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Cours 2

Le document traite des éléments fondamentaux de l'assurance, notamment le risque et la prime, qui sont intrinsèquement liés. Le risque est défini comme un événement incertain ne dépendant pas de la volonté des parties, tandis que la prime représente le coût de l'assurance, calculée en fonction de la probabilité et de l'intensité des sinistres. Il aborde également l'historique de l'assurance, sa relation avec la sécurité sociale, et les différentes classifications des assurances.

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Cours 2

Le document traite des éléments fondamentaux de l'assurance, notamment le risque et la prime, qui sont intrinsèquement liés. Le risque est défini comme un événement incertain ne dépendant pas de la volonté des parties, tandis que la prime représente le coût de l'assurance, calculée en fonction de la probabilité et de l'intensité des sinistres. Il aborde également l'historique de l'assurance, sa relation avec la sécurité sociale, et les différentes classifications des assurances.

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A.

Le risque
Le risque constitue un élément essentiel de l’assurance. Il en est même l’élément
fondamental ; c’est lui qui donne à l’opération sa véritable physionomie, puisque
c’est pour se couvrir contre des risques que l’assuré traite avec l’assureur. La
notion de risque est une notion originale, propre au droit et à la science de
l’assurance, fort différente de la notion de risque utilisé en droit civil ou dans le
langage courant.
On peut définir le risque comme un événement incertain et qui ne dépend pas
de la volonté exclusive des parties, spécialement de celle de l’assuré.
Il ressort de cette définition trois idées forces :

 Le risque est d’abord est un événement incertain, il implique l’idée


d’éventualité. En effet, l’assurance porte sur des faits déterminés qui
comportent une incertitude. En d’autres termes elle repose sur l’aléa. Le
plus souvent, l’événement envisagé est un événement redouté et l’assuré
cherche à se prémunir contre les conséquences dommageables de cet
événement, c’est par exemple le cas de l’incendie ou du vol. Ici le risque
est synonyme de danger ou de péril menaçant. Mais, en matière
d’assurance, le risque est un événement incertain quelconque, même un
événement heureux telle l’assurance en cas de vie. Ce qui est essentiel,
c’est l’incertitude au regard de l’événement envisagé. Il y’a risque au sens
de l’assurance quand on ne sait pas si l’événement se réalisera ou quand il
se réalisera.
 L’événement ne dépend de la volonté exclusive d’une des parties,
spécialement de l’assuré. L’événement incertain ne peut faire l’objet
d’une assurance que dans la mesure où sa réalisation suppose
l’intervention, au moins partielle du hasard. S’il dépend de la volonté
exclusive d’une des parties, pratiquement de celle de l’assuré, l’aléa est
supprimé, le risque n’existe plus.

B. La prime
La prime constitue le prix de l’assurance ; c’est la rémunération que l’assuré
doit à l’assureur, en contre partie du risque pris en charge. La prime est aussi
essentielle que le risque, en ce sens qu’elle en est la représentation pécuniaire. Il
y a donc entre les deux une corrélation nécessaire. En effet, il faut
nécessairement que la prime exprime la valeur du risque, valeur qui est
déterminée à l’aide des statistiques donnant le prix de chacun des risques
groupés dans la même mutualité.
Ainsi, s’il n’y a pas d’assurance sans risque, il n’y a pas davantage d’assurance
sans prime. Prime et risque constituent donc les deux faces d’une même
opération.
L a prime comprend deux parties : d’une part, la prime pure ou théorique telle
qu’elle résulte des données statistiques et d’autre part, le chargement, c’est-à-
dire les frais généraux de l’entreprise qu’il faut nécessairement intégrer de
façon proportionnelle dans chaque prime.

1. La prime pure

La prime pure ou théorique est la valeur du risque. Si d’autres éléments tels que
la somme assurée, la durée de l’assurance, le taux des intérêts interviennent dans
sa fixation, elle dépend d’abord essentiellement du risque dont elle exprime, en
chiffre le prix.
Dans le commerce, l’on connaît le prix de vente d’un produit.
On a : prix de vente = prix de revient + bénéfice
En assurance, au contraire, l’Assureur ne connaît pas à l’avance le prix de
revient de son produit, c’est-à-dire le coût total des paiements qui seront effectué
au profit des assurés victimes de sinistres garantis. C’est le principe de
l’inversion du cycle de production qui influence la détermination de la prime.
Ainsi, l’établissement de la prime dépend de deux considérations :
 La probabilité.
Pour pouvoir indemniser tous les assurés victimes d’un sinistre garanti, il faut
que l’assureur puisse prévoir les sinistres. Ces prévisions obéissent à des
règles mathématiques très rigoureuses en particulier le calcul des
probabilités.
La prime doit tenir compte de la probabilité du risque ou plutôt du sinistre,
c’es-à-dire des chances de réalisation.
Le calcul de la probabilité pose le postulat selon lequel « le hasard obéit à
des lois »
Exemple le lancer de dé ayant six faces symétriques
La probabilité théorique s’obtient par la formule suivante :
Nombre de chance de réalisation d’un événement/ Nombre de cas possibles.
NB : le rapport entre le nombre de résultats obtenus et le nombre
d’expériences tentées s’appelle fréquence.
La fréquence est différente de la probabilité. Mais plus le nombre
d’expériences tentées est grand, plus l’écart entre les deux ratios se réduit. La
fréquence se rapproche alors de la probabilité. C’est le constat qui a amené le
mathématicien suisse jacques BERNOUILLI a énoncé la loi des grands
nombres qui constitue le fondement mathématique des assurances.
 L’intensité du sinistre
Il s’agit de l’importance de ses conséquences. Autrement dit de l’importance en
coût des sinistres.
De manière pratique, considérons une société d’assurance ayant un groupe de N
assurés dans une branche dommage donné.
Si au cours de la période de garantie n sinistres ont été enregistrés, la fréquence f
des sinistres est donnée par :
f= n/N (1)
En considérant que la charge totale des sinistres supportés par l’assureur est
égale à S, le coût moyen des sinistres sera :
C=S/n (2)
La prime pure P payée par chaque assuré pouvant être définie comme la
contribution de chaque année de la mutualité à la charge totale des sinistres,
l’assureur la détermine en répartissant cette charge sur les N assurés de la
mutualité qu’il gère.
Soit P=S/N (3)
Or de (2) on déduit que S=n*c
L’expression (3) devient par conséquent :
P= n*c/N= (n/N)*c
D’où P= f*c (puisque d’après (1), f=n/N)
La prime pure moyenne est donc le produit du coût moyen des sinistres par la
fréquence de leur survenance.

