Chapitre 1 : Fondements de physique de
l’imagerie par résonance magnétique
1. Caractéristiques du champ magnétique
1. 1 · Les aimants
- Un aimant classique possède deux pôles Nord et Sud aux extrémités.
- Un aimant est une source de champ magnétique : il crée un champ magnétique autour de lui. Ce
champ est plus intense près de l’aimant, et notamment au niveau des pôles.
1. 2 · Les aiguilles aimantées
- Une aiguille aimantée est un petit aimant mobile monté sur un pivot, ou plongé dans un liquide
(boussole de marine). Elle possède donc aussi deux pôles : Nord et Sud.
- Le champ magnétique créé par une aiguille est très faible ; cependant est-elle faite d’un matériau qui
la rend très sensible à la présence d’un champ magnétique externe : en présence d’un champ, elle
prend une orientation particulière.
- Le champ magnétique est modélisé par un vecteur, parce qu’il possède non seulement une valeur,
⃗.
mais aussi une direction et un sens. Il est noté 𝐵
- L’orientation que prend une aiguille indique la direction et le sens du vecteur magnétique situé au
centre de l’aiguille :
o la direction du vecteur est l’axe de l’aiguille ;
o le sens du vecteur est : du Sud de l’aiguille vers le Nord de l’aiguille ;
o le champ magnétique créé par un aimant sort toujours du pôle Nord, et rentre vers le
pôle Sud.
1. 3 · Unités et ordres de grandeur du champ magnétique
- L’unité de champ magnétique est le tesla (T), dans le Système International d’unités.
- Le gauss (G) est une ancienne unité, de valeur très inférieure à 1 T : 1 T = 10 000 G.
- Le champ magnétique terrestre est très faible : environ 5·10−5 T.
- Le champ magnétique d’un aimant courant est d’environ 50 mT.
- Les appareils d’IRM créent des champs magnétiques gigantesques, de l’ordre de 2 T et plus.
1. 4 · Composante d’un vecteur champ magnétique
Comment s’oriente une aiguille, en présence de deux aimants ?
Chaque aimant crée son propre champ. Il en résulte un champ magnétique total, somme vectorielle de
chaque champ. C’est la résultante du champ magnétique.
L’aiguille s’oriente selon cette résultante.
Même lorsqu’il n’existe qu’un seul champ magnétique, on est toujours libre de le décomposer selon 2
composantes, le long de deux axes choisis arbitrairement :
⃗
𝐵
2. Comment créer un champ magnétique : les électro-aimants
2. 1 · L’expérience d’Oersted
En 1820, le Danois H.C. OERSTED découvre fortuitement qu’une aiguille aimantée est perturbée par le
passage d’un courant électrique à proximité :
Un courant circulant dans un fil électrique produit donc un champ magnétique autour du fil.
En inversant le sens du courant, on inverse le sens du vecteur champ magnétique.
La valeur du champ magnétique produit est très faible, même avec un courant intense.
2. 2 · Comment rendre ce champ plus intense ?
En enroulant le fil, on obtient un champ plus intense au centre de la boucle (spire).
En multipliant les enroulements, on augmente d’autant le champ. On parle alors d’une bobine.
En augmentant l’intensité du courant électrique, on augmente l’intensité du champ magnétique dans une
bobine.
La valeur du champ magnétique est proportionnelle à l’intensité du courant électrique qui circule dans les
fils.
courant I
courant I
En pratique, il est assez difficile de créer une zone où le champ magnétique reste uniforme. On peut faire
appel au montage suivant :
Les bobines de HELMHOLTZ sont deux bobines plates et coaxiales, placées à distance convenable l’une
de l’autre, elles créent entre elles un champ uniforme : il possède même valeur, même direction et même
sens.
Dans tous les dispositifs ci-dessus :
- la direction du vecteur champ magnétique est l’axe de la bobine.
- une règle permet de prévoir le sens du vecteur champ magnétique, à partir du sens du courant
électrique : la règle de la main droite.
