I
UNIVERSITE DE LUBUMBASHI
FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET
ADMINISTRATIVES
Département des sciences
politiques et administratives
Découpage territorial de 2015 et
stabilité politique en République
Démocratique du Congo
Par MAKONGA MBUYA KALULUA
Lucien Travail de fin de cycle
présenté en vue de
l’obtention du grade de
gradué en Sciences Politiques
et Administratives
II
Novembre 2021
UNIVERSITE DE LUBUMBASHI
FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET
ADMINISTRATIVES
Département des sciences
politiques et administratives
Découpage territorial de 2015 et
stabilité politique en République
Démocratique du Congo
Par MAKONGA MBUYA KALULUA
Lucien Travail de fin de cycle
présenté en vue de
l’obtention du grade de
gradué en Sciences Politiques
et Administratives
Directeur : Muteba Byamungu
Brigitte
Assistante
III
Année Académique 2020-2021
EPIGRAPHE
« L’apparence est le vêtement de la personnalité »
CHARLS GAYARD
IV
DEDICACE
De tout cœur et conscience, je dédie ce chef d’œuvre à
ma très chère mère KASONGO MONGA Françoise.
V
AVANT-PROPOS
Au terme de notre travail de fin de cycle, nous nous
trouvons dans l’obligation de remercier toutes les personnes
qui, de près ou de loin, ont concouru à la réalisation de cette
œuvre scientifique.
Nos remerciements s’adressent tout d’abord à Dieu tout
puissant, car c’est par sa grâce que nous avons réussi à
réaliser des choses pour cette année.
Nous remercions notre directeur, l’Assistante MUTEBA
BYAMUNGU Brigitte qui, nonobstant ses charges horaires et
en dépit de ses multiples occupations, a bien voulu rendre
disponible son temps pour la direction de ce travail.
Nos remerciements s’adressent également à tous les
membres du corps académique et professoral de l’université
de Lubumbashi en général et de la faculté des Sciences
Sociales Politiques et Administratives en particulier.
Nous restons reconnaissants envers nos frères, sœurs et
oncles pour tous leurs bienfaits, encouragements et surtout
leur amour qu’ils nous ont toujours témoigné. Citons : la
famille KASONGO MUTANTE (Kasongo mwenzemi, Ngoy kitwa
maf, kasongo monga, kasongo mafinge, kasongo jeleshi ; …)
Aux couples : Monga sayo, Alain mande, Jean tshikuz
(Josué tshikuz, Priscille tshikuz, …), nos remerciements à mes
frères et sœurs : Pitchou mujinga, Jeff kazembe, Claude
VI
kasongo, Ngoy wa kela, Felly befuta, Gisel kasongo, Faustine
kasopela, Cecil mukumbi ; …
A vous amis : Belden mukose, Maurice kimba, Lupembe
domingo, Teddy lumbala, Dominique makwasa, Daniel kinda,
Stone tshibangu, john kanku, cedrat kasongo ; … A vous
camarades et connaissances : Clément makolo, Michel
kabula, Elie kilufya, christient kalonda, kalenga serge, Amisi
shako Bruno, Loseke shamba leon, mwange mweyuma
samanta, kaya Raïssa, benedict tshiwamp, Kahinda marina,
Mireille kabwasa, …
Que tous ceux dont les noms ne sont pas cités explicitement
ne daignent nous en tenir rigueur, car pour tout le monde
nous réitérons nos sentiments de gratitude.
1
0.INTRODUCTION
1. PRESENTATION DU L’OBJET D’ETUDE
Depuis quatre décennies environ, la subdivision territoriale
est considérée comme une procédure moins mauvaise de gestion
du pays, les motifs politiques avancés étant l’importance et le
souci d’une meilleure gestion de la territoriale. Il est évident que le
découpage est un processus qui consiste à scinder le territoire
national à plusieurs entités ou collectivités territoriales locales
agissant au nom et pour le compte de l’Etat.
C’est ainsi que le parlement congolais vote une loi relative au
découpage du pays en 26 provinces contre 11 provinces
initialement. Bien que cette réforme indispensable dans les pays
aux dimensions continentales figure dans la constitution de 2006,
sa mise en œuvre aura étendu près de dix ans. Elle intervient
surtout dans un contexte de tension politique à moins d’une année
à la fin du deuxième et dernier mandat constitutionnel du
président Joseph KABILA.
La RDC fait partie des pays qui composent l’Afrique, et est
concernée par la problématique ou le phénomène de découpage
et la stabilité politique.
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET
Le choix porté sur ce sujet n’est pas un fait du hasard,
plusieurs raisons ont limité ce dernier, mais si nous parlons, ce
sujet cadre bien avec la formation politique et administrative dans
la mesure où un jour nous serons appelé à gérer ou diriger ce
pays, mais aussi plusieurs personnes seront attiré par ce sujet
pour se ressourcé en ce qui concerne le découpage territorial et la
stabilité politique en RDC.
La RDC dans son évolution, a connu plusieurs reformes
depuis l’époque de l’Etat indépendant du Congo jusqu’à nos jours
en passant par la période coloniale, et des plusieurs ajustements
et réajustements qui ont laissé comme trace, la bonne
gouvernance, l’autonomie de gestion, financière et technique de
chaque entité, la mise sur pied de certaines structures
administratives au niveau local. Dans le sens de la
2
décentralisation, de la déconcentration, de la réduction et de
l’augmentation du nombre d’entités territoriales ainsi que leurs
nominations n’ont pas manqué de laisser des traces sur leurs
trajectoires historiques de l’organisation.
Nous mettons en exergue l’intérêt de cette problématique à
trois niveaux à savoir : personnel, scientifique et social.
INTERET PERSONNEL
Tout en étant conscient que tout étudiant en sciences politiques
et administratives est censé rédiger à la fin de chaque cycle un
travail qui met un terme à son parcours académique, c’est dans
cette logique que nous nous engageons d’élaborer ce travail
cependant, le souci de forcer l’unité nationale et stimuler
l’autodétermination du peuple congolais, nous approfondirons la
recherche. Sur le sujet qui a étendu notre attention en tant
qu’étudiant et chercheur en sciences politiques et administratives.
Etant qu’observateur l’analyse sociopolitique sur la
problématique du découpage territorial demande plus de réflexe
et l’apport de tout avec un esprit scientifique. Pour nous,
l’élaboration de ce travail se fait suivant le programme en vigueur
de l’université et c’est pour nous une opportunité de vérifier un
certain nombre des théories vues ou étudiées durant notre
premier cycle.
INTERET SCIENTIFIQUE
Mettre en pratique les théories apprises tout au long de notre
premier cycle n’est pas le souci majeur, mais aussi contribuer à
l’édification de la science politique et administrative tout en y
ajoutant cette modeste réflexion. C’est pour cette bonne raison
que nous poétisons que toutes les aspirations et suggestions qui
vont contenir ce travail serviront d’une contribution personnelle
dans l’édifice scientifique particulièrement en ce qui concerne les
questions liées au découpage et stabilité politique en RDC.
INTERET SOCIAL
Notre travail contribue à la recherche des solutions aux
différents problèmes qui peuvent naitre dans les nouvelles
provinces, et il servira à interpeller la société congolaise et les
dirigeants congolais que le découpage territorial est efficace sur le
plan politique et non sur le plan administratif par le fait que les
institutions politiques sont démembrées mais les institutions
3
administratives ne le sont pas. Raison pour laquelle le découpage
territorial influe sur la stabilité politique dans notre pays.
3. ETAT DE LA QUESTION
L’état de la question est l’une des parties d’un travail
scientifique qui permet au chercheur d’aller vérifier s’il y a un ou
plusieurs chercheurs ayant déjà travaillé sur le même sujet.
C’est dans le cadre de ce travail que nous faisons l’analyse
documentaire dans le souci de savoir les aspects que les autres
ont développés dans leurs travaux scientifiques, nous avons :
KABUNDI NDEMBA cité par MBAY MBAY Elie dans son
mémoire intitulé « le nouveau découpage territorial : atteintes et
défis à relever par l’administration publique ». Dans son chef
d’œuvre, il démontre que le découpage territorial que débouche
sur de nouvelles provinces est d’un effet bénéfique et cela a un
impact sur le développement économique et sociopolitique. 1
Il s’interroge en disant, est-ce que l’administration publique
sera capable de réunir ses missions pour répondre aux demandes
de la population ?
Il conclut en disant, le découpage territorial n’est pas
mauvais sur le plan administratif par le fait qu’il permet à
l’administration publique d’être proche de ses administrés et
chaque province sera capable d’établir un diagnostic et identifier
les maux à son sein.
BANZA KALAMA dans son mémoire intitulé « le découpage
territorial en RDC un facteur de bonne gouvernance »il cherche à
comprendre le pourquoi de la mise en place du processus du
découpage en RDC, pour la recherche de la bonne gouvernance
alors que celui-ci ne respecte pas les facteurs intrants de cette
mise en place.2
Il constate qu’en soi le découpage n’est pas mauvais mais il
n’est pas opportun de procéder de manière précoce à celui-ci, la
1
KABUNDI NDEMBA cité par E MBAY MBAY, le nouveau découpage territorial : atteintes et défis
à relever par l’administration publique, mémoire de licence en SPA, UNILU, inédit, 2017, p. 10.
2
BANZA KALAMA, le découpage territorial en RDC un facteur de bonne gouvernance, mémoire de
licence en SPA, UNILU, inédit, 2016, p. 7.
