« La fraude est à l’impôt ce que l’ombre est à l’homme.
» – Georges Pompidou
Cette déclaration illustre la place omniprésente de la fraude dans les rouages de la fiscalité et,
plus largement, dans l’économie mondiale. La fraude est un phénomène omniprésent qui
touche divers aspects de la société, allant de la contrefaçon de produits à la manipulation de
données financières. Elle représente un défi majeur pour les gouvernements et les institutions,
car elle compromet l'intégrité des systèmes économiques et sociaux.
Que l'on parle de corruption, de fraude financière, de blanchiment de revenus ou de
falsification de documents, les conséquences de ces actes illégaux touchent tous les domaines
d'activité et compromettent la confiance des citoyens dans leurs institutions.
1
D'après l'Association of Certified Fraud Examiners, les entités à l'échelle mondiale
font face chaque année à des pertes approximativement équivalentes à 5% de leur chiffre
d'affaires en raison de pratiques frauduleuses. Le Forum économique mondial identifie
également la corruption et la fraude comme des menaces significatives qui pourraient
entraver la croissance et la compétitivité des nations. 2Selon l'Office des Nations Unies contre
la drogue et le crime, “la corruption est le principal obstacle au développement économique
et social dans le monde1. Chaque année, 1 000 milliards de dollars sont versés en pots-de-vin
tandis que quelque 2 600 milliards de dollars, soit plus de 5 % du PIB mondial, sont
détournés”.
Face à ces statistiques préoccupantes, les gouvernements intensifient leurs actions
pour détecter, prévenir et punir toute forme de fraude, tout en s'efforçant d'assurer une
atmosphère de confiance sur le plan économique et social.
Sur le plan national, l'Institut national de la statistique et des études économiques
(INSEE) souligne la complexité d'évaluer avec précision l'effet financier de la fraude, compte
tenu de sa manifestation sous diverses formes. Pour les multinationales, la question de la
fraude revêt une importance particulière en raison des ressources dont elles disposent et de
leur présence dans diverses juridictions. 3L'affaire du Dieselgate impliquant Volkswagen est
une illustration parfaite des répercussions de comportements frauduleux à l'échelle mondiale.
1
https://www.acfe.com/fraud-resources/report-to-the-nations-archive
2
https://www.unodc.org/documents/lpo-brazil/Topics_aids/Publicacoes/
corr14_fs_DEVELOPMENT_FR_PRINT.pdf
3
https://www.connaissancedesenergies.org/questions-et-reponses-energies/affaire-
volkswagen-quelles-consequences-pour-les-vehicules-incrimines
En installant des mécanismes frauduleux dans ses voitures pour échapper aux normes
environnementales, la société a non seulement dupé les instances de régulation, mais aussi
porté atteinte à l'écologie et à la santé publique. Le constructeur automobile a subi des
sanctions mondiales dépassant les 30 milliards d'euros, ce qui a eu un impact sur sa
réputation.
Une autre catégorie courante parmi les grandes entreprises est celle des fraudes
comptables. Des scandales notables tels que celui d'Enron aux États-Unis ou de Wirecard en
Allemagne ont exposé l'ampleur des stratagèmes illégaux susceptibles d'être orchestrés pour
falsifier les comptes, surévaluer indûment la valeur des titres ou dissimuler des dettes
gigantesques. Il en résulte de nombreuses conséquences : faillites d'entreprises, vagues de
licenciements, perturbation des marchés financiers et atteinte prolongée à la réputation des
acteurs concernés. Outre les questions environnementales ou comptables, la corruption reste
un défi majeur. Les pots-de-vin, les dessous-de-table ou le recours à des systèmes financiers
clandestins compromettent la transparence du marché et engendrent des distorsions de la
concurrence. Les entreprises multinationales qui opèrent dans des pays où la réglementation
est moins rigoureuse ou la gouvernance plus fragile ont tendance à adopter ces agissements
illégaux, ce qui compromet les principes élémentaires d'une bonne gouvernance.
