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BETSALEEL15 (Récupération Automatique)

Ce document présente une étude sur la mise en place d'une comptabilité analytique par la méthode des coûts complets au sein d'ELIKIA CONTRACTOR CI, une entreprise du secteur du BTP en Côte d'Ivoire. L'objectif principal est de concevoir un système de comptabilité analytique pour améliorer la gestion des coûts et aider à la prise de décision. La méthodologie inclut la collecte de données par des interviews et des recherches documentaires, et le document est structuré en deux parties : le cadre de l'étude et la mise en place du système analytique.

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Ce document présente une étude sur la mise en place d'une comptabilité analytique par la méthode des coûts complets au sein d'ELIKIA CONTRACTOR CI, une entreprise du secteur du BTP en Côte d'Ivoire. L'objectif principal est de concevoir un système de comptabilité analytique pour améliorer la gestion des coûts et aider à la prise de décision. La méthodologie inclut la collecte de données par des interviews et des recherches documentaires, et le document est structuré en deux parties : le cadre de l'étude et la mise en place du système analytique.

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SOMMAIRE

SOMMAIRE.....................................................................................................................................................I
REMERCIEMENTS......................................................................................................................................III
AVANT PROPOS..........................................................................................................................................IV
SIGLES ET ABREVIATIONS.......................................................................................................................V
LISTE DES SCHEMAS.................................................................................................................................VI

INTRODUCTION .......................................................................................................................................... 1
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE ................................................................................... 2
II. PROBLEMATIQUE .................................................................................................................................... I
III. OBJECTIFS DE L’ETUDE ........................................................................................................................ 4
IV. HYPOTHESES DE L’ETUDE ................................................................................................................... 4
V. METHODOLOGIE ......................................................................................................................................
5
VI. ANNONCE DU PLAN ...............................................................................................................................
6
PREMIERE PARTIE : LA PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE ............................. 7

CHAPITRE I : PRESENTATION DU CABINET ......................................................................... 3


I. PRÉSENTATION ET ORGANISATION DU CABINET AXAUDIT ................................... 3
II. L’ENVIRONNEMENT EXTERNE DU CABINET AX-AUDIT .......................................... 3
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE CONCEPTUEL ........................................ 13
I. PRÉSENTATION DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE .................................... 15 II.
PRÉSENTATION DE LA METHODES DES COUTS COMPLETS ..................................... 19

DEUXIEME PARTIE : MISE EN PLACE D’UN SYSTEME ANALYTIQUE .......................... 4

CHAPITRE I : PROCEDURE D’ELABORATION PAR LA METHODE DE COUT COMPLET ........ 36


I. DEMARCHE DE CONCEPTION DU SYSTEME .................................................................... 4
II- ASPECT PRATIQUE DE L’ORGANISATION .......................................................................
5
CHAPITRE II : CONCEPTION DU SYSTEME DE COMPTABILITE ANALYTIQUE .............
6
I. DESCRIPTION, DU SYSTEME D’INFORMATION EXISTANT ..........................................
6
II. RECOMMANDATIONS .........................................................................................................
CONCLUSION ............................................................................................................................ 66
BILIOGRAPHIES
WEBOGRAPHIES
ANNEXES
TABLE DES MATIERES
I

A NOS FAMILLES !

II
REMERCIEMENTS

Loin d’être une simple formalité, nous avons l’obligation intellectuelle de nous acquitter
d’un devoir du cœur en exprimant notre reconnaissance pour tout le soutient morale
matériel et financier a tout ceux qui de prêt ou de loin de manière directe ou indirecte on
contribue à la réalisation de ce programme pour cela nos remerciements vont à l’endroit de
:
- Monsieur OUATTARA AMADOU, Directeur de l’institut finances et
Comptabilités d’AGITEL Formation, pour son encadrement et ses conseils dans
l’élaboration de ce présent mémoire ;
- Monsieur KONAN NORBERT, notre Directeur de stage pour son
encadrement, ses conseils, son aide et ses orientations ;
- M. SANOGO MAMADOU, fondateur du GROUPE Ecoles d'Ingénieurs

- AGITEL-FORMATION qui de par sa bonté, a pu rendre tout cela possible


;

- Monsieur BOA BI RICHARD pour son aide fondamentale à ma formation


sur le terrain
- Monsieur LOROUGNON et Monsieur KOUAME ANDERSON pour
avoir procurer le savoir nécessaire à la maitrise du terrain ;
- A tous les membres de ma famille et toute personne qui porte le nom de
DIALLO et le nom de KABA ;

- Nous adressons nos sincère remerciement à la famille GBANGBO et


NOUFE ;
- Merci à tout le corps professoral et les membres de l’administration du
groupe d’école d’ingénieur d’AGITEL Formation pour les enseignements
d’une grande richesse.

Nous tenons à remercier toute notre famille pour son soutien inconditionnel et son
encouragement.
AVANT-PROPOS

III
La licence professionnelle 3ème année est un cycle universitaire qui se prépare dans les
grandes écoles privées agrées par l’Etat dont le groupe d’école d’ingénieur AGITEL
Formation établissement professionnel privée de renommer internationale. AGITEL
FORMATION fut créé en 1990 et est reconnue par le CAMES.
L’établissement comprend 4 instituts qui sont :
- ISCM (Institut Supérieur de Management et du Commerce
International) ;
- ISCF (Institut Supérieur de la Comptabilité et des Finances) ;
- ISCRH (Institut Supérieur de Communication et des Ressources
Humaines) ; - ISI-NTIC (Institut Supérieur d’Informatique et des NTIC).

C’est dans l’institut d’ingénierie comptable et financière que nous avons reçu notre
formation. Les domaines de compétence du licencié en comptabilité et finance sont :
- Cadre d’entreprise ;
- Trader ;
- Chef comptable ;
- Directeur de crédit ; - Fiscaliste ; - Consultant.

D’où le thème approprié à la comptabilité plus précisément à la comptabilité analytique.


« MISE EN PLACE D’UNE COMPTABILITE ANALYTIQUE PAR LA METHODE
DES COÛTS COMPLETS AU SEIN D’ELIKIA CONTRACTOR CI. »
SIGLES ET ABREVIATIONS

CUMP Coût Unitaire Moyen Pondéré

CUO Coût d’Unité d’œuvre

BTP Bâtiment Travaux Public

MP Matières Premières

IV
CD Charges Directes

SIIGES Système d’Information Intégré à la Gestion

PEPS Première Entrée Première Sortie

SYSCOA Système Comptable Ouest Africain

PU Prix Unitaire

DA Degré d’Avancement

SI Système d’Information

OHADA Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du


DROIT des Affaires

LISTE DES SCHEMAS

Schéma 1 : Les objectifs de la comptabilité analytique ....................................... 20

Schéma 2 : Fonctionnement du compte de stock matière .............................. 29

Schéma 3 : Fonctionnement du compte de stock de produit fini ....................30

V
Schéma 4 : Résumé de l’enchainement des coûts. ..........................................

Schéma 5 : Classification des charges directes et indirectes .......................... 42

VI
I
INTRODUCTION

1
2
I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE

Le secteur de la construction et des travaux publics (BTP) joue un rôle crucial dans
la relance économique de la Côte d'Ivoire. En 2012, environ 60% des
investissements publics ont été alloués au secteur du BTP. De nombreux projets sont
actuellement en cours, tels que la construction de logements et la rénovation
d'édifices publics.

C'est ainsi que la société d’ELIKIA CONTRACTOR CI, spécialisée dans ce


domaine, a pu bénéficier de nombreux chantiers à travers le pays. Toutefois, dans un
environnement concurrentiel de plus en plus exigeant, qui impacte les marges des
entreprises, il est crucial de maîtriser les performances de chaque activité et type de
produit ou service afin de prendre des décisions éclairées au bon moment.

L'étude ainsi faite se focalise sur la société industrielle, plus clairement sur l'outil de
prise de Décision rationnelle de celle-ci.

- Quelle est la situation de l’entreprise ?

- Pourquoi ?

- Comment y faire face ?

Ce sont des questions qui préoccupent en permanence les dirigeants une entreprise,
Quel que soit leur niveau de responsabilité, dans leur prise de décisions.
La comptabilité générale ne suffit pas à fournir une vision claire de la situation. En
comptabilité générale, le résultat est généralement déterminé en soustrayant les
dépenses des recettes dans le compte de résultat. Ce mécanisme est adéquat lorsque
les produits fabriqués ne sont pas vendus ultérieurement à l'exercice comptable et
qu'il n'y a pas d'articles en cours de production à la fin de l'exercice. Cependant,
dans le cas contraire, la détermination du résultat devient plus complexe, surtout
lorsque les stocks et les articles en cours de production représentent une part
importante du chiffre d'affaires de l'entreprise.

Le résultat ainsi défini s'éloignera donc de la réalité, ce qui peut entraîner des
erreurs pouvant influencer la prise de décision.

3
Pour remédier à cela, on peut faire appel à la comptabilité analytique, également
appelée comptabilité de responsabilité. Complémentaire à la comptabilité générale,
elle constitue un outil d'enregistrement continu des flux de production au sein d'une
entreprise. Elle fournit des informations économiques sur le passé, le présent et
même les prévisions futures. Ainsi, elle permet de recouper le plus précisément
possible les valeurs obtenues par la comptabilité générale. La comptabilité
analytique est largement nécessaire, en particulier pour une entreprise industrielle,
car elle fournit des informations complètes, au jour le jour, sur les composantes des
résultats de chaque activité, voire même de chaque produit fini manufacturé dans
l'entreprise.

« La comptabilité analytique est un outil de gestion conçu pour mettre en évidence


les éléments constitutifs des coûts et des résultats afin d'éclairer les prises de
décision. La mise en place d'un réseau d'analyse, la collecte et le traitement des
informations nécessaires dépendent des objectifs recherchés par les utilisateurs. »

Notre étude sur la mise en place d'une comptabilité analytique par la méthode des
coûts complets au sein d’ELIKIA CONTRACTOR CI arrive à un moment opportun
compte tenu de l'importance de cette pratique au sein de l'entreprise.

II. PROBLEMATIQUE

La comptabilité analytique de gestion, bien qu'elle ne soit pas obligatoire d'un point
de vue légal, est un outil interne d'aide à la décision qui complète la comptabilité
générale. Durant notre stage au sein du cabinet AXAUDIT, nous avons constaté que
certaines entreprises

Industrielles n’ont pas d’outil d’aide à la prise de décision.

Au regard de ces constats, notre question de recherche principale est la suivante :


comment mettre en place la comptabilité analytique basé sur la méthode des coûts
complets dans une entreprise industrielle ?

De cette question principale découlent les questions secondaires suivantes :


- Qu’est-ce que la comptabilité analytique ?

4
- Qu’est-ce qui différencie la méthode de cout complet des autres
méthodes ?
- Comment mettre en place la méthode de cout complet ?
La réponse à ces questions nous conduit à mettre en place un système d’information
qui nous conduira au calcul des coûts issus des chantiers.

III. OBJECTIFS DE L’ETUDE


Notre étude vise à mettre en place un système de comptabilité analytique dans le
secteur du BTP en utilisant la méthode des coûts complet.

III-1- Objectif principal


L’objectif principal de notre étude est de concevoir un système de comptabilité

analytique au sein d’ELIKIA CONTRACTOR CI

III-2- Objectifs spécifiques


Les objectifs spécifiques qui en découlent sont :

- Comprendre le concept de la comptabilité analytique ;

- Définir les spécificités de La méthode des coûts complets;

- Mettre en place une hiérarchie des coûts.

IV. HYPOTHESES DE L’ETUDE


L’hypothèse représente la projection que l’on fait quant à leur réalisation et à
l’atteinte des objectifs spécifiques et principal.

IV-1- Hypothèse principale


La conception du système de comptabilité analytique basé sur la méthode des coûts
complets au sein d’ELIKIA CONTRACTOR CI permet une meilleure gestion des
coûts.

IV-2- Hypothèses secondaire


De cette hypothèse principale, se dégagent les hypothèses spécifiques suivantes :
- Hypothèse 1 : la compréhension du concept de comptabilité analytique
permet de réduire les charges ;

5
- Hypothèse 2 : faire la description des différentes étapes de la mise en place

nous permettra d’avoir une vision claire des charges ;

- Hypothèse 3 : la mise en place d’une hiérarchie des coûts nous permettra de


déterminer le coût de revient.

V. METHODOLOGIE
Dans le cadre de nos travaux de recherche, nous avons eu recours aux techniques de

collecte d’information suivantes : la technique d’interview, l’internet et la revue

littéraire.

V.1 La collecte des données


La collecte des données se fait en trois étapes à savoir : la consultation des

documents, la technique d’interview et internet.

V.1.1 La consultation des documents


Nous avons pris connaissance des documents personnels de l’entreprise (règlements,
déclaration fiscale d’existence, statut et autres) relatant le régime fiscal
d’imposition, la date de création de l’entreprise, le type d’activité ainsi que d’autres
informations qui lui sont propres.

V.1.2 La technique d’interview


Lors de nos interviews, les questions abordées étaient spécifiques à chaque service
notamment aux services suivants :

• La comptabilité ;

• Les chefs de chantiers ;

• Le service d’achat.
V.1.3 Internet
Nous avons utilisé les sites de recherche rapide tels que GOOGLE et CHROME. Ils
nous ont facilité la tâche car ils nous ont offert toute une multitude d’informations et
de documents utiles à la réalisation de ce mémoire.
6
V.2 Intérêt de l’étude

L’étude revêt trois centres d’intérêts d’une grande importance que sont l’intérêt

personnel, l’intérêt pour l’entreprise et l’intérêt scientifique.

V.2.1 L’intérêt pour l’entreprise

L’intérêt de notre présente étude, est d’apporter à la société ELIKIA


CONTRACTOR

CI, un outil d’aide à la décision. Cet outil permettra, de connaitre les différents coûts
de production et de comparer le cout de revient de chaque chantier.

