La course aux voitures autonomes est lancée :
jusqu’à +100% de profit
C’était un matin d’octobre 2012. Je me suis réveillé dans un car, garé sur le parking
d’un centre commercial à côté de Las Vegas.
Mais ce n’était pas un car comme les autres. Il avait appartenu à N Sync, un boys
band populaire des années 90’.
Il était entièrement aménagé, avec une douche, une salle de bain et une kitchenette.
De quoi accueillir confortablement 12 personnes.
A l’arrêt, la section centrale se transformait en une véritable boîte de nuit avec une
sono et un système d’éclairage. En fait, ça ressemblait plus à un Transformer qu’à
un autobus.
On était une dizaine, invités par un ami qui avait fait fortune dans la Tech, pour un
voyage de 3 jours entre Los Angeles et Scottsdale, en Arizona.
Comme ça personne n’avait besoin de conduire : mon ami employait un chauffeur à
temps plein, du nom de « Magic Mike ».
Le premier soir, on est allé se coucher à LA et on s’est réveillé à Las Vegas. La nuit
suivante, on s’est couchés à Las Vegas pour se réveiller à Scottsdale.
Magic Mike conduisait la nuit et faisait la navette pour nos activités.
C’est ce jour-là que j’ai eu comme une révélation : nous sommes à l’aube d’une nou-
velle révolution technologique.
Aujourd’hui, la classe moyenne a accès à des luxes qui n’étaient autrefois acces-
sibles qu’aux hommes les plus riches au monde. Les tâches ménagères ont été
considérablement réduites grâce aux appareils modernes.
On a même des aspirateurs robots qui nettoient nos maisons.
De même, quiconque possède un smartphone ou une tablette a accès à une vaste
bibliothèque au bout des doigts. Avec une application comme Spotify, vous pou-
vez même glisser la plus grande collection de musique que le monde n’ait jamais
connu, dans votre poche.
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Il y a cent ans, lorsque mon arrière-grand-père a immigré du sud de l’Italie, le seul
moyen de correspondre avec sa famille restée au pays était le courrier, qui mettait
plus d’un mois à arriver.
L’autre jour, j’ai Skypé avec des collègues à 5’000 km de distance.
Chacune de ces percées technologiques a permis à des entreprises comme Apple,
Amazon et Facebook de récolter des bénéfices considérables.
Et maintenant, une autre tendance technologique massive est en route.
Vous voyez, alors que j’étais dans ce bus décoré, j’ai réalisé que le style de vie d’un
boys band célèbre ou d’un riche génie de la technologie serait un jour une réalité
pour tout le monde.
Demain, vous pourrez vous déplacer de manière plus efficace et moins chère, et je
prédis que ce sera l’un des plus grands changements technologiques du XXIe siècle.
Je veux parler de la révolution des voitures autonomes. Elle va :
• Transformer l’industrie du transport. La conduite autonome va bouleverser
les fondements de l’industrie mondiale du transport, qui pèse 4’800 milliards
de dollars. De la même manière qu’Amazon a perturbé le commerce de détail et
qu’Apple a perturbé la communication.
• Libérer près d’une heure de votre journée. Aux Etats-Unis, cela permettra à
plus de 128 millions d’Américains de ne plus perdre autant de temps dans les
transports. En moyenne, ils parcourent 52 minutes dans les transports ou au
volant de leur voiture. Grâce aux voitures autonomes, ils pourront gagner du
temps en travaillant dans la voiture par exemple, ce qui permettra de réduire leur
temps sur le lieu de travail. Et les parents à domicile seront libérés des corvées de
covoiturage pour déposer leurs enfants à l’entraînement de foot.
• Développer l’industrie de la logistique. L’industrie mondiale de la logistique,
qui représente 8’000 milliards de dollars, sera automatisée en réduisant le coût
des conducteurs humains et en évitant les pauses obligatoires qu’on impose
aujourd’hui aux routiers. Le cabinet de recherche Bernstein de Wall Street estime
que les camions entièrement automatisés pourraient permettre d’économiser
300 milliards de dollars en coûts de main-d’œuvre.
• Réduire considérablement les accidents de voiture. Les accidents de la route
feront partie du passé. Chaque voiture sur la route sera automatisée et saura ex-
actement ce que font les autres voitures. KPMG prévoit que les accidents diminu-
eront de 80 % d’ici 2040.
