Benayad, Amina
Benayad, Amina
THEME
Influence de soutirage sur le rendement du cycle de la centrale thermique
de CAP-DJINET
Promotion 2017-2018
ملخص
.)في هذا العمل نتطرق لتأثير سحب بخار الماء في درجة حرارة عالية على مردود العنفة البخارية (محرك توربيني
. و في كل مرة نقوم بحساب المردود للمقارنة. سحب رباعي و بدون سحب, سحب سداسي: قمنا بدراسة ثالثة حاالت
.النتائج تظهر أنه كلما زاد عدد السحب يزداد مردود المحرك التوربيني
... , سحب األبخرة, رفع الطاقة, محرك توربيني: كلمات مفتاحية
Résumé
Dans ce travail, on s’est intéressé à l’influence de soutirage de la vapeur surchauffée sur
le rendement d’une turbine à vapeur.
Nous avons étudié trois cas (six soutirage, quatre soutirages et sans soutirages) et nous avons
fait un bilan énergétique pour chaque cas pour faire une comparaison entre les rendements des
trois cas.
Les résultats trouvés montrent qu’en augmentant le nombre des soutirages utilisés, le rendement
de l’installation va augmenter.
Mot-clé : Turbine à vapeur, Cycles de puissance, soutirage……etc.
Abstract
In this work, we are interested in steam extraction in a very high temperature on the
efficiency of a steam turbine
We studied three cases (six steam extraction, quarter steam extraction and without steam
extraction) and we calculated the efficiency of each case to compare.
The results show that whenever the number of extractions increases, the efficiency of the steam
turbine also increases
Key words : steam turbine, power cycles, steam extraction…
En premier lieu, nous tenons à remercier Dieu, notre créateur qui nous a
offert la vie, et nous a donné la force pour accomplir ce travail.
Nos remerciements vont également aux membres du jury pour l’honneur qu’ils
nous font en acceptant d’examiner et juger notre travail.
Ainsi, que l’ensemble des enseignants qui nous ont bien enseigné durant les
années de nos études.
A mes très chers parents, qu’Allah me les protège et leur donne une
longue vie.
A mes très chers frères surtout Ahmed et Mohamed qui m’ont aidée
beaucoup.
A mes très chères sœurs et leurs enfants.
A mes cousines et toute la famille.
ch % Rendement de la chaudière
cycle % Rendement de cycle
pa % Rendement de la pompe d’alimentation
pe % Rendement de la pompe d’extraction
t % Rendement de la turbine
tBP % Rendement de corps bas pression
tHP % Rendement de corps haut pression
tMP % Rendement de corps moyen pression
kg/m3 Masse volumique
P bars Perte de charge
1
Chapitre I
Description de la centrale thermique
Chapitre I Description de la centrale thermique
Introduction
Une centrale thermique produit de l’électricité à partir d’une source de chaleur qui peut
être un combustible brut (gaz naturel, charbon...). La source chaude (souvent de l’eau) passe de
l’état liquide à l’état gazeux (vapeur). Cette vapeur entraine une turbine accouplée à un
alternateur qui transforme l’énergie mécanique fournie par la turbine en énergie électrique.
Pour entraîner la turbine, il faut que la pression soit plus faible à la sortie, qu’à l’entrée. Ceci
est obtenu en condensant la vapeur, en aval de la turbine, à l’aide d’une source froide.
Il faut toujours avoir une source chaude et une source froide pour échanger un travail dans une
machine thermique. Le fluide condensé est, en général, réutilisé comme source de vapeur et
effectue alors un cycle thermodynamique fermé.
I. Présentation de la centrale
I.1. Implémentation de la centrale [1]
La centrale est située au bord de la mer à l’est d’Alger près de la ville de Cap-Djinet
(1km avant) dans la wilaya de Boumerdès (30 km à l’est de Wilaya).
Le choix de site s’est fait sur la base des critères suivants :
Proximité de la mer.
Proximité des consommateurs importants situés notamment dans la zone industrielle
Rouiba-Réghaia.
Possibilité d’extension.
Condition de sous-sol favorable ne nécessitant pas de fondation profonde.
I.1.1. Superficie
La station de Cap-Djinet occupe actuellement une surface de 35 hectares avec une
possibilité d’extension au future.
2
Chapitre I Description de la centrale thermique
ENERGIE ENERGIE
Chimique Calorifique ENERGIE
Chaudière Turbine
(COMBUSTIBLE)
(VAPEUR) Mécanique
ENERGIE
Réseau Alternateur
électrique Electrique
4
Chapitre I Description de la centrale thermique
1- Groupe turbo-alternateur.
2- Turbine corps HP (haute pression).
3- Turbine corps MP (moyenne pression).
4- Turbine corps BP (basse pression).
5- Alternateur.
6- Ensemble vanne d’arrêt/soupapes régulatrices HP.
7- Ensemble vanne d’arrêt/soupapes régulatrices MP.
8- Condenseur.
9- Tubes condenseur en titane (14850 tubes).
10- Puits du condenseur.
11- Station dessalement + déminéralisation.
12- Bâche tampon.
13- Pompes d’extraction.
14- Vanne régulatrice niveau condenseur.
15- Station de pompage + pompes de circulation.
16- Canal de rejet.
17- Poste de réchauffage basse pression (BP1+BP2+BP3).
18- Bâche alimentaire-dégazeur.
19- Pompes alimentaires.
20- Poste de réchauffage HP (HP5+HP6).
21- Vanne régulatrice niveau ballon chaudière (soupape alimentaire).
22- Economiseur.
23- Colonnes de descente pour alimentation des tubes écran.
24- Ballon chaudière.
25- Tubes écran/vaporisateur.
26- Bruleurs (Nbre 8).
27- Surchauffeurs N°1, 2, 3 +désurchauffeurs.
28- Resurchauffeurs N°1, 2 + désurchauffeurs.
29- Chaudière ou générateur de vapeur.
