Analyse Financiere
Analyse Financiere
Chiffre d'affaires
Création de valeur
Valeur ajoutée
BFR
Dettes d'exploitation
Fonds de roulement
Capacité d'autofinancement
Rentabilité
Excédent brut d'exploitation
Excédent net d'exploitation
Marge brute d'exploitation
Marge opérationnelle
Marge nette
Marge sur coût variable
Taux de marge
Taux de marge bénéficiaire
Résultat courant avant impôt
EBIT
EBITDA
Résultat comptable
Résultat opérationnel courant
Levier opérationnel
Résultat Exceptionnel
Résultat financier
Taux de profitabilité
Return on Equity
Return on Assets
Point Mort
Endettement
Capacité de remboursement
Taux de couverture de la dette
Taux d'endettement
Fonds propres négatifs
Structure financière
Dette financière nette
Ratios
Ratio financier : définition et avantages
Autonomie financière
Liquidité générale
Liquidité immédiate
Chiffre d'affaires
Sommaire
123RF / Rido
Selon l’INSEE, le chiffre d'affaires d’une entreprise représente le montant de ses affaires
(hors taxes) dans l'exercice de son activité professionnelle courante.
Le chiffre d'affaires peut se calculer pour n'importe quelle période, mais il est souvent calculé
de façon mensuelle, trimestrielle et annuelle.
Lire l'article
Le chiffre d'affaires d’une entreprise ne doit pas être confondu avec le bénéfice, qui résulte de
la différence entre les produits et les charges.
Bon à savoir : c’est à partir de la date de livraison du produit (transfert de propriété)
que le chiffre d’affaires et établi et non à partir de la date de facturation.
Plusieurs méthodes sont utilisées pour obtenir une estimation fiable. Parmi les principales, on
peut citer le prix de marché, l'objectif et les parts de marché, et l'étude de marché.
Prix de marché
Cette méthode consiste à croiser des informations sur la concurrence et l’évolution du secteur
d’activité, puis à les rapprocher des spécificités d’une entreprise.
Avec cette méthode, le chef d’entreprise évalue la taille de son marché, l’état de la
concurrence, puis se fixe un objectif théorique, par exemple détenir 30 % des parts du
marché qu’il doit atteindre.
Étude de marché
Lors d’une consolidation par équivalence, on retient une part du chiffre d'affaires
correspondant à la participation que la société « consolidante » détient dans la société
« consolidée ».
Avec une consolidation globale, c’est l'intégralité du chiffre d'affaires de la filiale qui
est retenu.
Création de valeur
Sommaire
Thinkstock
Cette capacité qui peut aller de pair avec la recherche d’une croissance durable est atteinte
lorsque les investissements dégagent une rentabilité supérieure au coût moyen pondéré du
capital.
L’objectif des créateurs de valeur d’une entreprise (ses dirigeants) consiste à créer cette valeur
actionnariale afin d’accroître la richesse de ses propriétaires et de ses actionnaires.
Explications.
Rappel : le taux de rentabilité financière (Return on equity, ROE) est égal au résultat
net ÷ capitaux propres = (Résultat ÷ Actif) x (Passif ÷ Capitaux propres). Il permet de
mesurer le rapport entre les résultats dégagés par une entreprise et ses
investissements, c’est-à-dire le taux de rendement des capitaux propres.
Pour sa part, le coût moyen du capital correspond à la moyenne du coût des différentes
sources de financement de l’entreprise pondérée par leur valeur de marché (ensemble des
ressources). Il permet d’actualiser les flux de trésorerie futurs générés par un projet et
d’évaluer la valeur créée. Pour les actionnaires, ce coût est équivalent à la rentabilité annuelle
moyenne qu’ils peuvent attendre en contrepartie de leur investissement.
Bon à savoir : une entreprise détruit de la valeur si elle dégage une rentabilité
inférieure au coût du capital, ce qui l’appauvrit.
Pour conserver son actionnariat et l’étoffer, une entreprise doit démontrer en permanence
qu'elle produit de la valeur selon son secteur d'activité.
Pour calculer cette valeur actionnariale, il faut que la rentabilité de l’actif économique
(rentabilité des capitaux investis) soit supérieure au coût du financement, c’est-à-dire au coût
de la dette et des fonds propres (coût du capital).
En entrant dans le détail, il s’agit d’évaluer le coût de chaque source de financement, puis de
calculer un coût global en pondérant chaque élément de capital par sa part relative dans la
structure globale des capitaux.
Au sein de l’entreprise, les créateurs de valeur sont surtout représentés par les directions
générales et financières. Ce sont elles qui disposent des outils permettant de mesurer et
d’optimiser les ressources en capital.
Bon à savoir : en marketing, la création de valeur d’un produit est assimilable à une
grandeur qui augmente quand la satisfaction du besoin augmente et/ou que le coût
de ce produit baisse (moindre coût).
Valeur ajoutée
Sommaire
Thinkstock
La valeur ajoutée est la richesse créée par une entreprise. Elle permet de rémunérer tous les
acteurs qui ont participé à la production.
La répartition de la valeur ajoutée est un sujet de conflits entre ces différents acteurs : salariés,
actionnaires, banques, État, etc. Toutes les infos pour y voir plus clair.
