Année Académique : 2020-2021
THÈME : LES MARCHANDS À L’ASSAUT DU PÉTROLE
MOYEN ORIENTAL
NOMS DES PARTICIPANTS NOM DU PROFESSEUR
- Diallo Yacouba Mr DIALLO Thierno
- Tano Charlène
- Yenon Anond
Classe : licence professionnelle 1
Filière : Techniques comptables et Financières
SOMMAIRE
INTRODUCTION
I-Identification des différents types de pétrole et leurs
caractéristiques.
A- Les différents types de pétrole et leurs caractéristiques
B- Les gisements pétroliers
II- Les régions pétrolifères au Moyen-Orient et les compagnies
pétrolières
A- Les régions pétrolifères au Moyen-Orient
B- Les compagnies pétrolières
III- Les marchands et l’enjeux du pétrole moyen oriental
A -Les marchands du pétrole
B-L’enjeux du pétrole moyen oriental
IV- Les avantages et les désagréments causés par le pétrole au moyen
orient
A- Les avantages
B- Les désagréments causés par le pétrole
CONCLUSION
INTRODUCTION
Le Moyen-Orient est une expression d’origine occidentale qui
désigne pour les occidentaux, une région comprise entre la rive
orientale de la mer méditerranée et la ligne tracée par la frontière
entre l’Iran d’une part et le Pakistan d’autre part. Le moyen orient
se compose de plusieurs régions parmi lesquelles nous pouvons
citer les pays de l’Asie de l’ouest tels que : L’Arabie Saoudite,
L’Arménie, Le Chypre, L’Israël, La Palestine, Le Qatar, La
Turquie, L’Egypte, Les Emirates Arabie Unis, La Géorgie,
L’Oman, La Jordanie, La Syrie, et Le Koweït. Ainsi, leur force
commune est le pétrole. Celui-ci attire plusieurs marchands du fait
de sa qualité irréprochable. De ce fait, une question nous taraude
l’esprit : Pourquoi le pétrole du Moyen-Orient est-il aussi sollicité
dans le monde de l’industrie pétrolier ?
Notre travail consistera à identifier les types de pétrole ainsi que
leurs caractéristiques en grand I, Puis, identifier les régions
pétrolifères et les compagnies pétrolières au Moyen-Orient en grand
II, ensuite relever les marchands et l’enjeux de celui-ci dans les pays
du Moyen-Orient en grand III, avant de terminer par son
importance et les désagréments causés par le pétrole au Moyen-
Orient en grand IV.
DEVELOPPEMENT
I-Identification des différents types de pétrole et leurs
caractéristiques
A-Les différents types de pétrole au moyen orient
• Définition du pétrole
Le pétrole encore appelé or noir, est un combustible fossile
dont la formation date d’environ 20 à 350 millions d’années. Le
pétrole provient du mot latin petroleum, du grec Petra qui
signifient roche et du latin oléum qui signifie huile. Dans
l’antiquité celui-ci avait pour nom naphte, il est donc une huile
d’origine minérale composée d’une multitude de composés
organiques, essentiellement des hydrocarbures, piégée dans des
formations géologiques particulières. Il est ainsi utilisé comme
source d’énergie après raffinage.
• Les types de pétrole
Il existe trois grandes références commerciales de pétrole brut au
niveau mondial que sont :
• Le West Texas Intermediate (WTI)
Ce type de brut est utilisé comme référence en Amérique du
Nord. C'est un brut léger, non sulfuré. C'est le prix du WTI qui
est habituellement cité dans les articles de journaux.
• Le Brent (brut de référence européen)
Le Brent est un type de pétrole brut (assez léger et peu soufré)
issu de champs de la Mer du Nord. D’après l’International
Petroleum Exchange où le prix du Brent est côté, ce prix est
utilisé pour fixer le prix des deux tiers des pétroles bruts vendus
mondialement.
• Le Dubaï light
Dans le Golfe Persique, le Dubaï light est utilisé comme référence
pour fixer le prix de vente d'autres bruts de la région à destination
de l'Asie. Ceci est dû au fait que le Dubaï est l'un des rares brut
vendu dans le Golfe Persique qui soit vendu au comptant et au
"détail" alors que bon nombre d'autres bruts sont liés par des
contrats de vente à long terme.
Les bruts légers à faible teneur en soufre se vendent à des prix
plus élevés que les bruts lourds sulfureux, dont le raffinage est
plus difficile et coûteux et dont on tire une moins grande quantité
de produits pétroliers de grande valeur.
B-Les gisements pétroliers
▪ Au Moyen-Orient
Le gisement pétrolier se définit comme une zone où est enfouie
une grande quantité de pétrole, il peut s’étendre sur des
kilomètres cela pour permettre d’avoir plusieurs puits. Au Moyen-
Orient il
Existe près de treize sites pétrolifères classés selon leur
importance. Ces gisements sont :
1. North Dome (gaz)
2. Ghawar
3. Burgan
4. Safaniyah
5. Zakum
6. Manifa
7. Kirkouk
8. Marun
9. Gachsaran
10. Ahwaz
11. Rumaila nord et sud
12. Abqaiq
13. Berri
▪ Dans le monde
Aussi, Tout processus de formation est unique : un gisement de
pétrole contient un mélange d’hydrocarbures qui le caractérise
selon l’histoire géologique de la zone où il s’est développé.
La provenance géographique est donc un des critères de
classification du pétrole (Golfe Persique, mer du nord, Venezuela,
Nigéria, etc.). Toutefois, pour établir des comparaisons entre
différents sites, d’autres critères existent. Les plus importants sont
les mesures de la viscosité et de la teneur en soufre du pétrole
brut.
• Selon la viscosité, quatre types de gisements sont définis
(léger, moyen, lourd ou extra-lourd et bitume). Plus le pétrole
brut est visqueux, plus il est « lourd » :
• Les gisements de pétrole léger : l’aspect du pétrole brut se
rapproche de celui du gazole. Les gisements sahariens
présentent cette caractéristique ;
• Les gisements de pétrole moyen : la viscosité du pétrole brut
est intermédiaire entre le pétrole léger et le pétrole lourd. Il
s’agit par exemple des gisements du Moyen-Orient ;
• Les gisements de pétrole lourd ou extra-lourd : le pétrole
brut ne coule pratiquement pas à température ambiante. Les
gisements d’Amérique du sud en sont un exemple ;
• Les gisements de bitume : le pétrole brut est très visqueux
voire solide à température ambiante. Les principales réserves
de ce type se trouvent au Canada.
