Fascicule60dudh Finale
Fascicule60dudh Finale
universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle
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droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de
l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme
Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration
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anniversai
Décembre 2008
La Déclaration universelle des droits de l’homme
un peu d’histoire
60
droits civils et politiques ne peuvent
éc
dro
La d
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anniversai
2
Ce n’est qu’en 1993, avec la Conférence de Vienne, que l’on reviendra
véritablement aux principes d’indivisibilité et d’interdépendance des
droits humains :
3
Pour une société fondée sur
la liberté, l’égalité et la solidarité
L a Charte internationale des droits de l’homme établit que les droits humains sont
universels, indivisibles et interdépendants et propose l’avènement d’une société
fondée sur la liberté, l’égalité et la solidarité. La DUDH énonce à ce propos :
Préambule
« […] Considérant […] que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de
parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus
haute aspiration de l’homme;
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de
droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la
tyrannie et l’oppression; […]
Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués
de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de
fraternité. »
4
La DUDH proclame :
Droit à l’éducation et liberté d’expression
Article 26 : « Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être
gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et
fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement
technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures
doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. »
Article 19 : « Toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »
5
Les États-Unis ont le bras long
Des travailleurs de Bell Hélicoptère l’ont appris à leurs dépen
L
souveraineté nationale serait-elle disparue avec la mondialisa
e Canada a ratifié les pactes sur les droits civils et
marché oblige?
politiques ainsi que sur les droits économiques,
Unesociaux
jeune et culturelsen
ingénieure et informatique,
le Québec a citoyenne
accepté d’y canadienn
être lié par
aussi décret
appris à sesendépens
1976. Nos gouvernements
lorsqu’on se sont
lui a dit qu’elle devait ferme
donc engagés
compte à respecter
en devises tous lesàdroits
américaines causecontenus dans national
de son origine
la Charte
Banqueinternationale
Royale a émisdes droits
cette de l’Homme.
directive pour se Ils ont
conformer aux
gences du gouvernement des États-Unis qui
une obligation légale de les respecter, de les protéger interdit à des cito
et de
de six
lespays (les en
mettre états voyous
œuvre de Bush)
dans le droit— Iran, Iraq,Ils
interne. Soudan, C
sont d’ailleurs tenus de rendre des comptes devant en $U
Corée-du-Nord et le Venezuela — d’avoir un compte
lesl’extérieur
instancesdu pays.
internationales qui ont été créées à cette
Y’a pas fin.
Le rapport du comité parlementai
rtes et pourtant…
deux so Lesur
Canada laetloi antiterroriste
le Québec continuent de « catégoriser »
s
de droit
les droits et de séparer droits civils et politiques d’un
côté et Le droits
Comitééconomiques,
permanent de lasociauxsécuritéetpublique
culturels de
et nationale rem
l’autre.
en marsPourle tenter
rapport de son Sous-comité
se justifier sur la revueque
ils invoquent de la Loi ant
les iste . Le comité
premiers propose
seraient plusmajoritairement
faciles à mettre de maintenir
en œuvre la Loi en v
puisqu’il s’agit de droits « négatifs» qui engageraientpas en qu
et fait une série de recommandations qui ne remettent
le caractère
simplement lesabusif
Étatsetà dangereux
ne pas agirdedecelle-ci.
manièreLe comité
à violerpropose,
un jugement de la Cour supérieure de
ces droits. Ils invoquent par ailleurs que les secondsl’Ontario à l’effet contrair
seraient « d’application progressive », beaucoup plus et re
maintenir la référence aux motifs politiques, idéologiques
dans la définition
contraignants et donc de difficiles
l’activité terroriste.
