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Guide Collecte PC

Le projet régional HEA Sahel, mis en œuvre par Save the Children depuis 2010, vise à améliorer les systèmes d'alerte précoce et de réponse face à l'insécurité alimentaire au Sahel. Il se concentre sur la collecte de données de qualité pour analyser les déterminants économiques de la sécurité alimentaire et a produit un guide pratique pour aider les praticiens dans cette démarche. Ce guide est destiné aux acteurs impliqués dans l'analyse de l'économie des ménages et comprend des instructions sur la collecte et l'analyse des données clés.

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Guide Collecte PC

Le projet régional HEA Sahel, mis en œuvre par Save the Children depuis 2010, vise à améliorer les systèmes d'alerte précoce et de réponse face à l'insécurité alimentaire au Sahel. Il se concentre sur la collecte de données de qualité pour analyser les déterminants économiques de la sécurité alimentaire et a produit un guide pratique pour aider les praticiens dans cette démarche. Ce guide est destiné aux acteurs impliqués dans l'analyse de l'économie des ménages et comprend des instructions sur la collecte et l'analyse des données clés.

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Sommaire

I-INTRODUCTION

Save the Children et ses partenaires mettent en œuvre depuis 2010 un projet régional HEA Sahel,
financé à l'origine par ECHO et cofinancé depuis 2013 par ECHO et OFDA. Ce projet vise à
améliorer les Systèmes d’Alerte Précoce (SAP) et de réponse du Sahel à travers une meilleure prise
en compte des déterminants économiques de l’insécurité alimentaire des ménages dans la lutte
holistique contre la malnutrition au Sahel. Le projet a été mis en œuvre en sept phases successives,
qui ont progressivement contribué à accroître l'institutionnalisation de l’approche HEA dans le Sahel
et en Afrique de l’ouest. Le projet a aussi permis d’augmenter progressivement le niveau de
capacité technique à réaliser des analyses HEA ainsi qu’à utiliser des produits HEA dans les
évaluations de vulnérabilité et dans les systèmes d'alertes précoces (SAP) au niveau de la région.
En outre, le projet contribue à informer l'analyse "Cadre Harmonisé" (CH) en fournissant des
résultats HEA en temps opportun dans tous les pays couverts par le projet. Les principaux produits
d'analyse générés par le projet régional HEA Sahel sont les rapports de la situation de référence
des ménages (Baseline HEA) et des analyses de résultats saisonnières (Outcome Analysis, OA). En
général, ces produits sont bien appréciés et apportent une valeur ajoutée substantielle à
l'information disponible sur la sécurité alimentaire, les moyens d’existences et la nutrition des
communautés. Les analyses HEA contribuent aussi à renseigner entres autres les plans de
réponses des pays et le ciblage des bénéficiaires pour les besoins d’intervention.

Les résultats de l'analyse saisonnière HEA sont une information clé utilisée par les SAP au niveau
national et régional pour prédire, pour une année de consommation donnée, le niveau d'accès à
l’alimentation en fonction du groupe de richesse et de la zone de moyen d’existence.
Cependant, malgré l'importance de ces analyses saisonnières, il est ressorti des discussions avec
les partenaires techniques de mise en œuvre, que le défi majeur reste la collecte des données sur le
terrain pour disposer d’informations de bonne qualité afin d’aboutir à une meilleure analyse reflétant
au mieux la situation alimentaire et l’évolution des moyens d’existence des populations.

Dans le but de relever ce défi, le projet régional HEA Sahel conformément à son mandat
d’assurance qualité des analyses HEA, s’engage résolument à l’élaboration du Guide pratique sur la
qualité des analyses à travers deux composantes : la collecte des données sur les paramètres clés
auprès des communautés et l’analyse des résultats en s’appuyant sur les expériences pratiques de
ses partenaires de terrain. Ce document, sans être exhaustif présente la démarche à suivre pour
parvenir à une collecte des données suivant la logique et la démarche de l’analyse HEA. Ce
document devra être utilisé comme un outil de référence pour la conduite de la collecte des données
sur les paramètres clés et du processus d’analyse de résultats dans tous les pays du Sahel et de
l’Afrique de l’ouest où les analyses saisonnières HEA seront conduites.

Ce guide est destiné aux praticiens HEA ayant un bon niveau dans l’analyse et qui sont impliqués
dans la collecte des paramètres clés auprès des communautés. Il cible également les services
gouvernementaux pourvoyeurs des données impliqués dans les analyses saisonnières afin qu’ils
puissent se familiariser aux étapes et calculs de base requis pour conduire une analyse des
résultats OA de bonne qualité. Ce guide est subdivisé en quatre grandes parties : I) partie
introductive, II) Rappel du cadre d’analyse, III) processus de collecte des Parametres Clés et IV) la
phase analyse

4
II-RAPPEL SUR L’APPROCHE ANALYSE DE L’ECONOMIE DES MENAGES
2.1-Le cadre Analytique de HEA
L’Analyse de l’Economie des Ménages (AEM ou HEA en anglais – Household Economy Analysis)
est un cadre d’analyse qui présente de nombreux avantages et permet de générer de l’information
de qualité. Cette approche a été développée sur le principe que les informations sur les
événements qui affectent une zone géographique ou une communauté ne peuvent être bien
compris et interprétés que s’ils sont remis dans le contexte du mode de vie de la population qui y
habite. Le cadre d’analyse fait appel à des sources d’informations diverses et variées, incluant
notamment des données de recensement, de production agricole, d’élevage etc. C’est une
manière performante d’utiliser à la fois de l’information provenant de sources primaires et de
sources secondaires pour comprendre les moyens d’existence d’une communauté.

L’AEM fournit de l’information sur une année de référence, qui détaille (i) l’économie des ménages
en situation « typique », (ii) les stratégies mises en place par ces ménages pour accéder à leur
alimentation et à leur revenu, et (iii) les relations entre les ménages de la communauté et les
interactions avec l’économie nationale et/ou régionale.