Cette propriété est importante pour déterminer la rentabilité de
l’exploitation. En effet, un pétrole peu visqueux ou léger est plus
facile à extraire et à traiter qu’un pétrole lourd.
• La teneur en soufre distingue le pétrole brut soit en doux
(faible teneur en soufre) soit en sulfuré dans le cas contraire.
Des gisements de pétrole doux sont notamment trouvés en
Afrique, ceux de pétrole sulfuré en Amérique du Nord.
II-Les régions pétrolières au Moyen-Orient et les compagnies
pétrolifères
A- Les régions pétrolifères au Moyen-Orient
➢ Arabie Saoudite
D'après Oil and Gas International, les réserves prouvées de
l'Arabie saoudite au 1er janvier 2005 sont de 259,400 Gbbl, c'est-
à-dire à peu près le quart des réserves prouvées de la planète. Les
deux tiers de ces réserves sont constitués de bruts légers ou extra
légers, le reste sont des bruts moyens ou lourds. La compagnie
nationale Aramco affirme que les réserves en Arabie saoudite sont
telles que ce pays peut maintenir sans difficulté une production
journalière de 10,5 à 11 Mbbl/j et que ce rythme peut être
augmenté à 15 Mbbl/j dans le futur et ceci pendant une période
de 50 ans. Cependant depuis août 2006, la production plafonne à
moins de 8,5 Mbbl/j ce qui met sérieusement en doute ces
allégations.
Actuellement, l'Arabie Saoudite possède 80 gisements de pétrole
et de gaz naturel, alors que le nombre de puits d'exploration forés
dépasse les 1 000 puits. Avec 8,5 Mbbl/j, ce pays produit plus de
10% de l'approvisionnement mondial en pétrole. Ghawar, près
du golfe Persique, est le plus grand gisement au monde.
Découvert en 1948, il fournit environ la moitié de la production
du pays. L'Aramco affirme qu'il reste 60 000 ou 70 000 Mbbl de
réserves à Ghawar, mais ces affirmations sont vivement contestées.
Ghawar représente l'incertitude première sur les
approvisionnements en pétrole futurs.
Presque tous les autres grands gisements saoudiens sont situés
dans le voisinage et dans les mêmes grès du crétacé. Abqaiq et
Berri, voisins de Ghawar et présentant des stratigraphies
similaires, produisent quelque 0,5 Mbbl/j chacun (beaucoup
moins que dans les années 1970) de brut très léger.
Plus au sud-est, près de la frontière des Émirats, se trouve le géant
de Shaybay (0,5 Mbbl/j de pétrole léger). Différent
géologiquement du « noyau saoudien » cité avant, il n'est exploité
que depuis 1998 (mais découvert 25 ans avant). Ce gisement est
encore dans sa « première santé » et sa production ne devrait pas
décliner avant 20 ou 25 ans au moins.
Pour accroitre sa production et remplacer le déclin des puits
existant, l'Aramco doit investir plusieurs milliards de dollars par
an. En 2008, le grand projet d'Aramco est le groupe AFK (Abu
Hadriya, Fadhili, Kursinayah) qui doit produire 500 kbbl/j de
brut. Le gaz associé de Kursinayah sera traité, donnant 250 000
barils par jour de liquides de gaz naturel, près de 1 000 000 barils
équivalent pétrole par jour (kbep/j) de gaz naturel (17 millions de
mètres cubes par jour) et du soufre. En 2008 viendront trois
projets : l'extension de 50 % de la production de Shaybah (250
bkbbl/j supplémentaires), le gisement Nuayyim (100 kbbl/j, un
petit gisement pour l'Arabie Saoudite), et l'usine de traitement de
gaz de Hawiyah, principalement destinée à fournir 650 kbep/j de
gaz naturel pour le marché saoudien, en exploitant le gaz des
réservoirs profonds de Ghawar, mais qui fournira aussi 300 kbbl/j
de liquides associés (principalement butane et propane). En 2009,
le vaste gisement de Khurais, à l'ouest de Ghawar, sera redévelé ;
Aramco en attend 1,2 million de barils par jour. Avec ces
nouveaux projets, la capacité de production devrait atteindre 12,5
Mbbl/j, mais les Saoudiens ont annoncé qu'ensuite il y aurait une
« pause » dans la croissance de cette capacité.
➢ Koweït
Autre pays emblématique de l'affluence pétrolière, le Koweït
revendique plus de 100 Gbbl de réserves, mais cela après une
surenchère face au reste de l'OPEP, ce qui en fait un chiffre
douteux - certains soupçonnent le pays d'inclure la production
passée dans les réserves ! Si un document interne tombé entre les
mains de Petroleum Intelligence Weekly en janvier 2006 est
authentique, les réserves prouvées et probables ne seraient en
réalité que de 48 Gbbl.
Le gigantesque Burgan, deuxième plus grand gisement de pétrole
de la planète, regroupe environ les deux tiers de la dotation totale
du pays, soit 60 Gbbl. Ce fut aussi le premier à être découvert, en
1938. Six autres géants furent trouvés, le dernier en 1977. Ce petit
pays a été fortement exploré et les perspectives de nouvelles
découvertes de taille sont minces, du moins pour le pétrole. Des
découvertes de gaz ont été annoncées récemment. Depuis 1980,
la production est limitée par les quotas de l'OPEP.
Le pays produit 2,2 Mbbl/j de brut et compte accroître sa
capacité, notamment en augmentant la production dans les
gisements au nord du pays.
Environ 38 Gbbl ont déjà été produits, en comptant 6 Gbbl partis
en fumée à la fin de la Guerre du Golfe, ce qui n'a d'ailleurs pas
affecté les réserves affichées par le pays (94 Gbbl avant comme
après la guerre).