à mettre Le encomité
oeuvresouhaite
ajouter au code criminel des nouvelles
puisqu’ils nécessiteraient la création de programmes infractions, la « glorif
spécifiques et d’importants engagements financiers. » et le fa
d’une activité terroriste dans le but de la promouvoir
charger une personne de faciliter une activité terroriste ». Par aill
comité recommande de modifier la loi pour que les avocats offra
services juridiques à des personnes accusées d’infraction de terr
puissent le faire sans être eux-mêmes accusés d’infraction de
risme et pour qu’un organisme de bienfaisance puisse utilis
défense de « diligence raisonnable » lorsqu’il est accusé en vert
Loi antiterroriste2. Ces dernières recommandations confirment
tiques des organisations de défense des droits quant au caractère
1 Voir Le procès de Momin Khawaja pour et outrancier de la Loi antiterroriste.
terrorisme, Bulletin de la Ligue et droits
et libertés, automne 2006. Par ailleurs, les représentants du Bloc québécois et du NPD,
2 Par exemple, en vertu de la Loi antiter- Ménard et Joe Comartin, ont produit un rapport minoritaire dans
6 roriste, « Il n’est pas nécessaire pour ils proposent l’abrogation pure et simple de la Loi antiterroriste. C
faciliter une activité terroriste … que l’in-
téressé sache qu’il se trouve à faciliter port minoritaire reprend les arguments avancés par les organisati
une telle activité ». De telles disposi- défense des droits membres de la Coalition pour la surveillance i
tions placent les organismes de bienfai-
et au Québec?
S Le Canada et
elon les pactes, l’État doit assurer à toute
personne la possibilité de s’adresser à la
justice dans le cas où ses droits ne seraient pas le Québec ne
respectés. D’où l’importance capitale de l’adoption de
mesures législatives appropriées et de voies de recours
respectent pas
judiciaires indiquant que tous les droits ont la même leurs engagements
valeur juridique y compris les droits économiques,
sociaux et culturels et offrant ainsi aux personnes au niveau
lésées des recours pour obtenir réparation. international.
et pourtant… D’ailleurs, le
La Charte canadienne des droits et libertés ne fait
aucune mention des droits économiques, sociaux et Comité des droits
culturels. La Charte des droits et libertés de la personne
du Québec, elle, reconnaît certains droits économiques,
économiques,
sociaux et culturels, mais n’accorde pas à ces derniers la sociaux et culturels
même valeur juridique qu’aux droits civils et politiques.
En effet, les dispositions de la Charte québécoise qui de l’ONU, a servi
portent sur les droits économiques, sociaux et culturels
n’ont pas préséance sur les autres lois. Ainsi, l’article
des condamnations
45 de la Charte stipule que toute personne a droit « à à l’endroit du
des mesures d’assistance financière et à des mesures
sociales […] susceptibles de lui assurer un niveau de vie
Canada et du
décent », ceci dans les limites prévues par la loi. C’est Québec, et ce,
donc la loi sur « l’aide sociale » qui limite la portée du
droit à un revenu « décent », alors que c’est le contenu coup sur coup,
de cette loi qui devrait plutôt être assujetti au respect
de ce droit, tel que le prévoit le Pacte international
en 1993, 1998
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. et 2006.
7
Un engagement en faveur
de la liberté, de l’égalité
et de la solidarité
LE PRÉSENT FASCICULE FAIT
PARTIE D’UNE SÉRIE qui vise
L
’année 2008 marque le 60e anniversaire de la à informer sur différentes
DUDH. L’heure n’est pas aux célébrations. À la mesures qui nient ou
non‑reconnaissance des droits économiques, limitent plusieurs droits et
sociaux et culturels, qui se traduit par des reculs dans libertés.
les conditions de vie et un accroissement des inégalités
Déjà paru dans cette série :
sociales et des excluEs, il faut ajouter les reculs sans
• Création d’une liste noire
précédent qui ont marqué, dans les dernières années, des passagers aériens au
les droits civils et politiques pourtant bel et bien Canada
inscrits dans les chartes canadienne et québécoise. • La loi antiterroriste doit
À la faveur des attentats de septembre 2001, la être abrogée!
redéfinition du rôle de l’État axé sur la sécurité plutôt • Les certificats de sécurité
que sur la protection et la réalisation des droits • Les poursuites-bâillons
(SLAPP)
humains a mené à l’adoption de lois et de mesures • Le Taser : une arme
d’exception qui écartent la présomption d’innocence inoffensive ?
et permettent aux gouvernements d’espionner leur
population, de priver des individus de leur liberté sur
la base de preuves secrètes et même de les torturer
ou de les renvoyer vers la torture.