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Analyse Financiere

Le document traite des concepts financiers clés tels que le chiffre d'affaires, la création de valeur, la valeur ajoutée, et le besoin en fonds de roulement (BFR). Il explique comment ces indicateurs sont utilisés pour évaluer la performance d'une entreprise, sa rentabilité, et sa structure financière. En outre, il aborde la répartition de la valeur ajoutée entre les différents acteurs économiques et les enjeux liés à la gestion du BFR.
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Analyse Financiere

Le document traite des concepts financiers clés tels que le chiffre d'affaires, la création de valeur, la valeur ajoutée, et le besoin en fonds de roulement (BFR). Il explique comment ces indicateurs sont utilisés pour évaluer la performance d'une entreprise, sa rentabilité, et sa structure financière. En outre, il aborde la répartition de la valeur ajoutée entre les différents acteurs économiques et les enjeux liés à la gestion du BFR.
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Chiffre d'affaires, Valeur ajoutée....

 Chiffre d'affaires
 Création de valeur
 Valeur ajoutée
 BFR
 Dettes d'exploitation
 Fonds de roulement
 Capacité d'autofinancement

Rentabilité
 Excédent brut d'exploitation
 Excédent net d'exploitation
 Marge brute d'exploitation
 Marge opérationnelle
 Marge nette
 Marge sur coût variable
 Taux de marge
 Taux de marge bénéficiaire
 Résultat courant avant impôt
 EBIT
 EBITDA
 Résultat comptable
 Résultat opérationnel courant
 Levier opérationnel
 Résultat Exceptionnel
 Résultat financier
 Taux de profitabilité
 Return on Equity
 Return on Assets
 Point Mort

Endettement
 Capacité de remboursement
 Taux de couverture de la dette
 Taux d'endettement
 Fonds propres négatifs
 Structure financière
 Dette financière nette

Ratios
 Ratio financier : définition et avantages
 Autonomie financière
 Liquidité générale
 Liquidité immédiate
Chiffre d'affaires
Sommaire

 Chiffre d’affaires : définition


 Chiffre d’affaires prévisionnel
 Chiffre d’affaires consolidé

123RF / Rido

Selon l’INSEE, le chiffre d'affaires d’une entreprise représente le montant de ses affaires
(hors taxes) dans l'exercice de son activité professionnelle courante.

Il correspond à la somme des ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations


de services et des produits des activités annexes.

Chiffre d’affaires : définition


Le chiffre d’affaires d’une entreprise s’obtient en faisant la somme de l’ensemble
des factures et avoirs hors taxes émis au cours d’un exercice donné :

 Ce chiffre est exprimé en unités monétaires.


 Il est calculé soustraction faite des rabais, remises et ristournes accordées.

Le chiffre d'affaires peut se calculer pour n'importe quelle période, mais il est souvent calculé
de façon mensuelle, trimestrielle et annuelle.

Il est utilisé pour :

 estimer la performance des ventes d'une entreprise et sa valeur économique ;


 suivre la façon dont son activité évolue durant plusieurs exercices ;
 évaluer la façon dont elle se positionne au sein de son secteur, en la comparant avec
d’autres sociétés ou avec la moyenne de sa branche.

Changer de secteur d'activité pour booster sa carrière

Lire l'article

La formule permettant de calculer un chiffre d’affaires (CA) est la suivante :

Prix de vente x quantité vendues = CA

Exemple : je fabrique des robinets pour baignoire. Sur un an, je


vends 1000 robinets à 60 € et 100 robinets grand luxe à 120 €. Mon chiffre d’affaires
annuel est de (1000 x 60) + (100 x 120) = 72 000 € annuels hors taxe.

Le chiffre d'affaires d’une entreprise ne doit pas être confondu avec le bénéfice, qui résulte de
la différence entre les produits et les charges.
Bon à savoir : c’est à partir de la date de livraison du produit (transfert de propriété)
que le chiffre d’affaires et établi et non à partir de la date de facturation.

Exemple : imagions que je reçoive une commande de 10 000 € pour la livraison


de set de tables le 15 décembre et que ceux-ci ne soient livrées que le 10 janvier.
Ces 10 000 € seront pris en compte l’année suivante et non sur l’exercice de l’année
en cours.

Chiffre d’affaires prévisionnel


Pour savoir comment leur revenu va évoluer, les entreprises établissent un chiffre d’affaires
prévisionnel.

Il est calculé en croisant les facteurs suivants :

Prix de vente unitaire x nombre de ventes prévues = chiffre d’affaires prévisionnel

Plusieurs méthodes sont utilisées pour obtenir une estimation fiable. Parmi les principales, on
peut citer le prix de marché, l'objectif et les parts de marché, et l'étude de marché.

Prix de marché

Cette méthode consiste à croiser des informations sur la concurrence et l’évolution du secteur
d’activité, puis à les rapprocher des spécificités d’une entreprise.

Un tel calcul permet de savoir comment l'entreprise va réagir à cette conjoncture.

Objectif et des parts de marché

Avec cette méthode, le chef d’entreprise évalue la taille de son marché, l’état de la
concurrence, puis se fixe un objectif théorique, par exemple détenir 30 % des parts du
marché qu’il doit atteindre.

Étude de marché

Il s’agit d’un travail de collecte et d’analyse d’informations permettant d’identifier


les caractéristiques d’un marché et l’évolution de la demande.

Chiffre d’affaires consolidé


Le chiffre d'affaires consolidé n'est pas celui d'une seule entreprise, mais plutôt celui
d’un pool d'entreprises. Il correspond au cumul des chiffres d'affaires de chacune des entités
du groupe, dont sont retirées les ventes internes (entre filiales).

Cette consolidation peut se faire par équivalence ou globalement :

 Lors d’une consolidation par équivalence, on retient une part du chiffre d'affaires
correspondant à la participation que la société « consolidante » détient dans la société
« consolidée ».
 Avec une consolidation globale, c’est l'intégralité du chiffre d'affaires de la filiale qui
est retenu.

Bon à savoir : selon le classement du magazine Fortune, l’entreprise affichant le


plus gros chiffre d’affaires consolidé en 2014 était le groupe de distribution américain
Wal-Mart Stores (486 milliards de dollars). Il était suivi par 6 compagnies pétrolières
(classement établi avant la chute du prix du baril).

Création de valeur
Sommaire

 Création de valeur et finance de marché


 Mesures d’évaluation de la création de valeur
 Management par la création de valeur

Thinkstock

Sur un plan entrepreneurial, la création de valeur consiste à accroître la productivité d'une


entreprise pour mieux rémunérer les investisseurs (actionnaires, créanciers, etc.).

Cette capacité qui peut aller de pair avec la recherche d’une croissance durable est atteinte
lorsque les investissements dégagent une rentabilité supérieure au coût moyen pondéré du
capital.

L’objectif des créateurs de valeur d’une entreprise (ses dirigeants) consiste à créer cette valeur
actionnariale afin d’accroître la richesse de ses propriétaires et de ses actionnaires.
Explications.

Création de valeur et finance de marché


Le créateur de valeur est celui qui sait le mieux répondre à l'ensemble des investisseurs,
actionnaires et créanciers d’une entreprise, soit rechercher et réaliser des investissements dont
le taux de rentabilité soit supérieur au coût moyen du capital lié au risque supporté par ces
investissements.

Rappel : le taux de rentabilité financière (Return on equity, ROE) est égal au résultat
net ÷ capitaux propres = (Résultat ÷ Actif) x (Passif ÷ Capitaux propres). Il permet de
mesurer le rapport entre les résultats dégagés par une entreprise et ses
investissements, c’est-à-dire le taux de rendement des capitaux propres.

Pour sa part, le coût moyen du capital correspond à la moyenne du coût des différentes
sources de financement de l’entreprise pondérée par leur valeur de marché (ensemble des
ressources). Il permet d’actualiser les flux de trésorerie futurs générés par un projet et
d’évaluer la valeur créée. Pour les actionnaires, ce coût est équivalent à la rentabilité annuelle
moyenne qu’ils peuvent attendre en contrepartie de leur investissement.

Bon à savoir : une entreprise détruit de la valeur si elle dégage une rentabilité
inférieure au coût du capital, ce qui l’appauvrit.
Pour conserver son actionnariat et l’étoffer, une entreprise doit démontrer en permanence
qu'elle produit de la valeur selon son secteur d'activité.

Mesures d’évaluation de la création de valeur


Les apporteurs de fonds (actionnaires, banques…) d’une société cherchent périodiquement à
s’assurer qu’ils financent une société privilégiant la recherche de projets créateurs de valeur.
Leur objectif est d’obtenir un surplus de valeur au regard du coût d’opportunité des capitaux
propres placés dans son capital.

Pour calculer cette valeur actionnariale, il faut que la rentabilité de l’actif économique
(rentabilité des capitaux investis) soit supérieure au coût du financement, c’est-à-dire au coût
de la dette et des fonds propres (coût du capital).

La méthode d’estimation la plus courante consiste à prendre le résultat d'exploitation net et à


en retrancher le coût du financement de l'actif net. En confrontant le cash-flow et le coût de
l'investissement, on obtient une différence. Elle représente la valeur actionnariale.