4
meilleure façon pour ce processus serait de respecter les critères à
prendre en compte : la démographie et le facteur économique.
DENDE ESELA Richard dans son mémoire de licence qui porte
sur : « découpage territorial et développement socioéconomique
en RDC », analyse les contraintes du découpage face au
développement durable des nouvelles provinces en prenant le cas
de la province du SANKURU.3
Dans sa démarche, il est allé d’un constat selon lequel les
nouvelles provinces issues du découpage territorial sont
confrontées à des situations difficiles empêchant le
développement durable de leurs provinces. Et selon l’auteur, la
situation du bien-être des populations de ces nouvelles provinces
est due au découpage territorial.
Dans ses suggestions, l’auteur demande à l’Etat congolais de
venir en aide à ces provinces pour améliorer les conditions de vie
de ces populations. Et cela par des subventions ou création des
certains services publics pouvant donner satisfaction aux besoins
d’intérêt général.
En ce qui nous concerne, nous nous démarquons de tous ces
auteurs au besoin d’analyser et voir si est seulement si le
découpage territorial serait la base principale de la stabilité
politique en RDC.
4. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES
4.1 PROBLEMATIQUE
La problématique constitue dans tout travail scientifique, une
étape importante et incontournable dans la production d’un travail
scientifique. Toute recherche est fondée sur une série des
questions dans le but de faire face aux faits et phénomènes
constatés dans la société ou dans la vie sociale. Un certain nombre
considérable d’auteurs ont essayé d’éclairer le concept
problématique. Généralement, la problématique est définie
comme étant un ensemble des questions proposées en rapport
avec une étude ou un thème dans un domaine bien déterminé.
Selon le professeur KITABA la problématique est donc une
interrogation sur un objet donneront l’exploration est à la portée
3
R. DENDE ESELA, découpage territorial et développement socioéconomique en RDC, mémoire de licence,
UNILU, inédit, 2019-2020, p. 4.
5
du chercheur étant donné ces ressources et l’état actuel de la
théorie.4
Pour sa part le Professeur ISANGO IDI WA NZILA « la
problématique est l’art d’élaborer, ou un ensemble des questions
qu’on propose et qui nécessitent des réponses provisoires
appelées hypothèses ».5
Ainsi considérée, la problématique constitue un facteur
essentiel qui permet de faire relancer toute étude.
- Quel serait l’impact du découpage territorial sur la stabilité
politique RDC ?
- Quelles seront les raisons et les enjeux du découpage
territorial de 2015 en RDC ?
4.2. HYPOTHESES
Bien avant de donner des réponses à nos préoccupations,
nous avons jugé bon de définir le concept hypothèse selon les
différents auteurs :
L’hypothèse selon le professeur Pascal PANGE, est une idée
directrice, une tentative d’explication des faits formulée au début
de la recherche destinée à guider l’investigation et être
abandonnée ou maintenue d’après le résultat de l’observation. 6
Le professeur KITABA, pour sa part « l’hypothèse d’un travail
scientifique est une supposition que l’on s’est faite pour un
problème, laquelle peut être infirmée, confirmée ou nuancée après
enquête et traitement de données.
Pour Bruno DESHAIES cité par MALOOTOKO Joël dans son
travail de fin de cycle en sciences politiques et administratives qui
porte sur « la participation politique et stabilité des institutions
politiques en RDC », il définit l’hypothèse comme un mode de
raisonnement qui part d’un apriori d’une affirmation ou d’une
proposition.7
Ainsi donc, nous pouvons considérer l’hypothèse comme des
réponses préalablement proposées et qui précèdent les résultats
4
KITABA, notes de cours de méthodes de recherche en sciences sociales, UNILU, G2 SPA, inédit, 2019-2020,
p. 23.
5
ISANGO IDI WA NZILA cité par L, SHAMBA SHAMBA, TFC en SPA, UNILU, inédit, 2017, p. 10.
6
P. PANGE, notes de cours d’initiation au travail scientifique, G1 SPA, UNILU, inédit, 2018-2019, p. 43.
7
B. DESHAIES cité par J. MALOOTOKO, TFC en SPA, UNILU inédit, 2018, p. 08.
6
du terrain. En effet, dans le cadre de notre travail, nous essaierons
dans la mesure du possible de répondre à nos deux
préoccupations que nous avons soulignées précédemment dans la
problématique de ce présent travail.
Ainsi donc, nos réponses se présentent de la manière
suivante :
Concernant la première question qui est celle de savoir quel
serait l’impact du découpage territorial sur la stabilité politique en
RDC, la réponse est que le découpage territorial a impacté
positivement et négativement sur la stabilité politique. D’autant
plus que ceux qui devraient gérer les nouvelles provinces n’étaient
pas formés, les infrastructures dans des nouvelles provinces
n’étaient pas construites, les moyens nécessaires pouvant
permettre aux nouvelles provinces de bien mener leurs actions
n’étaient pas affecté et en cela il faut également noter que
l’ancienne configuration conserve l’influence sur des nouvelles
provinces.
Concernant la seconde question, les raisons et les enjeux du
découpage territorial de 2015 en RDC seraient les élections
controversées de 2016 qui ont eu lieu 2 ans plus tard, c’est-à-dire
en 2018.
5. METHODE ET TECHNIQUES DE RECHERCHE
a) Méthode
L’exigence méthodologique impose le principe selon lequel le
choix d’une méthode doit se faire en fonction de la nature de
l’objet d’étude et surtout des objectifs assignés. 8 L’adoption d’une
méthode dans une recherche scientifique n’est pas facultative,
mais c’est une obligation pour tout chercheur qui se lance dans
une telle entreprise scientifique. La méthode permet au chercheur
de collecter, d’analyser, de sélectionner et d’expliquer les données
récoltées sur terrain grâce aux techniques utilisées en vue
d’atteindre les objectifs qu’il s’est assignés.
Au regard de notre sujet, nous allons recourir à la méthode
systémique que Guy ROCHER définit comme « toute recherche,
théorique ou empirique, qui, partant du postulat que la réalité
sociale présente les caractères d’un système, interprète et
8
KITABA KYA GHOANYS cité par J. OLENGA LODAMA, mémoire de licence en SPA, UNILU, inédit, 2017, p. 8.
7
explique les phénomènes sociaux par des liens d’interdépendance
qui les lient entre eux et qui forment une totalité ».9
Dans la présente étude, l’utilité de cette méthode est de
nous permettre d’étudier l’objet d’étude dans son ensemble, étant
donné que la complexité de l’objet d’étude nous oblige de
considérer le République Démocratique du Congo comme un
système composé quant à lui des éléments liés les uns des autres
si un élément change, les autres changent par ricochet et par
conséquent l’ensemble change. Comme nous venons de le voir,
cette méthode repose sur cinq principes fondamentaux que le
professeur Pascal MPANGE présente comme suit :
La globalité : les réalités sociales constituent un tout.
Elles sont globales et globalisantes, et non seulement
totales et totalisantes. C’est dans cette globalité
globalisante qu’il faut les saisir ;
L’interconnectibilité : les réalités sociales sont liées
entre elles et se conditionnement mutuellement ;
L’interdépendance : les réalités sociales sont
interdépendantes les unes des autres. Ce sont ces
relations d’interdépendance qui font qu’une
modification dans la nature ou la structure d’un
élément entraine de la nature et de la structure de tous
les autres éléments et de tout le système dont ils font
partie ;
La reproductibilité : la méthode systémique nie le
dépérissement du système par le fait qu’il est doté de
capacité de se reproduire grâce à l’adaptabilité dont
sont dotés tous les éléments du système. Chaque fois
qu’il y a modification d’un élément, tous les autres
éléments du système se métamorphosent en vue de
s’adapter à la nouvelle structure relationnelle et éviter
ainsi le périssement du système qui, du même fait, se
reproduit ;
La stabilité : le couronnement des axes de la
systématicité, la stabilité et la régulation système
(Bériot, D., 2006). Le système subit une régulation dont
le fondement repose sur l’existence de multiples
9
G. ROCHER cité par A. MULUMBATI NGASHA, introduction à la science politique, Lubumbashi, Ed. Africa,
1977, p. 20.
8
boucles de rétroaction interne dont certaines sont
négatives, d’autres positives et d’autres encore sont
ago-antagonistes. Dans leurs relations et : système, ces
boucles interagissent pour maintenir à la fois la stabilité
du système et son adaptation à l’évolution et autre
transformation de son environnement10.
b) TECHNIQUES DE RECHERCHE
Pour élaborer un travail scientifique, le chercheur doit être
mené non seulement des méthodes de recherche, mais aussi des
techniques que le professeur Adrien MULUMBATI NGASHA définies
comme des instruments ou des moyens pour collecter des
informations nécessaires pour conduire la recherche à bon port. 11
Ainsi définies, les techniques ne sont donc que les outils, des
moyens, des instruments ou des procédés mis à la disposition de
la recherche et organisés par la méthode dans le but d’atteindre
les objectifs assignés.
De ce fait, dans le cadre de notre recherche, nous faisons
recours aux techniques suivantes : la technique d’observation
documentaire, l’observation directe et l’internet.
L’OBSERVATION DOCUMENTAIRE
L’observation documentaire consiste à étudier et à analyser
les documents pour avoir les informations sur les faits que l’on
étudie. Cette technique nous permettra de passer en revue des
différents écrits ayant trait à notre objet d’étude notamment : les
livres, les notes de cours, les articles, les brochures, les manuels,
etc.