2. Chargement de la prime
A la prime pure viennent s’ajouter des éléments extérieurs pour majorer celle-ci.
Il s’agit de la rémunération des services des intermédiaires et des dépenses de
fonctionnement de l’entreprise. Dans le langage des assurances on parle de
chargement.
Les chargements comprennent trois types de frais que sont les frais
d’acquisition, les frais de gestion proprement dits et les impôts
 Les frais d’acquisitions
Il s’agit de la rémunération due aux intermédiaires d’assurance pour les affaires
qu’ils apportent aux compagnies d’assurance. Cette rémunération, appelée
commission, est proportionnelle à la prime.
Son taux est de 20% des primes. Il convient de noter que la commission est à la
charge de l’assuré.
 Les frais de gestion
Il s’agit des dépenses de toutes sortes qui sont inhérentes à l’industrie
d’assurance : loyer, personnel, établissement de contrats ; règlement de sinistre
etc. …..
Le taux de frais de gestion est de 15% de la prime.
 Les impôts
Leur taux varie en fonction du type d’assurance. Les impôts sont récoltés par
l’assureur et reversé à l’Etat.

C. La prestation de l’assureur
La prestation de l’assureur est la contrepartie de la prestation de l’assuré, à
savoir la prime.
Cette prestation consiste suivant le cas à indemniser l’assuré (assurance de
dommages) ou à verser une somme déterminée à la police (assurance de
personne)
L’objet de la prestation est essentiellement ou à tout le moins principalement
une somme d’argent qui destiné à couvrir le besoin contre lequel l’assuré a
voulu se garantir.

I. Historique de l’assurance

L’assurance est une institution relativement récente. En effet, elle a fait son
apparition à la fin du moyen âge, sous la forme de l’assurance maritime, comme
conséquence du développement du commerce de mer dans le pays du bassin
méditerranéen, spécialement en Italie. A cette époque, l’assurance est fortement
imprégnée de l’idée de jeu et est établi sans base statistique.
Dès le XVI siècle, l’assurance maritime apparaît comme institution organisée.
Elle est d’ailleurs à cette époque, une assurance de choses destinée à garantir la
cargaison contre les risques de mer, l’assurance sur la vie des navigateurs
n’étant pas pratiquée et même interdite.
L’assurance terrestre date, quant à elle, pratiquement du XVII siècle. Elle fit
son apparition en Angleterre, sous la forme de l’assurance contre l’incendie, à la
suite du grand incendie de Londres en 16666, qui détruisit plus de 13 000
maisons et 100 églises. A cette époque également, l’assurance sur la vie,
contrecarrée d’ailleurs par le succès, puis l’échec des tontines, n’était pratiquée.
Elle fut même prohibée comme immorale par l’ordonnance de Louis XIV de
1681.
En France, c’est au XIX siècle que l’assurance prit son essor grâce à l’initiative
privée. A cette époque, de nouvelles formes d’assurances apparurent à côté des
assurances contre l’Incendie et des assurances sur la vie. Ce furent entre autres,
les assurances contre les accidents, plus précisément les assurances de
responsabilité à raison des accidents causés aux tiers. En dehors de l’assurance
du risque locatif et du recours des voisins, déjà pratiquées antérieurement
comme complémentaires de l’assurance contre l’incendie personnel ou direct,
apparut d’abord l’assurance contre les recours en responsabilité à raison des
accidents causés aux tiers par les chevaux et voitures, ancêtre de l’assurance
contre les accidents d’automobile, contestée en ses débuts comme contraire à
l’ordre public (parce qu’elle inciterait à l’imprudence).
Avec le XXe siècle on assiste à un développement remarquable de l’assurance.
Les branches telles que l’assurance contre l’incendie et l’assurance de
responsabilité progressent fortement. L’amélioration du niveau général de vie et
l’établissement de statistiques de plus en plus précises par les actuaires ouvrent
de nouvelles perspectives à l’assurance sur la vie.
L’on assiste également, à l’émergence de nouvelles formes d’assurances telles
que les assurances contre le vol, le bris de machine, la mortalité du bétail, contre
les accidents corporels, les contre les responsabilités professionnelles etc.
Il convient de noter que c’est au premier tiers du XXe siècle que s’établit de
façon rationnelle et générale, la réglementation de l’assurance.
C’est d’abord la loi du 13 juillet 1930 sur le contrat d’assurance. C’est d’autre
part, le décret-loi du 14 juin 1938, complété par le décret du 30 décembre 1938,
relatif aux entreprises d’assurance notamment au contrôle de celles-ci par l’Etat.
L’évolution de l’assurance au XXe siècle se caractérise par une socialisation de
celle- ci. En effet, il existe des risques qui menacent l’individu dans sa personne
(maladie, invalidité, vieillesse) et dont la couverture présente un intérêt social
évident. Aussi, tenant compte de l’intérêt général, l’Etat est il intervenu pour
imposer dans les conditions déterminées, et avec participation des employeurs, à
tous les salariés la couverture de ces risques sociaux.