• Stimuler un boom immobilier et routier. Les zones difficiles d’accès devien-
dront plus accessibles, ce qui pourrait créer un nouveau boom immobilier. Le
transport bon marché conduira probablement à un nouvel « exode urbain »,
comme nous l’avons vu dans les années 50 et 60 après la construction des
grands axes routiers.
3
Globalement, le secteur des transports est sur le point de connaître la plus grande
révolution depuis que l’automobile a remplacé le cheval et la calèche.
Ce qui nous offre une opportunité de réaliser des gains d’au moins 100 % d’ici deux
ans, si ce n’est plus tôt encore. Le tout grâce à une société parfaitement positionner
pour profiter de ce changement titanesque.
L’évolution du transport autonome
Au fil des décennies, la technologie automobile s’est considérablement améliorée.
Les caméras de recul permettent de se garer plus facilement. Des capteurs nous
avertissent quand nous franchissons une ligne blanche.
Passer de ces accessoires technologiques à une voiture totalement autonomes sera
un pas de géant. Mais nous n’en sommes plus très loin.
Ce qui veut dire que la règlementation va vite évoluer.
Depuis 2016, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) du minis-
tère américain des Transports a créé six niveaux d’autonomie de 0 à 5.
• Niveau 0 -Aucune automatisation : L’homme contrôle tout, y compris l’ac-
célérateur, les freins, la direction et la puissance. C’est ainsi que nous conduisons
depuis un siècle.
• Niveau 1 -Aide à la conduite : La plupart des fonctions sont toujours contrôlées
par l’homme. Toutefois, une fonction (comme la direction ou l’accélération)
peut être réalisée automatiquement par la voiture. C’est le cas, par exemple, des
modèles équipés d’un régulateur de vitesse ou d’une technologie de maintien
dans la voie.
• Niveau 2 -Automatisation partielle : Au moins un système d’aide à la con-
duite est automatisé. Il peut s’agir simplement d’un régulateur de vitesse ou du
maintien du véhicule au centre de la voie. « Le conducteur est désengagé de la
4
conduite physique du véhicule en ayant les mains hors du volant ET le pied hors
de la pédale en même temps », selon la politique de la National Highway Traffic
Safety Administration. Il est important de noter que le conducteur doit toujours
être prêt à prendre le contrôle du véhicule : La Super Cruise de General Motors, le
Distronic Plus de Mercedes-Benz, l’assistant d’embouteillage prolongé de BMW,
l’assistance ProPilot de Nissan, l’assistance du pilote Volvo et l’Autopilot de Tes-
la.
• Niveau 3 -Automatisation conditionnelle : Vous serez toujours derrière le vo-
lant, mais les « fonctions critiques pour la sécurité » seront prises en charge par
la voiture dans certaines conditions. Autrement dit, le conducteur sera toujours
présent et interviendra si nécessaire. Mais il n’est pas tenu de surveiller la situa-
tion comme il le fait pour les niveaux précédents.
• Niveau 4 -Automatisation poussée : C’est à ce niveau que les véhicules devi-
ennent presque « entièrement autonomes ». Les véhicules de niveau 4 « ex-
écutent toutes les fonctions de conduite essentielles à la sécurité et surveillent
les conditions de la route pendant tout un trajet. » Mais cela ne couvre pas tous
les scénarios de conduite. Aucun véhicule de série de niveau 4 n’est actuellement
disponible pour les consommateurs. Cependant, Volvo, BMW et Mercedes-Benz
ont récemment annoncé un partenariat avec Baidu pour développer un taxi au-
tonome de niveau 4 pour les routes chinoises.
• Niveau 5 -Automatisation complète : Ce dernier niveau dispose d’un système
entièrement autonome équivalent à un conducteur humain. Et ce, pour tous les
scénarios de conduite, y compris les environnements extrêmes tels que les che-
mins de terre. Ceux-ci n’existent que dans les films de science-fiction.
Dans la progression des véhicules autonomes, nous sommes actuellement au ni-
veau 2. Et il y a de fortes chances que nous ayons une voiture de niveau 3 d’ici à la
fin de 2022.
Cela signifie que la révolution des transports ne fait que commencer. La technolo-
gie automobile perturbatrice sera le catalyseur d’un énorme cycle de remplacement
dans l’industrie automobile.