L'un des types de fraude revient souvent est la fraude fiscale qui se définit comme une
série d'actions délibérées et illégales destinées à éviter ou réduire de manière inadéquate le
montant de l'impôt qui revient à l'État. Elle s'intègre dans une problématique plus vaste de
fraudes économiques et financières et constitue un défi crucial pour les gouvernements, aussi
bien en termes de revenus publics que d'équité entre les contribuables. Il existe divers
intervenants dans la fraude fiscale : des particuliers, des PME, des grands groupes nationaux
et même des multinationales. Les répercussions sur la communauté se manifestent par une
perte financière significative qui entrave le financement des infrastructures, de la sécurité, de
l'éducation, de la santé et même de la recherche.
En raison de leur présence dans divers pays, les multinationales sont fréquemment au
cœur des discussions sur la fraude fiscale, car cela leur permet d'avoir une grande flexibilité
dans l'organisation de leurs flux financiers et de déplacer leurs profits vers des lieux où la
taxation est plus favorable. Cette pratique de fraude ou d'évasion fiscale dépasse largement le
cadre de l'optimisation : elle nécessite l'élaboration de schémas complexes et parfois obscurs,
passant par des sociétés fictives et des filiales établies dans des juridictions à la fiscalité
extrêmement basse. On trouve fréquemment parmi les outils suivants :
1. Le transfert de bénéfices : Les entreprises multinationales exploitent des
mécanismes de prix de transfert non conformes entre leurs diverses filiales afin de
situer la majeure partie de leurs bénéfices dans des pays où l'imposition est faible. Par
exemple, une filiale basée dans un paradis fiscal facture à des tarifs exorbitants des
services de consultation ou des droits de propriété intellectuelle à une autre filiale
située dans un pays fortement taxé. Ainsi, les profits sont minimisés dans la filiale
fortement taxée, tandis qu'ils sont optimisés dans la filiale établie en zone à fiscalité
réduite.
2. Les sociétés-écrans : Un certain nombre de multinationales établissent de
multiples entités légales dans diverses juridictions pour fragmenter leurs opérations et
compliquer la traçabilité de leurs flux financiers. Les revenus, dividendes ou
redevances peuvent passer par une série de structures intermédiaires avant d'arriver
sur des comptes offshores, rendant ainsi la tâche plus difficile pour les autorités
fiscales.
3. Les rulings et accords secrets : Dans divers pays, il se peut que des ententes
fiscales particulières soient conclues en secret avec les instances locales. Ces
conventions autorisent certaines entreprises multinationales à jouir d'une imposition
particulièrement favorable qui n'est pas accessible aux sociétés « ordinaires »,
engendrant ainsi une disparité évidente entre les divers intervenants économiques. Les
affaires 4LuxLeaks (2014) et 5Panama Papers (2016), exposées par le Consortium
international des journalistes d'investigation, ont mis en lumière l'étendue et la variété
de ces dispositifs.
L’OCDE à estimé qu’en France entre 100 et 240 milliards de dollars échappaient
chaque année aux administrations fiscales du fait de l’évasion et de la fraude pratiquées par
certaines entreprises multinationales
4
https://www.dalloz-actualite.fr/flash/cedh-l-affaire-luxleaks-et-protection-en-demi-teinte-
des-lanceurs-d-alerte
5
https://www.icij.org/inside-icij/2016/05/icij-releases-panama-papers-offshore-company-
data/
Figure 1 Source : Eulicid
Parmi les formes fraude fiscale, les cas liés à la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ont
un statut particulier. La TVA est une des principales sources de revenus pour plusieurs pays,
y compris la France où elle détient le statut de première recette fiscale. La TVA, avec son
caractère déclaratif et la présence d'opérations intracommunautaires au sein de l'Union
européenne, est malheureusement vulnérable à différentes manœuvres frauduleuses. 6La
Commission européenne a d'ailleurs évalué que la perte financière due à la fraude à la TVA,
désignée sous le terme « écart de TVA » (VAT Gap), excédait 89 milliards d'euros
annuellement en Europe. Les principales formes de fraude à la TVA incluent généralement :
La fraude à la TVA dite “carrousel” : elle est organisée entre plusieurs
entreprises pour obtenir le remboursement, par un État de l’Union, d’une taxe qui n’a
jamais été acquittée en amont, ou pour réduire le montant de la TVA à payer. Le