L’OBSERVATION DIRECTE
D’une manière ou d’une autre, nous prenons part à la vie
politique en République Démocratique du Congo qui constitue
notre espace géographique intéressé par notre recherche.
L’INTERNET
L’usage de l’internet comme outil de collecte des
informations, nous a permis d’accéder aux informations dont nous
avions besoin dans le cadre de notre étude.
10
P. PANGE, notes de cours d’initiation au travail scientifique, G1 SPA, UNILU, inédit, 2018-2019, p. 41.
11
A. MULUMBATI NGASHA, manuel de sociologie générale, Lubumbashi, Ed. Africa, 1980, p. 25.
9
6. DELIMITATION DU SUJET
Au regard de la complexité du phénomène à étudier, il nous
est difficile de circonscrire notre champ d’instigation sans toutefois
dégager au préalable une délimitation dans le temps et dans
l’espace : sur le plan spatial en République Démocratique du
Congo. Du point de vue temporel, notre travail part de 2015 à nos
jours la période pendant laquelle le découpage territorial a été
effectué.
7. SUBDIVISION DU TRAVAIL
En fin, pour rendre notre réflexion intelligible, l’esprit
cartésien exige que les parties soient divisées distinctement.
Hormis l’introduction générale et la conclusion générale qui
situent intelligemment notre production scientifique, cette étude
est repartie en trois chapitres ci-après :
Le premier chapitre sera consacré aux considérations
générales, dans ce chapitre, il sera question de définir les
concepts de base et connexe d’usage dans ce présent travail. Le
deuxième chapitre axera sur la présentation de la République
Démocratique du Congo, dans ce chapitre il sera question de
présenter le cadre spatial de notre travail. Le troisième et dernier
chapitre portera sur le découpage territorial de 2015 et la stabilité
politique en République Démocratique du Congo, dans ce chapitre
nous allons nous intéresser aux questions liées au découpage
territorial et stabilité politique en RDC. Ainsi, se présentent les
matières relevant du problème soulevé par notre recherche.
10
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS
GENERALES
Dans le cadre de cette étude, il nous serait imprudent de nous
lancer sans pouvoir définir au préalable les différents concepts qui
constituent cette recherche.
1. DEFINITION DES CONCEPTS
1.1. LE DECOUPAGE :
Le terme découpage renferme plusieurs définitions, sans
pouvoir considérer certaines et mépriser d’autres, mais nous
allons définir ce concept selon les différents manuels :
Selon le dictionnaire la rousse français le « découpage est
l’action de partager, découper peut être compris comme le fait
d’établir une circonscription administrative en lui donnant une
superficie ou étude outre que celle d’avant en diminuant ».
Selon le professeur ASIPATE, le « découpage est l’action de
découper, de partager en morceaux à l’aide d’un objet coupant, au
sens figuré, le découpage est l’action de seriner, de séparer des
choses semblables »12.
12
ASIPATE SIKITIKO SIKI, notes de cours de sociologie politique, UNILU, inédit, G3, 2021, p. 46.
11
Quant à la constitution de la RDC dans son article quatre le
« découpage est entendu comme un dénombrement des
différentes entités territoriales en suivant un contour, un tracé
existant ou préétabli par la loi. Sur ce, la constitution en vigueur
en RDC en rapport avec la création des nouvelles provinces,
stipule que : le « des nouvelles et entités territoriales peuvent
être créées par démembrement ou par regroupement dans les
conditions fixées par la constitution et par la loi »13.
1.2. TERRITOIRE
Le territoire est un cadre spatial à l’intérieur duquel l’Etat
exerce son pouvoir de commandement à titre exécutif. Ce cadre
spatial présente une importance considérable car si c’est la
population qui est à la base de l’Etat, cette population est fixée sur
un territoire déterminé qui dévient le territoire de l’Etat. Il sert à
délimiter la zone géographique d’exercice des compétences de
l’Etat.
Le territoire est donc nécessaire à l’existence de l’Etat, car une
organisation régissant les hommes mais sans territoire nettement
approprié par elle et par eux, ne peut pas constituer un Etat. Ce
territoire comprend :
- L’espace territorial : y compris les voies d’eau, situé à
l’intérieur des frontières étatiques ;
- L’espace maritime : c’est-à-dire la zone maritime adjacente
ou littéral de l’Etat (eau intérieures et mer territoriale), les
limites de cet espace sont récemment passées de 12 milles à
200 milles marins (1 mille marin vaut 1852 M) : tout en y
exerçant certains droits à titre exclusif, l’Etat est tenu à y
garantir la liberté de la navigation.
- L’espace aérien : c’est-à-dire la couche atmosphérique qui
surplombe les espaces terrestres et maritimes. Les frontières
sont, sur le plan latéral, fixées par référence aux frontières
terrestres et maritimes, tandis qu’il n’y a pas de limitation de
hauteur sur le plan vertical.14
SECTION II. STABILITE POLITIQUE
La stabilité selon Rauchanbeck. Absattarov ; docteur en
science politique et philosophique, chef de la chaine de politologie
13
La constitution de la RDC du 18 Février 2006, article 4.
14
W. MOLENGA LINGOTO, cours de droit constitutionnel et institutions politiques, G2 SPA, UNILU, inédit,
2020, p 46.
12
et des disciplines socio-économiques de l’institution de
magistrature et doctorat de l’Université de Kazakhe Nationale
pédagogique de l’Abai cité par NGOY LUBABA Moise dans son
TFC ; « Monusco et la stabilité politique » p. 9. 2018, UNILU.
Selon lui dans la politologie, sociologie et droit contemporain
(contemporaine) existe une grande qualité des regards sur la
nature de la stabilité politique qui ce peut classifier comme suit :
1. LA SATABILITE comprise comme l’absence de toute menace
réelle d’une volonté illégitime ou la présence des possibilités
étatiques de les éliminer.
2. « LA STABILITE POLITIQUE est une position de la société qui
permet le fonctionnement et le développement public,
comme l’ordre public dans lequel domine le système des
liens et des relations. Reflétant la communauté et la
succession des buts ».
3. La stabilité politique est un élément important pris en
considération par les investisseurs qui veulent s’implanter à
l’étranger, surtout lorsqu’ils envisagent s’installer dans un
pays en voie de développement ou en transition.
Bien qu’une majorité d’étude conclue à une corrélation
négative. Entre les risques politiques et les flux d’investissements
directs à l’étranger. La relation entre la stabilité politique et les
investissements directs à l’étranger n’est pas clairement de sens
de la corrélation selon les périodes.
II. 1. STABILITE :
Pour notre part, nous définissons le terme stabilité avec le
nouveau petit Robert 2010, comme étant le caractère de ce qui
tend à demeurer dans le même état. Constance, continuité,
fermeté, permanence.
II. 2. POLITIQUE
La politique selon Max Weber, « est l’ensemble des efforts que
l’on fait en vue de participer au pouvoir ou d’influencer la
répartition du pouvoir soit entre les Etats ; soit entre les divers
groupes à l’intérieur du même Etat »15.
Selon le dictionnaire le nouveau petit Robert p. 1955. La
politique c’est l’art de créer les faits, de donner en se jouant, les
15
ASIPATE SIKITIKO SIKI, idem, p. 30.
13
éléments et les hommes. Elle consiste dans la volonté de conquête
et de conservation du pouvoir ».16
En considérant les différentes définitions autour de différents
concepts énumérés précédemment, la liaison de ces deux
concepts (stabilité et politique), nous donne le résultat selon
lequel la stabilité politique se définie succinctement comme
l’absence de l’instabilité sur l’organisation et le fonctionnement de
la vie politique dans un Etat. Ainsi définie, la stabilité politique
reste de ce fait un élément principal pour la vie d’une nation.
DEUXIEME CHAPITRE : PRÉSENTATION DE LA
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
SECTION 1. ASPECT HISTORIQUE
Comme nous l’avons dit au niveau de la méthode et
l’approche utilisées dans ce travail, nous allons dans cette partie
de notre travail, essayer d'analyser l'évolution politico-
administrative de la république démocratique du Congo.
1.1. L'Etat indépendant du Congo (E.I.C)
Le chancelier allemand Otto Von Bismarck convoqua du
15/11/1884 au 26/02/1885 la conférence internationale de Berlin
en vue du partage de l'Afrique. C'est suite à cette conférence que
fut créé l'Etat indépendant du Congo dont la gestion était confiée
au roi Léopold II.17
Cependant, le roi Léopold II avait des tâches à réaliser
notamment :
• L'exploitation du territoire congolais ;
16
Dictionnaire nouveau petit Robert p. 1955.
17
A.MAKENGO NKUTU, Les institutions politiques de la RDC. De l’Etat indépendant du Congo à la
République du Zaïre (1885-1990), Paris, Harmattan, 2010, p.7
14
• La délimitation des frontières de L’E.I.C ;
• La mise en place d'une administration pour gouverner
l’E.I.C.
S'agissant de la délimitation des frontières, le roi signa
des accords avec les autres puissances coloniales qui
administraient les pays voisins de l’E.I.C, notamment L'Angleterre,
la France et le Portugal en vue de tracer les frontières. C'est ainsi
que l'anglais Sir Francis de Winton (Premier administrateur de
l’E.I.C) proclama officiellement la création de l'Etat indépendant du
Congo à VIVI, la première capitale du Congo Belge dont nous
allons parler dans le point suivant.18
1.2. Le Congo Belge
A. Annexion
Dans la gestion de l'E.I.C, le roi Léopold ii avait connu des
difficultés énormes qui le poussèrent à demander à l'Etat Belge un
prêt de 25 millions de francs Belge.
