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Peinture Risque Plomb

Ce document présente les risques liés aux interventions sur des peintures contenant du plomb, soulignant l'importance d'un diagnostic préalable pour les maîtres d'ouvrages. Il décrit les obligations réglementaires et les mesures de prévention nécessaires pour protéger les travailleurs exposés au plomb. Les maîtres d'ouvrages doivent également intégrer ces considérations dans leurs cahiers des charges et s'assurer que les entreprises respectent les normes de sécurité et de santé au travail.

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Peinture Risque Plomb

Ce document présente les risques liés aux interventions sur des peintures contenant du plomb, soulignant l'importance d'un diagnostic préalable pour les maîtres d'ouvrages. Il décrit les obligations réglementaires et les mesures de prévention nécessaires pour protéger les travailleurs exposés au plomb. Les maîtres d'ouvrages doivent également intégrer ces considérations dans leurs cahiers des charges et s'assurer que les entreprises respectent les normes de sécurité et de santé au travail.

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GEPI

9 rue de La Pérouse
75784 PARIS Cedex 16
Tél. : 01 40 69 53 74
Fax. : 01 40 69 58 37
E-mail : [email protected]
www.gepi.fr
;Introduction
Ce document a pour objectif de présenter les risques auxquels peuvent
être exposés les opérateurs lors des interventions sur les peintures
contenant du plomb identifiées par un diagnostic positif.
Il a pour but de permettre aux donneurs d’ordres de prendre en compte, dès
l’établissement du cahier des charges, les contraintes liées au risque
plomb ; permettant aux entreprises de remettre des offres intégrant les
dispositions de prévention nécessaires et permettant aux maîtres
d’ouvrages d’en évaluer au préalable le juste prix et les délais plus
importants d’exécution.

;Le plomb
La céruse (hydroxycarbonate de plomb) de plomb a été couramment
utilisée dans la fabrication des peintures au 19ème siècle et, malgré des
textes réglementaires, jusqu’à la fin du 20ème siècle. Son usage offrait
une bonne protection des supports et une bonne tenue des peintures.
C’est pourquoi il subsiste aujourd’hui des peintures au plomb sur bon
nombre d’ouvrages anciens et des teintes contenant plus ou moins de
plomb en fonction de la couleur.
L’ingestion ou l’inhalation de plomb est toxique. Elle provoque des
troubles réversibles (anémie, troubles digestifs) ou irréversibles (atteinte
du système nerveux).
Une fois ingéré ou inhalé, le plomb pénètre dans l’organisme et se stocke,
notamment, dans les os d’où il peut être libéré à retardement dans le sang.
Chez l’adulte l’ingestion provoque : anémie, colique de plomb (nausées, vomis-
sements), paralysie de certains muscles de l’avant-bras et de la main, diminution
des facultés intellectuelles, hypertension artérielle.
L’intoxication par le plomb touche les personnels d’intervention lors des chantiers de rénovation d’ouvrages anciens,
les travaux de décapage, quelque soit le type de décapage, les travaux d’enlèvement des déchets de décapage (abrasifs
et traitement des eaux polluées par le plomb) libérant des poussières de plomb en grande quantité.