II. Assurance et Sécurité Sociale


La sécurité sociale à été organisée en France par une ordonnance du 4 0ctobre
1945. Cette ordonnance a, non seulement réalisé la nationalisation de
l’assurance des accidents du travail, mais a également imposé l’obligation
d’assurance à tous les employeurs.
Si la sécurité sociale a repris le risque accident du travail aux compagnies
d’assurances, son inspiration n’a rien à voir ni avec la mutualité, ni avec
l’assurance. En effet, la Sécurité Sociale a essentiellement un but politique de
distribution sociale.
En effet, dans l’assurance, le bien-portant paie une prime pour l’assurance
maladie qui est fixée en fonction des risques réels de maladie qu’il encourt
statistiquement selon son âge, son état de santé et la loi des grands nombres. En
revanche, dans la Sécurité Sociale le bien portant verse des cotisations qui ne
sont pas fonction du risque qu’il représente mais de ses revenus, ce qui n’a rien à
voir avec son état de santé, car il cotise pour un mal portant de même que le
riche paie pour le pauvre, le célibataire pour le chargé de famille nombreuse.
Cependant l’assurance conserve un rôle complémentaire de la Sécurité Sociale
afin de lui donner une sécurité plus totale. Les assurances sur la vie et les
assurances accidents sont des exemples de cette complémentarité.
III. Classification des assurances
Traditionnellement, on classe les assurances en deux catégories qui sont d’une
part les assurances de transport et d’autre part les assurances terrestres.
A. Classification réglementaire
1. Les assurances de transport
Elles concernent aussi bien l’assurance des marchandises transportée (facultés)
que celle du moyen de transport (corps de véhicule).
Ces assurances comprennent :
-les assurances de transport maritime
-l’assurance de transport par voie aérienne
-l’assurance des transports par voie fluviale.
Les deux premières sont régies par la convention de Bruxelles et la convention
de Varsovie pour la dernière.
2. Les assurances terrestres
Elles portent sur :
-les assurances de vie
-l’assurance incendie
-les assurances accident
-les assurances dites de risque divers
-les assurances de transport terrestre
Outre cette classification, la classification qui est généralement admise oppose
les assurances de dommage aux assurances de personnes.

3. Les assurances de dommages


Elles sont également appelées assurances d’intérêt ou assurance indemnité. Elles
ont pour but de garantir l’assuré contre toute atteinte à son patrimoine, soit
directement (assurance de biens) soit indirectement (assurances de
responsabilité).
Ce type d’assurance se caractérise par trois principes :*
a. Le principe indemnitaire
Les assurances de dommage nbe doivent pas être une source de richesse pour
l’assuré. En effet, l’assuré ne peut recevoir une indemnité supérieure au montant
du dommage subi par son patrimoine.
b. La règle proportionnelle
S’il résulte des estimations que la valeur de la chose assurée excède au jour du
sinistre la somme garantie, l’assuré est considéré comme restant son propre
assureur pour l’excédent et supporte en conséquence une part proportionnelle du
dommage, sauf convention contraire.
c. La subrogation
L’assuré est subrogé, à concurrence de l’indemnité versée, dans les droits de
l’assuré contre les tiers qui, par leur fait ont causé le dommage indemnisé.

4. Les assurances de personnes


Elles ont pour but de prémunir l’assuré contre atteinte à sa personne dans son
existence ou dans son intégrité physique.
Elles se subdivisent ne deux catégories :
a. Les assurances dont l’exécution dépend de la durée de la
vie humaine
b. L’assurance accident corporel

B. Classification selon le mode de gestion


Selon le mode de gestion, l’on distingue les assurances de répartition, des
assurances de capitalisation.
1. Les assurances de répartition
La caractéristique essentielle tient au fait que dans le cas de ces assurances, les
sinistres d’une année considérée sont couvertes par la masse des primes
collectées au cours de la même année.
Exemple : Les régimes de retraite des caisses de prévoyance sociale. Les
assurances maladie et automobile.

2. Les assurances de capitalisation


Ce sont des assurances souscrites à long terme et dont les primes sont
capitalisées selon la méthode des intérêts composés. Le risque couvert n’est
d’ailleurs pas constant mais il augmente ou diminue au cours du contrat.

DEUXIEME PARTIE : LA REGLEMENTATION

Nous examinerons dans cette partie le droit du contrat et la législation en


matière d’assurance
I. Le droit du contrat
I.1. Environnement législatif et réglementaire du contrat d’assurance
Le contrat d’assurance est encadré par le droit général ou droit commun des
contrats et de manière spécifique par le code des assurances dit code CIMA.
I.1. Les caractères généraux du contrat
Cinq caractères caractérisent le contrat d’assurance
A. Le caractère aléatoire
Le code civil qualifie d’aléatoire le contrat lorsque l’équivalent consiste dans la
chance de gain ou de perte pour chacune des parties, d’après un événement
incertain.
Le contrat d’assurance rentre dans la catégorie des contrats aléatoires. A cet
effet, l’article 44 du code des assurances disposes que « l’assurance est nulle si,
au moment du contrat, la chose a déjà péri ou ne peut plus être exposé aux
risques. ….»
L’exclusion de la faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré participe de ce
même raisonnement. Il en va de même du suicide l’assuré en assurance-vie au
cours des deux premières années.
B. Le caractère consensuel
Le contrat se forme par simple accord de volonté du proposant ( ou de l’assuré)
et de l’assureur. Le contenu du contrat et ses effets ne dépendent que de la
volonté des parties.
Le contrat est parfait dès l’échange des consentements. L’écrit n’étant pas
nécessaire à sa validité. Il s’agit d’un simple moyen de preuve.
C. Le caractère d’adhésion
Ce qui caractérise le contrat d’assurance c’est :
Le caractère permanent de l’offre
La supériorité économique dont jouit l’auteur de l’offre.
Il convient de préciser que ce caractère est atténué par l’intervention de
l’administration pour imposer des clauses-types.
Exemple : le tarif RC automobile est fixé par l’administration.

D. Le caractère synallagmatique
Le contrat d’assurance est un contrat bilatéral dans lequel les deux parties
s’obligent réciproquement l’un envers l’autre. Il agit d’obligation
réciproque mais aussi interdépendante.

E .Contrat à exécution successive


Les effets de ce contrat s’échelonnent dans le temps.

I.2. Formation du contrat.


I.2.1. La phase pré contractuelle
Deux étapes caractérisent cette phase
A. Le devoir d’information et de conseil de conseil
Le droit du contrat d’assurance exige la communication écrite d’une information
pré contractuelle à la charge de l’assureur. Cette information est destinée à
établir, chez le proposant, un consentement éclairé.
Ainsi, l’assureur doit fournir avant la conclusion du contrat, une fiche
d’information sur les prix, les garanties et les exclusions.
Cette obligation d’information doit être couplée avec le devoir de conseil qui
pèse sur l’assureur ou l’intermédiaire d’assurance.
Le devoir de conseil implique pour l’assureur ou l’intermédiaire d’assurance
d’indiquer au candidat à la souscription au contrat d’assurance, les conséquences
du contrat envisagé pour mieux mettre en lumière l’opportunité qu’il y a ou non
à passer telle ou telle convention.
B. La déclaration des circonstances du risque
Le pendant de l’obligation d’information et le devoir de conseil qui pèse sur
l’assureur est l’obligation de déclarer les circonstances du risque à la charge du
demandeur d’assurances. Cette obligation trouve sa justification dans la
nécessité de fournir à l’assureur les informations qui constituent le préalable
indispensable à sa double décision d’accepter ou non la couverture du risque
proposé et de fixer le montant de la prime.
Aux termes de l’article 12 du code CIMA, l’assuré est obligé de répondre
exactement aux questions posées par l’assureur, notamment dans le formulaire
de déclaration du risque par lequel l’assureur l’interroge lors de la conclusion
du contrat, sur les circonstances qui sont de nature à faire apprécier par
l’assureur les risques qu’il prend en charge.