Le roi Léopold ii faisait l'objet de plusieurs critiques
sévères de la part des capitalistes de milieux humanitaires et des
missionnaires protestants. Il avait aussi subi une pression
internationale ainsi que le poids de la dette envers la Belgique lui
obligèrent de céder la gestion de l'E.I.C à la Belgique.
C'est ainsi que le 28/08/1908, le parlement Belge vota
l'annexion Congo à la Belgique, le Congo devenant de ce fait une
colonie Belge à travers la charte coloniale adoptée le 18/10/1908.
B. Structure administrative du Congo Belge
La charte coloniale prévoyait les organes suivants :
Les institutions métropolitaines qui détenaient le
pouvoir législatif et le pouvoir exécutif ;
Les institutions locales chapotées par un gouvernement
général.
Notons que dans le Congo Belge, il y avait deux
administrations parallèles, d'une part une administration
européenne et d'autre part une administration indigène. Toutes
ces administrations étaient dirigées par des agents européens. 19
18
Idem, p.9
15
- L'Administration Européenne était composée d'un
gouvernement général dont le siège était à Boma jusqu'en
1923 et par la suite à Léopoldville, et des provinces qui
étaient au nombre de quatre à savoir la province du Congo-
Kasaï, la province de l'Equateur, la province du Katanga et la
province Orientale. En 1933, la province du Congo-Kasaï et
Orientale furent chacune scindée en deux, ce qui dota le
Congo Belge de six provinces jusqu'à l'indépendance ; les six
provinces étaient les suivantes : Kasaï, Léopoldville ces deux
provinces sont celles issues du Congo-Kasaï ; Kivu, Orientale
issues de la province Orientale ; Katanga et Équateur.
- L'Administration Indigène était composé des circonscriptions
indigènes, cette appellation a commencé à partir de 1933. Ces
circonscriptions comprenaient : Des chefferies, des secteurs,
des centres extra-coutumiers et des cités indigènes.
1.3. Le Congo indépendant
Le 30/06/1960, le roi Baudouin proclama officiellement
l'indépendance du Congo Belge au palais de la nation devant les
forces vives de la nation congolaise. Cette indépendance fut
acquise dans la précipitation sans une formation préalable de
l'élite politique congolaise ; ce qui a amené le Pays à des crises
politiques sans précédent avec des conséquences néfastes sur
l'organisation et le fonctionnement des institutions de la
république, et dont les traces ne sont pas complètement effacées.
A. La première république
La première république s'est caractérisée par la
formation d'un gouvernement dirigé par le premier ministre
Patrice Emery Lumumba dont le parti politique fut majoritaire au
parlement, « Mouvement National Congolais ». MNC en sigle ; et
l'élection de Joseph Kasavubu comme président de la république
par le parlement.
Quelques faits marquants de la première république :
19
ISANGO IDI WANZILA, notes de cours d’histoire politique et administrative du Congo, G1, UNILU,
2016, inédit
16
Cinq jours après l'indépendance, le pays fut plongé dans une
crise ; le 05/07/1960, mutinerie de l'armée, les militaires
réclamaient l’africanisation immédiate des cadres, l'armée se
mutina d'abord à Thysville, puis dans les autres garnisons ;
Le 11/07/1960 à Elisabethville, Moïse Tshombe furieux de la
faible représentation de son parti le CONAKAT au sein du
gouvernement Lumumba, proclama l'indépendance du
Katanga avec l'appui des troupes belges ;
Le 08/08/1960 la sécession du Sud-Kasaï par Albert Kalonji ;
Le 19/09/1960 Création d'un gouvernement de transition des
commissaires généraux (Collège des commissaires
généraux) présidé par Bomboko ;
Le 17/01/1961 L'assassinat du premier ministre Patrice
Emery Lumumba et ses deux compagnons Mpolo et Okito ;
Du 22/07 au 02/08/1962 se tint le conclave de Lovanium qui
aboutit par la constitution du gouvernement d'union
nationale chapoté par Cyrille Adoula ;
En 1965 un gouvernement du salut public chapoté par Moïse
Tshombe fut mis en place pour mettre fin aux rébellions du
Kwilu(1963) avec Pierre Mulele et du Kivu(1964) avec
Gaston Soumialot
B. La deuxième république
Le conflit de pouvoir entre Lumumba et Kasavubu donna
une brèche à l'armée d'intervenir sur la scène politique afin de
neutraliser les deux protagonistes à deux reprises et c'est à la
deuxième neutralisation que Joseph Mobutu prit le pouvoir à
travers un coup d'État militaire le 24/11/1965.
Quelques faits marquants de la deuxième république :
Le 02/06/1966 la pendaison publique de quelques acteurs
politiques notamment, Evariste Kimba, Jérôme Anany,
Alexandre Mahamba, Emmanuel Bamba... ;
Le 24/03/1969 La mort du premier président de la république
Joseph Kasavubu à Boma ;
Le 27/10/1971 Recours à l'authenticité et le changement du
nom du pays qui deviendra la République du Zaïre, les
provinces étaient devenues des régions, les districts des
sous-régions, les territoires des zones, les secteurs des
collectivités et les villages des collectivités aussi ;
17
En 1973 La zaïrianisation avec la cession des biens
appartenant aux expatriés à des nationaux ;
Le 21/03/1985 Le MPR parti unique devint le Parti-Etat ;
Le 24/04/1990 Le discours du Maréchal Mobutu mettait fin à
l'existence du Parti-Etat et ouvrait la voie à la démocratie en
consacrant le multipartisme comme système de partis
politiques. Ainsi l'UDPS fut créée et ensuite l'UFERU.
C. La période de la transition (1990-2006)
Cette période débuta avec l'organisation de la conférence
nationale souveraine (CNS) le 07/08/1991 qui sera suspendue le
19/01/1992 par le premier ministre Nguz A Karl Ibond, et elle sera
rouverte le 06/04/1992 après la grande marche des chrétiens le
16/02/1992.
Le 15/04/1992, la nomination d’Etienne Tshisekedi
comme premier ministre dont le gouvernement fut éphémère suite
aux mésententes entre lui et le maréchal Mobutu.
Du 08/10/1996 au 17/05/1997, la rébellion menée par
l’AFDL renversa le régime Mobutu et Laurent Désiré Kabila
s'autoproclama chef de l'Etat à Lubumbashi. Ce dernier sera
assassiné le 16/01/2001.
D. La troisième république (2006 à nos jours)
Après le régime du 1+4 qui instituait un président de la
république et quatre vice-présidents, des élections présidentielles,
législatives et provinciales seront organisées et le 18/02/2006 la
constitution était promulgué pour ouvrir la voie à une nouvelle
république après la longue transition, ainsi la République
démocratique du Congo était entré dans la 3 ème république où nous
sommes et c'est dans cette dernière que la république
démocratique du Congo a vécu sa première alternance pacifique
du pouvoir politique après les élections démocratiques.
SECTION 2. ASPECT GÉOGRAPHIQUE
2.1. Situation astronomique
La République Démocratique du Congo est traversée par
l'équateur et s'étend entre 5°20° de latitude Nord et 13°27° de
latitude Sud, soit 2140 Km du Nord au Sud.
Elle est située entre 31°15’ de longitude Ouest et 120°10’
de longitude Est, soit 2110 Km de l’Est à l'Ouest, la république
18
démocratique du Congo est donc entièrement située ou localisée à
l'Est du méridien de Greenwich.20
2.2. Superficie
La république démocratique du Congo a une superficie de
2.345.410 Km2. Cette grandeur place le pays à la deuxième place
du classement des pays les plus vastes du continent derrière
l'Algérie.
20
J.MOKENGO, L.MUMUTI, M.TAMANGANI, Manuel de géographie de la RDC et de l’Afrique,
Kinshasa éd. Africa, 2001, p.15
19
2.3. Les frontières de la république démocratique du
Congo
La république démocratique du Congo partage avec neuf
pays limitrophes 9045 Km de frontières
C'est un pays semi-enclavé car il n'a qu'une petite
ouverture vers l'océan Atlantique longue de 37 km.
Cette longue frontière pose d’énormes difficultés de
contrôle douanier à cause de la perméabilité et de la non-
sécurisation de certains coins du pays qui justifie de ce fait la
perte des recettes pour le compte du trésor public. La république
démocratique du Congo est limitée :
- Au Sud par la Zambie et l'Angola ;
- Au Nord par la République centrafricaine et le Sud-Soudan ;
- A l'Est par l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie ;
- A l'Ouest par la République du Congo, l'enclave de Cabinda
et l'océan Atlantique.
20
2.4. La démographie de la république démocratique
du Congo
En 2008, la population congolaise était estimée à
65millions d'habitants, et aujourd'hui elle est estimée à plus ou
moins 80millions, de ce fait le pays est classé à la 4 ème place des
pays les plus peuplés du continent africain derrière le Nigéria,
l'Égypte et l'Ethiopie.
La République Démocratique du Congo est occupée par
différents types de peuple à savoir :
- Les pygmées (considérés comme les premiers occupants du
pays) ;
- Les soudanais ;
- Les nilotiques ;
- Les bantous.
2.5. L'hydrographie de la république démocratique du
Congo
La République Démocratique du Congo est riche en eaux,
elle possède le deuxième fleuve le plus puissant du monde, le
fleuve Congo qui traverse le pays du Sud au Nord. Le pays
possède également des différents lacs qui sont : Albert,
Tanganyika, Kivu, Édouard, Moero, Bangwelo, Tumba et Maï-
Ndombe.