Premièrement, sur la base de cette information de référence, il est possible de prédire ou de


modéliser quels seront les impacts possibles d’un choc sur les moyens d’existences de ces
ménages. Deuxièmement, le cadre d’analyse prend en compte la capacité des ménages à
s’adapter aux changements dans l’environnement économique qui les entoure. Finalement, le
résultat est une indication claire sur la possibilité qu’ont et auront les ménages étudiés à satisfaire
leurs besoins alimentaires et non alimentaires sans assistance extérieure durant une année dite
de consommation.

2.2-L’ Outcome Analysis


L’analyse des résultats ou Outcome Analysis (OA) est un processus analytique participatif et
inclusif par lequel des informations d’un choc (ex. un événement tel que la sécheresse,
l’insécurité, ou le bouleversement du marché) combinées aux données de la situation de
référence d’une communauté permet de prédire le changement, notamment en termes d’accès au
revenu, à la nourriture, aux services sociaux de base des ménages pour l’année en cours. Cette
analyse est faite à travers un suivi des facteurs qui conditionnent la sécurité alimentaire et la
sécurité de moyens d’existences des ménages pour la zone de moyens d’existence (ZME) (1)
analysée.

2.3-Paramètre clé HEA


Un paramètre clé est une source de revenu ou de nourriture susceptible d’influencer sensiblement
l’accès au revenu ou à la nourriture des ménages. Au Sahel et en Afrique de l’Ouest, une source
de revenu ou de nourriture est considérée comme paramètre clé lorsque cette source contribue à
au moins 10% du revenu total en nourriture et en espèces d’un groupe de richesse ou au moins
5% du revenu total en nourriture et en espèces de deux groupes de richesse au sein d’une
communauté dans une zone de moyens d’existence. Les paramètres clés sont identifiés lors de
l’élaboration de la situation de référence HEA. Dans la conduite des analyses saisonnières et en
fonction de leurs sources.

1 Une zone de moyens d’existence est définie, principalement, comme une zone géographique dans laquelle la majorité des ménages
obtiennent leur nourriture et leur revenu à travers une combinaison de moyens à peu près similaires.
5
On distingue deux types des paramètres clés : les paramètres clés suivis à travers des données
secondaires et les paramètres clés qui nécessitent une collecte de données primaires.

2.3.1-Paramètres clés renseignés par des sources secondaires


Les données de productions agricoles, les prix des denrées alimentaires de base, les prix du bétail,
la taille du cheptel ainsi que le taux d’inflation sont des données souvent disponibles au niveau des
services de l’état.
Pour toutes les informations disponibles auprès des services gouvernementaux, un consensus a été
dégagé lors de l’atelier régional HEA et d’une session d’harmonisation des approches d’utiliser ces
données. Au cas où certaines de ces données ne sont pas collectées ou ne répondent pas aux
critères de qualité exigés (2) pour l’analyse des résultats, il est fortement recommandé aux
partenaires d’accompagner ces services dans l’amélioration de la qualité de la collecte de ces
données.
Toutefois, si ces données ne sont pas du tout collectées par les services étatiques, elles peuvent
faire l’objet d’une collecte sur le terrain. Dans le cas où elles sont suivies mais, pour des raisons de
saisonnalité, ne sont pas disponibles pendant la période des analyses saisonnières, il est permis de
faire une estimation du taux de variation par rapport à leur niveau en année de référence sur la base
d’un consensus entre les analystes.

2.3.2-Paramètres clés nécessitant une collecte de données primaires


Les paramètres clés nécessitant une collecte de données primaires sont tous les paramètres clés
qui ne sont pas suivis par les services pourvoyeurs d’informations ayant le mandat. Ces données
doivent faire l’objet d’une collecte auprès des populations pour mieux apprécier leur niveau en
année de référence et en année en cours. Ces données sont principalement les sources de
nourritures et de revenu autres que la production agricole et le bétail, comme le prix de la main
d’œuvre, le revenu de la migration etc. Il faut noter qu’en cas d’un grand choc qui affecte par
exemple le bétail, il est possible de collecter ces données bien qu’elles soient suivies par les
services gouvernementaux car souvent les services pourvoyeurs d’informations manquent des
moyens pour aller sur le terrain et s’appuient généralement sur des estimations.

III- PROCESSUS DE COLLECTE DES PARAMETRES CLES


3.1-Inventaires des données
La phase inventaire des paramètres clés est une étape capitale pour conduire une analyse
saisonnière HEA répondant aux normes de qualité. Il s’agit de faire un état de lieu de tous les
paramètres clés nécessaires pour conduire l’analyse saisonnière pour chacune de zones de
moyens d’existences analysée. A cette étape, le groupe de travail HEA national identifie les
paramètres clés de source secondaire et de source primaire pour chaque zone de moyens
d’existence. Pour tous les paramètres clés de sources secondaires, c’est au cours de cette étape
d’inventaire des données que les responsables de l’analyse doivent s’assurer de l’existence de ces
données auprès des services pourvoyeurs des données.

A cet effet un outil a été conçu pour permettre de répertorier l’ensemble des paramètres clés pour
l’ensemble des profils réalisés dans les différentes zones de moyens d’existence. Voir l’exemple
du Mali ci-dessous.

2 La méthode pour la collecte des données doit répondre aux normes, assurer la représentativité de l’échantillon etc.

6
Pour une meilleure collecte des données, il est nécessaire de savoir la saisonnalité de
chacun de ces paramètres clés. Pour chaque PC, indiquez la période de l’activité (les mois et
l'année) pour lesquels vous allez faire la collecte de données aussi bien pour les prix que sur
les quantités. Inclure l'année de référence et l'année en cours. Le tableau ci-dessous

Tableau de saisonnalité des PC

3.2-Actualisation de la fiche de collecte


Avant de procéder à la collecte des données sur le terrain, le groupe de travail HEA du pays,
conformément à ses termes de référence, a la responsabilité d’élaborer une fiche de collecte
standardisée pour chaque zone de moyens d’existence. La fiche doit reprendre tous les
paramètres clés de la zone de moyens d’existence comme indiqué au niveau de la LIAS (3) et de
la feuille Summary du Baseline Spreadsheet. A noter que, si un profil de référence HEA (Baseline)
traverse plusieurs départements/districts, chaque département/district couvert par le profil doit
avoir sa propre fiche et la collecte doit se faire par département/district. La fiche doit être
considérée comme un guide d’entretien et non un questionnaire. Toute explication pour mieux
décrire le contexte du changement doit être mentionnée sur la fiche.