La vapeur d’eau ayant traversée la turbine (corps HP, MP, BP) (2, 3, 4) se retrouve en
fin de parcours dans le condenseur (8) situé en dessous du corps BP (4). Cette vapeur va se
répandre sur les 15.000 tubes en titane (9) disposés transversalement dans le condenseur à
l'intérieur desquels circule l'eau de mer qui va servir en source froide pour la condensation de
la vapeur. Cela produira le condensat principal qui va être récupéré dans le puits du condenseur
(10) d'où aspirent les 2 pompes d'extraction (13) (une en service et l’autre en standby). La pompe
en service va refouler ce condensat dans le circuit basse pression (circuit d'eau d'extraction) et
acheminera l'eau jusqu'à la bâche alimentaire où elle subira un dégazage physique. Le niveau dans
le condenseur sera réglé par la soupape régulatrice (14). Lors de son passage dans le circuit d'eau
d'extraction, l'eau va être graduellement réchauffée en passant à travers les réfrigérants
alternateurs, le condenseur des buées, les éjecteurs de vapeur ainsi que le poste de réchauffage
basse pression composé des réchauffeurs BP1, BP2, BP3 (17). Cette eau aura alors une
température d'environ 110 °C.
Ensuite, elle sera admise à la bâche alimentaire (18) à travers le dégazeur pour y subir un
5
Chapitre I Description de la centrale thermique
La vapeur resurchauffée ressortira de la chaudière avec une pression moyenne variant entre
20 et 30 bar selon la charge du groupe (puissance active bornes alternateur en MW) à une
température de 540 °C et alimentera le corps MP (3) de la turbine où elle subira une autre
détente pour en ressortir avec une basse pression et température, et se dirigera directement
vers le corps BP (4) de la turbine où elle subira sa dernière détente avant de se retrouver dans
le condenseur du groupe (8).Le condenseur est un élément qui se trouve sous vide (vide réalisé
au moyen des éjecteurs de vapeurs au nombre de quatre « 2 de service et 2 de démarrage »)
La vapeur ayant rejoint le condenseur va se retrouver en contact avec la surface d'échange des
tubes en titane qui sont la source froide dans lesquels circule l'eau de mer qui provient du
refoulement des pompes de circulation (15) au nombre de deux se trouvant à la station de pompage.
Cette eau de mer qui servira au refroidissement (condensation) de la vapeur va être refoulée de
la sortie du condenseur vers le canal de rejet (16) pour retourner vers la mer. La vapeur au
contact des tubes froids va se condenser et sera récupérée à l’état liquide dans le puits du
6
Chapitre I Description de la centrale thermique
condenseur (10). Ce liquide constituera le condensat principal qui sera de nouveau aspiré par
la pompe d'extraction en service et renvoyé pour refaire le même circuit dans le cycle eau /
vapeur. Il y a lieu de signaler qu'il existe des pertes (fuites d'eau et de vapeur) ce qui va se
traduire par une baisse de niveau du condenseur qui doit être réglé à un niveau stable de 900mm.
Ces pertes seront compensées par des appoints d'eau déminée qui se feront automatiquement
à partir de la bâche tampon (12) se trouvant à proximité du condenseur. Cette bâche sera elle-
même alimentée par la station de déminéralisation (11). L'eau déminéralisée utilisée dans le
cycle eau/vapeur pour produire de la vapeur est à l'origine de l'eau de mer prise au niveau de la
station de pompage pour passer dans quatre unités de dessalement d'eau de mer (11) qui
produiront 500 m3/jour chacune. Cette eau dessalée sera stockée dans 2 bâches (2x2700 m3) qui
alimenteront la station de déminéralisation ou il existe 2 filtres à lits mélange produisant chacun
40 m3/h d'eau déminéralisée stockée dans 2 réservoirs de 1500 m3 chacun.
L’eau déminéralisée va être envoyée jusqu'aux bâches hautes (2x40 m3), une pour
l'alimentation des bâches tampon des groupes 1 et 2 et l'autre pour les groupes 3 et 4.
A partir des bâches tampon (12) de chaque groupe se fera le remplissage des condenseurs
(8) et les appoints nécessaires pour compenser les pertes dans le circuit eau/vapeur.
La production d'électricité n'est qu'une résultante de différentes transformations successives de
l'énergie chimique contenue dans le gaz naturel provenant des puits de Hassi R'mel :
Energie chimique (gaz) Energie thermique (combustion, chaudière)
Energie thermique (chaudière) Energie mécanique (turbine)
Energie mécanique (turbine) Energie électrique (alternateur)
L'énergie chimique contenue dans le gaz naturel sera transformée en énergie thermique après
la combustion du mélange air/gaz dans les 8 brûleurs (26) de la chaudière (29). La chaleur
engendrée par cette combustion va être cédée à l'eau qui circule dans les tubes vaporisateurs ou
tubes écrans (25). Cette chaleur (énergie calorifique) sera véhiculée par l'eau et la vapeur
jusqu'aux turbines (2, 3, 4) où elle se transformera en énergie mécanique (mouvement de
rotation de l'arbre tournant à 3000 tr/min) équivalent à une fréquence de 50 Hz.
Le rotor de l'alternateur va donc être entrainé par la rotation de l’arbre turbine cela produira
alors une énergie électrique à la sortie des trois phases alternateur (5). La puissance active
développée aux bornes de l'alternateur (BA) ou charge active de base sera de 176 MW. La
tension de sortie alternateur est de 15,5 kV et un ampérage variant jusqu'à 8000 A par phase à
une fréquence de 50 Hz.
L'énergie électrique fournie par l'alternateur va être évacuée à travers le disjoncteur alternateur
(BBC) ou disjoncteur groupe pour ensuite aller vers le transformateur principal qui élèvera la
tension de 15,5 kV à 220 kV. Après le transformateur principal TP, l'énergie fournie transitera
à travers le disjoncteur ligne (poste blindé SF6) pour alimenter le réseau 220 kV au niveau des
postes Alger Est et Si Mustapha.
A noter que juste avant le transfo TP, il y a un soutirage d'une partie de l'énergie électrique
produite qui ira alimenter le transformateur de soutirage TS pour transformer la tension de sortie
alternateur 15,5 kV en 6 kV et alimenter ainsi les auxiliaires électriques du groupe. C'est une
auto alimentation des auxiliaires propres au groupe qui consommeront environ 8 MW par
tranche. On fournira donc une puissance unitaire BU (borne usine) de 168 MW par groupe. La
puissance totale fournie au réseau est de 4x168 MW.