En entrant dans le détail, il s’agit d’évaluer le coût de chaque source de financement, puis de
calculer un coût global en pondérant chaque élément de capital par sa part relative dans la
structure globale des capitaux.

Management par la création de valeur


La création de valeur est la clé de voûte des outils de management par la performance (Value
Base Management). Elle justifie un pilotage stratégique et opérationnel de l’entreprise en
ligne avec les attentes des actionnaires.

Au sein de l’entreprise, les créateurs de valeur sont surtout représentés par les directions
générales et financières. Ce sont elles qui disposent des outils permettant de mesurer et
d’optimiser les ressources en capital.

La recherche de la création de valeur sert aujourd’hui de référence « managériale » en matière


de performance. Au fil du temps, elle est devenue un instrument de marketing financier,
notamment lors de la présentation des résultats. À cette occasion, les dirigeants doivent
attester de leurs résultats, c’est-à-dire démontrer que les risques qu’ils ont pris sont assez
rémunérés pour ne pas altérer la valeur de l’entreprise.

Bon à savoir : en marketing, la création de valeur d’un produit est assimilable à une
grandeur qui augmente quand la satisfaction du besoin augmente et/ou que le coût
de ce produit baisse (moindre coût).
Valeur ajoutée
Sommaire

 Qu'est-ce que la valeur ajoutée ?


 Répartition de la valeur ajoutée
 Utilité de la valeur ajoutée au niveau mondial

Thinkstock

La valeur ajoutée est la richesse créée par une entreprise. Elle permet de rémunérer tous les
acteurs qui ont participé à la production.

La répartition de la valeur ajoutée est un sujet de conflits entre ces différents acteurs : salariés,
actionnaires, banques, État, etc. Toutes les infos pour y voir plus clair.

Qu'est-ce que la valeur ajoutée ?


La valeur ajoutée représente la richesse créée par une entreprise du fait de son activité de
production. Elle se calcule en faisant la différence entre le chiffre d'affaires d'une entreprise et
l'ensemble de ses consommations intermédiaires.

Valeur Ajoutée (VA) = Chiffre d'Affaires (CA) – Consommations


Intermédiaires (CI)

Les consommations intermédiaires correspondent à tout ce que l'entreprise a consommé pour


réaliser cette production.

Exemple : matières premières, énergies, etc. Les salaires et les machines ne sont pas des
consommations intermédiaires.

La valeur ajoutée est la part que l'entreprise « ajoute » à ce qu'elle achète à l'extérieur.

Exemple : une usine fabrique de la moutarde, vendue dans des petits pots de verre. L’entreprise
ne fabrique que la moutarde. Les pots de verre sont des consommations intermédiaires. Sa
valeur ajoutée ne représente que la valeur de la moutarde donc son chiffre d’affaires, auquel il
faut soustraire la valeur des petits pots de verre. Les pots de verre représentent la valeur ajoutée
de son fournisseur.

Attention à ne pas confondre la valeur ajoutée et le bénéfice :

 La valeur ajoutée est la richesse créée. Elle permet de rémunérer les différents
participants à la production, dont les salariés, les banques et l'État.
 Le bénéfice, ou profit, est ce qui reste à l'entreprise une fois qu'elle a rémunéré les
salariés, les banques et l'État. C'est ce bénéfice, s'il existe, qui permet de rémunérer les
actionnaires et d'obtenir un autofinancement.

Répartition de la valeur ajoutée


Comment est répartie la valeur ajoutée ?
La valeur ajoutée permet de rémunérer l'ensemble des acteurs qui ont participé à la production
de l'entreprise :

 les salariés à travers les salaires pour rémunérer leur travail ;


 l'État à travers des impôts et des taxes pour rémunérer l'ensemble des services à la
collectivité (retraite, chômage, maladie, ainsi que tous les services publics comme la
voirie, l'éclairage, l'éducation, etc.) ;
 les banques à travers les intérêts versés pour rémunérer les prêts qu'elles ont accordés ;
 les actionnaires à travers les dividendes pour rémunérer leurs apports en capital ;
 l'entreprise à travers l'autofinancement pour lui permettre de poursuivre sa politique de
développement.

Tensions autour de la répartition de la valeur ajoutée

La répartition de la valeur ajoutée est l'un des enjeux économiques majeurs. Chacun des
participants à la production veut voir sa part augmenter.

 Les salariés veulent que leurs salaires augmentent plus vite que l'inflation. C'est l'objet
des négociations annuelles de salaires.
 Les actionnaires souhaitent que leurs investissements dans l'entreprise soient rentables.

Bon à savoir : en 2013, les salaires nets représentaient en moyenne 50 % de la valeur ajoutée
dans le secteur industriel et 54 % de la valeur ajoutée dans le secteur des services.

Les entreprises sont toujours face à un dilemme :

 payer plus les actionnaires pour qu'ils continuent d'apporter des capitaux dans
l'entreprise
 payer plus les salariés au risque de voir les actionnaires préférer investir dans d'autres
entreprises plus rentables.

C'est le combat entre le travail et le capital.

Bon à savoir : pour impliquer d'avantages leurs salariés dans le processus de création de
richesses, les entreprises proposent parfois à leurs salariés de devenir actionnaires de leur
propre entreprise.

Utilité de la valeur ajoutée au niveau mondial


Le PIB (Produit Intérieur Brut) d'un pays correspond à la somme des valeurs ajoutées de toutes
les entreprises présentes sur le territoire national.

C'est à partir de ce PIB qu'est calculée la croissance économique d'un pays. En effet, le taux de
croissance économique, c'est le taux de variation entre deux PIB.
Besoin en fonds de roulement (BFR)
Sommaire

 Définition du besoin en fonds de roulement (BFR)


 Besoin en fonds de roulement : positif et négatif
 Calcul du besoin en fonds de roulement
 BFR et solde de trésorerie
 Comment gérer au mieux son BFR ?

Le besoin en fonds de roulement, également appelé BFR, informe sur le besoin en trésorerie
d'une entreprise.

Définition du besoin en fonds de roulement (BFR)


Le besoin en fonds de roulement est nécessaire pour financer le cycle économique d'une
entreprise. C'est donc une analyse de l'équilibre à court terme de l'entreprise, analyse
comparative :

 de l'actif à court terme (circulant hors disponibilité) ;


 du passif à court terme (dettes d'exploitation et autres dettes non financières).

En résumé, le BFR constitue la différence entre :

 le montant employé pour financer le stock et le crédit client ;


 et la ressource provenant du crédit fournisseur.

On va donc analyser le poids des stocks et des créances à court terme par rapport aux dettes à
court terme.

Besoin en fonds de roulement : positif et négatif


Pour faire face aux décalages de trésorerie, de nombreuses entreprises ont un besoin en fonds
de roulement positif. C'est-à-dire qu'elles doivent pouvoir financer un certain nombre de
dépenses (achats de marchandises ou matières premières, paiement des salaires...) sachant que
les clients de la société n'ont généralement pas encore réglé leur facture ou que le produit n'est
pas encore vendu.

Dans le cas contraire, les entreprises ont un besoin en fonds roulement négatif si elles
encaissent avant de décaisser. C'est le cas de la grande distribution, où les clients paient
comptant.

Calcul du besoin en fonds de roulement


Le besoin en fonds de roulement, c'est donc le décalage constant de trésorerie entre les entrées
et les sorties d'une entreprise.

Besoins en fonds de roulement =


Emplois d'exploitation - Ressources d'exploitation
Emplois d'exploitation Ressources d'exploitation
Stocks et en-cours Avances et acomptes reçus

+ avances et acomptes versés + dettes fournisseurs et comptes


rattachés
+ créances clients et comptes rattachés,
effets escomptés non échus, autres + dettes fiscales et sociales
créances
+ autres dettes
+ charges constatées d'avance
+ produits constatés d'avance

BFR et solde de trésorerie


Le fonds de roulement est indispensable pour financer le besoin en fonds de roulement.

Quant au solde net de trésorerie, c'est la différence entre le fonds de roulement et le besoin en
fonds de roulement.

Plan de trésorerie

Lire l'article

Comment gérer au mieux son BFR ?


Pour bien gérer son besoin en fonds de roulement, il faut :

 apporter une attention particulière à la maîtrise des stocks ;


 avoir une comptabilité tenue à jour ;
 avoir une bonne gestion du poste clients et fournisseurs ;
 choisir un mode de financement du BFR (affacturage, découvert bancaire...).

Dettes d'exploitation
Sommaire

 Dette d’exploitation : postes concernés


 Dettes d’exploitation et besoin en fonds de roulement

Getty Images / AndreyPopov

Comme leur nom l'indique, les dettes d’exploitation sont celles qui sont afférentes au cycle
d'exploitation. Les dettes d’exploitation entrent dans le calcul du besoin en fonds de roulement.
Parmi elles, on recense les dettes fournisseurs, les dettes fiscales et sociales, les avances sur
commandes reçues de clients, les produits constatés d'avance et les autres dettes d’exploitation.
Cet article vous en dit plus sur ce type de dette et sur sa place dans la comptabilité d'une
entreprise.