En effet, les voitures devront être recâblées et reprogrammées.
Ce cycle de remplacement n’est pas sans rappeler l’époque où les téléphones por-
tables ont commencé à devenir « intelligents » au milieu des années 2000. Il y avait
des BlackBerrys et des Palm Pilots dont l’adoption était limitée.
Mais tout a soudainement changé lorsque l’iPhone a été lancé en 2007. En quelques
années, tout le monde s’est débarrassé de ses vieux téléphones à clapet. Soudain,
les téléphones étaient dotés d’écrans géants capables d’envoyer et de recevoir des
emails et de consulter les cours de la bourse en ligne.
L’avènement des smartphones a créé une tendance de fond. De nouvelles entre-
prises étaient nécessaires pour son matériel (Apple et Samsung) et ses applications
5
(Facebook et Google). Les investisseurs qui ont découvert cette tendance à temps
ont fait des fortunes en bourse.
En 10 ans, les ventes mondiales de smartphones sont passées de zéro à 478 mil-
liards de dollars. Et maintenant, le temps est venu pour le secteur des transports,
qui pèse environ 4’800 milliards de dollars.
Parmi les nouvelles voitures vendues aux États-Unis en 2020, 24 % avaient une au-
tonomie de niveau 2. D’ici 2025, 63 % devraient avoir au moins une autonomie de
niveau 2.
Cela signifie que nous n’en sommes qu’au tout début de ce changement titanesque,
et que le moment est idéal pour se positionner.
Vous avez peut-être entendu des prédictions sur les voitures à conduite autonome.
Pour ses détracteurs elles ne rouleront pas avant 20 ans.
Mais je ne partage pas ce pessimisme. Les voitures autonomes roulent déjà dans
certaines villes-test. Comme toute technologie qui répond à un besoin, la crois-
sance sera exponentielle.
Et c’est maintenant le moment idéal pour y entrer…
La plus grande révolution de la mobilité ne fait que commencer
Au cours des prochaines années, les véhicules intelligents feront un bond en avant,
car la production passera des véhicules L1 aux véhicules L2 et L3. Il s’agit d’un
tournant décisif pour l’industrie automobile mondiale, qui pèse 4’800 milliards de
dollars.
Les producteurs mondiaux d’automobiles se réorganisent déjà pour produire des
véhicules plus sûrs et plus intelligents. C’est pourquoi je suis convaincu qu’une
nouvelle tendance de fond a démarré.
Tous les grands constructeurs automobiles vont ajouter des fonctions de conduite
autonome au cours des prochaines années :
1. Le système Autopilot de Tesla peut changer de voie et se garer tout seul. Il équi-
pe désormais près de 800’000 voitures.
2. Le système « mains libres » Super Cruise de Cadillac est disponible sur tous les
modèles de 2021. Elle devrait être disponible pour l’ensemble de la flotte GM
d’ici 2023.
3. Honda et GM ont récemment présenté leur Cruise Origin, un taxi de six per-
sonnes pour le covoiturage avec une autonomie de niveau 5.
4. Mercedes propose le système Drive Pilot sur ses classes S et E. Comme le sys-
tème Autopilot de Tesla, il permet au conducteur de céder le contrôle de la direc-
tion et de la vitesse.
6
5. Land Rover travaille sur un véhicule autonome tout-terrain, bien qu’aucune
date d’arrivée n’a été fixée.
6. Audi a présenté le premier véhicule L3 en Europe en 2019 avec son logiciel Traf-
fic Jam Pilot.
Vous voyez, la concurrence entre constructeurs automobiles devient de plus en plus
féroce, à mesure que les flottes deviennent plus intelligentes et plus sûres.
Et comme si la concurrence entre les automobiles traditionnelles ne suffisait pas,
Google a dépensé plus d’un milliard de dollars pour développer Waymo, son projet
de voiture 100 % autonome.
Le géant de la Tech a lancé Waymo One -un service commercial de robotaxi -à
Phoenix, en Arizona, fin 2018. Si le lancement continue de gagner en popularité,
cela ajoutera davantage de valeur à l’action de Google.
Celle-ci vaut un peu moins que la capitalisation boursière combinée de General
Motors, Ford Motor et Tesla.