SECTION 3. ASPECT CULTUREL
3.1. Langues
La République Démocratique du Congo compte plus de
500 dialectes, 4 langues nationales et une langue officielle qui est
la langue Française. Les quatre langues nationales sont :
- Kikongo, majoritairement parlé au Sud-ouest du pays ;
- Kiswahili, majoritairement parlé à l'Est du pays ;
- Lingala, majoritairement parlé au Nord-ouest du pays ;
- Tshiluba, majoritairement parlé au centre du pays.
3.2. Religions
Le peuple congolais est en majorité chrétien, mais
d'autres religions sont d'usage dans le pays.
Le christianisme : Il comprend des religions ayant comme
doctrine, la croyance en seul Dieu le père et son fils unique
21
Jésus Christ à l'instar des catholiques, protestants,
orthodoxes, pentecôtistes…
L'islam : c'est une religion monothéiste, importée des pays
Arabes, cette religion croit en un seul Dieu appelé « Allah »
et dont le prophète principal est Mahomet
Le Kimbanguisme : c'est une religion ayant pour guide
suprême Simon Kimbangu.
SECTION 4. ASPECT ÉCONOMIQUE
L'activité économique du Congo a comme grande
ressource les minerais qui sont des ressources naturelles
épuisables.
4.1. Les ressources minières et industries extractives
La république démocratique du Congo est considérée
comme un scandale géologique, son sous-sol regorge des minerais
tels que le cuivre, l'uranium, le coltan, le manganèse…
L'économie du pays est largement tributaire du secteur
minier qui est un secteur stratégique, mais ce secteur est entre les
mains des privés dont l'Etat congolais tire une redevance de 10%
de leurs productions selon le code minier actuel. La privatisation
du secteur minier ne profite pas à l'Etat congolais qui reste
toujours dans une précarité économique sans précédent.
Ainsi la république démocratique du Congo est réputée
comme un pays potentiellement riche.
4.2. Les activités agricoles
En république démocratique du Congo, les activités
agricoles se présentent de la manière suivante :
A. Zone rizicole
La production est relativement faible, et cela s'explique
par le fait que le pays ne recourt pas aux techniques de
mécanisation de l'agriculture, la quantité produite permet juste la
consommation locale, elle ne dégage pas un surplus pour
permettre au pays d'exporter le riz.
L'aire de dispersion de la culture du riz pluvial couvre
toute l'étendue du pays depuis le 5 ème degré de parallèle Nord
(Territoire d'ango qui produit 2629 tonnes de riz paddy) jusqu'au
13ème degré de parallèle Sud (Territoire de Sakania dont la
production est de 2 tonnes de riz paddy en moyenne).
22
Cependant le riz constitue une culture qui est pratiquée
sur des défrichements forestiers et la quasi-totalité de la
production congolaise est localisée dans la zone forestière de la
cuvette centrale et de ses replats périphériques.
B. L'arachide
Le type d'arachide adapté aux grandes zones de
production, à l'Ouest du pays, le type volette semble le mieux
adapté ; au centre notamment dans la cuvette centrale, le type
javaspanish est plus productif puisque ce type d'arachide est
compatible avec la zone de la cuvette centrale ; à l'Est du pays
c'est le type java qui prédomine ; au Nord et en régions d'altitude
élevée, le type valencia est plus précoce et le mieux adapté.
C. Le haricot
Le haricot désigne en soit les espèces végétales du genre
phascolus et les genres similaires.
Il est l'un des aliments de base des populations du Congo,
il est riche en protéine, comme pour les autres produits agricoles
au Congo, le haricot est aussi buté au problème d'exportation
entre provinces mais aussi vers l'extérieur du pays, cela est dû
respectivement à cause de la mauvaise qualité des routes
nationales du Congo qui ne permettent pas aux producteurs
locaux d’exporter le surplus vers les autres provinces , et
d'habitude les produits pourrissent en route ; et à cause de la
quantité minime des produits et de leur qualité qui n'arrive pas à
concurrencer les produits des autres pays.
D. Le maïs
Les premiers travaux entrepris en 1935 ont permis de
repérer dans chacune des principales zones de culture du maïs les
variétés locales issues des pollinisations libres et bien adaptées
aux conditions écologiques. Les maïs sélectionnés dans les
diverses stations de l'institut présentaient une forte capacité de
productivité et un caractère de bonne précocité ; ces différents
types de maïs sont : Le planta jaune hâtif de Yangambi, le P-HD de
Nioka et le GPS de Gandanjika.
Force est de constater que la culture de maïs en
république démocratique du Congo est négligée bien que la farine
de maïs est un produit de première nécessité dans le grand
Katanga qui constitue une grande partie de la population
congolaise. Bref l'activité agricole dans la majeure partie du pays
est une activité d'autoconsommation et par conséquent dans les
23
milieux où l'activité agricole n'est pas la première préoccupation
de la population, celle-ci importe les produits agricoles des pays
voisins.
4.3. La pêche et l'élevage
Pour ce qui est de la pêche, elle est très artisanale et
l'objectif n'est pas de produire en grande quantité pour vendre les
poissons mais d'abord la consommation locale, et le peu qui reste
en surplus est exporté vers les provinces voisines, la pisciculture
n'est pas mécanisée au Congo.
Concernant l'élevage, il est l'une des activités principales
dans l'Est du pays notamment dans les provinces du Nord-Kivu et
Sud-Kivu, les éleveurs se livrent à cette activité pour également
extraire du lait des vaches laitières afin de le consommer
localement.
En définitive, retenons que l'activité économique du
Congo est extravertie dans la mesure où la république
démocratique du Congo n'offre aux autres pays que les matières
premières qui seront transformées en produits finis, lesquels
seront importés par le Congo et achetés à un prix extrêmement
élevé par rapport à la vente des matières premières ; ceci permet
de comprendre facilement pourquoi la république démocratique
du Congo est compté parmi les pays les plus pauvres du monde.
SECTION 5. ASPECT SOCIO-POLITIQUE
La république démocratique du Congo a à sa tête un
président de la république élu au suffrage universel direct, ses
attributions ainsi que celles des autres institutions sont définies
clairement par la constitution.21 Les institutions de la république
démocratique du Congo sont les suivantes :
- Le président de la république ;
- Le parlement (qui est bicaméral) ;
- Le gouvernement ;
- Les cours et tribunaux.
La constitution reconnaît aux provinces le régionalisme
politique ou constitutionnel, la république démocratique du Congo
compte 25 provinces et la ville province de Kinshasa qui est la
capitale politique du pays. Les provinces sont subdivisées en
entités territoriales décentralisées et en entités territoriales
déconcentrées.
21
W.MOLENGA LINGOTO, notes de cours de droit constitutionnel et institutions politiques, UNILU, G2
SPA, inédit,2018,
24
Les entités territoriales décentralisées sont : La ville, la
commune, le secteur et la chefferie ; ces entités ont la
personnalité juridique qui leur confère une autonomie financière et
organique.
Les entités territoriales déconcentrées sont : Le territoire
et le quartier qui sont dépourvus de la personnalité juridique, par
conséquent ils dépendent du budget de la province.
À travers cette présentation du milieu d'étude il sera
facile de comprendre l’évolution politique de la République
Démocratique du Congo et comprendre comment et pourquoi le
découpage territorial de 2015 et la stabilité politique en
République Démocratique du Congo constituent
incontestablement un moteur du développement de cet Etat; les
considérations développées dans ce deuxième chapitre se
présentent comme une charnière qui relie le premier et le
troisième chapitre. Ainsi, nous passons au troisième chapitre.
CHAPITRE TROISIEME : L’IMPACT POLITIQUE DU
DECOUPAGE TERRITORIAL DE 2015 SUR LA
STABILITE POLITIQUE EN RDC
Nous sommes sans ignorer que chaque travail scientifique,
soulève un problème qui sollicite des pistes des solutions de la
part du chercheur, c’est ainsi que nous ce chapitre va analyser
dans un premier temps, les enjeux de découpage territorial et de
stabilité politique, et dans un second temps, il sera question
25
d’analyser les conséquences politiques du découpage territorial de
2015 sur la stabilité politique en République Démocratique du
Congo.
SECTION 1. LES ENJEUX DE DECOUPAGE TERRITORIAL
ET DE STABILITE POLITIQUE
La focalisation des regards sur le seul enjeu électoral pourrait
cependant occulter les risques et menaces qui entourent la mise
en œuvre de la réforme territoriale, que nombre d’analystes
jugent précipitée. Cette reconfiguration institutionnelle en plein
contexte de dégradation des capacités financières du
gouvernement central, semble à bien des égards porteuse de
risques d’une nouvelle crise de la gouvernance, à même de porter
un coup à la fragile stabilité du pays.
En effet, entre la crise de légitimité persistante depuis les
élections controversées de 2011, les difficultés de financement et
les délais intenables pour les élections à venir – même renvoyées
à une date ultérieure –, ainsi que la mobilisation tout aussi
improbable des fonds indispensables au bon fonctionnement des
nouvelles entités territoriales, le Congo semble se diriger vers une
situation de blocage institutionnel.