3 Livelihoods Impact Analysis Spreadsheet


7
3.3-Formations des agents collecteurs
3.3.1-formation des superviseurs au niveau national (national)
Après la réactualisation de la fiche de collecte par le groupe de travail HEA pays, il est vivement
recommandé d’organiser une formation à l’intention des superviseurs qui vont encadrer la collecte
des données sur le terrain. Cette formation d’une journée, donnera l’opportunité aux superviseurs
de développer une compréhension commune sur les données à collecter, la technique de
collecte, la période de comparaison etc. Les attributions des superviseurs sont laissées à la
discrétion du groupe de travail HEA en fonction de la réalité du pays. Toutefois, les superviseurs
doivent impérativement jouer le rôle de formateur des enquêteurs, superviser la collecte des
données, trianguler les informations, vérifier les fiches des enquêteurs, consolider les données
collectées, organiser la réunion de vérification avec les services techniques de la zone de moyens
d’existence etc.

3.3.2-formation des agents enquêteurs


Dans le but de garantir la durabilité de l’action et surtout l’appropriation par les structures
étatiques du niveau déconcentré, il est souhaitable que la collecte des données terrain soit
conduite par les services techniques (agriculture, élevage, développement communautaire etc.)
exerçant dans la zone de moyens d’existence analysée. Avant d’aller sur le terrain, il est
primordial d’organiser une séance de formation ou de rappel des agents enquêteurs sur la fiche
de la collecte. La formation d’une journée sur les paramètres clés et la technique de collecte des
données donnera l’opportunité aux enquêteurs d’avoir une plus grande maîtrise des outils et une
meilleure compréhension des techniques de collecte et de triangulation des informations.

3.4-Méthodologie / échantillonnage
3.4.1- Méthodologies
La collecte des paramètres clés se fait sur la base de groupes de discussion- Focus Group- avec
un nombre réduit des personnes (environ 3 – 4 hommes, 3- 4 femmes) représentant des
ménages des différentes catégories socio-économiques au niveau du village. Dans le souci de
respecter l’esprit de l’analyse des résultats HEA, il est souhaitable de conduire les entretiens avec
les représentants des ménages connaissant la situation des ménages pauvres du village et de
collecter les informations en fonction de ce qui prévaut pour chaque groupe pour tenir compte de
sa spécificité.
Pour rappel, l’objectif de la collecte des données sur les paramètres clés est de faire une
comparaison objective de l’évolution des différentes sources de nourritures et de revenus entre
l’année de référence et l’année en cours. Il est donc primordial que les informations de l’année de
référence et de l’année en cours proviennent d’une même source suivant la même saisonnalité.

Les analystes HEA ont souvent tendance à garder les données de la situation de référence issues
de la Baseline dans le questionnaire de collecte des paramètres clés et d’interroger la population
sur l’évolution de ces paramètres en année en cours. Cette démarche est à proscrire car elle
pourrait entraîner un risque d’incohérence des données collectées. Les données ne provenant
pas de la même source offrent des difficultés réelles pour faire une comparaison objective et
réaliste dans le temps. Ainsi, dans le souci d’avoir les données provenant de la même source et
de permettre à la communauté enquêtée de garder une cohérence dans leurs réponses, il est
fortement recommandé d’adresser des questions au même groupe pour apprécier le niveau de
revenu et de nourriture à la fois pour l’année de référence et l’année en cours.

8
Pour les paramètres clés ‘‘autres sources
de revenu et nourritures’’, il faut tenir
compte non seulement du prix mais aussi
de la quantité : exemple, pour l’exode on
aura besoin de savoir son apport en terme
de cash ou en vivre pour l’année de
référence et l’année en cours. On aura
aussi besoin de connaître l’accès c’est à
dire le nombre de personnes qui partent,
les opportunités d’accéder à l’emploi et la
durée du séjour dans les zones d’accueil.

3.4.2-Échantillonnage
L’échantillonnage pour la collecte des paramètres clés auprès de la communauté suit la même
logique que celui de la situation de référence (Baseline HEA) en termes de représentativité au
niveau de la zone de moyens d’existence et au niveau des groupes de richesse. La collecte des
paramètres clés est réalisée sur la base d’un échantillon de 4 à 6 villages identifiés comme
typiques de la zone de moyens d’existence. Aucune exigence n’est faite de sélectionner les
villages qui ont servi pour l’élaboration de la situation de référence (Baseline). Le plus important est
de visiter des villages typiques (4) de la zone de moyens d’existence. Il est possible d’inclure une
partie des villages ayant servi de cadre pour l’élaboration de la situation de référence. Cependant,
l’idéale serait de collecter les données des paramètres clés comme libellés dans les LIAS
(département, willaya, district, etc.).

3.5-Les différentes données à collecter


La suite de ce guide présente une description détaillée des différents paramètres clés et de la
technique pour collecter les informations auprès des communautés de la zone de moyens
d’existences analysée. Le document décrit également tous les types de paramètres clés tout en
spécifiant les paramètres clés issus des sources primaires (c’est-à-dire qui doivent faire l’objet de
la collecte des données sur le terrain). Toutefois, si les paramètres clés de sources secondaires ne
sont pas disponibles par manque de suivi par les services habilités, ces paramètres clés peuvent
être intégrés dans la fiche de collecte au même titre que les autres sources de nourriture ou de
revenu. Pour des questions d’ordre pédagogique, ce guide présentera en détails la collecte de tous
les paramètres clés.