Dette d’exploitation : postes concernés


Les dettes d'exploitation correspondent à celles contractées par une entreprise au cours de son
exploitation.

Parmi les principales on recense les dettes fournisseurs et les dettes fiscales et sociales.

Dettes fournisseurs

Quand une entreprise réalise un achat de bien ou de service, elle peut obtenir des délais de
paiement de la part de ses fournisseurs.

À la date d'établissement du bilan, le montant des factures d'achat non réglées par l'entreprise
constitue sa dette fournisseur. Cette dette s’inscrit au passif.

Tant qu’elle n’est pas réglée, la dette fournisseur constitue une ressource pour l'entreprise, qui
peut faire travailler sa trésorerie pendant cette période intercalaire.

Dettes fiscales et sociales

Ce poste regroupe les impôts, les taxes, versements et autres retenues dues par l'entreprise,
ainsi que les sommes dont elle est redevable auprès des organismes sociaux, notamment
l'URSSAF et les caisses de retraite. La TVA fait notamment partie de ces dettes.

Bon à savoir : les avances sur commande, délivrées aux clients, ainsi que les produits qui sont
constatés en avance, figurent aussi parmi les dettes d'exploitation.

Dettes d’exploitation et besoin en fonds de


roulement
Les dettes d’exploitation entrent dans le calcul du besoin en fonds de roulement (BFR).

Le BFR est égal au montant qu’une entreprise doit financer afin de satisfaire le besoin résultant
des décalages entre les décaissements (dépenses) et les encaissements (recettes) découlant de
son activité économique.

Le besoin en fonds de roulement est le flux nécessaire pour compenser ce décalage de


trésorerie.

Les dettes d’exploitation font partie intégrante du calcul du BFR. Ce dernier s'établit ainsi :

Stocks + créances clients - dettes fournisseurs et dettes fiscales = BFR

Le BFR est donc une balance entre ce qu’on doit à une entreprise et ce qu’elle doit à ses
fournisseurs.
Généralement, un BFR positif (supérieur à 0) indique que les emplois d’exploitation sont
supérieurs aux ressources de la même nature. L’entreprise doit financer ses besoins à court
terme en recourant à son fonds de roulement ou en s'endettant à court terme.

Rappel : le fonds de roulement correspond à la différence entre les capitaux permanents et les
actifs immobilisés. Il permet de vérifier si les actifs immobilisés sont financés par des ressources
de long terme.

Un BFR à l’équilibre (égal à 0) révèle que les ressources d’exploitation sont suffisantes pour
couvrir les emplois en intégralité. Entrées et sorties sont équilibrées.

Un BFR négatif (inférieur à 0) signale que les emplois sont inférieurs aux ressources. C’est la
configuration idéale, puisqu’elle génère de la trésorerie.

Afin de distinguer les dettes d’exploitation prises en compte à travers le BFR et les dettes
financières, l’Autorité des normes comptables (recommandation n° 2013-03) estime que les des
dettes d’exploitation sont celles dont la contrepartie est utilisée dans le cadre du cycle normal
d’exploitation.

Si cette contrepartie est utilisée dans un délai supérieur à celui du cycle d’exploitation, les dettes
d’exploitation sont à reclasser en dettes financières.

Fonds de roulement
Sommaire

 Définition du fonds de roulement


 Calcul du fonds de roulement
 Utilité du fonds de roulement

Une ressource durable mise à disposition par les actionnaires ou dégagée par l'entreprise elle-
même

Pour traduire un bilan comptable, il est nécessaire de faire appel à différentes analyses : le fonds
de roulement, le besoin en fonds de roulement et la trésorerie.

Définition du fonds de roulement


De façon générale, le fonds de roulement représente les fonds dont l'entreprise dispose pour
financer son activité.

Le fonds de roulement a donc pour objectif de contrôler l'équilibre du bilan sur le long terme.

Actif passif comptabilité

Lire l'article

Calcul du fonds de roulement


Tout d'abord, il faut bien différencier le fonds de roulement du besoin en fonds de roulement et de
la trésorerie. Le fonds de roulement correspond à la différence entre :

 les ressources stables (à plus d'un an) ou capitaux permanents qui ne financent pas les
emplois durables ;
 et les emplois stables (les immobilisations, actif circulant ou actifs immobilisés).

Les ressources stables ou capitaux permanents sont constitués des capitaux propres, des
réserves, des dettes financières, des amortissements et des provisions.

Les emplois stables ou « durables » sont constitués des actifs immobilisés bruts et des charges à
répartir sur plusieurs exercices.

En d'autres termes, le fonds de roulement est égal à :

 l'excédent de ressources stables par rapport aux emplois durables de l'entreprise ;


 ou encore, la partie des ressources stables de l'entreprise ne finançant pas les emplois
durables ;
 ou encore, la partie des actifs circulants qui est financée par des ressources stables.

Fonds de roulement positif


Emplois stables Ressources stables
Actif immobilisé Capitaux propres

 immobilisations incorporelles  capital


 immobilisations corporelles  réserves
 immobilisations financières  report à nouveau
 subventions d'investissement
+  provisions réglementées
 provisions pour risques et charges
charges à répartir
Capitaux empruntés à moyen ou long terme

Fonds de roulement Dettes financières

(sauf découvert y compris crédit-bail)

Utilité du fonds de roulement


Le fonds de roulement doit répondre à un besoin essentiel pour l'entreprise qui est l'équilibre
financier.

Il est utile pour financer une partie des actifs circulants. Il est préférable que le fonds de
roulement (FR) soit supérieur au besoin en fonds de roulement (BFR). Ce qui veut dire que
l'excédent en capitaux stables permet de couvrir les besoins à court terme.

Fonds de roulement = besoin en fonds de roulement + trésorerie

Fonds de roulement positif


Si le fonds de roulement est positif, il va donc financer la totalité des immobilisations. Cela veut
dire aussi que les capitaux stables sont suffisants pour financer les investissements de la société.

Les investissements actuels de l'entreprise sont seulement remboursés par les ressources
stables. Il n'y a donc plus beaucoup de marge de manœuvre pour d'autres financements à court
terme, voire des investissements prévus sur du long terme.

Fonds de roulement négatif

Un fonds de roulement négatif signifie que les immobilisations et les investissements


sont financés par la trésorerie pour faire face aux besoins.

Dans ce cas, afin d'éviter tous les problèmes de solvabilité, il est pertinent :

 d'augmenter les ressources stables ;


 ou de revoir la stratégie d'amortissement des immobilisations.

Marge brute d'autofinancement


Sommaire

 Définition comptable de la marge brute d’autofinancement


 Marge brute d’autofinancement : utilité

123RF / Andriy Popov

La marge brute d’autofinancement (MBA) est l’un des ratios majeurs d’évaluation financière
d’une entreprise.

La MBA peut être obtenue en ajoutant le résultat net de l’exercice (après impôt), les dotations
aux amortissements et les dotations aux provisions (en totalité ou en partie).

La MBA représente la capacité d’autofinancement qu’une entreprise dégage au cours d’un


exercice (avant une éventuelle distribution de dividendes).

À noter : depuis 1982, la marge brute d’autofinancement a été remplacée par la notion de
capacité d’autofinancement dans le plan comptable, mais le terme MBA reste fréquemment
utilisé.

Définition comptable de la marge brute


d’autofinancement
La MBA est destinée à mettre en évidence l’autonomie financière d’une entreprise au cours d’un
exercice comptable.

Elles est calculée à partir de la formule suivante :

MBA = résultat net + dotation aux amortissements + variation des provisions


pour dépréciation d’actifs immobilisés

Rappels :
 Le résultat net désigne la différence entre les produits et les charges d’une entreprise
sur un exercice donné.
 La dotation aux amortissements concerne la dépréciation des biens de production du
fait de leur usure ou simplement de leur obsolescence technologique.
 En fin d’exercice, une entreprise doit réaliser un test de dépréciation lorsqu’il existe un
indice de perte de valeur de l’immobilisation. Si cette perte de valeur est effective,
l’entreprise doit déprécier l’actif concerné en fonction de sa valeur actuelle. Comme les
amortissements, les dépréciations expriment donc des corrections d’actifs négatives ;
elles s’en distinguent toutefois, car la dépréciation constatée n’est ni certaine ni définitive.

Bon à savoir : la MBA peut aussi être calculée en faisant la différence entre les produits
encaissables et les charges décaissables sur une période donnée.

Quelle que soit la méthode de calcul, la MBA est très proche de la capacité d’autofinancement
(CAF). Elle s’en distingue dans la mesure où, contrairement à la CAF, elle n’exclut pas l’impact
des cessions sur le résultat.

En d’autres termes, la CAF représente l’ensemble des ressources dégagées par l’activité de
l’entreprise au cours d’une période de référence, et restant à la disposition de l’entreprise lorsque
tous les produits auront été encaissés et les charges décaissées.