Une nouvelle dégradation de la situation politique en RDC, ne
serait pas sans conséquences pour le fragile statut quo régional,
né de la résolution de la dernière crise politico-sécuritaire au Kivu
en octobre 2013. Selon nombre d’interlocuteurs congolais, en
effet, un relâchement du contrôle du pouvoir central sur certaines
entités décentralisées pourrait être exploité par les États
limitrophes – avec lesquels le Congo entretient des relations
complexes et fluctuantes – pour y exercer leur influence. C’est le
cas notamment de la nouvelle province de l’Ituri, frontalière de
l’Ouganda, ou dans une certaine mesure de la province du Nord-
Kivu.
Au-delà du seul thème de la décentralisation, mobilisé pour
justifier la création des nouvelles entités provinciales, ce rapport
retrace succinctement la genèse de cette thématique en RD
Congo, et explore les incidences de la nouvelle configuration
administrative sur l’équilibre interne des pouvoirs et les équilibres
géopolitiques régionaux.
26
1.1. LA REFORME TERRITORIALE EN RD CONGO :
QUELQUES REPERES
La question de la décentralisation est ancienne en RD Congo.
Elle est régulièrement revenue sous la forme d’un débat portant
sur la structure de l’État, opposant les tenants d’un État fédéral,
largement décentralisé, aux partisans d’un État unitaire, fortement
centralisé. Ce débat a été notamment symbolisé par l’opposition
entre les deux principaux leaders de l’indépendance congolaise,
en l’occurrence, Joseph Kasa-Vubu, premier président de la
république fédéraliste, et Patrice Emery Lumumba, Premier
ministre, unitariste. La proclamation de l’indépendance congolaise,
en juin 1960, a été rapidement suivie par le déclenchement de
deux sécessions et par une crise institutionnelle majeure,
ponctuée par une guerre civile, dont l’épicentre se situera
principalement dans l’Est du pays.
Les années suivant l’indépendance seront ainsi marquées
par des initiatives ou intentions de réforme administrative visant,
selon le cas, à renforcer ou à équilibrer les pouvoirs du
gouvernement central par rapport à ceux des provinces. En août
1964, le Congo, qui avait accédé à l’indépendance avec une Loi
fondamentale transitoire, se dote de sa première Constitution,
connue également sous la dénomination de « Constitution de
Luluabourg ». Préparée par une commission neutre, en raison du
contexte de crise institutionnelle, adoptée par référendum
populaire, cette Constitution consacrait un régime présidentiel,
une structure fédérale, mais aussi, le passage du nombre des
provinces héritées de la colonisation de 6 à 21. Ces dernières
seront brocardées par leurs détracteurs sous l’appellation de
« provincettes ».
La configuration territoriale consacrée par la « Constitution
de Luluabourg » apparait comme une tentative de synthèse entre
l’option unitariste du courant nationaliste lumumbiste, et les
aspirations régionalistes alors dominantes dans le Kongo-Central
et le Katanga, notamment. Elle sera cependant abrogée par le
coup d’État du général Mobutu de novembre 1965, qui annonce,
dès 1966, « la fin de la démocratie pluraliste représentative, et la
suppression de tous les mécanismes décentralisateurs », vidant
ainsi l’État de son contenu fédéral. « Le président Mobutu mit fin à
l’autonomie des provinces dont le nombre passa d’abord de 21 à
12 et ensuite de 12 à 8, plus la ville de Kinshasa érigée en
27
province. La représentation en province fut dépouillée de tout
caractère politique, les services propres des entités fédérées –
dont les assemblées et les gouvernements provinciaux – furent
supprimés, et les gouvernants des provinces furent considérés
comme de simples administratifs, représentants soumis au
pouvoir central ». Aussi, selon la nouvelle règle d’affectation des
agents de l’État central, les gouverneurs des provinces ne seront
plus originaires des régions qu’ils sont appelés à administrer. La
Constitution du 24 juin 1967, consacre par ailleurs, « un État
unitaire au régime présidentiel, et prévoit au moins deux partis
politiques et un Parlement monocaméral », mais dans les faits, il
n’y aura désormais qu’un parti unique.
Dans sa volonté de raffermir l’unité du pays, le nouveau
régime changera également de manière symbolique, l’appellation
des différents échelons administratifs. On parlera désormais de
régions (provinces), de sous-régions (districts), de villes et de
zones (communes) ; de même, en vertu de l’idéologie du « recours
à l’authenticité », le Congo sera rebaptisé Zaïre, « le Katanga et la
Province orientale deviennent le Shaba et le Haut Zaïre ; la
province de Léopoldville [déjà scindée en trois entités en 1966]
fait place aux régions de Kinshasa, du Bas-Zaïre et du Bandundu ;
celle du Kasaï donne naissance au Kasaï-Occidental et au Kasaï-
Oriental ».
Ainsi, en dépit de la volonté centralisatrice du nouveau
régime, le pays reste travaillé par une « logique de l’émiettement
territorial » ; cette refonte du territoire se justifie par la recherche
d’un mode de gestion plus efficace de l’espace national, tout en
étant en partie stimulée par les « aspirations identitaires » de
certaines régions, que le pouvoir de Kinshasa entend cependant
juguler. En 1988, de nouvelles sous-régions et villes sont créées,
dont les régions du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et du Maniema, nées
du démembrement du Kivu. Ce redécoupage conçu à titre
expérimental, et qui porte à onze le nombre des provinces,
s’inscrivait dans l’optique d’un futur redécoupage de l’ensemble
du pays.
Toutefois, jusqu’à la chute du président Mobutu, en 1997,
aucune nouvelle réforme territoriale ne sera mise en œuvre. Il faut
attendre la Constitution du 18 février 2006, qui fonde la troisième
république congolaise, et la promulgation, en 2008, de la nouvelle
loi sur la décentralisation territoriale et administrative pour voir un
28
processus de réforme d’envergure mis en branle. Aux termes de
l’article 2 de la nouvelle Constitution, la RDC est désormais
composée de la ville-Province de Kinshasa et de 25 provinces
toutes dotées de la personnalité juridique.
Depuis le premier découpage territorial et administratif
intervenu en 1888, sous la colonisation, pas moins de 500 décrets,
lois et ordonnances auraient été pris pour réformer l’organisation
territoriale au Congo. Cependant, comme le souligne le politologue
Jéthro Kombo Yetilo, « Toutes ces réformes ont principalement
porté sur le nombre des entités territoriales (régionales et locales),
sur leur statut juridique, et très souvent, sur leurs appellations
respectives mais, elles n’ont presque jamais été motivées par le
souci d’en modifier le contenu sociologique et de faire des entités
territoriales des vrais acteurs de développement ».
Aussi, le débat sur la décentralisation territoriale en RD
Congo s’est trouvé régulièrement relancé face au constat d’un
vide administratif dans de nombreuses régions du pays. Exacerbé
par l’immensité du territoire et l’archaïsme de ses voies de
communication, ce déficit de présence étatique est à l’origine d’un
enclavement préjudiciable au développement de l’hinterland
congolais.
L’ambition de la nouvelle législation est non seulement de
rapprocher l’administration des administrés, « d’associer les
communautés de base à la gestion de la cité à travers des organes
élus, dotés des pouvoirs spécifiques dans des matières définies
par la Constitution » ; mais surtout développer les entités
décentralisées (provinces, districts, territoires, groupements ou
secteurs) grâce à la mobilisation des moyens locaux et nationaux,
notamment la rétrocession de 40 % des recettes à caractère
national. Cependant, le contexte de tensions politiques qui
accompagne la mise en œuvre de cette réforme, pourrait en
hypothéquer la portée.
SECTION 2 : LES CONSEQUENCES POLITIQUES DU
DECOUPAGE TERRITORIAL DE 2015 SUR LA STABILITE
POLITIQUE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Le découpage territorial de 2015 en RDC a d’abord eu les
conséquences sur l’organisation et le fonctionnement de la vie
politique en RDC, notamment l’escompté d’une plus grande
gouvernance de proximité. À cet égard, ce découpage a déraciné
certaines élites, dont l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse
29
Katumbi Chapwe, julien paluku ancien gouverneur du nord Kivu …,
et en a déplacé d’autres qui se sont retrouvés transformées
d’acteurs nationaux en acteurs provinciaux, tel Richard Muyej
Manger, l’ex gouverneur du Lualaba précédemment ministre de
l’intérieur et pilier du régime. Il a aussi provoqué des
réalignements collectifs et identitaires à la base qui ont leurs
gagnants et leurs perdants.
Mais son impact indirect est peut-être plus significatif encore.
En dérangeant l’équilibre établi et forçant nombre d’ajustements
individuels et collectifs, à la base comme au sommet, le
découpage est devenu un révélateur de mécanismes souvent
cachés par lesquels le pouvoir et les ressources circulent, et
l’autorité est exercée, au Congo. C’est avant tout sur cet aspect
révélateur que cet ouvrage se penche, instrumentalisant le
découpage comme un prisme du politique congolais plutôt que
comme réforme administrative en soi. Le moment est non
seulement révélateur de pratiques mais aussi fertile à l’avance
théorique dans la mesure où les ajustements qui en découlent
permettent de ré-conceptualiser l’État, particulièrement dans ses
mécanismes d’extraction et de circulation des ressources et de la
loyauté politique.
Le Congo a fait beaucoup parler de lui ces dernières années
pour les contorsions électorales de son régime. On peut s’indigner
de la farce électorale du 30 décembre 2018. Mais on ne peut pas
la comprendre, c’est-à-dire lui donner du sens, sans comprendre la
manière dont la politique fonctionne (car elle fonctionne) au
Congo.