3.5.1-Productions agricoles
Les informations sur les productions agricoles sont des données officielles issues des statistiques
agricoles pour les unités administratives (départements, provinces, préfectures etc.) couverts par le
profil au sein de la zone des moyens d’existence. Il s’agira ici de répertorier les informations
disponibles pour l’année de référence et l’année en cours. Durant toute la durée de validité (5) du
profil Baseline, les données des productions agricoles de l’année de référence ne changent pas
d’une analyse à une autre. Toutefois, une vérification de ces données est nécessaire afin de
s’assurer de la conformité de ces données avec les statistiques officielles. Le tableau 1 présente
un exemple de remplissage de la fiche.

4 Village représentatif et présentant les mêmes opportunités d’accès aux sources de nourriture et revenu dans la zone de moyens d’existence.
5 À l’exception de changements significatifs sur les moyens d’existence de la zone, les informations du profil Baseline auront une validité
d’environ cinq à dix ans.
9
Dans le cas où les informations sur la production agricole ne sont pas suivies par les structures
officielles, la production agricole peut faire l’objet d’une collecte des données auprès des
communautés. Toutefois, le groupe de travail HEA doit s’accorder s’il faut faire une collecte au niveau
des villages ou mettre à contribution les services de l’agriculture pour apprécier le taux de variation
par rapport à l’année de référence sur la base de leurs éléments de suivis périodiques.

Dans le cas où une collecte de données sur la production agricole est nécessaire auprès des
communautés, prendre comme référence, le groupe des ménages Pauvre et demander au groupe
de discussion d’apprécier le changement en prenant comme exemple un ménage type Pauvre qui
a produit en année de référence 10 paniers ou toute autre unité de mesure de la production
agricole au niveau de la zone. Autrement dit, poser la question suivante : « pour un ménage type
pauvre qui a produit 10 paniers (selon les types de cultures) en année de référence (préciser
l’année), combien de panier a-t-il produit en l’année en cours ? » La spécification du problème est
calculée en faisant le ratio des données de l’année en cours sur les données de l’année de
référence. NB: les 10 paniers mentionnés ci-dessus sont un exemple pour illustrer notre
démanche. L’enquêteur peut donner la latitude aux informateurs clés de dire combien de paniers
les ménages types ont obtenu durant l’année de référence et l’année en cours.

3.5.2-Production animale
En analyse de l’économie des ménages, plusieurs types d’informations des productions animales
sont utilisés pour la conduite des analyses saisonnières. Ces informations se présentent comme
suit :

3.5.2.1-Effectif du cheptel en début de l’année de consommation


Les effectifs du cheptel sont des données suivies par les structures étatiques dans plusieurs pays
de la sous-région. Il s’agit ici de répertorier les informations disponibles par type de bétail existant
dans la zone couverte par les profils HEA pour l’année de référence et l’année en cours. Comme
pour la production agricole, les données de la situation de référence restent valables durant toute
la durée de validité du profil. L’analyse HEA part du postulat que le changement dans la taille du
troupeau au niveau de l’entité administrative (ex wilaya, département etc.) peut aussi refléter le
niveau de changement de la taille du troupeau au niveau ménage. Le tableau 2 présente un
exemple de remplissage de la fiche. En général les données officielles sur le bétail résultent d’une
estimation sur la base du taux de croît qui est appliqué sur les données de recensement du cheptel
qui date de plusieurs années. Il sera important de mettre les services de l’élevage de la zone de
moyens d’existence analysée à contribution pour apprécier les changements.

10
Dans le cas où ces données ne sont pas suivies par les structures officielles, la taille du troupeau
peut faire l’objet d’une collecte sur le terrain. Toutefois, le groupe de travail HEA doit s’accorder s’il
faut conduire une collecte au niveau des villages ou mettre en contribution les services de l’élevage
pour apprécier le changement par rapport à l’année de référence sur la base également des
éléments pertinents de leurs suivis périodiques

Dans le cas où une collecte des données sur le terrain est nécessaire prendre comme référence, le
groupe des ménages Moyens et demander au groupe de discussion d’apprécier le changement en
prenant comme exemple un ménage type qui a un troupeau de 10 têtes en année de référence.
Autrement dit, poser la question suivante : un ménage type Moyen qui dispose de 10 têtes (selon
les espèces typiques de la zone de moyens d’existence) en début de l’année de référence (préciser
l’année), combien de tête peut avoir ce ménage en début de l’année en cours ?

3.5.2.2-Nombre de femelles lactantes


Les statistiques sur le nombre de femelles lactantes (6) ne sont pas suivies dans la plupart des pays
par les services étatiques pourvoyeurs d’informations. Ces données doivent par conséquent faire
l’objet d’une collecte sur terrain. Il s’agira de répertorier les informations disponibles pour l’année de
référence et l’année en cours afin d’apprécier le changement sur le nombre des femelles lactantes
dans un troupeau. Le tableau 3 présente un exemple de remplissage de la fiche.

Pour la collecte de cette donnée, prendre comme référence le groupe des ménages Moyens ou
Nantis et demander au groupe de discussion d’apprécier le changement en prenant comme
exemple un ménage qui dispose dans son troupeau de 10 femelles en âge de procréer en année
de référence. La démarche consiste à poser la question pour savoir combien un ménage type
Moyen qui dispose dans son troupeau de 10 femelles reproductrices (selon les espèces
considérée dans la zone – vaches ou chamelles) en début de l’année de référence (préciser
l’année), a de femelles lactantes dans son troupeau? On appliquera la même démarche pour
l’année en cours afin de déterminer le nombre de femelles lactantes dans un troupeau de 10
femelles reproductrices.

6 Femelle en âge de procréer et en état physiologique de produire du lait durant une période dite de lactation dont la durée peut varier
d’une zone à une autre et d’une espèce à une autre.. 11
3.5.2.3-Production laitière
Pour la production laitière, il est attendu de présenter le changement entre l’année de référence et
l’année en cours sur le rendement laitier journalier par femelle lactante dans une zone analysée. Le
tableau 4 présente un exemple de remplissage de la fiche.