- si les 4 doigts de la main droite sont enroulés dans le sens du courant I, alors le pouce indique le
⃗.
sens de 𝐵
Le phénomène d’induction électromagnétique a été découvert par le britannique Michael FARADAY, en
1831.
En approchant un aimant d’un fil, une tension apparaît aux bornes du fil, et un courant électrique peut
circuler.
Si l’aimant reste immobile, même à l’intérieur de la bobine, rien ne se passe. En éloignant le même
aimant, le courant circule dans l’autre sens.
Une variation de champ magnétique à l’intérieur d’une bobine fait apparaître une tension, et
éventuellement un courant électrique.
L’élément crucial dans ce phénomène est le mouvement.
Nécessité des aimants à supraconducteurs
Pour obtenir un champ magnétique de l’ordre de 2 T Un matériau supraconducteur possède une résistance
dans une bobine, il faut alimenter la bobine avec un nulle à condition que sa température soit suffisamment
courant électrique de l’ordre de plusieurs centaines
d’ampères. basse.
Or, de telles intensités provoquent d’importants Les supraconducteurs utilisés en IRM sont refroidis
problèmes techniques, du fait de l’effet Joule :
avec de l’hélium liquide à 4 K (soit - 269 °C).
la circulation du courant électrique provoque un
important dégagement de chaleur autour des câbles, Au fur et à mesure, l’hélium s’évapore lentement dans
d’autant plus que les câbles résistent au passage du la pièce ; il faut régulièrement renouveler le stock
courant.
d’hélium liquide dans l’appareil.
Même avec un excellent conducteur électrique comme
le cuivre, toutes les parties en plastique de l’appareil
se mettraient à fondre.
La solution technique : faire circuler le courant
dans un matériau dont la résistance est nulle : ce sont
les matériaux supraconducteurs.
3. Notions sur le spin nucléaire
Le noyau d’un atome est en mouvement de rotation sur lui-même. En anglais, le terme « spin » désigne
le mouvement de rotation d’un objet sur lui-même, comme par exemple le mouvement d’une toupie, ou
encore celui de la Terre sur son axe. Lorsqu’une particule chargée tourne sur elle-même, elle possède
une grandeur appelée moment magnétique de spin. De façon abrégée, on dit que la particule possède un
spin. Le spin reflète les propriétés magnétiques de la particule : elle sera influencée par un champ
magnétique.
Quels noyaux sont de bons candidats pour exploiter le phénomène de résonance magnétique
nucléaire ?
- on peut éliminer les noyaux à spin nul : ils n’ont pas de propriétés magnétiques
- plus le spin est élevé, plus le phénomène est complexe et difficile à détecter par la machine
- enfin, un bon candidat à l’IRM est un noyau très présent dans les tissus qu’on veut visualiser
1
Ces contraintes conduisent à choisir le noyau d’hydrogène H (proton). Le corps humain est composé à
75 % d’eau H2O, ce qui fait que plus d’un atome sur deux est un atome H.
Vecteur aimantation d’un noyau :
Les propriétés d’un noyau à spin non nul sont comparables à celles d’un aimant, ou de l’aiguille d’une
boussole.
On dit qu’il possède une aimantation, caractérisée par un vecteur aimantation noté 𝑢
⃗.
Si on envisage un ensemble de noyaux, par exemple dans des tissus, l’échantillon aura une aimantation
⃗⃗ , somme des aimantations microscopiques de chaque noyau.
macroscopique 𝑀
4. Influence d’un champ magnétique constant
4. 1 · Aimantation macroscopique en l’absence de champ magnétique
En l’absence de tout champ magnétique, l’orientation d’un vecteur aimantation est aléatoire.
Si on considère un échantillon de noyaux d’hydrogène, par exemple des tissus, chaque vecteur 𝑢
⃗ aura une
direction aléatoire, et l’aimantation macroscopique de l’échantillon sera nulle.
4. 2 · Effet d’un champ magnétique constant : mouvement de précession
Sous l’action d’un champ magnétique constant, toujours noté B0, les moments magnétiques des noyaux
vont prendre des orientations privilégiées dans l’espace.
Pour la suite du cours, on n’envisagera plus que des protons, dont le spin est 1/2.