Marge brute d’autofinancement : utilité


La MBA, dont la traduction anglaise est cash-flow, correspond au flux de trésorerie net, c’est-à-
dire à la différence entre les recettes et les dépenses d’une société.

Comme le compte de résultat, la MBA se mesure sur une période de temps et non à une date
donnée, comme le bilan.

Elle correspond au supplément de trésorerie dont une entreprise dispose pour couvrir ses
besoins de financement et préparer son avenir.

En entrant dans le détail, l’excédent brut d’exploitation (EBE) constitue la base de calcul de la
MBA. L’excédent brut d’exploitation est un indicateur financier quantifiant le cash-flow qu’une
entreprise tire de son exploitation. Il lui permet de développer son outil de production et de
rémunérer ses capitaux propres et les capitaux empruntés.

La MBA est prise en compte par les analystes financiers comme repère afin de déterminer la
capacité d’une entreprise à :

 investir sans faire appel à des ressources extérieures (apport des actionnaires ou
endettement) ;
 rembourser ses dettes ;
 verser les dividendes aux actionnaires.

La MBA est aussi utilisée pour comparer la profitabilité des entreprises de secteurs différents.

Bon à savoir : les banques utilisent le ratio dettes/capacité d’autofinancement pour évaluer la
capacité d’une entreprise à rembourser ses emprunts existants ou futurs.
Excédent brut d'exploitation
Sommaire

 Mode de calcul de l'excédent brut d'exploitation


 EBE : un des critères phares de l’analyse financière

123RF / Viktor Zadorozhniy

L’excédent brut d’exploitation (EBE) est un indicateur financier permettant d’évaluer la


ressource qu’une entreprise tire de son cycle d’exploitation.

Ce ratio correspond au solde entre les produits et les charges d’exploitation qui ont été
consommées pour obtenir ces produits, mais ne tient pas compte des dotations aux
amortissements et des provisions pour dépréciation d'actifs immobilisés.

C’est l’un des critères les plus utilisés par les analystes financiers lorsqu’ils décortiquent un
compte de résultat. Le point maintenant.

Mode de calcul de l'excédent brut d'exploitation


L'excédent brut d'exploitation (EBE) est égal à la valeur ajoutée, diminuée de la rémunération
des salariés, des autres impôts sur la production et augmenté des subventions d'exploitation.

Sa méthode de calcul est la suivante :

Chiffre d'affaires (CA) hors taxes - montant des achats hors taxes de biens (matières
premières, marchandises) - montant des achats hors taxes de services (énergie, loyer, primes
d'assurances, conseil juridique, comptabilité, etc.) - impôts et taxes - coût de la masse salariale
= EBE.

Précisons que :

 Par chiffre d’affaires hors taxe, il faut comprendre le montant des affaires réalisées
par une société dans le cadre de son activité. Il correspond à la somme des ventes de
marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des produits des
activités annexes.
 Le montant des achats de services (HT) est l’un des principaux postes de dépenses
d’une entreprise puisque avec les achats de produits, il peut absorber de 30 à 70 % du
CA, selon les secteurs.
 Toutes les entreprises sont imposées sur leurs bénéfices. Les sociétés (SARL, SAS,
SA, etc.) sont notamment soumises de plein droit à l’IS. L’assiette d’imposition est
déterminée après déduction des charges réelles de l’entreprise.
 La masse salariale correspond au cumul des salaires bruts et des primes versées aux
salariés au cours de l'année d'exercice (hors cotisations patronales).

Bon à savoir : l’EBE peut aussi être calculé à partir de la valeur ajoutée ou du
résultat net.
EBE : un des critères phares de l’analyse financière
L’EBE est un indicateur financier figurant dans le tableau des soldes intermédiaires de gestion
(SIG). Il fournit un indicateur de la rentabilité de l'exploitation courante de l'entreprise :

 Si l'EBE est positif, cela signifie que l'entreprise vend plus cher qu'elle ne produit.
Elle gagne donc de l’argent et peut maintenir son outil de production tout en
rémunérant les capitaux engagés.
 S’il est négatif, c’est que la valeur ajoutée est inférieure aux frais de personnel,
charges sociales et impôts. La société perd de l’argent. On parle alors d'insuffisance
brute d'exploitation.

Remarque : l’EBE est parfois comparé avec les capitaux investis afin d’en mesurer
la rentabilité. Parmi ces ratios dérivés, on trouve par exemple le taux de profitabilité
(EBE/chiffre d’affaires HT) ou le free cash flow (EBE - impôt sur le résultat
d’exploitation +/- variation du besoin de fonds de roulement -
investissements + désinvestissements), etc.
Excédent net d'exploitation
Sommaire

 De l’EBE à l’excédent net d'exploitation


 Calcul de l’excédent net d'exploitation
 Excédent net d'exploitation : intérêt

Getty Images / AndreyPopov

L’excédent net d’exploitation (ENE) correspond à l'excédent brut d'exploitation (EBE) après
déduction des amortissements et des frais financiers.

Ce chiffre correspond donc au résultat généré par l'activité de l'entreprise, amputé du coût
d'amortissement des actifs.

Rappel : l'amortissement comptable consiste à enregistrer dans les comptes de l'entreprise la


perte de valeur d’un bien au cours de sa durée de vie, en résultante de son usure ou de son
obsolescence. L’amortissement vient en déduction du bénéfice final de l’entreprise.

L’ENE fournit une vision détaillée de la comptabilité d’une entreprise et des effets de sa politique
d’investissement.

De l’EBE à l’excédent net d'exploitation


En comptabilité, l'ENE fait partie des soldes intermédiaires de gestion (SIG) qui permettent de
comprendre comment se construit le bénéfice d’une entreprise. Il se classe en quatrième position
parmi ces SIG, juste après l’EBE.

En effet, l'excédent brut d'exploitation (aussi appelé EBITDA - Earnings Before Interest, Taxes,
Depreciation and Amortization) est représentatif de la ressource tirée de l'activité principale d'une
entreprise après déduction des charges de personnel et des consommations intermédiaires, mais
avant l'amortissement.

Pour sa part, l’ENE (aussi appelé EBIT - Earnings Before Interest and Taxes) est obtenu après
déduction de l’effort d’investissement opéré par une société. En se résumant, il s’agit de l’EBE
dont on soustrait les dotations aux amortissements.

Rappel : la dotation aux amortissements constitue une charge non décaissée. Elle se cumule au
résultat net pour estimer la capacité d’autofinancement d’une société.

Calcul de l’excédent net d'exploitation


L’excèdent net d’exploitation correspond à la différence entre les produits et les charges
d’exploitation. Il est dit « net », dans la mesure où la consommation de capital fixe d’une
entreprise est déduite. L’ENE se calcule en appliquant la formule suivante :

Chiffre d’affaires - achats - charges externes - charges de personnel -


dotations aux amortissements = ENE
Rappel : les charges externes correspondent à la totalité des services achetés à l'extérieur
(loyers, frais de téléphone, d'électricité, assurances, etc.).

L’ENE peut aussi être calculé indirectement selon la formule suivante :

Résultat net + impôts sur les sociétés +/- profits et charges


exceptionnels + charges financières nettes = ENE

Bon à savoir : l’ENE a fait l’objet d’un débat lors de la nouvelle taxe sur les entreprises introduite
dans le projet de loi de finances 2014 (PLF). Le gouvernement prévoyait tout d’abord de taxer
l’EBE. Finalement sous la pression des organisations patronales, il s’est résolu à ne taxer que
l’ENE pour ne pas dissuader les entreprises d’investir en France.

Excédent net d'exploitation : intérêt


C’est un indicateur économique de premier plan, car il permet d’évaluer la rentabilité produite par
l'activité commerciale et industrielle d’une entreprise durant une période donnée à partir de son
activité socle… L’ENE est l'un des indicateurs favoris des analystes financiers.

Généralement on estime que :

 l’excédent brut d’exploitation fournit l’état de la capacité financière d’une entreprise ;


 l’excédent net d’exploitation fournit la photographie des effets de sa politique
d’investissement.
Marge brute
Sommaire

 Calcul de la marge brute


 Marge brute : utilité

La marge brute (gross margin) permet de mesurer si l'activité d'une entreprise est
bénéficiaire en observant son activité commerciale.

Sa définition n'est pas pas normée. Elle est généralement obtenue en retranchant le prix de
vente du prix d'achat. Le point sur cette notion et son utilité.

Calcul de la marge brute


La marge brute doit couvrir les frais de commercialisation (locaux, personnels, stock, etc) et
permettre à un commerçant de dégager un bénéfice sur la vente.

Elle est surtout utilisée dans les activités de négoce.

Bon à savoir : la marge brute doit être plus importante que les coûts de commercialisation du
produit (ou du service) concerné. Par effet de cascade, elle permet en effet de financer les
salaires, locaux et matériaux d'activité.

Elle se calcule de la façon suivante :

Prix de vente HT - prix d’achat HT = marge brute.

Ici, la marge brute se confond avec la marge commerciale. Le coût d'achat des marchandises
vendues est calculé à partir de l'achat des marchandises et de la variation du stock de
marchandises.