Dans la pratique, se référer au groupe des ménages Moyens qui dispose d’animaux pour
apprécier le changement dans le rendement laitier entre l’année de référence et l’année en
cours. La démarche consistera à poser la question pour savoir, le nombre de litres de lait
produits par une femelle lactante (selon les espèces dans la zone – vaches ou chamelles) en
année de référence (préciser l’année), suivant la saisonnalité de la production du lait. On
appliquera la même démarche pour l’année en cours en vue de déterminer la quantité de lait
produite par la femelle lactante par jour.

3.5.2.4-Perte excessive des animaux


Un autre aspect à prendre en compte pour analyser la situation du bétail est de savoir si dans la
zone on note l’apparition de facteurs qui peuvent affecter le bétail et entraîner des pertes excessives
(inhabituelles) dans la zone. A noter que cette appréciation pourrait venir de la communauté lors des
focus groupe ou à travers une observation sur le terrain de plusieurs cadavres d’animaux par
exemple. Il s’agira de reporter ces informations qui seront par la suite utilisées lors de l’analyse.

3.5.3-Prix sur le marché


Les prix sur le marché utilisé lors des analyses saisonnières, et issus des systèmes de suivi
existants, concernent essentiellement le prix de la céréale de base, le prix de vente des productions
agricoles, les prix du bétail et les prix des éléments composant le panier de protection de moyens
d’existence.

3.5.3.1-Prix des denrées de base


Pour le prix de la céréale de base, il s’agit en pratique de collecter les prix à l’achat pour la période
de soudure de l’année de référence et de l’année en cours. Dans le sahel et en zone agricole, la
période de soudure couvre les mois de juin, juillet et août. En zone pastorale, cette période va du
mois de mai à juillet. Dans le pays disposant d’une base de données sur les prix, l’exercice
consistera à établir la moyenne des prix de la céréale de base pour la période de soudure de
l’année de référence et faire une projection de la moyenne des prix de la même céréale de base
pour la période de soudure de l’année en cours.

12
Il a été décidé lors de l’atelier régional HEA tenu à Dakar en décembre 2016, d’utiliser la méthode de
projection des prix développée par FEWS NET et de mettre en contribution les systèmes
d’information sur les marchés agricoles (SIMA) des différents pays pour appuyer la projection des
prix.
Dans le pays où les prix ne sont pas suivis, la démarche consistera à collecter ces informations
auprès des commerçants ou consommateurs de la zone pour l’année de référence et faire la
projection avec les mêmes commerçants ou consommateurs pour la période de soudure de l’année
en cours. Toutefois, la spécification du problème peut être révisée lors de l’atelier d’analyse des
résultats. Le tableur 5 représente un exemple de remplissage de la fiche.

3.5.3.2-Vente des produits agricoles


Concernant les prix de vente de la production agricole, il s’agit de collecter les données sur le prix au
producteur suivant la saisonnalité de vente de chaque produit agricole. En général, au Sahel la vente
des produits agricoles intervient pendant et après la récolte sauf pour les zones ayant de d’éventuels
systèmes d’irrigation où la vente de certains produits peut continuer même en période sèche. En
pratique, l’idée est de comparer la moyenne des prix de l’année de référence à la moyenne des prix
de l’année pour la même période. Si les données ne sont pas disponibles compte tenu de la
saisonnalité, il est recommandé d’apprécier le changement par rapport à l’année de référence.
Comme pour la céréale de base, si les prix ne sont pas suivis par les services pourvoyeurs
d’informations, la démarche consiste à collecter ces informations auprès des producteurs de la zone
pour l’année de référence et pour l’année en cours. Toutefois, la spécification du problème peut être
appréciée lors de l’atelier d’analyse.

3.5.3.3-Le prix du bétail et produits du bétail


Les prix du bétail sont des données qui sont collectées par les structures étatiques dans plusieurs
pays. Comme les prix des denrées de bases, ces informations ne font, en principe, pas l’objet d’une
collecte des données sur le terrain. L’exercice consistera à établir la moyenne des prix des
différentes espèces animales pour la période de disponibilité des données en année en cours.

13
Par exemple, à l’analyse du mois de Mars, les données d’octobre à février sont disponibles au
niveau du système d’information sur les prix de bétail (SIMB) du pays.
En fonction de la période de disponibilité des prix en année courante, on déterminera la moyenne de
prix des différentes espèces animales de la même période pour l’année de référence en vue de
procéder à une comparaison (spécification du problème) ; exemple : lorsque l’analyse se fait en
octobre et que l’année de référence commence en octobre il s’agira de comparer le prix du bétail du
mois d’octobre de l’année de référence avec le mois d’octobre de l’année en cours.Dans le pays où
ces prix ne sont pas suivis, la démarche consiste à collecter ces données auprès des communautés
des zones analysées pour l’année de référence et l’année en cours et plus particulièrement à
demander les prix actuels des animaux et les prix des mêmes espèces pour l’année de référence à
la même période.
Si les prix sont suivis, dans le calcul et lors de la collecte des données, il faut considérer l’espèce
animale la plus vendue au sein de chaque espèce animale. La même démarche s’applique pour le
prix du lait en considérant le prix d’un litre ou à défaut le prix de l’unité la plus utilisée par la
communauté pour l’achat et la vente du lait suivant la saisonnalité.

3.5.3.4-Composants du panier de protection des moyens d’existence


Les éléments constitutifs du panier de protection de moyens d’existence font l’objet d’une collecte des
données sur le terrain partout où ces données ne sont pas disponibles. En fonction de la nature de
l’élément, l’idée est de collecter le prix par unité de cet élément pour l’année de référence et l’année
en cours suivant la saisonnalité du produit ou du service. En prenant l’exemple de l’emploi de
travailleurs, il s’agit clairement de savoir si, entre les deux périodes, le paiement des journaliers
agricoles a connu un changement.

Remarque : il ne s’agit pas ici de demander aux ménages le montant dépensé pour l’achat du
produit ou du service mais de connaître l’évolution du prix unitaire du produit ou service entre
l’année de référence et l’année en cours.