V.2.2 L’intérêt personnel


Pour nous, ce serait l’occasion de mettre en pratique tous les enseignements que
nous avons reçus en comptabilité générale, comptabilité analytique et en contrôle de
gestion.

V.2.3 L’intérêt scientifique

L’intérêt de l’étude, n’est pas bénéfique seulement pour la société et nous-même. Elle
sera aussi utile à tous lecteur de ce mémoire qui pourra comprendre davantage la mise
en place de la comptabilité analytique dans le secteur du BTP.

VI. ANNONCE DU PLAN

Pour mieux parvenir à notre recherche, l’étude s’articule autour de deux parties :

➢ La première partie présente le cadre général de l’étude ;


➢ La seconde partie traite de la mise en place d’un système de comptabilité
analytique.

7
Cette première partie permettra de présenter l’environnement général de notre étude
à savoir le cadre institutionnel et le cadre conceptuel.

Le cadre institutionnel de l’étude servira à présenter le cabinet qui nous a accueillis


durant notre stage.

Le cadre conceptuel aidera à mieux cerner la notion d'une mise en place d'une

comptabilité analytique au sein D’ELIKIA CONTRACTOR CI.

CHAPITRE I :
PRESENTATION DU CABINET

Le cabinet AXAUDIT est la structure qui nous a accueillis et se compose de


plusieurs départements qui concourent à son efficacité et son efficience lors de ses
différentes missions. Nous ne pouvons débuter notre étude sans la présenter. De ce
fait, ce chapitre abordera sa présentation, son organisation, ses différentes activités.

I. PRÉSENTATION ET ORGANISATION DU CABINET AXAUDIT


Il se présente comme suit :

8
I-1. Historique et activités
Nous allons faire l’historique du cabinet AXAUDIT et ensuite présenter ses
différentes activités.

I.1.1 Historique
Créé en 2018 à l’initiative de M. KONATE Mohamed Lamine, le cabinet
AXAUDIT est une Société à Responsabilité Limitée (SARL) implanté à Abidjan
Angré Résidence Awa en face de la BOA. Son capital s’élève à 2000.000 FCFA. Le
cabinet est dirigé par M.
KONATE Mohamed Lamine qui est entouré par une équipe dont M.
SOUMAHORO Mamadou qui est le directeur technique.

AXAUDIT a été créé par M. KONATE Mohamed Lamine (le fondateur) après
plusieurs interventions dans des sociétés, cabinets et organismes, publics privés, soit
en tant que consultant, soit en tant que sous-traitant indépendant, et ce dans les
domaines variés (négoce, industries, banques, assurances).Ses différentes
interventions dans les cabinets d’Audit et de Conseil et les conseils avisés de ses
proches, lui ont permis de mettre en place un cabinet d’audit et de conseil en gestion
pour permettre aux entreprises ambitieuses de bénéficier de son savoir-faire. Ainsi son
premier marché fut celui de WEST AFRICA
SECURITY dont la mission principale était le diagnostic des systèmes de gestion et

l’audit de la caisse des dépenses et des comptes fournisseurs.

I-1.2. Activités
AXAUDIT est un cabinet de conseil dont les principales activités sont

constituées d’audit, de conseil en gestion de comptabilité et de formations.

A travers ses missions, AXAUDIT contribue à sécuriser les différents acteurs

économiques sur la pertinence et la fiabilité de l’information financière.

I-2. Organisation
L’organisation au sein du cabinet AXAUDIT concerne aussi bien son

environnement interne qu’externe.

9
I-2.1. Environnement interne du cabinet AXAUDIT
Le cabinet AXAUDIT est géré par une équipe dynamique avec à sa tête un
gérant M. KONATE Mohamed Lamine. Le cabinet AXAUDIT est organisé autour
de 5 services (voir organigramme) principaux et complémentaires :

• Le service technique ;

• Le service conseil en gestion et formation ;

• Le service audit ;

• Le service comptabilité ;

• Le service formation.
I.2.2 Les différents services
Ils sont au nombre de cinq.
I-2.2.1. Le service technique
Le service technique pilote le développement et la rentabilité du cabinet et est
un garant de l’atteinte des objectifs financiers et commerciaux fixés par le gérant. Il
a en charge la gestion administrative, budgétaire et managériale du bureau, la
supervision des dossiers et la qualité des prestations clients. Il décline de manière
opérationnelle les axes stratégiques définis par le gérant ainsi que les moyens de
leur mise en œuvre.
Il apporte un service aux clients (aspects comptables, financier…), les conseille et
les accompagne dans le développement et la gestion globale de leur entreprise. Il
accompagne et supervise également les activés des autres services.

I-2.2.2. Le service Conseil en Gestion et Formation Ce service au sein du


cabinet AXAUDIT délivre des avis ou des recommandations sur ce qui convient
de faire dans une organisation pour améliorer un aspect. Ces recommandations
visent à améliorer le fonctionnement et la performance, actuelle ou future de
l’organisation.

10
I-2.2.3. Le service Audit
Le cabinet AXAUDIT réalise des études spécifiques sur la situation
financière comptable et administrative de ses clients en ayant pour objectif
d’évaluer les procédures et détecter les anomalies. L’objectif étant de remédier aux
dysfonctionnements en faisant des analyses, en proposant des mesures correctives et
des recommandations concernant les activités examinées. Il s’agit pour le cabinet de
procéder à un examen des états financiers de l’entreprise visant à évaluer les
comptes de celles- ci et vérifier leur sincérité, conformité et leur régularité.

I-2.2.4. Le service comptabilité


Les activités des services comptables au niveau du cabinet sont diverses et
variées :
• La mise en place de comptabilité ;
• La surveillance, tenue de comptabilité ;
• La mise en place et le suivi de la comptabilité analytique d’exploitation ;
• L’assistance comptable de toute nature ;
• L’établissement des situations périodiques, des bilans et comptes de résultat ;
• L’établissement des situations prévisionnelles ;
• L’établissement des comptes de groupes, consolidation des bilans et des
comptes ;
• L’établissement du tableau de financement ;
I-2.2.5. Le service formation
Les formations sont en général sur la mise en œuvre et l’utilisation de logiciel

comptable, sur les règles pour une bonne lecture du bilan, sur l’actualité fiscale et

sociale, sur le guide pour la révision comptable du personnel, l’animation des

séminaires.

II. L’ENVIRONNEMENT EXTERNE DU CABINET AX-AUDIT


L’environnement externe du cabinet AXAUDIT prend en compte l’ensemble
de ses clients, de ses fournisseurs, etc.

II.1. Les fournisseurs du cabinet AXAUDIT


Les fournisseurs du cabinet AXAUDIT sont généralement les fournisseurs de

fournitures de bureaux TOP BUREAU et d’internet AVISO.


11
II-1.1. Les clients du cabinet AXAUDIT
Le cabinet AXAUDIT, spécialisé dans l’Audit et le conseil en Gestion
entretien de bonne relation avec ses clients qui constitue en réalité son chiffre
d’affaires. Ainsi les clients du cabinet AXAUDIT sont les suivants :

• WEST AFRICA SECURITY ;

• E2JS ;
• ABIDJAN IMMOBILIER SERVICE ;

• ENTREPRISE IVOIRIENNE DE SERVICE ;

• HOTEL SARICE ;

• ETC.

II.1.2 Les interventions du cabinet


Depuis le cabinet intervient dans les dossiers de plus en plus importants tels que la
SARL E2JS, ABIDJAN IMMOBILIER SERVICES, ENTREPRISE IVOIRIENNE DE
SERVICE et véhicule une bonne image de marque, grâce à un travail sélectif, et une
concentration sur les métiers maîtrisés par le fondateur. Dernièrement le cabinet a mis
en place un autre pôle dédié principalement à la formation du personnel sur
l’utilisation des outils de gestions indispensable pour une gestion optimale des
ressources de l’entreprise.
II.1.3. Les axes de missions à son actif
Les missions au sein du cabinet AXAUDIT sont :
• Les conseils en gestion générale ;

• Les conseils en gestion financière ;

• Les relations en organismes bancaires et financiers ;

• Les conseils en organisation administrative.

12
À travers ce chapitre, nous avons pris connaissance de la structuration de
l’entreprise pour l’avancée de notre étude, le chapitre suivant mettra un accent
essentiellement sur les concepts techniques nécessaires pour une bonne démarche de
notre étude.

13
CHAPITRE II :
PRESENTATION DU CADRE CONCEPTUEL

Dans ce chapitre il serait question dans une première section, de développer la


notion de comptabilité analytique à travers son origine, ses objectifs, et ses relations
avec les autres disciplines tel le contrôle de gestion, la comptabilité générale et la
gestion budgétaire. Au niveau de la deuxième section nous présenterons la méthode
du coût complet.

I. PRÉSENTATION DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE

Il sera question de donner les objectifs et la relation de la comptabilité


analytique avec certaines disciplines comme le contrôle de gestion, la comptabilité
générale et la gestion budgétaire. Il sera aussi développé la typologie des coûts
complets et les méthodes de calcul des coûts en comptabilité analytique.

I.1 Objectif et rôle de la comptabilité analytique

Son rôle peut être appréhendé à travers trois axes dans l’entreprise (lauze et
bouquin 1985 :45)

I.1.1 L’axe outil du calcul des coûts

Calculer le coût d’un objet, consiste à évaluer ce qui est consommé pour la
réalisation de cet objet selon lauze et bouquin (1985 :45). C’est le premier rôle de la
comptabilité analytique et dans cette optique, elle doit permettre :

• De connaitre les coûts des différents flux internes réalisés ;

• De déterminer les bases d’évolution de certains éléments d’actif : les stocks

des produits finis, les immobilisations créées par l’entreprise ;

• D’expliquer les résultats en calculant les coûts de produits (biens ou services)


pour les comparer aux prix de vente correspondant.

14
I.1.2- L’axe outil de contrôle de gestion

À partir de l’évolution des coûts constatés, la comptabilité analytique peut permettre :

• D’établir des prévisions (par la mise en place des coûts préétablis et


budgets); • De constater la réalisation et expliquer les écarts qui en résultent ;
• De mettre en place de tableaux de bord comportant des indicateurs de gestion
permettant de contrôler l’évolution des consommations et des performances.

I.1.3- L’axe outil d’aide à la prise de décision


De ce point de vue, la comptabilité analytique a vocation à constituer une banque

d’information interne à laquelle tout décideur doit avoir accès pour sélectionner et agréger les
éléments de coûts concernés par les décisions à prendre. Ainsi, les coûts doivent être pertinent, c’est-
à-dire adapté à la situation à analyser ce qui conduit à déterminer des coûts partiels indépendants de
la structure de l’entreprise : calcul du coût variable ; du coût marginal correspondant aux limites du
problème posé.

Schéma 1 : Les objectifs de la comptabilité analytique

15
I.2- Relation entre les différentes notions
La comptabilité analytique est un outil qui permet de faire des analyses dans
le contrôle de gestion, la comptabilité générale et la gestion budgétaire.

I.2.1- Contrôle de gestion et comptabilité analytique


La comptabilité analytique joue une place centrale dans le processus de

gestion de l’entreprise au niveau de la phase « contrôle » de ce processus.

Gérer une entité économique, c’est utiliser au mieux les ressources rares disponibles

afin d’atteindre les objectifs de cette entité. Dans une entreprise, l’objectif de

rentabilité, bien qu’en étant pas seul, est souvent privilégié. Pour atteindre ces

objectifs, il faut prendre des décisions, et veillé à ce que la mise en œuvre de ces

décisions donne les résultats.

Dans la pratique, les résultats ont toujours la fâcheuse tendance à diverger par
rapport aux objectifs, tout simplement parce que l’entreprise doit affronter un
environnement, c’est -à dire un ensemble d’autres agents socio-économiques qui
eux aussi poursuivent leurs propre objectifs (les entreprises concurrentes par
exemple). Il est nécessaire donc, si on veut garder la maîtrise de la situation, de
mettre en place un système de contrôle permettant de déclencher une alerte quand
des écarts importants apparaissent entre prévisions et réalisations, afin de prendre
les décisions correctives qui s’imposent. C’est justement la comptabilité analytique
qui permet de fournir dans le cadre de ce système les informations comptables
nécessaires au contrôle budgétaire.

I.2.2- Relation entre comptabilité analytique et la comptabilité générale


Bien que les deux systèmes constituent des outils de gestion indispensable à
l’entreprise et qu’ils sont complémentaires, il n’en demeure pas moins qu’un certain
nombre de points les différencie. La comptabilité générale limite le cercle des
utilisateurs internes et lui confère une dominante financière alors que la comptabilité
analytique a vocation à irriguer tous les responsables de l’entreprise. C’est une
comptabilité managériale, prévoyante d’informations pour la prise de décision et
l’action. Voici un résumé des caractéristiques des deux comptabilités dans le tableau
suivant.
TABLEAU 1 : Comparaison comptabilité analytique et comptabilité générale
16
CRITERE DE COMPTABILITE COMPTABILITE ANALYTIQUE
COMPARAISON GENERALE
Au regard de la loi • Obligatoire • Facultative

vision de l'entreprise • Globale • Détaillée

Horizon • Passé • Présent et futur

Nature des flux observés • Externes • Internes

Document de base • Externes • Externes et internes

Classement des charges • Par nature • Par destination

Objectifs • Financiers • Economique

Règles • Rigides et formatives • Souples et évolutives

Utilisateurs • Tiers et direction • Tous les responsables

Nature de l'information • Précis, certifiée, formelle • Rapide, pertinente, approchée

Source : jean Lochard 1999 :15

I.2.3- Relation entre comptabilité analytique et la gestion budgétaire


Selon Lochard (1999 :15) la comptabilité analytique constate et valorise les

faits et les flux et, elle permet de déterminer les écarts entre prévisions d’objectifs,

d’une part, et la réalité d’autre parts.