circuit de cette fraude implique une chaîne de sociétés réalisant des acquisitions et
livraisons intracommunautaires, ou des importations et exportations, entre plusieurs
États. Des droits à déduction sont constitués artificiellement par des sociétés
éphémères, appelées "taxi", qui créent de la TVA grâce à un circuit de facturation. 7
D’après les dernières estimations de l’Agence de l'Union européenne pour la
coopération des services répressifs (Europol), la fraude dite “carrousel” coûte à
l'Union européenne près de 50 milliards d'euros par an, elle touche particulièrement
6
https://www.kurzy.cz/tema/9208138.html
7
https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgfip/controle_fiscal/
procedes_fraude/5_Fraude_tva_type_carrousel.pdf
les secteurs du commerce des composants électroniques, de la téléphonie mobile et du
textile.8
La fausse facturation : elle consiste à exagérer ou inventer intégralement des
factures de biens ou services pour gonfler de manière artificielle la TVA déductible. Il
existe plusieurs types de fausses factures tel que la facture fictive d’achat ou de vente
ou l’on crée un document pour une transaction inexistante, la facture de complaisance
ou l’on crée une facture réelle mais avec des informations erronées (montants,
quantités, etc.) et pour fin la facture "taxi" qui est établie par une personne autre que
celle ayant réalisé la prestation. 9
Les omissions ou dissimulations de ventes : De multiples fraudes de TVA
s'appuient sur des déclarations incomplètes, dans lesquelles le chiffre d'affaires réel
est sous-estimé. Les artisans ou les commerçants impliqués emploient la technique
dite “au noir”, c'est-à-dire qu'ils ne déclarent pas entièrement ou en partie leurs ventes,
ce qui leur permet d'éviter la TVA sur la partie omise. Ce détournement affecte à la
fois les sociétés locales et peut se propager davantage dans le contexte d'échanges
internationaux.10
Les décotes abusives en fin de chaîne : consiste à appliquer des remises, rabais
ou ristournes qui n'ont pas réellement été accordés au client, ces réductions fictives
diminuent la base taxable et par conséquent le montant de TVA à reverser. La
création de facture d'avoir sans justification réelle, comme étant une erreur de
facturation ou un retour de marchandises et aussi une méthode courante, ces factures
d'avoir fictives permettent de réduire artificiellement le chiffre d'affaires déclaré et
donc la TVA due.11
Le détournement du mécanisme de l’autoliquidation : l’autoliquidation est une
méthode de collecte de la TVA qui est utilisé dans certains cas de sous-traitance dans
le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) où la facture ne comporte pas de
8
https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/fraude-a-la-tva-un-reseau-impliquant-la-mafia-
italienne-demantele-en-europe-7900440435
9
https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgfip/controle_fiscal/
procedes_fraude/6_Facturation_fictive_ou_de_complaisance.pdf
10
https://www.capital.fr/votre-carriere/activite-non-declaree-quels-sont-les-risques-
1364220
11
https://www.legalplace.fr/guides/facture-avoir/
https://go.sellsy.com/blog/facture-davoir-comment-la-realiser-quand-la-faire-et-modele
TVA et sera directement auto-liquidé à l’administration fiscale par l’entreprise
preneuse. Certaines entreprises détournent ce procédé en falsifiant des montants
déclarés, multipliant des intermédiaires, en abusant du statut de sous-traitant
(certaines entreprises se font passer pour des sous-traitants afin de bénéficier
indûment de l'autoliquidation), en sociétés éphémères afin de collecter la TVA avant
de disparaître sans la reverser et pour finaliser en faisant passer leurs activités pour
des exceptions à l'autoliquidation, comme des services non liés au bâtiment.12
Dans un environnement de mondialisation croissante, la fraude à la TVA est une
pratique récurrente au sein des multinationales qui généralement disposent d’implantations et
de ressources considérables pour contourner les réglementations. Souvent ces entreprises
multinationales font appel à une société écran localisée dans un paradis fiscal pour acheter
des produits hors taxes au sein d'un pays de l'UE, afin de la revendre avec TVA dans une
autre pays sans jamais reverser la TVA collectée. Les holdings ayant des filiales domiciliées
dans à la fiscalité avantageuse facilitent aussi la dissimulation des profits et par conséquent la
minimisation du montant total versé au Trésor Public.