I.2.2. Le contenu contractuel


Ce contenu porte sur les limites de la liberté contractuelle et l’identification du
risque assuré.
A. Les limites de la liberté contractuelle
Le contrat d’assurance comme tout contrat résulte d’un accord de volonté.
Toutefois, le législateur pour préserver les intérêts des assurés à décider
d’apporter des limites à cette liberté des parties notamment en édictant des
clauses types et en imposant aux compagnies d’assurance de communiquer les
documents commerciaux au ministre en charge du secteur des assurances.
1. Les clauses types
L’article 320 du code CIMA autorise l’administration à imposer l’usage de
clauses types et de fixer les montants minimaux et maximaux des tarifications.
Exemple des conditions générales des contrats d’assurances qui doivent rédiger
selon les dispositions du livre I du code CIMA.
2. Le contrôle des documents à caractère contractuel
L’article 304 du code CIMA fait obligation aux entreprises d’assurance de
communiquer, avant usage, au ministre en charge du secteur des assurances qui
peut prescrire toutes rectifications ou modifications nécessité par la
réglementation, cinq exemplaires des conditions générales de leurs polices,
propositions, bulletins de souscription, prospectus et imprimés destinés à être
distribués au public.
B. L’identification du risque assuré
L’identification du risque définit les obligations de chacun des contractants.
Il s’agit pour l’assuré de veiller à la conformité du risque réel à celui que les
partenaires ont décidé de couvrir.
Pour l’assureur celle de prendre en charge les sinistres.
1. La délimitation du risque
Elle consiste à décrire :
- les caractéristiques du bien ou de l’activité, objet du contrat, l’identification de
la chose ou de la personne assurée,
-l’événement aléatoire mettant en jeu la garantie
-les conditions dans lesquelles devra se produire cet événement pour déclencher
la garantie de l’assureur.
Il faut noter que la preuve de la conformité du risque réalisé ou risque couvert
est à la charge de l’assuré ou du bénéficiaire de la garantie.
2. Les exclusions
Il faut distinguer les exclusions légales des exclusions conventionnelles

a. Les exclusions légales


En assurance de dommage non maritime, l’exclusion légale est celle de la faute
intentionnelle ou dolosive. En effet, selon l’article 11 du code CIMA, l’assureur
ne répond pas des pertes et dommages provenant d’une faute intentionnelle ou
dolosive de l’assuré.
La faute intentionnelle suppose la réunion de deux éléments :
Un acte volontaire
La volonté de causer un dommage
La faute dolosive ne se distingue de la faute intentionnelle que par l’existence
préalable à sa commission, d’obligation contractuelle auxquelles son auteur se
soustrait frauduleusement.
Il faut noter que la charge de la preuve du caractère intentionnel ou dolosif d’une
faute incombe à l’assureur.

b. Les exclusions conventionnelles


Les exclusions conventionnelles sont autorisées par le législateur. En effet, aux
termes de l’article 11 du code CIMA, les pertes et dommages occasionnés par
des cas fortuits ou causés par faute de l’assuré sont à la charge de l’assuré, sauf
exclusion formelle et limitée contenue dans la police.
Ainsi, deux conditions sont requises pour la validité de telles exclusions :
Les clauses d’exclusion doivent être rédigées en caractères très apparents
L’exclusion doit être limitée. La clause ne doit pas être générale.

I.2.3. La conclusion du contrat


Elle va de la rencontre des volontés à la preuve du contrat d’assurance
A. Le caractère consensuel du contrat
Le contrat d’assurance est un contrat consensuel comme tel il se forme par le
simple accord de volonté.
Cet échange de volonté est dans la pratique précédé de la proposition
d’assurance. Aux termes de l’article 6 du code des Assurances la proposition
d’assurance n’engage ni l’assuré ni l’assureur, seule la police ou la note de
couverture constate leur engagement réciproque.

B. La date d’effet des engagements


Aux termes de l’article 13 du code des assurances, la prise d’effet de la garantie
est subordonnée au paiement de la prime.

C. L a preuve du contrat d’assurance


Selon le code des assurances il existe deux modes de preuves du contrat
d’assurance
1. La police
La police d’assurance est aussi appelé contrat d’assurance. C’est un document
qui matérialise les obligations réciproques des parties.
La police d’assurance engage les parties et elle est constituée des conditions
générales, des conditions spéciales et des conditions particulières.
Les conditions générales sont des imprimés qui décrivent le fonctionnement
contractuel et reproduisent les clauses imposées par le code et l’autorité
administrative.
Les conditions spéciales sont des imprimés qui, pour un bien, une activité ou
une personne présentent les risques pouvant être couverts, les limites des
garanties, les exclusions, les montants pouvant être assurés, les franchises etc.…
Les conditions particulières. C’est un imprimé qui constate le choix de l’assuré,
le montant de la prime, l’engagement de l’assureur et la prise d’effet du contrat.
2. La note de couverture
Elle constate également l’engagement des parties. L a loi n’a pas défini la forme
de la note de couverture. Généralement elle est de courte durée et est délivrée
par l’assureur pour pallier l’inexistence de la police. Une fois la police émise, la
note de couverture cesse d’être valable.

I.2.4. Le déroulement du contrat d’assurance


Elle est marquée par la déclaration de circonstances nouvelles et les
conséquences de cette déclaration.