➢ Emirats Arabes-Unis
Avec une production de 2,7 Mbbl/j et des réserves « officielles »
de 100 Gb, les Émirats sont l'un des piliers traditionnels de
l'OPEP - même si en réalité, chaque émirat gère ses ressources
naturelles, et seul Abou Dabi est vraiment membre de
l'organisation.
Abou Dabi détient l'immense majorité des réserves. L'exploration
pétrolière dans ce pays (alors indépendant) a commencé dans les
années 1950. Comme ailleurs au Moyen-Orient, l'essentiel du
pétrole est concentré dans de vastes structures faciles à repérer, ce
qui explique que presque les six gisements géants qui représentent
plus de 80 % de la production actuelle aient été trouvés en 15 ans
(1954-1969) et que l'exploration soit presque arrêtée. Le principal
gisement est Zakum (1964), offshore, estimé à au plus 21 Gbbl.
Comme dans les autres pays de l'OPEP, les réserves ont «
miraculeusement » progressé (surtout à la fin des années 1980)
sans découvertes de taille et sont restées stables depuis, comme si
la production ne les réduisait pas. L'émirat compte accroître sa
capacité de production (actuellement 2,4 Mbbl/j) d'environ 1
Mbbl/j d'ici 2010, mais il n'y a que 0,1 Mbbl/j venant de trois
petits gisements nouveaux, tout le reste venant de capacité
supplémentaire (nouveaux puits, injection massive d'eau et de gaz)
dans les vieux gisements.
Les réserves de gaz naturel sont très importantes, de l'ordre de 4 à
6000 G.m³ (23 à 35 Gbep). Une grande partie de ce gaz est
associée aux gisements de pétrole, et le gaz non-associé est
souvent chargé en soufre. La production a doublé en 10 ans,
partiellement exportée sous forme de gaz naturel liquéfié. Le pays
tente de s'imposer comme plaque tournante du marché régional
du gaz naturel.
De son côté, Dubaï annonce toujours 4 Gb de réserves mais ce
chiffre semble peu crédible : il est constant depuis 1991, alors
qu'aucun nouveau gisement n'a été trouvé, et que 2 Gbbl ont été
extraits, et la production (qui vient de quatre vieux gisements
offshore) a fortement diminué, passant de 350 kbbl/j en 1995 à
140 en 2005.
➢ Irak
L'Irak affiche des réserves prouvées de l'ordre de 115 Mds de
barils, la quatrième réserve prouvée après l'Arabie saoudite, l'Iran
et le Canada.
Le pays possède six gisements de plus de 5 Gbbl, dont quatre
n'ont pas ou peu été exploités. Cette caractéristique, unique au
monde, fait de l'Irak le seul pays capable d'offrir à court terme des
Mbbl/j supplémentaires. Les deux sites super-géants déjà en
production sont Kirkouk dans le nord du pays, qui produit depuis
1927, et Rumailha, tout près de la frontière du Koweït. Ensemble,
ces deux gisements représentent environ les deux tiers de la
production du pays. Kirkouk a été sévèrement endommagé par
une exploitation anarchique à la fin du régime de Saddam
Hussein (sur pompage, réinjection de pétrole), ce qui pourrait
avoir diminué irréversiblement les réserves extractibles. La qualité
du pétrole irakien varie assez largement passant de 22°API (brut
lourd) à Rumaila à 35°API (brut moyen) à Kirkouk.
La production future de l'Irak est à peu près impossible à évaluer.
Contrairement aux autres pays du golfe Persique, il reste
beaucoup d'exploration à faire, l'inventaire pétrolier est donc loin
d'être complet. De plus, la majorité des gisements irakiens n'a
jamais été expertisée avec des techniques modernes, et les
données disponibles sont en conséquence plus que floues. Les
organismes qui essaient d'évaluer le potentiel pétrolier du pays
doivent donc se contenter de données anciennes et fragmentaires.
L'exploration et l'évaluation des gisements commence à
reprendre.
Le désert occidental, peu exploré, est souvent décrit comment
ayant un potentiel de l'ordre de 100 Gbbl. En réalité, il se trouve
en dehors de la « méga cuisine pétrolière » arabo-persique.
Quelques puits y furent forés dans les années 1970, et seulement
un petit gisement de pétrole fut trouvé.
Les prospections dans les aires géologiquement similaires des
pays voisins n'ont donné que de petites réserves de gaz en
Jordanie. Il n'y a donc aucune raison particulière de croire en
l'existence d'une province pétrolière majeure dans ce secteur.
➢ Iran
Au 1er janvier 2005, l'Iran revendique à peu près 10 % des
réserves prouvées mondiales soit 125,8 Mds de barils, chiffre
passé à 132 Gbbl avec les nouveaux gisements de Kushk et
Hosseineih (province de Khuzestan). L'Iran a 32 gisements en
production, dont 25 à terre (onshore) et 7 en mer (offshore).
Comme pour les pays voisins, les chiffres de réserves sont à
utiliser avec prudence. Colin Campbell estime les réserves réelles
à 69 Gbbl, tandis que Samsam Bakhtiari retient une fourchette de
35 à 45 Gbbl.
Le Khuzestan (sud-ouest du pays, à la frontière avec l'Irak) est un
bassin sédimentaire dont les couches successives ont été
déformées par la formation des monts Zagros et transpercés de
nombreux dômes salins, ce qui a créé les conditions idéales pour
la formation de grands gisements. Les cinq plus grands gisements
de cette province (dont le champ pétrolifère de Ahvaz) ont
chacun approché ou dépassé le Mbbl/j à un moment donné, et ne
produisent plus que 1,1 Mbbl/j ensemble. Néanmoins, il reste un
bon potentiel d'exploration dans cette région, surtout en offshore,
illustré par des découvertes récentes. Ces dernières ont été faites
dans des prospects connus depuis des décennies, qui n'avaient pas
été forés jusqu'ici pour des raisons politiques, économiques ou
techniques.
