Nouveau RDG
Nouveau RDG
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PROPRIETE DU SERVICE
CHANCELLERIE
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Article 1er : Le présent décret porte règlement de discipline générale dans les Forces de Défense.
L’armée assure la défense par la force des armes. Sa mission et ses moyens lui sont fixés
par l’Etat.
Article 3 : l’appartenance à l’armée confère, en tout temps, aux citoyens présents sous les
drapeaux des devoirs et des responsabilités exceptionnels.
La discipline fait la force principale des armées. Elle définit l’obéissance et régit
l’exercice de l’autorité. Elle s’applique à tous sans distinction de rang, précise à chacun son
devoir et aide à prévenir les défaillances.
L’esprit militaire, qui procède de l’esprit civique, unit tous les membres des Forces de
Défense, développe en eux le sens de leurs responsabilités particulières et les incite à servir avec
loyauté et abnégation. Il se manifeste par le courage, la discipline et la solidarité. Sa plus haute
expression est le sens de l’honneur fondé sur le respect de soi-même et d’autrui, la fierté
d’appartenir à une même unité militaire et le dévouement à la patrie.
La cohésion repose sur l’adhésion de chacun à son devoir, sur la qualité des liens qui
unissent les membres des Forces de Défense et sur la confiance mutuelle qu’exige la solidarité
dans l’action.
Article 5 : Tout militaire doit, dans sa fonction, faire preuve de conscience professionnelle et de
discipline nécessaire à l’accomplissement de la mission de son unité.
Article 6 : Chefs et subordonnés étendent leurs relations professionnelles aux relations humaines
que la communauté de vie et d’action développe en eux. La valeur de la personne comme celle
de la fonction doivent être reconnues.
Article 7 : Conférée par la loi, l’autorité militaire implique le pouvoir d’imposer l’obéissance.
Dans l’exercice de son commandement, le chef, dépositaire de l’autorité, la maintient et la
transmet intacte. Il a le droit et le devoir de donner les ordres et de les faire exécuter. Toute
faiblesse, comme tout abus d’autorité, sont des manquements à la discipline.
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Article 8 : La discipline faisant la force principale des armées, il importe que tout supérieur
obtienne de ses subordonnés une obéissance et une soumission entière et que les ordres soient
exécutés littéralement sans discussion ni murmure. L’autorité qui les donne en est responsable et
la réclamation n’est permise au subordonné que lorsqu’il a obéi. Toutefois, dans la mesure où les
circonstances le permettent, le subordonné peut en appeler à l’autorité compétente s’il estime
avoir reçu un ordre illégal.
Article 9 : La durée légale est le temps fixé par les textes en vigueur pendant lequel le militaire
appelé ou engagé volontaire est astreint à certaines obligations.
Pour les militaires appelés, elle est fixée à dix-huit mois. Pour les militaires engagés
volontaires, elle est de six mois.
Article 11 : Les Forces de Défense ont une structure hiérarchique. La hiérarchie est l’ordre des
grades. Elle est définie par le statut particulier des militaires.
Elle comprend :
Selon leur place respective dans l’ordre hiérarchique, les militaires sont subordonnés les uns
aux autres.
Section 2 : Du grade
Article 12 : Le grade consacre l’aptitude à exercer des fonctions déterminées. Il confère une
appellation, des prérogatives et comporte des obligations.
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L’ancienneté dans le grade est le temps passé en activité dans ce grade. L’ancienneté dans
le service est le temps passé en activité depuis le recrutement.
Le titulaire d’un grade a le droit et le devoir de faire respecter les règles générales de la
discipline par tous les militaires qui lui sont inférieurs dans l’ordre hiérarchique.
Article 13 : La hiérarchie générale des grades au sein des Forces de Défense est rappelée dans le
tableau ci-après :
ARMEE DE TERRE, CORPS DES
SAPEURS POMPIERS, AVIATION
LEGERE DES ARLEES, SERVICE
DE SANTE MILITAIRE, GENIE MARINE NATIONALE GENDARMERIE NATIONALE
MILITAIRE, GARDE
REPUBLICAINE
A – OFFICIERS GENERAUX
B – OFFICIERS SUPERIEURS
C – OFFICIERS SUBALTERNES
D – SOUS-OFFICIERS SUPERIEURS
E – SOUS-OFFICIERS SUBALTERNES
F – MILITAIRES DU RANG
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Article 14 : Les officiers généraux de l’Armée de l’Air prennent respectivement les appellations
de général de brigade aérienne, général de division aérienne, général de corps d’armée aérien et
de général d’armée aérienne.
Article 15 : Les officiers généraux du Service de Santé Militaire prennent respectivement les
appellations de médecin général, médecin général inspecteur et médecin général de corps
d’armée.
Article 16 : Les militaires élèves des écoles de formation portent, selon le cas, l’appellation
d’élèves-officiers ou d’élèves sous-officiers. Ces appellations correspondent à des grades à titre
école.
Article 17 : Le subalterne s’adressant verbalement ou par écrit à un supérieur fait usage des
appellations règlementaires suivantes :
Les officiers de Marine et les officiers mariniers commandant une unité (bateau) sont appelés
commandant quel que soit leur grade par le personnel placé sous leur autorité.
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Article 18 : Le supérieur s’adressant à un subalterne fait usage des appellations suivantes :
❖ le supérieur appelle le subalterne par son grade en ajoutant nom s’il le juge à propos ;
❖ si le subalterne est isolé, le supérieur peut l’appeler par son nom ou son grade
conformément aux appellations indiquées au tableau ci-dessus.
Dans l’exercice de leurs fonctions, les militaires sont subordonnés les uns aux autres
selon l’ordre hiérarchique. Cette règle peut comporter des exceptions lorsque des militaires
reçoivent délégation d’autorité pour exercer des fonctions particulières.
Tout militaire qui exerce, même provisoirement, une fonction est investi de l’autorité et
de la responsabilité afférente à cette fonction.
Ce commandant confirme les missions de ses unités. Si certaines d’entre elles ne sont
plus en mesure de les exécuter, il prend l’initiative de leur en fixer des nouvelles.
Lorsque le titulaire d’une fonction est physiquement absent sans avoir été remplacé, cette
fonction est exercée par le premier de ses subordonnés selon l’ordre hiérarchique, si aucun ordre
de dévolution particulier n’est prévu. L’intérim peut être assuré en cas d’empêchement
momentané ou définitif du titulaire du commandement.
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La durée maximale d’un intérim est de douze mois à l’issue de laquelle le titulaire doit
être remplacé. L’intérimaire bénéficie pendant cette période des avantages rattachés à l’emploi à
l’exclusion de l’indemnité de logement et de fonction.
Article 25 : A fonction égale, le commandement est assuré par le titulaire d’une lettre de service
spéciale, d’une lettre de commandement ou d’une note d’intérim.
Conformément aux statuts de certains corps, les officiers et sous-officiers de ceux-ci sont
subordonnés, quel que soit leur grade, mais seulement dans l’exercice de leurs fonction, à
l’officier titulaire d’une lettre de service spéciale, d’une lettre de commandement ou d’une note
d’intérim.
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Article 28 : La hiérarchie impose des devoirs réciproques aux supérieurs et aux subalternes,
quels que soient leur corps d’appartenance et leur unité d’affectation.
Le supérieur doit être un exemple pour le subalterne. Celui-ci lui doit obéissance et
respect.
Un supérieur ne peut donner d’ordres à un subalterne ne relevant pas de son autorité sauf
pour faire appliquer les règles générales de la discipline.
Tout militaire, quels que soient sa qualité et son grade, doit se conformer aux instructions
ou obtempérer aux injonctions d’un militaire même subalterne si ce dernier est en service et agit
en vertu d’ordres ou de consignes qu’il est chargé de faire appliquer.
Article 29 : Tout militaire appartient à une unité où il reçoit la responsabilité d’une fonction. Il
est de ce fait directement subordonné à un chef.
Article 30 : L’autorité dont le chef est investi lui donne le droit et le devoir de prendre des
décisions. Il traduit ses décisions par des ordres précis et fermes. Il les fait appliquer par ses
subordonnés.
Article 31 : Le chef est responsable des conséquences des ordres donnés par lui et ceux
accomplis par ses subordonnés agissant en ses lieux et places.
