
écotouristique .....................................................................................................................................20
Tableau 4 : Les potentiels en bois dans le Noyau dur, la Zone tampon et la Zone écotouristique ....23
Tableau 5: Liste des espèces les plus utilisées par les habitants ........................................................26
Tableau 6 : Pourcentage des individus par secteurs d’activités .........................................................28
Tableau 7 : Evaluation des pressions et menaces dans la forêt ..........................................................31
Tableau 8 : Zonage du territoire d’Ambohidray ................................................................................35
Tableau 9 : Plan de gestion des différentes zones ..............................................................................37
Tableau 10 : Cadre logique dans la gestion de la nouvelle aire protégée ..........................................42

vi
LISTE DES PLANCHES PHOTOGRAPHIQUES
Planche photographique 1: Doany installés dans la nouvelle aire protégée ......................................24
Planche photographique 2 : Dégradation de la forêt au voisinage de la rizière .................................28
Planche photographique 3 : Dégradation de la zone provoquée par le charbonnage de bois ............29
Planche photographique 4 : Dégradation de l’habitat dans les vallées ..............................................29

LISTE DES PHOTOS


Photo 1: Doany dans la zone périphérique .........................................................................................24
Photo 2 : Doany dans la zone écotouristique nommé sous le nom « Jiro » .......................................24
Photo 3 : Défrichement au bas versant ...............................................................................................28
Photo 4 : Etat de la végétation au voisinage de la rizière ...................................................................28
Photo 5 : Arbres abattus pour le charbonnage....................................................................................29
Photo 6 : Etat de la zone après le charbonnage ..................................................................................29
Photo 7 : Un trou abandonné après orpaillage ...................................................................................29
Photo 8 : Abattage de Pandanus vandamii et dégradation d’un ruisseau dans une vallée ................29

LISTE DES ANNEXES


Annexe 1: Données température 2011-2017 ........................................................................................ I
Annexe 2: Données précipitations 2011-2017 .................................................................................... II
Annexe 3 : Carte pédologique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray ......................................III
Annexe 4 : Carte d’occupation du sol de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray ......................... IV
Annexe 5: Liste herpetofaune de la NAP Ambohidray inventoriée par Madagascar Voakajy........... V
Annexe 6: Fiche de relevé linéaire de Gautier ................................................................................. VII
Annexe 7: Fiche de relevé de placeau de Braun Blanquet .............................................................. VIII
Annexe 8 : Carte de distribution des sites de relevé ......................................................................... IX
Annexe 9: Caractéristiques des sites de relevé.................................................................................... X
Annexe 10 : Série de questionnaires ................................................................................................. XI
Annexe 11 : Fiche d’enquête ethnobotanique ................................................................................. XIII
Annexe 12: Carte d’enquête socioculturelle .................................................................................. XIV
Annexe 13: Fiche d’enquête socio-économique .............................................................................. XV
Annexe 14 : Liste des espèces utilisées par les habitants ............................................................... XVI
Annexe 15: Proposition d’une structure de gestion de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray XVIII
Annexe 16 : Fiche de relevé des points GPS ................................................................................. XIX
Annexe 17: Liste floristique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray ....................................... XX

vii
LISTE DES ACRONYMES
ACCE : Arongampanihy Communication Culture et Environnement
AGR : Activités Génératrices de Revenus
ANGAP : Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées
BEPC : Brevet d’Etudes du Premier Cycle
CEPE : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires
CI : Conservation International
COS : Comité d’Orientation et de Suivi
DREF : Direction Régionale des Eaux et Forêt
DHP : Diamètre à Hauteur de Poitrine
GELOSE : Gestion Locale Sécurisée
GPS : Globale Positioning System
IDH : Intervalle de Hauteur
MBEV : Mention Biologie et Ecologie Végétales
MNP : Madagascar National Parks
PAG : Plan d’Aménagement et de Gestion
PBZT : Parc Botanique et Zoologique de Tsimbazaza
PFL : Produits Forestiers Ligneux
PFNL : Produits Forestiers Non Ligneux
PFS : Projet de Formation Sud
SAPM : Système des Aires Protégées de Madagascar
TGRN : Transfert de Gestion des Ressources Naturelles
UICN : Union Internationale pour la Conservation de la Nature
VOI : VOndronolona Ifotony
ZE : Zone Ecotouristique
ZOC : Zone d’Occupation Contrôlée
ZR : Zone de Recherche
ZRe : Zone de Restauration
ZUD : Zone d’Utilisation Durable

viii
LEXIQUE DES MOTS MALAGASY
Dina : convention collective, appliquée par la communauté elle-même. Le processus
d’élaboration, de validation et d’application est régi par la loi.

Doany : nom générique d’un lieu sacré.

Lavaka : entaille géologique due à l’érosion. C’est un terme malagasy admis dans le
vocabulaire international.

Razana : personnes mortes depuis très longtemps considérées comme intermédiaire entre Dieu
et l’homme.

Sampy : outil talisman utilisé pour posséder l’esprit.

Tangalamena : personne la plus âgée dans le village qui est le premier serviteur du sampy.

Volambita : nom générique du mois d’octobre renfermant beaucoup de grâce et de bénédiction.

Zokiolona : nom d’honneur des personnes les plus âgées dans le village.

GLOSSAIRE
Biodiversité : variabilité des organismes vivants de toute origine ainsi que des écosystèmes.

Déforestation : phénomène de régression des surfaces couvertes de forêts.

Défrichement : destruction volontaire d'espaces boisées ou de forêts, généralement pour mettre le


sol en culture, les transformer en pâturage ou les urbaniser.

Développement durable : concept de planification, d’intervention et de gestion qui nécessite une


utilisation rationnelle des ressources de l’environnement, afin de répondre aux besoins
actuels et à ceux des générations futures à l’échelle planétaire en assurant la
participation active des populations.

Gestion : ensemble d’un programme d’action d’administrer et d’assurer la rentabilité lors de


l’exploitation de la ou des ressources.

Plan d’aménagement : document de réglementation qui définit le droit d’utilisation des ressources
naturelles à l’intérieur des territoires auxquels il s’applique.

Ressources naturelles : tout bien mis à disposition d’une population par la nature et qui possède
une valeur économique.

ix
Rugosité de la canopée : rapport entre la longueur de la ligne qui relie tous les points de contact les
plus élevés de la végétation avec un jalon. Elle traduit le degré d’homogénéité et de
perturbation de la végétation.

Schéma d’aménagement : document de planification qui établit les lignes directrices de


l'organisation physique du territoire.

Zonage : technique d'aménagement consistant à réserver des espaces à un usage particulier.

x
INTRODUCTION
Introduction

M adagascar est réputé pour sa biodiversité et son endémisme. Sa position géographique, la


longue évolution radiative liée à son insularité et la diversité de ses bioclimats expliquent le
nombre élevé d’espèces et le fort taux d’endémicité (MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT,
2002). La flore Malagasy est ainsi inégalable ; elle est riche de 11 220 espèces de plantes vasculaires
réparties dans 243 familles et 1730 genres avec un taux d’endémicité de 82 % (CALLMANDER et
al,. 2011).

Cependant, la déforestation constitue une menace pour la diversité spécifique, notamment


celle des forêts tropicales (PUIG, 2001) y compris Madagascar. La biodiversité de la grande île est
menacée (GREEN et SUSSMAN, 1990) liée à la pauvreté et à la croissance démographique.

Pour faire face à cette situation de la biodiversité Malagasy, en septembre 2003 et dans le
cadre de la poursuite des objectifs de la vision Durban, le président de la République de Madagascar
a déclaré de tripler la surface nationale des aires protégées en cinq ans, de 1,7 millions d’hectares en
2003 à 6 millions d’hectares en 2008, portant le niveau de protection jusqu’à 10% de la surface totale
du pays. Le but est de lutter contre les sources de dégradation de l’environnement et des ressources
naturelles. Le réseau d’aires protégées de Madagascar comprenait auparavant 46 aires protégées
strictes : la Réserve Naturelle Intégrale (catégorie I de l’UICN), le Parc National (catégorie II) et la
Réserve Spéciale (catégorie IV). La gestion de ces aires protégées a été confiée par l’État à
l’organisme ANGAP ou Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées, actuellement
dénommée Madagascar National Parks (MNP). La création de ces aires protégées ne tenait guère
compte des besoins socioéconomiques des communautés locales mais était plutôt axée sur la
conservation de la biodiversité. Les objectifs du nouveau Système d’Aires Protégées de Madagascar
(SAPM), qui inclut le réseau ANGAP ainsi que les nouvelles aires protégées émanant de la Vision
Durban sont : (1) de conserver l’ensemble de la biodiversité unique de Madagascar, (2) de conserver
le patrimoine culturel Malagasy, et (3) de maintenir les services écologiques et favoriser l’utilisation
durable des ressources naturelles pour la réduction de la pauvreté et le développement durable
(ANDRIAMALALA et GARDNER, 2010). La plupart de ces nouvelles aires protégées intègrent la
communauté locale dans la structure de gestion des ressources naturelles par le biais du transfert de
gestion des ressources naturelles (TGRN).

Le concept de TGRN a été développé en vue de responsabiliser les populations locales dans
la gestion des ressources naturelles de leurs terroirs. C’est ainsi que la loi 96-025 a été promulguée
pour la mise en œuvre de la GELOSE ou la gestion locale sécurisée. La loi GELOSE est une forme
de transfert de gestion des ressources naturelles depuis l’Etat aux communautés locales. Elle est

1
Introduction

effectuée suivant un contrat tripartite entre la communauté de base, la commune (collectivité


territoriale) et le service des Eaux et Forêts (tutelle technique des ressources) (RAMAMONJISOA et
al,. 2012). Cette loi est issue des travaux du Programme National d’Action Environnemental
(MONTAGNE et al., 2007). Elle avait comme objectif d’assurer la pérennité des ressources naturelles
en associant étroitement l’adhésion de la population à la gestion. D’une manière générale, il s’agit de
réorganiser le rapport entre les individus, les communautés locales et l’Etat (SAHLER, 2005).

La loi GELOSE préconise la gestion des ressources naturelles par la communauté de base. A
Ambohidray, les communautés ont mis en place le VOndronolona Ifotony Miara-Mitsinjo ny Ala
an’Ambohidray en 2007. Alors, l’aire protégée d’Ambohidray a été fondée selon le statut de mise en
protection temporaire délivré depuis 2008 jusqu’en 2015. Durant cette période, Conservation
International (CI) et Arongampanihy Communication Culture et Environnement (ACCE) ont géré
l’aire protégée en collaborant avec la communauté de base.

Malgré son statut de protection temporaire, la forêt subit continuellement des pressions due
aux différentes activités socioéconomiques des habitants. Ces activités sont la cause de la
transformation des marécages en rizières, le déboisement incontrôlé des vallons par l’extraction de
l’or, le charbonnage de bois et le phénomène de lavaka provoquant un ensablement des bas-fonds. En
présence de ces pressions pesant sur la forêt, des problématiques ont été constatées :

- la déforestation et la surexploitation des produits forestiers ligneux et non ligneux ;

- la fréquence élevée des feux de la forêt due aux pratiques de culture itinérante sur brûlis ;

- la dégradation et l’érosion des sols après déforestation ;

- les dégâts causés par les plantes envahissantes qui s’installent pendant la période de jachère ;

- l’inondation excessive des surfaces cultivables pendant la saison de pluies ;

- la pauvreté liée à la faible productivité de l’agriculture.

En outre, il y a un désistement de l’ACCE en 2013. C’est pour ces raisons que la Mention Biologie
et Ecologie Végétales et la communauté de base d’Ambohidray ont repris la gestion de la forêt en
affectant un statut de « Nouvelle Aire Protégée » régi par le décret n°2015-808 portant la création
globale de dix aires protégées.

D’ailleurs, très peu d’expertise et d’études approfondies sur la flore et la végétation sont
consacrées à l’aire protégée d’Ambohidray. Les documents concernant la gestion de l’aire protégée
et les études scientifiques sur la flore et sur la faune restent disparates. Ainsi, la présente étude qui

2
Introduction

s’intitule la « proposition d’un plan d’aménagement et de gestion de la nouvelle aire protégée


d’Ambohidray » a été entreprise avec l’objectif global de proposer un plan d’aménagement et de
gestion de la nouvelle aire protégée. Les objectifs spécifiques en sont (i) d’étudier l’importance
biologique de la nouvelle aire protégée en effectuant une étude structurale et floristique de la
végétation, (ii) d’étudier l’utilisation des ressources naturelles par les habitants, (iii) de déterminer les
principales activités socioéconomiques de la population locale, (iv) de proposer un plan stratégique
de gestion des pressions et menaces pesant sur la forêt, et (v) de proposer un plan de zonage et un
plan de gestion des ressources naturelles.

En vue d’atteindre ces objectifs, deux hypothèses sont émises et à vérifier :

- la richesse en biodiversité, en services écologiques et en potentiel écotouristique de la


nouvelle aire protégée constituent les arguments d’appréciation permettant de conserver la
forêt ;
- la dépendance de la population locale aux ressources naturelles constitue les pressions et
menaces sur la forêt.

Afin de mieux cerner le sujet, ce mémoire est divisé en quatre (4) grandes parties :

 la première partie est consacrée à la présentation du milieu d’étude ;


 la deuxième partie explique les méthodes d’étude ;
 la troisième partie présente les résultats et interprétation ;
 la troisième partie est réservée aux discussions et recommandations.

3
I. MILIEU D’étuDe
Milieu d’étude

I.1. MILIEU ABIOTIQUE


I.1.1. Situation géographique du site d’étude
La nouvelle aire protégée d’Ambohidray se trouve dans la partie Est de Madagascar. Elle se
situe entre 18° 34’ à 18° 37’ de latitude Sud, et 48° 17’ à 48° 19’ de longitude Est. Au niveau
administratif, le Fokontany d’Ambohidray fait partie de la Commune Rurale de Morarano-Gare, du
District de Moramanga, de la Région Alaotra-Mangoro et de la Province de Toamasina. Elle se trouve
entre Moramanga et Ambatondrazaka, située à 40 km au Nord de Moramanga en parcourant la route
nationale numéro 44.

Carte 1 : Carte de délimitation administrative de la Nouvelle Aire Protégée d'Ambohidray et végétations environnantes

I .1.2. Climat
D’après les données climatiques du District de Moramanga enregistrées par le service
météorologique d’Ampandrianomby pendant les années 2011 jusqu’à 2017 (Annexes 1 et 2), la
précipitation moyenne annuelle est de 1 504,61 mm et la température moyenne annuelle est 20,17 °C.
Ainsi, le District présente un climat de type humide tempéré. La courbe ombrothermique (Figure 1)
établie selon la méthode de GAUSSEN (1955) montre deux mois écosecs (septembre et octobre). Du
mois de novembre jusqu’au mois d’avril, les précipitations sont très abondantes.

4
Milieu d’étude

Figure 1: Courbe ombrothermique selon GAUSSEN, 1955

I.1.3. Pédologie et géologie


Ambohidray fait partie du socle précambrien malgache (BESAIRIE, 1946). D'une manière
générale, elle est constituée par des socles gneissiques indifférenciés.

Au niveau pédologique, les sols sont de types ferralitiques, sol à horizon superficiel jaune sur rouge
(Annexe 3) conditionnés par un apport important de matières organiques et de l’humidité
(KOECHLIN et al., 1974). Dans les zones marécageuses se développent des sols tourbeux, riches en
sulfure (KOECHLIN et al., 1974).