On s’aide d’un repère (x, y, z) pour visualiser dans l’espace ce qui se produit. Par habitude, le vecteur B0
est toujours orienté dans l’axe z. Mais en réalité, dans l’appareil, il est horizontal et dirigé depuis les pieds
du patient allongé vers sa tête.
⃗ 0, l’aimantation d’un noyau va tourner autour de
Plutôt que de s’aligner exactement sur la direction de 𝐵
⃗ 0, comme une toupie en rotation, inclinée par rapport à la verticale.
la direction de 𝐵
Ce mouvement s’appelle la précession de Larmor.
⃗ 0 (c’est-à-dire de même sens)
Pour un noyau de spin, deux orientations sont possibles : parallèle à 𝐵
ou antiparallèle.
Ce mouvement de précession est caractérisé par sa fréquence ω0 (fréquence de Larmor) : c’est le nombre
de tours décrits par seconde.
⃗ 0.
La fréquence ω0 est proportionnelle à la valeur du champ 𝐵
⃗ 0 est élevé, plus le mouvement de précession est rapide.
Autrement dit, plus 𝐵
antiparallèle
4. 3 · Répartition des protons sur des niveaux d’énergie
⃗ 0, chaque noyau va choisir une orientation, parallèle ou antiparallèle.
En subissant l’influence du champ 𝐵
Ces 2 orientations peuvent être vues comme deux états différents, du point de vue de la physique
quantique – deux états ne possédant pas la même énergie : l’orientation parallèle (dite de spin + 1/2) est
de plus faible énergie que l’orientation antiparallèle (spin - 1/2).
Par conséquent, les protons sont plus nombreux à adopter l’état parallèle. En effet, la tendance d’un système
est d’adopter spontanément la configuration de plus faible énergie ; cependant l’agitation thermique est
suffisante pour que de nombreux noyaux acquièrent assez d’énergie pour atteindre le niveau le plus élevé.
Énergie
antiparallèle
On parle d’écart de population pour exprimer le fait que l’orientation parallèle soit adoptée par un plus
grand nombre de noyaux.
Concrètement, les populations dans les deux niveaux sont quasiment égales : si l’état antiparallèle
possède 1 million de noyaux, l’état parallèle possède 3 ou 4 noyaux de plus.
Il est remarquable qu’une si faible proportion reste détectable, et que la technique d’IRM est basée sur
l’existence de cet infime écart.
L’écart d’énergie entre les deux niveaux est donné par : 𝛥𝐸 = 𝛾ℏ𝐵0
⃗ 0 est intense, plus les niveaux sont écartés, et plus l’écart de population se
Autrement dit, plus le champ 𝐵
creuse. C’est la raison pour laquelle l’IRM utilise un champ magnétique aussi intense.
5. L’éxpérience d’I.R.M.
5. 1 · Conventions de représentation des noyaux
⃗ 0 sur l’axe z, peut être
Le mouvement de précession de chaque noyau, autour de la direction de B
représenté plus simplement par une aimantation macroscopique (aimantation résultante).
Cette aimantation résultante n’est pas nulle. Elle possède une composante longitudinale, orientée dans
⃗ 0 . En effet, les moments magnétiques parallèles à B
le même sens que B ⃗ 0 sont légèrement plus nombreux
que ceux antiparallèles. Elle ne possède pas de composante transversale. En effet, les moments
magnétiques sont déphasés (distribués dans toutes les directions autour du cône de précession). Par
conséquent leurs composantes transversales s’annulent.
vue de dessus
y y
Dans leur mouvement de
précession, les moments La résultante des moments magnétiques
magnétiques des noyaux des noyaux est un vecteur noté M⃗ :
sont déphasés. aimantation macroscopique.
