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Fascicule60dudh Finale

La Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), adoptée en 1948 par l'Assemblée générale des Nations Unies, énonce les droits inaliénables que tous les êtres humains doivent posséder, affirmant leur caractère universel, indivisible et interdépendant. Elle a été complétée par divers pactes et conventions qui précisent les obligations des États envers les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. La DUDH vise à établir une société fondée sur la liberté, l'égalité et la solidarité, tout en reconnaissant la diversité culturelle et historique des nations.
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Fascicule60dudh Finale

La Déclaration universelle des droits de l'homme (DUDH), adoptée en 1948 par l'Assemblée générale des Nations Unies, énonce les droits inaliénables que tous les êtres humains doivent posséder, affirmant leur caractère universel, indivisible et interdépendant. Elle a été complétée par divers pactes et conventions qui précisent les obligations des États envers les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels. La DUDH vise à établir une société fondée sur la liberté, l'égalité et la solidarité, tout en reconnaissant la diversité culturelle et historique des nations.
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Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration

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droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de
l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme
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universelle des droits de l’homme Déclaration universelle des droits de l’homme Déclaration universelle

Les droits humains


pour la liberté,
l’égalité
et la
solidarité
tion universelle
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des
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de l’homm
1 948

20
e

08 re
anniversai

Décembre 2008
La Déclaration universelle des droits de l’homme
un peu d’histoire

L a Déclaration universelle des


droits de l’Homme (DUDH) a
été adoptée par l’Assemblée
générale des Nations Unies en 1948. Au
sortir de la seconde guerre mondiale,
Ces différences de point de vue n’ayant
pu mener à un compromis, l’Assemblée
générale des Nations Unis a finalement
résolu de procéder à l’élaboration de
deux pactes qui furent adoptés en
les Nations Unies y affirmaient leur 1966 :
engagement envers un monde où les
droits de chacunE de vivre en paix et • Le Pacte international relatif aux
dans la dignité seraient assurés. droits civils et politiques reconnaît le
droit à la vie, à la liberté, à la sécurité,
Il s’agit du premier texte international la liberté de croyance, la liberté
à avoir énoncé l’ensemble des d’expression, le droit de réunion
droits inaliénables - civils, politiques, pacifique, les droits judiciaires (ex.
économiques, sociaux et culturels - dont présomption d’innocence, droit à un
devait jouir tous les êtres humains. avocat), l’interdiction de la torture
et de l’esclavage, etc.
La DUDH était un énoncé de principe et
on savait qu’il serait nécessaire ensuite • Le Pacte international relatif aux
d’élaborer un pacte international qui droits économiques, sociaux et
viendrait préciser les obligations que culturels reconnaît le droit au travail,
les droits humains imposent aux États. à des conditions de travail justes
Cependant, dans le contexte de la et favorables, le droit de s’affilier
Guerre froide, le Royaume-Uni, les États- à un syndicat, le droit à la santé, à
Unis et le Canada soutiendront que les l’éducation, à la sécurité sociale, à la
droits économiques, sociaux et culturels famille, à un revenu suffisant, etc.
ne sont pas justiciables et ne peuvent
être inclus dans un pacte. Le bloc de universelle
ation des
l’Est maintiendra pour sa part que les lar

60
droits civils et politiques ne peuvent
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se réaliser dans un contexte où l’on


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n’a pas les moyens d’assurer les droits e


’homme
1 948

économiques, sociaux et culturels.