Exemple : un vendeur de galeries de toit pour voitures achète 5 000 galeries à 100 € HT à un
fournisseur italien, pour les revendre 170 € à ses clients français. Sa marge brute est de 85 000 €
(170 € x 5 000 = 85 000 €) - 50 000 € (5 000 x 100 = 50 000 €) = 35 000 €.

Dans le cas d’une entreprise de production, la donne est plus compliquée. La marge brute
correspond à la différence entre le prix de vente et le prix de revient HT.

Ce dernier résulte de plusieurs facteurs, dont le prix d’achat des matières premières et les frais
de gestion commerciale. Il se rapproche alors de l’excédent brut d’exploitation (EBE).

Marge brute : utilité


La marge brute est un indicateur pris en compte pour mesurer la rentabilité d'un projet ou
d'une entreprise.
En ce qui concerne les entreprises de négoce, elle permet dévaluer la capacité d’un distributeur
à réaliser des gains sur la revente des marchandises. La marge brute est d’autant plus forte que
le distributeur parvient à négocier des tarifs ristournés auprès de ses fournisseurs.

À partir de la marge brute, on calcule le taux de marge d’un produit. Contrairement à la marge
brute, ce taux de marge s’exprime en pourcentage et pas en euros.

Exemple : si j’achète un tabouret 80 € et que je le revends 100, mon taux de marge est de 25 %.

L’INSEE publie régulièrement les taux de marge par secteurs d’activité. Selon l’étude 2015, le
taux de marge moyen des grandes surfaces était, par exemple, de 13 % dans les hypermarchés
et de 27 % dans les supermarchés.

Le taux de marge est particulièrement élevé sur les produits périssables :

 + ou - 26 % pour le pain et les pâtisseries ;


 + ou - 25 % pour les fruits et légumes, etc.

Les tarifs sont en revanche plus modérés sur les produits comme les boissons (13 %), qui se
conservent plus longtemps. Parmi les produits sur lesquels les taux de marge sont les plus
faibles, figurent notamment les carburants / lubrifiants (2 %).

La marge brute est également utilisée comme un curseur lorsqu’il s’agit de définir
un positionnement prix.

Une entreprise dont la marge brute est plus importante que celle de ses concurrents, par
exemple parce qu’elle exerce une pression plus forte sur ses fournisseurs, peut baisser ses prix
et vendre moins cher que ses concurrents tout en restant rentable. Théoriquement, elle gagne
donc des parts de marché.

Contrairement au chiffre d’affaires, basé sur un effet volume, la marge brute est donc un
indicateur utile pour apprécier la rentabilité d’une entreprise sur le long terme et sa performance
par unité économique. La marge brute sert aussi à comparer d’autres sociétés du même secteur
économique.
Marge opérationnelle
Sommaire

 Définition de la marge opérationnelle


 Utilité de la marge opérationnelle
 Marge opérationnelle : méthode de calcul

123RF / Viktor Zadorozhniy

Dans le cadre d'un contrôle de gestion ou d'une analyse financière au sein d'une entreprise, la
marge opérationnelle est un ratio calculé et utilisé pour analyser la rentabilité de l'activité
professionnelle.

Soumise à une méthode de calcul spécifique, la marge opérationnelle permet également de se


positionner face à la concurrence et, éventuellement, de trouver des solutions pour améliorer
ses marges.

Définition de la marge opérationnelle


Dans le monde de la comptabilité et des finances, la marge opérationnelle correspond au
rapport entre le résultat d'exploitation d'une entreprise, et son chiffre d'affaires.

Également appelée marge d'exploitation, la marge opérationnelle est un ratio qui permet de
connaître la marge des revenus de l'entreprise en prenant en compte uniquement l'activité de
l'entreprise, c'est-à-dire les revenus d'exploitation.

À noter : à ce titre, les résultats financiers et exceptionnels de l'entreprise ne sont


pas pris en compte dans le calcul de la marge opérationnelle. Cette exclusion permet
de tenir compte uniquement de l'activité normale et opérationnelle de la société.

Charges d'exploitation

Lire l'article

Utilité de la marge opérationnelle


Indicateur de viabilité

La marge opérationnelle agit comme un indicateur de viabilité d'une entreprise.

Connaître ce ratio permet en effet de déterminer la viabilité d'une entreprise et ses chances de
réussite sur le long terme.

En excluant les résultats financiers et exceptionnels de son calcul, la marge opérationnelle


permet d'évaluer si l'activité même de l'entreprise est rentable et qu'elle ne repose pas
uniquement sur des revenus exceptionnels et/ou financiers.
Si la marge opérationnelle d'une entreprise est faible cela signifie que les ventes réalisées ne
sont pas rentables et que la viabilité de l'entreprise sur le long terme est en jeu.

À noter : une baisse constante et régulière de la marge d'exploitation constitue un


danger pour une entreprise qui risque à moyen terme de ne plus avoir de fonds pour
se financer.

Se faire une place au sein de la concurrence

La marge d'exploitation est utilisée en statistiques pour évaluer la rentabilité moyenne des
différents secteurs d'activité.

Connaître son ratio résultat d'exploitation/chiffre d'affaires permet ainsi de se situer face à la
concurrence et de trouver des solutions pour améliorer cette position.

Bon à savoir : une marge d'exploitation plus élevée que celle de ses concurrents
indique un avantage concurrentiel non négligeable.

Ratio de solvabilité

Lire l'article

Marge opérationnelle : méthode de calcul


La marge opérationnelle d'une entreprise est égale au résultat d'exploitation ÷ chiffre
d'affaires.

Ce ratio permet donc de connaître le pourcentage des ventes qui est converti en richesse et
donc de déterminer la performance économique d'une entreprise.

Le résultat d'exploitation correspond à la différence entre les produits et les charges


d'exploitation. Il désigne donc les revenus nets produits par l'activité opérationnelle de
l'entreprise.

Bon à savoir : le chiffre d'affaires pris en compte est le chiffre d'affaires H.T. total
réalisé par l'entreprise sur une période donnée.
Marge nette
Sommaire

 Calcul de la marge nette


 Utilité de la marge nette

123RF / Andriy Popov

La marge nette correspond au ratio entre le résultat net d'une société durant un exercice
comptable et son chiffre d'affaires pendant la même période.

Cet indicateur permet d’évaluer le résultat net réalisé par une entreprise à chaque fois qu'elle
vend un produit ou un service.

Calcul de la marge nette


La marge nette est un indicateur de profitabilité qui se calcule juste après la marge brute.

La marge brute correspond à un premier niveau de bénéfice qui s’obtient de la façon suivante :

Chiffre d’affaires - charges variables = marge brute.

Selon l’INSEE, le chiffre d'affaires représente le montant des affaires (hors taxes) réalisées par
une société qui commerce avec des tiers :

 Il correspond à la somme des ventes de marchandises, de produits fabriqués, des


prestations de services et des produits des activités annexes.
 Il permet de mesurer le volume d'affaires.

Les charges variables, aussi appelées « charges opérationnelles », varient selon le volume
d’activité de l’entreprise. Plus l’activité progresse, plus elles augmentent. Entre autres charges
variables, on peut citer le prix des matières premières, la main d’œuvre, les coûts de distribution,
etc.

Si la marge brute correspond à la différence hors taxe entre le prix de vente et le prix de
revient de biens et de services, la marge nette est représentative d’un niveau de bénéfice affiné.
On l’obtient à partir de la formule suivante :

Bénéfice net ÷ chiffres d’affaires x 100 = marge nette.

Rappel : le résultat net désigne la différence entre les produits et les charges d’une entreprise
durant un exercice. Jusqu’à la fin des années 80, c’était la principale mesure de profitabilité d’une
entreprise.

Utilité de la marge nette


La marge nette permet d’obtenir un pourcentage reflétant la rentabilité globale d’une entreprise.
Exemple : imaginons, une société de négoce de produits cosmétiques qui réalise un chiffre
d’affaires de 400 000 € et un bénéfice net (après impôts) de 150 000 €. Sa marge nette est
de 150 000 ÷ 400 000 x 100 = 3,75 %.

La marge bénéficiaire nette révèle le bénéfice que dégage chaque euro de chiffre d'affaires après
règlement des frais d'exploitation, des frais d'intérêt et des impôts.

Une marge nette importante indique qu’une entreprise contrôle mieux ses dépenses que ses
concurrents, ce qui la rend plus rentable qu'eux. La marge nette peut être comparée à celle
d’autres entreprises pour obtenir un palmarès sectoriel.

La marge nette n’est que l’un des ratios utilisés par les analystes financiers pour jauger la
rentabilité d’une entreprise, mais ce n’est pas le seul. Compte tenu des éléments financiers et
exceptionnels pouvant influer sur le calcul du résultat net, d’autres indicateurs sont utilisés.