Exemple : matières premières, énergies, etc. Les salaires et les machines ne sont pas des
consommations intermédiaires.
La valeur ajoutée est la part que l'entreprise « ajoute » à ce qu'elle achète à l'extérieur.
Exemple : une usine fabrique de la moutarde, vendue dans des petits pots de verre. L’entreprise
ne fabrique que la moutarde. Les pots de verre sont des consommations intermédiaires. Sa
valeur ajoutée ne représente que la valeur de la moutarde donc son chiffre d’affaires, auquel il
faut soustraire la valeur des petits pots de verre. Les pots de verre représentent la valeur ajoutée
de son fournisseur.
La valeur ajoutée est la richesse créée. Elle permet de rémunérer les différents
participants à la production, dont les salariés, les banques et l'État.
Le bénéfice, ou profit, est ce qui reste à l'entreprise une fois qu'elle a rémunéré les
salariés, les banques et l'État. C'est ce bénéfice, s'il existe, qui permet de rémunérer les
actionnaires et d'obtenir un autofinancement.
La répartition de la valeur ajoutée est l'un des enjeux économiques majeurs. Chacun des
participants à la production veut voir sa part augmenter.
Les salariés veulent que leurs salaires augmentent plus vite que l'inflation. C'est l'objet
des négociations annuelles de salaires.
Les actionnaires souhaitent que leurs investissements dans l'entreprise soient rentables.
Bon à savoir : en 2013, les salaires nets représentaient en moyenne 50 % de la valeur ajoutée
dans le secteur industriel et 54 % de la valeur ajoutée dans le secteur des services.
payer plus les actionnaires pour qu'ils continuent d'apporter des capitaux dans
l'entreprise
payer plus les salariés au risque de voir les actionnaires préférer investir dans d'autres
entreprises plus rentables.
Bon à savoir : pour impliquer d'avantages leurs salariés dans le processus de création de
richesses, les entreprises proposent parfois à leurs salariés de devenir actionnaires de leur
propre entreprise.
C'est à partir de ce PIB qu'est calculée la croissance économique d'un pays. En effet, le taux de
croissance économique, c'est le taux de variation entre deux PIB.
Besoin en fonds de roulement (BFR)
Sommaire
Le besoin en fonds de roulement, également appelé BFR, informe sur le besoin en trésorerie
d'une entreprise.
On va donc analyser le poids des stocks et des créances à court terme par rapport aux dettes à
court terme.
Dans le cas contraire, les entreprises ont un besoin en fonds roulement négatif si elles
encaissent avant de décaisser. C'est le cas de la grande distribution, où les clients paient
comptant.
Quant au solde net de trésorerie, c'est la différence entre le fonds de roulement et le besoin en
fonds de roulement.
Plan de trésorerie
Lire l'article
Dettes d'exploitation
Sommaire
Comme leur nom l'indique, les dettes d’exploitation sont celles qui sont afférentes au cycle
d'exploitation. Les dettes d’exploitation entrent dans le calcul du besoin en fonds de roulement.
Parmi elles, on recense les dettes fournisseurs, les dettes fiscales et sociales, les avances sur
commandes reçues de clients, les produits constatés d'avance et les autres dettes d’exploitation.
Cet article vous en dit plus sur ce type de dette et sur sa place dans la comptabilité d'une
entreprise.
Parmi les principales on recense les dettes fournisseurs et les dettes fiscales et sociales.
Dettes fournisseurs
Quand une entreprise réalise un achat de bien ou de service, elle peut obtenir des délais de
paiement de la part de ses fournisseurs.
À la date d'établissement du bilan, le montant des factures d'achat non réglées par l'entreprise
constitue sa dette fournisseur. Cette dette s’inscrit au passif.
Tant qu’elle n’est pas réglée, la dette fournisseur constitue une ressource pour l'entreprise, qui
peut faire travailler sa trésorerie pendant cette période intercalaire.
Ce poste regroupe les impôts, les taxes, versements et autres retenues dues par l'entreprise,
ainsi que les sommes dont elle est redevable auprès des organismes sociaux, notamment
l'URSSAF et les caisses de retraite. La TVA fait notamment partie de ces dettes.
Bon à savoir : les avances sur commande, délivrées aux clients, ainsi que les produits qui sont
constatés en avance, figurent aussi parmi les dettes d'exploitation.
Le BFR est égal au montant qu’une entreprise doit financer afin de satisfaire le besoin résultant
des décalages entre les décaissements (dépenses) et les encaissements (recettes) découlant de
son activité économique.
Les dettes d’exploitation font partie intégrante du calcul du BFR. Ce dernier s'établit ainsi :
Le BFR est donc une balance entre ce qu’on doit à une entreprise et ce qu’elle doit à ses
fournisseurs.
Généralement, un BFR positif (supérieur à 0) indique que les emplois d’exploitation sont
supérieurs aux ressources de la même nature. L’entreprise doit financer ses besoins à court
terme en recourant à son fonds de roulement ou en s'endettant à court terme.
Rappel : le fonds de roulement correspond à la différence entre les capitaux permanents et les
actifs immobilisés. Il permet de vérifier si les actifs immobilisés sont financés par des ressources
de long terme.