20

08 re
anniversai

2
Ce n’est qu’en 1993, avec la Conférence de Vienne, que l’on reviendra
véritablement aux principes d’indivisibilité et d’interdépendance des
droits humains :

« Tous les droits de l’homme nationaux et régionaux et la diversité


sont universels, indissociables, historique, culturelle et religieuse, il
interdépendants et intimement est du devoir des États, quel qu’en soit
liés. La communauté internationale le système politique, économique et
doit traiter des droits de l’homme culturel, de promouvoir et de protéger
globalement, de manière équitable et tous les droits de l’homme et toutes
équilibrée, sur un pied d’égalité et en les libertés fondamentales. »
leur accordant la même importance. (article 5 de la Déclaration et
S’il convient de ne pas perdre de vue programme d’action de Vienne)
l’importance des particularismes

La Charte internationale des droits de l’homme et les conventions

La Charte internationale des droits de l’homme, constitué de la DUDH et des


deux pactes, est la référence en matière de droits humains. Elle énonce les
droits de chaque être humain et les obligations qui en découlent pour les États.
Cependant, elle a été complétée par un ensemble d’instruments venus en
préciser le contenu et les obligations en lien avec des domaines ou des groupes
de personnes spécifiques dont :
• la Convention relative aux droits de l’enfant
• la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de
discrimination raciale
• la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination
à l’égard des femmes
• la Convention relative aux droits des personnes handicapées
• la Convention internationale sur la protection des droits de tous
les travailleurs migrants et des membres de leur famille
• la Convention contre la torture et autres peines
ou traitements cruels, inhumains ou dégradants
• la Convention relative à l’esclavage
• la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide
• et bien d’autres...

3
Pour une société fondée sur
la liberté, l’égalité et la solidarité
L a Charte internationale des droits de l’homme établit que les droits humains sont
universels, indivisibles et interdépendants et propose l’avènement d’une société
fondée sur la liberté, l’égalité et la solidarité. La DUDH énonce à ce propos :

Préambule
« […] Considérant […] que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de
parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus
haute aspiration de l’homme;
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de
droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la
tyrannie et l’oppression; […]
Article 1
Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués
de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de
fraternité. »

Des droits universels


Le préambule de la DUDH reconnaît la « dignité inhérente à tous les membres de la famille
humaine et […] leurs droits égaux et inaliénables», affirmant ainsi le caractère universel des
droits de l’homme. Les mêmes droits pour tous et toutes! Ceci ne va pas à l’encontre de
la reconnaissance des particularismes nationaux et régionaux et de la diversité historique,
culturelle et religieuse mais les États ont l’obligation, quel que soit le système politique,
économique et culturel, de promouvoir et de protéger tous les droits humains.

Des droits indivisibles et interdépendants


L’indivisibilité et l’interdépendance des droits humains signifient que ceux-ci doivent être
considérés comme un tout indivisible, que la réalisation de l’un de ces droits renforce la
réalisation des autres droits alors que la violation de l’un d’eux constitue un obstacle à la
réalisation d’autres droits. Toute hiérarchisation des droits, la « primauté » de l’un ou l’autre,
est incompatible avec l’indivisibilité et l’interdépendance des droits humains.

Ainsi, le droit à l’éducation permet de renforcer l’exercice de la liberté d’expression. La


réalisation du droit au logement favorise la réalisation du droit à la santé. Que vaudrait
l’interdiction de l’esclavage lorsque les conditions de travail sont inhumaines? Que vaudrait
le droit de vote sans la liberté d’expression et le droit à l’information? Que signifie le droit à la
vie si l’on souffre de malnutrition? Le droit à la vie et le droit à l’alimentation impose que l’État
assure également le droit à un revenu suffisant.

4
La DUDH proclame :
Droit à l’éducation et liberté d’expression
Article 26 : « Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être
gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et
fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement
technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures
doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. »
Article 19 : « Toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression,
ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Droit à la vie et droit à un revenu suffisant,


à la santé et au logement
Article 3 : « Toute personne a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté
de la personne. »
Article 25 : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer
sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation,
l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services
sociaux nécessaires. »

Interdiction de l’esclavage et droit à des conditions équitables et


satisfaisantes de travail
Article 4 : « Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage
et la traite des esclaves sont interdits sous toutes les formes. »
Article 23 : « 1. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail,
à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre
le chômage.
2. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail
égal. »