Les réserves de gaz sont immenses et encore peu exploitées,
notamment grâce au gisement de South Pars/North Dome partagé
avec le Qatar. Cependant une grande partie de la production ne
sera pas commercialisée, mais envoyée dans le Khuzestân via un
gazoduc de capacité gigantesque, pour être réinjectée dans les
vieux gisements de pétrole et ainsi relancer leur production.
Outre ses ressources dans le golfe Persique, l'Iran possède
quelques gisements près de la frontière turkmène. Quant à la
partie iranienne de la Mer Caspienne, elle est encore inexplorée.
Sa géologie est très peu connue, il est donc impossible de dire si
elle possède ou non un fort potentiel comme, notamment, les
eaux azéries.
➢ Qatar
Ce pays n'est pas aussi riche en pétrole que les cinq précédents, et
produit 800 000 bbl/j de brut, depuis des gisements pour la
plupart anciens. Dukhān, le principal, a été découvert en 1938,
les gisements offshores datent généralement des années 1960 à
1970. Par contre, le Qatar dispose de réserves de gaz naturel, les
troisièmes plus importantes du monde, concentrées dans
l'immense gisement offshore nommé North Dome ou South Pars
et partagé avec l'Iran.
Il règne une certaine confusion sur la taille de ce mastodonte,
beaucoup de sources semblent néanmoins converger vers des
réserves d'environ 200 Gbep (34 T.m³), dont 160 (28 T.m³) en
territoire qatari, soit quelque 15 % des réserves mondiales de gaz
conventionnel.
La production est d'environ 40 G.m³ par an (600 kbep/j) et
augmente régulièrement. Toutefois, le gouvernement souhaite
plafonner la production pour pouvoir la maintenir pendant un
siècle, et cela pourrait forcer à réduire quelque peu les projets en
cours. Les applications, existantes et futures, du gaz qatari sont
multiples :
La principale est la production de gaz naturel liquéfié. Le pays en
a exporté 24 Mt en 2004, chiffre qui devrait tripler d'ici 2012.
Le gaz est la principale source d'énergie pour les besoins locaux.
Il y a aussi plusieurs projets d'exportation par gazoduc, d'abord
vers les Émirats arabes unis et Bahreïn, puis peut-être vers le
Koweït, voire l'Inde.
Les réserves de gaz alimentent aussi une industrie pétrochimique
importante (méthanol, ammoniac).
Plusieurs usines produisant des liquides à partir de gaz (syncrude)
sont prévues. La première (34 kbep/j) est en chantier, plusieurs
autres sont en projet, pour un total de plus de 500 kbep/j.
Le North Dome produit aussi quelque 250 kbep/j de condensats
liquides associés (les réserves seraient de 17 Gbep), qui sortent du
quota de l'OPEP.
À terme, le gaz, les condensations et le syncrude remplaceront le
brut comme produit d'exportation.
B- Les compagnies pétrolières
▪ Identifications des compagnies pétrolières
Les compagnies pétrolières ont une longue histoire, qui
commence au XIXe siècle et a connu de nombreux
bouleversements sous l’impact des événements économiques et
géopolitiques.
Les deux grandes compagnies pétrolières les plus anciennes sont :
-Standard Oil par l'Américain Rockefeller
-Shell par le Britannique Marcus Samuel.
En 1911, la Standard Oil est devenue si puissante que le Congrès
américain vote une loi anti-trust (loi interdisant la constitution de
très grandes entreprises dont la situation de monopole peut
fausser le jeu de la concurrence). Cette législation oblige la
compagnie à se scinder en trois sociétés : Standard Oil of New
Jersey (future Exxon), Standard Oil of New York (future Mobil),
Standard Oil of California (Socal). Dès leur création, ces trois
nouvelles sociétés comptent parmi les sept compagnies pétrolières
les plus importantes au monde, groupe que l'on nomme Seven
Sisters, les « sept sœurs » : Exxon, Mobil, Socal, Texaco, Gulf,
BP, Shell. À ces sept sociétés, on ajoute traditionnellement la CFP
(Compagnie française des pétroles), future Total.
En juillet 1928, cinq compagnies (BP, Shell, Exxon, Mobil, CFP)
signent les accords dits de la « Ligne rouge », qui consistent en un
partage amiable des ressources pétrolières dans l'ancien Empire
ottoman (c'est-à-dire de la Palestine au nord de l'Irak et à la
péninsule Arabique). Sur ces bases se forment plusieurs grands
consortiums qui permettent aux compagnies de mettre en
commun leurs moyens de prospection :
-IPC (Iraq Petroleum Company) ;
-ADPC (Abu Dhabi Petroleum Company, aux Émirats arabes
unis)
-QPC (Qatar Petroleum Company) ;
-KOC (Koweït Oil Company) ;
-ARAMCO (Arabian American Oil Company, en Arabie
Saoudite).
Dans les années 1950, la part des revenus pétroliers reversés par
les consortiums aux pays où sont situés les gisements augmente
sensiblement, sans toutefois affecter les bénéfices des Seven
Sisters.
▪ A propos des différentes compagnies pétrolières
- TOTAL
Total SE (le plus souvent nommée Total) est une entreprise
pétrolière et gazière française privée. Elle fait partie des six «
supermajors » : elle est la cinquième des six plus grosses
entreprises du secteur à l'échelle mondiale, derrière ExxonMobil,
Shell, BP, et Chevron, et avant ConocoPhillips. C'est la 1re
entreprise française en termes de chiffre d'affaires en 2015, la 5e
entreprise d'Europe et la 24e entreprise mondiale, ainsi que la 4e
capitalisation boursière de la zone euro en 2015. Ses activités
couvrent l'ensemble de la chaîne de production, de l'extraction du
pétrole brut et du gaz naturel à la création d'énergie, cela incluant
notamment les activités de raffinage et de distribution
commerciale.