I.1.4. Hydrographie
Dans la partie ouest de l’aire protégée, les réseaux hydrographiques sont beaucoup plus
importants. Un canal venant du lac d’Ambolobe s’unit avec le canal de Marofoza, dans la partie sud
de l’aire protégée. Son ensemble prend le nom de Salanary, une rivière s’écoulant jusqu’au village
d’Ambohidray.

I.2. MILIEU BIOTIQUE


I.2.1. Flore et végétation
L’aire protégée d’Ambohidray est composée de forêts naturelles, de savanes, de zones
dégradées dues aux activités humaines, de peuplements d’Eucalyptus et un lac (Annexe 4).

Ambohidray fait partie de la région orientale, du domaine du centre (HUMBERT, 1965). Avec
une altitude qui varie de 900 m à 1 052 m, le milieu appartient à la zone éco-floristique orientale de
moyenne altitude de 800 à 1 800 m (FARAMALALA et RAJERIARISON, 1999).

5
Milieu d’étude

L’aire protégée d’Ambohidray présente une forêt dense humide ombrophile de la série à
Weinmannia (CUNONIACEAE) et à Tambourissa (MONIMIACEAE), une forêt complexe
sempervirente, riche en espèces aux essences ligneuses, arbres et arbustes, et plus riche en plantes
basses de la strate inférieure (HUMBERT, 1965). Les sous-bois sont aussi plus abondants, plus denses
et plus difficilement pénétrables. Plusieurs espèces de fougères arborescentes y sont assez fréquentes.

Sur quelques plateaux, on rencontre des savanes caractérisées par Aristida similis Baker, A.
multicaulis Baker, Hyparrhenia rufa Stapf et des peuplements d’Erica densa Andrews.
Des formations marécageuses sont dominées par les espèces hygrophiles telles que Typha latifolia L.
et Pandanus vandamii Parkinson.

I.2.2. Faune
La forêt d’Ambohidray, les vallées, les rivières ainsi que le lac abritent beaucoup d’espèces
faunistiques qui constituent un attrait touristique et assurent un multiple rôle sur l’intégrité écologique
surtout sur la régénération du peuplement forestier. Les données concernant la liste faunistique sont
très insuffisantes. Les espèces ci-après sont des espèces rencontrées et citées par les habitants ainsi
que les données herpétologiques de MADAGASCAR VOAKAJY en Février 2017.

- Reptiles

MADAGASCAR VOAKAJY a recensé 8 espèces de reptiles ; la liste de ces espèces est


conférée dans l’annexe 5. Les espèces de reptiles d’Ambohidray sont endémiques de Madagascar et
classées dans la catégorie à préoccupation mineure selon le statut UICN. Brookesia ramanantsoai est
la seule espèce en danger.

- Batraciens

Les espèces de batraciens ont des intérêts scientifiques et sont toutes endémiques de
Madagascar. Vingt-sept espèces de batraciens ont été recensées par MADAGASCAR VOAKAJY.
Ces espèces sont données dans l’annexe 5.

- Oiseaux

Les oiseaux sont moins nombreux. Les espèces les plus fréquentes sont Streptopelia picturata
(Domohina), Numida mitrata (Akanga), Alectroenas madagascariensis (Finaingo maitso), Vinago
sp. (Finaingo), Margaroperdrix madagascariensis (Tsimpoy), Coua caerulea (Coua bleu).

6
Milieu d’étude

- Micromammifères
Les espèces de micromammifères sont des gibiers tels que Terenc ecaudatus (Trandraka),
Setifer setosus (Sokina) et Potamoecherus larvatus (Lambo).
- Lémuriens

Les lémuriens sont emblématiques de la région. Ils présentent une grande diversité et sont
endémiques de Madagascar, à savoir Microcebus lehilahitsara (Tsitsy), Cheirogaleus medius
(Matavirambo), Propithecus candidus (Simpona), Indri indri (Babakoto).

I.3. MILIEU HUMAIN


I.3.1. Origine de la population

La population locale appartient au groupe ethnique de Bezanozano. Plusieurs autres ethnies


se sont intégrées dans la communauté par le biais de mariage ou par l’immigration comme les
Betsileo, les Betsimisaraka, les Merina, et les Sihanaka. Les principaux immigrants viennent
d’Antsirabe, d’Ambatolampy, d’Antananarivo et de Manjakandriana.

I.3.2. Structure démographique

La densité de la population locale est de 22,39 habitants par km2, en 2014. Le Fokontany
d’Ambohidray concentre au total 18,52 % des habitants de la commune (PCD Morarano-Gare, 2015).
Le nombre total des habitants est de 3 420. Les hommes sont moins nombreux que les femmes
(Figure 2).

Figure 2: Histogramme de distribution par âge et sexe de la population d’Ambohidray

7
Milieu d’étude

I.3.3. Activités socio-économiques


Agriculture

L’agriculture, surtout la riziculture est la première source de revenu de la population locale.


Les dépressions marécageuses sont les terrains les plus productifs qui sont de ce fait aménagés en
rizières. Les habitants pratiquent deux sortes de culture en fonction de la saison (PCD Morarano-
Gare, 2015) : le riz irrigué est le plus favorable pendant l’été et les cultures vivrières telles que le
maïs, le manioc, les haricots et les arachides sont les mieux exploitées pendant l’hiver mais
uniquement pour la consommation locale.

Elevage

L’élevage est constitué essentiellement de bovin et de volaille. Les bœufs sont surtout utilisés
pour les travaux liés à l’agriculture. Les habitants n’en font pas trop souvent le commerce. Ils
pratiquent la technique d’élevage traditionnel ; les savanes des plateaux et des collines constituent la
zone de pâturage.

Charbonnage de bois

Nombreuses familles font le charbonnage. Cette activité constitue une source de revenus
complémentaires pour la population locale. Mais certains individus, surtout les immigrants,
pratiquent le charbonnage de bois comme leur principale source de revenus.

Artisanat

La vannerie et la fabrication des meubles (PCD Morarano-Gare, 2015) sont essentiellement


des activités supplémentaires de la population locale. Les femmes utilisent les feuilles de Pandanus
madagascariensis (Vakoana), les tiges de Cyperus latifolius (Herana), de Lepironia articulata
(Penjy), de Cyperus papyrus (Zozoro) et d’Eleocharis dulcis (Harefo) pour la fabrication des paniers
et des nattes. Ces produits sont vendus localement. Les espèces aux essences ligneuses comme
Weinmannia rutenbergii, Entada louvelii, Tambourissa thouvenotii, Dalbergia monticola, Ocotea
cymosa et Pinus sont les plus utilisées pour les meubles.

8
II. MetHODeS D’etuDe
Méthodes d’étude

II.1. APPROCHES METHODOLOGIQUES


Toutes les méthodes choisies pour atteindre les objectifs de l’étude avancés et les différentes
étapes proposées sont exposées dans cette partie. Ce sont les études préliminaires, les enquêtes
ethnobotaniques et socioéconomiques, les méthodes phytosociologiques et le zonage et délimitation
du site de conservation.

Etudes préliminaires :
- Recherches bibliographiques
- Etablissement d’une pré-carte d’occupation du sol

DESCENTE SUR TERRAIN

- Etude de l’utilisation des


- Caractérisation écologique Zonage et délimitation du site
ressources végétales
- Evaluation des pressions et - Inventaire de la flore de conservation
menaces

Synthèse et compilation des


données recueillies

Traitement et analyse des


données

PLAN
D’AMENAGEMENT ET
DE GESTION

Figure 3: Les grandes lignes directrices des méthodes d'étude

9
Méthodes d’étude

II.2. ETUDES PRELIMINAIRES


Recherches bibliographiques

La recherche bibliographique a été effectuée pour approfondir les connaissances sur le site
d’intervention et sur le thème étudié. Des ouvrages, des thèses et des publications scientifiques sur
les travaux relatifs au thème étudié et au milieu d’étude ont été consultés.

Etablissement d’une pré-carte d’occupation du sol

Une pré-carte d’occupation du sol a été établie à partir d’une image satellitaire Sentinel 2B
(Date d’acquisition : octobre 2017) traitée sous un logiciel QGIS. La carte a été utilisée comme un
outil de référence sur terrain ainsi que pour effectuer la vérité terrain.

II.3. COLLECTE DE DONNEES FLORISTIQUES ET ECOLOGIQUES


Les études écologiques permettent d’évaluer l’importance de la diversité biologique de l’aire
protégée en effectuant un inventaire de la flore et une analyse structurale de la végétation. Ainsi, deux
méthodes phytosociologiques ont été adoptées :

- méthode de relevé linéaire de GAUTIER ;


- méthode de placeau de BRAUN BLANQUET.

Deux grands groupes de paramètres ont été considérés lors de cette étude pour chacune des deux
méthodes, à savoir les paramètres écologiques et les paramètres floristiques (Annexes 6 et 7)

II.3.1. Sites de relevé écologique


L’inventaire de la flore et l’analyse structurale de la végétation ont été menées afin de
caractériser écologiquement les différents habitats cibles de la conservation. L’inventaire a été
effectué dans neuf parcelles qui correspondent aux trois répétitions par zone de conservation suivant
les niveaux topographiques. Le zonage des zones de conservation (Noyau dur, Zone tampon et Zone
écotouristique) a été déjà effectué par le Ministère des Eaux et Forêts en 2007. Le choix d’un point
de relevé écologique (Annexe 8) est basé sur les trois critères d’homogénéité (GOUNOT, 1969) à
savoir l’homogénéité de la composition floristique, l’homogénéité physionomique et l’uniformité des
conditions écologiques apparentes.

Les caractéristiques des sites de relevé écologique sont données dans l’annexe 9 à travers trois relevés
effectués dans chaque zone.

10
Méthodes d’étude

II.3.2. Détermination des spécimens


Deux ou trois spécimens de chaque espèce recensée ont été récoltés et montés en herbier pour
pouvoir déterminer correctement leur nom scientifique avec l’aide des spécialistes des taxa. La
confirmation des noms de l’espèce a eu recours aux specimens de l’herbarium de PBZT ou TAN. Au
moment de la récolte, les plantes en état végétatif (sans fleurs et fruits) ont pu être seulement
identifiées au niveau genre.

II.3.3. Etude de la structure verticale de la végétation


La structure de végétation est le mode d’agencement et de la répartition des plantes par rapport
aux autres ou la répartition spatiale d’individus végétaux d’une station déterminée (GODRON, 1968
et GUINOCHET, 1973).

La structure verticale est la répartition des individus suivant un plan vertical selon lequel
l’organisation des individus se fait en plusieurs niveaux. En effet, chaque niveau correspond à une
strate qui se définit comme le niveau de concentration maximale de la masse foliaire (GOUNOT,
1969).

La méthode de relevé linéaire de GAUTIER et al., (1994) est utilisée pour caractériser la
structure verticale de la végétation. Elle consiste à représenter dans l’espace la répartition des
individus sur une unité de longueur. L’étude a été effectuée le long d’un transect de 50 m. Ce transect
est matérialisé par une ficelle fixée sur deux piquets de 1m de hauteur (Figure 4). Un jalon gradué de
7m est déplacé le long de la ficelle. Les niveaux de contact des masses végétales entrant en contact
avec ce jalon sont enregistrés tous les 1 m sur un papier quadrillé (Annexe 6). La hauteur des individus
de plus de 7 m est estimée par estimation visuelle. Les données collectées permettent d’établir un
diagramme de recouvrement qui correspond au mode de stratification des individus des espèces de la
formation végétale, en se rapportant sur le mode de recouvrement des plantes par rapport à la surface
du sol et le degré d’ouverture de la végétation. Elle permet également de faire l’étude de la rugosité
de la végétation.

Figure 4 : Disposition de relevé linéaire de GAUTIER

11
Méthodes d’étude

II.3.4. Etude de la structure horizontale de la végétation


La structure horizontale de la végétation est la répartition des individus par classe de diamètre
et/ou de hauteur. Elle permet de mettre en évidence la structure du peuplement et constitue un critère
d’appréciation très utile de la productivité forestière (RONDEUX, 1993). Dans cette étude, la
structure horizontale de la végétation est représentée par la distribution des individus par classe de
diamètre.

La représentation de la végétation dans un plan horizontal a été faite avec la méthode de


placeau de BRAUN BLANQUET (1965). Cette méthode permet de donner la distribution des
individus par classe de diamètre et d’effectuer l’analyse dendrométrique de la végétation. En effet,
l’étude a été réalisée dans une surface de 20 m x 50 m soit 0,1 ha (Figure 5). Cette dernière est
subdivisée en 10 placettes de 10 m x 10 m dans le but d’obtenir des données fiables ainsi que de
faciliter le travail. Le diamètre des individus ayant un DHP est mesuré avec un DBHmètre et la
hauteur des arbres est obtenue par estimation visuelle. Toutes les données collectées sont enregistrées
dans une fiche de relevé pré-élaborée (Annexe 7).

Figure 5 : Dispositif de placeau de BRAUN BLANQUET

II.4. EVALUATION DES UTILISATIONS DES RESSOURCES VEGETALES PAR LES


VILLAGEOIS
Des enquêtes socio-économiques et ethnobotaniques ont été menées afin de collecter des
informations sur les activités socioéconomiques de la population locale et sur l’utilisation des
ressources naturelles. Les questions sont axées sur l’utilisation des espèces forestières, sur les activités
de source de revenus et sur la perception paysanne concernant la disponibilité des ressources
naturelles et la conservation de la forêt.

12
Méthodes d’étude

Les critères de choix des villages ont été basés sur leur proximité par rapport à la forêt. En
effet, on a choisi les villages d’Andreba ambany, d’Andrebakely, d’Ambohidray nord, d’Ambohidray
sud et d’Ambodiravina (Carte 2). A l’aide d’un dictaphone, d’une fiche d’enquête (Annexes 10, 11,
12, 13) et d’une série de questionnaires, un entretien individuel a été effectué dont le type est semi-
ouvert pour que l’enquêteur et l’enquêté puissent discuter librement.

Carte 2 : Localisation des sites d’enquêtes

II.5. ZONAGE DU SITE DE CONSERVATION


Un plan d’aménagement et de gestion comporte un plan de zonage complet qui fait partie des
stratégies de la conservation d’une aire protégée (ANGAP et MINENVEF, 2001). Le zonage consiste
à identifier les zones de conservation de l’aire protégée afin de bien structurer leur gestion. Le plan
d’aménagement et de gestion proposé n’a pas fait l’objet de consultation cartographique avec la
population locale.