5
Les États-Unis ont le bras long
Des travailleurs de Bell Hélicoptère l’ont appris à leurs dépen

Qu’en est-il au Canada


janvier dernier. En effet, leur employeur les a réaffectés au se
l’entreprise pour se plier à une exigence d’une loi américain
interdit à des citoyens de 26 pays de travailler sur des contrats
taires, et ce même s’ils ont la nationalité canadienne. C’est un
patent de discrimination sur la base de l’origine nationale, ce qu
contraire à la Charte des droits et libertés. Il est ahurissant, de
de voir des lois étasuniennes imposées en territoire canadie

L
souveraineté nationale serait-elle disparue avec la mondialisa
e Canada a ratifié les pactes sur les droits civils et
marché oblige?
politiques ainsi que sur les droits économiques,
Unesociaux
jeune et culturelsen
ingénieure et informatique,
le Québec a citoyenne
accepté d’y canadienn
être lié par
aussi décret
appris à sesendépens
1976. Nos gouvernements
lorsqu’on se sont
lui a dit qu’elle devait ferme
donc engagés
compte à respecter
en devises tous lesàdroits
américaines causecontenus dans national
de son origine
la Charte
Banqueinternationale
Royale a émisdes droits
cette de l’Homme.
directive pour se Ils ont
conformer aux
gences du gouvernement des États-Unis qui
une obligation légale de les respecter, de les protéger interdit à des cito
et de
de six
lespays (les en
mettre états voyous
œuvre de Bush)
dans le droit— Iran, Iraq,Ils
interne. Soudan, C
sont d’ailleurs tenus de rendre des comptes devant en $U
Corée-du-Nord et le Venezuela — d’avoir un compte
lesl’extérieur
instancesdu pays.
internationales qui ont été créées à cette
Y’a pas fin.
Le rapport du comité parlementai
rtes et pourtant…
deux so Lesur
Canada laetloi antiterroriste
le Québec continuent de « catégoriser »
s
de droit
les droits et de séparer droits civils et politiques d’un
côté et Le droits
Comitééconomiques,
permanent de lasociauxsécuritéetpublique
culturels de
et nationale rem
l’autre.
en marsPourle tenter
rapport de son Sous-comité
se justifier sur la revueque
ils invoquent de la Loi ant
les iste . Le comité
premiers propose
seraient plusmajoritairement
faciles à mettre de maintenir
en œuvre la Loi en v
puisqu’il s’agit de droits « négatifs» qui engageraientpas en qu
et fait une série de recommandations qui ne remettent
le caractère
simplement lesabusif
Étatsetà dangereux
ne pas agirdedecelle-ci.
manièreLe comité
à violerpropose,
un jugement de la Cour supérieure de
ces droits. Ils invoquent par ailleurs que les secondsl’Ontario à l’effet contrair
seraient « d’application progressive », beaucoup plus et re
maintenir la référence aux motifs politiques, idéologiques
dans la définition
contraignants et donc de difficiles
l’activité terroriste.
à mettre Le encomité
oeuvresouhaite
ajouter au code criminel des nouvelles
puisqu’ils nécessiteraient la création de programmes infractions, la « glorif
spécifiques et d’importants engagements financiers. » et le fa
d’une activité terroriste dans le but de la promouvoir
charger une personne de faciliter une activité terroriste ». Par aill
comité recommande de modifier la loi pour que les avocats offra
services juridiques à des personnes accusées d’infraction de terr
puissent le faire sans être eux-mêmes accusés d’infraction de
risme et pour qu’un organisme de bienfaisance puisse utilis
défense de « diligence raisonnable » lorsqu’il est accusé en vert
Loi antiterroriste2. Ces dernières recommandations confirment
tiques des organisations de défense des droits quant au caractère
1 Voir Le procès de Momin Khawaja pour et outrancier de la Loi antiterroriste.
terrorisme, Bulletin de la Ligue et droits
et libertés, automne 2006. Par ailleurs, les représentants du Bloc québécois et du NPD,
2 Par exemple, en vertu de la Loi antiter- Ménard et Joe Comartin, ont produit un rapport minoritaire dans
6 roriste, « Il n’est pas nécessaire pour ils proposent l’abrogation pure et simple de la Loi antiterroriste. C
faciliter une activité terroriste … que l’in-
téressé sache qu’il se trouve à faciliter port minoritaire reprend les arguments avancés par les organisati
une telle activité ». De telles disposi- défense des droits membres de la Coalition pour la surveillance i
tions placent les organismes de bienfai-
et au Québec?