A. La déclaration de circonstances nouvelles en cours de contrat


L’assuré est tenu de déclarer, en cours de contrat les circonstances nouvelles qui
ont pour conséquence, soit d’aggraver les risques, soit d’en créer de nouveaux et
rendent de ce fait inexactes ou caduques les réponses faites à l’assureur,
notamment dans le formulaire de déclaration du risque.
La déclaration de l’assuré doit se faire par lettre recommandée dans un délai de
15 jours à partir du moment où il en a eu connaissance.
B. Conséquences de la déclaration
Une fois informé, l’assureur a deux possibilités :
-soit il dénonce le contrat
-soit il propose une surprime
Si l’assureur décide de ne plus assurer le risque, la résiliation ne prend effet que
dix jours après que l’assureur a notifié sa décision au souscripteur. Dans ce cas,
l’assureur doit rembourser la portion de prime correspondant à la période qui ne
sera plus couverte par la garantie.
La déclaration de l’assuré lorsqu’elle est fausse peut résulter de la bonne ou
mauvaise foi.
Si la fausse déclaration résulte de la mauvaise foi avec l’intention de tromper
l’assureur, la conséquence est la nullité du contrat à condition que la
déclaration porte sur un point qui change l’objet du risque ou en diminue
l’opinion pour l’assureur.
En cas de nullité l’assureur ne prend pas en charge le sinistre à l’occasion
duquel la mauvaise foi a été découverte.
En raison de l’effet rétroactif de la nullité, l’assureur peut se faire rembourser
les indemnités qu’il a payées pour des sinistres qui se sont produits entre la
fausse déclaration et la date de sa découverte. Et cela quelque soit la personne
entre les mains de laquelle le paiement a été effectué. Autrement dit, la nullité
est opposable à tous.
Si la fausse déclaration résulte de la bonne foi il faut distinguer selon qu’elle a
été découverte avant ou après sinistre.
1. La découverte avant sinistre, l’assureur a trois possibilités :
-maintenir sans surprime
-maintenir avec surprime
-résiliation du contrat
2. La découverte après sinistres
Ici l’assureur va appliquer au montant de l’indemnité, la règle proportionnelle de
prime.
L’indemnité sera réduite dans la proportion du taux de primes payées par rapport
à celui qui aurait dû l’être si le risque avait été exactement déclaré.

II. Le code des assurances


Le secteur des assurances dans les anciennes colonies françaises est réglementé
par une législation unique appelée code CIMA.
La CIMA ou Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance est un espace
régional qui regroupe 14 Etats que sont : Burkina Faso ; Benin ; Cameroun ;
Centrafrique, Congo ; Côte d’Ivoire ; Gabon ; Guinée Equatoriale ; Île Maurice ;
Mali ; Niger ; Sénégal ; Tchad et Togo.
Le traité a été signé à Yaoundé le 10 juillet 1992.
Ce traité a deux annexes dont la première porte sur le code des assurances dit
code CIMA et la seconde sur les Directions Nationales des Assurances.
Le code des assurances qui régit désormais le secteur des assurances des
différents signataires du traité CIMA comporte six livres que sont :
Livre I : Le contrat
Livre II : Les assurances obligatoires
Livre III : Les entreprises
Livre IV : Les règles comptables applicables aux entreprises d’assurance
Livre V : Agents généraux, courtiers et autres intermédiaires d’assurance
et de capitalisation
Livre VI : Les organismes particuliers d’assurance : Le Fonds de Garantie
Automobile.

II.1. Le livre I : Le contrat


Ce livre édicte les règles communes aux assurances de dommage non maritime,
aux assurances de personnes et aux contrats de capitalisation.
II.2. Le livre II : Les assurances obligatoires
L’obligation des assurances découle d’une sécurité imposée devant la nécessité
de protéger les victimes. Protection apparue comme un objectif d’utilité sociale
ayant primauté sur la liberté contractuelle. Cette obligation d’assurance concerne
la responsabilité civile des véhicules terrestres à moteur.
II.3. Le Livre III : Les entreprises
Ici sont posés le principe d’un contrôle d’unique ainsi que les règles de
fonctionnement communes aux sociétés d’assurances.
II.4. Le livre IV : Les règles comptables applicables aux entreprises d’assurance
Les entreprises d’assurance opérant dans l’espace CIMA qu’elles soient de droit
national ou non, doivent établir leur comptabilité selon la forme prévue par le
code. A cet effet ; un plan comptable particulier à l’assurance a été élaboré.
II.5. Le livre V : Agents généraux et autres intermédiaires d’assurance
Ce pose les règles qui doivent régir l’exercice de la profession d’intermédiaire
d’assurance.
II.6.Le livre VI : Le Fonds de Garantie Automobile
C’est un organisme particulier ayant pour but de palier au défaut d’assurance et
de payer aux victimes d’accident de la route une indemnité dans les cas
suivants :
 Lorsque le responsable du dommage demeure inconnu
 Lorsqu’il n’est pas assuré
 Lorsque la compagnie en cause est insolvable
III. Les acteurs du secteur des assurances
Le secteur des assurances est animé principalement par les entreprises
d’assurances aidées par des intermédiaires d’assurance.
III.1. Les entreprises d’assurances
Les entreprises d’assurance exerçant en Côte d’Ivoire sont au nombre de trente
trois (33) dont onze (11) en vie et vingt deux(22) en non vie.
L’exercice de l’activité d’assurance par une entreprise est subordonné à deux
conditions :
- l’entreprise doit être constituée sous forme de société
-elle doit obtenir l’agrément
A. Constitution
Pour pouvoir exercer l’activité d’assurance, l’entreprise doit être constituée soit
sous forme de société anonyme soit forme de mutuelle.
1. La société anonyme
La société anonyme est à but lucratif. Elle apporte à ses assurés la garantie de
son capital social.
Le capital minimum exigé par le code CIMA est de un milliard (1 000 000 000)
de franc CFA non compris les apports en nature.
Ce montant doit être libéré au ¾ lors de la constitution soit sept cent soixante
quinze millions (775 000 000) de francs CFA. La libération du reliquat doit
intervenir dans un délai qui ne peut excéder trois ans à compter de
l’immatriculation au registre du commerce.
2. Les mutuelles
Une mutuelle d’assurance est une forme de société par laquelle des propriétaires
d’objets semblables, exposés à des risques identiques se réunissent dans le but
de réparer à frais commun les dommages qui viendraient à frapper quelques uns.
Ici chacun des associés se trouve assureur en même temps qu’assuré.
Le prix d’assurance est appelé cotisation.
Il existe deux types de mutuelle :
-Les mutuelles pures ou sociétés mutuelles
Ce sont des organismes regroupant exclusivement des adhérents déjà unis entre
eux par d’autres liens soit parce qu’ils exercent la même profession soit parce
qu’ils habitent la même localité ou des localités voisines.
Elles se caractérisent par un faible niveau d’activité, une gestion très
économique et un esprit d’entraide et de solidarité très poussé.
-les sociétés à forme mutuelle
Elles correspondent à une forme particulière d’exploitation de l’assurance qui
repose sur l’association de risque et sur la répercutions éventuelle aux adhérents
des excédents de recettes.
Ici le regroupement est plus large. Il se fait dans le grand public. Le recrutement
des adhérents est très organisé afin d’obtenir une meilleure compensation des
risques.
Quelque soit sa forme, les sociétés d’assurance mutuelle doivent avoir un fonds
d’établissement au moins égal à huit cent millions (800 000 000) de francs
CFA.