7
Chapitre I Description de la centrale thermique
La puissance totale fournie au réseau est de 4x168 MW. Actuellement deux groupes let 2
débitent sur le poste 220 kV d'Alger Est, les groupes 3 et 4 débitent sur le poste 220 kV de Si
Mustapha.
8
Chapitre I Description de la centrale thermique
Le premier élément traversé par l’eau d’alimentation afin d’augmenter sa température est
l’économiseur, ensuite l’eau traverse le ballon chaudière et à partir des tubes écrans l’eau va se
vaporiser dans la chambre de combustion, on obtient un mélange eau-vapeur qui remonte ou
ballon dans laquelle on aura la partie inférieure qui est constituée de l’eau et la partie supérieure
qui est constituée de la vapeur. Cette dernière passe dans la surchauffeur pour augmenter encore
la température.
Longueur…..............…….... 16.25 m.
Largeur……………………. 13 m.
Poids………………………. 50010 kg.
Vitesse ……………………. 3000 tr/min.
Puissance…………………. 200 MW.
Pression …………………… 138 bars.
Température de vapeur ……. 540 °C.
9
Chapitre I Description de la centrale thermique
10
Chapitre I Description de la centrale thermique
Pression……………………. 5 bars.
Température………………... 150 °C.
Longueur…………………… 16.5 m.
Diamètre de l’enveloppe……. 3.6 m.
Volume total………………… 163 m3.
11
Chapitre I Description de la centrale thermique
Les deux réchauffeurs hauts pression (HP), sont des échangeurs de chaleur, leur rôle
d’augmenter la température de l’eau lors de son passage vers la chaudière, ils sont alimentés
par les soutirages S5, S6 du corps haut pression de la turbine.
Il est refroidi par l’hydrogène liquide circulant en circuit fermé qui présente des avantages par
rapport à l’air. Parmi ces avantages, la faible densité et la grande conductibilité thermique ce
qui permet de réduire les pertes de chaleur lors de la ventilation, ainsi que la chaleur dégagée
par l’alternateur et récupérée par l’eau d’alimentation.
Ces caractéristiques sont :
12
Chapitre I Description de la centrale thermique
Utilisation des réchauffages d’eau d’alimentation par des soutirages de vapeur détendue
dans les turbines.
La diminution de la pression au condenseur (pour créant du vide).
Réchauffement de l’air comburant.
Minimisation des pertes de charge dans la tuyauterie.
Utilisation des resurchauffeurs entre les turbines.
13
Chapitre I Description de la centrale thermique
14
Chapitre II
Les cycles thermodynamiques
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
Introduction
Dans ce chapitre, on va voir des généralités sur les améliorations des cycles théoriques
thermodynamiques et les caractéristiques de chaque cycle.
Le cycle de Carnot, qui possède la plus grande efficacité possible, est caractérisé par un petit
rapport de travail. D’autre part, un autre cycle peut être caractérisé par un plus grand rapport de
travail mais aussi par une efficacité inférieure à celle du cycle de Carnot.
En pratique, l’unité mécanique qui fait le travail de compression coute plus cher que l’unité
thermique qui fournit la chaleur à la machine.
On a conçu un cycle dans lequel la compression est effectuée sur un fluide à l’état liquide tandis
que l’expansion est effectuée par la même fluide à l’état gazeux. En d’autres mots, on opère un
cycle en système à deux phases. Le travail d’expansion (travail fait par le système) est en phase
gazeuse, tandis que le travail de compression (travail fait sur le système) est plus petit si le
système est en phase liquide.
Les Cycles thermodynamique à étudiés sont : Carnot, Rankine, Hirn, cycles améliorés avec
resurchauffe et soutirages.
Une machine à vapeur à simple effet et à un seul cylindre fonctionnant suivant le cycle de
Carnot doit se composer de :
15
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
16
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
Le cycle de Carnot est difficilement réalisable avec une machine industrielle, puisque
l’application de ce cycle nécessite l’utilisation d’un compresseur de réinjection dans la
chaudière sous forme d’eau. Le travail absorbé par le compresseur est important, pour cela, on
a intérêt d’utiliser le cycle de Rankine qui comporte quelques modifications par rapport au le
cycle de Carnot.
Dans le cycle de Rankine, conçu pour s’écarter le moins possible du cycle de Carnot, les phases
de vaporisation dans la chaudière et de la détente de vapeur dans la turbine du cycle de Carnot
sont conservées sons modification mais les évolutions isobares se poursuivent dans le
condenseur jusqu'à ce que la totalité de la vapeur ait été liquéfiée à la température T2.
Cette eau est ensuit refoulée au moyen d’une pompe dans la chaudière ou sa température
remonte jusqu’à T1, et ainsi le cycle revient à l’état initiale.
La vapeur, qui sort de la turbine au point 4, est constituée par un mélange liquide/vapeur. Ce
mélange entre dans le condenseur d’où l’eau sort en phase complètement liquide (point5). Ce
processus de condensation est isotherme réversible.
L’eau liquide est ensuite pompée isentropiquement dans la chaudière (étape5-1). Dans la
chaudière, l’eau est réchauffée jusqu’à point de saturation à P=cte (point 2) et, ensuite, elle est
transformée complètement en vapeur jusqu’au point 3. Le processus 1-2-3 est effectué à
pression constante.
Il est important de remarquer que la demi-étape 1-2 n’est pas réversible. L’irréversibilité est
due à l’existence d’un gradient fini de température entre le système et l’entourage.
Le point 3 est sur la courbe de saturation. Le cycle s’effectue entre deux isobares HP et BP :
- (3 - 4) détente isentropique, de HP à BP, dans la turbine.
- (4 - 5) condensation isobare et isotherme du mélange jusqu’à l’état liquide.
- (5 - 1) compression de l’eau dans la pompe, passage de BP à HP.
- (1 - 3) chauffage et évaporation isobare dans la chaudière.
Hypothèses usuelles : les points 3 et 3’ sont confondus (mais à des pressions différentes).
17
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
(h3 h4 ) (h5 h1 )
Le rendement thermique du cycle : (II.5)
h3 h1
1
La consommation spécifique : C.S .