13
Méthodes d’étude

Principe de zonage

Ce principe est basé sur la loi n°2015-005 portant la refonte du Code de Gestion des Aires
Protégées qui dicte un plan de zonage complet indiquant :

o le Noyau Dur qui est une zone sanctuaire d’intérêt biologique, culturel ou cultuel, historique,
esthétique, morphologique et archéologique, constituée en périmètre de préservation intégrale.
Dans cette zone, toute activité, toute entrée et toute circulation sont strictement réglementées.
o la Zone Tampon, définie comme un espace dans lequel les activités sont réglementées pour
assurer une meilleure protection du noyau dur de l’Aire Protégée et garantir la vocation de chaque
composante. Plusieurs subdivisions peuvent faire partie d’une zone tampon, telles que :
- Zone d’Occupation Contrôlée (ZOC) : une zone habitée par des populations ou zone
d’occupation humaine, située à l’intérieur de l'Aire Protégée existant antérieurement à sa
création ;
- Zone d’Utilisation Durable (ZUD) : un espace de valorisation économique où l’utilisation des
ressources et les activités de production sont réglementées et contrôlées ;
- Zone de Recherche (ZR) : une zone consacrée aux recherches biologiques et écologiques.
Néanmoins, un environnement sain et naturel doit y être préservé pour le bien-être de la faune
et de la flore ;
- Zone de Restauration (ZRe) : une zone abritant antérieurement une végétation naturelle qui
est disparue due au défrichement, au déboisement et aux plusieurs autres formes de
dégradation. L’objectif en est de rétablir l’intégrité de la flore, voire les services
écosystémiques fournis.
o la Zone écotouristique : une zone réservée aux visiteurs. Elle présente une attraction touristique
au niveau faunistique, floristique, hydrographique et paysager ainsi que quelques aménagements
et infrastructures.
o la zone périphérique : une zone contiguë à la zone tampon, dans laquelle les activités humaines
sont encore susceptibles de produire des effets directs sur l’Aire Protégée et réciproquement.
Toutes activités autres que celles déjà traditionnellement menées dans la zone périphérique doivent
faire l’objet d’une approche concertée impliquant toutes les parties prenantes et le gestionnaire de
l’Aire Protégée.
Méthode de zonage
Dans le cadre de cette étude, il s’agit d’une proposition de rectification du zonage déjà
établi depuis l’installation de la nouvelle aire protégée et de délimitation des différentes
subdivisions de la Zone tampon.

14
Méthodes d’étude

Des prises de coordonnées géographiques en longitude et latitude par un GPS de chaque zone
ont été réalisées avant de les projeter sur la carte. Il s’agit d’enregistrer dans un GPS les points
géographiques des différentes zones. Le traitement de données collectées a été effectué sous le
logiciel QGIS. Ce dernier permet d’établir la carte de zonage à l’aide de la superposition en couches
des fichiers « shape ».

II.6. TRAITEMENT ET ANALYSES DE DONNEES


II.6.1. Analyses de données floristiques et écologiques
II.6.1.1. Types biologiques des végétaux

Les types biologiques des végétaux sont déterminés selon la classification de RAUNKIAER
(1905) qui a été adaptée par LEBRUN (1947) pour les pays tropicaux. Ils sont définis comme les
dispositions morphologiques par lesquelles les végétaux manifestent leur adaptation au milieu où ils
vivent (DAJOZ, 1975). L’objectif en est de connaître l’importance relative de chaque type dans la
flore. Leurs subdivisions et leurs caractéristiques sont donnés dans le tableau 1.

Tableau 1: Les types biologiques des végétaux selon la classification de RAUNKIAER

TYPES BIOLOGIQUES SUBDIVISIONS CARACTERISTIQUES


Plantes pérennes ayant des bourgeons situés à 50cm au-dessus du sol
Mésophanérophytes (Mp) Hauteur ≥ 8 m
PHANEROPHYTES Microphanérophytes (mp) 2 m<H<8 m
Nanophanérophytes (np) 0,5 m<H<2 m
CHAMEPHYTES (Ch) Plantes à bourgeons situés entre 0 et 50 cm.
HEMICRYPTOPHYTES Plantes à bourgeons persistants au ras du sol.
(Hc)
Géophytes (G) Plantes à organe persistant dans le
sol.
CRYPTOPHYTES Hydrophytes (Hd) Plantes à appareil végétatif immergé
ou émergé.
THEROPHYTES (Th) Plantes non pérennes dont la continuité est assurée uniquement par
les graines. Ce sont des plantes annuelles.
Plantes fixées sur une plante hôte servant uniquement de support,
EPIPHYTES (E) non enracinée dans le sol
LIANES (L) Plantes enracinées dans le sol mais dépourvues de tronc, s'appuyant
sur des plantes

15
II.6.1.2. Analyse de la structure verticale de la végétation

La méthode d’étude de la structure verticale de la végétation permet de déterminer la rugosité


de la canopée, le profil structural et le recouvrement.

La rugosité de la canopée est donnée par le rapport entre la longueur de la ligne des hauteurs
maximales de contact en chaque point et la longueur du relevé (CHATELAIN, 1996 et RANIRISON,
2010).

𝑳𝑯𝒎𝒂𝒙
𝑹=
𝟓𝟎
Avec R : la rugosité
LHmax : la ligne des hauteurs maximales
50 : la longueur du relevé (m)

- Si R varie de 1 à 1,30, la canopée est faiblement rugueuse, régulière et relativement plate.


C’est le cas des formations secondaires dominées par un nombre peu élevé d’espèces ;
- Si R varie de 1,31 à 2, la canopée est moyennement rugueuse et souvent irrégulière.
C’est le cas d’une forêt primaire bien structurée et mature avec ses différentes strates ;
- Si R est supérieure à 2, la canopée est fortement rugueuse et irrégulière.
C’est le cas d’une formation dégradée où les cimes des arbres sont très ouvertes ou d’une formation
en présence de quelques chablis.

Le recouvrement est le rapport entre la proportion des points de mesure au-dessus desquels existe un
contact avec la végétation. Le degré de recouvrement des Intervalles De Hauteurs (IDH) définis par
EMBERGER et al., (1968) est déterminé suivant l’échelle de recouvrement proposée par GODRON
et al. (1983) :

- la végétation est très ouverte si le recouvrement est compris entre 10-25 % ;


- la végétation est ouverte si le recouvrement est compris entre 25 à 50 % ;
- la végétation est semi-ouverte si le recouvrement est compris entre 50 à 75 % ;
- la végétation est peu ouverte si le recouvrement est compris entre 75 à 90 % ;
- la végétation est fermée si le recouvrement est supérieur à 90 %.

16
II.6.1.3. Analyse de la structure horizontale de la végétation

La distribution des individus par classe de diamètre est étudiée selon les classes de diamètre
définies par RONDEUX (1993) qui sont souvent utilisées dans les études de forêts tropicales. On a
proposé quatre classes de diamètre: ∅ <10 cm, 10 ≤ ∅ < 20 cm, 20 ≤ ∅ < 30 et ∅ ≥ 30 cm.

Ensuite, une analyse dendrométrique exprime le potentiel en bois de la végétation. Elle est
basée par la surface terrière et le biovolume.

La surface terrière G est le recouvrement basal représenté par la surface occupée par le tronc
des arbres qui ont un diamètre supérieur ou égale à 10 cm (GOUNOT, 1969).

𝜫 𝟐
𝑮𝒊 = 𝒅
𝟒 𝑖
Avec, Gi : surface terrière en m²/ha de chaque individu i

et di : diamètre à hauteur de poitrine de chaque individu i

Le biovolume V est la capacité de production en bois de la végétation obtenue dans une surface
donnée à partir de la formule de DAWKINS (1958).

𝑽𝒊 = 𝟎, 𝟓𝟑 ∑ 𝑮𝒊𝑯𝒊

Avec

Vi : biovolume en m3/ha de chaque individu i ;

0,53 : coefficient de forme ;

Gi : surface terrière de chaque individu i ;

Hi : hauteur de fût (m) de chaque individu i.

II.6.2. Analyse des données d’utilisations des ressources


Le calcul de l’indice d’utilisation (I.U.) des espèces se fait par la formule de LANCE et al. (1994),
𝒏
I.U. (%) = x 100
𝑵

Avec n: nombre de personnes connaissant la plante

et N : Nombre total de personnes enquêtées.

17
- Si l’indice d’utilisation est entre 60 et 100 %, l’espèce est très connue et très utilisée.
- Si l’indice d’utilisation est entre 30 et 60 %, l’espèce est moyennement utilisée et
moyennement connue.
- Si l’indice d’utilisation est inférieur à 30 %, l’espèce est peu utilisée et peu connue.

Les résultats de ces analyses de données floristiques et écologiques seront utilisés comme outils de
vérification des zonages actuels en vue de proposer une mise à jour de zonage ainsi que de déterminer
l’importance biologique de l’aire protégée.

18
III. RESULTATS ET
INTERPRETATIONS
Résultats et interprétations

III.1. CARACTERISTIQUES ECOLOGIQUES DE LA VEGETATION


Les résultats de la collecte de données floristiques et écologiques sont donnés dans ce paragraphe.

III.1.1. Caractéristiques floristiques


III.1.1.1. Richesse floristique globale

Dans l’ensemble des neufs relevés, on a recensé 146 espèces regroupées dans 110 genres et dans 53
familles. Les familles les plus représentées (Figure 6) sont les RUBIACEAE (13,99 %), les
EUPHORBIACEAE (6,99 %), les LAURACEAE (5,59 %), les FABACEAE (4,9 %) et les
SARCOLAENACEAE (4,9 %).

Figure 6 : Répartition du nombre des espèces recensées par famille dans la forêt de la nouvelle Aire Protégée
d’Ambohidray
Le tableau 2 montre la spécificité de chaque zone de conservation au niveau de la richesse floristique.
Le Noyau dur a une richesse élevée en familles (28), en genres (64) et en espèces (78) par rapport
aux deux autres zones. Mais au niveau de l’espèce, le Noyau dur (78 espèces) et la Zone tampon (75
espèces) sont relativement proches.

Tableau 2 : Richesse floristique du Noyau dur, de la Zone tampon et de la Zone écotouristique

Relevés Familles Genres Espèces


Noyau dur 28 64 78
Zone tampon 13 52 75
Zone écotouristique 17 42 50

19
Résultats et interprétations

III.1.1.2. Types biologiques

La figure 7 présente la proportion de chaque type biologique dans la forêt d’Ambohidray.


Avec les proportions 75 % et 17 %, les mésophanérophytes et les microphanérophytes sont les plus
dominants dans la forêt. Les nanophanérophytes, les épiphytes et les lianes sont rares. L’abondance
des mésophanérophytes traduit le fort degré de recouvrement de la strate moyenne.

Figure 7 : Spectre biologique de la végétation de la nouvelle Aire Protégée d’Ambohidray

III.1.2. Caractéristiques structurales


III.1.2.1. Structure verticale de la végétation

- La rugosité de la végétation
Les différentes valeurs (Tableau 3) de la rugosité expliquent la structuration de la canopée de
la végétation des trois zones de conservation. Pour le Noyau dur, les valeurs varient de 1,75 à 1,92 ;
ce qui signifie que la végétation est bien structurée et mature. Avec la variation des valeurs de la
rugosité de 1,88 à 2, la structure de la végétation dans la Zone tampon est similaire à celle du Noyau
dur. Mais, la Zone écotouristique ayant une valeur de la rugosité entre 1,91 à 2,85 est différente par
rapport aux précédentes. La structure de la végétation au bas versant est modifiée par la présence des
chablis et la végétation en haut versant présente une formation secondaire.

Tableau 3 : Valeurs de la rugosité de la canopée dans le Noyau dur, la Zone tampon et la Zone écotouristique

Valeurs de la rugosité
Zones de conservation Bas versant Mi versant Haut versant
Noyau dur 1,92 1,85 1,75
Zone tampon 1,88 1,89 2,00
Zone écotouristique 2,85 1,91 2,30

20
Résultats et interprétations

- Recouvrement de la végétation
Un diagramme de recouvrement (Figure 8) représente la moyenne du taux de recouvrement
de chaque intervalle de hauteur des trois niveaux topographiques d’une zone de conservation (Bas
versant, Mi versant et Haut versant). Les arbres de grande taille ayant une hauteur jusqu’à 20 m tels
que Sarcolaena multifora et Leptolaena gautieri traduisent la hauteur maximale de la forêt
d’Ambohidray.

(a)

(b)

(c)

Figure 8 : Diagrammes de recouvrement de la végétation du Noyau dur (a), de la Zone tampon (b) et de la Zone
écotouristique (c)

21
Résultats et interprétations

Noyau dur :

 la strate inférieure ne dépasse pas 6 m de hauteur. Avec un taux de recouvrement de 62,7 %,


la strate est semi-ouverte.
 la strate moyenne est peu ouverte car son taux de recouvrement est de 78,33 %. La hauteur de
la strate est de 12 m.
 la strate supérieure présente 27 % de recouvrement ce qui signifie que la strate est ouverte. La
hauteur de la strate varie de 13 à 16 m.
 Les grands arbres atteignant le 18 m de hauteur constituent les émergents dans cette zone.

Zone tampon :

 la strate inférieure ne dépasse pas également 6 m de hauteur. Mais, son taux de recouvrement
est de 59,67 %.
 la strate moyenne varie de 7 à 12 m de hauteur. Son taux de recouvrement de 75,33 %
détermine une structure peu ouverte.
 la strate supérieure est comprise entre 13 à 16 m de hauteur. Son taux de recouvrement est de
20,67 %. La strate est très ouverte.
 La hauteur des émergents varie de 17 à 20 m. Ce sont des arbres de grande taille qui s’élèvent
au-dessus de la canopée.

Zone écotouristique :

 la strate inférieure est de 4 m de hauteur. Son taux de recouvrement de 45,66 % caractérise


une strate ouverte.
 la strate moyenne ayant une hauteur qui varie de 5 à 10 m présente un taux de recouvrement
de 59,67 %. Donc, la strate est semi-ouverte.
 la strate supérieure présente 24,67 % de recouvrement qui correspond à une strate très ouverte.
Sa hauteur atteint de 12 m.
 les grands arbres ayant une hauteur qui varie de 13 à 20 m constituent les émergents.

Les individus de la végétation d’Ambohidray se répartissent dans quatre strates bien distinctes à
savoir la strate inférieure, la strate moyenne, la strate supérieure et les émergents dont la strate
moyenne est la plus recouvrante. La végétation du noyau dur et celle de la zone tampon sont peu
ouvertes. Cette structure est conforme à celle d’une forêt dense.

22
Résultats et interprétations

III.1.2.2. Structure horizontale de la végétation

- Distribution des individus par classe de diamètre

Les trois graphes (Figure 9) montrent une forte proportion d’individus ayant un DHP inférieur
à 10 cm et une faible proportion d’individus dans la classe de DHP supérieure à 30 cm. Les courbes
sur les graphes représentent une forme de J renversé ; ce qui signifie que les peuplements de la
végétation dans les trois zones de conservation sont en équilibre.

Figure 9 : Distribution des individus par classe de diamètre dans les trois zones de conservation

- Analyse dendrométrique de la végétation

Le tableau 4 donne la surface terrière et le biovolume dans la Noyau dur, dans la Zone tampon
et dans la Zone écotouristique. La forêt d’Ambohidray présente un faible potentiel en bois. En effet,
la surface occupée par les bois ayant un DHP supérieur ou égal à 10 cm varie de 27,97 m2/ha à 44,
34 m2/ha et la production en bois varie de 168,81 m3/ha à 280,57 m3/ha. Alors, le potentiel en bois
d’Ambohidray est faible. L’exploitation de produits ligneux avant la délimitation de l’aire protégée
explique le faible diamètre de bois dans la forêt.