❖ les actes contraires aux lois et coutumes de la guerre définis aux articles 43,44 et 45 du
présent décret ;
❖ les actes constitutifs d’infractions criminelles ou délictuelles contre la sûreté de l’Etat, la
constitution ou la paix publique ;
❖ les actes portant atteinte à la vie, à l’intégrité, à la liberté des personnes ou au droit de
propriété, lorsqu’ils sont contraires à la loi.
Une obéissance parfaite ne peut être obtenue que si le chef exerce son autorité avec
compétence, justice et fermeté. Il s’efforce de convaincre, d’instruire en même temps que
d’imposer, en respectant les droits des subordonnés. Cette attitude facilite l’exercice des
responsabilités qui incombent à ses subordonnés.
Article 33 : Dans la limite du secret professionnel, le chef informe ses subordonnés de ses
intentions et du but à atteindre, oriente leur initiative pour obtenir leur participation active à la
mission.
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Article 34 : Le chef transmet ses ordres par voie hiérarchique descendante. Si l’urgence, la
nécessité ou les directives particulières le conduisent à s’affranchir de cette voie, il n’informe
que les échelons concernés.
Article 35 : Le chef instruit ses subordonnés, contrôle leur progrès et la valeur des unités. Il
procède à la notation de ses subordonnés sur avis préalable de leurs supérieurs directs.
Il témoigne sa satisfaction par des récompenses, réprime les fautes par des punitions. Il
est attentif aux conditions matérielles de vie et aux préoccupations personnelles de ceux qui sont
placés sous son autorité.
Article 36 : L’obéissance est le premier devoir du subordonné. Celui-ci exécute loyalement les
ordres qu’il reçoit. Il est responsable des conséquences de leur inexécution.
Ces rapports sont développés quotidiennement. Il est mis à profit certains moments de la
vie militaire, tels que l’accueil des recrues, les entretiens, les inspections et les notations pour
approfondir ces rapports.
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Section 1 : De l’instruction et de l’entrainement
Article 39 : L’instruction et l’entrainement rendent les militaires et les unités aptes à remplir
leurs fonctions et à exécuter leur mission, quelles que soient les circonstances.
La préparation au combat simule les conditions réelles, montre à chacun les risques, les
difficultés de la lutte et indique les moyens d’y faire face. Les exercices et les manœuvres
permettent de juger le degré de préparation des militaires et des unités.
Article 41 : L’évaluation des performances consiste à l’attribution au militaire par son supérieur
hiérarchique d’une note assortie d’appréciation générale motivée. Elle éclaire le commandement
sur la valeur, l’aptitude professionnelle et la manière de servir du militaire. Elle doit être établie
avec précision et en toute objectivité.
Article 42 : La détente est le complément indispensable du travail dont elle améliore la qualité et
le rendement. Elle assure le bon équilibre de l’individu et entretient la cohésion et le moral de la
troupe.
Ces activités peuvent s’exercer au sein de groupes animés par leurs membres sous
l’impulsion et le contrôle du commandement. Celui-ci participe à leur organisation.
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Section 4 : De la promotion sociale
Le commandement informe les militaires des possibilités qui leur sont offertes pour
perfectionner leur instruction professionnelle. Il leur donne à cet effet les facilités compatibles
avec les nécessités du service.
Article 44 : L’armée inculque aux gabonais, servant sous le drapeau, l’esprit de solidarité et
leurs devoirs de citoyen.
Les actes importants de la vie militaire rappelant à chacun le devoir d’assurer la défense
de la patrie. Ils doivent leur permettre de prendre conscience des obligations et des sacrifices qui
peuvent être demandés.
Article 45 : La force et la cohésion des unités au combat exigent que chaque militaire participe à
l’action contre l’ennemi avec énergie et abnégation.
Article 46 : Le chef conduit et poursuit le combat jusqu’au succès ou à l’épuisement de tous ses
moyens.
Le chef prend toute disposition pour qu’aucun document important ni matériel utilisable
ne tombe aux mains de l’ennemi.
Article 47 : Tout militaire combattant doit remplir sans défaillance les devoirs qui lui incombent
soit à titre personnel, soit à titre de membre d’une équipe ou d’un équipage.
En particulier :
❖ d’abandonner des armes et des matériels en état de servir, sauf cas de force majeur ;
❖ d’entrer en rapport avec l’ennemi ;
❖ de se rendre à l’ennemi avant d’avoir épuisé tous les moyens de combattre.
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Lorsque tous les chefs sont tombés, le militaire le plus ancien dans le grade le plus élevé
prend le commandement et poursuit le combat.
Article 48 : Si un combattant tombe aux mains de l’ennemi, son devoir est d’échapper à la
captivité en profitant de la confusion de la bataille et de toute occasion favorable pour rejoindre
les forces amies. Il a également le devoir d’aider ses compagnons à le faire.
Article 50 : Le militaire fait prisonnier ne donne à l’ennemi que ses noms, prénoms, grade,
numéro matricule et date de naissance. Il peut contribuer à fournir les mêmes renseignements
pour des camarades qui ne sont pas physiquement capables de les donner eux-mêmes.
❖ de considérer comme combattants régulier les membres des forces armées ou milices
volontaires ennemies, y compris les résistances organisées, à condition que ces
formations aient un chef désigné, que leurs membres arborent un signe distinctif, portent
des armes d’une façon apparente et respectent les lois et usages de la guerre ;
❖ de traiter avec humanité et sans distinction toutes les personnes mises hors de combat ;
❖ de recueillir, protéger et soigner les blessés, les malades et les naufragés dans la mesure
où les circonstances le permettent ;
❖ de respecter les hôpitaux et les lieux de rassemblement des malades ou des blessé civils
ou militaires, les personnels, les formations, les bâtiments, les matériels, les transports
sanitaires et d’épargner les édifices consacrés aux cultes, aux arts, aux sciences et à la
bienfaisance ainsi que les monuments historiques, à conditions qu’ils ne soient pas
employés à des fins militaires.
❖ de prendre sous leur feu des blessés ou tuer un ennemi qui se rend ou est capturé ou avec
lequel un cessez-le-feu a été conclu ;
❖ de s’adonner à des actes de barbaries notamment viols, séquestration et enrôlement des
enfants ;
❖ de dépouiller les morts et les blessés ;
❖ de refuser une reddition sans condition ou de déclarer qu’il ne sera pas fait de quartier ;
❖ de se livrer à toute destruction inutile et à tout pillage ;
❖ de prendre des otages, de la utiliser comme boucliers humains, de se livrer à des
représailles ou à des sanctions collectives ;
❖ de condamner les individus en dehors des lois et procédures en vigueur ;
❖ d’attaquer ou de retenir prisonnier un parlementaire arborant le drapeau blanc ;
❖ d’utiliser tous les moyens qui occasionnent souffrances et dommages inutiles ;
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❖ d’utiliser indûment le pavillon parlementaire, le pavillon national de l’ennemi ainsi que
les insignes distinctifs des conventions internationales ;
❖ de porter atteinte à la vie et à l’intégrité corporelle des blessés, naufragés, prisonniers
ainsi que des personnes civiles, notamment, par le meurtre sous toutes ses formes, les
mutilations, les traitements cruels, tortures et supplices,
❖ de forcer les nationaux de la partie adverse à à prendre part aux opérations de guerre
contre leur pays ;
❖ de tirer sur l’équipage et les passagers d’avions civils ou militaires sautant en parachute
d’un avion en détresse, sauf lorsqu’ils participent à une opération aéroportée ;
❖ de détruire et de saisir des navires ou des aéronefs de commerce neutres, sauf en cas de
contrebande, rupture de blocus et autres actes contraires à leur neutralité.
Article 52 : Dès leur capture les prisonniers doivent être traités avec humanité. Ils doivent être
protégés contre tout acte de violence, les insultes et la curiosité publique. Ils ont droit au respect
de leur personne et de leur honneur. Ils doivent rester en possession de leurs effets et objets
d’usage personnel, sauf les armes, équipements et documents militaires.
Article 53 : Les prisonniers doivent être évacués dans les plus brefs délais vers des points de
rassemblement situés assez loin de la zone de combat. En attendant leur évacuation, ils ne
doivent pas être exposés inutilement au danger.
L’évacuation des prisonniers doit s’effectuer dans les mêmes conditions, notamment de
sécurité, que les déplacements des troupes.
La liste des prisonniers évacués doit être établie aussitôt que possible. Chaque prisonnier
n’est tenu de déclarer, quand il est interrogé à ce sujet, que ses noms, prénoms, grade, date de
naissance, numéro matricule.