(II.6)
W net
Le rendement thermique du cycle de Rankine varie évidement dans le même sens que
celui du cycle de Carnot, c’est-à-dire, il augmente en même temps si on augmente l’écart entre
les températures des sources chaudes et froides. Il y a donc intérêt, pour augmenter le rendement
thermique, à élever la température de la chaudière et à abaisser celle du condenseur.
On est assez vite limité dans l’abaissement de la température du condenseur, pour plusieurs
raisons dont la limitation de la température de l’eau de refroidissement dont on dispose (eau de
rivière, de mer, de réfrigérant atmosphérique). On tombe assez rarement au-dessous d’une
température de 40 °C au condenseur, du côté de la température à la chaudière, les progrès
techniques particulièrement dans l’élaboration de nuances spéciales d’aciers, permettent à
18
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
l’heure actuelle de réaliser des chaudières fonctionnant à 140 bars et 373 °C, et même
davantage, puisqu’on a construit des chaudières fonctionnant à la pression critique (225 bars et
374 °C).
La nature du fluide qui évolue étant, comme nous le savons sans influence sur le rendement
thermique du cycle de Carnot, il n’y a aucun intérêt, théoriquement, dans une installation
fonctionnant suivant ce cycle, à remplacer la vapeur d’eau saturée par une vapeur surchauffée
entre les même températures chaude et froide, pas plus, bien entendu que par un autre fluide
que la vapeur d’eau.
Dans une installation fonctionnant suivant le cycle de Rankine, par contre, cette substitution
peut entrainer une légère augmentation du rendement thermique.
Dans les applications pratiques, c’est toujours le cycle de Rankine avec surchauffe à pression
constante qui est utilisé. Les diverses phases du cycle :
- La vaporisation du point (1) au point (3) s’effectue un chauffage isobare dans la
chaudière.
- La surchauffe de point (3) au point (4) s’effectue un chauffage isobare de la vapeur dans
la surchauffeur.
- La détente du point (4) au point (5) s’effectue d’une façon isentropique de HP à BP dans
la turbine à vapeur.
- La condensation du point (5) au point (6) s’effectue à pressions constante et par
évolution isotherme du mélange jusqu'à avoir une eau liquide dans le condenseur.
- Le refoulement du condensât du point (6) au point (1) s’effectue dans la pompe
d’alimentation.
19
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
(h4 h5 ) (h6 h1 )
Le rendement du cycle : théo (II.10)
h4 h1
3600
La consommation spécifique (kg/kWh) : C.S (II.11)
(h4 h6 ) h6 h1
20
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
(h4 h5 ) (h6 h7 ) h8 h1
Le rendement thermique du cycle : th (II.16)
(h4 h1 ) (h6 h5 )
21
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
3600
La consommation spécifique : C.S (II.17)
(h4 h5 ) (h6 h7 ) h8 h5
Une amélioration est obtenue par l’emploi du cycle à soutirage ou à prélèvement, dans
lequel le réchauffage de l’eau est réalisé non plus entièrement dans la chaudière, mais au moyen
de la chaleur qui lui est cédée par des prélèvements de vapeur effectués en différent étages de
la turbine.
Une masse ṁ de vapeur, surchauffée à la température T3, arrivé dans la turbine et elle travaille
d’abord dans le premier étage HP. Quand, au cours de sa détente, la température de cette vapeur
va chuter à T6. Une fraction de masse ṁ1 est soutirée par un séparateur et elle sera envoyée dans
un réchauffeur R. Le reste de la vapeur, soit une masse ṁ2, continue son cycle dans les étages
inférieurs de la turbine MP et BP, puis elle passe dans le condenseur ou elle se condense et elle
sort sous forme d’eau à température T7, qui se rend dans le réchauffeur R ou s’effectue le
mélange des ṁ2 d’eau à T7 avec les ṁ1 de vapeur à T9. La masse ṁ d’eau reconstituée dans le
réchauffeur est ensuite réinjectée dans la chaudière.
Si ṁ est déterminée de telle sorte que la chaleur cédée par cette vapeur dans le réchauffeur soit
exactement égale à celle qui est nécessaire pour échauffer la masse ṁ2 d’eau de T7 à T9, c’est
donc une masse ṁ d’eau à T9 qui sera réintroduit dans la chaudière, laquelle n’aura plus à fournir
que la chaleur nécessaire à l’échappement de cette masse d’eau de T9 à T4.
Une telle installation est représentée schématiquement sur la figure (II.8), et son diagramme sur
la figure (II.9).
22
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
Il est clair que si on augmente de plus en plus le nombre de prélèvement, la quantité de chaleur
à fournir par la chaudière pour le réchauffage de l’eau d’alimentation devient nulle, puisque
toute cette chaleur est fournie par la condensation des différentes masses de vapeur soutirées,
de sorte que la chaudière n’a plus à fournir que les chaleurs de vaporisation et de surchauffe.
La masse ṁ1 de vapeur soutirée à T5 décrit le cycle (2-3-4-5-9-1) dont les différentes phases
s’effectuent :
La masse ṁ2 de vapeur qui traverse le condenseur décrit le cycle complet (5-6-7-8-9) dans les
différentes phases s’effectue :
- (5 - 6) Détente isentropique de HP à BP, dans la turbine.
- (6 - 7) Condensation isobare du mélange jusqu’à eau liquide.
- (7 - 8) Pompage de l’eau liquide.
- (8 - 9) Chauffage de l’eau dans le réchauffeur au contact de la fraction ṁ1 soutirée.
.
m1
Le taux : a .
(II.18)
m1 m2
23
Chapitre II Les cycles thermodynamiques
24
Chapitre III
Description de soutirage
Chapitre III Description de soutirage
Introduction
Le principe de soutirage de vapeur consiste à extraire à un étage intermédiaire de la
turbine une partie de débit total de la vapeur qui a déjà converti en un travail une partie de son
énergie interne et à diriger ce débit soutiré dans un réchauffeur d’eau condensée. La chaleur
latente de cette vapeur au lieu d’être cédée en pure perte à l’eau de mer est ainsi transmise à
l’eau destinée à l’alimentation de chaudière.