5. 2 · Application d’un champ transversal ⃗𝑩
⃗ 𝟏 (impulsion « RF 90° »)
⃗ 1, avec les caractéristiques suivantes :
On applique un second champ magnétique, noté 𝐵
B 1 est un champ tournant : il tourne dans le plan xy, c’est-à- dire qu’il est constamment perpendiculaire
⃗0: 𝐵
à l’axe z, et donc au champ 𝐵 ⃗ 1, est transversal. Il est émis sous forme d’onde électromagnétique,
⃗ 1 est beaucoup plus faible que 𝐵
produit par une bobine dite antenne émettrice 𝐵 ⃗ 0 . Sa fréquence de
rotation dans le plan xy est de l’ordre du MHz, c’est-à-dire que l’onde EM transportant ce champ
appartient au domaine des radiofréquences (= ondes radio). On verra par la suite ce qui impose cette
valeur. L’application du champ B 1 ne dure qu’un temps très bref (quelques ms) : on dit qu’il est émis
sous forme d’impulsion. On note f1 la fréquence de rotation du champ B 1 dans le plan transversal.
y
Quels sont les effets du champ tournant B⃗1 sur les moments magnétiques des noyaux ?
• D’une part, le champ B⃗1 fournit de l’énergie à des Énergie
protons de spin + 1/2 pour s’inverser, de telle manière
à rééquilibrer les populations dans les deux niveaux : -1/2
il y a maintenant autant de noyaux dans chaque
orientation.
La conséquence de cet équilibrage des populations est
la disparition de la composante longitudinale de
l’aimantation macroscopique M⃗. après B⃗1
• D’autre part, sous l’effet de B⃗1, les vue de dessus du cône de précession
moments magnétiques des protons se
mettent en phase : ils se regroupent
dans la direction de B⃗1 dans leur pré-
cession autour du champ principal B⃗0.
Ce rephasage se produit pendant la ro- déphasés en cours de rephasage en phase
tation du champ B⃗1.
La conséquence de ce rephasage est l’apparition d’une composante transversale de M⃗.
L’effet global est une bascule du vecteur aimantation M⃗ dans le plan xy.
vue de dessus
y y
L’aimantation macroscopique bascule Les moments magné-
de 90° dans le plan xy. tiques des noyaux sont
Elle devient purement transversale. en phase.
FIGURE 2 – Aimantation pendant l’impulsion FIGURE 3 – À la fin de l’impulsion
À la fin de l’impulsion, l’aimantation aura basculé de 90°, et sera donc dans le plan xy.
Attention ! Il est important de noter que les moments magnétiques nucléaires n’ont pas basculé. Ils
restent en rotation autour de B⃗0, en suivant leurs cônes de précession. Seule leur résultante a basculé.
Il faut retenir que :
• la disparition de l’écart de populations a fait disparaître la composante longitudinale
Mz de l’aimantation.
• le rephasage des moments magnétiques des noyaux a fait apparaître une composante
transversale Mxy de l’aimantation.
G. 3 · Condition de résonance
Pour permettre la bascule de l’aimantation des noyaux, le champ tournant B⃗1 doit tourner à la
même fréquence que celle du mouvement de précession des noyaux autour de B⃗0 :
condition de résonance : f1 = f0
Étant donné que la fréquence f0 est dictée par la nature des noyaux, l’appareil doit être conçu en
fonction de cette caractéristique.
L’ordre de grandeur de la fréquence est la centaine de MHz.
gamma visible micro-ondes radiofréquences
En physique, on parle de résonance lorsque, pour fournir de l’énergie à un système, on doit appliquer
une perturbation à une fréquence dont la valeur est imposée par le système, c’est-à-dire que la fréquence
de la perturbation doit être égale à la fréquence propre du système.
Plus haut dans ce cours, on a décrit l’influence du
champ B⃗0 comme une répartition des protons sur Énergie
deux niveaux d’énergie :
Selon cette description, on peut voir l’effet du spin - 1/2
champ B⃗1 comme un flux de photons permet- B⃗1 onde RF
quelques
tant la transition entre les 2 niveaux d’énergie. La
fréquence de ces photons a été choisie de manière
à ce que leur énergie corresponde exactement à
l’écart d’énergie ∆E (condition de résonance).
G. 4 · Arrêt de l’impulsion à 90° : relaxation
A l’arrêt de l’impulsion, on cesse de fournir de
l’énergie aux noyaux via le champ B⃗1. Les pro- Mz , qui augmente
tons vont retrouver spontanément l’état d’équi-
libre qui régnait avant l’impulsion.