Article 54 : Les cérémonies militaires ont pour but de donner la solennité qui convient à certains
évènements de la vie nationale et de la vie militaire.
Elles manifestent publiquement la valeur et le prestige des Forces de Défense et les liens
qui les unissent aux autorités et aux populations. Elles témoignent de la discipline des militaires
et de l’esprit de solidarité qui les animent. Leur signification doit être comprise de tous.
Les autorités civiles, les associations d’anciens combattants, les associations des
militaires de réserve et des anciens enfants de troupe peuvent être invitées aux cérémonies
militaires.
Article 55 : Le cérémonial militaire comprend les prises d’armes et les honneurs militaires dont
les règles sont fixées par les textes en vigueur.
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Chapitre 2 : De l’uniforme et de la tenue civile
Section 1 : De l’uniforme
Chaque composante des Forces de Défense fixe son uniforme et précise les modalités de
son port.
Article 57 : L’uniforme et les insignes doivent être réglementés. Tout uniforme et insigne non
règlementaires sont strictement interdits. Le seul insigne de poitrine autorisé est celui du corps
auquel appartient le militaire. Il est porté sur le côté droit de l’uniforme.
Les insignes rappelant la spécialité et/ou la qualification sont portés du côté gauche.
Article 58 : Pour les hommes, la coupe des cheveux doit être nette et sans excentricité, les
tempes et la nuque dégagés. Le port de la moustache et de la barbe est interdit, sauf prescription
médicale.
Il est interdit au personnel féminin de porter perruque, tissage ou tout autre artifice
fantaisiste.
L’usage de la perruque ou tissage, de couleur noire, doit être court et discret permettant le
port de la coiffure militaire.
Article 60 : Les vêtements doivent être boutonnés. Il est interdit de circuler sans coiffure à
l’extérieur des bâtiments ou des casernes et de garder les mains dans les poches.
Pour le personnel féminin, les autres bijoux sont prohibés sauf les alliances et les
montres.
Les chefs ont la responsabilité de surveiller la conformité de la tenue à tous les échelons.
Article 61 : Les militaires de passage dans une garnison ne sont pas astreints à porter la tenue
fixées par le commandant d’armes, sous réserve que leur tenue soit règlementaire.
Article 62 : En dehors du service, le port de l’uniforme est interdit aux militaires qui se livrent à
des travaux ou à des occupations incompatibles avec l’uniforme.
Article 63 : Dans les Etats étrangers, l’uniforme ne peut être porté que par les militaires :
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❖ en poste auprès d’une mission diplomatique ou désignés comme membres d’une mission
technique ;
❖ en mission officielle ;
❖ en transit ou en escale pour raisons de service.
Toutefois, les militaires qui assistent, à titre personnel, à une cérémonie officielle ou privée,
peuvent également porter l’uniforme sur autorisation du ministre de la Défense Nationale et
l’accord du représentant diplomatique du Gabon.
Article 65 : Le port de l’uniforme peut être autorisé aux mêmes personnels, ainsi qu’aux
officiers et sous-officiers en retraite, à l’occasion des prises d’armes, réunions, fêtes et
cérémonies.
❖ aux officiers et sous-officiers déchus de leur grade, réformés ou mis à la retraite d’office
par mesure disciplinaire ;
❖ aux personnels placés en inactivité par mesure disciplinaire, aux personnels de réserve
mis en disponibilité, sauf s’ils sont appelés à répondre à une convocation de l’autorité
militaire ;
Article 69 : Les militaires du rang servant pendant la durée légale fixée à l’article 9 ci-dessus
bénéficient de la même autorisation lorsqu’ils sont titulaires d’une permission de détente ou pour
évènement familial.
Des restrictions peuvent être apportées lorsque les nécessités du service ou des
circonstances particulières l’exigent.
Article 70 : Les militaires élèves des écoles de formation sont, en matière de port de la tenue
civile, soumis au régime particulier de l’école.
Article 71 : Les militaires gabonais en stage dans les écoles étrangères et en permission au
Gabon doivent répondre à toute convocation de l’autorité militaire en tenue de leur école.
Article 72 : Les décorations sont portées sous forme d’insignes complets, d’insignes de format
réduits ou de barrettes selon la tenue et suivant les prescriptions en vigueur. Elles ne sont portées
sur la tenue de combat que sur ordre particulier.
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L’ordre dans lequel sont portées les décorations fait l’objet de l’annexe 1 du présent
décret.
Article 73 : Le port de toute décoration ou accessoire est interdit au militaire récipiendaire avant
réception officielle.
Article 74 : Le port des décorations étrangères est subordonné à une autorisation préalable. Il
n’est obligatoire que dans les cérémonies où se trouvent des personnalités étrangères et pour les
seules décorations du pays concerné.
Article 75 : La fourragère est un accessoire porté sur l’épaule droite, en tenue de cérémonie, de
ville ou de combat pour les prises d’armes seulement.
Sur la tenue n° 1 la fourragère est fixée sur le bouton placé sous la patte d’épaule côté
droit, le bout ferré est accroché sur le deuxième bouton.
Sur la tenue n° 2 et la tenue de combat, la fourragère est fixée sur le bouton placé sous la
patte d’épaule côté droit et enroulée sur l’épaule droite.
Article 76 : L’aiguillette est un ornement fait de cordons tressés, ferré aux deux bouts servant à
fermer ou à garnir l’uniforme. Elle est porté par les officiers généraux et les officiers assurant des
fonctions d’aide de camp du Chef de l’Etat, couleur or ou argent et d’aide de camp de hautes
personnalités civiles et militaires de l’Etat : Premier Ministre, Présidents des Corps Constitués,
officiers généraux, de couleur or ou argent. Elle est portée sur le côté droit de l’uniforme.
Article 77 : Le tour de bras est un accessoire d’habillement militaire sous la forme d’une
cordelette tressée de couleur blanche pour les officiers de gendarmerie départementale et de
couleur dorée pour le reste des officiers des Forces de Défense, verte pour les militaires du rang
et les sous-officiers de la Garde Républicaine, bleue ciel et blanche pour les militaires du rang et
les sous-officiers de l’Armée de l’Air et de l’Aviation Légère des Armées, rouge pour les
militaires du rang et les sous-officiers des autres composantes des Forces de Défense.
Il est porté obligatoirement sur les chemises et les sahariennes et peut être également
porté, sur ordre express pendant une prise d’armes, sur la tenue de combat, autour de l’épaule
droit. A son extrémité se trouve une boutonnière qui permet sa fixation sous la patte d’épaule à
un centimètre de la couture d’épaule matérialisé par un bouton. Le droit au port du tour de bras
est accordé à tous les militaires. Il est remis solennellement aux recrues au cours de leur
présentation au drapeau après la formation commune de base.
Article 78 : L’écusson de bras est un accessoire frappé aux couleurs nationales comportant au
centre une étoile. Il est porté sur l’épaule gauche, trois doigts au-dessous de la couture.
L’écusson est un accessoire sous la forme d’un petit morceau de tissu fixé sur le col de
l’uniforme indiquant le corps d’appartenance.
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L’observation des règles de politesse militaire marque la place de chacun dans hiérarchie
et reflète l’éducation et l’esprit militaire.
Section 1 : Du salut
Article 80 : Le salut est la plus expressive des marques de la politesse militaire. Sa parfaite
exécution est de rigueur.
Le subalterne salut le premier à temps, pour que le supérieur puisse voir et rendre le salut.
Les formes du salut des militaires isolés et sans armes sont les suivantes :
Article 81 : Tout militaire isolé s’arrête, en leur faisant face, les drapeaux et étendards des unités
militaires gabonaises et étrangères.
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S’il franchit la coupée d’un navire de guerre, il salue le pavillon de l’arrière.
Présent à une cérémonie au cours de laquelle les honneurs sont rendus au drapeau ou
l’hymne national est exécuté, il salue pendant toute la durée de ces honneurs.
Article 83 : En tout temps et en tout lieu, le militaire interpellé par un supérieur placé avant lui
dans l’ordre hiérarchique, se porte rapidement vers celui-ci, prend la position du garde-à-vous et
le salue.
Tout militaire rencontrant en quelque lieu que ce soit une patrouille ou un détachement
échange le salut avec le chef.
Article 84 : Les conditions dans lesquelles les autorités civiles ont droit au salut des militaires
sont fixées par les textes particuliers.