14
3.5.4-Autres sources de nourriture et de revenu
Certaines sources de revenu et de nourriture sont des paramètres clés en termes de prix et de
quantité... Par exemple en terme de quantité, un groupe de ménage de type pauvre qui fabrique des
nattes, s’il fabrique 10 nattes en année de référence combien de natte il peut produire en année en
cours. Pour les prix il s’agira de savoir combien coutait la natte en année de référence et combien
coute la natte du même type actuellement. Noter que les 10 nattes sont juste un exemple pour
illustrer la démarche, l’enquêteur peut donner la latitude aux informateurs clés de dire combien les
ménages types en ont produits durant l’année de référence et durant l’année en cours.
Pour une meilleure collecte de données et une meilleure analyse, il serait important d’avoir une
bonne compréhension de ces sources qui ne sont généralement pas suivi par les services
pourvoyeurs d’informations et qui peuvent varier d’une zone à une autre.
Quelques détails par type des sources:

Exode : Pour mieux apprécier la


variation, il faut se poser certaines
questions à savoir qu’elle était la
principale destination des exodants?
Quelle y est l’activité principale
exercée ? La durée de l’exode ?
Envoient-ils de l’argent ? Combien
gagnent –ils par jour, semaine ou par
mois ? Pendant l’année de référence
et se poser les mêmes questions pour
l’année en cours. Il ne faut également
pas perdre de vue que l’opportunité est
offerte au niveau de la zone.

Auto-emploi : d’abord il faut identifier ce qui rentre dans l’auto- emploi dans la zone c’est-à-dire
quelles sont les activités incluses dans l’auto-emploi ? Pour cela il faudra se référer à la Baseline.
Dans le cas où il y a plusieurs sources voir laquelle est la plus importante en terme de revenu tirés de
cette activité. De la même manière chercher à comprendre la variation de cette source en comparant
l’année de référence et l’année en cours en tenant compte du revenu journalier ou mensuel, de la
durée de l’activité, du nombre de personnes impliquées dans l’activité ainsi que l’opportunité. Il faut
également porter votre attention à l’unité parce que la comparaison doit se faire qu’avec les mêmes
unités; par exemple le prix d’un tas de fagot de l’année de référence par rapport au prix du même
type de tas de fagot en année en cours.

Cueillette : En se référant à la Baseline, il est possible de savoir quel (s) est/sont le/les produit (s) qui
est/sont cueillis et qui apporte plus de revenu ensuite de pouvoir apprécier la variation en terme de
quantité et de prix de ce produit. Cependant, il est quelque fois difficile d’avoir ces informations
claires à partir de la Baseline. Dans ce cas il faudra demander à la communauté.

Petit commerce : Dans certaines BSS, le petit commerce est une activité des ménages nantis et
moyens. Au cas où le petit commerce est effectué par les ménages Pauvre, il faudra aussi demander
quel est ce type de petit commerce. En termes de quantités si le nombre de personnes qui
s’adonnent à l’activité a augmenté, il faut se poser la question de qui sont les acheteurs ?

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La liste n’est pas exhaustive (il peut y avoir d’autres sources comme par exemple le crédit, la
construction …) mais le raisonnement et la démarche sont les mêmes pour une meilleure
appréciation.

3.5.5-Analyse et vérification
Le superviseur chargé d’encadrer la collecte des données est responsable de la compilation des
données sur le terrain et de leur consultation et vérification par les services techniques au niveau
de la zone de moyens d’existence.
Il s’agira de faire la consolidation des données récoltées et ressortir les valeurs typiques pour
chaque paramètre clés analysé. Il ne s’agit pas pour cet exercice de calculer systématiquement la
moyenne des données collectées mais plutôt de s’accorder sur une valeur typique pour chaque
paramètre clé.
Pour chaque paramètre clé, il est bon de garder les explications car autant les donnes sont utiles
autant l’histoire derrière chaque donnée est aussi importante pour la qualité de l’analyse.
Les résultats de la consolidation terrain seront ensuite présentés aux analystes HEA au niveau
pays lors des premiers jours de l’atelier d’analyse pour une analyse approfondie avant l’intégration
de ces données dans les LIAS.

Un tableur de fichier Excel est utilisé pour la consolidation. Tableau ci-dessous :

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3.5.6-Remarque importante :
La collecte des informations au niveau communautaire est souvent sujette à des interprétations et
crée parfois des attentes chez les villageois si les objectifs ne sont pas clairement définis au
démarrage de l’enquête. Il est donc primordial de faire une bonne introduction de l’équipe et de
présenter clairement les objectifs de la collecte des données. Rappelez aux villageois qu’il n’y aura
pas des distributions/interventions directement liées à ce travail. Leur village a été choisi parce qu’il
est représentatif de la zone de moyens d’existence analysée. Expliquez au groupe de discussion que
pour la durée de l’entretien, ils sont représentants du groupe socio-économique, ils doivent donc
parler au nom de tous les ménages pas uniquement se baser sur la situation de leur propre ménage.
Expliquez l’année de référence et l’année en cours.

IV- PHASE D’ANALYSE


4.1-Rappel sur l’Outcome Analysis
L’Analyse des résultats ou des scénarios (par ex. réalisée à travers des évaluations saisonnières), a
pour objectif de mener une enquête sur l’effet des aléas (ou de tout autre changement) sur l’accès
futur des ménages à la nourriture et au revenu.

4.2-Etat de lieu sur les données disponibles


L’inventaire des données disponibles pour l’analyse est nécessaire au démarrage de l’atelier pour
identifier en amont les données manquantes et prendre des mesures qui s’imposent avant le
remplissage des LIAS. Les points focaux HEA doivent présenter aux participants un état de lieu des
données aussi bien des sources primaires que des secondaires à travers un fichier Excel prévu à cet
effet. Si certaines données manquent encore, les participants à l’analyse doivent s’accorder sur
comment obtenir ces données et faire le suivi rigoureux pour les obtenir avant le début du
remplissage des LIAS. Pour les données primaires non disponibles, il serait très difficile de le
collecter durant l’analyse, les analystes peuvent s’accorder sur une spécification du problème qu’ils
mettront dans la partie révision. Cette résolution est aussi applicable aux données des sources
secondaires manquantes.