Un BFR à l’équilibre (égal à 0) révèle que les ressources d’exploitation sont suffisantes pour
couvrir les emplois en intégralité. Entrées et sorties sont équilibrées.
Un BFR négatif (inférieur à 0) signale que les emplois sont inférieurs aux ressources. C’est la
configuration idéale, puisqu’elle génère de la trésorerie.
Afin de distinguer les dettes d’exploitation prises en compte à travers le BFR et les dettes
financières, l’Autorité des normes comptables (recommandation n° 2013-03) estime que les des
dettes d’exploitation sont celles dont la contrepartie est utilisée dans le cadre du cycle normal
d’exploitation.
Si cette contrepartie est utilisée dans un délai supérieur à celui du cycle d’exploitation, les dettes
d’exploitation sont à reclasser en dettes financières.
Fonds de roulement
Sommaire
Une ressource durable mise à disposition par les actionnaires ou dégagée par l'entreprise elle-
même
Pour traduire un bilan comptable, il est nécessaire de faire appel à différentes analyses : le fonds
de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie.
Le fonds de roulement a donc pour objectif de contrôler l'équilibre du bilan sur le long terme.
Lire l'article
les ressources stables (à plus d'un an) ou capitaux permanents qui ne financent pas les
emplois durables ;
et les emplois stables (les immobilisations, actif circulant ou actifs immobilisés).
Les ressources stables ou capitaux permanents sont constitués des capitaux propres, des
réserves, des dettes financières, des amortissements et des provisions.
Les emplois stables ou « durables » sont constitués des actifs immobilisés bruts et des charges à
répartir sur plusieurs exercices.
Il est utile pour financer une partie des actifs circulants. Il est préférable que le fonds de
roulement (FR) soit supérieur au besoin en fonds de roulement (BFR). Ce qui veut dire que
l'excédent en capitaux stables permet de couvrir les besoins à court terme.
Les investissements actuels de l'entreprise sont seulement remboursés par les ressources
stables. Il n'y a donc plus beaucoup de marge de manœuvre pour d'autres financements à court
terme, voire des investissements prévus sur du long terme.
Dans ce cas, afin d'éviter tous les problèmes de solvabilité, il est pertinent :
La marge brute d’autofinancement (MBA) est l’un des ratios majeurs d’évaluation financière
d’une entreprise.
La MBA peut être obtenue en ajoutant le résultat net de l’exercice (après impôt), les dotations
aux amortissements et les dotations aux provisions (en totalité ou en partie).
À noter : depuis 1982, la marge brute d’autofinancement a été remplacée par la notion de
capacité d’autofinancement dans le plan comptable, mais le terme MBA reste fréquemment
utilisé.
Rappels :
Le résultat net désigne la différence entre les produits et les charges d’une entreprise
sur un exercice donné.
La dotation aux amortissements concerne la dépréciation des biens de production du
fait de leur usure ou simplement de leur obsolescence technologique.
En fin d’exercice, une entreprise doit réaliser un test de dépréciation lorsqu’il existe un
indice de perte de valeur de l’immobilisation. Si cette perte de valeur est effective,
l’entreprise doit déprécier l’actif concerné en fonction de sa valeur actuelle. Comme les
amortissements, les dépréciations expriment donc des corrections d’actifs négatives ;
elles s’en distinguent toutefois, car la dépréciation constatée n’est ni certaine ni définitive.
Bon à savoir : la MBA peut aussi être calculée en faisant la différence entre les produits
encaissables et les charges décaissables sur une période donnée.
Quelle que soit la méthode de calcul, la MBA est très proche de la capacité d’autofinancement
(CAF). Elle s’en distingue dans la mesure où, contrairement à la CAF, elle n’exclut pas l’impact
des cessions sur le résultat.
En d’autres termes, la CAF représente l’ensemble des ressources dégagées par l’activité de
l’entreprise au cours d’une période de référence, et restant à la disposition de l’entreprise lorsque
tous les produits auront été encaissés et les charges décaissées.
Comme le compte de résultat, la MBA se mesure sur une période de temps et non à une date
donnée, comme le bilan.
Elle correspond au supplément de trésorerie dont une entreprise dispose pour couvrir ses
besoins de financement et préparer son avenir.
En entrant dans le détail, l’excédent brut d’exploitation (EBE) constitue la base de calcul de la
MBA. L’excédent brut d’exploitation est un indicateur financier quantifiant le cash-flow qu’une
entreprise tire de son exploitation. Il lui permet de développer son outil de production et de
rémunérer ses capitaux propres et les capitaux empruntés.
La MBA est prise en compte par les analystes financiers comme repère afin de déterminer la
capacité d’une entreprise à :
investir sans faire appel à des ressources extérieures (apport des actionnaires ou
endettement) ;
rembourser ses dettes ;
verser les dividendes aux actionnaires.
La MBA est aussi utilisée pour comparer la profitabilité des entreprises de secteurs différents.
Bon à savoir : les banques utilisent le ratio dettes/capacité d’autofinancement pour évaluer la
capacité d’une entreprise à rembourser ses emprunts existants ou futurs.