Ce procédé permet donc :
De réaliser des économies importantes de combustible qui sont encore accrues par suite
de l’influence de favorable qu’il exerce sur le rendement du cycle.
De diminuer la masse de vapeur au condenseur il en résulte une diminution de la « perte
au condenseur ». Le condenseur est plus petit.
La chaudière doit fournir plus de vapeur mais elle reçoit de l’eau réchauffée. Le débit
de vapeur soutirée est égal à 50% du débit vapeur totale.
25
Chapitre III Description de soutirage
III.1.1.a. Classifications
i. Turbine à action
La vapeur se détend complètement au niveau du distributeur ou l’énergie thermique est
totalement transformée en énergie de pression.
L’énergie thermique est transformée en énergie cinétique puis mécanique dans les canaux
mobiles.
i. Réchauffeur horizontal BP
Ces caractéristiques sont :
Tableau III.1 : Le réchauffeur bas pression BP1.
26
Chapitre III Description de soutirage
Dimension :
Surface de chauffe ………252 m².
Diamètre d’enveloppe ……. 900 mm.
Longueur totale ……. 7400 m.
Tableau III.2 : Le réchauffeur bas pression BP2.
27
Chapitre III Description de soutirage
28
Chapitre III Description de soutirage
29
Chapitre III Description de soutirage
30
Chapitre III Description de soutirage
L’eau à dégazer est pulvérisée dans l’espace à vapeur de la bâche alimentaire par le
pulvérisateur.
La vapeur de chauffe est conduite par tube plongeurs dans l’eau de la bâche alimentaire, et sous
le pulvérisateur la vapeur se condense en contact avec les jets d’eau.
Le soutirage S1
A partir du corps basse pression de la turbine, il arrive à travers deux conduites parallèle
RH11 et RH12 jusqu’au réchauffeur (RH10 W001) basse pression BP1.
Le condensat dans le réchauffeur BP1 est amené par la conduite de condensat RN10 au
réfrigérant des condensats RH10 W002.
31
Chapitre III Description de soutirage
Le soutirage S2
Il est également prélevé de la partie basse pression de la turbine. La vapeur arrive aux
vannes parallèles SA13 S023 et SA13 S024, au clapet anti-retour SA13 S033 et ensuite par la
conduite RH21 au réchauffeur BP2.
Le condensat cumulé dans le réchauffeur BP2, est conduit par la conduite RN20 à travers RN20
S001 vers le réchauffeur BP1.
Le soutirage S3
Il est prélevé de la partie basse pression de la turbine. La vapeur arrive à la vanne
motorisée (SA13 S025), au clapet anti-retour (SA13 S035) et ensuite par la ligne RH31 au
réchauffeur BP3.
Le condensat produit dans le réchauffeur BP3 sera envoyé par la conduite RN30 à travers de la
vanne de réglage RN30 S001 dans le réchauffeur BP2.
32
Chapitre III Description de soutirage
33
Chapitre III Description de soutirage
34
Chapitre III Description de soutirage
Le soutirage S5
Il est prélevé d’un étage de la partie MP de la turbine. En passant par les conduites RF51
0 RF56, la vapeur arrive à la vanne motorisée SA12 S023, clapet anti-retour SA12 S033 ensuite
la conduite RF57 et au réchauffeur HP5 le système de vapeur auxiliaire RQ est alimenté par la
conduite RF 58.
Le soutirage S6
Nécessaire pour le réchauffage de l’eau d’alimentation dans le réchauffeur HP6, il est
acheminé de la sortie du corps HP de la turbine à travers la conduite RF61. La vapeur qui
traverse la conduite RF62 est utilisée pour le réchauffage de la bâche alimentaire. Sur la
conduite RF61, on trouve une vanne motorisée RF61 S001.
Le circuit des condensats RP à la sortie des condensats des réchauffeurs HP est acheminé vers
la bâche alimentaire.
36
Chapitre IV
Calculs des rendements et interprétations
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Introduction
Le rendement est un rapport qui permet de montrer l’efficacité d’une installation.
Le calcul du rendement de l’installations thermique comporte les opérations suivantes :
37
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
38
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Côté droit de Côté gauche Côté droit de Côté gauche Côté droit de Côté gauche
corps HP de corps HP corps MP de corps MP corps BP de corps BP
(kg/s) (kg/s) (kg/s) (kg/s) (kg/s) (kg/s)
TdHP=0.005 TgHP=0.006
QHP =4.470
(Rd+Rg)BP=1.332 kg/s.
RQ = 0.097 kg/s.
S1=2.405 kg/s.
S2=6.460 kg/s.
S3=5.987 kg/s.
S4=7.336 kg/s.
S5=10.012 kg/s.
S6=13.674 kg/s.
39
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
40
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
W HP 296.89 kJ / kg .
W MP 429.79 kJ / kg .
Wt 1207.8 kJ / kg.
41
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
cycle 37 %.
IV.2.4. Calcul des Puissances
IV.2.4.a. Puissance de la pompe d’extraction
Ppe Wpe .Qm (IV.9)
Ppe 0.24 MW .
Ppa 3.36 MW .
Pch 396.61 MW .
42
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Soutirage S4
Q 127.99 kg / s .
43
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Un débit soutiré :
QS 4 Qs (75%)
(Q Qm (75%))(QS (100%) QS (75%)) (IV.13)
(Qm (100%) Qm (75%))
QS 4 7.95 kg / s.
Soutirage S3
Q 120.40 kg / s.
Un débit soutiré :
QS 3 Qs (75%)
(Q Qm (75%))(QS (100%) QS (75%)) (IV.13)
(Qm (100%) Qm (75%))
QS 3 6.46 kg / s.
Soutirage S2
Q Q( avantsoutirageS 3) QS 3 (IV.15)
Q 113.94 kg / s.
44
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Un débit soutiré :
QS 2 Qs (75%)
(Q Qm (75%))(QS (100%) QS (75%)) (IV.13)
(Qm (100%) Qm (75%))
QS 2 6.97 kg / s.
Soutirage S1 (avant)
QS1 Qs (75%)
(Q Qm (75%))(QS (100%) QS (75%)) (IV.13)
(Qm (100%) Qm (75%))
QS1 1.95 kg / s.