Tableau 4 : Les potentiels en bois dans le Noyau dur, la Zone tampon et la Zone écotouristique

Zones Noyau dur Zone tampon Zone écotouristique


Surface terrière Gi (m2/ha) 44,34 ± 29,23 38,69 ± 25,24 27,97 ± 17,66
Biovolume Vi (m3/ha) 280,57 ± 196,28 237,51 ± 165,82 168,81 ± 117,25

23
Résultats et interprétations

III.2. CARACTERISTIQUES SICIO-ECONOMIQUES ET SOCIO-CULTURELLES


D’UTILISATIONS DES RESSOURCES
III.2.1. Culture et tradition

- Tabou ou « fady »

A Ambohidray, selon un Tangalamena, il est interdit de manger et d’élever le porc. Le Jeudi et le


Samedi sont des jours tabous où tous les travaux de la rizière sont arrêtés. Tous cela sont respectés
pour que la bénédiction des « razana » aura lieu.

- Lieu sacré

Les Bezanozano s’établissent essentiellement selon des ordres cultuels et culturels fondés sur le «
Doany ». Ce dernier indique le lieu de rite où les habitants viennent faire l’adoration des « sampy »
tous les mois d’octobre. C’est le mois de la bénédiction nommé « Volambita ». Le Zokiolona
appelé Tangalamena dirige la cérémonie.

En effet, le Doany doit être installé sur la colline ayant la plus grande altitude ; il y en a trois (3)
dans l’aire protégée (Planche photographique 1):

- un dans la zone périphérique ;


- deux dans la zone écotouristique.

RABARY, T. 2018 RABARY, T. 2018


Photo 1: Doany dans la zone périphérique Photo 2 : Doany dans la zone écotouristique nommé
sous le nom « Jiro »

Planche photographique 1: Doany installés dans la nouvelle aire protégée

24
Résultats et interprétations

III.2.2.. Utilisation des plantes

Des produits forestièrs sont utilisés par les communautés villageoises en fonction de leurs
caractéristiques (forme biologique, anatomique et phytochimique). Les espèces ligneuses sont les
plus utilisées dans la vie quotidienne de la population locale car elles assurent la fourniture en bois
telle que le bois de construction, de chauffage et d’œuvre. Les espèces les plus utilisées par la
population locale (Tableau 5) sont classées selon leur indice d’utilisation par ordre décroissant.

Avec une indice d’utilisation compris entre 60% et 100%, trois espèces sont très reconnues et très
utilisées : Strychnos myrtioides (I.U=93,10 %), Ocotea cymosa (I.U=78,62 %) et Leptolaena gautieri
(I.U=73,10 %). Quatre espèces (Weinmannia rutenbergii (I.U=53,41 %), Pauridiantha paucinervis
(I.U=48,28 %), Tambourissa thouvenotii (I.U=42,06 %) et Dalbergia monticola (I .U=37,93 %)
possédant des indices d’utilisation entre 30 % et 60 % sont moyennement utilisées.

Strychnos myrtioides et Pauridiantha paucinervis sont deux espèces de plantes médicinales très
reconnues par les habitants. Les individus de ces espèces restent abondants dans la forêt.

Ocotea cymosa, Leptolaena gautieri et Weinmannia rutenbergii sont les espèces les plus utilisées
pour la construction (maison et meuble). Elles sont assez abondantes dans la forêt. Tambourissa
thouvenotii et Dalbergia monticola sont également utilisées pour la fabrication des meubles. Ces deux
espèces sont très rares dans la forêt. En effet, leur indice d’utilisation est respectivement de 42,06 %
et de 37,93 %.

III.2.3. Modes d’utilisation des plantes

Les ressources forestières de la forêt d’Ambohidray sont utilisées par la population sous
différents modes d’utilisation. La figure 10 montre la répartition des espèces par type d’utilisation.

Le graphe montre l’abondance des espèces de plantes médicinales qui sont au nombre de 38
et majoritairement des espèces forestières. Les espèces ligneuses constituent les plantes utilisées pour
la construction. Il y a 23 espèces reconnues et utilisées par les habitants comme bois de construction
de maison et 10 espèces utilisées pour la fabrication de meubles. Quatre espèces sont utilisées pour
la fabrication de matériels d’agriculture telles que la pioche et la bêche. En vannerie, quatre espèces
hydrophytes et une espèce forestière (Pandanus madagascariensis) constituent les principaux
matériels bruts. La liste des espèces les plus utilisées par les habitants est donnée dans l’annexe 14.

25
Résultats et interprétations

Tableau 5: Liste des espèces les plus utilisées par les habitants

Nom scientifique Nom Famille Type biologique Utilisations Habitat Indice


vernaculaire d’utilisation de
LANCE et al.,
1994 (en %)
Strychnos Marovelo LOGANIACEAE Microphanérophyte Plante médicinale Forêt primaire 93,10
myrtioides (tonifiante)
Ocotea cymosa Varongy LAURACEAE Mésophanérophyte Bois de construction, Forêt primaire 78,62
bois de fabrication
des meubles
Leptolaena Hanjananjana SARCOLAENACEAE Mésophanérophyte Bois de construction Forêt primaire 73,10
gautieri
Weinmannia Lalona CUNONIACEAE Mésophanérophyte Bois de construction, Forêt primaire 53,41
rutenbergii bois de fabrication
des meubles
Pauridiantha Tsiandrova RUBIACEAE Microphanérophyte Plante médicinale Forêt primaire 48,28
paucinervis (tonifiante)
Tambourissa Ambora MONIMIACEAE Mésophanérophyte Bois de fabrication Forêt primaire 42,06
thouvenotii
des meubles
Dalbergia Voamboana FABACEAE Mésophanérophyte Bois de fabrication Forêt primaire 37,93
monticola des meubles

26
Résultats et interprétations

Figure 10: Répartition de l'utilisation des espèces

Activités socio-économiques

Le tableau 6 donne le pourcentage des personnes par secteur d’activité. Six types d’activités
socio-économiques sont pratiqués par la population locale : agriculture, charbonnage de bois, élevage,
vannerie, commerce et charpenterie. Quarante-sept virgule quatre-vingt-dix-sept pourcent (47,97 %)
des personnes enquêtées pratiquent l’agriculture. Le riz irrigué est le plus pratiqué par les paysans.
Cependant, les produits agricoles ne peuvent pas satisfaire leur besoins annuels. Alors, dix-huit
virgule sept pourcent (18,7 %) des personnes font le charbonnage de bois pendant les périodes de
soudure pour gagner des revenus supplémentaires. L’élevage et la vannerie constituent également une
source de revenus pendant la période de soudure. Quinze virgule quarante-cinq pourcent (15,45%)
des personnes enquêtées pratiquent l’élevage de bovin, de porc et de volaille et douze virgule deux
pourcent (12,2 %) pratiquent la vannerie.

Ensuite, quatre virgule zéro six pourcent (4,06 %) des personnes enquêtées font le commerce
(épicerie, marché des légumes, boucherie) et une virgule soixante-deux pourcent (1,62 %) pratiquent
la charpenterie. Ce sont deux formes d’activités de source de revenus pratiquées pendant toute
l’année.

L’agriculture, le charbonnage de bois et l’élevage constituent les principales activités de la


population locale. La vannerie, le commerce et la charpenterie sont des activités supplémentaires.

27
Résultats et interprétations

Tableau 6 : Pourcentage des individus par secteur d’activités

Agriculteurs Producteurs de charbon Fermiers Artisans Commerçants Charpentiers


47,97% 18,7% 15,45% 12,2% 4,06% 1,62%

III.2.4. Pressions et menaces


Une pression est définie comme une sorte d’activité ou un acte qui apporte des conséquences
négatives sur un milieu à un moment donné. Les pressions sur la forêt et leurs impacts constituent les
menaces. Les principales activités socioéconomiques des habitants à savoir l’agriculture et le
charbonnage de bois ainsi que d’autres formes d’activités illégales dans la forêt constituent les
principales pressions sur la forêt.

III.2.4.1. Types des pressions

Les différents types de pressions pesant sur la forêt sont relevés à partir d’observations sur le
terrain. L’état de l’habitat et de la végétation et surtout les signes d’activités anthropiques sont
enregistrés. A Ambohidray, quatre (4) types de pressions ont été observés et collectés à savoir :
l’agriculture, le charbonnage de bois, l’orpaillage, et la plantation d’espèces exotiques.

- Agriculture

La présence de rizières à proximité de la forêt apporte une forte pression sur cette dernière.
La coupe sélective des arbres, le défrichement en bas versant suivi d’incinération des plantes abattues
augmentent la largeur de la lisière (Planche photographique 2). Les zones défrichées sont dominées
par des espèces envahissantes telles que Lantana camara, Psidium guajava et Pteridium aquilinum
qui, écologiquement entrent en compétition avec les espèces forestières.

RABARY, T. 2018 RABARY, T. 2018


Photo 3 : Défrichement en bas versant Photo 4 : Etat de la végétation au voisinage de la rizière
Planche photographique 2 : Dégradation de la forêt au voisinage de la rizière

28
Résultats et interprétations

- Charbonnage de bois

Les espèces ligneuses de la forêt sont abattues avant de mettre dans le four les parties ligneuses
(Planche photographique 3). Au niveau pédologique, les sols nus transportés dus à des actions de
pluie le long du versant provoquent l’érosion du sol et l’ensablement des vallons et des rizières.

RABARY, T. 2018 RABARY, T. 2018

Photo 5 : Arbres abattus pour le charbonnage Photo 6 : Etat de la zone après le charbonnage

Planche photographique 3 : Dégradation de la zone provoquée par le charbonnage de bois

- Orpaillage

L’extraction artisanale de l’or se trouve le long des ruisseaux dans les vallées. Les trous laissés
après l’extraction des sols diminuent le débit d’écoulement d’eau vers les marais. Ces trous sont
également la cause de la pollution de l’eau ; ce qui entraîne la dégradation de l’écosystème
marécageux. En plus, des pieds de Pandanus vandamii qui est une espèce à croissance lente sont
abattus pour avoir plus de surface exploitable (Planche photographique 4).

RABARY, T. 2018 RABARY, T. 2018


Photo 8 : Abattage de Pandanus vandamii et
Photo 7 : Un trou abandonné après orpaillage
dégradation d’un ruisseau dans une vallée
Planche photographique 4 : Dégradation de l’habitat dans les vallées

29
Résultats et interprétations

- Plantation d’espèces exotiques

L’introduction d’Eucalyptus robusta dans la partie Est du noyau dur constitue une forme de
menace. La dispersion des graines dans la forêt et sa capacité de regéneration rapide facilitent
l’envahissement de l’habitat. Cette plantation d’Eucalyptus robusta est historiquement effectuée
comme sanction pour une personne qui a incendié la forêt.

III.2.4.2. Evaluation des pressions et menaces

Les pressions et menaces sont évaluées sur terrain par le biais d’observations directes des
dégâts existant dans un habitat ou dans une végétation tout en notant la surface dégradée. Les impacts
de chaque pression provoquent une modification de l’habitat naturel concerné. Les forêts naturelles
sont les plus exercées par les activités anthropiques telles que le défrichement, le charbonnage de bois
et la platation d’Eucalyptus dans la forêt. En effet, quatorze virgule vingt-quatre hectares (Tableau 7)
de superficie de la végétation sont modifiés au niveau de structure tant horizontale que verticale.
Toutefois, la fabrication de charbon de bois reste encore la plus importante pression dans l’aire
protégée entraînant la fragmentation de la végétation, l’ensablement des vallons et la formation des
lavaka.

III.2.4.3. Relation causes à effets/pressions et menaces


Les figures 11, 12 et 13 montrent la relation causes à effets/pressions et menaces pesant sur la
forêt de chaque zone de conservation et leurs impacts ainsi que les stratégies et les actions à
entreprendre. L’insuffisance des activités génératrices de revenus qui est à l’origine de la pauvreté
des paysans est la principale cause de pressions pesant sur la forêt d’Ambohidray. Le noyau dur est
exercé par l’orpaillage et la plantation des Eucalyptus. Ces types de pressions provoquent
respectivement la dégradation de l’écosystème marécageux et de la forêt naturelle. Ensuite,
l’agriculture et le charbonnage de bois pèsent sur la zone tampon. En effet, la restauration de la zone
dégradée par les Eucalyptus, des zones défrichées et dégradées sont nécessaires afin d’assurer
l’intégrité de la forêt naturelle ainsi que de conserver la diversité floristique de l’aire protégée. En
outre, les activités appropriées à l’amélioration de conditions de vie de la population locale sont
primordiales pour lutter contre les pressions.

30
Résultats et interprétations

Tableau 7 : Evaluation des pressions et menaces dans la forêt (2017)

Pressions Impacts Menaces Surface totale Habitat ou


dégradée végétation
concernée
Agriculture - Modification de - Dégradation de la
l’ouverture de la végétation en bas
canopée, Installation fond
des espèces - Erosion du sol 3 ha Forêt naturelle
envahissantes,
augmentation de
l’effet de lisière
Charbonnage - Diminution de la - Fragmentation de la
de bois surface de la forêt, végétation
Sol nu - Ensablement des
6,03 ha Forêt naturelle
- Disparition de vallons
certaines espèces - Formation des
(écremage) lavaka
Orpaillage - Pollution de l’eau - Dégradation des Emplacement Marais et
des ruisseaux ruisseaux et de sélectif et surface ruisseaux
- Diminution du débit l’écosystème en fonction du
de l’eau marécageux carreau minier
désiré
Plantation - Disparition des - Disparition
d’espèces espèces forestières, progressive de la
exotiques modification de la forêt
6 ha Forêt naturelle
(Eucalyptus formation végétale
robusta) en peuplement
d’Eucalyptus

31
Résultats et interprétations

Causes
Impacts
(1) : - Migration incontrôlée dans la forêt due à la Pressions et menaces
présence des concessions privées à proximités de (1) : Pollution de l’eau des ruisseaux,
(1) Orpaillage
l’aire protégée ; dégradation de l’écosystème
(2) Plantation des Eucalyptus
- Insuffisance des activités génératrices de revenus marécageux.

(AGR) ; (2) : Modification de la formation

- Faible taux de recouvrement spatial de végétale en peuplement

surveillance et de contrôle. d’Eucalyptus

(2) : Faible taux de recouvrement spatial de surveillance


et de contrôle.

Stratégies
Actions
(1) : - Renforcer les agents de surveillance
(1) : - Formation de VOI sur l’application de la convention collective ou DINA ;
et de contrôle ;
- Appuyer l’application de DINA. - Formation des agents de surveillance et de contrôle ;

(2) : - Effectuer une éducation - Création d’activités génératrices de revenus (apiculture, maraîchage, …) ;
environnementale de la population - Formation et sensibilisation environnementale.
locale ;
(2) : - Restauration de la zone dégradée par les Eucalyptus ;
- Renforcer les agents de surveillance
et de contrôle. - Installation de la pépinière ;

- Formation et sensibilisation environnementale.

Figure 11 : Relation causes à effets/pressions et menaces pesant sur le noyau dur

32
Résultats et interprétations

Causes Pressions et menaces Impacts


(1) : Insuffisance des activités génératrices de revenus (1) Agriculture (1) : Défrichement, modification de la
(AGR). structure de la végétation, installation
(2) Fabrication de charbon de bois
(2) : - Augmentation de demandes ; des espèces envahissantes.
- Croissance démographique due à l’immigration ;
(2) : Augmentation de volume de bois
- Insuffisance des AGR ;
exploité, diminution de la surface de la
- Faible taux de recouvrement spatial de
forêt, érosion du sol.
surveillance et de contrôle.