Article 86 : Lorsqu’un officier général ou le chef de corps entre dans un local, le militaire le plus
gradé commande : « A vos rang fixe ! ».
Lorsqu’un officier général ou le chef de corps entre dans un local de manière inattendue,
le militaire qui l’aperçoit le premier commande : « Le général ! » ou « Le chef de corps ! ». Les
occupants du local se lèvent, gardent le silence et l’immobilité jusqu’à ce que l’officier ait
commandé : « Repos ! ».
Article 87 : Lorsqu’une autorité visite un lieu dans lequel la continuité de travail est de rigueur
aucun commandement n’est prononcé : le personnel continue à assurer ses fonctions.
Article 88 : Les militaires ont le devoir de respecter en toute circonstance les règles élémentaires
du savoir-vivre, notamment :
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❖ tout militaire croisant un supérieur à l’embrasure d’une porte le laisse passer le premier ;
s’il le croise dans un escalier, il lui cède la rampe et se range pour le laissez-passer ; dans
la rue il lui cède le haut du trottoir ;
❖ s’il fume, il prend sa cigarette, son cigare ou sa pipe de la main gauche quand il salue ou
s’adresse à une autre personne ;
❖ l’initiative de la poignée de main appartient au supérieur ;
❖ le militaire en uniforme ne donne pas le bras ;
❖ le militaire en uniforme salue le supérieur en tenue civile qu’il reconnait. De mettre, s’il
est en civile et rencontre le supérieur en uniforme, il se découvre s’il porte une coiffure
ou, à défaut, le salue de la tête. Les personnels féminins ne doivent pas se défaire de leur
coiffure ;
❖ tout militaire en uniforme doit s’abstenir de porter un enfant ou de pousser une voiture
d’enfant dans les milieux publics ;
❖ tout militaire circulant en voiture, ne peut, à l’intérieur d’un camp militaire, dépasser
celle conduite par un supérieur sans lui en avoir demandé l’autorisation ;
❖ tout militaire en visite de service dans une unité doit se présenter au chef de corps ou à
son représentant ;
❖ tout militaire en uniforme, amené à saluer une dame qui incarne une autorité, la salue, se
décoiffe avant de tendre la main après elle. Le reste du temps, il se décoiffe simplement
avant de tendre la main.
Article 89 : Une garnison est une aire géographique à l’intérieur de laquelle stationnent des
unités et où sont implantés des établissements des Forces de Défense. Les limites de la garnison
sont fixées de façon à englober l’ensemble des unités intéressées par l’exécution de ses missions.
La garnison reçoit le nom du centre urbain le plus important compris à l’intérieur de ses
limites.
Article 90 : Sous réserve des exceptions édictées par le règlement sur le service de garnison
chaque chef de corps est chargé de faire observer les règles de discipline dans toute l’étendue de
la garnison, à l’extérieur des enceintes des établissements militaires et des bâtiments de la
Marine.
Article 91 : Le commandement peut imposer aux militaires de résider, soit dans des limites
géographiques déterminées, soit à l’intérieur du domaine militaire.
Article 92 : Au sens du présent décret, on entend par permission, toute absence du service
autorisée par le commandement. Elles comprennent :
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Les droits annuels à permission sont de quarante-cinq jours calendaires, par période de
référence d’un an pour tout militaire servant au-delà de la durée légale. Ces permissions sont
accordées par les autorités hiérarchiques habilitées à la demande de l’intéressé.
Article 93 : Les militaires appelés, après leur formation commune de base, peuvent bénéficier
d’une autorisation d’absence ne dépassant pas quinze jours.
Ils peuvent, en outre, bénéficier des permissions pour évènements familiaux prévues à
l’article 96 ci-dessus.
Article 94 : Les militaires de tout grade servant au-delà de la durée légale peuvent bénéficier de
permission dans la limite de quarante-cinq jours par an.
Les permissions n’excédant pas quarante-huit heures peuvent être accordées, en fonction
du grade et du statut, de façon occasionnelle ou exceptionnelle.
Le report des permissions annuelles ou des reliquats de permissions n’est permis que sur
le premier trimestre de l’année suivante. Le cas échéant, le militaire perd ses droits.
Article 95 : Les militaires de tout grade de retour d’un stage peuvent bénéficier d’une permission
non déductible de leurs droits annuels selon les modalités suivantes :
Article 96 : Les militaires bénéficient des permissions pour évènements familiaux, non
déductibles des droits annuels, à raison de :
Les militaires servant pendant la durée légale ne peuvent bénéficier de permission pour
évènements familiaux en cas de mariage ou naissance d’un enfant.
Article 98 : Une grossesse détectée pendant les vingt-quatre premiers mois de service ne donne
pas droit à un congé de maternité mais entraîne la résiliation du contrat.
En cas de maternité au-delà des vingt-quatre premiers mois de service, la future mère est
tenue, entre le quatrième et le septième mois de sa grossesse, de fournir au bureau du personnel
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un certificat médical précisant la date présumée de son accouchement aux fins de fixation de la
date de son départ en congé et du port de la tenue civile.
L’intéressée doit cesser toute activité professionnelle six semaines avant la date présumée
de l’accouchement. Les congés de maternité de quatorze semaines son accordées par les
commandants en chef ou assimilés, sur prescription ou avis médical émanant obligatoirement
d’un médecin militaire. Ces congés ne sont pas imputables sur les droits annuels à permission.
Article 99 : Tout titulaire d’une permission égale ou supérieure à quatre jours doit se présenter à
l’arrivée et au retour auprès de l’autorité militaire de la localité de jouissance, afin de faire viser
et enregistrer le titre de permission.
Article 100 : Tout militaire atteint au cours d’une permission de longue durée d’une maladie
l’empêchant de rejoindre son unité, doit immédiatement se présenter en consultation à un
médecin militaire. S’il n’y a pas de médecin militaire, il pourra se présenter à un médecin civil.
Le certificat médical délivré par celui-ci doit être visé par le médecin militaire du lieu de
jouissance.
Article 101 : Les opinions ou croyances philosophiques, religieuses ou politiques sont libres.
Toutefois, le militaire est astreint au devoir de réserve exigé par statut de militaire et dans le
respect de l’ordre public.
Article 102 : Les militaires en activité doivent obtenir, par voie hiérarchique l’autorisation du
Président de la République lorsqu’il désire évoquer publiquement des questions politiques ou
mettre en cause une puissance étrangère ou une organisation internationale lors des conférences,
séminaires, colloques et stages. Ces dispositions s’appliquent à tous les moyens d’expression.
L’exercice du culte dans les enceintes militaires, à bord des bâtiments de la flotte et des
aéronefs est soumis à l’autorisation préalable du ministre chargé de la Défense Nationale.
La fonction de ministre du culte ne peut être exercée par un militaire en activité que sur
autorisation préalable du ministre chargé de la Défense Nationale.
Les militaires en activité peuvent adhérer à des associations apolitiques après en avoir
reçu l’autorisation. Toutefois, ils doivent rendre compte à l’autorité militaire des fonctions qu’ils
désirent exercer ou qu’ils exercent déjà. Le ministre chargé de la Défense Nationale peut leur
imposer d’abandonner lesdites fonctions et, le cas échéant, de démissionner desdites
associations.
Article 103 : Tout militaire en activité de service doit être porteur d’une carte d’identité ou d’une
carte d’identité spéciale en tenant lieu. En cas de perte, il doit immédiatement en rendre compte
par écrit à sa hiérarchie.
Le port d’une plaque patronymique est réglementé par une instruction de la hiérarchie
militaire.
21
Tout militaire en tenue doit, quel que soit son grade, présenter sa carte d’identité à toute
réquisition d’un supérieur, ainsi qu’à celle des officiers ou sous-officiers de la gendarmerie et de
tout fonctionnaire ou agent de police, tous en service.
Article 104 : Les armes ne sont portées qu’en tenue militaire. Toutefois, elles peuvent l’être en
tenue civile sur autorisation ou instruction spéciale du commandement.
Article 105 : Les militaires en activité ou de réserve de tout grade sont soumis, en matière
d’acquisition, de détention et de port d’armes, aux dispositions législatives et réglementaires en
vigueur.
Article 106 : Les officiers et sous-officiers ne peuvent faire usage des armes personnels dans le
service, les introduire dans un établissement militaire ou sur un bâtiment de la marine ou dans un
aéronef que sur autorisation du chef de corps.