Total est une société qui intervient également dans les secteurs de
l’énergie bas-carbone et de la production d'électricité. Le groupe
Total est présent dans plus de 130 pays et compte plus de 100
000 salariés dont presque 25 % en France13. Total est par ailleurs
une entreprise importante dans le domaine de la chimie. Fondée
en 1924 par Ernest Mercier sous le nom de « Compagnie
française des pétroles », son siège social se situe depuis les années
1980 dans le quartier d’affaires de la Défense. Total exploite près
de 16 000 stations-service dans le monde et plus de 3 500 stations-
service en France sous les marques Total, Total Access ou
ELAN. Pour l’année 2018, ils ont réalisé 209,4 milliards de
dollars de chiffre d’affaires et 13,6 milliards de dollars de résultat
net ajusté. Total a près de 169 personnes employées par leur
Groupe en Cote d’Ivoire, il est donc le premier distributeur de
pétrole du pays avec 180 stations-services.
- SHELL
Shell (également appelée Royal Dutch Petroleum, Royal Dutch /
Shell, Royal Dutch Shell, Koninklijke Néerlandaise Shell N.V, ou
encore Shell Oil en Amérique du Nord) est une compagnie
pétrolière anglo-néerlandaise, l'une des plus importantes sociétés
multinationales.
Comme dans les faits, il s'agit d’un groupe de sociétés qui sont
détenues directement ou indirectement par la société-mère «
Royal Dutch Shell plc », l’expression « groupe Shell » est
couramment utilisée en français pour désigner l’ensemble de
l’entreprise. Pour l'année 2019, elle est classée au 3e rang des
entreprises mondiales en termes de chiffre d’affaires avec un
chiffre d’affaires de 396,5 milliards de dollars US. En
conséquence, Shell est aussi le second groupe dans le secteur
pétrolier pour 2019, selon le même critère du chiffre d’affaires.
En 2019, son résultat net a été de 23,3 milliards de dollars US.
Shell a été impliquée dans la controverse sur le réchauffement
planétaire. La compagnie dépense chaque année en moyenne 49
millions de dollars en lobbying pour bloquer des mesures de lutte
contre le réchauffement climatique. L'entreprise est l'une des
principales entreprises émettrices de gaz à effet de serre dans le
secteur des hydrocarbures. La marque Shell est présente en Côte
d’Ivoire depuis Mars 2012. Shell a une capacité de stockage de
carburant de 95 831 m³ et 181 stations-service, dont plusieurs
offrent des Cartes Shell et des boutiques. Ainsi il compte 120
employés mais l'entreprise fournit des emplois indirects à plus de
1000 personnes.
- BF (British Petroleum)
La société BP est une compagnie britannique de recherche,
d'extraction, de raffinage et de vente de pétrole fondée en 1909.
Anciennement nommée Anglo-Persian Oil Company (APOC-
1909), puis Anglo-Iranian Oil Company (AIOC-1935), puis
British Petroleum Company (BP-1954), puis BPAmoco (2001),
avant d'être renommée BP.
Après sa fusion avec Amoco, Atlantic Richfield (Arco) et Burmah
Castrol, elle est devenue la plus grande société du Royaume-Uni
et la troisième compagnie pétrolière mondiale. La division BP de
Londres est évaluée à environ cinquante milliards de dollars
(environ trente-neuf milliards d'euros). Internationalement, BP est
présente dans plus de cent pays et emploie environ 79 700
personnes en 2010.
Depuis 2010, l'image de l'entreprise a souffert de la mauvaise
publicité due à l'explosion de l'une de ses plates-formes
pétrolières, Deepwater Horizon, considérée comme l'une des plus
importantes catastrophes écologiques liées à l'exploitation du
pétrole de l'histoire, et qui lui a valu une amende record de 4,5
milliards de dollars (janvier 20135). Néanmoins, la même année,
malgré une perte de bénéfices, elle affichait un chiffre d'affaires de
308,928 milliards de dollars US, la classant au 4e rang des plus
grandes entreprises mondiales selon leur chiffre d'affaires.
BP est l'une des principales entreprises émettrices de gaz à effet
de serre dans le secteur des hydrocarbures. BP n’a aucune station-
service en Côte d’Ivoire.
- TEXACO
Texaco (Venant de « Texa s Co mpany ») est le nom d'une
compagnie pétrolière nord-américaine (mais opérant aussi en
Amérique du Sud). Basée à Harrison, New York, près de White
Plains, elle est restée indépendante jusqu'à sa fusion avec Chevron
Corporation en 2001.
Son activité principale est la vente de carburant pétrolier au détail
dans une chaîne de stations-service. Son produit phare est une
essence réputée améliorée par un additif, aujourd’hui le Techron
développé par Chevron, qui en 2005 a remplacé le précédent
additif (CleanSystem 3). Texaco produisait et commercialisait
aussi une huile moteur (Havoline).
La marque Texaco est très présente aux États-Unis, en Amérique
latine et Afrique de l'Ouest, et moins en Europe sauf au
Royaume-Uni (avec environ 1 100 stations-service Texaco) et en
Belgique.
Longtemps, Texaco est resté la seule compagnie vendant de
l'essence dans chacun des 50 États américains, ce qui n’est plus
vrai aujourd'hui. Son logo est une étoile blanche dans un cercle
rouge (référence à la Lone Star du Texas). Il a un chiffre d’affaire
166 339 M$ en 2018, une capitalisation de 225 152 M$ au
29/09/2019 et un résultat net de 14 824 M$ en 2018.Texaco ne
possède pas réellement de station-service en Côte d’Ivoire.
- EXXONMOBIL
ExxonMobil Corporation (NYSE : XOM [archive]) est une
société pétrolière et gazière américaine, dirigée par Darren
Woods et dont le siège social est situé à Irving, dans la banlieue
de Dallas.
Avec un chiffre d'affaires de 257 milliards de dollars en 2015,
pour un bénéfice de 16,2 milliards, elle est l'une des dix
entreprises du monde ayant les plus importants bénéfices (6e
rang). Jusqu'en 2018, ExxonMobil Corporation est dans les 10
premières entreprises mondiales en termes de capitalisation
boursière. ExxonMobil était déjà en 1975, derrière IBM, une des
premières valorisations boursières du monde3.