S Le Canada et
elon les pactes, l’État doit assurer à toute
personne la possibilité de s’adresser à la
justice dans le cas où ses droits ne seraient pas le Québec ne
respectés. D’où l’importance capitale de l’adoption de
mesures législatives appropriées et de voies de recours
respectent pas
judiciaires indiquant que tous les droits ont la même leurs engagements
valeur juridique y compris les droits économiques,
sociaux et culturels et offrant ainsi aux personnes au niveau
lésées des recours pour obtenir réparation. international.
et pourtant… D’ailleurs, le
La Charte canadienne des droits et libertés ne fait
aucune mention des droits économiques, sociaux et Comité des droits
culturels. La Charte des droits et libertés de la personne
du Québec, elle, reconnaît certains droits économiques,
économiques,
sociaux et culturels, mais n’accorde pas à ces derniers la sociaux et culturels
même valeur juridique qu’aux droits civils et politiques.
En effet, les dispositions de la Charte québécoise qui de l’ONU, a servi
portent sur les droits économiques, sociaux et culturels
n’ont pas préséance sur les autres lois. Ainsi, l’article
des condamnations
45 de la Charte stipule que toute personne a droit « à à l’endroit du
des mesures d’assistance financière et à des mesures
sociales […] susceptibles de lui assurer un niveau de vie
Canada et du
décent », ceci dans les limites prévues par la loi. C’est Québec, et ce,
donc la loi sur « l’aide sociale » qui limite la portée du
droit à un revenu « décent », alors que c’est le contenu coup sur coup,
de cette loi qui devrait plutôt être assujetti au respect
de ce droit, tel que le prévoit le Pacte international
en 1993, 1998
relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. et 2006.

7
Un engagement en faveur
de la liberté, de l’égalité
et de la solidarité
LE PRÉSENT FASCICULE FAIT
PARTIE D’UNE SÉRIE qui vise

L
’année 2008 marque le 60e anniversaire de la à informer sur différentes
DUDH. L’heure n’est pas aux célébrations. À la mesures qui nient ou
non‑reconnaissance des droits économiques, limitent plusieurs droits et
sociaux et culturels, qui se traduit par des reculs dans libertés.
les conditions de vie et un accroissement des inégalités
Déjà paru dans cette série :
sociales et des excluEs, il faut ajouter les reculs sans
• Création d’une liste noire
précédent qui ont marqué, dans les dernières années, des passagers aériens au
les droits civils et politiques pourtant bel et bien Canada
inscrits dans les chartes canadienne et québécoise. • La loi antiterroriste doit
À la faveur des attentats de septembre 2001, la être abrogée!
redéfinition du rôle de l’État axé sur la sécurité plutôt • Les certificats de sécurité
que sur la protection et la réalisation des droits • Les poursuites-bâillons
(SLAPP)
humains a mené à l’adoption de lois et de mesures • Le Taser : une arme
d’exception qui écartent la présomption d’innocence inoffensive ?
et permettent aux gouvernements d’espionner leur
population, de priver des individus de leur liberté sur
la base de preuves secrètes et même de les torturer
ou de les renvoyer vers la torture.

Les droits humains considérés indivisibles et


interdépendants imposent ses exigences dans Consultez notre site Internet
l’organisation de la société : ils sont porteurs d’un www.liguedesdroits.ca
projet de société fondée sur la justice, la liberté, Ligue des droits et libertés
l’égalité et la solidarité, une société qui reconnaît à 65 ouest, rue des Castelnau, # 301
tous et toutes, sans égard au statut de la personne, Montréal (Québec) H2R 2W3
tous les droits humains de la Charte internationale
des droits de l’Homme. Téléphone : 514 • 849 • 7717
Télécopieur : 514 • 849 • 6717

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