Article 107 : Il est interdit aux militaires du rang de détenir dans un établissement militaire, sur
un bâtiment de la marine ou dans un aéronef, de porter, même en uniforme, une arme
personnelle. Les armes irrégulièrement détenues ou portées sont retirées provisoirement par
l’autorité militaire sans préjudices des sanctions disciplinaires ou pénales encourues par les
intéressés.
Article 110 : Dans les enceintes et établissements militaires, ainsi qu’a bord des bâtiments de la
marine et des aéronefs, il est interdit :
22
❖ de poser des actes contre l’honneur et l’éthique militaire, notamment l’homosexualité, la
pédophilie, le harcèlement sexuel, la zoophilie, l’inceste, la nécrophilie, l’ethnisme avéré.
Article 111 : A l’extérieur des enceintes et établissements militaires, il est interdit aux militaires
en uniforme :
Article 112 : La correspondance militaire est un ensemble de document reçus ou expédiés par
une autorité militaire. Elle doit être concise, claire et d’une présentation soignée.
Elle est rédigée dans la une forme respectueuse de la part du subalterne. Elle n’est
précédée d’aucune appellation et ne comporte pas de formule de politesse.
Lorsque la correspondance est adressée aux autorités ou organisme civils, elle doit être
conforme aux usages de la correspondance administrative civile.
Les documents et pièces utilisés dans la correspondance militaire sont établis dans les
formes prescrites par les instructions en vigueur. Le grade, le nom et la fonction du signataire
doivent y apparaître clairement.
Article 113 : En règle générale, le chef d’un échelon de commandement signe personnellement
les documents :
Il peut donner à certains de ses subordonnés l’autorisation de signer les pièces du service
courant ou de routine, exiger le document d’application de ses ordres et directives généraux.
Article 114 : Toute correspondance officielle est transmise par la voie hiérarchique tant aux
autorités supérieures qu’aux autorités subordonnées, sous réserve de l’existence d’une
règlementation particulière ou d’une circonstance spéciale.
Article 115 : La classification des documents militaires est un procédé par lequel les documents
sont catégorisés par degré de confidentialité pour la protection du secret de la Défense Nationale.
23
Est réputé secret de Défense Nationale tout renseignement, objet, document ou procédé
qui doit tenu secret dans l’intérêt de la Défense Nationale, ou dont la publication pourrait nuire
gravement à la Défense Nationale.
Article 116 : Toute violation du secret de la Défense Nationale expose son auteur à des sanctions
prévues par les textes en vigueur sans préjudice des sanctions prévues par le statut particulier des
militaires.
Article 117 : Tout document militaire doit nécessairement porter l’une des indications suivantes:
❖ Très secret ;
❖ Secret Défense ;
❖ Confidentiel Défense ;
❖ Diffusion Restreinte ;
❖ Non Classifié ou Non Protégés.
L’étude détaillée des mentions de classification des documents militaires fait l’objet de
texte particulier.
Article 118 : Les militaires sont astreints au mariage monogamique. Ils ne peuvent contracter
mariage que sous réserve de l’autorisation expresse :
La polyandrie est interdite. De même, il est interdit à une femme militaire de contracter
mariage avec un homme déjà marié.
Article 119 : Les militaires ne sont pas autorisés à contracter mariage pendant le temps de la
durée légale de dix-huit mois du service militaire pour les appelés, pendant la durée de deux ans
pour les engagés, pendant la durée de leur scolarité pour les élèves en formation initiale.
Article 120 : Les dossiers de demande d’autorisation de mariage sont adressés par voie
hiérarchique à l’autorité compétente. Ils comprennent notamment :
24
❖ un rapport d’enquête de moralité délivré par l’autorité habilitée.
Article 121 : L’autorisation du mariage du militaire quel que soit son grade avec un futur
conjoint étranger est laissé à la discrétion du Chef de l’Etat.
Dans ce cas, outre les pièces exigées à l’article 120 ci-dessus, le dossier doit également
comporter un état indiquant :
❖ le nom et l’adresse des personnes résident dans le pays d’origine du futur conjoint
pouvant, si les circonstances le permettent, fournir des renseignements sur l’intéressé ;
❖ la date de l’arrivée en territoire gabonais, les résidences successives avec les périodes de
séjour correspondantes du futur conjoint et éventuellement des membres de sa famille.
Article 122 : L’autorisation de mariage faisant l’objet des annexes 2-A, 2-B et 2-C du présent
décret, est valable six mois à compter de la date de signature. Elle ne peut être renouvelée qu’une
seule fois (annexe 2-D), sur demande de l’intéressé, transmise par voie hiérarchique. Un
exemplaire de l’autorisation de mariage est remis par l’intéressé à l’officier d’état-civil.
Les autorisations sont retournées à l’autorité qui les a délivrées en cas de non célébration
du mariage dans les délais prévus.
Article 123 : Les officiers d’état-civil ne peuvent célébrer le mariage d’un militaire sans
l’autorisation délivrée par l’autorité habilité ou en cas de régime polygamique.
Article 124: Les dossiers de demande d’autorisation de mariage présentés par les militaires sont
strictement confidentiels.
Les documents sont classés dans les dossiers dits personnels des intéressés (officiers,
sous-officiers) ou dans les pièces matricules (militaires du rang).
Article 125 : Les traditions militaires sont un ensemble de valeurs dictées par les comportements
exprimant une manière de penser et d’agir, transmis de contingent en contingent, des personnels
des Forces de Défense de la République Gabonaise.
Ces traditions consistent à maintenir la fierté et l’honneur d’être militaire par la solidarité,
la bravoure et la joie de vivre ensemble. Elles visent également l’harmonie des rapports avec les
populations par une disponibilité permanente.
Article 126 : En cas de décès d’un militaire, ses obsèques sont organisées par son corps
d’appartenance.
Article 127 : La constitution du dossier du militaire décédé est du ressort des affaires sociales du
corps. Ce dossier comprend :
Article 128 : Les formalités et autres modalités d’organisation des obsèques du militaire sont
fixées par arrêté du ministre en charge de la Défense Nationale.
Article 129 : Tout militaire est tenu de préserver et sécuriser l’espace dans lequel il vit ou
exercice ses fonctions quelle que soient les circonstances, en adoptant un comportement qui le
rend acteur de la protection et de la préservation de celui-ci.
Article 131 : Il est interdit d’utiliser les moyens militaires pour la chasse et la pêche.
Article 132 : Les récompenses visent à reconnaître le mérite de tout militaire. Elles permettent
au supérieur de marquer sa satisfaction et de susciter l’émulation. Elles doivent être accordées
avec mesure et sans retard pour garder leur valeur. Elles sont attribuées notamment en cas de :
Elles sont décernées par les autorités définies à l’article 133 ci-dessous qui doivent avoir
connaissance du militaire à récompenser.
Article 133 : Tout militaire en activité ou de réserve peut faire l’objet des récompenses indiquées
dans le tableau ci-après qui mentionne également les droits des différentes autorités en la
matière.
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AUTORITES POUVANT ACCORDER CES RECOMPENSES
COMMANDANT
MINISTRE EN CHEF, CHEF D’ETAT-
NATURE DES DECORATIONS DE LA CHEF D’ETAT- MAJOR OU
DEFENSE MAJOR ASSIMILE
NATIONALE GENERAL
OU ASSIMILES
Décorations X
Citations X X
Témoignage de satisfaction X X
Félicitations X X X
Récompenses en nature ou en espèces X X X
Permissions exceptionnelles à titre de récompenses X X
Article 134 : Les décorations sont décernées pour reconnaître des actions d’éclats, des faits de
guerre, des mérites éminents ou distingués, ou pour récompenser certains actes méritoires ou
service rendus. Certains d’entre elles accompagnent des citations. Leur attribution fait l’objet
d’une publication au journal officiel.
Article 135 : Les citations sanctionnent des actions d’éclat, des faits de guerre et
exceptionnellement des actes de courage ou de dévouement.
Elles sont décernées selon la valeur de ces actes conformément aux dispositions en
vigueur dans chaque corps.
Les citations accordées par le ministre chargé de la défense Nationale font l’objet d’une
publication au Journal Officiel.
Les félicitations et les témoignages de satisfaction collectifs peuvent être décernés à des
unités.