4.3-Présentation des LIAS


Différents tableurs sont utilisés pour conduire les analyses saisonnières HEA. On peut citer le
Dashboard, le tableur à zone unique et le Tableur d’Analyse d’Impact sur les Moyens d’Existence ou
Livelihood impact Analysis Spreadsheet (LIAS). Dans la sous-région le LIAS est le tableur plus utilisé
pour l’analyse des résultats en HEA. Le LIAS permet de conduire l’Analyse des Résultats pour
couvrir jusqu’à 20 districts, 12 zones de moyens d’existence et couvrir quatre groupes de richesse.
Les LIAS comportent 9 feuilles comme suit : Baseline (B), Population (P), Betail (L), Production
agricole (C), Marche (M), autres sources de revenu et nourritures (O), résultat (R), graphique (G),
saisonnalité (S). La spécification des problèmes est introduite dans les feuilles L, C, M et O. Les
feuilles R, G et S et permettent de visualiser les résultats de l’analyse. La feuille B contient les
données de la situation de référence de chaque zone de moyens d’existence et la feuille P contient
les données des populations ainsi que la répartition des groupes socio- économique issus de la
situation de référence. Il y a deux versions de LIAS, l’un est pour les zones pastorales, et l’autre
pour les zones agricoles. Leur différence se situe au niveau du nombre et de types de spéculations
et de bétail contenus dans les Feuilles C et L.

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Au démarrage de l’analyse, il est fortement recommandé aux facilitateurs de bien présenter les
LIAS et expliquer le déroulement de l’analyse. Cette démarche permettra sans doute aux nouvelles
personnes de bien comprendre la logique et pouvoir contribuer efficacement à l’analyse.

4.4-Remplissage des LIAS


4.4.1-Feuille population (P)
Les données des populations sont nécessaires pour estimer le nombre des personnes ayant besoin
d’assistance. Par conséquent les données des populations utilisées dans l’analyse doivent
correspondre au nombre des personnes qui vivent dans les zones couvertes par les profils de
référence HEA. Au niveau de la feuille population, sont renseignés le taux de croissance de la
population depuis le dernier recensement de la population du pays en utilisant le taux de croix de la
population des districts situés dans la zone de moyens d’existence ou du pays selon le niveau de la
disponibilité des informations.
4.4.2-Feuille production Agricole (C)
Les données des productions agricoles sont nécessaires dans l’analyse HEA pour estimer la
contribution de la production agricole dans la couverture énergétique des besoins alimentaires
annuels du ménage. Pour chaque culture, les données de référence et les donnes de l’année en
cours sont renseignés.
En cas de non disponibilité des données les
analystes peuvent s’accorder sur une
spécification de problème par rapport à l’année
de référence qu’ils vont mettre dans la partie
révision. Les données des productions sont dans
la plupart de cas des données officielles
provenant des ministères en charge des
statistiques agricoles. Enfin veillez à ce que le
tableau de la production agricole totale soit
correctement configuré (ligne 830 et suivantes).
Ce tableau permet de regrouper différents types
de cultures pour comparer l'évolution globale de
la production par district.

4.4.3-Feuille élevage (L)


Les données de la production animale utilisées dans l’analyse de résultats HEA sont multiples et
variées (cf. partie collecte des paramètres clés). A la différence des autres feuilles du LIAS, dans
cette partie on n’intègre pas séparément les données de l’année de référence et les données de
l’année en cours. Pour toutes ces données, il s’agit de calculer et d’intégrer la spécification du
problème pour chaque paramètre clé dans les colonnes correspondantes. En cas de changement
important dans la spécification du problème pour les femelles reproductrices ou la mort excessive
des animaux, les analystes doivent fournir des explications cohérentes. Le changement dans la taille
des femelles lactantes parmi les femelles reproductrices dans un troupeau est une information
capitale qui a des effets sur la production du lait au niveau du ménage et donc des conséquences
sur le niveau de revenu et la couverture en besoin alimentaire. Si un taux de mortalité élevé est
attendu dans les différentes zones de moyens d’existences, ce changement doit s’exprimer en
saisissant le pourcentage de perte de têtes de bétail attendu. Par exemple, pour une perte de 20
têtes sur 100, les analystes doivent saisir 20% et non 80%.

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4.4.4-Feuille marché (M)
. Dans la feuille M sont intégrées toutes les données des prix. Il s’agit de prix à l’achat des céréales de
base, les prix de vente des productions agricoles, les prix des animaux, les prix de la main d’œuvre,
les prix des biens et services. Par rapport aux éléments composant le panier de protection de moyens
d’existence, il ne s’agit pas de mettre les dépenses réalisées par les manèges mais plutôt l’évolution
du prix unitaire des biens et/ou services du panier. La feuille M intègre aussi le taux d’inflation : Dans
une LIAS, le taux cumulatif de l'inflation diffère d'une zone de moyens d’existence à une autre en
fonction de l'année de référence du profil Baseline. Il faudrait d’abord saisir les indices de prix pour
les différentes années de référence en attribuant la valeur 100 à la zone de moyens d’existence ayant
la plus ancienne année de référence. Calculer par la suite le taux cumulatif de l'inflation pour chaque
année de référence qui suit.
Comme c’est une analyse saisonnière pour une année de consommation, ce sont les prix projetés de
la période de soudure qui sont utilisés pour les denrées de base de la zone parce qu’on considère
que c’est pendant la période de soudure que cette denrée est plus achetée
Souvent les analystes HEA ont des difficultés à collecter les données sur l’éducation et la santé qui
sont des composant du panier de protection de moyens d’existence.
Si la situation se présente, les analystes ont la latitude de laisser la case spécification de problème
vide et le taux d’inflation sera utilisé pour faire la mise à jour des coûts.