Parmi les plus fréquents, on peut citer le fameux ROE (Return On Equity) :

 Le ROE quantifie la rentabilité des capitaux employés par une société. En d'autres
termes, il mesure le montant de profit obtenu pour chaque denier investi en capital.
 Ce ROE doit être suffisamment copieux pour attirer les investisseurs, car il révèle la
capacité d’une entreprise à générer des profits avec les fonds investis par ses
actionnaires. Un ROE de 20 % signifie par exemple que pour 100 € de capitaux propres,
le résultat généré s'élève à 20 €.

Capitaux permanents

Lire l'article

Bon à savoir : en général, un ROE compris entre 10 et 15 est jugé attractif.


Marge sur coût variable
Sommaire

 Signification de la marge sur coûts variables


 Calcul de la marge sur coûts variables

123RF / Yuliya Tsyhun

La marge sur coûts variables est utile pour calculer le seuil de rentabilité d'une activité
commerciale.

Dès que la marge globale sur coûts variables dépasse les frais fixes, l’entreprise commence
à dégager un profit. Nos explications.

Signification de la marge sur coûts variables


La marge sur coûts variables correspond aux fonds qu’une entreprise dégage sur la vente d'un
produit, afin de couvrir ses frais fixes et éventuellement de réaliser un bénéfice.

Dans le détail, elle correspond à la différence entre le chiffre d'affaires annuel - les achats
incorporés aux ventes - les services extérieurs + quelques postes de cotisations ou taxes
proportionnels au chiffre d'affaires.

À partir de là, 3 cas de figure sont possibles.

 Si la marge sur coûts variables est inférieure aux coûts fixes, l'entreprise n'atteint pas
son seuil de rentabilité et échoue à couvrir ses coûts fixes. L’activité est déficitaire.
La société et ses actionnaires perdent de l’argent.
 Si la marge sur coûts variables est égale à celle des coûts fixes, le point mort est
atteint. L’entreprise ne perd pas d’argent, mais elle n’en gagne pas non plus. C’est un
jeu à somme nulle.
 Si la marge sur coûts variables est supérieure aux coûts fixes, le point mort est
dépassé. L’entreprise dégage une marge suffisante pour couvrir l’ensemble de ses
coûts et elle gagne de l’argent. Son pari économique est gagné.

Pour résumer : la marge sur coûts variables est un indicateur de comptabilité


interne permettant de calculer le résultat futur de l’entreprise.

En effet, elle fournit :

 l'évaluation de performance d’un produit ou d’une activité ;


 la mesure de sa rentabilité ;
 sa contribution à la couverture des charges fixes.

À partir de ces données, un chef d’entreprise dispose des informations nécessaires pour
apprécier la rentabilité de telle ou telle activité, qu’il s’agisse d’un produit, d’une famille de
produits ou d’un service et pour décider s’il est préférable de l’arrêter (ou pas).
Bon à savoir : la rentabilité des produits peut donc être diagnostiquée à partir de la
marge sur coûts variables qu’ils dégagent à partir de la formule suivante : marge
sur coûts variables – charges fixes = résultat.

Marché des matières premières

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Calcul de la marge sur coûts variables


Dans une entreprise, certaines charges sont indépendantes de l’activité (les charges fixes)
tandis que d’autres évoluent en fonction du niveau d’activité ou de production : il s’agit des
charges variables.

Bon à savoir : les charges variables, aussi appelées « charges opérationnelles »


sont proportionnelles au volume d’activité industriel. Plus ce dernier progresse, plus
elles augmentent. En autres charges variables, on peut citer les matières premières,
le coût de la main-d’œuvre, les coûts de distribution, etc.

Aux charges variables, s’ajoutent les charges mixtes ou semi-variables. Celles-ci comportent
une partie fixe et une partie variable.

Exemple : la rémunération des commerciaux, dont une partie (variable) est indexée
sur les ventes.

La marge sur coûts variables peut être calculée à partir des données suivantes : chiffre
d’affaires - coûts variables = marge sur coûts variables

Rappel : selon l’INSEE, le chiffre d'affaires représente le montant des affaires (HT)
réalisé par une société qui commerce avec des tiers. Il correspond à la somme des
ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations de services et des
produits des activités annexes. Il permet de mesurer le volume d'affaires global.

Bon à savoir : alors que les charges fixes sont traitées globalement, les charges
variables peuvent être affectées à chaque produit (ou à chaque activité). Elles
constituent donc un indicateur de gestion chirurgical.
Taux de marge et taux de marque
Sommaire

 Taux de marge et taux de marque : la marge


 Différence entre taux de marge et taux de marque
 Qu’en est-il du coefficient multiplicateur ?

Le taux de marge correspond au rapport entre la marge brute et le prix d'achat. Le taux de
marque désigne la division entre la marge et le prix de vente des marchandises ou services
proposés par un acteur économique.

En tant que prestataire de services, connaître ces indicateurs permet de connaître la rentabilité
d’un business. Chaque calcul est un élément indispensable pour optimiser la gestion de
l’activité d’une entreprise commerciale. Le service comptabilité se charge de calculer ces
données afin de fournir des informations utiles pour augmenter la production. Explications.

Taux de marge et taux de marque : la marge


La marge, ou marge commerciale, est le résultat obtenu en ôtant le prix d'acquisition, du prix de
vente d’un produit ou d’un service.

C’est la part de chiffre d’affaires qui reste à la société après avoir payé les fournisseurs. Plus ce
calcul est élevé, plus les produits sont rentables. Connaître ce paramètre est utile pour la
création d’un business plan fiable.

Bon à savoir : Le coût d’acquisition et le prix de vente sont hors taxes (HT), c'est-à-dire sans
prendre en compte la TVA. Le calcul de cette donnée s’effectue hors taxes lorsque le prestataire
est redevable à la TVA.

Marge commerciale ou brute = prix de vente HT – prix d'achat HT.

Exemple : une entreprise achète des manteaux 100 € HT, qu'elle revend 140 € hors taxes, sa
marge brute est de 40 € (soit 140 € – 100 €).

Pour avoir une marge élevée, il faut chercher comment réduire non seulement les coûts
d’approvisionnement, mais aussi les coûts de production ou de stockage.

Comptabilité TVA

Lire l'article

L’interprétation de la marge

La marge commerciale correspond au gain enregistré par une entreprise sur chaque
vente dans le cadre de son activité. Elle constitue un indicateur financier des Soldes
Intermédiaires de Gestion (SIG). L'intérêt d'une entreprise est toujours d'augmenter sa marge
brute pour optimiser sa gestion et sa production.
Bon à savoir : Cette donnée peut être calculée sur un seul produit, un seul service ou sur
l'ensemble des articles vendus par une entreprise.

Le taux de marge est le rapport entre la marge commerciale et le coût d’acquisition d’un produit.
Présenté sous forme de pourcentage, cet indicateur financier constitue la part de la marge dans
le prix d'acquisition. Sa formule est la suivante :

 Taux de marge = marge brute (prix de vente HT – prix d'achat HT) ÷ prix d'achat HT.

Exemple : une entreprise achète des manteaux 100 € qu'elle revend 140 €, son taux de marge
est de 40 % (soit 40 € ÷ 100 €).

Les interprétations du taux de marge

 Ce calcul peut être interprété comme la rentabilité commerciale des produits et du


business en général.
 Le taux de marge reflète le pouvoir de négociation de l'entreprise sur ses
fournisseurs : plus son pouvoir est important, plus elle a réussi à obtenir un coût
d’acquisition faible, plus son taux de marge augmente pour le même prix de vente, ce qui
augure un chiffre d’affaires avantageux.

Exemple : pour un produit vendu 100 €, si le coût d’acquisition est de 80 €, le taux de marge est
de 25 % ; si l'entreprise réussit à baisser le coût d’acquisition à 75 €, sa marge augmente à
33,3 %.

 Le taux de marge d'une entreprise doit être comparé aux taux de marge des autres
entreprises du même secteur.

Exemple : si une entreprise réussit à obtenir un taux de marge de 30 %, mais que tous les autres
établissements du secteur dégagent un calcul sur ce même produit de 45 %, l'entreprise étudiée
est rentable, mais moins performante que ses concurrentes.

Différence entre taux de marge et taux de marque


Le taux de marque est obtenu en divisant la marge commerciale d'un produit par le prix de vente
HT. Ce pourcentage permet aussi de mesurer la rentabilité d’une activité. Sa formule est la
suivante :

 Taux de marque = marge commerciale (prix de vente HT – prix d'achat HT) ÷ prix de
vente HT.

Exemple : une entreprise achète des manteaux 100 € qu'elle revend 140 €, son taux de marque
est de 28,6 % (soit 40 € ÷ 140 €).

 Le taux de marque permet de calculer le prix de vente d'un produit en fonction de la


marge que l'entreprise veut réaliser ;

Exemple : pour un article acheté 100 €, si l'entreprise veut enregistrer un taux de marque de
20 %, elle doit fixer un prix de vente HT de 125 €.

 Le taux de marque d'une entreprise doit être comparé aux taux de marque des autres
entreprises du même secteur pour évaluer sa performance.
Le taux de marge et le taux de marque sont donc deux indicateurs complémentaires pour une
entreprise, mais qui ne mesurent pas les mêmes choses :

 le premier évalue la rentabilité des produits sur la base de leur prix d’achat ;
 le second évalue cette rentabilité sur la base du prix de vente.