Le budget de production est établi grâce à la comptabilité analytique qui fournit les

coûts de production standard d’une production donnée. Ces deux outils dont

complémentaires et jouent un grand rôle dans le contrôle de gestion de l’entreprise.

17
I.2.4- Typologie des coûts et les méthodes de calcul des coûts
On distingue quatre types de coûts. Ces derniers sont à l’origine des

principales méthodes de calculs. Il s’agit :

• Des coûts variables ou opérationnels constitués seulement par les charges qui
varient avec le volume d’activité de l’entreprise (par exemple, les quantités
produites et /ou vendues) sans qu’il y ait nécessairement exacte
proportionnalité entre la variable des charges et la variation du volume des
produits obtenus ;

• Les coûts fixes ou charge de structure sont liées, à l’expérience de


l’entreprise et correspondant, pour chaque période de calcul, à une capacité
de production déterminée. L’évolution de ces charges avec le volume
d’activité est discontinue. Ces charges sont relativement « fixes » lorsque le
niveau d’activité évolue peu au cours e la période de calcul. Les coûts fixes
correspondent aux charges engendrées par l’administration ou les
investissements durables. Ils ne sont pas proportionnels aux quantités
fabriquées ;

• Les coûts directs sont ceux qui sont possible d’affecter immédiatement,
c’està- dire sans calcul intermédiaire, au coût d’un produit déterminé. Il faut
noter que l’affectation de ces coûts dépend toutefois de l’existence de
moyens directs de mesure, ce qui explique que les charges les plus
communément admise au titre des coûts directs sont les heures de main-
d’œuvre et les matières premières. Il ne s’agit cependant pas d’une règle
absolue ;

• Les coûts indirects sont ceux qu'il n'est pas possible d'affecter
immédiatement, c'est-à-dire sans calcul intermédiaire, au coût d'un produit
déterminé. Les charges indirectes posent un problème important, dans la
mesure où leur incorporation au coût du produit nécessite un traitement
préalable.
18
II. PRÉSENTATION DE LA METHODE DES COUTS COMPLETS

Nous allons présenter des coûts complets en donnant la définition, les


principes et les fondements de la méthode.

II.1- Les coûts complets : définition, principes et fondements


Il s’agira ici, de faire une classification de la notion du coût complet à travers
sa définition, ses principes et fondements.

II.1.1- Définition des coûts complets


La méthode du coût complet est fondée sur le principe d’une prise en compte
complète des coûts directs et des coûts indirects de l’entreprise, par le biais d’une
répartition préalable pour les seconds, dans des « centres d’analyses ». Malgré ses
imperfections, la méthode reste encore nécessaire. Sa mise en œuvre nécessite la
maîtrise d’un minimum de concepts et de définitions.
D’après Béatrice Francis Grand Guillot (2006 :16) le coût complet consiste à
décomposer le coût de revient selon les phases successives du cycle d’exploitation.

Encore appelé coût de revient, le coût complet intègre l'ensemble des charges supportées durant le
processus de fabrication.

Cette méthode a pour mission la détermination du coût de revient en y intégrant toutes les
charges incorporables de la période considérée, compte tenu des possibilités de retraitement des
charges par le biais des différents traitements comptables. Les résultats analytiques correspondent
aux produits vendus et servent de bases d'évaluation de certains éléments du bilan pour des
besoins de gestion, particulièrement des stocks.

II.1.2-Principes des coûts complets


La méthode des coûts complets est fondée sur le principe d’une prise en
compte complète des coûts directs et des coûts indirects de l’entreprise, par le biais
d’une répartition préalable pour les seconds, dans les « centres d’analyse ».

II.1.2.1- Affectation des charges en comptabilité analytique


La méthode des coûts complets repose sur le principe d’une affectation de
toutes les charges de la comptabilité analytique au coût des produits fabriqués. Le

19
problème essentiel est celui de l’affectation des charges de la comptabilité générale
dans le système analytique, puis de leur imputation au coût des produits.

II.1.2.1.1- Traitements des charges indirectes dans les centres d’analyse

La complexité de cette opération oblige à distinguer plusieurs étapes : il faut


commencer par définir la notion de centre d'analyse ; Ensuite, pourra être précisée la
répartition primaire et secondaire ; Enfin, pourront être étudiées plus en détail les
modalités pratiques d'affectation des charges à l'aide de clés de répartition.

II.1.2.1.2- Les centres d’analyse


Le recours aux centres d’analyse vient de ce qu’en apparence, il n’existe pas
de lien direct entre le produit et la charge enregistrée quelle est ainsi la part de la
secrétaire de direction dans une chaise fabriquée ? Son donc regroupé dans les
centres d’analyse, des charges communes à plusieurs produits, sans qu’il soit
possible a priori de déterminer la part exacte imputable à tel ou tel produit. Pour
prendre une image, il s’agit en quelque sorte de boite dans lesquelles tous les
éléments que l’on ne sait pas ranger directement à un endroit précis, sont placés en
attente d’une attente d’une affectation ultérieure.

Les centres d’analyse correspondent à des subdivisions comptables de l’entreprise


dans lesquelles sont regroupés, préalablement à leur imputation aux coûts, les
éléments de charges qui ne peuvent leur être directement affectés.

II.1.2.1.3 Répartition primaire et répartition secondaire


En réalité, postérieurement à l'affectation présentée ci-dessus, on opère une
seconde répartition. L'existence de deux niveaux de répartition des charges provient
de ce que certaines activités interviennent plus directement, en apparence, que
d'autres dans le processus productif. On considère ainsi que les ressources
consommées dans les services opérationnels sont expliquées par la production
réalisée dans ces derniers. En d'autres termes, ce sont fondamentalement les services

20
opérationnels (approvisionnement, production, distribution, etc.) qui constitueraient
la cause essentielle des coûts des produits.
II.1.2.1.4 Les clés de répartition
Au premier niveau (répartition primaire, ou encore déversement des charges
de la comptabilité générale en comptabilité analytique) se pose le problème de
l’affectation des charges aux différents centres d’analyse. Deux cas sont
envisageables :
• Les charges sont directement liées au fonctionnement du centre, des
fournitures administratives peuvent ainsi être affectées a priori au
fonctionnement de L’administration de l’entreprise ;

• Les charges ne sont pas directement liées au fonctionnement d’un centre en


particulier. Ce peut être le cas par exemple, de l’eau ou de l’électricité. Dans
ce cas, si les dépenses peuvent être individualisées grâce à des compteurs,
leur affectation se fera au prorata de leur consommation. Dans le cas
contraire, on utilisera une clé de répartition.

Tant que les charges indirectes ne représentent qu’une faible part des produits et que
les processus de production demeurent simples, il est clair que la méthode peut être
considérée comme satisfaisante. Ce n’est plus le cas dans beaucoup de situation, ce
qui explique en partie l’émergence de la comptabilité en coûts d’activités.

II.1.2.1.5- Imputation des charges aux produits


L’imputation des charges aux produits ou aux services est réalisée à l’aide

d’unités d’œuvre ou taux de frais. Ceux-ci constituent un élément central dans la

méthode des coûts complets. Ainsi, est-il important d’en étudier les caractéristiques

et les limites.

II.1.2.2- Définitions et caractéristiques des unités d’œuvre


L’unité d’œuvre doit être impérativement choisie en fonction du lien étroit

qui caractérise l’activité de l’atelier et la fabrication d’un produit.

21
II.1.2.2.1. Définition

Une unité d’œuvre correspond à une mesure de l’activité d’un centre d’analyse
exprimée sous forme volumique (quantités de travail, de matières premières
achetées, de produits fabriqués ou vendus, etc.). Un taux de frais correspond à une
mesure de l’activité d’un centre d’analyse exprimée sous forme d’un montant en
franc, ou d’un pourcentage.

Idéalement, l’unité d’œuvre doit être choisie en fonction du lien de causalité qui
existe entre la consommation de ressources et l’élaboration du produit. Mais, dans la
réalité, les activités d’un centre de responsabilité sont nombreuses : ainsi,
l’approvisionnement peut-il recouvrir la passation des commandes, la gestion de
l’acheminement des produits, le contrôle de la qualité, du stockage, etc. autant
d’opérations qui diffèrent par leur nature. Aussi, le choix d’une unité d’œuvre
s’avère-t-il particulièrement délicat.

II.1.2.2.2- Détermination et enchainement des coûts. Dans une entreprise


industrielle, nous pouvons distinguer trois fonctions :

• Approvisionnement en matières premières ;


• Fabrication des produits finis ;
• Commercialisation des produits finis.

En plus de ces coûts cités ci-dessus, nous pouvons avoir dans certains cas un coût

lié à la valorisation des stocks.


II.1.2.2.3- Le coût d’achat
Le coût d’achat est la somme de tout ce que coûte un approvisionnement, y
compris les frais de mise en stock.
On détermine un coût d’achat pour chaque matière première ou chaque matière
Consommable ayant fait l’objet d’un approvisionnement pendant la période
considérée. Le coût d’achat d’une matière première ou consommable peut
comprendre :

22
• Des éléments directs (le prix d’achat proprement dit plus les frais accessoires
comme les frais de transport ou de dédouanement.) ;

• Des éléments indirects (imputation des frais de fonctionnement des services

D’approvisionnement.).
II.1.2.2.4- Les coûts de production
Le coût de production est la somme de tout ce que coûte l’obtention d’un
produit fini et y compris les frais de mise en stock.

On détermine un coût de production pour chaque produit (fini ou semi fini) ayant

fait l’objet d’une fabrication pendant une période donnée.

Le coût de production d’un produit peut comprendre :

• Des éléments directs (consommation de matière première plus les frais de

main d’œuvre directe) ;

• Des éléments indirects (imputation des frais de fonctionnement des ateliers


de production).

II.1.2.2.5- Les coûts de distribution


Le coût de distribution peut se définir comme la somme de tout ce que coûte
la commercialisation d’un produit. Ce coût peut comprendre :

- Les éléments directs (commission aux vendeurs, frais d’expédition aux


clients) ;
- Les éléments indirects (imputation des frais de fonctionnement des services
commerciaux)

II.1.2.2.6- Les coûts de revient


À partir des coûts précédents, il est possible de calculer les coûts de revient, en faisant bien
attention aux relations d'inclusion ou de non-inclusion qui dérivent des définitions ci-dessus.
Le coût de revient est la somme du coût de production et du coût de distribution du produit
fini.

Généralement, les coûts sont effectués dans un tableau à double entrée comportant autant de
colonnes que de produits et autant de lignes que d'éléments constitutifs. On effectue en

23
général un calcul du coût global que l'on divise ensuite par le nombre de produits pour
obtenir un coût unitaire.

ELEMENTS TOTAL PRODUIT 1 PRODUIT 2 ….

CHARGES DIRECTES

…..

…..

CHARGES INDIRECTES

…..

COÛT GLOBAL

NOMBRE DE PRODUIT

TABLEAU 2 : Présentation matérielle des coûts.


.

Source : selon les données de l’étude 2023


II.2- Prise en compte des mouvements de stock
Il convient de distinguer le coût d’achat des matières achetées pendant la

période et le coût d’achat des matières consommées, élément du coût de production.

II.2.1- Prise en compte des matières premières et fourniture consommable.


Pour chaque matière, il convient d’ouvrir un compte de stock. Ce compte est
débiteur en début de période du montant du stock initial.
24
A chaque approvisionnement, on calcule le coût d’achat de matière achetées et on
entre ces achats, valorisés au coût d’achat, au débit du compte de stock. A chaque
sortie de matière première pour les besoins de la production, on crédite le compte de
stock en matière du montant de la consommation, valorisé selon le principe de
l’évaluation retenu. En fin de période, le solde du compte de stock permet de
valoriser le stock final.

D’après le SYSCOA, il est retenu la méthode du Coût Unitaire Moyen Pondéré


(CUMP) ou la méthode de Première Entrée, Première Sortie (PEPS) pour la
valorisation des stocks.

Schéma 2 : Fonctionnement du compte de stocks matières


COMPTE DE STOCKS MATIERES

VALEUR S
FINALS
DU
STOCKS

Source : selon les données de l’étude 2023

II.2.2- Prise en compte des produits finis.


Pour chaque matière, il convient d'ouvrir un compte de stock. Ce compte est débiteur en début de
période du montant du stock initial. À chaque approvisionnement, on calcule le coût d'achat des
matières achetées et on entre ces achats, valorisés au coût d'achat, au débit du compte de stock.
À chaque sortie de matière première pour les besoins de la production, on crédite le compte de

25
stock en matière du montant de la consommation, valorisé selon le principe d'évaluation retenu.
En fin de période, le solde du compte de stock permet de valoriser le stock final.

D'après le SYSCOA, il est retenu la méthode du Coût Unitaire Moyen Pondéré (CUMP) ou la
méthode de Première Entrée, Première Sortie (PEPS) pour la valorisation des stocks.

Schéma 3 : Fonctionnement du compte de stocks de produits finis

Source : selon les données de l’étude 2023

II.2.3- Les encours de production.


Un encours est un produit dont la fabrication n'est pas achevée. On ne peut donc pas, pour ce
produit, calculer de coût de production, par définition même du coût de production. On ne peut que
calculer une valeur d'encours, en sommant les charges déjà engagées pour la production. Un encours
est donc en fait un coût de production incomplet.
En début de période, les valeurs d'encours sont reprises comme élément de coût de production.

L’« encours début » vient en augmentation des charges de la période. Par contre, en fin de période,
on distingue le coût de production des produits terminés, qui constitue un véritable coût de
production, de la valeur d'encours de fin (« encours fin ») considérée comme un stock.

26
II.3 Les différentes méthodes de calcul
Hormis la méthode du coût complet, nous avons d’autres méthodes de calcul
des coûts. Nous allons énumérer les plus utilisés dans les entreprises.