Il n’est pas étonnant que les constructeurs automobiles se lancent dans une course
pour développer un véhicule 100 % autonome.
Même les sociétés de covoiturage capitalisent sur cette tendance, ce qui devrait
encore accélérer les choses plus vite encore…
L’ère des flottes de covoiturage 100 % autonome,
rendue possible par les millennials
Comme vous le savez peut-être, les sociétés de covoiturage comme Lyft, Uber et Via
sont en plein essor. Nous devons remercier les millennials pour cela.
Ils préfèrent vivre en ville et évitent les parkings urbains. Par conséquent, ils n’ont
pas le même état d’esprit que les autres générations concernant la possession d’une
voiture.
Mais loin d’entraver la prochaine révolution de l’automobile, ils en sont le moteur.
Après tout, les millennials ont changé notre façon de penser le transport. Hier, il
fallait posséder une voiture. Aujourd’hui la mobilité est simplement considérée
comme un service, comme le covoiturage par exemple.
En mai 2019, Uber est entré en bourse pour une capitalisation boursière de 75 mil-
liards de dollars, alors qu’elle était évaluée à 60 millions de dollars en 2011. Soit une
croissance de +1’249 % en huit ans.
Désormais, les plateformes de covoiturage sont partout. Pas moins de 43 % de la
population américaine a déjà téléchargé et utilisé une application de covoiturage.
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Il suffit d’appuyer sur un bouton pour réserver un petit trajet. Le tout à un prix ri-
dicule en comparaison du coût que représente une voiture à l’achat. C’est pourquoi
BMW a collaboré avec Lyft pour créer une flotte autonome de covoiturage.
Et c’est pourquoi je pense que l’ère des véhicules autonomes arrivera plus vite que
prévu.
Nous assistons à une évolution du regard de la société sur l’utilisation de la voiture.
La demande de « mobilité en tant que service » (MaaS, en anglais) ne cesse d’aug-
menter, car de plus en plus de clients utilisent les applications de covoiturage.
En fait, les recettes du covoiturage devraient augmenter de +137 %, passant de
282 milliards de dollars en 2020 à 386 milliards en 2025.
Mais je pense que ce chiffre pourrait être bien plus élevé, car les voitures sans
conducteur offrent un moyen de transport moins cher et plus sûr. Et c’est le carac-
tère abordable de ces moyens de transport qui stimulera la demande.
Cela signifie que… nous aurons besoin de plus de voitures pour répondre à ce be-
soin.
Et les voitures sans chauffeur sont la solution ultime à cette augmentation de la
demande.
Après tout, les consommateurs veulent de la technologie et de la sécurité. Ils
veulent une voiture qui ne puisse pas être distraite par des textos ou une notifica-
tion sur un téléphone.
Ce qu m’amène à mon prochain point : le prix coûteux des conducteurs humains.
La meilleure nouvelle pour le transport :
moins de conducteurs humains
Soyons réalistes : Nous faisons tous des erreurs.
Peut-être n’avez-vous pas remarqué quand le feu est passé au rouge. Ou peut-être
n’avez-vous pas vu le panneau de limite de vitesse quand vous passiez devant une
école.
Nous sommes tous passés par là.
En fait, les conducteurs humains sont de plus en plus distraits et de plus en plus
dangereux sur les routes. En 2020, le National Transportation Safety Board a si-
gnalé plus de 38’680 accidents mortels de la circulation. Soit une hausse de +10 %
depuis 2015.
Les accidents de la route sont désormais la dixième cause de décès aux États-Unis,
et la première cause de décès chez les enfants.
Les mauvais conducteurs sont le problème de tout le monde. Même s’ils ne
s’écrasent pas sur votre voiture, ils vident vos portefeuilles.
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Avec plus d’accidents sur les routes, tout le monde paye des primes d’assurance
plus élevées. Et ces dernières augmentent déjà deux fois plus vite que l’inflation.
La moyenne nationale américaine des primes d’assurance automobile est main-
tenant de 1’674 $. Et le triste record est détenu par les conducteurs de Detroit pui
payent une prime annuelle de 6’280 $ en moyenne !
Pendant ce temps, la moyenne nationale pour les paiements annuels de location
est de 5’604 $. Cela signifie que l’assurance représente environ 30 % du coût de la
possession ou de la location d’un véhicule.