;Rappel
• Les règles de prévention à prendre en cas d’exposition des salariés au plomb métallique et
à ses composés étaient anciennement fixées par le Décret n° 88-120 du 1er février 1988.
• Le Décret du 23 décembre 2003 a abrogé le Décret du 1er février 1988. Les composés de plomb
étant classés cancérigène, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Ils sont désormais
régis par les dispositions applicables en cas de risque d’exposition aux agents CMR figurant
aux articles R 231-56 à R 231-56-12 du code du travail.
• L’arrêté du 15 septembre 1988 relatif à la surveillance médicale.
• L’arrêté du 30 décembre 2002 relatif à la gestion des déchets.
• La loi du 3 janvier 1992 et le Décret du 29 mars 1983 relatifs à la loi sur l’eau (travaux au
dessus de l’eau et retraitement des eaux de décapage UHP).
• L’article R 231-51 du code de travail tel que modifié par le Décret n° 2004-725 du 22 juillet
2004 définit les substances et préparations classées CMR.
• Le nouvel article R 231-58 fixe les règles suivantes :
• Article R231-58-6 du code du travail impose une surveillance médicale particulière des
salariés dans le cas d’une exposition à une concentration de plomb dans l’air supérieure
à 0,05 mg/m3, calculée comme une moyenne pondérée en fonction du temps sur une base de
huit heures ; ou, si une plombémie supérieure à 200 µg/l de sang pour les hommes ou 100
µg/l de sang pour les femmes est mesurée. Du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2005
la valeur limite biologique “tolérée” est fixée à 500 microgrammes de plomb par litre de sang.
En 2006, l’article R 231-58-6 prévoit que la valeur limite biologique à ne pas dépasser est de
400 microgrammes de plomb par litre de sang pour les hommes et 300 microgrammes pour
les femmes.
• Par ailleurs, le nouvel article R 231-58 tel que modifié par le Décret du 23 décembre
2003 fixe les valeurs limites d’exposition professionnelles contraignantes pour le
plomb à 0,10 mg/m3 moyenne sur 40 heures, suivant l’article R 231-56-4-1 du code de
travail : mesures régulières de concentration des agents CMR.
;Obligations des maîtres d’ouvrages
Le diagnostic
• Les maîtres d’ouvrages doivent réaliser un diagnostic de présence de plomb
préalablement à tous travaux de maintenance sur des ouvrages anciens
construits avant 1948, voir dans les années suivantes en cas de doute et
suivant le principe même du devoir de précaution et d’information, eu
égard aux risques importants qu’ils feront encourir aux personnels des
entreprises extérieures à qui ils confieront leurs travaux.
Le diagnostic a pour objectif d’identifier les revêtements susceptibles de
contenir du plomb et de décrire leur état de conservation afin de déterminer les
risques pour les opérateurs.

La présence de plomb est avérée positive lorsque


la concentration dépasse une des valeurs suivantes :
4 Concentration surfacique en plomb mesurée avec un appareil portable à fluorescence
supérieure ou égale à 1mg/cm2.
4 Concentration massique en plomb mesurée en laboratoire sur échantillon supérieure ou égale à 5mg/g.
4 Concentration massique en plomb acidosoluble mesurée en laboratoire sur échantillon supérieure ou égale à 1,5 mg/g.

Actions à réaliser par le maître d’ouvrage


Après ce diagnostic, le maître d’ouvrage doit :
1 Avant de choisir une technique (recouvrement, grattage, décapage...) mener une réflexion complète et détaillée suivant
les principes généraux de prévention, (article L .230-2 du code du travail) incluant une analyse des risques
2 Faire établir le Plan Général en matière de Sécurité et de Protection de la Santé (PGCSPS) ou le Plan Général Simplifié
(CSPS).
3 Planifier les travaux afin d’éviter toute coactivité avec d’autres corps d’états dans les zones polluées
4 Effectuer, avant le démarrage des travaux, un contrôle initial d’empoussièrement surfacique sur le sol, afin de pouvoir
le comparer avec ceux du contrôle réalisé en fin de chantier.
5 Mettre hors service les installations existantes (gaz, électricité...) situées dans la zone de travail et pouvant présenter des
risques pour les intervenants
6 Effectuer un contrôle final d’empoussièrement surfacique sur le sol avant démobilisation du confinement et restitution de
l’ouvrage
7 Le maître d’ouvrage est responsable de l’élimination des déchets et du traitement des eaux polluées.
8 Après les travaux, mettre à jour le Dossier d’Intervention Ultérieure sur l’Ouvrage ( DIUO) selon le cas.