2.1. MISE EN ŒUVRE DU DECOUPAGE TERRITORIAL
Un contexte politique
Si l’opportunité d’une réforme administrative est apparue
depuis longtemps comme une évidence, une nécessité, dans un
pays aux dimensions continentales, les modalités concrètes de
cette décentralisation territoriale, restent tributaires de bien des
défis politiques et structurels. D’après le prescrit de la Constitution
congolaise de 2006 (article 226-1), le redécoupage territorial
aurait dû être effectif dans les « 36 mois » suivant l’installation
des nouvelles institutions, c’est-à-dire, à partir de 2010. Confronté
à une série de défis sécuritaires, dès le début de la première
législature (révolte du Bundu dia Kongo, dans le Bas-Congo en
30
janvier 2007, poursuite du cycle des violences armées dans le
Kivu, particulièrement avec la montée en puissance du Congrès
national pour la défense du peuple de Laurent Nkunda, CNDP en
2008-2009), le gouvernement central a montré peu
d’empressement et de volonté politique dans la mise en œuvre du
processus de décentralisation.Entre2006et2015, la priorité semble
avoir été accordée à la consolidation du pouvoir central, plutôt
qu’à la mise en place des institutions locales.
Par ailleurs, depuis les élections générales controversées de
novembre 2011 (présidentielle et législatives), la RD Congo vit un
climat de crise de légitimité larvée. Les acteurs de la contestation
politique, représentés jusque-là par les partis de l’opposition, se
sont élargis aux nouveaux mouvements sociaux, principalement
issus de la jeunesse urbaine (FILIMBI, La Lucha), mais aussi aux
« dissidents » de la majorité présidentielle, favorables à la tenue
des élections présidentielles dans le respect du cadre
constitutionnel. Aussi, la promulgation, le 28 février 2015, de la loi
fixant les limites des nouvelles provinces, à quelque 18 mois de la
tenue théorique de l’élection présidentielle, était apparue à
nombre d’observateurs comme une manœuvre dilatoire (relevant
d’une stratégie du « glissement ») visant à peser sur le calendrier
électoral, et à contrer les concurrents du président Kabila, dont les
« frondeurs » issus de sa propre famille politique. Il s’agit
notamment de Moïse Katumbi Chapwe et de GabrielKyungu Wa
Kumwanza, alors gouverneur de province et président de
l’Assemblée provinciale du Katanga, tous deux opposés au
scénario d’un troisième mandat du président sortant, à la faveur
d’une éventuelle manipulation institutionnelle.
Le texte de loi promulgué par le Parlement fin février 2015,
aurait ainsi été envoyé en « procédure d’urgence » devant la Cour
constitutionnelle, afin qu’elle se prononce promptement sur sa
conformité avec la Constitution. Par conséquent, les gouverneurs
des entités territoriales à démembrer se sont retrouvés dans
l’obligation de démissionner, dès lors que se précisait le
démantèlement de leurs anciennes provinces.
Entre temps, le pays n’ayant pas tenu les élections
provinciales à l’échéance de 2012, en raison du contexte politique
et des difficultés budgétaires, les députés provinciaux, les
31
sénateurs et les gouverneurs, en place depuis 2007, avaient plus
que largement dépassé leurs mandats. Aussi, le gouvernement
s’est trouvé contraint de recourir à des mesures transitoires
d’urgence pour combler ce hiatus institutionnel. Le 29 octobre
2015, Joseph Kabila, nommait par voie d’ordonnance, des
commissaires spéciaux du gouvernement pour diriger les 21
nouvelles provinces issues du démembrement des anciennes, en
attendant l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, dans les
nouvelles entités provinciales. Ces « dispositions transitoires
exceptionnelles », visaient selon les autorités, à se conformer à
l’arrêt de la Cour constitutionnelle, qui avait ordonné au
gouvernement, début septembre, de « prendre sans tarder les
dispositions transitoires exceptionnelles [pour] faire régner l’ordre
public, la sécurité et assurer la régularité, ainsi que la continuité
des services publics dans les nouvelles provinces », la
Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’ayant pas
pu y organiser d’élection.
À l’issue de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs
organisée par la CENI le 26 mars 2015, les candidats de la
majorité présidentielle contrôlaient 20 provinces sur les 26 entités
que compte désormais le pays.
En dépit de cette apparente « normalisation » et reprise de
contrôle, la crise de légitimité persiste, sur fond d’un durcissement
du climat politique, comme en témoignent la multiplication
d’arrestations « arbitraires » depuis les manifestations contre la
modification de la loi électorale en janvier 2015, ainsi que les
intimidations régulières des militants pro démocratie.
La démission de Moïse Katumbi du Parti du peuple pour la
reconstruction et la démocratie (PPRD), le parti présidentiel, en
septembre 2015, constitue l’un des faits les plus marquants dans
la recomposition en cours du paysage politique congolais. Elle
survient quelques jours à peine après l’exclusion de sept partis
(« G7 ») de la majorité présidentielle qui avaient appelé Joseph
Kabila à respecter la Constitution pour les élections de 2016. Dans
un nouveau courrier adressé au président Kabila, au mois de mars
2015, le « G7 » déplorait « la rupture du contrat de confiance
entre [le] pouvoir et le peuple congolais d’une part, et entre [les]
institutions [du pays] et la Communauté internationale de l’autre
32
», à la suite de velléités de révisions voire de changement de
Constitution ; la plateforme mettait enfin en garde contre le risque
d’une « crise politique grave et difficilement maîtrisable », si la
majorité persistait dans l’installation précipitée des nouvelles
provinces, et dans la volonté de maintien du président sortant au
pouvoir
Bien qu’un consensus politique minimal ait été esquissé lors
de l’accord global inclusif de décembre 2016, les facteurs ayant
présidé à la crise de légitimité née des élections controversées de
2011 persistent. Le glissement du calendrier électoral et le
maintien de Joseph Kabila au pouvoir, n’ont fait que différer
jusqu’à la prochaine échéance électorale de décembre 2017, les
principaux facteurs de crise.
Premièrement, la réforme territoriale a été initiée dans un
contexte de renversement de la conjoncture économique, à la
suite de la baisse des cours des produits de base dont dépend le
pays. L’installation des nouvelles provinces a été maintenue alors
que le financement de leurs coûts de fonctionnement n’avait pas
été prévu dans le budget du gouvernement central, ni dans celui
des provinces.
Aussi, même dans les provinces qui ont revendiqué la
réforme, les autorités publiques désignées ont très vite éprouvé
des difficultés à mettre en place et à faire fonctionner les
administrations, les assemblées, les gouvernements provinciaux,
faute de moyens financiers et même de ressources humaines
compétentes.
Dans ce climat politique déjà alourdi par les soupçons sur la
fin des mandats et l’ajournement des élections, avec un pouvoir
central sur la défensive, une police et une armée nationale encore
en construction, ce découpage territorial mené à la hâte pourrait
devenir une bombe à retardement.
La précipitation affichée dans la mise en place du nouveau
cadre institutionnel, témoigne d’une volonté de contrôle du
pouvoir par l’élite politique dirigeante, dans l’objectif apparent
d’un dévoiement des élections prochaines pour la continuité du
pouvoir.
33
L’enlisement de la nouvelle transition, ainsi qu’un nouveau
glissement du calendrier électoral à l’échéance de 2017,
constituent immanquablement des facteurs déclencheurs de
nouvelles flambées de violence, en raison des attentes fortes de la
population et des espoirs qu’elle place dans l’avènement d’une
alternance politique.
Or, une nouvelle crise de la gouvernance, pourrait alimenter
une explosion sociale avec ses prolongements sécuritaires
incontrôlables, auxquelles se conjuguerait un isolement
diplomatique croissant, menant lui-même à un effondrement
brutal du pouvoir central.
La dégradation de l’image extérieure du pays, contribuerait
par ailleurs à un isolement diplomatique certain, et pourrait priver
le Congo d’un accès aux indispensables ressources de la
communauté internationale. Or, justement, en cas de glissement,
dû au report des élections, certains partenaires extérieurs
pourraient être amenés à diminuer, si pas suspendre, leur appui
structurel au développement de la RD Congo, ceci conduirait le
pays a une instabilité politique.
CONCLUSION
Ce présent travail portant sur le découpage territorial de
2015 et la stabilité politique, vient clore premier cycle. Certes nous
nous sommes trouvé préoccuper par la nouvelle réforme de la
République démocratique du Congo. C’est ainsi que nous avons
cherché de comprendre l’impact du découpage territorial de 2015
tout en se penchant sur les conséquences et les enjeux du
découpage de 2015 et la stabilité politique en R D C. Pour y
arriver, deux questions ont attirées notre curiosité :
34
- Quel serait l’impact du découpage territorial de 2015 sur la
stabilité politique en RDC ?
- Quels sont les raisons et les enjeux du découpage territorial
de 2015 en RDC ?
Par les deux préoccupations qui ont attirées notre attention,
nous avons montré comment le découpage territorial de 2015 à
impacter d’une manière d’une autre (négativement et
positivement) sur la vie politique sur l’ensemble du territoire
national. Comme pour travail qui se dit scientifique et dans le
souci de découvrir la vérité, nous avons fait recourt à la méthode
systémique et les techniques suivantes : observation
documentaire, observation directe et internet nous ont permis de
récolter un grand nombre des données dont nous avons besoin
pour la réalisation de ce présent travail scientifique. En dehors de
l’introduction et la conclusion, le corps de ce travail est divisé en
trois chapitres en section, de section en point saillants.
Dans le premier chapitre nous avons démontré les
différentes considérations sur les concepts de base et connexe.