B. L’agrément
Les entreprises d’assurance ne peuvent commencer leurs activités qu’une fois
l’agrément obtenu.
L’agrément est accordé sur demande par l’entreprise pour une ou plusieurs
branches d’assurances. L’entreprise ne peut pratiquer que les opérations pour
lesquelles elle est agréée.
Le code CIMA pose le principe de la spécialité en édictant qu’une même société
ne peut pratiquer à la fois les opérations d’assurance vie et celle d’assurance
dommage.
Les contrats souscrits par une société d’assurance non agréée sont nuls.
Toutefois, cette nullité n’est pas opposable aux assurés et bénéficiaires de bonne
foi.

II.2. les intermédiaires d’assurance.


Pour présenter les opérations d’assurance au public, les sociétés peuvent avoir
recours à trois procédés.
Elles peuvent offrir directement au public à leur siège la souscription des
contrats par un bureau de production de production appelé bureau direct.
Elles peuvent aussi utiliser des intermédiaires choisis par elles qui ont pour
mission de les représenter, soit dans le cadre d’un mandat soit dans le cadre d’un
contrat de travail.
Elles peuvent enfin accepter les affaires qui leur sont apportées au bureau direct
par des intermédiaires indépendants, des courtiers.
Il existe trois types d’intermédiaires.
A. Les courtiers d’assurance
Ce sont des intermédiaires indépendants. En principe le courtier est mandataire
de l’assuré dont il place le risque aux meilleures conditions de garantie et de prix
auprès de la compagnie d’assurance. Il est le conseiller de son client dont il
soigne l’assurance d’où son appellation d’assureur conseil. Il perçoit à titre de
rémunération des commissions de courtage. Cette commission représente un
pourcentage de la prime.
B. Les agents généraux
Ce sont des mandataires ou plus exactement des délégataires des sociétés
d’assurances dont ils gèrent le portefeuille. En effet, très souvent il existe entre
l’agent général et la société un traité dénommé traité de nomination qui régit
leurs relations professionnelles. Ce traité délimite les pouvoirs de l’agent général
dans le cadre de la mission qui lui est confiée et fixe le terme de sa
rémunération. La rémunération de l’agent comporte une partie fixe et partie
variable ou commission fixée par la compagnie d’assurance.

C. Les agents mandataires ou mandataires non salariés


Ils sont également apporteurs libres, ce sont des personnes physiques non
salariés qui présentent les opérations d’assurance et sont rémunérées à la
commission.
NB : Les opérations d’assurance sont aussi présentées par les institutions de
micro finance agréées, les caisses d’épargne, les banques et la poste à leurs
guichets.
Ils convient de noter que pour la présentation des opérations toute personne
intéressée qu’elle soit personne physique ou morale doit être agréée par le
Ministère en charge du secteur des assurances.

TROISIEME PARTIE : LES PRODUITS D’ASSURANCE


Les produits d’assurances se repartissent entre les assurances de dommage et
celles de personnes

LES ASSURANCES DE DOMMGES


Les principes généraux
Les assurances de dommage couvrent les conséquences d’un événement pouvant
causer un préjudice au patrimoine de l’assuré. Elles ont pour fonction
d’indemniser celui-ci à raison du préjudice patrimonial qu’il a subi à la suite de
la réalisation du risque.

Les assurances de dommage se subdivisent en deux catégories. Il y a d’abord les


assurances de choses qui ont pour but de couvrir les pertes, le plus souvent
matérielle, que l’assuré subit directement dans son patrimoine du fait du sinistre.
Il y a ensuite les assurances de responsabilité qui ont pour but de garantir
l’assuré contre les recours exercés à son encontre par des tiers auxquels il a
causé un dommage et qui lui en impute la responsabilité.

Avant d’aborder les principes proprement dits, il convient de définir certaines


notions essentielles notamment pour la détermination de l’indemnité
d’assurance. Il s’agit de :

 La valeur vénale
En cas de sinistre total, le dommage est égal à la valeur de la chose
assurée au moment du sinistre. La valeur vénale c’est la valeur de l’objet
au moment de la réalisation du dommage.

 La valeur d’usage
La valeur d’usage est égale à la valeur vénale déduction faite de la vétusté.
C’est le cas en matière d’incendie de voiture.

 La valeur à neuf
C’est la valeur au coût d’achat.

 La valeur déclarée
C’est la valeur que déclare l’assuré lors de la souscription du contrat
d’assurance. C’est l’exemple en, matière d’assurance incendie.

 La valeur agréée
Il s’agit d’une valeur qui est fixée de manière contradictoire par l’assureur et
l’assuré, le plus souvent après expertise de la chose assurée.
 Le délaissement
En matière d’assurance de chose on peut concevoir que l’assuré abandonne à
l’assureur la chose assurée pour obtenir le paiement intégral de l’indemnité. Le
délaissement se conçoit dans deux hypothèses. En cas de sinistre partiel, lorsque
la chose sauvée est devenue impropre à l’usage prévu. En cas de sinistre total
dont les conséquences ne sont pas nécessairement définitives.
Exemple en matière de vol lorsque l’objet volé est retrouvé.

 Le sauvetage
Lorsque le sinistre est très important, on évalue la valeur de la chose avant
sinistre comme s’il y avait perte totale et on déduit la valeur de ce qui subsiste
de cette chose, c’est-à-dire la valeur de sauvetage.

La règle proportionnelle
L’assurance ne doit pas être une source d’enrichissement, aussi les assurances de
dommage doivent être faites pour une somme déterminée. En ce cas, l’indemnité
d’assurance n’a pas seulement pour mesure le dommage, mais aussi la somme
assurée. D’où l’institution de la règle proportionnelle.