II.3.1- Coût partiel


Un coût variable est un coût partiel constitué uniquement par les charges
directes et indirectes qui varient avec le volume d'activité. Il s'agit des charges
variables ou opérationnelles ; elles sont réparties entre les produits afin de calculer
le coût variable de chaque produit.
TABLEAU 3 : Tableau coût partiel

Source : selon les données de l’étude 2023


II.3.2 Coût direct
Dans les systèmes de coût direct, l'analyse de la consommation des ressources s'opère en
fonction de deux critères : les objets dont on veut le coût et la causalité. Seules sont incluses
dans le périmètre de calcul les ressources qui entretiennent un lien de causalité directe avec les
objets.
TABLEAU4: Tableau coût direct

27
Source : selon les données de l’étude 2023

II.3.3- Coût par activité

Elle consiste à répartir l'ensemble des charges sur les objets de coûts, c'est-à-dire dont
on cherche à connaître le coût, en s'appuyant sur l'accomplissement des missions de
l'établissement. Dans cette méthode, deux notions sont essentielles : la notion
d'activité et la notion de processus, toutes deux étroitement liées.

Une activité représente un ensemble de tâches et décrit la réalisation de tout ou partie


d'une mission d'une entité de l'établissement ou de l'établissement lui-même. Un
processus est un ensemble d'activités qui, en se combinant entre elles, fournissent un

produit matériel ou immatériel.

28
TABLEAU 5 : Tableau des coûts par activité

Source : synthèse des méthodes de calcul et d'analyse des coûts

II.3.4- Le coût cible


D'un point de vue technique, l'objet de la méthode du coût cible est
d'identifier le coût de production d'un produit proposé de telle sorte que, lorsque le
produit sera vendu, il fournira la marge de profit désirée.

D'un point de vue marginal, la méthode « des coûts cibles » est un système de
gestion stratégique des profits, intégrant un programme complet de réduction des
coûts par les techniques « d'ingénierie de la valeur » et la réduction de la diversité en
conception.

TABLEAU 6 : synthèse coût cible


Source : selon les données de l’étude 2023
II.3.5- Avantages et inconvénients des méthodes de calcul de coût
Toutes ces méthodes de coût énuméré ci-dessus comportent des avantages et
inconvénients résumés dans le tableau ci-dessous.

TABLEAU 7 : Résumé des avantages et inconvénients

29
METHODES AVANTAGES INCONVENNIENTS

-Connaissance des coûts aux différentes -Procédure lourde et souvent


phases d’élaboration et de distribution ; Complexe ;
-Détermination du prix de vente et du
COÛTS résultat dégagé.
COMPLETS -Aucune distinction entre charge
variable et fixe ;
-Ignorance du comportement
des charges face à une variation
du niveau d’activité.
-Simplification du calcul des coûts ; -Sous-évaluation des stocks ;
-Difficulté de tri entre charges
-Calcul d’indicateurs de risque (seuil de
COÛTS variables et fixes ;
VARIABLES rentabilité…) -Exclusion des frais fixes spécifiques

-Détermination des produits à forte


marge ; aux produits dans les décisions de
gestion.

-Détermination pour chaque produit de


sa contribution à la formation di résultat
par la couverture de frais commun ;
COÛTS DIRECTS Elimine la difficulté de réparation des -Sous-évaluation des stocks
charges indirectes.

-Analyse transversale des processus ; -


COÛTS PAR Calcul du coût des activités fournies par
ACTIVITE les centres de travail ;
-Méthode coûteuse ;

COÛTS PAR -Evaluation de la proportion -Système de calcul complexe


ACTIVITE
d’utilisation de l’activité par le produit ;

-Meilleur traitement des charges


indirectes

30
-Calcul du coût du produit dès sa -Procédure complexe ;
conception en fonction du prix de vente -Méthode mal adapté au produit
COÛTS CIBLE imposé par le marché et la marge ayant une durée de vie longue
attendue ;
-Facilité la réduction des coûts ;
-Calcul un coût cible par composants du
produit.

Source : Grand Guillot (2006 :18).

Nous constatons que ces différentes méthodes de calcul de coût ne s’opposent pas,
mais se complètent et se combinent.

Dans ce chapitre, nous avons développé l’essentiel de la comptabilité analytique de


même que la méthode du coût complet qui fait l’objet essentiel de notre étude. On
comprend, dès lors, la fragilité du modèle des coûts complets et la nécessité de
relativiser la pertinence des coûts : clés de répartition et unités d’œuvre peuvent
aboutir à des conclusions erronées. Or, dans un contexte de concurrence accrue, la
connaissance des coûts de manière fiable devient essentielle. Nous avons énuméré
d’autres méthodes qui peuvent améliorer la méthode de coût complet.
Cette première partie nous a permis d’aborder notre étude sous deux angles.
D’abord, l’angle structurel qui nous a permis de prendre connaissance de
l’historique et la structure organisationnelle de l’entité. Ensuite, l’angle conceptuel,
qui nous a permis de nous familiariser avec les concepts s’inscrivant dans le
domaine de notre étude et de connaitre les différents mécanismes de la comptabilité
analytique.

31
DEUXIEME PARTIE :
MISE EN PLACE D’UN SYSTEME ANALYTIQUE

Le cadre pratique que constitue cette deuxième partie, il sera question de faire la
description du schéma technique, des charges qui interviennent à chaque étape du
processus du traitement des charges, le montage des différents tableaux de coûts
enfin des recommandations pour la mise en œuvre de l’outil installé.

Il sera présenté en deux chapitres, dans le chapitre 1 nous allons montrer le


processus de mise en place d’une comptabilité analytique et le chapitre 2 parlera de
la conception d’un système de comptabilité analytique basé sur la méthode des
sections homogènes et les recommandations.

CHAPITRE I :
PROCEDURE D’ELABORATION PAR LA METHODE DE COUT
COMPLET

La mise en place d’une comptabilité analytique, nécessite beaucoup de réflexion.


Pour y parvenir, il faut bien comprendre l’activité et les différentes charges qui
interviennent dans le processus de construction. Nous avons consacré un chapitre
entier pour bien comprendre les différentes phases de sa mise en œuvre. Après la
description de ces phases nous allons aborder les aspects pratiques de l’organisation
comptable analytique et la comptabilité analytique dans un système informatisé.
32
I. DEMARCHE DE CONCEPTION DU SYSTEME
Nous allons présenter les étapes de la mise en place de la méthode du coût
complet et par la suite passer à la clarification des concepts liés à ces différentes
phases.

Cela passe d’abord par la définition des objets de coûts, ensuite par les affectations
de charges aux centres de coûts.

I.1-Définition des objets de coûts


C’est la première phase dans le processus de mise en place de la comptabilité
analytique. Par objets de coûts, on entend tout objet auquel on peut affecter des
coûts.

I.1.1-Analyse des procédures de production


Un processus de production ou procédé industriel est un système organisé
d'activités qui sont en rapport de façon dynamique et qui sont tournées vers la
transformation de certains éléments. Ce processus est souvent matérialisé par un
schéma appelé organigramme de la production.

I.1.1.1- Codification des centres principaux et des centres auxiliaires.


Ici, on fait le découpage comptable de l'entreprise en centres correspondant à une
étape du processus de production. Cette découpe peut correspondre aussi à une
découpe physique de l'entreprise telle qu'administration, service, atelier, magasin.

On distingue généralement du point de vue comptable les centres de travail en «


centres opérationnels et centres de structure ». Les centres opérationnels peuvent
eux- mêmes être distingués en « centres principaux et centres auxiliaires ».

Les centres principaux : ce sont les centres où sont mis en œuvre les moyens de

production et de vente de l’entreprise. Ils correspondent au cycle « achat-production

vente ». Ils sont généralement représentés par un ou plusieurs centres se rattachant

respectivement à l’approvisionnement, à la production ou à la distribution.

33
Les centres auxiliaires : ils ont pour rôle de gérer les facteurs de production mis en
œuvre.
Ils correspondent à des fonctions de support comme la gestion du personnel,
l’entretien, le matériel et les bâtiments administratifs, la fonction financière et
comptable, etc. après l’identification des centres il faut affecter des codes à chaque
centre.

I.1.1.2- Choix des unités d’œuvre et leur quantification


Une unité d’œuvre correspond à une mesure de l’activité d’un centre
d’analyse exprimée sous forme volumique (quantités de travail, de matières
premières achetées, de produits fabriqués ou vendus, etc.).

La meilleure unité est celle dont la quantité varie, au cours de plusieurs périodes

successives, en corrélation la plus étroite avec le total des frais du centre, ce qui en

principe suggère des études statistiques. Mais très souvent, dans la pratique, ce sont

l'une des quatre unités d'œuvre suivantes qui sont utilisées :

L’heure de main d’œuvre, en principe lorsque dans le centre de travail considéré,


il est possible de pointer les temps de travail par opérateur, ou par équipe. Cette
unité d’œuvre est en pratique très répandue.

L’heure machine, lorsque, dans le centre de travail considéré, la production est


réalisée par une machine (ou par un groupe de machines) dont le temps de
fonctionnement n'est pas directement lié au temps de travail des opérateurs qui la
servent, et que l'amortissement de cette machine ainsi que ses frais de
fonctionnement (entretien, frais d'outillage, consommation de produits, fluides et
d'énergie) sont importants par rapport aux frais de main-d'œuvre correspondants.

L’unité de fourniture travaillée (nombre, poids, volume, surface, longueur, …)


lorsque les consommations correspondantes sont d’un coût prépondérant, et/ou
lorsque les temps de main d’œuvre et les temps machine par produit sont
impossibles ou difficiles à pointer alors que les fournitures travaillées par centre
font l’objet d’un pointage
34
L’unité de produit élaboré ( nombre, poids, volume, surface, longueur, …), dans

un atelier de fabrication spécialisé, dans une production bien déterminée lorsque le

centre de travail intéressé n’intervient dans le processus d’élaboration que pour un

seul produit, ou pour des produits similaires que l’on peut ramener à une unité-type

d’équivalence ; dans ce dernier cas, on calcule le coût de l’unité-type du produit, et

l’on obtient le coût de chaque unité de produit en multipliant ce coût de l’unité-type

par le coefficient d’équivalence Correspondant, déterminé par une étude technico-

comptable ad-hoc.

I.2.2- Identification des charges en directes et indirectes


À ce niveau, on identifie toutes les charges qui interviennent dans chaque

centre d'analyse.

I.2.2.1- Classification des charges en directes et indirectes


Les charges sont classées en charge directe et indirectes. Une charge est dite
directe par rapport au coût du produit considéré si non affectation est possible sans
calcul conventionnel, grâce à un moyen de mesure effectivement disponible.
Une charge est dite indirecte dans le cas contraire. Son traitement comprend alors
quatre opérations successives :
• Traitement des charges indirectes ;

• Ventilation sur des centres d’analyses ;


• Cession de prestations entre centre d’analyse : on parle alors de sous-répartition ;
• Imputation des coûts des centres d’analyse aux coûts recherchés.

I.2.2.2 Classification des charges directes et indirectes


La classification des charges est illustrée dans par le schéma ci-dessous :

Schéma 4 : Résumé de l’enchainement des coûts

35
Source : Grand Guillot (2006 :54)

I.2- Affectation des charges directes aux centres d’analyse.


Après la classification des charges, les charges directes sont affectées

directement aux centres d’analyse.

I.2.1- Elaboration du tableau de répartition des charges indirectes

Pour l’affectation des charges indirectes, cela nécessite l’élaboration d’un tableau. Il

s’agit d’un tableau qui représente les imputations proportionnellement aux

consommations des charges indirectes relatives aux différents secteurs d’activités qui

composent l’entreprise le choix de clés de répartition et leurs volumes.

À ce niveau, on définit les clés de répartition pour l’affectation des charges

indirectes entre différents centres d’analyse.

I.2.1.1- Répartition primaire des charges indirectes entre les centres d’analyse La
répartition primaire consiste à affecter les charges indirectes dans les centres d'analyse
grâce aux clés de répartition préalablement définies.
I.2.2.2- Répartition secondaire des charges des centres auxiliaires entre les centres
principaux
Les centres auxiliaires sont des centres de support pour les centres
principaux. Après la répartition primaire, les charges des centres auxiliaires sont
réparties entre les centres principaux grâce à des clés de répartition. Après la
répartition secondaire, les totaux des centres auxiliaires sont nuls.

36
I.2.2- Imputation des charges indirectes aux objets de coûts
Une fois le tableau de répartition achevé, les charges indirectes sont affectées

aux différents coûts (coût d'achat, coût de production et coût de revient) grâce aux

unités d'œuvre définies.

I.2.2.1- Calcul des coûts des objets de coûts


Une fois que les charges directes et indirectes sont affectées aux différents
coûts, le calcul du coût de revient des produits fabriqués devient plus facile.

I.2.2.2. Synthèse des étapes de la mise en place du système de coût complet.

Nous Avons fait une synthèse dans le tableau suivant :

TABLEAU 8 : Etapes de la mise en place du système de coût complet


N° DESCRIPTION

Phase 1 Définition des objets de coûts

Phase 2 Analyse des processus de production

Phase 3 Identification et codification des centres principaux et centres auxiliaires

Phase 4 Choix des unités d’œuvre et leur quantification

Phase 5 Identification des charges correspondante à chaque centre d’analyse

Phase 6 Classification des charges en directes et indirectes

Phase 7 Affectation des charges directes au centre d’analyse

Phase 8 Elaboration du tableau de répartition des charges indirectes

Phase 9 Choix des clés de répartition et leurs volumes

Phase 10 Répartition primaire des charges indirectes entre les centres d’analyse

Phase 11 Répartition secondaire des charges des centres auxiliaires entre les centres principaux

Phase 12 Imputation des charges indirectes aux objets de coûts

Phase 13 Calcul des coûts des objets de coûts.