Ils contribuent à la définition d’une ligne directrice pour le lancement de nouvelles


marchandises, l’identification de problèmes de coûts de production ou encore la définition d’une
stratégie commerciale.

Bon à savoir : Il existe des outils de gestion commerciale permettant d’effectuer rapidement
chaque calcul. Un logiciel adapté aux besoins de la société peut contribuer à analyser la
rentabilité de l’activité par client, par catégorie ou encore en fonction des produits. À l’image du
logiciel de facturation, les outils de gestion aident aussi à la création de factures, de devis et
facilitent bien d’autres tâches cruciales pour une entreprise.

Qu’en est-il du coefficient multiplicateur ?


Il est appliqué sur le coût d’acquisition afin de trouver la valeur idéale à la vente pour un business
rentable. Cela est nécessaire pour l’établissement d’un business plan réaliste en fonction des
prix sur le marché. Sa formule est :

Coefficient multiplicateur = prix de vente TTC / prix d’achat HT

Ce calcul permet de déterminer la valeur HT ou TTC de vente de vos produits. Le coefficient est
également fonction du taux de marque que le prestataire souhaite atteindre.

Si une entreprise choisit d’avoir une proportion de 30 % sur la vente d’un logiciel dont la création
a coûté 1000 euros, le logiciel sera vendu au client à 1300 euros. Le coefficient appliqué est donc
de 1,3.
Taux de marge bénéficiaire
Sommaire

 Taux de marge bénéficiaire : définition


 Marge et taux de marge bénéficiaire : mode de calcul

Getty Images / AndreyPopov

Le taux de marge bénéficiaire permet de mesurer le pourcentage de valeur ajoutée non utilisé
pour rémunérer le travail des salariés et payer les impôts sur les produits nets des subventions.
Plus le taux de marge bénéficiaire d’une entreprise est élevé et plus elle est plus rentable.

Exemple : un taux de marge bénéficiaire de 30 % signifie que sur chaque euro vendu, une
entreprise gagne 0,30 €.

Taux de marge bénéficiaire : définition


La marge bénéficiaire est la différence entre le prix de vente et le coût de revient d'un produit. Le
taux de marge bénéficiaire permet de savoir combien une société gagne à chaque fois qu’elle
vend sa production. Il ne faut pas confondre la marge, exprimée en euros, et le taux de marge,
exprimé en pourcentage.

Rappel : on distingue la marge brute qui est la différence entre le prix de vente hors taxe (HT) et
le prix de revient HT. Et la marge nette (résultat net ÷ chiffre d'affaires HT) qui grâce à un
pourcentage, permet d’évaluer la rentabilité globale d’une entreprise. Un taux élevé signifie
qu’une entreprise est plus rentable qu’une autre et donc qu’elle est plus attractive pour les
actionnaires.

Le taux de marge bénéficiaire est souvent utilisé pour comparer des entreprises du même
secteur. C’est un ratio pertinent, car contrairement à d’autres indicateurs comme le taux
d'EBE (Excédent brut d’exploitation), il n'est pas influencé par la stratégie de l'entreprise, par
exemple en matière d'investissement.

Historiquement le taux de marge des entreprises a enregistré une forte hausse entre 1996 et
1998 avant de se stabiliser au-dessus de 30 % durant quelques années. Il a recommencé à
progresser entre 2005 et 2008 (32 %), puis s’est mis à décliner lors de la crise financière de
2007-2008.

En 2013, Le taux de marge français était de 29,8 % alors que celui de l'Espagne et l'Allemagne
se situaient autour de 40 % (37 % pour la moyenne européenne).

Marge et taux de marge bénéficiaire : mode de calcul


La marge bénéficiaire correspond à la différence entre un prix de vente et un coût. À savoir :

 Le prix d’achat - le prix de vente, s’il s’agit d’une entreprise commerciale.


 Le coût de revient - le prix de vente, s’il s’agit d’une entreprise de production.

Dans le cadre d’une entreprise commerciale, la formule de calcul de la marge est la suivante :
Prix de vente HT - coût d’achat HT = marge commerciale

Dans un second temps, le taux de marge bénéficiaire s’exprime à travers un taux. On obtient ce
pourcentage en procédant au calcul suivant :

(marge ÷ achats HT) × 100 = taux de marge commerciale

Exemple : un commerçant fixe à 100 € le prix de vente HT d’un produit acheté 60 € à ses
fournisseurs. Sa marge commerciale est de : 100 - 60 = 40 €. Son taux de marge bénéficiaire est
de : (100 ÷ 60) × 100 = 50 %.

Le taux de marge bénéficiaire est un indicateur financier important. Il permet d'évaluer la capacité
d’une société à protéger ses marges tant parce qu’elle parvient à à répercuter les hausses de
coûts sur ses clients, que parce qu’elle arrive réduire les coûts d'achat auprès de ses
fournisseurs.

Théoriquement, une société affichant un taux de marge bénéficiaire plus élevé que celui de ses
concurrents est efficiente et mieux capable s’adapter aux fluctuations du marché.
RCAI
Sommaire

 Mode de calcul du RCAI


 RCAI : un indicateur important

Thinkstock

Le Résultat Courant Avant Impôt (RCAI ) est un solde intermédiaire de gestion (SIG) du
compte de résultat. Il est utilisé dans l’analyse financière d’une entreprise. Il n'intègre ni les
opérations exceptionnelles, ni la participation des salariés. Le point maintenant.

Précision : les SIG sont issus du Plan Comptable Général, qui définit les règles applicables aux
entreprises françaises, comme la présentation formelle de leurs comptes financiers, bilans,
comptes de résultats, rapports et annexes.

Mode de calcul du RCAI


Le RCAI est calculé à partir du résultat d’exploitation et du résultat financier. Il est constitué par la
somme des produits d'exploitations et des produits financiers dont on retranche la totalité des
charges d’exploitation et des charges financières.

La formule permettant de calculer le RCA est la suivante :

Produits d'exploitation + Produits financiers - Charges d'exploitation - Charges financières

Détaillons ces éléments :

 Les produits d’exploitation correspondent aux produits associés aux ventes


enregistrées par une entreprise au cours d’un exercice donné. Soit : les ventes de
marchandises (produits achetés, puis revendus), les ventes de produits finis (produits
fabriqués ou assemblés par l'entreprise), les prestations de service (main-d'œuvre ou
production intellectuelle), les commissions perçues, les subventions d’exploitation, les
reprises sur amortissement, etc. L'ensemble de ces produits traduit le volume d’affaires
généré par l’activité courante d’une entreprise.
 Les produits financiers concernent notamment les revenus des actions et parts
sociales, les dividendes, les intérêts de produits financiers ou encore des produits de
cession. Ils sont distingués des revenus lies à la gestion courante.
 Les charges d'exploitation représentent les dépenses inhérentes à l'exploitation d'une
entreprise, allant du loyer à la publicité, des frais de personnel aux impôts et taxes (hors
IS).
 Les charges financières sont proportionnelles au niveau d’endettement d’une
entreprise, lui même conditionné par celui des taux d’intérêt. Elles incluent également
d’éventuelles dépréciations d'actifs financiers et les pertes de change.

RCAI : un indicateur important


Le RCAI est un indicateur important quand il s’agit d’évaluer la rentabilité économique d’une
entreprise. Il permet en effet de moduler le fruit de l’activité principale de l’entreprise avec l’impact
financier que peut provoquer son endettement.

Remarque : le RCAI tient compte de l’endettement, mais pas des éléments perturbateurs qui,
comme les charges exceptionnelles, ne sont pas directement liés à l'activité de l’entreprise.

Indépendant de la fiscalité, ce solde intermédiaire de gestion met en évidence les éléments


financiers dans la formation du résultat. Il s’agit donc d’un indicateur comptable essentiel, passé
au crible par les chefs d’entreprises et les analystes financiers.

Pour en savoir plus :

 Le soldes intermédiaires de gestion (SIG), permettent d'analyser avec précision la


structure du compte de résultat.
 Une agence de notation financière est un établissement privé qui évalue la capacité de
remboursement des entreprises ou des États.
 Zoom sur le rôle d'un contrôleur de gestion.
EBIT
Sommaire

 Définition comptable de l’EBIT


 EBIT et calcul

Thinkstock

L'EBIT est l'abréviation de « Earnings before interest and taxes ». Cette abréviation
correspond au résultat d’exploitation (REX) en comptabilité française, c’est-à-dire au bénéfice
avant déduction des charges, des produits d'intérêt et des impôts.

L'EBIT reprend le chiffre d'affaires net dont sont retranchées les charges
d'exploitation figurant au compte de classe 6 (salaires, frais généraux, énergie, charges, etc.).
En résumé, il s’obtient en faisant la différence entre recettes et dépenses courantes.

Cet indicateur est scruté par les analystes financiers dans la mesure où il donne une idée de
la ressource dégagée par l'activité commerciale et industrielle d’une société durant un
exercice donné.