Deux conditions sont requises pour que la règle proportionnelle joue :


-la valeur d’assurance doit être déterminable
-en cas de sous assurance. Il y a sous assurance lorsque la valeur assurée est
inférieure à la valable assurable au moment du sinistre.

La règle proportionnelle est énoncée en ces termes « s’il résulte des estimations
que la valeur de la chose assurée excède au jour du sinistre la somme garantie,
l’assuré est considéré comme restant son propre assureur pour l’excédent et
supporte, en conséquence, une part proportionnelle du dommage ».

Il faut noter qu’il existe deux sortes de règles proportionnelles. Les


proportionnelles de primes et les règles proportionnelle de capitaux.

Exemple 1 règle proportionnelle de prime.

Soit un immeuble d’une valeur de 30 000 000, le propriétaire l’assure à


20 000 000. Le taux de prime suite à la déclaration est de 1%0. A la suite d’un
sinistre, les dommages sont évalués à 15 000 000. Après expertise l’assureur se
rend compte de la supercherie. Le taux de prime aurait dû être de 1.5%o.
Pour l’indemnité, il applique la règle proportionnelle de prime.

Indemnité= 15000000* 20000000/30000000* 1/1.5

Exemple 2 règle proportionnelle de capitaux


Soit un immeuble d’une valeur de un million, assuré seulement pour seulement
400 000 F ; si un sinistre détruit l’immeuble entièrement, l’assuré reçoit de
l’assureur 400 000 F et il supporte personnellement 600 000 F.
En cas de sinistre partiel ne détruisant l’immeuble que pour moitié, l’indemnité
sera égale à:
500 000(montant du dommage) *400 000(valeur assurée)/1ooo ooo (valeur
assurable)
Il convient d’indiquer que la règle proportionnelle peut être abandonnée en cas
d’assurance au premier risque.
L’assurance au premier risque est une assurance où le capital est toujours
inférieur à la valeur totale des biens soumis au risque et où, cependant,
l’assureur renonce à l’avance à invoquer la règle proportionnelle à raison de
l’insuffisance de la valeur assurée.

La surassurance
Il y a surassurance, lorsqu’un contrat d’assurance a été consenti pour une somme
supérieure à la valeur de la chose assurée. S’il y a eu dol ou fraude de l’une des
parties, l’autre partie peut en demander la nullité. S’il n’y a eu ni dol ni fraude,
le contrat est valable jusqu’à concurrence de la valeur réelle des objets assurés et
l’assureur n’aura pas droit aux primes pour l’excédent. Seules les primes échues
lui resteront définitivement acquises.

Les assurances multiples


Il y a assurance multiple lorsque deux ou plusieurs assurances couvrent en
même temps le même risque. Il existe deux types d’assurances cumulatives :
Les assurances cumulatives

Il y a assurances cumulatives lorsque qu’un même objet est assuré contre un


même risque par au moins deux assureurs. Trois conditions sont donc requises
pour qu’il y ait assurances cumulatives :

 Pluralités d’assureurs
 Identité d’objet
 Identité de risque

En cas d’assurances cumulatives, l’assuré doit faire connaître à chaque assureur


le nom de l’assureur avec lequel une assurance a été contractée et indiquer la
somme assurée.

Quand plusieurs assurances contre un même risque ont été contractées de


manière dolosive, celles-ci sont sanctionnées par la nullité. Il incombe aux
assureurs de prouver le caractère frauduleux de l’assurance.
La coassurance
C’est l’opération par laquelle plusieurs entreprises d’assurance garantissent un
même risque, chacune d’entre elles prenant en charge une fraction convenue de
ce risque sans solidarité avec les autres.

NB : la coassurance est une technique de dispersion verticale du risque. Il existe


une technique horizontale appelée réassurance. Il s’agit d’une opération par
laquelle une entreprise d’assurance, la cédante s’assure à son tour auprès d’une
autre société, le réassureur encore appelé le cessionnaire pour tout ou partie des
risques qu’elle assure.

Cette technique permet notamment à l’assureur de diluer le risque en se


protégeant contre les écarts de probabilité et de rendre son portefeuille
homogène en ne conservant que la partie des risques correspondant à sa
capacité.

La subrogation
Elle implique que l’assureur qui a payé l’indemnité d’assurance est subrogé,
jusqu’à concurrence de cette indemnité, dans les droits et actions de l’assuré
contre les tiers qui ont causé le dommage ayant donné lieu à la garantie de
l’assureur. La subrogation suppose deux conditions :
 L’assureur doit avoir préalablement payé à l’assuré l’indemnité à lui due.
 Qu’il existe une action en responsabilité appartenant à l’assuré contre le
tiers.

Les assurances de choses


Ces sont des assurances de dommage dont le but est d’indemniser l’assuré ou le
bénéficiaire de l’assurance pour compte, d’une perte atteignant un objet ou un
droit faisant partie de leur patrimoine.
Nous examinerons les assurances incendie et automobile.

L’assurance incendie
L’incendie est définit comme un phénomène de combustion vive, se produisant
hors d’un foyer normal et attaquant des matières qui n’étaient pas à ce moment
destinés à la combustion avec un développement de chaleur suffisant pour
entraîner la combustion totale de ces matières sans intervention extérieure.

L’assureur contre l’incendie répond de tous les dommages causés par


conflagration, embrasement ou simple combustion. Toutefois, il ne répond pas
sauf convention contraire de ceux occasionnés par la seule action de la chaleur
ou par le contact direct et immédiat du feu ou d’une substance incandescente s’il
n’a ni incendie ni commencement d’incendie susceptible de dégénérer en
incendie véritable.
L’incendie est un phénomène de combustion vive, par conséquent, ne sont pas
couverts les dommages occasionnés par la seule action de la chaleur ou celle de
la vapeur ou de la fumée émanant d’appareils de chauffage ou d’éclairage, sauf
si cette chaleur est dégagée par l’incendie d’autres choses.
Risques garanties
Sont garantie au titre de cet contrat :
 les dommages matériels résultant d’un incendie causés :
-aux bien immobiliers, c’est-à-dire aux bâtiments et à leurs dépendances,
à l’exclusion des clôtures ne faisant pas partie intégrante des bâtiments,
ainsi que toutes les installations qui ne peuvent pas être détachées des
bâtiments sans être détériorées ou sans détériorées la partie de la
construction à laquelle elles sont attachées.
-aux embellissements, aménagements, exécutés à leurs frais par les
locataires ou occupants
-au mobilier personnel appartenant à l’assuré, aux membres de sa famille,
à ses domestiques et aux personnes habitant ordinairement avec lui
.
 Les dommages résultant, à la suite d’incendie de :
-la privation de jouissance, c’est-à-dire la perte de la valeur locative
résultant de l’impossibilité pour l’occupant d’utiliser temporairement tout
ou partie des locaux dont il a la jouissance
-la perte des loyers
 Les responsabilités résultant d’un incendie :
-la responsabilité locative (risque locatif) c’est-à-dire les conséquences
pécuniaires de la responsabilité que peut encourir l’assuré pour dommage
matériel
-le recours des voisins et des tiers, c’est-à-dire