Soutirage S1 (arrière)
QS1 Qs (75%)
(Q Qm (75%))(QS (100%) QS (75%)) (IV.13)
(Qm (100%) Qm (75%))
QS1 0.73 kg / s.
45
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Remarque
Après le calcul, on observe que les débits soutirés (S1 S2 S3 S4) augmentent par rapport au
fonctionnement normal (six soutirages). On conclure que à quatre soutirages, les débits avant
soutirage sont plus grands qu’un fonctionnement normal.
P 0.1016 bar.
46
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
P 0.4863 bar.
Perte de charge dans le refroidisseur de purges
P 0.5456 bar.
47
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
P 11.7577 bar.
P1
Le rapport de détente pour notre cas R entre le point (1) et point (2).
P2
48
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
P1
P2 34.6 bar (IV.24)
R
Détermination de T2 :
Calcul de l’enthalpie H2
1—2 détente réelle dans la turbine HP, 1—2th détente isentropique.
( H1 H 2 )
tHP (IV.25)
( H1 H 2th )
H 2 H1 tHP ( H1 H 2th ) (IV.26)
H2th : On a une détente adiabatique +réversible (transformation isentropique S1=S2th)
Le rendement de corps HP pour ce fonctionnement égale celui de fonctionnement normal
tHP 0.854
P1 142.21 bar , T1 535 C.
49
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Pour le calcul de P5, il faut calcul P4 au point de soutirage. Le corps MP est traversé par le même
débit du point (3) au point (5).
Pour notre cas on a : Q 127.99 kg / s .
( R(100%) R(75%))(Q Q(75%))
R R(75%) (IV.22)
(Q(100%) Q(75%))
P
R 2.17 , P4 3 14.05 bar (IV.30)
R
P
Rapport de détente est : R 4 (IV.31)
P5
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 87.726 119.957
Rapport de détente R 2.969 2.985
50
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Pour P6 :
P5
Rapport de détente est R (IV.36)
P6
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 83.087 112.928
Rapport de détente R 2.961 2.970
51
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
H5 H6
tBP (IV.38)
H 5 H 6th
Calcul de H6th :
tBP 0.86
Calcul de l’enthalpie H6 :
Calcul de H6th :
Le rendement de corps BP, pour ce fonctionnement, est égale celui de fonctionnement normal
tBP 0.86
H 6 H 5 tBP ( H 5 H 6th ) (IV.39)
H 6 2819.9 kJ / kg
52
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Pour P7 :
P6
Rapport de détente est R (IV.40)
P7
P6
R 2.79 , P7 0.57 bar. (IV.41)
R
H6 H7
tBP (IV.42)
H 6 H 7th
Calcul de H7th :
H6 H7
tBP 0.9 (IV.42)
H 6 H 7th
Calcule de l’enthalpie H7 :
Calcule de H7th :
53
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Le rendement de corps BP, pour ce fonctionnement, est égale à celui de fonctionnement normal
(tBP 0.9).
H 7 2654.6 kJ / kg
Pour P8 :
P7
R 4.02 , P8 0.14 bar (IV.44)
R
H 7 H8
tBP (IV.45)
H 7 H8th
H 7 H8
tBP 0.8 (IV.45)
H 7 H8th
Calcul de l’enthalpie H8 :
P7 0.57 bar , T7 87 C
54
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
H 8 H 7 t ( H 7 H 8th ) (IV.46)
Pour P9 :
P8
Rapport de détente est R (IV.47)
P9
P8
R 3.42 , P9 0.04 bar (IV.48)
R
H8 H 9
tBP (IV.49)
H8 H 9th
tBP 0.54 .
55
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Calcul de l’enthalpie H9
H8 H 9
On a : tBP (IV.49)
H8 H 9th
H 9 H 8 tBP ( H 8 H 9th ) (IV.50)
Calcul de H9th
H 9 2452.5 kJ / kg .
56
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Q 4Q
C10 : Vitesse d’aspiration, C10 0.943m / s (IV.52)
S10 D2
Q 4Q
C11 : Vitesse au refoulement, C11 2.492m / s (IV.53)
S11 D'2
Avec :
D est le diamètre intérieur de la conduite d’aspiration (D=406.4 mm).
D’ est le diamètre intérieur de la conduite de refoulement (D’=250 mm).
On a le rendement de la pompe :
H11th H10
p (IV.54)
H11 H10
(H 11th H 10 )
H 11 H 10 (IV.55)
p
pe
Avec : p (IV.56)
m
pe = 0.78.
m = 0.96.
pe
p 0.81 (IV.56)
m
Calcul de H11th
P11 14.62 bar , S 11th 0.43 kJ / kg .º C
(H 11th H 10 )
Donc : H 11 H 10 125.4 k J / k g (IV.55)
p
57
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
58
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
H 14 147.25 kJ / kg
H 14 147.53 kJ / kg , P14 6.68 bar
D’après la table thermodynamique T14 35 C .
Coté de vapeur
P6' P6 P 1.48 bar (IV.67)
ΔP : Perte de charge dans la conduite du soutirage S3 (0.1013 bar).
H 6' H 6 2819.9 kJ / kg , P6' 1.48 bar
D’après la table thermodynamique T 6' 173 C
59
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Q8 H8 Q8' H8'
H8'' (IV.70)
Q8 Q8'
Q8 QS1 : débit avant le soutirage S1 (1.94 kg/s) , Q8' QS1 : débit arrière de soutirage
S1 (0.734 kg/s).
H 8' 277.77kJ / kg .
H 8'' 1880.2 kJ / kg .
.
m C p : Capacité thermique du fluide chaud.
60
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Comme l’efficacité varie très peut avec le débit, nous pouvons estimer sa valeur à celle du
régime normale Tce 55.1 C , T cs 43.8 C , T fe 38.8 C , T fs 40.30 C .
T ce T cs
Température moyenne du fluide chaud, T mc 49.45 C (IV.73)
2
T T fe
Température moyenne du fluide froid, T mf fs 39.25 C (IV.74)
2
D’après la table thermodynamique C pe 4180.8 J / kg .C , C pf 4177 J / kg .C
.
m c C pe 61.98 kW / C .
.
m f C pe 478.34 kW / C .