La fraude en matière de TVA engendre des répercussions sévères pour les sociétés.
Les entreprises en faute peuvent faire face à des redressements fiscaux, avec des amendes
pouvant atteindre jusqu'à 80% des sommes fraudées. Si une fraude est confirmée, les
entreprises pourraient également faire face à des amendes et à des peines d'emprisonnement
pour leurs dirigeants, surtout dans le contexte d'une fraude à grande échelle ou organisée. En
outre, elles peuvent être écartées des appels d'offres publics et des financements, et leur statut
juridique peut conduire à une interdiction d'opérer dans certaines situations. Les pénalités
fiscales sont aussi rigoureuses. Une transaction non déclarée dans les temps requis, expose
l'entreprise à une pénalité fiscale de 80 %. Dans le cadre d'une fraude fiscale intentionnelle,
une déclaration de TVA volontairement erronée ou partielle peut entraîner une majoration de
40 % pour un oubli volontaire, 80 % pour une violation manifeste des règles fiscales, ou bien
encore 80 % en cas de manœuvre frauduleuse destinée à induire l'administration fiscale en
erreur. Des intérêts de retard de 0,20 % mensuels s'ajoutent aux sommes dues. Dans le
domaine du droit pénal, une infraction fiscale entraîne en général une amende de 500 000 € et
une peine d'emprisonnement de 5 ans. Les sanctions peuvent être alourdies (amende pouvant
12
https://entreprendre.service-public.fr/vosdroits/F31983
https://www.graneet.com/fr/article/autoliquidation-tva
aller jusqu'à 3 millions d'euros et peine de 7 ans d'incarcération) si l'infraction est liée à une
fraude en bande organisée, la souscription de contrats à l'étranger ou l'implication
d'entreprises-écrans. Les sanctions deviennent d'autant plus sévères lorsqu'il s'agit de faux
13
documents, d'usage de fausse d'identité ou des domiciliations fiscales fictives à l'étranger.
L'Etat mène une lutte sans égale pour combattre la fraude à la TVA, au fil des année
plusieurs dispositifs ont était mis en place tels que14 :
La détection avancée via l’analyse des données et l’identification des relations
entre entités pour repérer des schémas de fraude.
La coopération internationale où l’organe Eurofisc centralise et partage les
données fiscales entre les États membres de l'Union européenne pour coordonner les
enquêtes transfrontalières et identifier les fraudeurs.
La législation européenne qui renforce les mécanismes de partage
d’informations et de standardisation des mesures de surveillance fiscale entre les États
membres.
La loi anti-fraude TVA qui oblige les professionnels à utiliser des logiciels de
caisse accrédités pour les opérations avec des clients non assujettis à la TVA afin
d’empêchant l'altération des données fiscales.
L'utilisation de l’intelligence artificielle pour croiser les déclarations de TVA
des entreprises et repérer les incohérences plus facilement.
Les contrôles fiscaux et douaniers qui permettent de récupérer les sommes
dues.
13
La fraude à la TVA en France | Stripe
14
Lutte contre la fraude à la TVA | Grant Thornton
Fraude À La Tva - Altertax Avocats
La fraude à la TVA en France | Stripe
Fraude TVA : quelles sont les sanctions et les risques ? - Mooncard
La facturation électronique entre entreprises qui permet à l'administration
fiscale de mieux détecter la fraude grâce à la transmission des factures dématérialisées
et des données de transaction.
C’est avec cet objectif le que l'Ordonnance n° 2021-1190 du 15 septembre 2021
relative à la généralisation de la facturation électronique dans les transactions entre assujettis
à la taxe sur la valeur ajoutée et à la transmission des données de transaction 15 a vu le jour.
Cette ordonnance oblige tout entreprise à en mesure de recevoir des factures électroniques
dès le 1er septembre 2026 à cette même date les grandes entreprises et les entreprises de taille
intermédiaire (ETI) devront être également en mesure d’émettre des factures électroniques.