Actions
Stratégies (1) : - Appui technique et matériels agricoles ;
(1) et (2): - Professionnaliser les paysans dans - Formation de VOI sur l’application de la convention collective ou DINA ;
leurs activités ; - Restauration des zones défrichées et dégradées ;
- Installation de pépinière ;
- Renforcer les agents de surveillance et - Création d’activités génératrices de revenus (apiculture, maraîchage, …) ;
de contrôle ;
- Intégration des habitants dans la gestion des forêts ;
- Appuyer l’application de DINA ; - Formation et sensibilisation environnementale.
(2) : - Valorisation et plantation d’Eucalyptus et de Pinus pour éviter l’exploitation des bois
- Renforcer l’éducation
forestiers ;
environnementale de la population
locale. - Amélioration du four ;
- Restauration des zones dégradées ;
- Installation de pépinière ;
- Intégration des habitants dans la gestion des forêts ;
- Formation et sensibilisation environnementale.
Figure 12 : Relation causes à effets/pressions et menaces pesant sur la zone tampon

33
Résultats et interprétations

Cause Impacts
Pression et menace
Insuffisance des activités génératrices de revenus Modification de la structure de la
(AGR). Agriculture végétation, installation des espèces
envahissantes.

Stratégies Actions

- Professionnaliser les paysans dans leurs - Appui technique et matériels agricoles.


activités ; - Formation de VOI sur l’application de la convention collective ou DINA.
- Renforcer les agents de surveillance et de contrôle.
- Création d’activités génératrices de revenus (tourisme, vente de produits
- Appuyer l’application de DINA. artisanaux,…).
- Renforcer l’éducation environnementale de la - Développement de l’artisanat.
population locale.
- Formation et sensibilisation environnementale.
- Intégration des habitants dans la gestion des forêts

Figure 13 : Relation cause à effet/pression et menace pesant sur la zone écotouristique

34
Résultats et interprétations

III.3. PROPOSITION DE ZONAGE - SCHEMA D’AMENAGEMENT


Le tableau 8 illustré par la carte 3 résume la proposition de zonage d’Ambohidray. La
superficie totale de la nouvelle Aire Protégée est de 1 405 ha avec un périmètre de 22,15 km. Trois
(3) zones de conservation ont été délimitées :

- le Noyau Dur
C’est une zone caractérisée par son habitat naturel et sa grande richesse floristique. En effet,
c’est une zone strictement protégée ou un périmètre de préservation intégrale dont la conservation est
la priorité. Toutefois, deux pressions y sont observées (introduction des espèces exotiques et
orpaillage). La zone dégradée par la plantation d’Eucalyptus dans la partie Est de cette zone est
délimitée comme une zone de restauration. Le Noyau dur s’étend sur une surface de 453 ha avec un
périmètre de 9 km ;

- la Zone Tampon
Les activités y sont permises mais réglementées pour assurer la meilleure conservation de la
biodiversité et la pérennisation de son utilisation ainsi que pour la protection du Noyau dur. La zone
tampon est subdivisée en des zones d’occupation contrôlée (ZOC), quatre zones de restauration
(ZRe), trois zones de recherche (ZR) et une zone d’utilisation durable (ZUD). Dans la ZUD, la
population dispose d’un droit d’utiliser les ressources naturelles mais sous le contrôle du gestionnaire.
Cette zone jouxte le Noyau dur du côté Ouest et s’étend sur 408,5 ha avec 10,4 km de périmètre ;

- La zone écotouristique (ZE)

Elle se trouve dans la partie Nord de l’aire protégée avec un périmètre de 4,72 km et une
superficie de 98 ha. Cette zone possède un fort potentiel écotouristique, récréatif et paysager.

Tableau 8 : Zonage du territoire d’Ambohidray

Vocation Superficie Position Unité


Noyau dur 453 ha Sud-Est Forêt naturelle
Zone de recherche 177,97 ha Ouest du Noyau dur Forêt naturelle
Zone d’utilisation 205,11 ha Mosaïque de forêt naturelle
Ouest de la zone de recherche
durable et de savane
Zone de 28,98 ha Dans la zone d’utilisation durable, Zones dégradées et
restauration partie Est du Noyau dur peuplement d’Eucalyptus
Zone 13,53 ha Terrains de culture et
d’occupation Dans la zone de recherche habitation
contrôlée
Zone 98 ha Lac et mosaïque de forêt
Partie Nord
écotouristique naturelle et de savane

35
Résultats et interprétations

Carte 3 : Proposition de zonage de la nouvelle Aire Protégée d’Ambohidray sur fond de végétation

36
Résultats et interprétations

Le tableau 9 récapitule la proposition d’un plan de gestion des différentes zones délimitées en
vue de la conservation et de la pérennisation de l’utilisation des ressources naturelles de l’aire
protégée.

Tableau 9 : Plan de gestion des différentes zones

NOYAU DUR
Objectifs Assurer l’intégrité écologique ;
Protéger le maximum d’espèces floristiques et faunistiques.
Activités autorisées Recherches scientifiques, patrouille, contrôle et suivi écologique
Aménagement Installation des panneaux de signalisation et d’interdiction autour de la
zone.
Activités Développement du système de suivi écologique ;
Développement de la recherche scientifique au niveau des espèces
floristiques et faunistiques ;
Structuration des agents de surveillance et de contrôle (VOI) ;
Dotation des matériels et équipements des agents de surveillance et de
contrôle.
ZONE ECOTOURISTIQUE
Objectifs Présenter la biodiversité naturelle et culturelle ;
Augmenter la source de revenus de la population locale ;
Intégrer la population locale dans la gestion des ressources naturelles.
Activité autorisée Visite accompagnée
Aménagement Installation des panneaux de signalisation et des circuits touristiques ;
Création des sentiers botaniques interprétés ;
Construction des infrastructures d’accueil et de campement.
Activités Formation des guides touristiques au niveau de la population locale ;
Création d’une boutique artisanale gérée par la communauté locale ;
Création d’un centre d’exposition et d’interprétation de la biodiversité ;
Aménagement d’une route vers la zone écotouristique ;
Construction d’un parking pour les voitures.

37
Résultats et interprétations

Tableau 9 : Plan de gestion des différentes zones (suite)

ZONE TAMPON
Zone d’utilisation durable (ZUD)
Objectif Assurer les besoins de la population locale en ressources naturelles sans
compromettre la structure de la végétation et les fonctions écologiques.
Activité autorisée Collecte des produits forestiers (PFNL ou PFL).
Aménagement Installation des panneaux de signalisation et d’interdiction.
Activités Délimitation d’une zone de transfert de gestion des ressources naturelles;
Elaboration d’un plan d’aménagement et de gestion de la zone de transfert de
gestion des ressources naturelles ;
Elaboration de DINA ;
Formation de la communauté de base sur le diamètre moyen exploitable ;
Formation sur les procédures d’octroi d’autorisation ;
Formation et réalisation du suivi-écologique et suivi-évaluation des impacts
de l’utilisation des ressources naturelles dans la zone.
Zone d’occupation contrôlée
Objectifs Améliorer les productions agricoles ;
Stabiliser l’occupation du sol.
Activités autorisées Occupation actuelle
Activités Développement du système de contrôle des activités agricoles ;
Elaboration d’une carte d’occupation du sol et enregistrement des propriétaires
de chaque terrain ;
Renforcement des règlementations de l’utilisation des terres cultivées.
Zone de recherche
Objectif Développer la connaissance sur la biodiversité du site.
Activités autorisées Recherche scientifique, collecte et capture règlementées des espèces.
Aménagement Installation des panneaux de signalisation autour de la zone ;
Installation des campements.
Activités Collaboration avec les instituts de recherche scientifique ;
Renforcement de la connaissance des guides locales sur les espèces
floristiques et faunistiques ;
Utilisation d’un cahier de charge stipulant l’objectif de la recherche, la
recommandation par rapport à la recherche.
Enrichissement des échantillons dans l’école laboratoire.

38
Résultats et interprétations

Tableau 9 : Plan de gestion des différentes zones (suite)

Zone de restauration
Objectif Restaurer les services écosystémiques perturbés ;
Augmenter la surface occupée par la forêt.
Activités autorisées Plantation d’espèces sauvageons et des espèces les plus utilisées par la
population locale ;
Suivi du processus écologique.
Aménagement Installation des panneaux de signalisation et d’interdiction autour de la
zone ;
Installation d’un pare-feu autour de la zone.
Activités Collaboration avec des partenariats ;
Création d’une pépinière ;
Formation de la population locale sur la pratique de la restauration ;
Développement d’un système de responsabilité de contrôle et de suivi de
la restauration.

39
IV. Discussions et
recommandations
Discussions et recommandations

IV.1. DISCUSSIONS
IV.1.1. Sur les formations végétales de la nouvelle aire protégée

La nouvelle Aire Protégée d’Ambohidray est floristiquement riche avec un nombre élevé
d’espèces (146), de genres (110) et de familles (53). Cette richesse est plus faible par rapport à celle
de la forêt ombrophile de Daraina (RANIRISON, 2010) avec 497 espèces réparties dans 231 genres
et 85 familles. L’existence des espèces représentantes des forêts sèches et des forêts humides est la
cause de la valeur élevée en nombre de taxons de Daraina. Avec trois cent dix espèces (310) reparties
dans 156 genres et 70 familles, les forêts primaires de Maromizaha (Corridor biologique
d’Ankeniheny Zahamena) (RAMANAHADRAY, 2009) est plus riche que l’aire protégée
d’Ambohidray ; dans laquelle le prélèvement de produits forestiers entraînant la disparition de
certaines espèces explique cette différence.

La richesse floristique d’Ambohidray est comparable à celle de l’Aire Protégée de Zahamena avec
192 espèces réparties dans 86 genres et 50 familles (ANDRIAMALALA et al., 2010). Elle est
également équivalente à la richesse floristique de la forêt dense humide sempervirente de
Fanongoavana dans le District de Manjakandriana (RABEARISON, 2015) avec 137 espèces, 108
genres et 56 familles.

La surface terrière de la forêt d’Ambohidray (37 m2/ha) est relativement équivalente à celle de la forêt
ombrophile de Daraina (RANIRISON, 2010), de la forêt de Zahamena (ANDRIAMALALA et al.,
2010) et de la forêt de Fanongoavana (RABEARISON, 2015 avec respectivement 30,82 m2/ha, 44,4
m2/ha, 58,5 m2/ha et 47, 36 m2/ha.

IV.1.2. Sur l’accès et utilisation des ressources

La croissance démographique et la pratique de culture traditionnelle sont reconnues comme


étant les causes de la dégradation de la forêt dans les pays tropicaux (BERTRAND, 1982). Pour
Ambohidray, la croissance démographique due à l’immigration accentue la pratique de charbonnage
de bois à l’extérieur et à l’intérieur de l’aire protégée. Pour la forêt de Zahamena, le défrichement est
minime car il est pratiqué à l’extérieur de l’aire protégée (PARCS NATIONAUX DE
MADAGASCAR, 2004). Mais, il forme le facteur principal de dégradation de la forêt d’Ambohidray.
En effet, la dynamique de la couverture végétale d’Ambohidray présente une régression.

40
Discussions et recommandations

IV.1.3. Perception paysanne sur la conservation de la forêt

Les enquêtes ethnobotaniques qui étaient menées permettent de constater que la population
locale ne comprenne pas les objectifs de la conservation de la forêt, les impacts apportés par la
conservation au regard de l’amélioration de leurs conditions de vie ainsi que le bien être humain. Elle
pense que la forêt est une propriété privée de la communauté de base (ou VOI). D’après eux, cette
dernière est la seule et unique entité qui a le droit d’exploiter la forêt. C’est pourquoi les habitants
provoquent intentionnellement des dégâts dans la forêt.

IV.1.4. Sur le zonage actuel et perspective de modification


Les zones délimitées dans la zone tampon sont proposées pour assurer la gestion et la
conservation des ressources. Une rectification de la délimitation de la zone d’utilisation durable a été
effectuée à partir d’observations directes de la physionomie de la végétation en une zone de recherche.
La limite du noyau dur a été également modifiée en faisant sortir les terrains de culture comme une
zone d’occupation contrôlée.

Le noyau dur est entouré par trois propriétés privées au Nord (Propriété de RATSIMAVOLO),
à l’Est (Propriété de RAVONJIARIVELO) et au Sud (Propriété de RAVANDISON). L’exploitation
de ces forêts constitue également une menace pour la diversité biologique de la nouvelle aire protégée.
Ainsi, la délimitation d’une nouvelle zone qualifiée de zone de protection entre le Noyau dur et les
propriétés privées est nécessaire pour renforcer la protection de l’aire protégée.

En outre, la présence d’une route traversant la forêt au niveau de la zone tampon pose un
problème sur la fragmentation de la forêt. Cette route existait avant la création de l’aire protégée et
n’est pas encore régie par une réglementation. Elle est utilisée pour le transport des charbons venant
de la forêt privée située à l’Est de l’aire protégée. Alors, un fort contrôle est nécessaire pour réduire
la sortie clandestine des bois.

IV.2. RECOMMANDATIONS
D’après les résultats obtenus, quelques points sont suggérés dans le but de renforcer et de
développer parfaitement la conservation des ressources naturelles et de bien gérer la nouvelle aire
protégée d’Ambohidray. De ce fait, un plan de gestion de la nouvelle aire protégée est élaboré sous
forme d’un cadre logique (Tableau 10). La structure de gestion est proposée dans l’annexe 11.

Objectif global : Gérer l’aire protégée d’Ambohidray en vue de sa préservation durable et bénéfique
à la population riveraine.

41
Discussions et recommandations

Tableau 10 : Cadre logique dans la gestion de la nouvelle aire protégée

Action 1 : Garantir la protection à long terme, de la richesse et de l’originalité des habitats naturels de la biodiversité de la nouvelle aire protégée.
Objectif : Eradiquer toutes formes de dégradation de la biodiversité de ce site.
Activités Résultats attendus Indicateurs Moyens de Responsables Hypothèses critiques
vérification
Organiser des contrôles Système de responsabilité Rapport des La motivation et la
Nombre de
périodiques des délits et de contrôle établi ; contrôles ; compétence des
contrôles ; Fokontany et
de l’utilisation durable Atténuation de toutes Carte de contrôleurs seront
Nombre de formes VOI
des ressources naturelles formes de pressions recouvrement de nécessaires.
de pressions
végétation
Renforcer la capacité de Agents locaux Seuls les gens qui ont
suivi écologique des compétents ; bien acquis les
Liste des agents
agents locaux en Suivi écologique compétences issues
Nombre d’agents de travaillés dans les
respectant les règles participatif MBEV des formations
suivi écologique activités de suivi
régissant les différentes peuvent être
écologique
zones de la nouvelle aire sélectionnés pour le
protégée suivi.
Mettre en œuvre la Réintroduction des Nombre d’espèces Rapport de Les graines
restauration de la zone espèces forestières forestières plantation ; d’Eucalyptus dans le
dégradée par Eucalyptus Elimination d’individus restaurées ; Carte de sol sont difficiles à
MBEV et VOI
dans la partie Est du d’Eucalyptus dans la zone Absence d’individus recouvrement de éliminer.
Noyau dur d’Eucalyptus dans la végétation
zone

42
Discussions et recommandations

Tableau 10 : Cadre logique dans la gestion de la nouvelle aire protégée (Suite)

Action 2 : Maintenir les services écologiques et favoriser la gestion durable des ressources naturelles pour la réduction de la pauvreté de la
population locale.
Objectif : Utiliser rationnellement les ressources naturelles tout en conservant l’état de santé de l’habitat.