Définition comptable de l’EBIT


L’EBIT fait partie des soldes intermédiaires de gestion qui permettent de comprendre
comment se construit le résultat d’une entreprise.

Rappel : les soldes intermédiaires de gestion (SIG) interviennent en comptabilité


analytique. Ils sont calculés à partir des charges et des produits de l’entreprise. Le
passage d’un SIG à l’autre permet d’ôter des charges à chacune des étapes de
calcul pour arriver au résultat net de l’entreprise.

Les SIG sont calculés dans l’ordre suivant :

 marge commerciale (différence entre prix d’achat et de vente des marchandises) ;


 valeur ajoutée (richesse brute créée par l’entreprise dans le cadre de son activité) ;
 excédent brut d’exploitation (flux potentiel de trésorerie généré par l’activité
principale de l’entreprise) ;
 résultat d’exploitation/EBIT (capacité de l’entreprise à générer des ressources avec
son activité principale) ;
 résultat financier (différence entre les produits financiers et les charges financières) ;
 résultat courant avant impôt (somme du résultat d’exploitation et du résultat
financier) ;
 résultat exceptionnel (profit tiré d’opérations non récurrentes) ;
 résultat net (bénéfice après impôt).

Résultat comptable

Lire l'article
EBIT et calcul
Parmi les SIG, l’EBIT constitue une étape importante, car il traduit le dynamisme d’une
entreprise sans prendre en compte les produits exceptionnels comme les plus-values qu’elle
peut, par exemple, réaliser en vendant des actifs. En revanche, il tient compte du processus
d’amortissement à travers les charges calculées.

Le résultat d’exploitation traduit le niveau des ressources qu’une société est capable de
produire à partir de son activité principale. C’est un révélateur de son tonus économique avant
que d’autres facteurs (fiscalité, incidents exceptionnels, etc.) n’interfèrent avec cette
performance.

Bon à savoir : une société peut afficher un compte de résultat déficitaire mais un
résultat d'exploitation positif, ce qui indique que son activité est rentable malgré des
charges financières trop lourdes ou l’impact qu’un événement exceptionnel a eu sur
son activité. En revanche, si le résultat d'exploitation est négatif, la pérennité de
l’entreprise n’est pas garantie dans le temps.

L’EBIT peut être calculé en pourcentage ou en valeur absolue.

Deux méthodes permettent de l’obtenir : la méthode directe et la méthode indirecte.

Méthode directe

Le calcul prend en compte les éléments suivants :

Produits d’exploitation - charges d’exploitation - dotation aux


amortissements et dépréciation des actifs immobilisés = EBIT

Méthode indirecte

Le mode de calcul est le suivant :

Résultat net + impôts sur les sociétés +/- profits et charges


exceptionnels + charges financières nettes = EBIT

Bon à savoir : les analystes financiers sont particulièrement attentifs au ratio résultat
d'exploitation / chiffre d'affaires (calculé en pourcentage), appelé marge
d'exploitation.

Cette marge d'exploitation (EBIT/CA) permet d'évaluer la solidité d’une entreprise. Elle
reflète sa capacité à générer des profits à partir de sa seule activité, en mettant de côté son
résultat financier et son résultat exceptionnel.

Important : si ce taux s’améliore, c’est que la rentabilité de l’entreprise progresse.


EBITDA
Sommaire

 Définition de l'EBITDA
 EBITDA : mode de calcul
 Portée de l’EBITDA

123RF / Andriy Popov

L’EBITDA est un acronyme anglo-saxon désignant les revenus d'une entreprise avant
soustraction des intérêts, impôts (taxes), dotations aux amortissements et provisions sur
immobilisations.

L’EBITDA correspond à l’excédent brut d’exploitation (EBE) issu des soldes intermédiaires
de gestion (SIG). Cet indicateur est utilisé par les analystes financiers dans la mesure où il
permet la comparaison d’entreprises sans tenir compte des différences de traitement
comptables.

Définition de l'EBITDA
L’EBITDA mesure la création de richesse avant toute charge calculée. C’est l’équivalent de
l’excédent brut d’exploitation (EBE).

L’EBITDA / EBE est un indicateur financier figurant dans le tableau des soldes
intermédiaires de gestion (SIG). Il représente le flux de trésorerie provenant de l’exploitation
et permettant à la fois de développer l’outil de production et de rémunérer les capitaux
engagés dans l’entreprise.

Rappel : les SIG permettent d’analyser les différentes composantes du résultat


d’une entreprise grâce à plusieurs indicateurs dont la marge commerciale, la valeur
ajoutée et l’excédent brut d’exploitation.

EBITDA : mode de calcul


L’EBITDA peut être calculée de 2 façons : à partir du chiffre d’affaires ou à partir du résultat
net.

Calcul à partir du chiffre d'affaires

Si on le calcule à partir du chiffre d’affaires, la formule de l’EBITDA est la suivante :

Chiffre d’affaires – achats – autres charges externes – charges de


personnel – autres charges = EBITDA

Rappel : selon la définition de l’INSEE, le chiffre d'affaires (CA) correspond à la


somme des ventes de marchandises, de produits fabriqués, des prestations de
services et des produits des activités annexes réalisées par une entreprise durant un
exercice donné. Le CA est calculé hors taxes ; les charges externes regroupent les
charges et dépenses engagées par une entreprise autres que salaires, taxes et
coûts des ventes ; enfin les charges de personnel (compte 64) ne recouvrent pas
que les rémunérations versées au personnel de l’entreprise, mais aussi les charges
sociales liées à ces rémunérations.

Calcul à partir du résultat net

Si on le calcule à partir du résultat net, la formule de calcul de l’EBITDA est la suivante :

Résultat net + charges d’intérêts + charges d’impôts + amortissements et


provisions = EBITDA

Rappel : le résultat net correspond à la différence entre les produits et les charges
de l'exercice (résultat courant avant impôt + résultat exceptionnel – impôt sur les
bénéfices – participation des salariés aux fruits de l'expansion) ; les charges d’intérêt
(compte 661) correspondent aux sommes qu’une entreprise doit rembourser au titre
de son endettement ; enfin, l'amortissement est justifié par l’amoindrissement
irréversible de la valeur d'un élément d'actif et les provisions à une charge inscrite au
passif de l'exercice en cours, dont l'échéance et le montant ne sont pas arrêtés.

Bon à savoir : les provisions pour dépréciation des créances et des stocks doivent
être traduites dans l’EBITDA dans la mesure où elles sont assimilables des pertes de
marge.

Portée de l’EBITDA
Un EBITDA positif révèle que l’exploitation d’une société (son cœur de métier) est
profitable, ce qui ne garantit pas forcément un résultat net positif, par exemple si la charge des
intérêts, impôts et amortissements est trop élevée.

Dans la mesure où il quantifie la rentabilité de l'activité d'une entreprise, l’EBITDA est un


indicateur utilisé par les analystes financiers pour comparer les entreprises du même secteur
entre elles. Il permet d'obtenir une idée assez précise de la santé financière d’une entreprise et
de sa capacité à produire du cash-flow opérationnel (avant impôt).

Toutefois, s’il donne une image de la rentabilité opérationnelle, l'EBITDA ne tient pas compte
du coût de la dette, ni de l'amortissement d’un Goodwill éventuel. C'est donc un indicateur à
compléter avec les informations que délivrent les autres SIG.

Rappel : le Goodwill (survaleur) correspond à la différence entre le montant de l'actif


figurant au bilan d'une entreprise et la valeur marchande de son capital matériel et
immatériel.
Résultat comptable
Sommaire

 Le résultat comptable d'un exercice


 Le résultat comptable avant impôt
 Le résultat comptable net

Finemedia

Le résultat comptable mesure les ressources restant à l'entreprise à l'issue de l'exercice.

Il s'obtient grâce à l'analyse du compte de résultat, en comparant notamment les produits


d'exploitation et les charges d'exploitation.

Le résultat comptable d'un exercice


Dans un premier temps, le résultat d'un exercice comptable doit être affecté en fin d'année. Il
peut soit :

 rester dans l'entreprise (réserves/report à nouveau). Dans ce cas, il complète les


capitaux propres au bilan (bénéfice ou perte) ;
 ou être reversé en tant que dividendes aux différents associés.

Le résultat comptable est aussi très utile dans le calcul de la rentabilité des capitaux propres.

Le résultat comptable avant impôt


Le résultat comptable avant impôt correspond à la différence entre les produits et les charges. Il
est calculé à chaque exercice comptable. Il fait partie du compte de résultat.

Le résultat courant avant impôt a pour objectif de mesurer l'impact de l'endettement de


l'entreprise sur son activité et sa rentabilité économique.

Le résultat comptable net


Le résultat courant impôt va servir de base pour calculer l'impôt. Il est constitué des résultats
d'exploitation, financiers et exceptionnels, auxquels il faut soustraire les impôts pour obtenir le
résultat net. Le résultat net de l'entreprise peut être négatif (déficit, perte) ou positif (bénéfice).

Résultat d'exploitation + résultat financier +


résultat exceptionnel = résultat final
Résultat final - impôts = résultat net

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