Les assurances de responsabilité civile


Ce sont des assurances qui couvrent la responsabilité civile de l’assuré contre
des dommages qu’il a causé au tiers. Il existe plusieurs types de responsabilité
civile.

L’assurance responsabilité civile chef de famille


Elle coure la responsabilité délictuelle ou quasi délictuelle du chef de famille
assuré , de son conjoint, de ses enfants vivants sous son toit, de son personnel
domestique, de ses animaux, de ses immeubles ou partie d’immeuble habités à
titre privé.
Cette responsabilité ne couvre que celle encourue en cours de la vie privée à
l’exclusion de la vie professionnelle.

L’assurance RC chef d’entreprise


Elle est identique à la première seulement qu’elle couvre les dommages et
accidents causés aux tiers par l’assuré lui –même dans l’exercice de ses
fonctions, par toute personne dont l’assuré est responsable en tant que chef
d’entreprise, par le fait d’outillage, de matériel, d’installation, de marchandises
et par des véhicules non motorisés, les animaux domestiques, les immeubles que
l’assuré occupe pour son exploitation.

L’assurance RC produits
L’objet principal de cette garantie est de couvrir la responsabilité
Du fabricant ou du vendeur à raison des dommages causés aux tiers, y
compris la clientèle, par ses produits, objets, mécanismes, appareils,
matériels ou matériaux. Les dommages garantis sont les atteintes
corporelles, les dommages matériels ou immatériels.

L’assurance RC professionnelle
Elle comporte la couverture de la RC exploitation à raison des accidents
corporels et matériels causés aux tiers dans l’exercice de la profession d’une part
et d’autre part de la responsabilité contractuelle à raison d’accidents résultants
d’erreurs ou de fautes professionnelles d’autre part. Ce contra vise les
professions libérales.

LES ASSURANCES DE PERSONNES


Les assurances de personne sont des assurances qui couvrent les risques pouvant
atteindre la personne de l’assuré (vie, mort, maladie, invalidité).

Les assurances de personnes ne sont pas soumises au principe indemnitaire. En


effet, chaque assureur est engagé pour la somme promise et les bénéfices des
diverses assurances peuvent se cumuler sans limite.

Les assurances de personne comprennent les assurances sur la vie et ses


principales variétés, les accidents contre les accidents corporels et la maladie. Il
y a aussi les contrats de capitalisation.

Le contrat de capitalisation est celui par lequel un adhérent s’engage à verser


pendant un certain temps une cotisation payable ordinairement par mensualité et
l’entreprise s’engage à lui remettre une somme déterminée par avance à
l’échéance du contrat.
Les assurances sur la vie
L’assurance sur la vie est un contrat par lequel, moyennant paiement d’une
prime, l’assureur s’engage à verser au souscripteur ou à un tiers désigné par lui
une somme déterminée sous forme de capital ou de rente, en cas de décès ou de
survie de la personne à une époque déterminée.
Les deux combinaisons de l’assurance sur la vie sont l’assurance en cas en cas
de vie et l’assurance en cas de décès.
L’assurance en cas de vie
L’assurance en cas de vie est un contrat par lequel l’assureur s’engage
moyennant une prime, à verser les sommes prévues au contrat au cas où l’assuré
est vivant à une date déterminée. Le risque ici est la survie de l’assuré. Il en
existe deux sortes :
L’assurance de capital différé
L’assureur s’engage à payer un certain capital si, à une certaine date, l’assuré est
encore vivant. Le terme peut être un âge à atteindre par l’assuré ou un certain
nombre d’années à compter de la souscription.

L’assurance de rente en cas de vie


L’assureur s’engage une rente sous condition de survie de l’assuré. La rente peut
être immédiate, auquel cas moyennant le paiement d’une prime unique ou
périodique, l’assureur s’engage à verser immédiatement une rente soit viagère
soit temporaire. La rente est différée lorsque l’assureur s’engage à verser la rente
qu’à compter d’une date déterminée.

L’assurance en cas de décès


C’est un contrat par lequel l’assureur s’engage, moyennant une prime unique ou
périodique, à verser les sommes stipulées au décès de l’assuré. Il y a deux
combinaisons possibles :
L’assurance vie entière
Ici l’assureur s’engage moyennant le paiement d’une prime unique ou
périodique, à verser au bénéficiaire un capital au décès de l’assuré.

L’assurance temporaire
Ici l’assureur ne s’engage à verser le capital que si le décès de l’assuré survient
avant l’expiration du contrat.

Les assurances contre les accidents corporels


C’est un contrat contre les accidents corporels qui, en contre partie d’une prime,
met à la charge de l’assureur l’obligation de verser une somme déterminée en
cas d’accident corporel survenu pendant la période de garantie et provoquant
une incapacité temporaire ou permanente, partielle ou totale, ou la mort de
l’assuré.

Ce type d’assurance donne droit à trois sortes de garanties :


 Une garantie décès qui ouvre droit au versement d’un capital en cas de
décès accidentel
 Une garantie invalidité qui a pour objet principal l’indemnisation du
préjudice lié à l’incapacité permanente de l’assuré
 Et des garanties prévoyant la couverture d’autres types e préjudices tel :
 Le remboursement des frais dus à des soins médicaux
 Des frais d’assistance, de rapatriement, de prestation pour aide à domicile
 Une indemnité journalière pendant la durée de l’incapacité temporaire de
travail de l’assuré (ITT) ou pendant la durée de son hospitalisation
consécutive à un accident.

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