27
Section 1 : Des récompenses en nature et en espèces
Article 137 : Des récompenses peuvent être attribuées en nature ou en espèce par tous les
échelons de commandement en reconnaissance des résultats obtenus à l’occasion de
compétitions, d’examens divers ou d’effort particulier.
Elles peuvent également être attribuées pour reconnaître des actes méritoires ou
encourager des travaux ou recherches personnelles contribuant à l’efficacité, à l’amélioration du
service ou au perfectionnement du matériel des armées.
Article 138 : Outre les permissions visées à l’article 92 ci-dessus, les chefs de corps peuvent
accorder, à titre de récompenses, des permissions individuelles à caractère exceptionnel dans les
limites de huit jours par ans.
Article 139 : Le certificat de bonne conduite est décerné directement par les commandants en
chef ou assimilés, le Chef d’Etat-Major des corps ou assimilés, aux sous-officiers et militaire du
rang appelés ainsi qu’aux militaires du rang engagés ou réengagés par condition toutefois que :
❖ les militaires du rang n’aient pas encouru un nombre total de jours de prison supérieur à
30 jours au cours de la dernière année de service ;
❖ les sous-officiers n’aient pas encouru un nombre total de jours d’arrêts simples supérieur
à 50 jours ou à 45 jours d’arrêts de rigueur au cours de la dernière année de service.
Article 140 : Les actes rentrant dans la catégorie ci-après et ceux mentionnés dans le barème des
punitions constituent des fautes et sont punis suivant leur gravité :
En outre, pour le supérieur, à l’égard de son subordonné, les actes de faiblesse, d’abus
d’autorité, des propos injurieux ou humiliants, des actes d’injustice sciemment commise,
constituent des fautes.
28
Certaines de ces fautes peuvent, dans les cas déterminés par le code de justice militaire
entraîner la comparution de leurs auteurs devant le tribunal militaire.
Article 141 : Tout militaire ayant totalisé au moins soixante jours de prison, soixante jours
d’arrêts simples ou soixante jours d’arrêts de rigueur au cours d’une année, est traduit
automatiquement devant un conseil de discipline ou d’enquête.
Article 142 : Tout supérieur, quel que soit son grade, sa fonction, son corps ou son service a le
devoir de contribuer au maintien de la discipline générale en relevant les fautes commises par ses
subordonnés et s’efforçant d’y mettre fin.
Article 143 : Tout officier ou tout gradé peut infliger directement les punitions prévues au
présent règlement, au militaire fautif appartenant au même corps.
Le droit de punir appartient aux divers officiers et gradés, dans les limites fixées aux
articles 172 et 176 ci-après.
Les militaires appartenant à un corps, mis à la disposition d’un service extérieur ou d’une
unité extérieure, ne peuvent être punis directement par leur chef de service que pour les fautes
commises dans leur emploi et à l’occasion de cet emploi. Dans tous les autres cas, ils relèvent de
leur chef de corps.
Toute punition demandée fait l’objet d’un rapport sur la faute commise.
A l’intérieur des services, les officiers ont le même droit en matière de punition.
Le militaire intérimaire en matière de punition, et quel que soit son grade, a les même
droits que le titulaire de cette fonction.
Les punitions des officiers et sous-officiers supérieurs sont transmises par les chefs de
corps ou de service au commandant en chef ou assimilé. Celles des sous-officiers subalternes et
des militaires du rang sont transmises de leurs unités au chef d’Etat-Major ou assimilé du corps
d’appartenance.
Toute punition prononcée est notifiée sans délais à l’intéressé qui doit obligatoirement
l’émarger. Le taux ou sanction finale est également notifié à l’intéressé.
Le refus d’émarger expose le militaire fautif à une autre sanction. Tout compte rendu de
punition non émargé est retourné à l’autorité ayant initié la punition.
29
Les punitions ne sont pas notifiées en présence des subordonnés des militaires punis ;
elles doivent être insérées dans les dossiers réduits des intéressés.
Article 144 : Le supérieur veille à prévenir les fautes ; lorsqu’il est dans l’obligation de punir, il
s’inspire des considérations suivantes :
❖ les punitions sont infligées avec justice et impartialité ; elles ne sont jamais des actes
d’autorité personnelle du supérieur vis-à-vis de son subordonné. Le supérieur est l’agent
d’exécution des règlements militaires ; il constate et fait constater à son subordonné
fautif, le fat incriminer et prononce la sanction consécutive ;
❖ la punition doit être proportionnelle à la gravité de la faute et aux circonstances dans
lesquelles elle est commise. Le supérieur tient compte des antécédents du militaire puni,
de sa conduite habituelle, de son caractère et du temps de service accompli ;
❖ la première punition doit être prononcée avec circonspection, en raison de l’importance
qu’elle a pour la carrière du soldat ;
❖ un supérieur qui se propose d’infliger une punition à un militaire n’appartenant pas à son
unité ou à son service, doit se renseigner auprès des chefs directs de l’intéressé avant d
prononcer la punition ;
❖ certaines circonstances sont de nature à aggraver la faute en cas de :
➢ récidive collective ;
➢ faute commise dans le service, ou en présence de subordonnés.
En aucun cas, les fautes individuelles ne peuvent entraîner une punition collective.
❖ Lorsqu’un militaire s’est fait consulter par un médecin qui confirme sa maladie, il ne peut
être puni. Lorsque le médecin relève qu’il n’est pas malade, le commandant d’unité ne
prend éventuellement une sanction contre l’intéressé qu’après avoir pris en considération
ses antécédents, sa bonne volonté et l’importance du service manqué.
Article 145 : Le militaire doit se faire consulter dans une structure militaire de son unité
d’appartenance. Toutefois, en cas d’urgence il peut se rapprocher de la structure sanitaire la plus
proche pour les premiers soins. A l’issue, il devra se présenter auprès du médecin de son unité.
Le cas échéant, l’institution militaire décline toute responsabilité et la prise en charge peut être
refusée à l’intéressé.
Tout réserviste rappelé qui ne se serait pas présenté dans les délais, auprès de l’instance
militaire la plus proche, s’expose aux mêmes sanctions disciplinaires que les militaires en
activité.
Article 146 : Tout supérieur hiérarchique a le devoir de s’assurer que les punitions infligées par
ses subordonnés son proportionnées aux fautes commises. Dans ce cas, il peut modifier ou
annuler ces punitions.
La punition peut être annulée si la faute commise n’est pas prouvée après enquête.
30
La levée des punitions à l’occasion d’évènements importants est une mesure
exceptionnelle qui ne peut être prononcée que par le Président de la République, chef suprême
des Forces de Défense et de Sécurité.
Article 147 : Tout manquement aux règlements constitue une faute passible d’une punition.
❖ d’éduquer ;
❖ de dissuader ;
❖ de réparer le préjudice causé.
Sans préjudice des sanctions pénales qu’elles peuvent entraîner, la faute commise par le
militaire l’expose à :
❖ la punition disciplinaire ;
❖ la sanction professionnelle ;
❖ la sanction statutaire.
❖ la consigne ;
❖ la salle de police ;
❖ la prison ou cellule ;
❖ la mutation (affectation disciplinaire).
❖ l’avertissement ;
❖ l’arrêt simple ;
❖ le blâme avec inscription au dossier ;
❖ l’arrêt de rigueur ;
❖ la mutation (affectation disciplinaire).
❖ l’avertissement ;
❖ l’arrêt simple ;
❖ la réprimande ;
❖ le blâme avec inscription au dossier ;
❖ l’arrêt de rigueur ;
❖ la mutation (affectation disciplinaire) ;
❖ l’arrêt de forteresse.
31
Sous-section 2 : De la sanction professionnelle
Article 149 : La sanction professionnelle applicable au militaire est la mise en disponibilité par
retrait d’emploi. Elle n’est applicable qu’aux seuls officiers.
Article 150 : Les sanctions statutaires sont des sanctions prises à l’issue d’un conseil de
discipline, d’enquête ou spécial pour des fautes graves commises dans le service contre
l’honneur et pour mauvais manière habituelle de servir.
Article 151 : Les sanctions statutaires ne peuvent être prononcées à l’endroit d’un militaire qu’à
l’issue d’un conseil d’enquête ou de discipline. (Contradictoire au statut particulier qui stipule
qu’un militaire peut être radié sans consulter le conseil de discipline ou d’enquête en cas de
perte des droits civiques ou toute condamnation définitive, même assortie du sursis, prononcée contre
lui pour crime. Lire article 97 du statut particulier des militaires).