Et c’est justement là que les voitures autonomes entrent en jeu.
À mesure que la technologie automobile s’améliore, les véhicules L2 et L3 seront
les voitures les plus sûres sur les routes. Leur sécurité et leurs télécommunications
améliorées permettront aux compagnies d’assurance de réduire leurs primes.
Les premiers à s’adapter se précipiteront donc.
Et à mesure que les ventes de voitures autonomes augmenteront, un point de bas-
cule se produira. Soudain, le coût de la possession d’une voiture et du paiement
d’une prime d’assurance élevée sera trop élevé pour que les gens puissent le sup-
porter. Beaucoup se tourneront simplement vers des voitures plus sûres ou utilise-
ront le transport à la demande.
La tendance à la voiture autonome sera alors lancée à plein régime. Et c’est pour-
quoi j’ai gardé un œil sur les entreprises de ce secteur.
N’oubliez pas que le niveau d’autonomie des voitures progresse régulièrement, que
de plus en plus d’entreprises se joignent à la course à l’automatisation et que les
applications de covoiturage se multiplient.
Si l’on ajoute à cela la nécessité de réduire les erreurs de conduite humaine, on voit
se dessiner une tendance de fond.
L’idée d’investissement de ce mois-ci est une action que vous pouvez acheter dès
maintenant pour tirer parti de la tendance vers des véhicules plus intelligents et
plus connectés.
Et je pense qu’elle peut doubler votre investissement d’ici les deux prochaines an-
nées…
La meilleure façon de profiter de la course
aux voitures autonomes
La meilleure façon de miser sur cette tendance de fond est de parier sur une société
qui travaille à rendre les flottes existantes plus intelligentes. Et c’est exactement ce
que fait l’action d’aujourd’hui.
9
Gardez à l’esprit : Nous ne cherchons pas à parier sur le fait que la voiture électrique
va dominer le marché, et nous n’avons pas besoin de l’approbation de la conduite
autonome l’année prochaine pour faire un malheur.
Au contraire, l’action choisie ce mois-ci est le moteur de la tendance vers des véhi-
cules plus intelligents. Et elle pourrait doubler au cours des deux prochaines an-
nées, à mesure que le nombre de voitures de niveau 2 sur les routes continue d’aug-
menter.
L’entreprise s’appelle Aptiv (NYSE : APTV), et c’est un fournisseur de pièces auto-
mobiles.
Aptiv est le résultat de la scission de Delphi Automotive en Delphi Tech et Aptiv.
Delphi Tech a pris les groupes motopropulseurs, tandis qu’Aptiv se concentre sur
l’électrification et l’autonomie des véhicules.
En résumé, l’entreprise conçoit et fabrique des composants automobiles pour les
marchés mondiaux de l’automobile et des véhicules commerciaux.
Avec une capitalisation boursière de 41 milliards de dollars et un chiffre d’affaires
de 15,7 milliards de dollars prévu en 2021, Aptiv est l’un des plus grands fabricants
de composants automobiles.
Parmi ses clients on compte les 25 plus grands constructeurs automobiles du
monde.
La société opère dans deux segments : Signal and Power Solutions, et Advanced
Safety and User Experience.
Comme je l’ai mentionné précédemment, la voiture moderne ressemble plus à un
logiciel sur roue qu’un vieux tacot de nos jours.
Vous en avez probablement été témoin lors d’une visite au garage, où le mécanicien
est tout aussi susceptible d’utiliser un ordinateur portable qu’une clé à molette.
Aptiv est l’un des rares équipementiers automobiles capables de fournir ce nouveau
système central dans une voiture. Et cela le place dans une position formidable
alors que la tendance à l’électrification, à la connectivité et aux voitures autonomes
se poursuit.
Après tout, 73 % du chiffre d’affaires d’Aptiv en 2020 provient de sa division Signal
and Power Solutions. Il s’agit du système central d’un véhicule qui contrôle la façon
dont la puissance, les signaux et les données circulent autour de lui.
Cette division assure la conception, la fabrication et l’assemblage complets du
système électrique du véhicule. Cela comprend les assemblages et les faisceaux de
câblage, les connecteurs, les centres électriques et les systèmes électriques hy-
brides.