Activités Résultats attendus Indicateurs Moyens de vérification Responsables Hypothèses critiques


Renforcer les Compétence du VOI Nombre de sessions Calendrier de sessions La formation du VOI
capacités du VOI dans la gestion des de formation de formation sur la demande beaucoup de
dans la gestion des ressources naturelles effectuées, nombre gestion des ressources DREF, MBEV temps.
ressources des membres VOI naturelles, liste des
naturelles formés membres de VOI
Appuyer le VOI Réglementation de Cahier de charge L’application de DINA
dans l’application toute sorte d’activités stipulant la charte de exige une éducation
DINA appliqué DREEF, MBEV
de DINA sur l’utilisation des l’utilisation des environnementale.
ressources naturelles ressources naturelles
Réglementer Exploitation Nombre d’espèces Liste des espèces La connaissance de la
l’exploitation des forestière exploitables exploitables catégorie de bois, du
produits forestiers réglementée diamètre moyennement
ligneux et non MBEV et VOI exploitable et de la
ligneux catégorie de menace des
espèces demande des
études spécifiques.

43
Discussions et recommandations

Tableau 10 : Cadre logique dans la gestion de la nouvelle aire protégée (Suite)

Développer et Activités Nombre d’agents Liste des agents Tous les habitants ne
renforcer génératrices de touristiques, touristiques peuvent pas bénéficier
l’écotourisme revenus fournies des activités fournies
MBEV et VOI
par l’écotourisme par l’écotourisme sauf
les gens impliqués dans
la gestion de la forêt.
Appuyer Amélioration du Quantité annuelle Registre des produits Direction régionale de L’application de
l’aménagement des rendement de récoltes agricoles par an l’agriculture et de l’agriculture plus stable
terrains agricoles agricole l’élevage et MBEV demande beaucoup
Promouvoir un d’argents.
système d’agriculture
plus stable (semences
sélectionnées,
techniques agricoles
modernisées)
Professionnaliser les
paysans dans leurs
activités
Création des activités Augmentation de Taux de revenus de Résultats des enquêtes Direction régionale de Les activités pratiquées
génératrices de revenus des chaque ménage sur les revenus de l’agriculture et de dans la forêt peuvent
revenus (apiculture et habitants chaque ménage l’élevage modifier la structure de
maraîchage) la végétation.

44
Discussions et recommandations

Tableau 10: Cadre logique dans la gestion de la nouvelle aire protégée (Suite)

Action 3 : Assurer l’autofinancement durable de la nouvelle aire protégée.


Objectif : Financer durablement les activités pour la mise en œuvre de la gestion de la nouvelle aire protégée.
Activités Résultats attendus Indicateurs Moyens de vérification Responsables Hypothèses critiques
Créer un site web pour Attraction de Nombre de Cahier d’enregistrement Les visiteurs ont besoin des
la publicité des l’attention publique visiteurs de visiteurs données floristiques et
potentiels faunistiques complètes.
écotouristiques, de la MBEV
richesse de la
biodiversité de la
nouvelle aire protégée
Promouvoir et Augmentation du Nombre de Cahier d’enregistrement Toutes les richesses
développer nombre de visiteurs visiteurs des visiteurs floristiques et faunistiques de
l’écotourisme PFS et MBEV l’aire protégée ne sont pas
présentes dans la Zone
écotouristique.
Rechercher des Intégration de Nombre de Liste de partenaires La restauration écologique a
partenaires financiers partenaires financiers partenaires financiers besoin des agents locaux
dans réalisation de la dans la réalisation de la financiers MBEV compétents.
restauration écologique restauration
des zones dégradées

45
Discussions et recommandations

Action 4 (suite)
Rechercher le Financement des Nombre de Liste de partenaires Un partenaire financier ne
financement des travaux de recherche et partenaires financiers peut pas financer plusieurs
MBEV
projets de recherche et de développement financiers projets.
de développement
Développer et Gestion des ressources Comité locale de Structure de gestion de La gestion environnementale
appliquer la bonne naturelles par la gestion de la zone la zone d’utilisation DREEF, communautaire nécessite une
pratique de gestion communauté locale d’utilisation durable MBEV et compétence de la
environnementale durable VOI communauté locale
communautaire

Tableau 10 : Cadre logique dans la gestion de la nouvelle aire protégée (Suite)

Action 4 : Fixer les partenariats dans la gestion de la nouvelle aire protégée.


Objectif : Promouvoir la gestion de l’aire protégée.
Activités Résultats attendus Indicateurs Moyens de vérification Responsables Hypothèses critiques
Elaborer des projets Collaboration avec des ONGs Nombre d’ONGs Liste d’ONGs Les ONGs ont
de développement et impliquées impliqués, également leur propre
de recherche en Nombre des Liste des projets projet élaboré.
MBEV
impliquant les ONGs projets de élaborés
potentiels développement et
de recherche
Collaborer avec des Bonne organisation de Pertinence de la Structure de gestion de La collaboration avec
entités de gestion gestion de l’aire protégée gestion de l’aire l’aire protégée les entités de gestion
protégée MBEV nécessitent des
réunions au moins
deux fois par an.
46
CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale

La nouvelle aire protégée d’Ambohidray située dans la commune rurale de Morarano-Gare,


District de Moramanga dans la Région d’Alaotra-Mangoro est le cadre de cette étude. La végétation
climacique est une forêt dense humide ombrophile de la série à Weinmannia et à Tambourissa. Elle
appartient à la zone éco-floristique orientale de moyenne altitude. Malgré des pressions impliquant la
dégradation de l’habitat, la forêt abrite largement une grande richesse en flore.

La nouvelle aire protégée d’Ambohidray est caractérisée par sa grande richesse floristique.
Les Asteropeiaceae et les Sarcolaenaceae sont deux familles endémiques de Madagascar recensées
dans la forêt. Ambohidray est riche en unités de végétation (forêts naturelles, formations herbeuses,
peuplement d’Eucalyptus robusta, peuplement de Pinus ceussia, peuplement de Pteridium aquilinum,
peuplement d’Ericaceae et Broussaille de Weinmannia rutembergii) et en zones humides (lac et
marais). L’aire protégée est également dotée d’une grande richesse faunique. La présence d’un
périmètre ayant un atout touristique (Lac d’Ambolobe) et des sites culturels marqués par la présence
des Doany constituent le potentiel écotouristique de ce site. Ainsi, la première hypothèse est vérifiée.

Le défrichement dû à la présence des rizières, le charbonnage de bois, l’orpaillage et la


plantation des Eucalyptus constituent les principales pressions pesant sur la forêt. L’agriculture, le
charbonnage de bois et l’élevage sont les principales activités socioéconomiques des habitants. Ces
activités dépendent entièrement des ressources naturelles et des services octroyés par la forêt. Le
faible niveau de scolarisation de la population locale constitue également une cause de cette
dépendance. Ainsi, la deuxième hypothèse est aussi vérifiée.

L’étude de la flore et la végétation d’Ambohidray et l’évaluation des pressions et menaces


pesant sur chaque zone de conservation servent à caractériser sur cette base, les zonages actuels. Cela
a permis de proposer une mise à jour du zonage ainsi que d’élaborer un plan d’aménagement et de
gestion proposé de la nouvelle aire protégée.

De nombreuses études peuvent être menées dans la nouvelle aire protégée d’Ambohidray afin
de renforcer les arguments envers l’importance de sa conservation et de développer la conservation
de sa biodiversité:

- étude cartographique de l’origine des pressions pesant sur la forêt ;


- étude de la fragmentation de paysage en appliquant la télédétection ;
- estimation à long terme de la capacité de charge des ressources naturelles en vue d’un
développement durable ;
- restauration écologique des zones dégradées ;
- élaboration d’un plan d’aménagement et de gestion concerté.

47
-

REFERENCES
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50
ANNEXES
Annexes

Annexe 1: Données de températures 2011-2017

Mois Janv. Févr. Mars Avr. Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc.

2011 23,4 °C 23,95 °C 22,9 °C 22,9 °C 20,25 °C 18,55 °C 16,2 °C 17,05 °C 17,8 °C 20,05 °C 22,05 °C 23,55 °C
2012 22,8 °C 23,75 °C 22,8 °C 21,75 °C 19,35 °C 16,85 °C 16,05 °C 16,65 °C 17,6 °C 20,35 °C 21,95 °C 22,25 °C
2013 23,7 °C 23,45 °C 23,05 °C 21,1 °C 19,6 °C 16,05 °C 15,8 °C 16,15 °C 18,35 °C 20,25 °C 23,05 °C 23,25 °C
2014 23,2 °C 22,8 °C 22,45 °C 21,35 °C 19,3 °C 17,75 °C 16,5 °C 17,25 °C 18,2 °C 22,3 °C 22,85 °C 24,05 °C
2015 23,05 °C 23,1 °C 23,1 °C 20,95 °C 18,6 °C 16,65 °C 15 °C 16,55 °C 17,4 °C 19,65 °C 21,25 °C 22,05 °C
2016 23,05 °C 23,1 °C 23,1 °C 20,95 °C 18,6 °C 16,65 °C 15 °C 16,55 °C 17,4 °C 19,65 °C 21,25 °C 22,05 °C
2017 23,05 °C 23,1 °C 23,1 °C 20,95 °C 18,6 °C 16,65 °C 15 °C 16,55 °C 17,4 °C 19,65 °C 21,25 °C 22,05 °C
Somme 162,25 °C 163,25 °C 160,5 °C 149,95 °C 134,3 °C 119,15 °C 109,55 °C 116,75 °C 124,15 °C 141,9 °C 153,65 °C 159,25°C
M.A 23,18 °C 23,32 °C 22,93 °C 21,42 °C 19,19 °C 17,02 °C 15,65 °C 16,68 °C 17,74 °C 20,27 °C 21,95 °C 22,75 °C
Source : Service météorologique d’Ampandrianomby, Antananarivo, Madagascar

I
Annexes

Annexe 2: Données de précipitations 2011-2017

Année Janv. Févr. Mars Avr. Mai Juin Juill. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
2011 293,6 mm 244,5 mm 231,7 mm 87,1 mm 60,2 mm 19,6 mm 15,4 mm 28 mm 19,5 mm 75,7 mm 91,4 mm 231,3 mm
2012 210,6 mm 352,4 mm 180,7 mm 172,8 mm 84,9 mm 58,7 mm 33,8 mm 24,9 mm 27 mm 43,8 mm 139,3 mm 193,4 mm
2013 291 mm 265,1 mm 210,7 mm 46,2 mm 44,5 mm 21,2 mm 22,2 mm 31,8 mm 7,8 mm 125,6 mm 158,1 mm 306,9 mm
2014 303 mm 268,6 mm 156,7 mm 42,1 mm 53,1 mm 36,3 mm 85 mm 21,1 mm 19 mm 35,8 mm 191,6 mm 295,6 mm
2015 402,5 mm 565,1 mm 225,8 mm 29,2 mm 52,3 mm 41,8 mm 29,9 mm 27,9 mm 51,3 mm 52,1 mm 144,8 mm 303,7 mm
2016 231,5 mm 183,9 mm 276,6 mm 76,8 mm 89,2 mm 24,7 mm 38,4 mm 16,8 mm 11,5 mm 47,7 mm 105,6 mm 53,8 mm
2017 99,7 mm 220,2 mm 304,5 mm 130,1 mm 67,1 mm 68,8 mm 74,3 mm 72,4 mm 29,5 mm 76,4 mm 180,6 mm 166,5 mm
Somme 1831,9 mm 2099,8 mm 1586,7 mm 584,3 mm 451,3 mm 271,1 mm 299 mm 222,9 mm 165,6 mm 457,1 mm 1011,4 mm 1551,2 mm
M.A 261,7 mm 299,98 mm 226,67 mm 83,47 mm 64,47 mm 38,73 mm 42,71 mm 31,84 mm 23,66 mm 65,3 mm 144,49 mm 221,6 mm
Source : Service météorologique d’Ambandrianomby, Antananarivo, Madagascar

II
Annexes

Annexe 3 : Carte pédologique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray

III
Annexes

Annexe 4 : Carte d’occupation du sol de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray

IV
Annexes

Annexe 5: Liste herpetofaune de la NAP Ambohidray inventoriée par Madagascar Voakajy (2017)

Localité Habitat Classes Espèces Statut IUCN Latitude Longitude Altitude


Ampototra Forêt dégradée Reptiles Brookesia ramanantsoai En danger -18,6323 48,33162 993 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Mantella crocea En danger -18,6323 48,33162 993 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Mantidactylus [Link] -18,6323 48,33162 993 m
Ampototra Forêt dégradée Reptiles Calumma nasutum Préoccupation mineure -18,6323 48,33162 993 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Boophis goudoti Préoccupation mineure -18,6326 48,33161 991 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Boophis tephraeomystax Préoccupation mineure -18,6331 48,33168 991 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Boophis luteus Préoccupation mineure -18,6334 48,33155 991 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Mantella baroni Préoccupation mineure -18,6333 48,33153 992 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Mantidactylus melanopleura Préoccupation mineure -18,6333 48,33153 992 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Boophis tasymena Préoccupation mineure -18,6333 48,33153 992 m
Ampototra Forêt dégradée Reptiles Ebenavia inunguis Préoccupation mineure -18,6331 48,33048 1002 m
Ampototra Forêt dégradée Amphibiens Plethondontohyla mihanika Préoccupation mineure -18,633 48,33134 1001 m
Ampototra Forêt non dégradée Amphibiens Mantella crocea En danger -18,6302 48,33639 992 m
Ampototra Forêt non dégradée Amphibiens Boophis erythrodactylus Préoccupation mineure -18,6302 48,33639 992
Ampototra Forêt non dégradée Amphibiens Mantidactylus melanopleura Préoccupation mineure -18,6305 48,36609 996 m
Ampototra Forêt non dégradée Amphibiens Mantidactylus [Link] -18,6305 48,36609 996 m
Ampototra Forêt non dégradée Amphibiens Gephyromantis boulengeri Préoccupation mineure -18,6307 48,33603 1011 m
Ampototra Forêt non dégradée Amphibiens Ptychadena mascareniensis Préoccupation mineure -18,6307 48,33603 1011 m
Ampototra Forêt non dégradée Reptiles Liopholidophis dolicocercus Préoccupation mineure -18,6307 48,33603 1011 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Heterixalus betsileo Préoccupation mineure -18,6316 48,33112 984 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Guibemantis liber Préoccupation mineure -18,6316 48,33112 984 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Guibemantis tornieri Préoccupation mineure -18,6316 48,33112 984 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Boophis viridis Préoccupation mineure -18,6296 48,33033 990 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Mantidactylus [Link] -18,6296 48,33033 990 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Guibemantis aff. albolineatus -18,6296 48,33033 990 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Boophis guibei Préoccupation mineure -18,6327 48,33179 992 m
Ampototra Forêt perturbée Amphibiens Scaphiophryne marmorata Vulnérable -18,6327 48,33179 992 m
V
Annexes

Annexe 5: Liste herpetofaune de la NAP Ambohidray inventoriée par Madagascar Voakajy (Suite)