. . .
m c Cpc m f C pf (m C pe ) min mC pe (IV.75)
(Tce Tcs )
Finalement : E 0.67 (IV.76)
(Tce T fe )
Pour notre cas : Tcs Tce (Tce Tfe ) E (IV.77)
T cs T D 40 C .
Calcul HD
Liquide saturé (X=0), plus on remarque d’après la table thermodynamique, que l’enthalpie reste
constante dans l’intervalle de pression [0.08 0.5bar] pour une température de 40 °C.
Comme dans notre cas, la pression ne peut se situer que dans cet intervalle, on déduit
H D 167.53 kJ / kg .
Calcul de H15
Qm 2 ( H8''' H d )
Bilan thermique : H15 H14 (IV.78)
Qm
H 15 150.18 kJ / kg , P15 6.14 bar .
61
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Calcul de H16
62
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Qvive
Pour notre cas : Q 64.892kg / s .
2
P19 C19 2 P C 2
ht 20 20 (IV.86)
g 2g g 2g
(C19 2 C20 2 )
P20 P19 ht ( ) g (IV.87)
2g
Qm 4Qm
C19 (IV.88)
S19 D 2
C 19 1.32 m / s .
Qm 4Qm
C20 (IV.89)
S20 D'2
C 20 2.64 m / s .
63
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Qm
Qv (IV.91)
Qv 252.93 m 3 / h .
hpn: Hauteur monomérique de la pompe nourricière = 59.5 m.
Calcul de hPP : Hauteur monomérique de la pompe principale.
Calcul de H20
( H 20th H19' )
pp (IV.94)
H 20 H19
( H 20th H19' )
H 20 H19' (IV.95)
pp
Gpp
pp 0.81 (IV.96)
m
Ƞpp= 0.78.
Ƞm =0.96.
Calcul de H20th
P19 C19 2 P C 2
hpn 19' 19' (IV.97)
g 2g g 2g
hpn 59.5m , C 19 1.3 m / s .
64
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Qm 4Q m
C 19' 2.1 m / s (IV.98)
S 19' D '2
C 19 2 C 19'2
P19' P19 (h pn ) g 8.05 bar (IV.99)
2g
P19' 8.05 bar , T19' 142 C .
( H 20th H19' )
Donc : H 20 H19' (IV.95)
pp
H 20 620.52 kJ / kg , P20 175.6 bar .
65
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Tableau IV.2 : Les différents paramètres pour le contournement des réchauffeurs HP (avec
quatre soutirages BP).
66
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
67
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
W BP 507.93 kJ / kg .
68
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
cycle 33%
69
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Q 125kg / s .
70
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
P1
Le rapport de détente R entre le point (1) et point (2).
P2
P1
R (IV.23)
P2
P1
P2 33.267bar (IV.24)
R
Détermination de T2 :
Calcul de l’enthalpie H2
( H1 H 2 )
tHP (IV.25)
( H1 H 2th )
H 2 H1 tHP ( H1 H 2th ) (IV.26)
H2 th : On a une détente adiabatique + réversible (transformation isentropique S1=S2th)
71
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
On a P3 P2 P (IV.27)
(P(100%) P(75%))(Q Q(100%))
P P(75%) (IV.19)
Q(100%) Q(75%)
P 3.8701bar .
P3 29.397 bar .
T3 T1 T 535C (IV.28)
T3 535C , P3 29.397 bar .
72
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
P3
Rapport de détente est R (IV.29)
P4
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 94.675 129.969
Rapport de détente R 2.166 2.175
Pour calculer P5, il faut calculer P4 au point de soutirage. Le corps MP est traversé par le même
débit du point (3) au point (5).
Q=123.303kg/s.
P3
R (IV.29)
P4
P3
P4 13.5267bar (IV.30)
R
P
Rapport de détente est : R 4 (IV.31)
P5
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 87.726 119.957
Rapport de détente R 2.969 2.985
Q 123.303 kg / s .
P4
P5 4.5290bar (IV.33)
R
Détermination de T5
Calcul de l’enthalpie H5
H3 H5
On a : tMP (IV.34)
H 3 H 5th
H 5 H 3 tMP ( H 3 H 5th ) (IV.35)
H5 : On a une détente adiabatique+ réversible (transformation isentropique) ce qui implique que
S3 S5 th
73
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
t MP 0.90 .
H 5 H 3 tMP ( H 3 H 5th ) (IV.35)
H 5 3031.8 kJ / kg , P5 4.5290 bar .
Pour P6 :
P5
Rapport de détente est R (IV.36)
P6
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 83.087 112.928
Rapport de détente R 2.961 2.970
P5
P6 1.5233bar (IV.37)
R
Pour P7 :
P6
Rapport de détente est R (IV.40)
P7
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 78.983 106.941
Rapport de détente R 2.781 2.787
Pour Q 123.61 kg / s .
74
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
P7
P7 0.5459bar (IV.41)
R
Pour P8 :
Pour Q 123.61 kg / s .
R 4.0460 .
P7
P8 0.1349bar (IV.44)
R
Pour P9 :
P8
Rapport de détente est R (IV.47)
P9
Charge en % 75% 100%
Débit Q (kg/s) 73.249 98.076
Rapport de détente R 2.976 3.330
Pour Q 123.61 kg / s .
R 3.6941.
P8
P9 0.0365bar (IV.48)
R
Calcule de l’enthalpie H9 :
H5 H9
tBP (IV.49)
H 5 H 9th
H 9 H 5 tBP ( H 5 H 9th ) (IV.50)
H9 : On a une détente adiabatique+ réversible (transformation isentropique) ce qui implique que
S5 S9 th
75
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
H 9 2536.5kJ / kg , P9 0.0365bar .
Qm 4Qm
C10 0.9675m / s (IV.52)
S10 D2
Avec : D’ est le diamètre intérieur de la conduite d’aspiration égale à 406.4 mm.
Qm 4Qm
C11 2.5567m / s (IV.53)
S11 D'2
Avec : D’ est le diamètre intérieur de la conduite de refoulement égale à 250 mm.
76
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
H11th H10
p (IV.54)
H11 H10
H10 ( H11th H10 )
H11 (IV.55)
p
pe
Avec : p (IV.56)
m
pe = 0.78.
m =0.96.
p 0.8125 .