Etant assistante en contrôle de gestion et assistante de la gestion financière des ventes,
j’ai pu observer que les méthodes utilisées pour la facturation n’étaient pas actuelles et étaient
la source de beaucoup d’erreurs et de problèmes de trésorerie.
Ce mémoire va donc s’interroger sur l'impact de la transition vers l'e-invoicing sur
l'optimisation du contrôle budgétaire et la lutte contre la fraude à la TVA dans les grandes
entreprises françaises
Le thème de ma problématique sera donc : dans quelle mesure l'implémentation de
l'e-invoicing et l'adaptation des processus de contrôle budgétaire qui en découle
peuvent-elles optimiser la performance financière des grandes entreprises françaises et
renforcer la lutte contre la fraude à la TVA, tout en assurant la conformité aux normes
comptables internationales ?
Cette problématique s’inscrit dans un contexte de transformation numérique des
entreprises et de renforcement des mécanismes de contrôle fiscal. Cette question revêt une
importance accrue étant donné que l'implémentation de la facturation électronique et la
modernisation des procédures de contrôle budgétaire sont devenues des outils essentiels pour
optimiser la performance et assurer la conformité fiscale dans un environnement en constante
évolution. L'adoption de ces outils technologiques est cruciale pour les grandes entreprises
15
Ordonnance n° 2021-1190 du 15 septembre 2021 relative à la généralisation de la
facturation électronique dans les transactions entre assujettis à la taxe sur la valeur
ajoutée et à la transmission des données de transaction - Dossiers législatifs - Légifrance
françaises, car elle leur offre la possibilité d'améliorer leurs processus internes tout en
améliorant leur position face aux normes fiscales et comptables internationales.
Afin de répondre à cette question, nous suivrons une approche structurée en plusieurs
étapes. Dans un premier temps, une revue de la littérature sera réalisée pour poser les bases
théoriques de notre étude. Cette revue mettra en lumière les principaux concepts et théories
concernant l’e-invoicing, les processus de contrôle budgétaire, la performance financiere, la
conformité, les normes comptables internationales et la fraude à la TVA.
Ensuite, une étude de terrain sera menée pour observer la mise en œuvre concrète de
ces outils dans les grandes entreprises françaises, en identifiant les bonnes pratiques et les
obstacles rencontrés dans leur adoption.
La deuxième étape consistera en une analyse diagnostique approfondie, structurée en
trois parties. Tout d’abord, nous effectuerons une enquête auprès de grandes entreprises
françaises ayant adopté l’e-invoicing pour comprendre les impacts directs sur leur
performance financière et leurs processus budgétaires. Parallèlement, nous analyserons les
dispositifs de contrôle de la fraude à la TVA en place, en étudiant leur efficacité avant et
après l’implémentation de la facturation électronique. Enfin, une analyse comparative sera
réalisée entre les grandes entreprises françaises et celles d’autres pays européens, permettant
de mettre en lumière les spécificités de l'approche française et d'identifier les domaines
d’amélioration.
Dans la dernière phase de notre étude, nous élaborerons des recommandations
concrètes, basées sur les résultats obtenus. Celles-ci viseront à optimiser l’implémentation de
l’e-invoicing, à renforcer les processus de contrôle budgétaire et à améliorer la lutte contre la
fraude à la TVA, tout en assurant une parfaite conformité avec les normes comptables
internationales. Ces préconisations seront formulées de manière précise et stratégique, afin
d’accompagner les grandes entreprises françaises dans l’évolution de leurs pratiques internes.
À l’issue de ce processus, nous serons en mesure de proposer une vision éclairée de la
manière dont l’e-invoicing et les ajustements des processus budgétaires peuvent constituer
des leviers puissants pour optimiser la performance financière des entreprises, tout en
contribuant à une lutte plus efficace contre la fraude fiscale et en garantissant leur conformité
avec les normes comptables internationales. Cette démarche analytique approfondie
permettra de répondre de manière précise à la question initiale, tout en offrant des solutions
applicables et une réflexion stratégique pour les entreprises concernées.