Source : selon les données de l’étude 2023

II- ASPECT PRATIQUE DE L’ORGANISATION


37
Comme toute comptabilité, la comptabilité analytique peut être mise en œuvre

soit de façon « extracomptable », en présentant les calculs dans des tableaux par

exemple, soit de façon « comptable » en utilisant les outils de l’analyse comptable.

Cette partie traitera d’une part les aspects pratiques de l’organisation comptables
analytique et d’autre part de la comptabilisation analytique.

II.1- Aspect pratique de l’organisation comptable analytique

Cet aspect pratique comporte les travails suivants :

II.1.1-Les techniques de l’enregistrement

Elle est fondée sur l’utilisation en comptabilité analytique de comptes réfléchis.


Au lieu de créditer les comptes de charges de la comptabilité générale, comme dans
la première modalité de la comptabilité analytique intégrée, on crédite des comptes
parallèles dits réfléchis. Ainsi pour saisir les achats en comptabilité analytique, on
crédite le compte « achats réfléchis ».

Au lieu de débiter les comptes de produits de la comptabilité générale, on débite un

compte parallèle qui est le compte « produits d’exploitation réfléchis ».

Par cette technique, la comptabilité analytique d’exploitation reprend les charges et


les produits, sans altérer les comptes de la comptabilité générale, laquelle reste
intacte.

Les comptes réfléchis reçoivent ainsi la contrepartie des écritures de prise en charge
par la comptabilité analytique de celle des données de la comptabilité générale
qu’elle prend en considération.

I.1.2. Les comptes réfléchis


Ce sont de véritables miroirs des comptes de stocks, de charges et de produits de la comptabilité
générale. De ce fait, il n'est pas nécessaire d'ouvrir autant de comptes réfléchis qu'il existe de
comptes dans les classes 6 et 7 du SYSCOA. Dans la pratique, on se contente d'avoir un compte
par type général de charges, de produits ou de résultats.

38
"On obtient ainsi une comptabilité par coûts, parallèle à la comptabilité générale, liée
à elle arithmétiquement, qui est la conséquence directe et lui demeure subordonnée, sans jamais ne

pouvoir interférer avec elle, ni l'altérer en quoi que ce soit" (Grand Guillot, 2006, page 211).
La comptabilité analytique est alors une comptabilité autonome par rapport à la comptabilité
générale. Les deux comptabilités traitent les mêmes éléments, les mêmes unités, mais elles
les répartissent et les comptent de manière différente pour répondre à des objectifs
intermédiaires propres à chacune d'elles. La comptabilité générale est une comptabilité
d'enregistrement pur, les regroupements ne s'effectuant de compte à compte qu'à la fin de
l'année comptable. La comptabilité analytique d'exploitation est constamment une
comptabilité de répartition et de regroupements.
La séparation des deux comptabilités est ainsi la conséquence de leurs différences
d'objectifs et de nature. Elle n'empêche pas les comptables d'assurer leur concordance, par
le rapprochement du résultat d'exercice déterminé de manière différente dans chacune
d'elles et qui doit être finalement le même. On obtient ainsi un nouveau type de contrôle.
II.2- Présentation des groupes de comptes
A côté des comptes spécifiques, appelés comptes réfléchis, nécessaires aux enregistrements
comptables d'une comptabilité analytique indépendante de la comptabilité générale, les
comptes « 91 et 99 » peuvent être utilisés pour disposer d'une série de comptes destinés à
répondre à différents objectifs.

II.2.1 La nomenclature selon le SYSCOA


Le SYSCOA prévoit neuf classes :

II.2.1.1- Le numéro de compte 90 : comptes réfléchis


Ce sont les comptes destinés à tenir une comptabilité analytique indépendante de la comptabilité
générale.

II.2.1.2- Le numéro de compte 91 :


Il s'agit des comptes destinés à reclasser des charges et des produits de la comptabilité générale
dans un ordre différent de celui imposé par la comptabilité générale, soit pour obtenir des
valeurs significatives de la gestion de l'entreprise, soit pour préparer l'analyse ultérieure.

39
II.2.1.3- Le numéro de compte 92 : centres d'analyse
Ce sont les comptes destinés à partager l'entreprise en un certain nombre de divisions
comptables correspondant généralement à son organigramme de structure. Ces comptes
reprennent les charges indirectes des centres dans le tableau de répartition.

II.2.1.4- Le numéro de compte 93 : coût de produits stockés


Il s'agit des comptes destinés à permettre aux entreprises de production ou de transformation
de calculer les coûts des produits à leurs différents stades d'élaboration, y compris le stade de
leur entrée en magasin.

II.2.1.5- Le numéro de compte 94 : stocks


Ce sont les comptes destinés à suivre les mouvements de stocks.
II.2.1.6- Le numéro de compte 95 : coûts de produits vendus
Il s'agit des comptes destinés à calculer le coût des commandes clients à leurs différents stades
d'élaboration, y compris le stade de la distribution.

II.2.1.7- Le numéro de compte 96 : écarts sur coûts préétablis


Ce sont les comptes destinés à mettre en évidence les écarts entre les coûts constatés et les coûts
préétablis.

II.2.1.8- Le numéro de compte 97 : différences de traitement comptable


Il s'agit des comptes destinés à moduler le calcul des coûts selon l'option de gestion retenue. Ils
permettent d'établir la concordance avec la comptabilité générale.

II.2.1.9-Le numéro de compte 98 résultats de la comptabilité analytique.


Il s'agit des Comptes destinés à classer les résultats analytiques.
II.2.2- Les avantages de l’autonomie de la comptabilité analytique
Il est possible d’introduire facilement la comptabilité analytique
d’exploitation dans les entreprises qui en sont dépourvues, sans courir le risque au
cours de la période d’adaptation qui s’avère souvent longue et délicate de troubler le
fonctionnement de la comptabilité générale.

II.2.2.1 Cas de la comptabilité générale


La comptabilité générale peut être tenue sans se soucier du calcul des coûts.
Les retards dans la tenue de la comptabilité analytique d’exploitation encore qu’ils
ne soient pas souhaitables, bien au contraire n’ont aucune influence sur la tenue de
40
la comptabilité générale, des balances mensuelles, des bilans. Il en serait autrement
dans le cas de la comptabilité unique.

L’autonomie permet à la comptabilité analytique d’être tenue en un lieu différent de


la comptabilité générale, lorsque la dispersion des établissements l’exige (usine
éloignée du siège social). La comptabilité analytique d’exploitation, qui utilise la
partie double, peut être confiée à des spécialistes des coûts de revient. L’autonomie
de la comptabilité analytique d’exploitation rend enfin possible un contrôle
arithmétique des deux comptabilités.

II.2.2.2- L’information de la comptabilité analytique.


La comptabilité analytique traite un grand nombre de données chiffrées,
financières ou non. Elle n’est soumise à aucune réglementation, contrairement à la
comptabilité financière.
La quasi-totalité des entreprises utilisent des outils informatiques de gestion, plus ou

moins puissants et complexes, selon leur taille, leurs objectifs et le niveau

d’information souhaité.

Dans les systèmes informatisés dans lesquels l’impératif du contrôle de la partie


double n’est plus primordial, on peut concevoir d’autres principes d’organisation.

D’après Didier LECLERE 2004 :43 on peut par exemple, enregistrer les écritures
comptables avec un système de codification multiple sur un fichier. Pour une
charge, on saisira, en plus du montant et de la contrepartie financière, le numéro de
compte de la classe
6 la charge concernée, et le numéro de compte de la classe 9 correspondant à
l’affectation ou à la répartition analytique. Le fichier ainsi constitué pourra ensuite
être trié selon les comptes de la classe 9 pour les besoins de la comptabilité
analytique.

En fait, dans un tel système, on peut considérer que conceptuellement on n’est plus
en partie double, mais en « partie triple » et le terme « trébit » venant compléter le

41
très classique débit crédit, tend à se rependre chez les praticiens pour signifier
l’imputation analytique.

La mise en place d’une comptabilité analytique nécessite une démarche très


méthodique et structurée. Pour sa mise en œuvre elle demande une observation
rigoureuse afin de déterminer les différents in put et les intervenants à chaque stade
de la production. Nous avons vu que le SYSCOA à prévus des comptes réfléchis
pour la comptabilisation des charges de la comptabilité analytique.

42
CHAPITRE II :
CONCEPTION DU SYSTEME DE COMPTABILITE

La comptabilité analytique est certainement une source d'information indispensable


pour le contrôle de gestion, mais son utilisation ne constitue pas un besoin existentiel pour toutes
les activités, en particulier les activités industrielles. Pour des raisons d'indépendance de la
comptabilité générale, la comptabilité analytique doit être autonome, ce qui lui permettra d'être
plus réactive et de mieux répondre aux besoins du service de contrôle de gestion, qui a des

préoccupations différentes de celles des autres comptabilités

I. DESCRIPTION, DU SYSTEME D’INFORMATION EXISTANT

Le diagnostic du système d'information dans son intégrité est une étape


indispensable dans la conception d'une comptabilité analytique. Ce diagnostic
permet d'identifier les points forts et les points faibles d'un système qui constituera
dans un avenir proche une source d'information pour la comptabilité analytique et le
contrôle de gestion. Dans cette section, nous allons présenter et étudier le système
existant de comptabilité générale et analytique.

I.1 Système d’information comptable


Le système d'information d'ELIKIA CONTRACTOR CI est géré par le progiciel
SAGE COMPTABILITÉ, qui gère la comptabilisation des opérations courantes. En
plus de la gestion de la comptabilité générale, il gère également la comptabilité
analytique.

I.1.1 La tenue de la comptabilité générale


Le système d'information mis en place permet de saisir, classer, enregistrer
des données de base chiffrées et de présenter des états reflétant une image fidèle du
patrimoine, de la situation financière et du résultat de l'entité à la clôture. Les
différents modules suivants permettent d'alimenter la comptabilité générale.

43
I.1.2 La gestion des stocks
Dans l'entreprise, nous avons plusieurs types de stocks : les agglos, les
hourdis, le bois, le ciment, les carreaux, etc. Le stock est géré par le logiciel. Les
stocks sont valorisés au Coût Unitaire Moyen Pondéré (CUMP) :

• Entrée en stock : lors de la réception, certains éléments sont stockés en


magasin tandis que d'autres sont sur le chantier. La réception est saisie sur le
logiciel SIIGES.
• Sortie en stocks : les sorties de stocks sont formalisées par des bons de sortie,
indiquant la désignation, la référence, la quantité sortie et la destination.

I.1.3 Description et évaluation du système existant au sein de ELIKIA


CONTRACTOR CI

Le système actuel est un système de comptabilité analytique basé sur une


organisation par centres de responsabilité ou par centres d'activité, reconnaissant
plusieurs centres de décision à l'intérieur de l'entreprise. Les coûts sont attribués,
tout comme les revenus, au centre de responsabilité qui les a générés. Autrement dit,
les revenus et les coûts sont enregistrés et attribués automatiquement aux membres
de l'entreprise qui sont directement responsables des décisions prises au sujet d'une
transaction donnée. Ce système est mieux placé pour évaluer et ajuster le cours
d'une situation ou pour mettre des décisions à exécution.
Les charges communes telles que l'eau, l'électricité et l'assurance sont réparties entre
les centres de responsabilité à l'aide de clés de répartition. Les différents centres de
responsabilité de l'entreprise sont résumés dans le tableau ci-dessous.
TABLEAU 9 : Centre de responsabilité de ELIKIA CONTRACTOR CI

CODE CENRE DE RESPONSABILITE

DG DIRECTION GENERALE

DF DIRECTION FINANCIERE

DEX DIRECTION D’EXPLOITATION

DTEC DIRECTION TECHNIQUE

SG SERVICE GENERAUX

44
Source : selon les données de l’étude 2023
I.1.4 Les limites du système d’information
Le système d'information actuel présente plusieurs limites :
• Les charges de l'administration ne sont pas réparties entre les centres de
responsabilité, mais sont imputées dans les services généraux considérés
comme un centre de responsabilité ;
• Aucune fiche de temps par chantier n'est établie pour pouvoir déterminer
avec précision l'activité du personnel.
• Aucun système de gestion des stocks inexistant

I.2 Méthode des sections homogènes


Dans un premier temps, nous allons faire le découpage analytique, dans le
second temps identifier les charges et enfin procéder à la détermination des coûts.

I.2.1 Découpage analytique Le diagnostic de l'activité de l'entreprise fait ressortir


les centres d'analyse suivants :

I.2.1.1-Chantier Douja GH5


Un chantier est un espace sur lequel ont lieu des travaux de construction ou de
démolition. Parmi les travaux effectués sur les chantiers, il y en a certains qui ne
sont pas perçus comme étant effectués sur des chantiers.

Pour aider les décideurs, nous aimerions pouvoir identifier quels travaux sont
considérés comme étant effectués sur des chantiers de construction.

I.2.1.2-La maintenance

Cette section s’occupe de la maintenance de l’outil industriel et de l’assistance

technique. Elle veille à éviter les pannes des machines. Des maintenances sont faites

périodiquement sur l’outil industriel.

I.2.1.3-Les opérations
On entend par opération, toutes les activités qui sont menées pour faciliter la
production.

45
Il s’agit de la gestion des stocks, de la logistique, de la gestion informatique, de la
maintenance du site et de la sous-traitance avec les fournisseurs locaux.
I.2.1.4-La qualité
L'activité principale ici est de veiller au contrôle de l'avancée du chantier, à la

sécurité de l'environnement, et aux soins du personnel.

Au regard du processus de production, nous avons regroupé l'ensemble des activités

en deux grands centres d'analyse : les centres principaux et les centres auxiliaires

TABLEAU 10 : découpage analytique de l’entreprise

CENTRE PRINCIPAUX CODES ACTIVITES CENTRE CODES ACTIVITES


AUXILIAIRES

-Gestion des stocks -Maintenance outils de


APPROVISIONNEMENT -Gestion des achats MAINTENANCE production
-Maintenance du site
-Gestion sous-traitance maintenance informatique

-Sécurité et environnement
-Formation du personnel -
ADMINISTRATION -Assistance technique
Contrôle de l’avancement
-Gestion administrative
-Respect des délais
-Gestion financière
-Gardiennage
QUALITE

Source : selon les données de l’étude 2023

I.2.2- Les charges liées au chantier


Après le découpage analytique, il est important de recenser toutes les charges qui
entre dans le processus de construction et de distinguer les charges qui peuvent être
incorporées ou non.