Excédent brut d'exploitation
Sommaire
Ce ratio correspond au solde entre les produits et les charges d’exploitation qui ont été
consommées pour obtenir ces produits, mais ne tient pas compte des dotations aux
amortissements et des provisions pour dépréciation d'actifs immobilisés.
C’est l’un des critères les plus utilisés par les analystes financiers lorsqu’ils décortiquent un
compte de résultat. Le point maintenant.
Chiffre d'affaires (CA) hors taxes - montant des achats hors taxes de biens (matières
premières, marchandises) - montant des achats hors taxes de services (énergie, loyer, primes
d'assurances, conseil juridique, comptabilité, etc.) - impôts et taxes - coût de la masse salariale
= EBE.
Précisons que :
Par chiffre d’affaires hors taxe, il faut comprendre le montant des affaires réalisées
par une société dans le cadre de son activité. Il correspond à la somme des ventes de
marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des
activités annexes.
Le montant des achats de services (HT) est l’un des principaux postes de dépenses
d’une entreprise puisque avec les achats de produits, il peut absorber de 30 à 70 % du
CA, selon les secteurs.
Toutes les entreprises sont imposées sur leurs bénéfices. Les sociétés (SARL, SAS,
SA, etc.) sont notamment soumises de plein droit à l’IS. L’assiette d’imposition est
déterminée après déduction des charges réelles de l’entreprise.
La masse salariale correspond au cumul des salaires bruts et des primes versées aux
salariés au cours de l'année d'exercice (hors cotisations patronales).
Bon à savoir : l’EBE peut aussi être calculé à partir de la valeur ajoutée ou du
résultat net.
EBE : un des critères phares de l’analyse financière
L’EBE est un indicateur financier figurant dans le tableau des soldes intermédiaires de gestion
(SIG). Il fournit un indicateur de la rentabilité de l'exploitation courante de l'entreprise :
Si l'EBE est positif, cela signifie que l'entreprise vend plus cher qu'elle ne produit.
Elle gagne donc de l’argent et peut maintenir son outil de production tout en
rémunérant les capitaux engagés.
S’il est négatif, c’est que la valeur ajoutée est inférieure aux frais de personnel,
charges sociales et impôts. La société perd de l’argent. On parle alors d'insuffisance
brute d'exploitation.
Remarque : l’EBE est parfois comparé avec les capitaux investis afin d’en mesurer
la rentabilité. Parmi ces ratios dérivés, on trouve par exemple le taux de profitabilité
(EBE/chiffre d’affaires HT) ou le free cash flow (EBE - impôt sur le résultat
d’exploitation +/- variation du besoin de fonds de roulement -
investissements + désinvestissements), etc.
Excédent net d'exploitation
Sommaire
L’excédent net d’exploitation (ENE) correspond à l'excédent brut d'exploitation (EBE) après
déduction des amortissements et des frais financiers.
Ce chiffre correspond donc au résultat généré par l'activité de l'entreprise, amputé du coût
d'amortissement des actifs.
L’ENE fournit une vision détaillée de la comptabilité d’une entreprise et des effets de sa politique
d’investissement.
En effet, l'excédent brut d'exploitation (aussi appelé EBITDA - Earnings Before Interest, Taxes,
Depreciation and Amortization) est représentatif de la ressource tirée de l'activité principale d'une
entreprise après déduction des charges de personnel et des consommations intermédiaires, mais
avant l'amortissement.
Pour sa part, l’ENE (aussi appelé EBIT - Earnings Before Interest and Taxes) est obtenu après
déduction de l’effort d’investissement opéré par une société. En se résumant, il s’agit de l’EBE
dont on soustrait les dotations aux amortissements.
Rappel : la dotation aux amortissements constitue une charge non décaissée. Elle se cumule au
résultat net pour estimer la capacité d’autofinancement d’une société.
Bon à savoir : l’ENE a fait l’objet d’un débat lors de la nouvelle taxe sur les entreprises introduite
dans le projet de loi de finances 2014 (PLF). Le gouvernement prévoyait tout d’abord de taxer
l’EBE. Finalement sous la pression des organisations patronales, il s’est résolu à ne taxer que
l’ENE pour ne pas dissuader les entreprises d’investir en France.
La marge brute (gross margin) permet de mesurer si l'activité d'une entreprise est
bénéficiaire en observant son activité commerciale.
Sa définition n'est pas pas normée. Elle est généralement obtenue en retranchant le prix de
vente du prix d'achat. Le point sur cette notion et son utilité.
Bon à savoir : la marge brute doit être plus importante que les coûts de commercialisation du
produit (ou du service) concerné. Par effet de cascade, elle permet en effet de financer les
salaires, locaux et matériaux d'activité.
Ici, la marge brute se confond avec la marge commerciale. Le coût d'achat des marchandises
vendues est calculé à partir de l'achat des marchandises et de la variation du stock de
marchandises.
Exemple : un vendeur de galeries de toit pour voitures achète 5 000 galeries à 100 € HT à un
fournisseur italien, pour les revendre 170 € à ses clients français. Sa marge brute est de 85 000 €
(170 € x 5 000 = 85 000 €) - 50 000 € (5 000 x 100 = 50 000 €) = 35 000 €.
Dans le cas d’une entreprise de production, la donne est plus compliquée. La marge brute
correspond à la différence entre le prix de vente et le prix de revient HT.