Elle représente environ 2 % de la capitalisation du NYSE. Elle est
en concurrence avec Shell dont les fonds propres et le chiffre
d'affaires sont plus importants. ExxonMobil n'en reste pas moins
l'une des plus grosses « supermajors » pétrolières dont les champs
pétroliers et gaziers abritent l'équivalent de près de 22,4 milliards
de barilsa,4, ce qui constitue les réserves prouvées les plus
importantes pour une entreprise privée. Elle est la première
compagnie privée en matière de réserves mais bon nombre de
compagnies publiques ont des réserves plus importantes comme
en Arabie saoudite, en Iran, en Irak, au Koweït, au Nigeria et au
Venezuela.
ExxonMobil est l'une des principales entreprises émettrices de gaz
à effet de serre dans le secteur des hydrocarbures et recourt à du
lobbying pour contrer les mesures de lutte contre le
réchauffement climatique. Elle ne possède pas de stations en Côte
d’Ivoire.
- GULF
Gulf Oil est une compagnie pétrolière internationale créée en
1901. En 1941, elle était la compagnie la plus importante et la
neuvième du classement en 1971 et était l'une des fameuses « 7
sœurs ». Gulf était l'un des instruments principaux de la fortune
de la légendaire famille Mellon ; Gulf ainsi que la Mellon bank
avaient leur siège à Pittsburgh en Pennsylvanie.
Gulf Oil a cessé d'être une compagnie indépendante en 1984
lorsqu'elle a fusionné avec Standard Oil of California (Aussi
connue sous le nom de Chevron). C'est à cette époque que Gulf
atteignit son apogée avec une production journalière de 1,3
million de barils, un actif s'élevant à 6,5 milliards de dollars, 58
000 employés à travers le monde, et enfin, 163 000 actionnaires.
Elle ne dispose pas de station-service en Côte d’Ivoire.
III-Les marchands et l’enjeux du pétroles moyen oriental
A- Les marchands
Les consommateurs du pétroles moyen oriental ne sont rien
d’autres que les pays européens tels que les pays de l’UE, les pays
Africains, Les Etats-Unis et la Chine. Avec les évènements
géopolitiques qui ont lieu sur leur sol, ils influent sensiblement sur
les prix du marché pétrolier. L’AIE une organisation
intergouvernementale rattachée à l’OCDE.
Elle a vu le jour en 1974 à la suite du choc pétrolier de 1974. Sa
mission est de coordonner les politiques énergétiques des pays
membres et de s’assurer de leur bon approvisionnement.
L’AIE publie chaque année des rapports très attendus
concernant la production, la consommation et la demande de
pétrole.
B- L’enjeux du pétrole moyen oriental
❖Enjeux économiques
Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Moyen-Orient
s’est imposé au niveau mondial comme la région de « l’or noir ».
Sa production et ses réserves en font un enjeu central des
relations internationales.
La baisse des prix du pétrole, observée depuis la fin de l’été 2014,
ne marque toujours pas le pas, malgré l’approche de l’hiver et une
prévisible hausse de la demande en énergie. La demande
mondiale reste morose tandis que l’offre s’accroît, dopée par
l’accélération de l’extraction aux États-Unis. Pourtant, l’OPEP
(L’Organisation des pays exportateurs de pétrole), dominée par
l’Arabie saoudite, a fait le choix de ne pas réviser ses plafonds de
production, soit par volonté de nuire aux exportateurs états-
uniens, soit parce que les membres de l’OPEP ne parviennent
plus à s’entendre.
Les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient sont sensibles
aux variations du cours du pétrole car leurs économies sont
dépendantes des recettes pétrolières. Ainsi, les activités pétrolières
représentent autour de 30% du produit intérieur brut de l’Arabie
saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et d’Oman et jusqu’à
60% pour l’Irak. Or les tensions politiques, l’extension des conflits
ou la présence de groupes armés menacent régulièrement les
approvisionnements en pétrole. Et ces enjeux pétroliers au
Moyen-Orient concernent le monde entier, puisque les pays de la
région approvisionnent aussi bien l’Asie, l’Europe, l’Amérique du
Nord et l’Afrique.
Le pétrole extrait au Moyen-Orient représente environ le tiers de
la consommation mondiale, même si la part du pétrole exporté
tend à décliner en raison de la hausse de la demande intérieure.
La carte qui suit proposent une vue d’ensemble des enjeux
pétroliers au Moyen-Orient, à des échelles différentes. La carte
localise les sites d’extraction du pétrole dans la région et les pays
producteurs.
Carte1 : Les ressources pétrolières du Moyen-Orient
L’Arabie saoudite domine largement la production pétrolière
régionale et fait la course en tête aux côtés de la Russie et des
États-Unis au niveau mondial. Au premier semestre 2014, les
États-Unis ont été les premiers pour la production de pétrole et
de gaz liquéfiés, notamment grâce à l’essor des gaz de schiste.
Mais d’après les chiffres de l’OPEP, les pays du Golfe peuvent
compter plus durablement sur leurs ressources pétrolières : les
deux tiers des réserves de pétrole prouvées se trouvent au Moyen-
Orient, dont 266 milliards de barils en Arabie saoudite.
La Golfe persique, en particulier, abrite des réserves sous-
marines, exploitées par les pays riverains.
Carte 2 : Les exportations de pétrole depuis le Moyen-Orient (en
millions de tonnes par an)
Il apparaît très nettement que le premier consommateur de
pétrole moyen-oriental est l’Asie. La demande chinoise comme la
demande indienne augmentent d’année en année, pour
représenter 30% des exportations du Moyen-Orient en 2013.
❖ Enjeux géostratégiques
Les enjeux géostratégiques sont l’exploitation du pétrole, son
raffinage, son transport car même les organisations terroristes
utilisent le commerce du pétrole pour avoir de l’argent (risques de
piraterie, d’otages et de morts). Le pétrole représente aussi un
enjeu militaire. Le Moyen-Orient a conservé sa place
déterminante jusqu’à nos jours car ses nappes sont profondes, et
qu’il a beaucoup de réserves non épuisables (parmi plein d’autres
à découvrir). Le trajet de la Mer Méditerranée est plus court et
moins coûteux grâce au Canal de Suez qui relie la Mer
Méditerranée à l’Océan Indien (en passant par la Mer Rouge)
sans contourner l’Afrique. La population des pays concernés est
faible et pauvre et ne ressent pas les retombées bénéfiques du
commerce du pétrole.