I.2.2.1. La nature des charges


La comptabilité générale est la principale source des charges de la comptabilité
analytique. Les charges seront réparties en charge directes et indirectes. Le tableau
ci-dessous regroupe l’ensemble des charges qui peuvent exister sur un chantier.

46
TABLEAU 11 : les charges de production
CHARGES NATURE DIRECTE INDIRECTE

Electricité incorporable X

Eau incorporable X

Entretien (gardiennage, entretient incorporable X


locaux,)
Installation technique incorporable X

Amortissement matériel de bureau incorporable X

Amortissement du matériel industriel et incorporable X


M

Fourniture de bureau incorporable X

Produit d’entretien incorporable X

Assurance multirisque incorporable X

Maintenance outils incorporable X

Téléphone-fax-internet incorporable X

Charges personnel (administration) incorporable X

Frais généraux incorporable X

Etudes incorporable X

Formation du personnel incorporable X

Frais financiers incorporable X

CHARGES NATURE DIRECTE INDIRECTE

Rémunération des capitaux propres Supplétif X

Achat de matière première incorporable X

Sous-traitance incorporable X

Source : selon les données de l’étude 2023

I.2.2.2- Répartition primaire des charges indirectes dans les centres

47
Cette répartition consiste à imputer les charges dans les centres d’analyses
qui sont maintenance, approvisionnement, qualité, administration et douja GH5
selon leurs destinations, aux différentes sections.
I.2.2.2.1-L’Electricité

Étant donné l’absence de compteur pour chaque section, la charge d’électricité

ne peut être répartie qu’en fonction des kilowatts consommés par chaque section.

C’est pour cette raison qu’il est nécessaire de :

• Recenser au sein de chaque section tout appareil consommateur


d’électricité,
• Relever la puissance de chaque appareil en KW par heure (machine et

ampoules d’éclairage) ; • Déterminer la puissance totale du matériel

électronique par section ;

• Calculer le coefficient d’imputation comme suit.

Coefficient d’imputation= Puissance par section / Puissance totale

Multiplier le coefficient d’imputation par la quittance mensuelle d’électricité afin de

trouver le montant de la charge d’électricité à imputer pour chaque section.

I.2.2.2.2-L’eau
L'eau potable est utilisée à la fois pour les besoins de production et pour le
personnel. La détermination de la consommation en eau de chaque section sera
possible par la mesure en m³. Les sections les plus consommatrices d'eau sont les
ateliers de montage, équipés d'assimilateurs de pluie permettant de mesurer les
volumes consommés. Les besoins en eau du personnel seront répartis selon l'effectif
de chaque section.

48
I.2.2.2.3-Téléphone- fax- internet
Au niveau de la direction, plusieurs lignes téléphoniques sont utilisées.
L'affectation des factures mensuelles se fera soit en fonction d'un modèle de
répartition élaboré pour les lignes communes, en tenant compte du nombre de postes
dont dispose chaque section et de la pondération de leur activité
I.2.2.2.4-Assurance multirisque
Cette charge est prévue pour couvrir les risques pouvant affecter les équipements
pour le bon déroulement des travaux. Cette prime, ramenée au mois, est répartie entre
les différentes sections au prorata de la valeur nette comptable des biens assurés dans
chaque section (matériel, mobilier de bureau, outil industriel, bâtiment).

I.2.2.2.5-Charges de personnel
Il s'agit des charges du personnel administratif et des chantiers, qui seront imputées

au nombre de personnes de chaque centre d'analyse.

I.2.2.2.6-Fourniture de bureau- produit d’entretien


Ces charges, consommées par tous les centres d'analyse, seront réparties au prorata
des unités consommées dans chaque section

I.2.2.2.7-Amortissement du bâtiment et installation technique.


Cette charge annuelle, calculée mensuellement, sera répartie au prorata des surfaces
occupées par chaque centre d'analyse (ateliers de montage et locaux administratifs).

I.2.2.2.8-Amortissent du matériel industriel et mobilier de bureau


Il sera calculé mensuellement et réparti au prorata du coût d'achat des matériaux

utilisés dans chaque centre d'analyse.

I.2.2.3-Répartition secondaire
Lors de cette seconde opération, appelée répartition secondaire, le coût des
centres auxiliaires d'analyse doit être viré dans les centres principaux ou les centres
auxiliaires bénéficiaires de leurs prestations.

49
I.2.2.3.1-Charges directes
Il s'agit des charges directement rattachables aux centres principaux. Nous allons
recenser ces charges directes et les rattacher aux centres principaux appropriés.

I.2.2.3.2- Section approvisionnement.


Dans cette section il est géré plusieurs types d’approvisionnements et de
stocks
:
• Approvisionnement en ciment ;
• Approvisionnement en gravier ;
• Approvisionnement en sable ;
• Approvisionnement en fer ;
• Approvisionnement en bois ;
• Approvisionnement en agglos ;
• Stock en fournitures consommables.
Les stocks et approvisionnements mentionnés sont les matières premières de la
production. Les fournitures consommables sont des compléments nécessaires pour
la réalisation des différentes étapes de construction. Elles sont achetées auprès de
fournisseurs locaux. Voici ci-dessous la liste des consommables pour chaque
chantier.
TABLEAU 14 : Fournitures consommables

CHANTIER

POINTES, CLOUS, VIS, CHEVILLES

BOIS (hors contre-plaqué en cas de coffrage traditionnel de dalle)

BÉTON
MÉTAL DÉPLOYÉ (pour coffrage d’arrêt de bétonnage)

TUYAUX

PRODUITS D’ENTRETIEN

CARBURANT

FILM

CARREAUX

50
Source : selon les données de l’étude 2023
I.2.2.3.3-Section construction

Nous avons plusieurs chantiers, mais celui qui concerne notre étude est le
chantier
DOUJA GH5.
Nous avons comme charges directes l'heure de main-d'œuvre directe, l'heure
machine et la sous-traitance.
L'heure de main-d'œuvre directe est l'heure effectuée par les ouvriers sur les
différents chantiers. Ici, il sera question de pointer le temps mis pour la construction
d'un bâtiment. Pour connaître les charges de main-d'œuvre, il suffit de multiplier le
temps effectué par le taux horaire de rémunération des ouvriers.

Certaines tâches sont effectuées par des machines. Leur utilisation entraîne une
dépréciation de l'outil industriel au fil du temps. Cette usure est considérée comme
l'amortissement de l'outil industriel. Les amortissements sont des charges annuelles
qu'il faudra ramener mensuellement. L'imputation de l'amortissement sera
proportionnelle à l'heure effective de travail des machines.
I.2.2.3.4-Les charges supplétives
Les charges supplétives représentent les charges supplémentaires retenues par la
comptabilité analytique en plus des charges incorporables récupérées par la
comptabilité générale. La rémunération des capitaux propres ne constitue pas une
charge de la comptabilité générale pour des raisons essentiellement fiscales alors
qu’elle est de même nature économique que la rémunération des capitaux
empruntés. De ce fait, nous allons tenir compte de la rémunération des capitaux
propres. Le taux à appliquer sera le taux maximum qu’une banque pourrait
appliquer si on faisait recours à un emprunt bancaire. Le montant obtenu sera
directement affecté à la section administration.

I.2.3-La détermination des coûts

À ce stade, le comptable sera capable de donner une image fiable des différentes
sections quant aux coûts de leurs consommations des ressources, et leurs emplois.

I.2.3.1. Détermination des couts préétablis

51
Alors, nous disposons pour chaque niveau, de toutes les consommations des
ressources par l’affectation des charges directes et par la répartition des charges
indirectes. Nous pourrons ainsi calculer les coûts des différents éléments entrant
dans la construction du bâtiment.

Il faut notée que ce tableau des coûts préétablis est précédé du tableau regroupant
tous les corps d’états, et pour notre étude la liste des corps d’états entrant en ligne de
compte pour le chantier DOUJA GH5 est la suivante :
TABLEAU 15 : liste des corps d'état

Code Désignation montant


GRO Gros œuvres 86 725 400

CLI Climatisation 28 786 714


CUI Cuisine

ELC Electricité / Courant fort 20 239 355


EQP Equipement piscine
ETA Etanchéité 7 896 696

Code Désignation montant


ESV Espace Vert

FPB Faux Plafonds Bois 4 271 500

FPS Faux Plafonds Staff 1 100 000


GEL Groupe électrogène
MAL Menuiserie Alu 65 328 295

MBO Menuiserie Bois 677 280

PEI Peinture
PSA Plomberie sanitaire 213 000

RDU Revêtements Durs


SEC Sécurité 11 814 100
SER Serrurerie 3 995 940

52
TEL Télédistribution 6 190 000
VRD VRD
DIV Divers 122 761 720
PQT Parquet
TOTAL 360 000 000

Source : selon les données de l’étude 2023


Avant la détermination du coût d'achat, la direction et le service comptabilité
mettent en place un tableau prévisionnel pour déterminer les charges totales par
chantiers et le chiffre d'affaires. Ce tableau marque aussi le degré d'avancement des
travaux en fin d'exercice.
TABLEAU 16 : Détermination des coûts préétablis

Source : selon les données de l’étude 2023

I.2.3.2. Coût d’achat des matières premières


Dans le domaine du BTP, nous avons recours à plusieurs sortes de matières
premières pour la construction des bâtiments et les fournitures consommables. Ici, il
sera question de calculer le coût d'achat des matières premières. Ce coût sera composé
des charges directes et indirectes.

TABLEAU 17 : modèle de détermination du prix de revient des matières premières


ELEMENTS QUANTITE PRIX MONTANTS
UNITAIRE
SABLE 35 80 000 2 800 000

53
CIMENT 470 70 240 32 948 338
GRAVIER 464 12 000 5 564 199
FER 142 352 000 50 957 399
AGGLOS 18 956 350 6 634 500
PLANCHE 2 616 3 500 9 156 300
HOURDIS 19 683 390 7 676 546
TOTAL 113 217 282
Source : selon les données de l’étude 2023
I.2.3.3. Les fournitures consommables
Leurs prix de revient doivent être déterminés avant leur entrée en stock. Ce prix sera
composé du prix d’achat et des frais directement liés à l’achat. La détermination peut
se faire sous forme de tableau Excel.

TABLEAU 18 : Modèle de détermination du prix de revient des fournitures


consommable (CD)
ELEMENTS QUANTITE PRIX.UNITAIRE MONTANTS

ACHAT CARREAUX 506 8500 4 300 000


PRODUITS D'ENTRETIEN 120 000
MÉTAL DÉPLOYÉ 21 884 260
ACHATS DE PETIT MAT ET
OUTILLAGE 6 675 581
LOCATION DE MAT ET
OUTILLAGE 192 000
AUTRES ENTRETIENS ET 120 000
RÉPARATIONS
DIVERS MATERIELS 507 500
SOUS-TRAITANCE
GÉNÉRALE 11 208 674
ACHAT MATIERES
CONSOMMABLES 3 739 305

54
CARBURANT 384 500

POINTES 21 6000 124 644

ETUDES 2 512 460


TRANSPORT 2 709 134
ACHAT BÉTON 22 614 077
TOTAL
77 344 135

Source : selon les données de l’étude 2023

Après avoir déterminé le coût de revient des matières premières, il est important
d’ajouter les charges indirectes. Elles seront imputées proportionnellement au coût
de revient de chaque matière première.
TABLEAU 19 : Modèle de détermination du coût d’achat des matières premières

DOUJA GH5 FOURNITURES


CONSOMMABLES
ELEMENTS

QUANTITE PU MONTANT QUANTITE PU MONTANT

COÛT DE REVIENT

113 217 282 77 344 135


CHARGES
INDIRECTES 13 166 13 166
COÛT D'ACHAT

Source : selon les données de l’étude 2023

CUO = coût total du centre principal / nombre d’unité d’œuvre

55
I.2.3.4. La valorisation du stock à la sortie
Après la détermination du coût d'achat, les matières premières sont stockées sur
le chantier. À ce niveau, il y a lieu de valoriser le stock avant qu'il n'arrive sur le
chantier pour son utilisation. La méthode de valorisation retenue est le coût unitaire
moyen pondéré (CUMP).

CUMP = Le coût unitaire moyen pondéré est géré par le logiciel SIIGES. Il peut
aussi être géré par Excel.

I.2.3.5- Degré d’avancement du chantier


Comme nous l'avons mentionné plus haut, la réalisation de ce type de projet se fait
sur plusieurs exercices, d'où la nécessité de déterminer en fin de période le degré
d'avancement (DA) des différents chantiers.

Le détail est présenté dans le tableau 20 ci-dessous :


TABLEAU 20 : Degré d'avancement des chantiers.
CHANTIERS CHARGES CHARGES % C.A MARCHÉ DE C.A REALISE REGUL
RÉALISÉES PREVISIONNELLES BASE HT

DOUJA GH5 161 503 994 360 000 000 45 214 495 383 454 070 060 204 331 527 10 163 856
DOUJA GH6 291 987 747 330 000 000 88 274 722 834 395 677 660 348 196 341 73 473 507
BOA KAHIRA 126 625 318 320 000 000 40 188 917 780 398 305 085 159 322 034 29 595 746
CENTRE 23 610 476 135 000 000 17 24 058 200 180 000 000 30 600 000 6 541 800
COMMERCIAL
ADJAME

ABATTA 1 77 162 945 370 000 000 21 269 000 000 460 000 000 96 600 000 172 400 000
CENTRES DE 70 000 000 - 34 302 540 93 213 324 - 34 302 540
SANTE DU
GUEMON
TOTAL 680 890 480 1 585 000 000 1 005 496 737 1 981 266 839 049 902 166 446 835
129
Source : selon les données de l’étude 2023
I.2.3.6 Le coût de production du chantier
Il s'agira de déterminer le coût de production. Ce coût sera constitué du coût de
revient total des matières premières valorisées au CUMP, des heures de main-
d'œuvre directes et des charges indirectes du chantier. La main-d'œuvre directe sera

56
calculée en multipliant le taux horaire par le nombre d'heures effectuées par les
ouvriers.
L'ensemble de ces charges se résume dans le tableau 21 ci-après.