Ce dernier résulte de plusieurs facteurs, dont le prix d’achat des matières premières et les frais
de gestion commerciale. Il se rapproche alors de l’excédent brut d’exploitation (EBE).
À partir de la marge brute, on calcule le taux de marge d’un produit. Contrairement à la marge
brute, ce taux de marge s’exprime en pourcentage et pas en euros.
Exemple : si j’achète un tabouret 80 € et que je le revends 100, mon taux de marge est de 25 %.
L’INSEE publie régulièrement les taux de marge par secteurs d’activité. Selon l’étude 2015, le
taux de marge moyen des grandes surfaces était, par exemple, de 13 % dans les hypermarchés
et de 27 % dans les supermarchés.
Les tarifs sont en revanche plus modérés sur les produits comme les boissons (13 %), qui se
conservent plus longtemps. Parmi les produits sur lesquels les taux de marge sont les plus
faibles, figurent notamment les carburants / lubrifiants (2 %).
La marge brute est également utilisée comme un curseur lorsqu’il s’agit de définir
un positionnement prix.
Une entreprise dont la marge brute est plus importante que celle de ses concurrents, par
exemple parce qu’elle exerce une pression plus forte sur ses fournisseurs, peut baisser ses prix
et vendre moins cher que ses concurrents tout en restant rentable. Théoriquement, elle gagne
donc des parts de marché.
Contrairement au chiffre d’affaires, basé sur un effet volume, la marge brute est donc un
indicateur utile pour apprécier la rentabilité d’une entreprise sur le long terme et sa performance
par unité économique. La marge brute sert aussi à comparer d’autres sociétés du même secteur
économique.
Marge opérationnelle
Sommaire
Dans le cadre d'un contrôle de gestion ou d'une analyse financière au sein d'une entreprise, la
marge opérationnelle est un ratio calculé et utilisé pour analyser la rentabilité de l'activité
professionnelle.
Également appelée marge d'exploitation, la marge opérationnelle est un ratio qui permet de
connaître la marge des revenus de l'entreprise en prenant en compte uniquement l'activité de
l'entreprise, c'est-à-dire les revenus d'exploitation.
Charges d'exploitation
Lire l'article
Connaître ce ratio permet en effet de déterminer la viabilité d'une entreprise et ses chances de
réussite sur le long terme.
La marge d'exploitation est utilisée en statistiques pour évaluer la rentabilité moyenne des
différents secteurs d'activité.
Connaître son ratio résultat d'exploitation/chiffre d'affaires permet ainsi de se situer face à la
concurrence et de trouver des solutions pour améliorer cette position.
Bon à savoir : une marge d'exploitation plus élevée que celle de ses concurrents
indique un avantage concurrentiel non négligeable.
Ratio de solvabilité
Lire l'article
Ce ratio permet donc de connaître le pourcentage des ventes qui est converti en richesse et
donc de déterminer la performance économique d'une entreprise.
Bon à savoir : le chiffre d'affaires pris en compte est le chiffre d'affaires H.T. total
réalisé par l'entreprise sur une période donnée.
Marge nette
Sommaire
La marge nette correspond au ratio entre le résultat net d'une société durant un exercice
comptable et son chiffre d'affaires pendant la même période.
Cet indicateur permet d’évaluer le résultat net réalisé par une entreprise à chaque fois qu'elle
vend un produit ou un service.
La marge brute correspond à un premier niveau de bénéfice qui s’obtient de la façon suivante :
Selon l’INSEE, le chiffre d'affaires représente le montant des affaires (hors taxes) réalisées par
une société qui commerce avec des tiers :
Les charges variables, aussi appelées « charges opérationnelles », varient selon le volume
d’activité de l’entreprise. Plus l’activité progresse, plus elles augmentent. Entre autres charges
variables, on peut citer le prix des matières premières, la main d’œuvre, les coûts de distribution,
etc.
Si la marge brute correspond à la différence hors taxe entre le prix de vente et le prix de
revient de biens et de services, la marge nette est représentative d’un niveau de bénéfice affiné.
On l’obtient à partir de la formule suivante :
Rappel : le résultat net désigne la différence entre les produits et les charges d’une entreprise
durant un exercice. Jusqu’à la fin des années 80, c’était la principale mesure de profitabilité d’une
entreprise.
La marge bénéficiaire nette révèle le bénéfice que dégage chaque euro de chiffre d'affaires après
règlement des frais d'exploitation, des frais d'intérêt et des impôts.
Une marge nette importante indique qu’une entreprise contrôle mieux ses dépenses que ses
concurrents, ce qui la rend plus rentable qu'eux. La marge nette peut être comparée à celle
d’autres entreprises pour obtenir un palmarès sectoriel.
La marge nette n’est que l’un des ratios utilisés par les analystes financiers pour jauger la
rentabilité d’une entreprise, mais ce n’est pas le seul. Compte tenu des éléments financiers et
exceptionnels pouvant influer sur le calcul du résultat net, d’autres indicateurs sont utilisés.
Parmi les plus fréquents, on peut citer le fameux ROE (Return On Equity) :
Le ROE quantifie la rentabilité des capitaux employés par une société. En d'autres
termes, il mesure le montant de profit obtenu pour chaque denier investi en capital.