Le deuxième chapitre pour part a été consacré à la
présentation du milieu d’étude qui est la R D C.
Le troisième et dernier, lui qui porte même les résultats de
nos investigations ont été consacré au découpage territorial de
2015 et stabilité politique en RDC.
De tout ce qui vient d’être soulevé dans ce présent travail et
suite aux réalités vécues accompagnée de certaines
comparaisons, nous pouvons affirmer que nos hypothèses ; du
départ par le fait que cette réforme a été opérée de manière
brutale.
Enfin pour terminer, nous faisons juste un appelle à la conscience
de tous les dirigeants de nouvelles provinces de travailler dans
l’intérêt de la population afin de ne pas plonger le pays dans une
instabilité politique.
35
SUGGESTIONS
Tout travail scientifique soulève un problème qui nécessite
des pistes de solutions pour le résoudre. C’est ainsi qu’en rapport
avec notre travail de fin de cycle qui a porté sur le découpage
territorial de 2015 et la stabilité politique en RDC, nous tenons à
signaler que le souci qui justifie notre travail était non seulement
36
celui de soulever le problème dans la société, mais aussi de
proposer des pistes de solutions.
En effet, compte tenu de la complexité du phénomène sous
examen, les suggestions ci-après s’avèrent pertinentes pour
résoudre le problème lié au découpage territorial de 2015 et son
impact sur la stabilité politique en République Démocratique du
Congo :
Avant de procéder au découpage des nouvelles entités, la
formation des gestionnaires de dites nouvelles entités doit au
préalablement être envisagée afin d’éviter les distorsions issu de
la me-gestion de celles-ci ;
L’affectation des ressources nécessaires pouvant répondre
aux besoins et préoccupations de la population ;
La prise en charge des initiatives locales de nature à booster
le développement de ces entités ;
Implication de pouvoir central sur la gestion des entités
décentralisées pour assurer le bon fonctionnement de celles-ci ;
L’Etat doit dans la mesure u possible rechercher la
compatibilité entre les besoins avec les moyens et ce, à travers
son interventionnisme dans le domaine économique et social ;
L’Etat doit établir l’équilibre dans la distribution de revenus
nationaux sur l’ensemble du territoire national afin de promouvoir
les activités locales notamment dans le secteur économique,
social, culturel, politique, éducatif, infrastructurel, sanitaire etc.
BIBLIOGRAPHIE
I. TEXTES LEGAUX ET REGLEMENTAIRES
1) Constitution de la RDC du 18 février 2006.
37
2) OUVRAGES
1) A.MAKENGO NKUTU, Les institutions politiques de la RDC.
De l’Etat indépendant du Congo à la République du Zaïre
(1885-1990), Paris, Harmattan, 2010.
2) A. MULUMBATI NGASHA, introduction à la science
politique, Lubumbashi, Ed, africa, 1977.
3) Duhamelo et Yves Meny. Lexique du droit constitutionnel,
Paris, PUF, 1992.
4) G. Linger, qu’est-ce que l’alternance politique, Paris. Ed.
Armand Colin, 1998.
5) HASSEN Kobbi, JUDE Eggoh, instabilité politique et ses
déterminants : réexamen empirique, Paris, Ed, Puff, 1998.
6) J. Baudouin, Introduction à la science politique, Paris, Ed.
Dalloz.
7) J.MOKENGO, L.MUMUTI, M.TAMANGANI, Manuel de
géographie de la RDC et de l’Afrique, Kinshasa éd. Africa,
2001.
8) M. Christine Stecker. L’alternance au pouvoir. Paris.
Montchrestien, 2003.
9) M. Weber, Le savant et le politique, Paris, Ed. Plon, 1959.
10) MEEYNAUD, groupe de pression, Paris, Ed Dund, 1988,
p. 203.
11) P. BEROIE, changement et problématique de
développement, paris, Ed, Karthala, 2001.
12) P. Lecomte et B. Denni, Sociologie du politique,
Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1992.
II. NOTES DES COURS
1) A. LANCELOT cité par ASIPATE SIKITIKO SIKI, cours
d’éducation à la citoyenneté, UNILU, 2019-2020.
2) ASIPATE SIKITIKO SIKI, cours de sociologie politique, G3 spa,
UNILU, 2021.
3) BATHE NGOY KIMPULWA, cours des institutions
administratives, G2 SPA, UNILU, 2018-2019.
4) ISANGO IDI WANZILA, cours d’histoire politique et
administrative du Congo, G1, UNILU, 2016.
5) MBAYA KABAMBA, cours de droit administratif, UNILU, 2019-
2020.
38
6) P. MPANGE, cours d’initiation au travail scientifique, G1 SPA,
FSSPA, UNILU, 2018-2019.
7) W. MOLENGA LINGOTO, cours d’économie et développement,
G3, SPA, FSSPA, UNILU, 2021.
8) W. MOLENGA LINGOTO, Cours de droit constitutionnel et
institutions politiques, G2 SPA, FSSPA, UNILU, 2020.
III. MEMOIRES ET TRAVAUX DE FIN DE CYCLE
1) B. NSELE NGANDO, la démocratie et l’alternance
politique en Afrique. Cas de la Gambie, inédit, UNILU,
2020.
2) L. MILARI BAYONGWA, TFC, dialogue politique et
stabilité en RDC : cas de l’accord de saint Sylvestre,
Inédit, UNILU, 2020.
3) M. KABILA MUSEHA, TFC, alternance et participation
politique en RDC, Inédit, UNILU, 2020.
4) T. BWANACHUYI MUYUMBA, instabilité politique et
administration locale en RDC. Cas de la province du
Haut-Katanga, Inédit, UNILU, 2020, pp. 16.
IV. AUTRES SOURCES
1) Dicocitations, consulté le 10 novembre 2020.
2) Dico media pour Windows User, 2014.
3) Dictionnaire des sciences politiques et des institutions
politiques. 7e Edition, 2014.
39
TABLES MATIERES
EPIGRAPHE.....................................................................................................................................I
DEDICACE.....................................................................................................................................IV
AVANT-PROPOS...........................................................................................................................V
0. INTRODUCTION....................................................................................................................1
1. PRESENTATION DU L’OBJET D’ETUDE......................................................................1
2. CHOIX ET INTERET DU SUJET......................................................................................1
INTERET PERSONNEL.................................................................................................2
INTERET SCIENTIFIQUE.............................................................................................2
INTERET SOCIAL..........................................................................................................2
3. ETAT DE LA QUESTION..................................................................................................3
4.1 PROBLEMATIQUE.........................................................................................................4
4.2. HYPOTHESES................................................................................................................5
5. METHODE ET TECHNIQUES DE RECHERCHE............................................................6
a) Méthode............................................................................................................................6
b) TECHNIQUES DE RECHERCHE...................................................................................7
6. DELIMITATION DU SUJET.................................................................................................8
7. SUBDIVISION DU TRAVAIL...............................................................................................8
CHAPITRE PREMIER : CONSIDERATIONS GENERALES..................................................10
1. DEFINITION DES CONCEPTS......................................................................................10
1.1. LE DECOUPAGE......................................................................................................10
1.2. TERRITOIRE.............................................................................................................10
SECTION II. STABILITE POLITIQUE...................................................................................11
II. 1. STABILITE...................................................................................................................12
II. 2. POLITIQUE..................................................................................................................12
DEUXIEME CHAPITRE : PRÉSENTATION DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU
CONGO.........................................................................................................................................13
SECTION 1. ASPECT HISTORIQUE....................................................................................13
1.1. L'Etat indépendant du Congo (E.I.C)..............................................................13
1.2. Le Congo Belge......................................................................................................13
1.3. Le Congo indépendant........................................................................................15
SECTION 2. ASPECT GÉOGRAPHIQUE............................................................................17
2.1. Situation astronomique..........................................................................................17
2.2. Superficie....................................................................................................................17
40
2.3. Les frontières de la république démocratique du Congo...........................19
2.4. La démographie de la république démocratique du Congo......................19
2.5. L'hydrographie de la république démocratique du Congo........................19
SECTION 3. ASPECT CULTUREL........................................................................................20
3.1. Langues.......................................................................................................................20
3.2. Religions......................................................................................................................20
SECTION 4. ASPECT ÉCONOMIQUE.................................................................................20
4.1. Les ressources minières et industries extractives.......................................20
4.2. Les activités agricoles............................................................................................21
4.3. La pêche et l'élevage..............................................................................................22
SECTION 5. ASPECT SOCIO-POLITIQUE..........................................................................22
CHAPITRE TROISIEME : L’IMPACT POLITIQUE DU DECOUPAGE TERRITORIAL DE
2015 SUR LA STABILITE POLITIQUE EN RDC...................................................................24
SECTION 1. LES ENJEUX DE DECOUPAGE TERRITORIAL ET DE STABILITE
POLITIQUE...................................................................................................................................24
1.1. LA REFORME TERRITORIALE EN RD CONGO : QUELQUES REPERES....25
SECTION 2 : LES CONSEQUENCES POLITIQUES DU DECOUPAGE TERRITORIAL
DE 2015 SUR LA STABILITE POLITIQUE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU
CONGO.....................................................................................................................................27
2.1. MISE EN ŒUVRE DU DECOUPAGE TERRITORIAL...........................................28
CONCLUSION..............................................................................................................................32
SUGGESTIONS............................................................................................................................34
BIBLIOGRAPHIE..........................................................................................................................35
TABLES MATIERES....................................................................................................................37