TABLEAU 21 : Modèle de détermination du coût de production

ELEMENTS DOUJA GH5


QUANTITE PU MONTANT

COÛT DE REVIENT DOUJA GH5 113 217 282

COÛ DE REVIENT DES FUTURES CONSO 77 344 135

HEURES DE MAIN D'ŒUVRE DIRECTE 47 886 526

CHARGES INDIRECTES 19 407


COÛT DE PRODUCTION
Source : selon les données de l’étude 2023
I.2.3.7- Le résultat analytique
C'est la dernière étape du calcul du coût complet. ELIKIA CONTRACTOR CI ne
commercialise pas sa production, il n'engage donc aucun frais de distribution. Pour
le calcul du résultat, il suffit de prendre le prix de vente moins le coût de production
du bâtiment.

III. RECOMMANDATIONS
Après avoir posé les premiers jalons de la conception d'une comptabilité
analytique pour la société ELIKIA CONTRACTOR CI, dans le but de déterminer le
coût de revient et d'aider à la prise de décision, cette partie formule des
recommandations pour la mise en place efficace du nouvel outil de comptabilité.

II.1- La mise en place du système d’information.


Notre recommandation pour l'amélioration du système d'information consiste,
dans un premier temps, à suivre le calcul des coûts de manière extra-comptable sur
Excel, puis, dans un second temps, à implémenter le système dans un logiciel

57
II.1.1- Système de collecte des charges

Nous avons proposé le découpage analytique de l’entreprise qui nous a permis de


rattacher les charges à chaque centre d’analyse. L’entreprise doit mettre en place un
système pour collecter l’ensemble des charges engagées dans chaque centre. Il est
aussi nécessaire de mettre en place un système de cession interne entre les centres
de responsabilité afin de connaitre les prestations réciproques. Pour la répartition
des charges indirectes nous avons proposé des clés de répartition mais il est aussi
évident de revoir ces clés car notre court séjour dans l’entreprise ne nous a pas
permis de voir les réalités de l’entreprise et les différents chantiers étaient moins
avancé.

Nous avons les charges communes tels que : l’eau et l’électricité qui sont un peu
complexe à répartir. Nous suggérons que des compteurs additionnels soient installés
pour pouvoir connaitre la consommation des chantiers et la consommation du
personnel.
II.1.2- L’implémentation du système d’information

Une fois la collecte des informations terminée et que le coût du projet est
déterminé, on peut passer à la phase de l'implémentation. La société ayant une
comptabilité générale en place qui est un réservoir des données de la comptabilité
analytique, doit beaucoup servir le nouveau système de calcul des coûts.

Le logiciel de comptabilité qu'utilise l'entreprise est doté d'une fonction de


comptabilité analytique. Il suffira d'insérer les centres d'analyses. Les charges de la
comptabilité générale seront réparties par des clés de répartition dans les centres
d'analyses. À chaque niveau d'avancement, la comptabilité analytique pourra fournir
la balance des charges de chaque centre d'analyse.

Après cette étape, il sera question de verser les charges des centres auxiliaires entre
les centres principaux. Pour le reversement, il est possible de créer une comptabilité
analytique 2 où il n'y aura que les centres principaux et ensuite répartir les charges
des centres auxiliaires avec des clés de répartition préalablement définies.

58
II.2 Mise en place d’un service de contrôle de gestion
Lors de notre séjour dans l'entreprise, nous avons constaté l'inexistence d'un
service de contrôle de gestion au sein d'ELIKIA CONTRACTOR CI. Avec la taille
actuelle de l'entreprise, il est nécessaire d'avoir ce service qui lui permettra de mieux
piloter les activités de l'entreprise. L'outil de gestion que nous venons de mettre en
place demande nécessairement un suivi particulier pour son application effective. Le
service de contrôle de gestion aura pour mission de veiller à la mise en place du
système d'information et à son pilotage.

II.2.1- L’organisation du service de contrôle de gestion

Les objectifs du contrôle de gestion sont identiques pour toutes les entreprises,

quels que soient leur secteur et leur taille : aider, coordonner, suivre et contrôler les

décisions et les actions de l’organisation pour qu’elle soit la plus efficiente possible.

Mais la mise en place des outils et les procédures du contrôle de gestion varient
selon les entreprises.
II.2.2- Mise en place d’une fiche de temps

Le constat fait dans l'entreprise est qu'ils n'ont pas de fiche de temps par chantier
pour déterminer la durée exacte pour la réalisation d'un projet. Le suivi de l'activité
consiste à suivre au quotidien les présences et absences des ouvriers, en prenant en
compte tous les cas de figure : heure supplémentaire, travail de nuit, horaires
décalés, etc.

II.2.3- L’intérêt pour l’entreprise

Mettre en place un outil de gestion du temps nous permettra de :


• Maitriser les coûts grâce à un suivi analytique des temps passé sur chaque
projet ;
• Gagner en visibilité sur l’activité ;

• Adapter la répartition des tâches en fonction des temps passés.

59
À la fin de ce travail, on pourrait dire qu'avec l'établissement de ce projet d'instauration d'un système
de comptabilité analytique au sein d'ELIKIA CONTRACTOR CI, une nouvelle phase dans le
développement de cette société verra le jour. Le pilotage à vue sera banni du système de gestion, et
une nouvelle culture d'entreprise sera adoptée.

En deuxième partie, nous avons donné des recommandations dont la mise en


œuvre doit émaner de la direction générale. Il sera question de réunir tous les chefs
de département et d'expliquer l'importance du nouveau système de calcul de coûts et
le rôle de chacun pour sa réalisation. Toutefois, malgré les limites d'extension de
cette comptabilité liée aux coûts et au degré de complexité, il faudrait réunir un
certain nombre de conditions pour assurer son succès, à savoir la bonne organisation
de la comptabilité de l'entreprise et une maîtrise de l'activité.

60
CONCLUSION

Ce travail a tenté de répondre à un besoin de conception d'un système de


calcul et d'analyse des coûts apte à répondre aux objectifs des décideurs au sein
d'ELIKIA CONTRACTOR CI. L'étude conceptuelle constitue ainsi un élément
primordial préalable à la mise en place d'une comptabilité analytique au sein
d'ELIKIA CONTRACTOR CI.

La conception du futur système de calcul des coûts ainsi achevée, sa mise en


application sur le terrain reste une tâche dont la difficulté n'est pas négligeable. En
effet, l'instauration du système de comptabilité analytique est amenée à affronter des
contraintes d'ordre humain d'une part et matériel d'autre part. Dans un premier
temps, le responsable chargé de la mise en place de la comptabilité analytique devra
tenter de convaincre les différents acteurs de l'importance du futur système de calcul
des coûts et des objectifs des décideurs à travers ce dernier. Des réunions
d'information doivent être organisées dans ce sens et dont la finalité serait de faire
face aux réticences des acteurs tout en accédant à leur adhésion. Une sensibilisation
du personnel aux concepts de contrôle de gestion et de la comptabilité analytique

61
s'impose, notamment à travers des séminaires réguliers de formation. D'autre part, le
succès de la mise en place de la comptabilité analytique reste tributaire de
l'existence d'un système d'information efficient, d'où l'intérêt du recours à des
professionnels pour le choix des logiciels d'implantation du système. Par ailleurs, un
système de comptabilité analytique n'atteint sa finalité en termes de contrôle de
gestion que grâce à l'exploitation régulière des résultats obtenus et leur traduction en
termes de décision et de stratégie.

Lors de l'implantation du système actuel de la comptabilité analytique, nous avons


pu relever un certain nombre de difficultés liées essentiellement à l'arbitraire des
procédés de répartition des charges indirectes et de leur imputation, et à la
complexité de sa mise en œuvre. Bien que l'organisation de l'entreprise ait permis de
créer des sections réellement homogènes, il n'en demeure pas moins que la
définition de leurs unités d'œuvre devrait être basée sur une étude technico-
économique des sections ou une étude statistique de leurs coûts. Pour remplir
pleinement ces tâches, la comptabilité analytique doit disposer d'un service qui lui
est propre au sein de l'organigramme de l'entreprise, le fait que cette dernière soit un
sous-produit de la comptabilité générale limite forcément son apport pour
l'amélioration de la gestion. Toutes ces insuffisances relevées risquent de rendre la
comptabilité analytique inadaptée aux besoins d'informations des gestionnaires. La
question qui se pose donc est comment pouvoir pallier à toutes ces insuffisances,
tout en tirant profit de l'approche actuelle, et nous pourrons dire, sous réserve de
faire une analyse plus détaillée, que la méthode du coût complet s'avère être plus
appropriée dans ce genre de situation. En effet, c'est une méthode qui ne nous
impose pas de détruire la comptabilité analytique qu'on applique depuis des années,
mais constitue un complément. On pourrait donc garder les éléments pertinents de
notre système d'information, choisir des unités d'œuvre ou des indicateurs
représentatifs d'une consommation et d'une répartition arbitraire et enfin adapter le
découpage en processus et activités.

62
BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES GENERAUX

• SYSCOA, (1997), Guide d’application Edition Foucher : Edition Foucher


,671p ;
• Ndene Martin Dieudonné, Le Référentiel Comptable OHADA Révisé avec les normes
IFRS : Les Missions des Professionnels du Chiffre ;

• Ngoma-Ya-Nzuzi Daniel, Manuel du système comptable OHADA –


théorie et pratique, 1ère édition, Bruylant Paris 2015, 1088p.

OUVRAGES SCIENTIFIQUE

• GRANDGUILLOT B et F (2011), L’essentiel du contrôle de gestion :5emeEdition


Gualion,134p ;

• GRANDGUILLOT B et F (2009), Comptabilité de gestion, Eléments fondamentaux


10emeEdition Gualion, 237p ;

• LECLERE, Didier (2011), l’essentiel de la Comptabilité analytique : Edition,


Organisation,206p ;

• GRANDGUILLOT B et F (2005), Les coûts dans l’entreprise : Foucher, 46p ;

63
• LOCHARD, Jean (1998), la comptabilité analytique ou comptabilité de
responsabilité : Edition organisation, 144p.

MEMOIRES

• Mme BOUKSSESSA souhila kheira, mise en place d’un système de


comptabilité analytique dans une entreprise algérienne ;

• GUIDE méthodologique, Mise en place d’une comptabilité analytique au sein des


EPSCP ;

• BOUANRA Mohamed, mise en place d’une comptabilité analytique basé sur la


méthode des sections homogènes.

64
ANNEXES

LISTE DES ANNEXES

ANNEXE 1 : ORGANIGRAMME

ANNEXE 2 : MODELE DE REPARTITION DES CHARGES INDIRECTES

ANNEXE 3 : RESUME DE L’ENCHAINEMENT DES COUTS.

65
ANNEXE 1 : Organigramme

66
Annexe 2 : Modèle de répartition des charges indirectes
AMORTISSEMENT G COÛT D'ACHAT DU MATÉRIEL COÛT D'ACHAT DU COÛT D'ACHAT DU COÛT D'ACHAT DU COÛT D'ACHAT DU MATÉRIEL
MATÉRIEL DE BUREAU MATÉRIEL MATÉRIEL MATÉRIEL

APPROVISIONN CHANTIER
EMENT

MAINTENANCE QUALITE ADMINISTRATION

CHARGES MONTANTS
ELECTRICITÉ A COEF DE CONSOMMATION COEF DE COEF DE COEF DE COEF DE CONSOMMATION
CONSOMMATION CONSOMMATION CONSOMMATION

EAU B MÈTRE CUBE/NOMBRE DE MÈTRE CUBE MÈTRE CUBE MÈTRE CUBE MÈTRE CUBE
PERSONNE

TÉLÉPHONE- C NOMBRES DE POSTES NOMBRES DE POSTES NOMBRES DE NOMBRES DE NOMBRES DE POSTES


FAXEINTERNET POSTES POSTES
MAINTENANCE (OUTIL
INDUSTRIEL, D - - 100% - -
ENTRETIENT
LOCAUX
,INFORMATIQUE )

67
AMORTISSEMENT F SURFACE OCCUPÉE SURFACE OCCUPÉE - - SURFACE OCCUPÉE
BÂTIMENT ET
INSTALLATION
TECHNIQUE

FOURNITURES DE H UNITÉ CONSOMMÉE UNITÉ CONSOMMÉE UNITÉ CONSOMMÉE UNITÉ CONSOMMÉE UNITÉ CONSOMMÉE
BUREAU
Produit d'entretien I unité consommée unité consommée unité Unité unité consommée
consommée consommée
Assurance J VNC des biens assurés VNC des biens VNC des biens VNC des biens VNC des biens assurés
assurés assurés assurés

Tenu de travail M nombre de personne nombre de personne Nombre de Nombre deNombre de personne
habillé habillé personne personne
habillé habillé habillé

Formation du N nombre d'heure de nombre d'heure de nombre nombre d'heure nombre d'heure de
personnel d'heure de
formation formation formation de formation formation

Charges O 100% 100%


supplétives
MAINTENANCE P heure de main d'œuvre heure de main d'œuvre

QUALITE Q heure de main d'œuvre heure de main d'œuvre

ADMINISTRATION R nombre de personne/section Nombre de


personne/section

TOTAL CHARGES X Y

NATURE D'UNITE D'ŒUVRE 100000 FCFA du coût d'achat 100000 FCFA du coût
d'achat

68
NOMBRE D'UNITE D'ŒUVRE

COÛT D'UNITE D'ŒUVRE ( CUO)