Ce ROE doit être suffisamment copieux pour attirer les investisseurs, car il révèle la
capacité d’une entreprise à générer des profits avec les fonds investis par ses
actionnaires. Un ROE de 20 % signifie par exemple que pour 100 € de capitaux propres,
le résultat généré s'élève à 20 €.
Capitaux permanents
Lire l'article
La marge sur coûts variables est utile pour calculer le seuil de rentabilité d'une activité
commerciale.
Dès que la marge globale sur coûts variables dépasse les frais fixes, l’entreprise commence
à dégager un profit. Nos explications.
Dans le détail, elle correspond à la différence entre le chiffre d'affaires annuel - les achats
incorporés aux ventes - les services extérieurs + quelques postes de cotisations ou taxes
proportionnels au chiffre d'affaires.
Si la marge sur coûts variables est inférieure aux coûts fixes, l'entreprise n'atteint pas
son seuil de rentabilité et échoue à couvrir ses coûts fixes. L’activité est déficitaire.
La société et ses actionnaires perdent de l’argent.
Si la marge sur coûts variables est égale à celle des coûts fixes, le point mort est
atteint. L’entreprise ne perd pas d’argent, mais elle n’en gagne pas non plus. C’est un
jeu à somme nulle.
Si la marge sur coûts variables est supérieure aux coûts fixes, le point mort est
dépassé. L’entreprise dégage une marge suffisante pour couvrir l’ensemble de ses
coûts et elle gagne de l’argent. Son pari économique est gagné.
À partir de ces données, un chef d’entreprise dispose des informations nécessaires pour
apprécier la rentabilité de telle ou telle activité, qu’il s’agisse d’un produit, d’une famille de
produits ou d’un service et pour décider s’il est préférable de l’arrêter (ou pas).
Bon à savoir : la rentabilité des produits peut donc être diagnostiquée à partir de la
marge sur coûts variables qu’ils dégagent à partir de la formule suivante : marge
sur coûts variables – charges fixes = résultat.
Lire l'article
Aux charges variables, s’ajoutent les charges mixtes ou semi-variables. Celles-ci comportent
une partie fixe et une partie variable.
Exemple : la rémunération des commerciaux, dont une partie (variable) est indexée
sur les ventes.
La marge sur coûts variables peut être calculée à partir des données suivantes : chiffre
d’affaires - coûts variables = marge sur coûts variables
Rappel : selon l’INSEE, le chiffre d'affaires représente le montant des affaires (HT)
réalisé par une société qui commerce avec des tiers. Il correspond à la somme des
ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des
produits des activités annexes. Il permet de mesurer le volume d'affaires global.
Bon à savoir : alors que les charges fixes sont traitées globalement, les charges
variables peuvent être affectées à chaque produit (ou à chaque activité). Elles
constituent donc un indicateur de gestion chirurgical.
Taux de marge et taux de marque
Sommaire
Le taux de marge correspond au rapport entre la marge brute et le prix d'achat. Le taux de
marque désigne la division entre la marge et le prix de vente des marchandises ou services
proposés par un acteur économique.
En tant que prestataire de services, connaître ces indicateurs permet de connaître la rentabilité
d’un business. Chaque calcul est un élément indispensable pour optimiser la gestion de
l’activité d’une entreprise commerciale. Le service comptabilité se charge de calculer ces
données afin de fournir des informations utiles pour augmenter la production. Explications.
C’est la part de chiffre d’affaires qui reste à la société après avoir payé les fournisseurs. Plus ce
calcul est élevé, plus les produits sont rentables. Connaître ce paramètre est utile pour la
création d’un business plan fiable.
Bon à savoir : Le coût d’acquisition et le prix de vente sont hors taxes (HT), c'est-à-dire sans
prendre en compte la TVA. Le calcul de cette donnée s’effectue hors taxes lorsque le prestataire
est redevable à la TVA.
Exemple : une entreprise achète des manteaux 100 € HT, qu'elle revend 140 € hors taxes, sa
marge brute est de 40 € (soit 140 € – 100 €).
Pour avoir une marge élevée, il faut chercher comment réduire non seulement les coûts
d’approvisionnement, mais aussi les coûts de production ou de stockage.
Comptabilité TVA
Lire l'article
L’interprétation de la marge
La marge commerciale correspond au gain enregistré par une entreprise sur chaque
vente dans le cadre de son activité. Elle constitue un indicateur financier des Soldes
Intermédiaires de Gestion (SIG). L'intérêt d'une entreprise est toujours d'augmenter sa marge
brute pour optimiser sa gestion et sa production.
Bon à savoir : Cette donnée peut être calculée sur un seul produit, un seul service ou sur
l'ensemble des articles vendus par une entreprise.
Le taux de marge est le rapport entre la marge commerciale et le coût d’acquisition d’un produit.
Présenté sous forme de pourcentage, cet indicateur financier constitue la part de la marge dans
le prix d'acquisition. Sa formule est la suivante :
Taux de marge = marge brute (prix de vente HT – prix d'achat HT) ÷ prix d'achat HT.
Exemple : une entreprise achète des manteaux 100 € qu'elle revend 140 €, son taux de marge
est de 40 % (soit 40 € ÷ 100 €).