4.4.5-Feuille autres sources de revenu et de nourriture (O)


Certaines sources de revenu sont inclues dans deux endroits différents au niveau du LIAS, sur la
feuille M (prix du marché) et sur la feuille O (accès à ou disponibilité de la source de revenu). Pour
les sources de revenu telles que le travail, cela a du sens puisque les deux paramètres, le taux de
rémunération journalier et la quantité de travail disponible, peuvent souvent varier. Le taux de
rémunération est capté au niveau de la feuille M tandis que dans la feuille O, il s’agit de capter le
taux d’accès au travail.
Les analystes doivent faire attention dans la vérification des stratégies d'adaptation (par exemple
l'augmentation de la migration pour le travail) ne soient pas inclues dans les spécifications du
problème, cela est déjà pris en compte dans l’expansibilité de la situation de référence. La
spécification d’un problème de quantité devrait être modifiée exclusivement pour refléter les
changements dans l'accès aux marchés (par exemple une diminution dans l’accès au travail agricole
en dehors de la zone parce que les récoltes ont échoué). À moins qu'il existe ce type de problème,
la spécification de problème les cases réservées à cet effet doivent être vide (et donc égale à
100%). La même démarche s’applique aux variations d’accès/disponibilité du petit commerce ou les
dons en nature ou en espèces. Il n’est pas commun d'avoir des informations sur ces sources de
revenu et de nourriture et la pratique habituelle est de laisser la spécification de problème vide. En
ce qui concerne la vente de bois de chauffage / charbon, saisissez seulement des spécifications de
problèmes qui indiquent un changement dans l'accès aux marchés (par exemple une interdiction
imposée sur la vente de bois de chauffe).
En général, il est conseillé de garder l’aide alimentaire à 0%, même lorsque l'aide alimentaire est
distribuée. Cela est conseillé afin d’estimer les besoins alimentaires réels basés sur les résultats de
production et des prix de l'année en cours. L'estimation des besoins peut alors être révisée en
comptabilisant la quantité d'aide alimentaire qui a déjà été distribuée ou qui est en cours de
distribution dans la zone concernée.
Dans la feuille O, les analystes doivent vérifier et noter l’option des stratégies d'adaptation. Ceci est
un choix important à faire.

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La sélection de l’option 1 indique qu’aucune stratégie d’adaptation n’est incluse dans l’analyse (pas
d'extensibilité des sources de nourriture et revenu), y compris les stratégies ayant un coût
relativement faible sur les moyens d’existence (telles que l‘intensification limitée de la vente de
bétail ou l’augmentation de la vente des cultures à haute valeur). Cette option peut être adaptée
lorsque l'année en cours est une année normale ou une bonne année (à savoir, aucune stratégie
d’adaptation n’est nécessaire). Les autres options sont détaillées dans le tableau en annexe.
4.4.6-Feuille résultat (R)
La feuille ‘’R’’ permet de visualiser les principaux résultats de l’analyse pour chaque district analysé.
La situation de chaque groupe socio-économique est présentée en termes de déficit de survie et
déficit de protection de moyens d’existence. Pour les districts présentant une situation de déficit, la
feuille fournie une estimation des personnes ayant besoin d’une assistance externe pour atteindre
leurs seuils de survie et ou le seuil de protection de moyens d’existence ainsi qu’une estimation de la
quantité de vivre et cash nécessaire pour couvrir les déficits observés et le nombre des mois ou une
intervention est requise.

4.4.7-Feuille graphique (G)


La feuille ‘’G’’ permet aussi de visualiser le résultat de l’analyse sous forme de graphique. Pour
visualiser les changements sur les sources de nourritures, revenu et dépenses par rapport à la
situation de référence, on sélectionne le district, la zone de moyens d’existence et le groupe socio-
économique dont on souhaite connaitre la situation de ses moyens d’existence. La feuille G permet
aussi de voir le pourcentage de déficit de survie et de protection de moyens d’existence sur la ligne
60 et 61, colonne AI.

4.4.8-Feuille saisonnalité (S)


La feuille ‘’S’’ permet de visualiser la saisonnalité de déficit pour chaque groupe socio-économique
présentant la situation de déficit au sein de la zone de moyens d’existence. La feuille S permet aussi
de voir en détail la saisonnalité des dépenses et de l’accès au revenu sur les douze mois de l’année
de consommation. Les mois durant lesquels les ménages vont connaitre une situation de déficit.

4.5-Analyse de la cohérence des données


Apres le remplissage des LIAS, l’étape suivante consiste à la vérification de la cohérence des
données introduites pour chaque paramètre clés. Les analystes doivent parcourir les différentes
feuilles pour s’accorder définitivement sur la spécification du problème de chaque paramètre clé.
C’est à cette étape que les analystes apportent une révision sur certaine spécification du problème si
nécessaire. Des explications doivent être apportées pour chaque paramètre clé présentant une
situation anormale pour expliquer le changement par rapport à l’année de référence.

4.6-Présentation et analyse des résultats


La présentation des résultats à la fin de l’analyse est une étape importante pour la reconnaissance
des principaux résultats issus de l’analyse. En plus des membres du groupe de travail HEA qui ont
conduit l’analyse, doivent être présents à cette présentation des résultats, les responsables du
système d’alerte précoce, les OIG notamment le CILSS si disponible, les responsables des agences
des Nations Unies notamment la FAO et le PAM, le Coordinateur Technique National de FEWS NET
s’il y en a et les bailleurs de fonds qui financent les interventions d’assistance alimentaire.

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Cette étape doit être prévue dans l’étape de préparation de l’analyse pas à la fin de l’atelier. A cette
séance dirigée par les points focaux de l’organisation lead et SAP, les grandes lignes sont présentées
ainsi que les explications.

IV- SCHEMA DES DIFFERENTES ETAPES DU PROCESSUS DE COLLECTE


ET D’ANALYSE

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Nos Bailleurs :

Partenaires
d’implémentation :

Partenaires
Gouvernementaux :

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