Calcul de H11 th
H11th H10
Donc : H11 H10 (IV.55)
p
H11 116.5786 kJ / kg , P11 14.3786bar .
H12=?
Q1112 Q m H 12 H 11 (IV.59)
77
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Q1112
H12 H11 (IV.60)
Q
Q1112
H12 H11 (IV.60)
Qm
Calcul de H13
Le bilan thermique :
H13 H12
qcb ( H A H E ) (IV.62)
Qm
Calcul de H14
Chaleur cédée par la vapeur :
QB G 261.3568 kJ / kg .
78
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
On a : QB G Q1314
Q1314
Alors : H14 H13 (IV.65)
Qm
P19 C19 2 P C 2
ht 20 20 (IV.86)
g 2g g 2g
79
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Qm 4Qm
C19 (IV.88)
S19 D 2
C19 1.1806 m / s .
Qm 4Qm
C20 (IV.89)
S20 D'2
C20 2.3620 m / s .
Qm
De la caractéristique de la pompe nourricière, on tire hpn correspondant à notre débit (Qv )
Qv 226.34 m3 / h .
hpn : Hauteur manométrique de la pompe nourricière hpn 59 m .
Calcule de hpp : Hauteur monomérique de la pompe principale.
hpp 1802.8 m .
80
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Calcul de H20
( H 20th H19 )
pp (IV.94)
( H 20 H19 )
( H 20th H19' )
H 20 H19' (IV.95)
pp
Gpp
pp 0.7813 (IV.96)
m
pp = 0.75.
m = 0.96.
Calcul de H20th
hpn 59 m .
C19 1.18 m / s .
Qm 4Qm
C19' (IV.98)
S19' D'2
C19' 1.8773 m / s .
H 20th H19’
Donc : H 20 H19’ (IV.95)
pp
H 20 163.1984 kJ / kg , P20=188.8643 bar.
81
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
82
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
83
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
W HP 345.71 kJ / kg .
W MP 497.01 kJ / k g .
W BP 487.93 kJ / kg .
W t 1331.4 kJ / kg .
W pe 1.77 kJ / kg .
W pa 25.38 kJ / kg .
84
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Qch 3734.1 kJ / kg .
cycle 29%
IV.6.4. Calculs des puissances
IV.6.4.a. Puissance de la pompe d’extraction
Ppe Wpe .Qm (IV.9)
Ppe 0.21 MW .
Ppa 3.17 MW .
Pch 466.76 MW .
85
Chapitre IV Calculs des rendements et interprétations
Conclusion :
Dans ce chapitre, les calculs ont montré que le procédé de soutirage améliore le
rendement de la centrale thermique.
86
Conclusion générale
Dans notre travail, nous avons voulu tout d’abord approfondir nos connaissances sur le
principe de fonctionnement des divers composants de la centrale thermique à vapeur dans le
site de la centrale de production d’électricité de CAP-DJINET.
Le travail que nous avons réalisé montre l’importance et le rôle des soutirages sur le rendement
du cycle thermique de la station de Cap-Djinet. Les principaux paramètres influant sur le
rendement de cycle sont La température de l’eau d’alimentation à l’entrée de la chaudière et la
quantité de chaleur fournie par la chaudière.
Les résultats obtenus montrent que pour un fonctionnement normal (avec six soutirages) le
rendement est égal à 37%, il diminue de 4% pour le cas de contournement des réchauffeurs HP
(avec quatre soutirages) et de 8% pour le cas de contournement des réchauffeurs HP et BP (sans
soutirages).
On a trouvé que le procédé de soutirage joue un rôle très important dans l’amélioration du
rendement de la centrale. En effet, ce procédé permet de minimiser la consommation spécifique
du fuel au niveau de la chaudière par des prélèvements de la vapeur d’eau surchauffée.
87
Bibliographie
[4] KWE, service de formation professionnelle, circuit eau vapeur N° de registration 5516.
A-1
2. Tableau pour 75% de charges : (6 soutirages)
A-2
Annexe B
Extrapolation polynomiale :
Principe :
Y
y1
α
y0
x0 x1 x x
Si une fraction linéaire y f ( x) est continue et strictement croissante (où décroissante) sur un
intervalle, on peut déterminer l’absice ou l’ordonné d’un point quelconque par une interpolation
(où extrapolations) polynomiale en utilisant la méthode de Newton :
y y0 y y
1 0
x x0 x1 x0
(x x0 )( y1 y0 )
y y0
x1 x0
(x x0 )( y1 y0 )
y y0
x1 x0
B-1
Cas particulier :
On va utiliser cette formule de Newton pour déterminer le débit de la vapeur dans le cas du
vapeur surchauffé.
Qs
Qs
Qs100%
α
Qs75%
Qs Qs 75%
Qvive Q m 75% Qs 100% Qs 75%
(Q m 100% Q m 75% )
Le même procédé peut être utilisé pour les différentes variables d’état (Enthalpie, pressions, ...
etc) dans la zone de la vapeur surchauffée dont le comportement est linéaire (loin de la ligne
de saturations en vapeur).
B-2
Annexe C
Organigramme de calcul :
1. Sous-programme avec six soutirages :
Début
Calcul WHP
Calcul WMP
Calcul WBP
Calcul Wt
Calcul Wpe
Calcul Wpa
Calcul Qch
Calcul ηcycle
Calcul Ppe
Calcul Ppa
Calcul Pch
Fin
C-1
2. Sous-programme avec quatre soutirages :
Début
Calcul les pertes des charges dans les conduites S1, S2, S3, S4
Calcul WHP
Calcul WMP
Calcul WBP
Calcul Wt
Calcul Wpe
Calcul Wpa
Calcul Qch
Calcul ηcycle
Calcul Ppe
Calcul Ppa
Calcul Pch
Fin
C-2
3. Sous-programme avec sans soutirages :
Début
Calcul WHP
Calcul WMP
Calcul WBP
Calcul Wt
Calcul Wpe
Calcul Wpa
Calcul Qch
Calcul ηcycle
Calcul Ppe
Calcul Ppa
Calcul Pch
Fin
C-2