❖ Enjeux commerciaux
Le pétrole constitue un instrument de négociation sans équivalent
pour les pays du Moyen-Orient. En 1970, les Etats-Unis
importaient 25% de leur consommation pétrolière, tandis que l’or
noir représentait 60% de l’énergie primaire en Europe. Un
contexte d’épuisement des réserves naturelles pour les Etats-Unis
et, de manière plus globale, de délaissement progressif du
charbon – source d’énergie qui, hausse des cours aidant, tend à
trouver une oreille favorable auprès de décideurs – a précipité la
dépendance de nombreux Etats au pétrole, et amplifié le conflit
entre pays producteurs et compagnies pétrolières. La création de
l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, en 1960,
constituait un premier pas vers un renforcement de l’influence de
ces derniers ; en 1972, le relèvement du prix du baril afin de
palier la baisse du dollar a permis d’affirmer leur poids de
manière plus significative encore. Les enjeux commerciaux
rejoignent donc, en matière d’énergie, les enjeux politiques, les
pays consommateurs décidant alors de restreindre leur
consommation en adoptant, dans la foulée du premier choc
pétrolier, des mesures de rigueur particulièrement marquantes.
❖Enjeux politique
L’envahissement d’Israël en octobre 1973 par les armées
égyptiennes et syriennes, condamné par les occidentaux, a
provoqué des mesures de rétorsion commerciale à l’encontre de
ces derniers, se traduisant par une réduction des volumes exportés
puis par un embargo à l’encontre de quatre pays (Hollande,
Portugal, Etats-Unis, Afrique du Sud). Le prix du baril a alors
quadruplé en l’espace de trois mois, sans pour autant revenir à
son ancien niveau lors de la levée de l’embargo en 1974.
De manière plus ciblée, le pétrole a constitué un facteur
prédominant « d’émancipation » pour les Etats du Golfe persique.
En recouvrant près de 60% des réserves mondiales de pétrole,
cette région jouit d’une arme géoéconomique particulièrement
forte, et ce depuis les premières découvertes en Perse au début du
XXème siècle. L’or noir a ainsi joué un rôle majeur dans
l’émergence de revendications nationales en Iran, les concessions
attribuées à des firmes britanniques ayant notamment été remises
en causes par Reza Pahlavi en 1932.La prospérité pétrolière sur
laquelle s’appuient de nombreux Etats du Moyen-Orient ne sera
pas cependant pas sans limites. La place de la région en tant que
producteur de « référence » est déjà posée, même si cette position
stratégique ne pourra véritablement être remise en cause. La
recherche de nouveaux leviers de croissance constitue par ailleurs
un enjeu majeur pour les « pétromonarchies ».
Aussi, La géopolitique du pétrole décrit l'impact de la demande et
de l'offre en pétrole sur la politique des pays consommateurs et
producteurs de cette matière première essentielle au mode de vie
économique actuel.
Les gisements de pétrole étant limités et leur emplacement
géographique ne coïncidant généralement pas avec celui des pays
consommateurs, l'exploitation des ressources pétrolifères est
source de tension. Les pays consommateurs, généralement de
grandes puissances militaires, sont alors tentés d'employer des
moyens de pression puissants (militaires ou économiques) pour
avoir accès à ces ressources. Le pétrole, matière hautement
stratégique, est fréquemment associé aux affrontements
internationaux depuis le début du XXe siècle.
IV- L’importance et les Désagréments causés par le pétrole au
moyen orient
A- L’importance
L’importance stratégique du Moyen-Orient est fondée sur ses
importantes réserves de pétrole. Elles se trouvent principalement
dans les pays arabes (comme l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite…).
Le Moyen-Orient est le cœur des commerces et le cœur des
conflits. Le Moyen-Orient reste important pour l’équilibre
énergétique mondial car il concentre 30 % de la production
mondiale de pétrole. Les sols du Moyen-Orient regorgent de
ressources impressionnantes. L’une d’elles, majoritaire, est le
pétrole. En effet, en tant que première région pétrolière du mode,
le Moyen-Orient possède ici une arme économique, voire
politique, en tant qu’exportateur, dans un monde de plus en plus
dépendant de cette ressource. Le gaz, l’autre ressource principale
est un peu plus en retrait, mais représente tout de même une
grande partie de la production mondiale.
Le pétrole estimé au Moyen-Orient serait de 754,2 milliards de
barils, selon la BP Statistical Review of World Energy. Dans une
région où l’on croit que l’économie n’est pas diversifiée et
concentrée autour du pétrole, on remarque que c’est seulement
1% de l’activité professionnelle que représente ce secteur. Il est
désormais clair que le pétrole, loin d'être seulement une aubaine
économique pour les pays qui en disposent, est aussi et surtout
une arme politique qui peut leur permettre de se faire entendre
sur la scène internationale.
Aussi, au plan social, le pétrole a été un facteur prépondérant
d’industrialisation du moyen orient qui fait fi de valorisé
l’hydrocarbure et les filières pétrochimiques et favorise par
ailleurs la création des infrastructures sociaux.
B- Les désagréments causés par le pétrole
▪ Au niveau politique
Les sources d’instabilité au Moyen-Orient et leurs conséquences
éventuelles sont les guerres qui ont épuisé le Moyen-Orient, le
krach financier et le déficit budgétaire.