• Responsabilités civile et pénale du maître d’ouvrage. Selon la directive européenne 92/57/CEE du 24 juin 1992, qui vise la
réduction des accidents du travail. Par ailleurs sa responsabilité est engagée en l’absence, entre autre, de diagnostic initial et
d’élaboration du PGCSPS ou du PG simplifié CSPS, suivant la jurisprudence en cours.
• Conséquences dans l’organisation des travaux :
Pour la plupart des techniques employées, le risque principal provient de la
présence du plomb. Soit le plomb est respiré sous forme de poussières
(grattage, brossage, ponçage, décapage par jet d’abrasifs..), de fumée
(décapage thermique) ou de brouillard d’eau (Décapage UHP) soit il est
ingéré (nourriture souillée, mains sales portées à la bouche....). Dans le
cas de décapage chimique, le risque “produits chimiques” - par voie
respiratoire ou par voie cutanée - vient s’ajouter au risque plomb.
4 La mise en œuvre de mesures de prévention (réalisation des
travaux en système clos) s’impose donc pour toute intervention
sur des peintures contenant du plomb ; dans le cas de déca-
page chimique le balisage et l’isolement de la zone sont
indispensables.
4 Ces mesures de prévention ont un coût non négligeable
dont le maître d’ouvrage doit tenir compte dans son budget de
maintenance et la rédaction de son cahier des charges.
4 Le maître d’ouvrage, dans le cadre de la coordination Sécurité et
Protection de la Santé, le coordinateur et les entreprises sont tenus
d’appliquer les principes généraux de prévention en réalisant l’analyse des
risques et en intégrant la prévention dans les modes opératoires.
; Les principales obligations de
l’employeur envers ses salariés
susceptibles d’être exposés au plomb :
• Prise en compte des résultats du diagnostic effectué par le maître
d'ouvrage.
• Elaboration de l’analyse de risques, des Plan de Prévention ou du
PPSPS.
• Information de l’inspection du travail, la CRAM et la médecine du travail.
• Réalisation d’un examen préalable par le médecin du travail.
• Organisation d’une surveillance médicale spéciale (avant, pendant et après
les travaux) pour le personnel exposé.
• Remise d’une notice écrite au salarié l’informant des dangers, des moyens
collectifs et individuels de protection, des méthodes de travail offrant les meilleu-
res garanties d’hygiène, et de la nécessité de se soumettre aux examens médicaux
périodiques.
• Organisation, en liaison avec le CHSCT ou, à défaut, les délégués du personnel,
s’ils existent, avec le médecin du travail, d’une formation pratique.
• Réalisation des travaux en système clos (protection de l’environnement).
• Installation de vestiaires propres, de douches et de vestiaires sales.
• Surveillance de la concentration moyenne admissible en vapeurs, brouillard, fumées ou poussières
de plomb de l’air inhalé par un salarié qui ne doit pas dépasser 0 ,10mg/m3 en moyenne sur 40 heures
• Fourniture de vêtements de protection individuelle, bottes, gants imperméables, chaussures de travail,
dont il assure le bon entretien.
• Fourniture d’appareils de protection respiratoire attribués individuellement, adaptés au mode de décapage envisagé.
• Surveillance permanente auprès des personnels du port de ces équipements.
• Mise à disposition de réfectoire.
• Interdiction aux salariés de boire, manger, fumer, priser et d’user de gomme à mâcher sur les lieux de traitements des
peintures contenant du plomb.
• Traitement des déchets suivant la réglementation en vigueur en assurant la traçabilité des déchets (BSDI) dont le maître
d’ouvrage est pénalement responsable.

;Séléction des offres


• S’assurer que l’entreprise dispose des moyens nécessaires en personnel, matériel et réactivité d’organisation pour
respecter les délais et les contraintes d’exécution.
• Insister sur l’organisation du chantier et sur le respect des obligations de l’entreprise en matière de prévention pour l’hygiène,
la santé et l’environnement.
• S’assurer du respect des obligations de traçabilité d’exécution (modes opératoires...), de suivi médical et de traitement et de suivi
des déchets.
• S’assurer des dispositions prises par l’entreprise en matière d’information et de formation des salariés
• S’assurer des moyens logistiques mis en œuvre : échafaudages, confinement étanche et clos, SAS d’accès, locaux sociaux,
matériels d’aspiration à filtre absolu,de renouvellement et de filtration de l’air rejeté, des EPI adaptés et des moyens mis en
œuvre pour en assurer l’utilisation.
• Définir un bordereau de prix détaillé s’assurant
de ces différents points, de leur prise en compte et de
leur coût.

Intervenir sur de
tels chantiers à
un coût :
ne le négligez pas
lors de l’étude et Le GEPI ne peut être tenu responsable du contenu du présent
document. Les informations publiées sont exclusivement de nature
générale sans viser de situation particulière d’une personne physi-
de l’appel d’offre. que ou morale. Concernant, les obligations de nature légale ou régle-
mentaire, seuls les textes ou documents normatifs officiels font foi.

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