Exemple : pour un produit vendu 100 €, si le coût d’acquisition est de 80 €, le taux de marge est
de 25 % ; si l'entreprise réussit à baisser le coût d’acquisition à 75 €, sa marge augmente à
33,3 %.
Le taux de marge d'une entreprise doit être comparé aux taux de marge des autres
entreprises du même secteur.
Exemple : si une entreprise réussit à obtenir un taux de marge de 30 %, mais que tous les autres
établissements du secteur dégagent un calcul sur ce même produit de 45 %, l'entreprise étudiée
est rentable, mais moins performante que ses concurrentes.
Taux de marque = marge commerciale (prix de vente HT – prix d'achat HT) ÷ prix de
vente HT.
Exemple : une entreprise achète des manteaux 100 € qu'elle revend 140 €, son taux de marque
est de 28,6 % (soit 40 € ÷ 140 €).
Exemple : pour un article acheté 100 €, si l'entreprise veut enregistrer un taux de marque de
20 %, elle doit fixer un prix de vente HT de 125 €.
Le taux de marque d'une entreprise doit être comparé aux taux de marque des autres
entreprises du même secteur pour évaluer sa performance.
Le taux de marge et le taux de marque sont donc deux indicateurs complémentaires pour une
entreprise, mais qui ne mesurent pas les mêmes choses :
le premier évalue la rentabilité des produits sur la base de leur prix d’achat ;
le second évalue cette rentabilité sur la base du prix de vente.
Bon à savoir : Il existe des outils de gestion commerciale permettant d’effectuer rapidement
chaque calcul. Un logiciel adapté aux besoins de la société peut contribuer à analyser la
rentabilité de l’activité par client, par catégorie ou encore en fonction des produits. À l’image du
logiciel de facturation, les outils de gestion aident aussi à la création de factures, de devis et
facilitent bien d’autres tâches cruciales pour une entreprise.
Ce calcul permet de déterminer la valeur HT ou TTC de vente de vos produits. Le coefficient est
également fonction du taux de marque que le prestataire souhaite atteindre.
Si une entreprise choisit d’avoir une proportion de 30 % sur la vente d’un logiciel dont la création
a coûté 1000 euros, le logiciel sera vendu au client à 1300 euros. Le coefficient appliqué est donc
de 1,3.
Taux de marge bénéficiaire
Sommaire
Le taux de marge bénéficiaire permet de mesurer le pourcentage de valeur ajoutée non utilisé
pour rémunérer le travail des salariés et payer les impôts sur les produits nets des subventions.
Plus le taux de marge bénéficiaire d’une entreprise est élevé et plus elle est plus rentable.
Exemple : un taux de marge bénéficiaire de 30 % signifie que sur chaque euro vendu, une
entreprise gagne 0,30 €.
Rappel : on distingue la marge brute qui est la différence entre le prix de vente hors taxe (HT) et
le prix de revient HT. Et la marge nette (résultat net ÷ chiffre d'affaires HT) qui grâce à un
pourcentage, permet d’évaluer la rentabilité globale d’une entreprise. Un taux élevé signifie
qu’une entreprise est plus rentable qu’une autre et donc qu’elle est plus attractive pour les
actionnaires.
Le taux de marge bénéficiaire est souvent utilisé pour comparer des entreprises du même
secteur. C’est un ratio pertinent, car contrairement à d’autres indicateurs comme le taux
d'EBE (Excédent brut d’exploitation), il n'est pas influencé par la stratégie de l'entreprise, par
exemple en matière d'investissement.
Historiquement le taux de marge des entreprises a enregistré une forte hausse entre 1996 et
1998 avant de se stabiliser au-dessus de 30 % durant quelques années. Il a recommencé à
progresser entre 2005 et 2008 (32 %), puis s’est mis à décliner lors de la crise financière de
2007-2008.
En 2013, Le taux de marge français était de 29,8 % alors que celui de l'Espagne et l'Allemagne
se situaient autour de 40 % (37 % pour la moyenne européenne).
Dans le cadre d’une entreprise commerciale, la formule de calcul de la marge est la suivante :
Prix de vente HT - coût d’achat HT = marge commerciale
Dans un second temps, le taux de marge bénéficiaire s’exprime à travers un taux. On obtient ce
pourcentage en procédant au calcul suivant :
Exemple : un commerçant fixe à 100 € le prix de vente HT d’un produit acheté 60 € à ses
fournisseurs. Sa marge commerciale est de : 100 - 60 = 40 €. Son taux de marge bénéficiaire est
de : (100 ÷ 60) × 100 = 50 %.
Le taux de marge bénéficiaire est un indicateur financier important. Il permet d'évaluer la capacité
d’une société à protéger ses marges tant parce qu’elle parvient à à répercuter les hausses de
coûts sur ses clients, que parce qu’elle arrive réduire les coûts d'achat auprès de ses
fournisseurs.
Théoriquement, une société affichant un taux de marge bénéficiaire plus élevé que celui de ses
concurrents est efficiente et mieux capable s’adapter aux fluctuations du marché.