CENTRES PRINCIPAUX CENTRES AUXILIAIRES


CHANTIER
CHARGES MONTANTS APPROVISIONNEMENT DOUJA GH5
MAINTENANCE QUALITE ADMINISTRATION

Electricité 4 684 990 936 998 936 998 936 998 936 998 936 998

Eau 2 759 919 551 934 551 934 551 934 551 934 551 934

Téléphone-faxe-Internet 1 235 095 205 849 205 849 205 849 205 849 205 849

Maintenance(outil industriel, entretient) 3 875 156 3 875 156

Charges de personnel (Administration) 68 576 858 - - - - 68 576 858

Amortissement bâtiment et installation technique 14 625 877 3 656 469 3 656 469 - - 3 656 469

Amortissement matériel de bureau 3 700 000 740 000 740 000 740 000 740 000 740 000

Fournitures de bureau 1 204 815 240 963 240 963 240 963 240 963 240 963

Produit d'entretien 245 008 49 002 49 002 49 002 49 002 49 002

69
Assurance 1 276 990 255 398 255 398 255 398 255 398 255 398

Tenu de travail 525 000 105000 105000 105000 105000 105000

Formation du personnel 2 500 000 500 000 500 000 500 000 500 000 500 000

Charges supplétive 100% 100%

MAINTENANCE 7 518 225 2 255 468 5 262 757

QUALITE 5 418 312 1 625 494 3 792 818

ADMINISTRATION 9452 112 3 780 845 5 671 267

TOTAL CHARGES 127 598 357 14 903 420 21968 455 7 460 300 3 585 145 75 818 472

100 000 FCFA du coût 100000 FCFA


NATURE D'UNITE D'ŒUVRE d'achat du coût d'achat

NOMBRE D'UNITE D'ŒUVRE 1 132 1 132

COÛT D'UNITE D'ŒUVRE (CUO) 13 166 19 407

70
RESULTAT ANALYTIQUE
Prix de vente -Coût de revient

Source : selon les données de l’étude 2023


76

TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE ........................................................................................................................ I
REMERCIEMENTS .................................................................................................................. III
SIGLES ET ABREVIATIONS. .......................................................................................... IV
LISTE DES SCHEMAS ...................................................................................................... V
INTRODUCTION................................................................................................................. 1

I. CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L’ETUDE .................................................. 2


II. PROBLEMATIQUE. ................................................................................................ 3
III. OBJECTIFS DE L’ETUDE ........................................................................................ 4
III-1- Objectif principal ........................................................................................................ 4
III-2- Objectifs spécifiques ................................................................................................... 4

IV. HYPOTHESES DE L’ETUDE .................................................................................. 4


IV-1- Hypothèse principale ................................................................................................. 5
IV-2- Hypothèses secondaire ............................................................................................. 5
V. METHODOLOGIE. .................................................................................................... 5
V-1- La collecte des données .......................................................................................... 5
V.1.1 La consultation des documents. ................................................................................. 5

V.1.2 La technique d’interview .......................................................................................... 5


V.1.3 Internet .................................................................................................................... 6

V-2- Intérêt de l’étude .......................................................................................................... 6

V.1.1 L’intérêt pour l’entreprise ........................................................................................ 6

V.1.2 L’intérêt personnel ................................................................................................... 6

72
V.1.3 L’intérêt scientifique ................................................................................................ 6 VI.
ANNONCE DU PLAN .............................................................................................. 6

PREMIERE PARTIE :LA PRESENTATION DU CADRE DE L’ETUDE ........................ 8


CHAPITRE I : PRESENTATION DU CABINET. ............................................................. 9

77

I. PRÉSENTATION ET ORGANISATION DU CABINET AXAUDIT ...................... 10


I-1. Historique et activités ................................................................................................. 10
I.1.1 Historique ................................................................................................................10
I.1.2 Activités ...................................................................................... 10
I-2. Organisation ...............................................................................................................11
I.2.1 Environnement interne du cabinet AXAUDIT ....................................................... 11
I.2.2 Les différents services ..............................................................................................
11
I-2.2.1. Le service
technique ................................................................................................
11
I-2.2.2. Le service Conseil en Gestion et
Formation .......................................................... 11
I-2.2.3. Le service
Audit .....................................................................................................
12
I-2.2.4. Le service
comptabilité.............................................................................................1
2
I-2.2.5. Le service formation. ........................................................................ 12

II. L’ENVIRONNEMENT EXTERNE DU CABINET AX-AUDIT. ........................... 13


II-1. Les fournisseurs du cabinet AXAUDIT ....................................................................... 13
II.1.1 Les clients du cabinet AXAUDIT ...........................................................................
13
II.1.2 Les interventions du cabinet .......................................................................... 13
II.1.3 Les axes de missions à son actif ...................................................................... 14
CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE CONCEPTUEL .................................... 15
I. PRÉSENTATION DE LA COMPTABILITE ANALYTIQUE .................................. 15
I.1 Objectif et rôle de la comptabilité analytique ........................................................... 16
I.1.1 L’axe outil du calcul des
coûts ..............................................................................16

I.1.2 L’axe outil de contrôle de


gestion ....................................................................... 16

I.1.3 L’axe outil d’aide à la prise de


décision ............................................................... 16
I.2 Relation entre les différentes notions ........................................................................17
I.2.1 Contrôle de gestion et comptabilité
analytique .................................................... 17
I.2.2 Relation entre comptabilité analytique et la comptabilité
générale ...................... 18
I.2.3 Relation entre comptabilité analytique et la gestion
budgétaire .......................... 19
I.2.4 Typologie des coûts et les méthodes de calcul des
coûts ..................................... 19

74
II. PRÉSENTATION DE LA METHODES DES COUTS COMPLETS ........................20
II.1 Les coûts complets : définition, principes et fondements .........................................
20
II.1.1 Définition des coûts
complets ................................................................................20
II.1.2-Principes des coûts complets .................................................................................... 21
II.1.2.1- Affectation des charges en comptabilité analytique ............................................. 21

II.1.2.1.1- Traitements des charges indirectes dans les centres


d’analyse ............................ 21

II.1.2.1.2- Les centres d’analyse ......................................................................................21


II.1.2.1.3 Répartition primaire et répartition secondaire. .................................................
22
II.1.2.1.4 Les clés de répartition ................................................................................... 22
II.1.2.1.5- Imputation des charges aux produits ......................................... 23

II.1.2.2- Définitions et caractéristiques des unités d’œuvre ................................................ 23


II.1.2.2.1. Définition ............................................................................................................ 23
II.1.2.2.2- Détermination et enchainement des coûts. .......................................... 23
II.1.2.2.3- Le coût d’achat ......................................................................................... 24
II.1.2.2.4- Les coûts de production. ........................................................................ 24
II.1.2.2.5- Les coûts de distribution ................................................................................ 25
II.1.2.2.6- Les coûts de revient .................................................................................. 25
II.2 La prise en compte des mouvements de stock ..........................................................
26
II.2.1 Prise en compte des matières premières et fourniture
consommable. ................. 26
II.2.2 Prise en compte des produits
finis. .......................................................................... 27
II.2.3 Les encours de
production. ......................................................................................28
II.3 Les différentes méthodes de calcul ..............................................................................
28

75
II.3.1 Coût
partiel .....................................................................................................
..........28
II.3.2 Coût
direct .......................................................................................................
........ 29
II.3.3 Coût par
activité ....................................................................................................
... 30
II.3.4 Le coût
cible ........................................................................................................
..... 31 II.3.5 Avantages et inconvénients des méthodes de calcul de
coût ................................... 32

DEUXIEME PARTIE : MISE EN PLACE D’UN SYSTEME ANALYTIQUE. ............. 35


CHAPITRE I : PROCEDURE D’ELABORATION PAR LA METHODE DE COUT
COMPLET ............................................................................................
36
I. DEMARCHE DE CONCEPTION DU SYSTEME ...................................................... 37
I. 1-Définition des objets de coûts ................................................................. 37 I.1. 1-
Analyse des procédures de production .................................................. 37 I.1.1.1-
Codification des centres principaux et centre auxiliaires .............................. 37

I.1.1.2- Choix des unités d’œuvre et leur quantification ..................................................... 38


I.2.2- Identification des charges en directes et indirectes ................................................... 39
I.2.2.1- Classification des charges en directes et indirectes. ...............................................39
I.2.2.2 Classification des charges directes et indirectes ...................................................... 40

I.2. Affectation des charges directes aux centres d’analyse. ................................. 40


I.2.1- Elaboration du tableau de répartition des charges indirectes .................... 40

I.2.1.1- Répartition primaire des charges indirectes entre les centres

76
d’analyse ................ 40
I.2.2.2- Répartition secondaire des charges des centres auxiliaires entre les centres principaux.
..................................................................................................... 41
I.2.2- Imputation des charges indirectes aux objets de
coûts .................................
41
I.2.2.1- Calcul des coûts des objets de coûts ................................
41
I.2.2.2- Synthèse des étapes de la mise en place du système de
coût
complet ............ 41

II- ASPECT PRATIQUE DE L’ORGANISATION .......................................................... 42

II.1- Aspect pratique de l’organisation comptable analytique .......................................... 42

II.1.1-Les techniques de l’enregistrement ............................................................................42


I.1.2. Les comptes réfléchis................................................................................................. 43
II.2- Présentation des groupes de comptes ........................................................................43
II.2.1 La nomenclature selon le SYSCOA .......................................................................... 43
II.2.1.1- Le numéro de compte 90 : comptes réfléchis ............................................ 43
II.2.1.2- Le numéro de compte 91 .................................................................... 44

II.2.1.3- Le numéro de compte 92 : centre d’analyse ......................................... 44


II.2.1.4- Le numéro de compte 93 : coût de produit stocké ................................... 44
II.2.1.5- Le numéro de compte 94 stocks. ............................................. 44
II.2.1.6- Le numéro de compte 95 coûts de produits vendus .............................44
II.2.1.7- Le numéro de compte 96 écart sur coûts préétablis. ...................... 44
II.2.1.8- Le numéro de compte 97 différence de traitement comptable. .............................. 44
II.2.1.9-Le numéro de compte 98 résultats de la comptabilité analytique. .......................... 45

II.2.2- Les avantages de l’autonomie de la comptabilité analytique ................................. 45


II.2.2.1 Cas de la comptabilité générale .............................................................................. 45

II.2.2.2- L’information de la comptabilité analytique. ........................................................ 45

77
CHAPITRE II : CONCEPTION DU SYSTEME DE COMPTABILITE ANALYTIQUE ........
47
I. DESCRIPTION, DU SYSTEME D’INFORMATION EXISTANT ............................ 47
I.1 Système d’information comptable .............................................................................. 47 I.1.1
La tenue de la comptabilité générale ..........................................................................47
I.1.2 La gestion des stocks .................................................................................................
48
I.1.3 Description et évaluation du système existant au sein de ELIKIA CONTRACTOR
CI 48
I.1.4 Les limites du système d’information ......................................................................... 48
I.2 METHODE DES SECTIONS HOMOGENES ............................................................. 49
I.2.1 Découpage analytique. ................................................................................................ 49
I.2.1.1-Chantier douja GH5 ................................................................................................. 49
I.2.1.2-La maintenance ........................................................................................................ 49
I.2.3-Les opérations .......................................................................................................... 49
I.2.1.4-La qualité ................................................................................................................ 50
I.2.2- Les charges liées au chantier ..................................................................................... 50
I.2.2.1. La nature des charges .............................................................................................. 50
I.2.2.2- Répartition primaire des charges indirectes dans les centres ................................. 51
I.2.2.2.1-L’Electricité ....................................................................................................... 52
I.2.2.2.2-L’eau .................................................................................................................... 52
I.2.2.2.3-Téléphone- fax- internet ....................................................................................... 52
I.2.2.2.4-Assurance multirisque .......................................................................................... 53
I.2.2.2.5-Charges de personnel ............................................................................................ 53

I.2.2.2.6-Fourniture de bureau- produit d’entretien ............................................................ 53


I.2.2.2.7-Amortissement du bâtiment et installation technique. ......................................... 53
I.2.2.2.8-Amortissent du matériel industriel et mobilier de bureau .................................... 53
I.2.2.3-Répartition secondaire ............................................................................................. 53

78
I.2.2.3.1-Charges directes.................................................................................................... 53
I.2.2.3.2- Section approvisionnement. ................................................................................ 54
I.2.2.3.3-Section construction ............................................................................................. 55
I.2.2.3.4-Les charges supplétives ........................................................................................ 55
I.2.3-La détermination des coûts ..........................................................................................55
I.2.3.1. Détermination des couts préétablis ......................................................................... 56
I.2.3.2. Coût d’achat des matières premières ....................................................................... 57
I.2.3.3. Les fournitures consommables ............................................................................... 58
I.2.3.4. La valorisation du stock à la sortie .......................................................................... 60

I.2.3.5- degré d’avancement du chantier .............................................................................. 60


I.2.3.6 Le coût de production du chantier ............................................................................ 61
I.2.3.7- Le résultat analytique. ............................................................................................. 62

II. RECOMMANDATIONS. ........................................................................................... 62

II.1- La mise en place du système d’information................................................................


63
II.1.1- Système de collecte des
charges ........................................................................ 63

II.1.2- L’implémentation du système


d’information .................................................. 63

II.2- Mise en place d’un service de contrôle de gestion ......................................................


64

II.2.1- L’organisation du service de contrôle de


gestion..................................................... 64 II.2.2- Mise en place
d’une fiche de temps .........................................................................
64

II.2.3- L’intérêt pour l’entreprise ........................................................................................ 65


CONCLUSION .................................................................................................................. 66

79

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