- La Seconde Guerre mondiale : l'océan
Pacifique et l'Asie du sud-est
En décembre 1941, le Japon a pris la décision d'entrer en guerre
contre les Etats-Unis. Les autorités japonaises voulaient que leur
pays occupe une place dominante dans la région de l'océan
Pacifique. Cependant, le point de rupture pour cette attaque était
l'embargo sur les livraisons pétrolières imposé en août 1941 par
les Etats-Unis et les pays européens, suite aux opérations militaires
japonaises en Chine et en Indochine française. Le Japon avait
besoin de produits pétroliers pour son industrie, ainsi que pour
ses forces maritimes et aériennes. Le pays n'avait pas de
ressources intérieures propres en pétrole. Ainsi, les autorités
devaient soit renoncer à leurs ambitions, soit passer à l'offensive
pour mettre la main sur les gisements pétroliers de l'Asie du sud-
est. Elles ont choisi la guerre. L'agression n'a pas donné de bons
résultats pour le Japon. Ni l'élimination des forces maritimes
américaines à Pearl Harbor, ni la conquête des gisements
pétroliers asiatiques n'ont permis au pays de résoudre son
problème énergétique. Les livraisons pétrolières vers les îles
japonaises étaient confrontées à de grandes difficultés, d'ailleurs
aggravées par le blocage sous-marin imposé contre le pays.
Finalement, le conflit a fini par la chute de l'empire japonais.
- La Seconde Guerre mondiale : Stalingrad
Vers 1942, lors de la guerre en Europe, l'Allemagne nazie a
décidé de changer la direction de son offensive, suite à une perte
considérable de forces. Les plus forts détachements de l'armée
allemande ont été concentrés alors au sud du territoire européen
de l'Union soviétique, afin d'être dirigés vers les riches gisements
pétroliers du Caucase.
Lors des activités militaires, les forces allemandes ont été divisées
en deux parties, dont l'une s'était dirigée vers la Volga et la ville de
Stalingrad, et l'autre a effectué une tentative d'occupation des
gisements aux environs de Grozny et Bakou. Finalement,
l'Allemagne nazie n'a rien obtenu. Les forces soviétiques ont mis
fin à toutes les tentatives d'occupation.
- La guerre irano-irakienne de 1980-1988
L'époque des années 1980 qui a vu l'essor considérable de
l'industrie pétrolière a été marqué par de nouveaux conflits liés à
l'or noir. Les huit années sanglantes de la guerre entre l'Iran et
l'Irak ont mené à l'affaiblissement des deux pays. Ce conflit a
impliqué non seulement des opérations terrestres, mais également
des frappes destinées à détruire les infrastructures pétrolières de
l'ennemi.
Lors de la guerre, les décisions controversées de l'Iran ont
entraîné l'implication des Etats-Unis qui est devenue un point
tournant du conflit. Le soutien américain aux forces irakiennes et
les frappes effectuées ont extrêmement affaibli les capacités
militaires de l'Iran. La conquête pour le pétrole a abouti par une
crise de l'industrie pétrolière des deux pays.
- L'invasion irakienne au Koweït
L'expérience des années passées n'a rien enseigné aux autorités
irakiennes, et en 1991 les forces de Saddam Hussein ont pénétré
chez leur voisin, le Koweït. Il semble que l'une des causes
essentielles était justement le désir de mettre la main sur les
ressources pétrolières de ce pays. L'armée irakienne a réussi à
vaincre les forces koweïtiennes.
Cependant, la guerre n'a pas fini avec ça. L'invasion a eu un effet
très négatif sur les relations irako-américaines, bien que les Etats-
Unis aient soutenu l'Irak lors du conflit récent avec l'Iran. Malgré
l'ultimatum présenté à l'Irak par l'Organisation des nations unies,
le dirigeant irakien a refusé de retirer ses troupes du Koweït.
Alors, les Etats-Unis ont envoyé 500.000 militaires qui ont détruit
la puissance irakienne qui a ainsi perdu ses positions régionales.
- Les guerres américaines en Irak
Savoir si les guerres menées par les Etats-Unis en Irak étaient
liées, et dans quelle mesure, au pétrole, pourrait faire l'objet de
longues discussions. Ce qui est évident, c'est les dépenses
énormes pour toutes ces affaires militaires. Selon The National
Interest, le prix de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003
sera encore payé par les contribuables américains lors de
décennies à venir.
▪ Au niveau environnemental
Le pétrole est une ressource chimique et énergétique qui a
accompagné et catalysé le développement technologique de
l’Humanité. C’est également l’une des principales causes de la
catastrophe écologique majeure qui s’annonce : le réchauffement
climatique.
L’extraction du pétrole libère d’importantes quantité de gaz
naturel, pas toujours valorisé, et dont l’effet de serre est 23 fois
plus important que celui du gaz carbonique ;
L’extraction toujours, qui n’est pas sans conséquence sur
l’environnement immédiat des sites exploités (fuites sous-marines
sur les sites d’extraction offshore) ;
Le transport sur de très longues distances, coûteux en énergie et,
lorsqu’il s’effectue par bateau, peut avoir des conséquences
catastrophiques sur l’environnement (marées noires, dégazages
sauvages des pétroliers, fuites sur oléoducs) ;
Le traitement et l’utilisation, qui sont largement émetteurs de gaz
à effet de serre et autres gaz polluants ;
Le traitement des produits en fin de vie, qui lorsqu’ils ne sont pas
recyclables (ou pas recyclés), polluent une dernière fois notre air,
notre eau, notre sol, notre vie, et de manière rarement réversible.
La combustion du pétrole libère :
Du dioxyde de carbone (CO2), un des gaz à effet de serre ;
Des hydrocarbures imbrûlés, qui peuvent avoir un effet de serre
plus ou moins important ;
Des oxydes d’azotes (NOx, en fonction de la qualité de la
combustion) ;
Du monoxyde de carbone (CO, en fonction de la qualité de
combustion) ;
Des composés soufrés (SO2 notamment, responsable des pluies
acides), en fonction de la présence de souffre dans le
carburant/combustible pétrolier ;
Des particules cancérigènes, suivant le type de
carburant/combustible pétrolier ;
Des traces d’autres composés chimiques, comme le plomb.
CONCLUSION
De tout ce qui résulte de notre analyse nous retiendrons
que grâce à ses revenus incroyables, le pétrole du Moyen-Orient
est très convoité par les marchands du monde entier car celui-ci
est riche et très diversifié. Ceux-ci accordent donc une certaine
importance dans ces pays de l’Asie de l’Ouest Cependant, le
pétrole engendre des impacts aussi bien positifs que négatifs sur
l’Homme. Toutefois, celui-ci est indispensable, il reste donc l’un
des meilleurs pétroles sur terre.