RCAI
Sommaire
Thinkstock
Le Résultat Courant Avant Impôt (RCAI ) est un solde intermédiaire de gestion (SIG) du
compte de résultat. Il est utilisé dans l’analyse financière d’une entreprise. Il n'intègre ni les
opérations exceptionnelles, ni la participation des salariés. Le point maintenant.
Précision : les SIG sont issus du Plan Comptable Général, qui définit les règles applicables aux
entreprises françaises, comme la présentation formelle de leurs comptes financiers, bilans,
comptes de résultats, rapports et annexes.
Remarque : le RCAI tient compte de l’endettement, mais pas des éléments perturbateurs qui,
comme les charges exceptionnelles, ne sont pas directement liés à l'activité de l’entreprise.
Thinkstock
L'EBIT est l'abréviation de « Earnings before interest and taxes ». Cette abréviation
correspond au résultat d’exploitation (REX) en comptabilité française, c’est-à-dire au bénéfice
avant déduction des charges, des produits d'intérêt et des impôts.
L'EBIT reprend le chiffre d'affaires net dont sont retranchées les charges
d'exploitation figurant au compte de classe 6 (salaires, frais généraux, énergie, charges, etc.).
En résumé, il s’obtient en faisant la différence entre recettes et dépenses courantes.
Cet indicateur est scruté par les analystes financiers dans la mesure où il donne une idée de
la ressource dégagée par l'activité commerciale et industrielle d’une société durant un
exercice donné.
Résultat comptable
Lire l'article
EBIT et calcul
Parmi les SIG, l’EBIT constitue une étape importante, car il traduit le dynamisme d’une
entreprise sans prendre en compte les produits exceptionnels comme les plus-values qu’elle
peut, par exemple, réaliser en vendant des actifs. En revanche, il tient compte du processus
d’amortissement à travers les charges calculées.
Le résultat d’exploitation traduit le niveau des ressources qu’une société est capable de
produire à partir de son activité principale. C’est un révélateur de son tonus économique avant
que d’autres facteurs (fiscalité, incidents exceptionnels, etc.) n’interfèrent avec cette
performance.
Bon à savoir : une société peut afficher un compte de résultat déficitaire mais un
résultat d'exploitation positif, ce qui indique que son activité est rentable malgré des
charges financières trop lourdes ou l’impact qu’un événement exceptionnel a eu sur
son activité. En revanche, si le résultat d'exploitation est négatif, la pérennité de
l’entreprise n’est pas garantie dans le temps.
Méthode directe
Méthode indirecte
Bon à savoir : les analystes financiers sont particulièrement attentifs au ratio résultat
d'exploitation / chiffre d'affaires (calculé en pourcentage), appelé marge
d'exploitation.
Cette marge d'exploitation (EBIT/CA) permet d'évaluer la solidité d’une entreprise. Elle
reflète sa capacité à générer des profits à partir de sa seule activité, en mettant de côté son
résultat financier et son résultat exceptionnel.
Définition de l'EBITDA
EBITDA : mode de calcul
Portée de l’EBITDA
L’EBITDA est un acronyme anglo-saxon désignant les revenus d'une entreprise avant
soustraction des intérêts, impôts (taxes), dotations aux amortissements et provisions sur
immobilisations.
L’EBITDA correspond à l’excédent brut d’exploitation (EBE) issu des soldes intermédiaires
de gestion (SIG). Cet indicateur est utilisé par les analystes financiers dans la mesure où il
permet la comparaison d’entreprises sans tenir compte des différences de traitement
comptables.
Définition de l'EBITDA
L’EBITDA mesure la création de richesse avant toute charge calculée. C’est l’équivalent de
l’excédent brut d’exploitation (EBE).
L’EBITDA / EBE est un indicateur financier figurant dans le tableau des soldes
intermédiaires de gestion (SIG). Il représente le flux de trésorerie provenant de l’exploitation
et permettant à la fois de développer l’outil de production et de rémunérer les capitaux
engagés dans l’entreprise.
Rappel : le résultat net correspond à la différence entre les produits et les charges
de l'exercice (résultat courant avant impôt + résultat exceptionnel – impôt sur les
bénéfices – participation des salariés aux fruits de l'expansion) ; les charges d’intérêt
(compte 661) correspondent aux sommes qu’une entreprise doit rembourser au titre
de son endettement ; enfin, l'amortissement est justifié par l’amoindrissement
irréversible de la valeur d'un élément d'actif et les provisions à une charge inscrite au
passif de l'exercice en cours, dont l'échéance et le montant ne sont pas arrêtés.
Bon à savoir : les provisions pour dépréciation des créances et des stocks doivent
être traduites dans l’EBITDA dans la mesure où elles sont assimilables des pertes de
marge.
Portée de l’EBITDA
Un EBITDA positif révèle que l’exploitation d’une société (son cœur de métier) est
profitable, ce qui ne garantit pas forcément un résultat net positif, par exemple si la charge des
intérêts, impôts et amortissements est trop élevée.
Toutefois, s’il donne une image de la rentabilité opérationnelle, l'EBITDA ne tient pas compte
du coût de la dette, ni de l'amortissement d’un Goodwill éventuel. C'est donc un indicateur à
compléter avec les informations que délivrent les autres SIG.
Finemedia
Le résultat comptable est aussi très utile dans le calcul de la rentabilité des capitaux propres.