Andriambe cours d'eau Amphibiens Boophis pyrrhus Préoccupation mineure -18,6131 48,32684 1036 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Mantidactylus [Link] -18,6131 48,32684 1036 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Mantella crocea En danger -18,6131 48,32684 1036 m
Andriambe cours d'eau Reptiles Mantidactylus melanopleura Préoccupation mineure -18,6132 48,32711 1036 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Guibemantis liber Préoccupation mineure -18,6134 48,32726 1035 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Spinomantis aglavei Préoccupation mineure -18,6137 48,32784 1035 m
Andriambe cours d'eau Reptiles Ithycyphus perineti Préoccupation mineure -18,6137 48,32784 1035 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Mantella crocea En danger -18,6144 48,32809 1035 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Mantella baroni Préoccupation mineure -18,6144 48,32809 1035 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Guibemantis liber Préoccupation mineure -18,6144 48,32809 1035 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Boophis madagascarensis Préoccupation mineure -18,6144 48,32809 1035 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Boophis luteus Préoccupation mineure -18,613 48,3264 1036 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Aglyptodactylus madagascarensis Préoccupation mineure -18,6122 48,32856 1037 m
Andriambe cours d'eau Amphibiens Heterixalus betsileo Préoccupation mineure -18,6122 48,32856 1037 m
Andriambe cours d'eau Reptiles Sanzinia madagascarensis Préoccupation mineure -18,6122 48,32856 1037 m
Andriambe Forêt Amphibiens Scaphiophryne marmorata Vulnérable -18,6181 48,31773 1109 m
Andriambe Forêt Amphibiens Blommersia wittei Préoccupation mineure -18,6181 48,31773 1109 m
Andriambe Forêt Amphibiens Mantidactylus opiparis Préoccupation mineure -18,6181 48,31773 1109 m
Andriambe Forêt Amphibiens Aglyptodactylus madagascarensis Préoccupation mineure -18,6181 48,31773 1109 m
Andriambe Forêt Amphibiens Heterixalus betsileo Préoccupation mineure -18,6181 48,31773 1109 m
Andriambe Forêt Amphibiens Mantella crocea En danger -18,6174 48,31858 1115 m
Andriambe Forêt Amphibiens Blommersia [Link] -18,6174 48,31858 1115 m
Andriambe Vallée Amphibiens Boophis madagascarensis Préoccupation mineure -18,6132 48,32428 1039 m
Andriambe Vallée Amphibiens Boophis goudoti Préoccupation mineure -18,6128 48,32609 1039 m
Andriambe Vallée Amphibiens Mantella crocea En danger -18,6109 48,32515 1040 m
Andriambe Vallée Amphibiens Boophis pyrrhus Préoccupation mineure -18,6108 48,32543 1039 m
Andriambe Vallée Amphibiens Guibemantis aff. albolineatus -18,6106 48,3254 1038 m
Andriambe Vallée Reptiles Uroplatus phantasticus Préoccupation mineure -18,6108 48,32538 1037 m
VI
Annexes

Annexe 6: Fiche de relevé linéaire de Gautier


Etat de lieu Paramètres écologiques Paramètres floristiques
Lieu : Orientation : Nom scientifique :
Date : Exposition : Hauteur de contact :
Relevé n° : Niveau topographique :
Pente :
Coordonnées géographiques :

VII
Annexes

Annexe 7: Fiche de relevé de placeau de Braun Blanquet


Lieu : Paramètres écologiques Paramètres floristiques
Date : Orientation : Nom scientifique (Ns), nom vernaculaire
Relevé n° : Exposition : (Nv), Hauteur totale (Ht), Hauteur de fût
Placeau n° : Niveau topographique : (Hf), Diamètre à hauteur de poitrine
Placette n° : Pente : (DHP), Diamètre maximal (Dmax),
Coordonnées géographiques : Phénologie (Ph)

Ns Nv Ht (m) Hf (m) DHP (cm) Dmax (cm) Ph Autres

VIII
Annexes

Annexe 8 : Carte de distribution des sites de relevé

IX
Annexes

Annexe 9: Caractéristiques des sites de relevé


Tableau 1: Caractéristiques stationnelles des trois relevés écologiques effectués dans le Noyau dur

Topographie Bas versant Mi versant Haut versant


Longitude 48° 18’ 39,0’’E 48° 18’ 38,6’’E 48° 18’ 40,6’’E
Latitude 18° 36’ 35,6’’S 18° 36’33,4’’S 18° 36 33,4’’S
Altitude (m) 997 1 042 1 052
Pente (°) 20 30 20
Orientation Sud-Ouest. Nord-Est
Exposition Vers Sud-Ouest

Tableau 2: Caractéristiques stationnelles des trois relevés écologiques effectués dans la Zone tampon

Topographie Bas versant Mi versant Haut versant


Longitude 48° 18’ 3,4’’ E 48° 18’ 4,4’’ E 48° 18’ 4’’E
Latitude 18° 36’ 48,9’’ S 18° 36’ 49,5’’ S 18° 36’ 49,8’’ S
Altitude (m) 1 001 1 023 1 035
Pente (°) 25 20 20
Orientation Nord-Sud
Exposition Vers Nord

Tableau 3: Caractéristiques stationnelles des trois relevés écologiques effectués dans la Zone écotouristique

Topographie Bas versant Mi versant Haut versant


Longitude 048° 18' 22,5'' E 048° 18' 23,3'' E 048° 18' 22,6'' E
Latitude 18° 34' 17,7'' S 18° 34' 18,9'' S 18° 34' 19,5'' S
Altitude (m) 1 005 1 025 1 030
Pente (°) 40 40 30
Orientation Sud-Nord
Exposition Vers Sud

X
Annexes

Annexe 10 : Série de questionnaires


SOCIOCULTURELLE

Quel est le nom de votre ethnie ? Pouvez-vous parler des cultures et traditions distinguant
votre ethnie ?

Est-ce que vous avez un lieu sacré dans l’aire protégée ? Quels sont les tabous de ce lieu ? Est
ce qu’ils sont toujours respectés ? Si non, pour quelle raison ? Durant quelle période vous y
allez faire du rite ? Quelles sont les importances de l’existence de ce lieu dans votre vie
quotidienne ?

ETHNOBOTANIQUE

Quels sont les produits que vous prélevez dans la forêt ?

Quelles sont les plantes que vous utilisez pour la construction depuis la forêt ? Pour la
fabrication des meubles ? De quelle quantité ?

Est-ce que vous allez directement à l’hôpital lorsqu’il y a un malade dans la maison ?
Si non, quelles sont les plantes que vous utilisez pour traiter la maladie ? Les parties
utilisées ? Quelles est la maladie traitée ?

Comment est la disponibilité actuelle de ces produits prélevés dans la forêt ? Cela vous suffit-
il pour combien de temps ?

Dans quel endroit de la forêt faites-vous la récolte/prélèvement ?

Est-ce que vous prélevez ces produits de la forêt à tout moment ou saisonnièrement ?

Est-ce que ces produits forestiers vous suffisent-ils quantitativement et qualitativement ?

Comment trouvez-vous l’état actuel de la forêt par rapport à la situation d’avant ? Qu’est ce
qui explique cet état actuel de la forêt ? A votre avis, quelles sont les solutions que vous
proposez pour résoudre ces problèmes ?

D’après vous, quels sont les services environnementaux apportés par la forêt ? Actuellement,
est-ce qu’elle est toujours capable d’assurer ces services ?

Par conséquent, est-il important de conserver la forêt ? Quelle est votre responsabilité dans la
conservation de la forêt ?

XI
Annexes

Avez-vous aperçu des avantages depuis l’installation de la nouvelle aire protégée ? Qu’est-ce
que vous attendez de la nouvelle AP dans l’amélioration de vos conditions de vie ?

SOCIOECONOMIQUE

Comment gagnez-vous votre vie ?

Quelles sont vos activités de source de revenus ?

Du côté agriculture, où cultivez-vous ? Quels sont les produits cultivés ? Comment sont les
rendements ? Est-ce que vous vendez vos récoltes ? Comment survivez-vous lors de la
période de soudure ?

Du côté élevage, qu’est-ce que vous élevez ? Quelles techniques déployez-vous ? L’élevage
est-il pratiqué comme gain d’argent ou simplement domestique ?

Est-ce que vous pratiquez de l’artisanat ? Types artisanaux pratiqués ? Quels sont les produits
bruts que vous utilisez ? Où est ce que vous les trouvez ? Si produits forestiers, disponibilité
dans la forêt ? Est-ce qu’il est pratiqué pendant toute l’année ? Où est ce que vous vendez les
produits artisanaux ?

XII
Annexes

Annexe 11 : Fiche d’enquête ethnobotanique

Date : Situation matrimoniale :


Village : Scolarisation :
Age : Origine :
Sexe :
Nom de la plante Utilisation Partie utilisée Zone de cueillette Abondance

XIII
Annexes

Annexe 12: Carte d’enquête socioculturelle


Date :

Village :

Age :

Sexe :

Profession :
Type Localisation Tabous Respecté/Non

XIV
Annexes

Annexe 13: Fiche d’enquête socio-économique


-Date :
-Village :
-Nom de l’enquêté :
-Age :
-Sexe :
-Scolarisation :
I – Utilisation par la population.
Ressources tirées de la forêt et espaces (faune, flore)
-Nom scientifique :
-Nom vernaculaire :
-Utilisations : Construction – Médicinale – Alimentation – autres
-Parties utilisées : Tige – Feuille – Racine – Ecorce – autres
-Zone de cueillette :
-Qualité et Quantité :
-Mode de préparation (si médicinale) :

-Période et fréquence d’utilisation :

II- Ressources économiques :


-Source de revenus :

-Nombre de personnes dans la famille :


-Principales activités de la famille :
-Activité(s) supplémentaire(s) :

Autres Observations :

XV
Annexes

Annexe 14 : Liste des espèces utilisées par les habitants


Noms Espèces Familles Utilisations/Maladies Parties I.U. de
vernaculaires traitées utilisées LANC
E et al.,
1994
(en %)
Ambora Tambourissa MONIMIACEAE Bois de construction Tronc 42,06
thouvenotii
Ampody Vepris sp. RUTACEAE Bois de construction Tronc 1,72
Anjavidy Erica densa ERICACEAE Ulcère gastrique Feuille 3,45
Apanganamalo Cyathea sp. CYATHEACEAE Douleur dorsale, Feuille 1,72
na allergies
Famelona Chrysophyllum SAPOTACEAE Allergies Feuille 3,45
boivinianum
Famolambo Dichrostachys FABACEAE Bois de construction Tronc 1,72
tenuifolia
Fanajava Mystroxylon CELASTRACEAE Ulcère gastrique Feuille 5,17
aethiopicum
Fandramanana Aphloia APHLOIACEAE Maladie des yeux Feuille 1,72
theaformis
Fantsikahitra Pyrostria media RUBIACEAE Bois de construction Tronc 3,45
Fotsiavadika Croton EUPHORBIACEAE Toux Feuille 10,34
noronhae
Gavy tsinaha Psidium guajava MYRTACEAE Matériels agricoles Tronc 1,72
Hafotra Dombeya lucida MALVACEAE Bois de construction Tronc 1,72
Hanjananjana Leptolaena SARCOLAENACEA Bois de construction Tronc 73,1
gautieri E
Harina Bridelia sp. EUPHORBIACEAE Bois de construction Tronc 6,9
Harongana Harungana CLUSIACEAE Bois de construction Tronc 27,59
madagascariens
is
Hazoambo Xylopia geraldii ANNONIACEAE Bois de Tronc, 10,34
construction/Médicina Feuille
le
Hazomanitra Ravensara LAURACEAE Plaie, toux, allergies Feuille 10,34
aromatica
Hazondrano Ilex mitis AQUIFOLIACEAE Toux Feuille, 1,72
Tige
Herana Cyperus CYPERACEAE Vannerie Tige 5,17
latifolius
Karakaratiloho Blotia sp. EUPHORBIACEAE Maladie de foie Feuille 5,17
Kesika Pinus sp. Meuble Tronc 6,9
Kijy Symphonia CLUSIACEAE Bois de construction Tronc 6,9
tanalensis
Kininina Eucalyptus MYRTACEAE Bois de construction Tronc 27,59
robusta
Lalona Weinmannia CUNONIACEAE Bois de Tronc 53,41
rutenbergii construction/Meuble

XVI
Annexes

Annexe 14 : Liste des espèces utilisées par les habitants (Suite)


Lendemy Anthocleista GENTIANACEAE Paludisme Feuille 1,72
ampexicaulis
Manoka Asteropeia ASTEROPEIACEAE Maladie d’estomac Feuille 12,07
micraster
Marovelo Strychnos LOGANIACEAE Plante tonifiante Feuille 93,1
myrtioides
Menahihy Erythroxylum ERYTHROXYLACEA Bois de Tronc 35,69
buxifolia E construction
Merana Brachylaena ASTERACEAE Bois de Tronc 8,62
humbertii construction
Nato Faucherea SAPOTACEAE Bois de Tronc 10,34
parvifolia construction
Nonoka Ficus grevei MORACEAE Plaies Feuille 1,72
Riona Dilobeia thouarsii PROTEACEAE Bois de Tronc 3,45
construction
Rotra Eugenia MYRTACEAE Bois de Tronc 17,24
emirnense construction
Sakarivohazo Cinnamosma CANELLACEAE Toutes les Feuille, 3,45
madagascariensis maladies Ecorce,
Racine
Sevalahy Entada louvelii FABACEAE Bois de Tronc 13,79
construction
Tambitsy Psorospermum CLUSIACEAE Meuble Tronc 12,07
arongampanihy
Tavolo Cryptocaria LAURACEAE Bois de Feuille 18,97
crassinoides construction
Tsiandrova Pauridiantha RUBIACEAE Plante tonifiante Feuille 48,28
paucinervis
Tsimbolotra Acalypha EUPHORBIACEAE Plante tonifiante Feuille 1,72
decaryana
Vahimainty Plectaneia sp. APOCYNACEAE Ulcère gastrique, Feuille 5,17
inflammation
gastrique
Vahimantsina Agelaea CONNARACEAE Ulcère gastrique Feuille 1,72
pentagyna
Vahitandrokosy Petchia APOCYNACEAE Ulcère gastrique, Feuille 3,45
erytrocarpa asthme
Vakoana Pandanus PANDANACEAE Vannerie Feuille 3,45
madagascariensis
Varongy Ocotea cymosa LAURACEAE Meuble Tronc 78,62
Vintanina Calophyllum CLUSIACEAE Bois de Tronc 5,17
milvum construction
Voamboana Dalbergia FABACEAE Meuble Tronc 37,97
monticola
Voapaka Uapaca louvelii EUPHORBIACEAE Bois de Tronc 1,72
construction
Voarafitra Allophylus sp. SAPINDACEAE Matériels agricoles Tronc 1,72
Volomborona Albizia FABACEAE Construction Tronc 3,45
gummifera
Voretra Rhus tarantana ANACARDIACEAE Matériels agricoles Tige, 13,79
Racine

XVII
Annexes

Annexe 15: Proposition d’une structure de gestion de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray

STRUCTURES MEMBRES ATTRIBUTIONS

DREF, Décision,
Direction régionale de l’agriculture et de l’élevage Contrôle,
Chef de la région d’Alaotra Mangoro, Suivi,
Comité Chef du district de Moramanga Evaluation
d’orientation
et de suivi Maire de la commune de Morarano,
(COS)
Représentants des partenaires financiers,
Gestionnaire de l’aire protégée,
Secteurs privés