L’aimantation M⃗ reprend progressivement son
orientation longitudinale. y
La rotation de M⃗ autour de l’axe z continue pen-
dant la relaxation. diminue
Il est important de décomposer l’aimantation se-
lon ses deux composantes, et de voir l’évolution L’aimantation M⃗ se redresse en direc-
de chaque composante séparément. tion de l’axe z.
Elle redevient purement transversale.
◦ Repousse de l’aimantation longitudinale Mz :
Du point de vue des niveaux d’énergie, cette repousse s’interprète comme le passage de protons de
spin - 1/2 au niveau de spin + 1/2, de façon à retrouver la distribution d’origine des populations.
Ce retour à l’équilibre s’accompagne d’une libération d’énergie, sous forme thermique, au milieu envi-
ronnant : c’est la relaxation spin - réseau.
100 %
L’évolution temporelle est progressive ; on définit
le temps T1 comme la durée au bout de laquelle 63 %
la composante Mz a retrouvé 63 % de sa valeur
d’équilibre.
Comme l’énergie est transmise au milieu entou-
temps
rant les protons, à chaque tissu correspond une T1
valeur de T1 différente.
FIGURE 4 – Évolution temporelle de la compo-
sante Mz, et définition du temps T1.
◦ Disparition de l’aimantation transversale Mxy :
A la fin de l’impulsion à 90 °, on a vu vue de dessus du cône de précession
que les spins des protons étaient en
phase, sous l’action du champ tournant
B⃗1. Lors de l’arrêt de l’impulsion, les pro-
tons vont se déphaser progressivement.
Ce déphasage s’interprète en considérant en phase en cours de déphasage déphasés
que les spins des protons interagissent
entre eux : c’est la relaxation spin - FIGURE 5 – Redéphasage des moments magnétiques : re-
spin. laxation spin-spin
La conséquence de ce déphasage est la disparition de la composante transversale Mxy :
L’évolution temporelle est celle d’une décroissance
100 %
exponentielle.
On définit le temps T2 comme la durée au bout de
laquelle Mxy a atteint 37 % de sa valeur au début de 37 %
la relaxation.
temps
La valeur de T2 varie d’un tissu à l’autre ; mais elle
T2
ne dépend pas de l’intensité de B⃗0 puisque ce
processus est propre aux spins des protons. FIGURE 6 – Évolution temporelle de la compo-
sante Mxy, et définition du temps T2.
G. 5 · Mesure du temps T2
On a vu qu’un aimant tournant à l’intérieur d’une bo-
bine produit un signal électrique : c’est le phénomène
d’induction.
La rotation du vecteur Mxy peut être détectée comme
celle d’un aimant ; pour cela, on place une bobine si- y
tuée elle aussi dans le plan xy : c’est l’antenne (ou
bobine) réceptrice. bobine réceptrice
Quelle est la forme de la courbe enregistrée ?
◦ Dans le cas d’un simple aimant permanent, on aurait une
sinusoïde.
◦ Mais comme l’intensité de l’aimantation Mxy décroît au
cours du temps, de manière exponentielle, on a une sinu-
soïde amortie :
En réalité, comme on mesure l’aimantation de plusieurs
noyaux, qui ne sont pas en phase, cette courbe est d’allure
plus complexe que dans l’exemple ci-contre, mais le signal
reste compris dans l’enveloppe.
Le signal obtenu est appelé courbe de précession libre,
ou courbe F.I.D. (pour Free Induction Decay : décroissance
d’induction libre).
Les maxima et minima de ce signal donnent l’allure de l’enveloppe exponentielle, ce qui donne accès
au temps T2.
La mesure de T1 est impossible directement : en effet, la composante Mz est orientée selon B⃗0, qui a
une valeur bien plus élevée (Mz est « noyée » dans B⃗0).
Les temps T1 et T2 ne sont pas du même ordre de
grandeur ; ils caractérisent des phénomènes diffé-
rents :
T1 est environ 10 fois plus élevé que T2.
T2 T1