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En d’autres termes, elle crée l’architecture nécessaire pour rendre les voitures plus
intelligentes, comme les régulateurs de vitesse adaptatifs, les caméras de recul et
les systèmes d’alerte de franchissement de ligne.
Et la demande pour ces nouveaux systèmes augmente à mesure que les voitures
deviennent plus intelligentes et connectées. Selon une étude d’Allied Market Re-
search, de 2018 à 2020, les revenus des systèmes avancés d’aide à la conduite ont
augmenté de 47 %.
Ce « système nerveux » automobile devient de plus en plus crucial à mesure que les
systèmes automobiles deviennent plus complexes.
La part du lion du chiffre d’affaires d’Aptiv provient donc d’une activité stable -qui
ne fera que s’améliorer à mesure que les flottes deviennent plus intelligentes et plus
connectées.
Les 27 % restants du chiffre d’affaires d’Aptiv proviennent d’un segment prêt à
capitaliser encore davantage sur les véhicules plus intelligents : la division Ad-
vanced Safety and User Experience (ASUX).
Ce segment est le cerveau du véhicule
autonome. Il crée la sécurité active et le
pilotage automatique sur autoroute qui
sont rapidement ajoutés aux véhicules
L2 et L3, tels que la Model 3 de Tesla ou
la Cadillac CTS.
Et Aptiv a pris la tête de cette catégorie.
Selon l’analyste automobile Wolfe Re-
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search, Aptiv dépasse largement les autres fournisseurs de pièces L2/L3 en termes
de part de marché.
Cela place l’entreprise à l’avant-garde de la course aux voitures sans conducteur.
Aptiv est au centre de la révolution autonome
Mieux encore, Aptiv se positionne déjà pour capitaliser sur l’espace de la « mobilité
en tant que service ».
Rappelez-vous : Le covoiturage est une tendance croissante. Les analystes prévoient
que les plateformes telles qu’Uber et Lyft gagneront plus d’un milliard d’euros par
an. 30 milliards de dollars de revenus d’ici 2022. Compte tenu de cette adoption ra-
pide, les consommateurs pourraient choisir un jour de télécharger une application
plutôt que d’investir dans un véhicule.
Cette idée est encore plus probable dans les villes, où la possession d’une voiture
est coûteuse en raison des frais d’assurance et de stationnement.
Et comme de plus en plus de personnes se tournent vers les applications de covoi-
turage, il faudra davantage de voitures pour répondre à cette demande. Les véhi-
cules autonomes s’inscrivent parfaitement dans cette tendance.
C’est en partie pour cette raison qu’Aptiv a développé une plateforme spéciale qui
transforme n’importe quel véhicule en voiture autonome.
Le contrôleur multi-domaine d’Aptiv est une plateforme de conduite autonome
entièrement intégrée. Il combine trois composants clés :
1. Technologies de détection de sécurité.
2. Un supercalculateur centralisé avancé qui intègre les informations provenant
des systèmes de détection.
3. Plus, des données de cartographie et de navigation pour aider les décisions de
conduite.
Qui plus est, l’entreprise a collaboré avec BMW et Intel pour développer cette tech-
nologie de conduite autonome.
Et en mai 2018, Aptiv a foncé dans l’espace de la « mobilité en tant que service ».
Elle a signé un accord de deux ans avec la populaire application de covoiturage Lyft
pour lancer une flotte de véhicules autonomes à Las Vegas.
Oui, l’ajout d’un système de conduite autonome à ces voitures coûte dans les
200’000 $ par unité. Il n’est donc pas économiquement viable de les produire en
masse pour le moment. Il faudrait que le prix soit inférieur à 150’000 dollars pour
que la production soit rentable.
Cependant, cette production devrait conduire à une opportunité lucrative. Aptiv
pourrait simplement acheter des voitures, les équiper d’un système entièrement
autonome, puis les revendre à un fournisseur de réseau comme Uber ou même
Google.
12
En attendant, le système connaît déjà le succès malgré son prix élevé. Aptiv a com-
mencé avec quelques véhicules seulement. Mais après quelques mois, 60 voitures
étaient sur la route, effectuant plus de 1’200 trajets par semaine (et cela s’accélère).
Et Aptiv ne s’est pas arrêté là.
Le taux de croissance des bénéfices
prévu par la société entre 2020 et 2024
est de 40 %. Et ce chiffre pourrait s’accé-
lérer.
