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Sujet de Type I: Contraction de Texte

L'adolescence est marquée par une demi-maturité où les jeunes ressentent une frénésie vitale et un désir de réformer la société tout en étant tiraillés par un conservatisme enfantin. Cette contradiction engendre souvent des revendications symboliques, des défis gratuits ou de la délinquance, car ils aspirent à accéder au monde adulte tout en craignant de le défigurer. L'adulte est perçu par les jeunes comme un détenteur de pouvoir envié, mais souvent jugé pour son inaction, ce qui accentue le fossé entre les générations.

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Sujet de Type I: Contraction de Texte

L'adolescence est marquée par une demi-maturité où les jeunes ressentent une frénésie vitale et un désir de réformer la société tout en étant tiraillés par un conservatisme enfantin. Cette contradiction engendre souvent des revendications symboliques, des défis gratuits ou de la délinquance, car ils aspirent à accéder au monde adulte tout en craignant de le défigurer. L'adulte est perçu par les jeunes comme un détenteur de pouvoir envié, mais souvent jugé pour son inaction, ce qui accentue le fossé entre les générations.

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Sujet de type I : CONTRACTION DE TEXTE

L’adolescent

En le rendant plus tôt pubère, plus tôt conscient des réalités et en lui donnant
plus tôt le sentiment qu’il est apte à partager les responsabilités communes,
l’accélération des processus biologiques et psychologiques a amené les adolescents à
une demi-maturité. À défaut de les justifier tout à fait, elle explique la violence de ses
revendications. On ne saurait toutefois prendre le mot « violence » à la lettre, car il s’agit
ici, la plupart du temps, d’une violence interne ou détournée. Les revendications de la
jeunesse restent souvent inconscientes et s’expriment plus aisément d’une façon
symbolique que dans un langage clair.

Là, réside bien le conflit de l’adolescent. Ayant acquis, par la puberté, une sorte
de majorité physique et, par son développement intellectuel, une sorte de majorité
civique ou sociale, le jeune individu peut aspirer à la possession de certains bien à
l’exercice e certains pouvoirs. Mais au fond lui-même, il sent ce que son envie a
d’anarchique et de contraire aux lois de cette société adulte de laquelle il veut se faire
accepter. Elle sait, sans se l’avouer, ce qu’ont encore de tremblant, d’incertain ses
forces nouvelles qui demandent pourtant à se libérer. Elle sait que s’il lui était donné
d’accéder avec de pleins droits, au monde adulte, celui-ci, du même coup, subirait une
atteinte irréparable et ne voudrait plus qu’on se soit acharner à y pénétrer.

Chez l’adolescent, coexistent ainsi la frénésie vitale et le besoin de conserver intact


c’est-à-dire dans son éclairage traditionnel, l’image de laquelle il veut s’identifier. Le
désir de réformer profondément rapidement la société, le goût des révolutions même,
s’allie sans difficultés à ce conservatisme d’enfant qui veut devenir grand et qui, pour
vastes que soient ses projets, ne souhaite pas que son accession, son irruption défigure
le monde. Cette contradiction, cette mauvaise conscience de l’adolescent qui ne
souhaite pas à se mettre d’accord avec lui-même à propos de l’image de l’adulte, à la
fois obstacle et but, ne permet souvent d’autre expression revendicative, d’autre
affirmation que le défi gratuit, le scandale, voire la délinquance.

Hors de cela, c’est le silence, la solitude et ses sublimations, ou le repliement sur le


groupe, la « bande » qui permet au jeune de substituer un pseudo-univers à ce monde
sourd, étranger, de adultes et de donner un aliment à son affectivité maintenant
détachée, en partie, du pôle d’attraction familial. Le phénomène d’identification à la fois
consciente du jeune individu avec l’adulte ou, plutôt, les modalités de cette identification
résument, semble-t-il, les problèmes de l’adolescence.

L’adulte est envié pour son pouvoir, non pour l’usage qu’il en fait et encore moins
pour ce qu’il a précédemment accompli, sauf s’il s’agit d’actes extraordinaires. Aux yeux
des jeunes, à ces exceptions près l’adulte est quelqu’un qui a passé son temps à faire
des choses molles.

Pierre GASCAR, L’Adolescence, Mythes, Réalité

I -Résumé – 8 points

Ce texte comporte 465 mots. Vous le résumerez en 117 mots avec une marge de
10 mots en plus ou en moins. Précisez le nombre de mots utilisés.

II-Discussion – 10 points

« Elle (la jeunesse) sait que s’il lui était donné d’accéder, avec des pleins droits,
au monde adulte, celui-ci du même coup, subirait une atteinte irréparable »

Discutez cette affirmation

Ill-Présentation – 2 points

Sujet de type IlI

Jean Paul Sartre a écrit dans Qu’est-ce que la littérature ?

« L’écrivain engagé sait que la parole est action ; il sait que dévoiler c’est changer et qu’on ne
peut dévoiler qu’en projetant de changer. »

Commentez et discutez cette affirmation en vous aidant de vos lectures personnelles.

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