Gestionnaires Mise en œuvre du PAG


et le plan de sauvegarde
MBEV VOI
social et environnement
Organe de
gestion

OPCI Mise en œuvre


détaillée au
niveau commune
et fokontany

Signifie la collaboration inter-entité


DREF : Direction Régionale des Eaux et Forêt
MBEV : Mention Biologie et Ecologie Végétales
VOI : VOndronolona Ifotony
OPCI : Organisme Public de Coopération Intercommunale

XVIII
Annexes

Annexe 16 : Fiche de relevé des points GPS

Zones étudiées Longitude Latitude Altitude

XIX
Annexes

Annexe 17: Liste floristique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray


FAMILLE Genres et espèces Nom vernaculaire Auteur
ANACARDIACEAE Rhus tarantana Voretra (Baker) H. Perrier
ANACARDIACEAE Rhus thouarsii (Engl.) H. Perrier
ANACARDIACEAE Abrahamia ditimena Ditimena (H. Perrier) Randrian.
& Lowry
ANACARDIACEAE Abrahamia grandidieri (Engl.) Randrian. &
Lowry
ANNONACEAE Ambavia gerardii (Baill.) Le Thomas
ANNONACEAE Uvaria combretifolia Diels
ANNONACEAE Xylopia gerardii Baill.
APHLOIACEAE Aphloia theaeformis Fandramanana Benn.
APOCYNACEAE Carissa edulis Fantsikahitra (Forssk.) Vahl
APOCYNACEAE Petchia erytrocarpa Vahitandrokosy (Vatke) Leeuwenb.
APOCYNACEAE Plectaneia thouarsii Vahimainty Roem. & Schult.
AQUIFOLIACEAE Ilex mitis Hazondrano (L.) Radlk.
ARACALIACEAE Schefflera vantsilana (Baker) Bernardi
ARALIACEAE Polyscias ariadnes Voatsilana Bernardi
ARECACEA Neophloga sp. Baill.
ARECACEAE Dypsis pinatifrons Mart.
ARECACEAE Dypsis concinna Baker
ARECACEAE Dypsis hildebrandtii (Baill.) Becc.
ASPARAGACEAE Dracaena reflexa Hasina Lam.
ASTERACEAE Brachylaena ramiflora Merana (DC.) Humbert
ASTEROPEIACEAE Asteropeia micraster Manoka Hallier f.
BIGNONIACEAE Colea decaryi (H. Perrier) Callm.,
Phillipson & Buerki
BIGNONIACEAE Ophiocolea floribunda (Bojer ex Lindl.) H.
Perrier
BIGNONIACEAE Rhodocolea sp. Baill.
BURSERACEAE Canarium Ramy Engl.
madagascariense
CALOPHYLLACEAE Calophyllum milvum Vintanina P.F. Stevens
CANNABACEAE Trema orientalis (L.) Blume
CELASTRACEAE Brexiella cymosa Ranga H. Perrier
CELASTRACEAE Evonymopsis longipes (H. Perrier) H. Perrier
CLUSIACEAE Garcinia (Planch. & Triana)
madagascariensis Perrier.
CLUSIACEAE Garcinia verrucosa Jum. & H. Perrier
CLUSIACEAE Sarcolaena multifora Vandraozana Thouars
CLUSIACEAE Symphonia tanalensis Kijy Jum. & H. Perrier
COMBRETACEAE Terminalia sp. L.
CONNARACEAE Agelaea pentagyna Vahimantsina (Lam.) Baill.
CUNONIACEAE Weinmannia rutenbergii Lalona Engl.

XX
Annexes

Annexe 17: Liste floristique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray (Suite)


DILLENIACEAE Tetracera Willd. ex Schltdl.
madagascariensis
EBENACEAE Diospyros perrieri Maintiampototra Jum.
EBENACEAE Diospyros gracilipes Maintiampototra Hiern
ELAEOCARPACEAE Elaeocarpus subserratus Baker
ERYTHROXYLACEAE Erythroxylum sp. L.
ERYTHROXYLACEAE Erythroxylum Menahihy H. Perrier
sphaeranthus
ERYTHROXYLACEAE Erythroxylum buxifolium Lam.
EUPHORBIACEAE Alchornea alnifolia (Bojer ex Baill.) Pax
& K. Hoffm.
EUPHORBIACEAE Antidesma tulasneanum Baill.
EUPHORBIACEAE Croton ambanivoulensis Baill.
EUPHORBIACEAE Croton noronhae fotsiavadika Baill.
EUPHORBIACEAE Croton sp. L.
EUPHORBIACEAE Domohinea perrieri Hazondomoina Leandri
EUPHORBIACEAE Macaranga boutonioides Mokaranana Baill.
EUPHORBIACEAE Macaranga boutoniodes Fopotra Baker.
EUPHORBIACEAE Orfilea madagascariensis
EUPHORBIACEAE Suregada boiviniana Baill.
FABACEAE Albizia gummifera Volomborona (J.F. Gmel.) C.A. Sm.
FABACEAE Dalbergia monticola Voamboana Bosser & R. Rabev.
FABACEAE Dichrostachys tenuifolia Famolambo Benth.
FABACEAE Entada louvelii Sevalahy (R. Vig.) Brenan
FABACEAE Hymenaea verrucosa Gaertn.
FABACEAE Mundulea chapelieri (Baill.) R. Vig. ex Du
Puy & Labat
FABACEAE Viguieranthus alternans (Benth.) Villiers
FLAGELLARIACEAE Flagellaria indica Viky L.
GENTIANACEAE Anthocleista amplexicaulis Lendemy Baker
HYPERICACEAE Psorospermum Harongampanihy Spach
arongampanihy
LAMIACEAE Clerodendron sp. L.
LAMIACEAE Vitex sp. L.
LAURACEAE Beilschmiedia moratii Van der Werff
LAURACEAE Cryptocaria accuminata Tavolo Merr.
LAURACEAE Cryptocaria crassifolia Tavolo Baker
LAURACEAE Cryptocaria sp. L.
LAURACEAE Ocotea cymosa Varongy (Nees) Palacky
LAURACEAE Ocotea laevis Kosterm.
LAURACEAE Ocotea ravinsara
LAURACEAE Potameia thouarsii Roem. & Schult.
LILIACEAE Asparagus madecassus H. Perrier
LOGANIACEAE Strychnos myrtoides Marovelo Gilg & Busse

XXI
Annexes

Annexe 17: Liste floristique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray (Suite)


LOGANIACEAE Nuxia oppositifilia Valanirana (Hochst.) Benth.
MALVACEAE Dombeya lucida Hafotra Baill.
MALVACEAE Sterculya tavia Baill.
MONIMIACEAE Tambourissa lisiosa Ambora Drake
MONIMIACEAE Tambourissa baronii Ambora Drake
MONIMIACEAE Tambourissa perrieri Ambora Drake
MONIMIACEAE Tambourissa trichophylla Ambora Baker
MONIMIACEAE Tambourissa thouvenotii Ambora Danguy
MORACEAE Ficus grevei Baill.
MORACEAE Ficus polyphebia Baker
MORACEAE Streblus dimepate L.
MYRTACEAE Eugenia emirnensis Rotra Baker
MYRTACEAE Eugenia gavoala
MYRTACEAE Eugenia sp. L.
MYRTACEAE Eugenia vacciniifolia Baker
OLACACEAE Olax emirnensis Baker
ORCHIDACEAE Angraecum sp.
ORCHIDACEAE Bulbophyllum sp.
PHAGELLARIACEAE Flagellaria indica L.
PHAGELLARIACEAE Rothmannia tolagninia Tolagnana Thunb.
PHYLLANTACEAE Cleistanthus capuronii Leandri
PHYLLANTACEAE Uapaca louvelii Voapaka Denis
PITTOSPORACEAE Pittosporum verticillatum Bojer
PRIMULACEAE Oncostemum cauliflorum H. Perrier
PROTEACEAE Dilobeia thouarsii Riona ou Vivoana Roem. & Schult.
PUTRANJIVACEAE Drypetes Ampotsinanahary (Lam.) Humbert &
madagascariensis Leandri
RHAMNACEAE Bathiorhamnus louvelii (H. Perrier) Capuron
RIZOPHORACEAE Cassipourea lanceolata Tul.
RIZOPHORACEAE Cassipourea DC.
madagascariensis
RIZOPHORACEAE Cassipourea microphylla Tul.
RUBIACEAE Canthium medium (A. Rich. ex DC.)
Capuron
RUBIACEAE Chassalia ternifolia (Baker) Bremek.
RUBIACEAE Coffea perrieri Fisatendro Drake ex Jum. & H.
Perrier
RUBIACEAE Gaertnera Mararidehotra (Hook. f.) Malcomber
madagascariensis & A.P. Davis
RUBIACEAE Gardenia Lam.
madagascariensis
RUBIACEAE Hyperacanthus Tambahay (Lam.) Rakotonas. &
madagascariensis A.P. Davis
RUBIACEAE Ixora regalis Lavaravina De Block

XXII
Annexes

Annexe 17: Liste floristique de la nouvelle aire protégée d’Ambohidray (Suite)


RUBIACEAE Ixora scheffleri K. Schum. & K.
Krause
RUBIACEAE Morinda citrifolia L.
RUBIACEAE Paracorynanthe Capuron ex J.-F.
antankarana Leroy
RUBIACEAE Pauridiantha paucinervis Tsiandrova (Hiern) Bremek.
RUBIACEAE Peponidium Cavaco
lanceolatifolium
RUBIACEAE Psychotria macroclamys Sarokofika (Baker) A.P. Davis &
Govaerts
RUBIACEAE Psychotria sparsipila Bremek.
RUBIACEAE Psychotria tolongoinensis A.P. Davis & Govaerts
RUBIACEAE Pyrostria medica Müll. Arg.
RUBIACEAE Saldinia acuminata Tsilaibato Bremek.
RUBIACEAE Tarenna grevei Molotrangaka (Drake) Homolle
RUBIACEAE Tricalysia sp. A. Rich. ex DC.
RUBIACEAE Antirhea madagascariensis J.F. Gmel.
RUTACEAE Zanthoxylum tsihanimposa Tsianihimposa H. Perrier
SALICACEAE Homalium lucidum Marankoditra Scott Elliot
SAPINDACEAE Allophyllus cobbe Raeusch.
SAPINDACEAE Filicium decipiens Hazopoza (Wight & Arn.)
Thwaites
SAPINDACEAE Macphersonia gracilis O. Hoffm.
SAPINDACEAE Plagioscyphus louvelii Danguy & Choux
SAPINDACEAE Tina striata Mokaranana Radlk.
SAPOTACEAE Capurodendron Aubrev
tampinensis
SAPOTACEAE Chrysophyllum Famelona (Pierre) Baehni
boivinianum
SAPOTACEAE Chrysophyllum sp.
SAPOTACEAE Chrysophyllum verum [Link]
SAPOTACEAE Faucherea parvifolia Nato Lecomte
SARCOLAENACEAE Leptolaena abrahamii G.E. Schatz & Lowry
SARCOLAENACEAE Leptolaena gautieri Anjananjana G.E. Schatz & Lowry
SARCOLAENACEAE Leptolaena raymondii G.E. Schatz & Lowry
SARCOLAENACEAE Leptolaena pauciflora Baker
SARCOLAENACEAE Rhodolaena bakeriana Fotona Baill.
SARCOLAENACEAE Sarcolenea humbertiana Cavaco
SARCOLAENACEAE Savia laureola Baill.
SIMILAXACEAE Smilax sp. L.
TACCACEAE Tacca leonpetaloides Tavolo (L.) Kuntze

XXIII
Title: PROPOSAL OF A DEVELOPMENT AND MANAGEMENT PLAN FOR THE NEW
PROTECTED AREA OF AMBOHIDRAY (Moramanga District, Alaotra-Mangoro Region)

ABSTRACT

The new protected area of Ambohidray has rich flora and fauna. It is found in the mid-altitude Eastern
eco-floristic zone located in the Alaotra-Mangoro region. Following the habitat degradation in the
area, this study was undertaken in order to develop a strategic plan for managing the new protected
area. Gautier's linear method and the surface survey using the method of Braun Blanquet were
adopted to study the structure of the vegetation and to establish a floristic list. Interviews were
conducted to determine the socio-economic context of the local population. The inventory from the
nine surveys identified 146 species in 53 families; among which are Asteropeiaceae and
Sarcolaenaceae, two endemic families of Madagascar. The vegetation recovery rate can reach up to
78,3 %. It is a characteristic of a dense forest. The total basal area of the vegetation is 37 m²/ha.
Regarding the socio- economic aspect, agriculture, charcoal making and farms are the main income
source activities of the local population. Such activities are the origin of the degradation of the
vegetation. These informations were used in the establishment of a zoning plan. The hard core covers
453 ha and represents the potential for floristic diversity of this site. The buffer zone covers 408,5 ha.
An area of 98 ha is an ecotourism potential of the protected area. The development and the
management plan proposed in this study need to be applied for guarantee the integrity of the protected
area. However, it is important to make further research on ecological studies to ensure the protection
and conservation of its biodiversity.

Key words: Ambohidray, biodiversity, new protected area, development plan, management plan

Autor: RABARY Toussaint

Supervisors: Pr. RAKOTOARIMANANA Vonjison

Dr. RAZAFIARISON Zo Lalaina


Titre : PROPOSITION D’UN PLAN D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DE LA NOUVELLE
AIRE PROTEGEE D’AMBOHIDRAY (District Moramanga, Région Alaotra-Mangoro)

RESUME
La nouvelle aire protégée d’Ambohidray présente une grande richesse en flore et en faune. Ce milieu
appartient à la zone éco-floristique orientale de moyenne altitude située dans la Région Alaotra-
Mangoro. Suite à la dégradation de l’habitat dans cette zone, cette étude a été entreprise afin
d’élaborer un plan stratégique de gestion de la nouvelle aire protégée. La méthode de relevé linéaire
de Gautier et la méthode de placeau de Braun Blanquet ont été adoptées afin d’étudier la structure de
la végétation et de dresser une liste floristique. Des entretiens ont été menés en vue de connaître le
contexte socioéconomique de la population locale. L’inventaire effectué dans les neufs relevés ont
permis de recenser 146 espèces réparties dans 53 Familles ; parmi lesquelles, les Asteropeiaceae et
les Sarcolaenaceae sont deux Familles endémiques de Madagascar. Le taux de recouvrement de la
végétation atteint de 78,3 %. C’est une caractéristique d’une forêt dense. La surface terrière globale
de la végétation est de 37 m2/ha. L’agriculture, le charbonnage de bois et l’élevage sont les principales
activités et sources de revenus des habitants. Ces activités socioéconomiques sont à l’origine de la
dégradation de la végétation. Les informations obtenues ont permis d’établir un plan de zonage. Un
noyau dur d’une superficie de 453 ha représente le potentiel en diversité floristique de ce site. La zone
tampon s’étend sur 408,5 ha. Une zone de 98 ha constitue un potentiel écotouristique de l’aire
protégée. Le plan d’aménagement et de gestion proposé dans cette étude doit être appliqué pour
garantir l’intégrité de l’aire protégée. Cependant, il est important de mieux approfondir les études
écologiques pour assurer la protection et la conservation de sa biodiversité.

Mots clés : Ambohidray, biodiversité, nouvelle aire protégée, plan d’aménagement, plan de gestion

Auteur : RABARY Toussaint

Encadreurs : Pr. RAKOTOARIMANANA Vonjison

Dr. RAZAFIARISON Zo Lalaina

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