Article 152 : La radiation du tableau d’avancement est prise à l’issue d’un conseil d’enquête
ou de discipline. L’autorité décide après avis du conseil, conformément aux textes en vigueur. A
la suite de cette décision, le militaire puni est rayé du tableau d’avancement.
Article 153 : L’exclusion temporaire sans solde est une sanction qui a pour conséquence
d’exclure, le militaire puni, du service courant avec suspension de solde par mesure
conservatoire, pour une durée maximale de six mois. Les émoluments suspendus ne font pas
l’objet de rappel. Durant la suspension, le militaire perd son droit au traitement à l’exclusion des
suppléments pour charge de famille.
Au cours de cette période, le militaire n’exerce aucune fonction. Il reste soumis aux lois
règlements et obligations qui régissent l’institution militaire.
Article 154 : La mise en disponibilité par retrait d’emploi est une sanction statutaire prise à la
suite d’une faute professionnelle grave. Elle est applicable aux officiers qui n’ont pas acquis de
droit à pension de retraite à jouissance immédiate. Elle entraîne l’interdiction d’exercer une
activité dans sa qualification et le militaire mis en cause ne peut faire l’objet d’une affectation.
Article 155 : La révocation entraînant la radiation des cadres sans pertes des droits à
pension de retraite est une sanction qui exclut définitivement le militaire concerné des effectifs
de l’armée sans perte de ses droits à pension.
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Article 156 : La révocation entraînant la radiation des cadres avec pertes des droits à
pension de retraite est une sanction qui exclut définitivement le militaire concerné des effectifs
de l’armée avec perte de ses droits à pension.
Cette sanction n’est prononcée qu’en cas de perte des droits civiques, de mesures
d’indignité nationale, de condamnation prononçant l’incapacité d’exercer à jamais une fonction
publique ou de destitution prononcée par jugement.
Article 157 : La mise en disponibilité par retrait d’emploi ne peut être prononcée que pour une
durée maximale de trois ans, pendant laquelle le militaire mis en cause perçoit une solde réduite
de deux tiers et ne bénéficie plus des droits à l’avancement. Le temps passé dans cette position
n’est pas pris en compte pour la constitution des droits à pension de retraite.
Article 158 : Pendant toute la durée de la mise en disponibilité par retrait d’emploi, le militaire
ne peut bénéficier ni de l’ouverture ni de la liquidation des droits à pension de retraite. Il peut
néanmoins exercer une activité rémunérée en dehors de l’armée.
Il peut être rappelé à l’activité à tout moment lorsque les circonstances l’exigent.
Article 159 : Les sanctions statutaires applicables aux sous-officiers sont les suivantes :
Article 160 : La rétrogradation est une sanction statutaire ayant pour effet de retirer au militaire
son grade, en lui conférant le grade immédiatement inférieur à celui qu’il détenait
antérieurement.
Il prend rang dans le nouveau grade à la date de prise d’effet de l’acte administratif de
rétrogradation.
Article 161 : Les sanctions statutaires applicables aux militaires du rang sont les suivantes :
33
Paragraphe 4 : Des dispositions communes
Article 162 : En cas de faute grave commise par un militaire, celui-ci peut être immédiatement
suspendu à titre conservatoire par l’autorité ayant pouvoir disciplinaire.
La situation du militaire suspendu doit être définitivement réglée dans un délai de quatre
mois à compter du jour où la décision de suspension a pris effet. Lorsqu’une décision n’est
intervenue à l’expiration de ce délai, l’intéressé reçoit à nouveau l’intégralité de sa rémunération
sauf s’il est l’objet des poursuites pénales.
Article 163 : Si le militaire suspendu n’a subi aucune sanction ou si, à l’expiration du délai
prévu à l’alinéa précédent, aucune décision n’a pu être prise à son égard, il a droit au
rétablissement de sa rémunération, à compter de la date où la décision de suspension a pris effet.
Article 164 : La procédure disciplinaire est l’ensemble des opérations relatives à l’établissement
des documents en vue de l’organisation d’un conseil d’enquête ou de discipline.
Article 165 : Les militaires du rang punis de consigne continuent à faire leur service. A leurs
moment de liberté, ils sont tenus de rester au cantonnement et de répondre aux appels des punis.
Ils sont employés aux corvées.
Article 166 : Les militaires du rang punis de salle de police continuent à faire leur service et
prennent leurs repas dans leur unité. Ils sont enfermés dans les locaux disciplinaires après le
repas du soir jusqu’au réveil et, les jours de repos, pendant toute la journée, sauf aux heures des
repas. Ils sont employés aux corvées dans les mêmes conditions que les consignés.
Article 167 : Les militaires du rang punis de prison continuent, à l’exception de ceux qui sont en
instance de traduction devant un tribunal militaire, participent à l’instruction dans leur unité, sauf
lorsque, pour des nécessités de discipline le chef de corps décide autrement. Dans ce cas, ils sont
chargés des corvées les plus contraignantes. En dehors des corvées ils restent enfermés autant
que possible en isolement.
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Article 168 : Les fautes commises par les militaires du rang en prison peuvent être transformées
en punition de cellule. La cellule aggrave celle de prison ; elle est prononcée pour un nombre de
jours déterminé, en remplacement d’un même nombre de jours de prison ; elle est subie par
périodes successives de trois jours au maximum, séparées par un jour de prison. Les soldats
punis de cellule sont toujours isolés et restent constamment enfermés.
En prison ou en cellule le militaire reçoit le même repas que les hommes de son unité.
Article 169 : Les militaires du rang enfermés dans les locaux disciplinaires ne peuvent avoir sur
eux ni tabac, ni briquet, ni allumettes, ni aucun objet dangereux dont ils pourraient faire usage.
Ils sont fouillés avant d’entrer dans les locaux disciplinaires. En outre, les sommes d’argent dont
ils sont porteurs son retirées et placées sous scellé dans la caisse du corps. Les conditions de
détail du retrait et de la restitution de ces sommes font l’objet d’instructions spéciales du chef de
corps.
Les effets de couchage affectés aux locaux disciplinaires forment une catégorie spéciale et
sont marqués d’un signe distinctif. Ces effets doivent être fréquemment désinfectés par le service
de santé du corps.
Article 170 : Dans les circonstances exceptionnelles nécessitant une instruction ou une enquête,
le chef de corps peut apporter au régime de la prison des modifications qu’il juge utiles.
Article 171 : L’hygiène et l’état de santé des militaires enfermés dans les locaux disciplinaires
doivent faire l’objet d’une attention particulière ; les mesures nécessaires sont prévues,
notamment pour que ces militaires prennent chaque jour les soins de propreté indispensables et
pour qu’ils puissent être secourus sans retard en cas de maladie ou d’accident. Des rondes
doivent être prévues, s’il y a lieu, à cet effet, dans les locaux disciplinaires.
Les responsables des casernes prennent toutes les dispositions nécessaires pour que le
personnel féminin ne soit pas enfermé dans la même cellule que le personnel masculin.
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Article 172 : Les autorités hiérarchiques peuvent infliger les punitions figurant au tableau ci-
dessous, aux sous-officiers et militaires du rang :
36
Section 7 : De l’enregistrement des punitions
Article 173 : Les punitions des militaires sont enregistrées dans le registre prévu à cet effet et
classées dans les dossiers des intéressés.
Chaque unité doit ouvrir et tenir à jour un registre des punitions pour son personnel. Les
modèles des registres figurent en annexe IV et V.
Article 174 : Le droit de recours est admis. Seules peuvent être formulées des réclamations
individuelles écrites. Pour réclamer, la punition doit avoir reçu un début d’exécution. Le militaire
puni doit être entendu par celui qui l’a puni. Ce dernier suit la déclaration du puni avec calme et
bienveillance avant d’y donner suite.
Article 175 : Tout militaire faisant l’objet d’une punition est reçu par son chef hiérarchique
direct qui lui en fait notification.
Après avoir pris connaissance des faits qui lui sont reprochés, le militaire mis en cause a
l’obligation d’émarger et de dater son compte rendu de punition en y indiquant ses déclarations
s’il le souhaite.
Le refus d’émarger entraine obligatoirement une autre sanction. Tout recours doit être
obligatoirement annoncé sur le compte rendu de punition. Il peut être joint immédiatement ou
suivre par voie hiérarchique.