Vous voyez, l’activité de vente aux vé-
hicules L1 est un espace très fragmenté.
Mais, à mesure que les véhicules L2 et
L3 deviennent plus complexes, l’en-
semble du câblage de la voiture devient
plus intégré.
C’est pourquoi je suis extrêmement op-
timiste sur l’action à ces niveaux.
N’oubliez pas que la part de marché de 30 % d’Aptiv a créé un fossé autour des
ventes. Cela signifie que les concurrents sont tenus à distance à mesure que la part
de marché d’Aptiv augmente.
Avec des voitures plus avancées, Aptiv sera en mesure de vendre l’ensemble sys-
tème de commande autonome en une seule fois.
Ainsi, alors que la tendance à la conduite autonome et aux voitures intelligentes
s’accélère, Aptiv en tirera clairement profit. Elle en voit déjà les bénéfices…
Un historique solide de bénéfices écrasants
Depuis le premier trimestre 2012, Aptiv a dépassé les estimations 33 fois sur 35.
Pendant cette période, Aptiv a dépassé les bénéfices d’environ 10 % en moyenne.
C’est pourquoi les analystes de Wall Street se sentent mieux à propos de l’action.
Pour 2022, ils s’attendent à 17,8 milliards de dollars de revenus -et 5,18 dollars de
bénéfice par action.
Compte tenu du fort sentiment pour les véhicules autonomes et de son ratio cours/
bénéfice actuel de 23, l’action a de la marge. Une expansion à un ratio cours/béné-
fice de 40 ferait grimper le titre de 88 % à 280 $ en 2024, sur la base de ses estima-
tions de bénéfices pour 2024.
Mais ce sont là des estimations prudentes.
Si le partenariat de covoiturage avec Lyft est couronné de succès, Aptiv pourrait
devenir la solution de référence pour équiper les voitures de capacités autonomes.
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La société connaîtrait une croissance plus rapide, ce qui justifierait un multiple plus
élevé des bénéfices.
Les voitures autonomes sont désormais
une valeur à contre-courant.
Une dernière raison de s’intéresser à cette tendance… c’est le moment idéal dans la
courbe de mise sur le marché de la technologie du secteur.
Chaque nouvelle technologie passe par le même cycle que j’ai illustré ici. Tout
d’abord, il y a une tonne de battage médiatique autour de l’innovation. C’est ce que
j’appelle la phase « hype ». C’est à ce moment-là que les prix des actions augmen-
tent.
C’est ce qui s’est passé pour les actions de voitures autonomes au printemps 2018.
Les investisseurs ont compris qu’une nouvelle tendance se profilait, et le secteur a
surperformé le marché.
Mieux vaut ne pas acheter des actions pendant cette phase. Il vaut mieux patienter
parce qu’ensuite arrive la deuxième phase…
C’est ce que j’appelle le « retour à la réalité ».
À ce moment-là que les investisseurs réalisent que l’adoption généralisée ne se fera
pas aussi vite que prévu. Ils réagissent alors de manière excessive et vendent leurs
actions. C’est exactement ce qui s’est passé avec les voitures à conduite autonome.
Alors qu’elles étaient adorées fin 2018, les actions d’entreprises autonomes ont été
vendues à masse. Tesla, le leader du marché avec son logiciel Autopilot, était en
baisse de plus de 20 % au début de 2019. Le producteur canadien de pièces automo-
biles Magna a chuté de plus de 30 %.
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Mais là où de nombreux investisseurs ressentirait de la panique, je vois une belle
opporunité pour nous.
Quand les voitures de niveau d’autonomie 2 et 3 se multiplieront sur les routes,
nous passerons alors en phase « de décollage ».
Ce n’est qu’une question de temps. Et tous les investisseurs qui sauront se position-
ner pendant la phase de « retour à la réalité » connaîtrons des gains massifs quand
cela se produira.
Aptiv nous offre une opportunité exceptionnelle sur une tendance massive qui
perturbe l’industrie mondiale du transport de 4’800 milliards de dollars -et il n’y a
pas de meilleur moment pour l’acheter que maintenant. Alors prenons de l’avance.
Mesure à prendre : Achetez Aptiv (NYSE : APTV).
Fortune Stratégique – La course aux voitures autonomes est lancée : jusqu’à +100% de profit
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