En dehors des cas de refus d’émarger, toute autre punition non émargée n’est pas
règlementaire et doit être retournée à l’autorité l’ayant initiée, pour émargement obligatoire.
37
Article 176 : Les autorités hiérarchiques peuvent infliger les punitions figurant au tableau ci-
dessous, aux officiers
Avertissement
Officier supérieur hors de son unité ou service
Arrêts simples
Arrêts de rigueur 08 jours
Arrêts simples
Officier supérieur dans son unité ou service 08 jours
Arrêts de rigueur
Avertissement
Réprimande
Chef de corps
Arrêts simples 30 jours
Arrêts de rigueur 15 jours
Avertissement
Réprimande
Officier général, Chef d’Etat-Major ou assimilés
Arrêts simples 45 jours
Arrêts de rigueur 30 jours
Avertissement
Réprimande
Commandant en chef, Chef d’Etat-Major Général
ou assimilé Arrêts simples 50 jours
Arrêts de rigueur 45 jours
Article 177 : Les avertissements sont donnés aux sous-officiers soit en particulier, soit en
présence d’un militaire plus élevé en grade ou plus ancien que le gradé puni. Leur forme est
laissée à l’appréciation des officiers qui les infligent.
Article 178 : Les sous-officiers punis d’arrêts simples font leur service. En dehors du service, ils
sont tenus de rester dans la casernes s’ils y sont logés et à leur domicile, s’ils logent à l’extérieur
de la caserne.
Article 179 : Les sous-officiers punis d’arrêts de rigueur cessent leur service et sont enfermés
dans un local spécial du corps auquel ils appartiennent, appelé « salle ou chambre d’arrêts ». Ils
peuvent sortir pendant une heure par jour. Les punitions d’arrêts de rigueur sont exécutées selon
le système de trois jours d’arrêts de rigueur suivis par un jour d’arrêts simples.
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Article 180 : Lorsque l’intérêt de la discipline l’exige, le chef de corps peut décider que la
punition soit exécutée entièrement sous le régime des arrêts de rigueur. Cette mesure ne doit être
appliquée qu’exceptionnellement. Le régime des arrêts de rigueur ne peut être maintenu plus de
soixante jours.
Article 181 : Les militaires non officiers, en instance de comparution devant un tribunal militaire
sont, suivant la décision du chef de corps, laissés libres ou mis dans les limites susvisées au
régime des arrêts simples ou de rigueur.
Article 182 : Les militaires non officiers, en instance de comparution devant un conseil de
discipline, subissent néanmoins la punition dont ils ont pu être l’objet pour le motif qui justifié
leur comparution devant ce conseil ou pour tout autre motif.
Article 183 : Lorsqu’un militaire en permission encourt une punition de prison ou d’arrêts de
rigueur, la permission est suspendue. Le militaire est prévenu aussitôt dans les conditions
prévues par le présent décret.
S’il se trouve dans une ville de garnison, l’autorité militaire peut le faire incarcérer
immédiatement dans les locaux disciplinaires d’un corps de troupe ou le renvoyer directement à
son corps pour y subir sa punition.
Article 184 : Tout militaire qui, à l’issue d’une période d’exercice, doit subir ou n’a pas achevé
une punition d’arrêts de rigueur, de prison ou de cellule, est retenue au corps jusqu’à ce que cette
punition soit terminée.
Article 185 : Les conseils de discipline, d’enquête et spécial sont des organes consultatifs
constitués spécialement pour donner un avis sur une sanction statutaire applicable à un militaire
du rang, à un sous-officier ou à un officier.
➢ l’ordre d’envoi devant le conseil de discipline (annexe VI-A), délivré par les
Commandants en Chef, le Directeur Général du Service de Santé Militaire ou le
Directeur Général du Génie Militaire pour les militaires du rang et les sous-officiers ;
➢ l’ordre d’envoi devant le conseil de discipline (annexe VI-A), délivré par le Chef d’Etat-
Major Général des Forces Armées pour les sous-officiers supérieur ;
➢ l’ordre d’envoi devant le conseil de discipline (annexe VI-A), délivré par les Chefs
d’Etat-Major ou assimilés pour les militaires du rang et les sous-officiers subalternes ;
➢ l’ordre d’envoi devant le conseil d’enquête (annexe VI-B), délivré par le Ministre de la
Défense Nationale pour les officiers subalternes ;
➢ l’ordre d’envoi devant le conseil spécial et d’enquête (annexe VI-B), délivré par le
Président de la République pour les officiers généraux et les officiers supérieurs.
Article 187 : Les ordres de constitution et de convocation des conseils d’enquête et spécial sont
délivrés par le Ministre de la Défense Nationale.
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Les ordres de constitution et de convocation des conseils de discipline sont délivrés par
les autorités citées à l’article 186 ci-dessus selon les mêmes modalités.
Article 188 : Le conseil de discipline ou d’enquête se tient au sein d’un établissement militaire et
est composé d’un officier rapporteur d’un grade supérieur à celui du militaire traduit devant le
conseil et de cinq membres ci-après :
Article 189 : Le conseil spécial se tient au sein d’un établissement militaire et est composé d’un
officier général rapporteur d’un grade supérieur à celui du militaire traduit devant le conseil et de
cinq membres ci-après :
Les membres du conseil spécial sont désignés parmi les officiers généraux des Forces de
Défense.
Article 190 : Les membres du conseil de discipline et d’enquête des militaires sont choisis dans
le même corps que le militaire poursuivi ou dans ou dans un autre corps des Forces de Défense.
Article 192 : Le conseil de discipline se réunit après le dépôt du rapport à son président. Un
message fixant la date de la tenue du conseil sera établi.
Article 193 : La procédure du conseil de discipline depuis l’ordre d’envoi jusqu’à la délibération
ne peut excéder soixante jours.
Article 195 : Le militaire intéressé est convoqué dans les plus brefs délais par l’officier
rapporteur qui lui signifie les faits qui lui sont reprochés, lui donne communication des
documents en sa possession, recueille ses explications ou justifications, prend note des témoins
que le militaire désire faire entendre à sa décharge.
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Article 196 : L’officier rapporteur peut, s’il s’estime insuffisamment éclairé par le dossier et les
déclarations du militaire, procéder à l’audition des témoins à charge ou faire une descente sur les
lieux de la commission des faits pour procéder à toutes constatations utiles.
Article 197 : Après enquête, l’officier rapporteur en dresse un rapport, qu’il transmet au
président du conseil avec l’ensemble du dossier ainsi qu’éventuellement les divers documents
qu’il aurait pu lui-même recueillir.
Article 198 : Le conseil ne peut se tenir qu’en présence des membres désignés et de l’officier
rapporteur. Toutefois, en cas d’absence ou d’empêchement d’un des membres, celui-ci est
remplacé par un autre militaire de même grade de son unité désigné par l’autorité habilité et
relevant de la même unité que le militaire mis en cause.
Article 199 : Dès réception du rapport et du dossier du militaire traduit, le président du conseil
désigné propose à l’autorité habilité la date de la tenue du conseil. L’autorité convoque
également les différents témoins à charge signalés à l’officier rapporteur ainsi que le militaire
concerné.
Le militaire mis en cause peut se faire assister d’un défenseur militaire des Forces de
Défense de son choix.
Il est procédé ensuite à l’audition séparée des témoins, ainsi qu’à l’examen des divers
documents et pièces fournis, en présence du militaire.
Enfin, le militaire est entendu, ainsi que son défenseur ? Ceux-ci ont la parole en dernier.
Lorsque tous les membres du conseil estiment être suffisamment éclairés sur les faits, le
président prononce la clôture des débats.
Article 200 : Le militaire concerné et son défenseur se retirent de la salle de réunion. Le conseil
délibère à huis clos.
Article 201 : Le militaire sanctionné dispose d’un droit de recours conformément aux
dispositions des textes en vigueur.
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Titre VI : Des dispositions diverses
Article 202 : Des textes règlementaires déterminent en tant que de besoins, les dispositions de
toute nature nécessaires à l’application du présent décret.
Article 203 : Le présent décret qui prend effet à compter de la date de signature abroge toutes
dispositions antérieures contraires, notamment celles des décrets n° 012553/PR du 27 août 1982
portant organisation de la Gendarmerie Nationale et n° 000884/PR/DN du 24 août 1979, portant
règlement de discipline générale dans les Forces Armées, sera enregistré, publié selon la
procédure d’urgence et communiqué partout où besoin sera.
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