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Chapitre 1

La pollution des eaux est exacerbée par l'industrialisation et l'urbanisation, entraînant une dégradation des écosystèmes aquatiques et des risques pour la santé humaine. Les polluants chimiques, tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les métaux lourds et les composés organiques azotés, représentent des menaces majeures, affectant la qualité de l'eau et la biodiversité. La gestion durable de l'eau nécessite une approche intégrée, incluant la réduction des polluants, le traitement des effluents et le développement de technologies de dépollution efficaces.

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Chapitre 1

La pollution des eaux est exacerbée par l'industrialisation et l'urbanisation, entraînant une dégradation des écosystèmes aquatiques et des risques pour la santé humaine. Les polluants chimiques, tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les métaux lourds et les composés organiques azotés, représentent des menaces majeures, affectant la qualité de l'eau et la biodiversité. La gestion durable de l'eau nécessite une approche intégrée, incluant la réduction des polluants, le traitement des effluents et le développement de technologies de dépollution efficaces.

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Chapitre I Etude Bibliographique

PARTIE I

Pollution des eaux

I.1.1. Introduction

L’eau est au cœur des grands enjeux contemporains, tant pour sa rareté croissante que
pour les pressions multiples qu’elle subit. Ressource vitale au maintien de la vie et moteur
essentiel du développement socio-économique, elle est aujourd’hui gravement menacée par
l’intensification des activités humaines. L’industrialisation, l’urbanisation et l’essor
démographique ont considérablement accru les rejets de polluants dans les milieux
aquatiques, compromettant non seulement la qualité des ressources en eau, mais aussi la santé
des écosystèmes et des populations humaines. Selon le Rapport mondial des Nations Unies
sur la mise en valeur des ressources en eau publié en 2023, seulement 58 % des eaux usées
domestiques dans 140 pays ont été traitées de manière sûre (au moins un traitement
secondaire), ce qui signifie que 42 % sont toujours rejetées sans traitement ou avec un
traitement insuffisant (1). Ce phénomène contribue à la dégradation des écosystèmes
aquatiques, à la pollution des eaux de surface ainsi qu’à la contamination des nappes
phréatiques.

I.1.2. Substances chimiques polluantes

La contamination de l’eau par des polluants chimiques tels que les hydrocarbures
aromatiques polycycliques (HAP), les métaux lourds et les composés nitrés représente une
menace majeure. Les HAP, issus notamment de la combustion incomplète des carburants et
du ruissellement urbain, présentent une forte affinité avec les sédiments, s’y accumulent et,
lorsque de faible poids moléculaire (2-4 cycles), peuvent contaminer directement l’eau libre
(2) (3). Dans les ports, des concentrations en HAP dans l’eau atteignent entre 3,7.10 3 et
7,6.106 ng/L, avec des risques écologiques modérés à élevés pour 34 à 75 % des sites (4).

Les métaux lourds (plomb, cadmium, mercure, chrome, nickel, etc.) proviennent des
effluents industriels, des activités minières et du ruissellement urbain (5).Persistants et
hautement toxiques, ils sont bioaccumulés même à faible concentration (6). En Inde, des
points d’eau souterraine ont détecté des concentrations de cadmium et d’arsenic supérieures
aux seuils OMS (5–10 µg/L), tandis que dans des zones côtières, ces métaux s’associent aux
HAP, augmentant les effets synergiques (7).

10
Chapitre I Etude Bibliographique

Enfin, des composés organiques azotés tels que l’aniline et la pyridine, couramment
présents dans les eaux usées industrielles, posent des risques majeurs pour la santé humaine et
les écosystèmes aquatiques. L’aniline, largement utilisée dans la fabrication de colorants,
plastiques et produits pharmaceutiques, provoque la formation de méthémoglobine, ainsi que
des effets hémato toxiques, hépatiques et rénaux, même à faibles concentrations (8) (9). Elle
est classée comme substance potentiellement cancérogène (groupe 3 du CIRC (9). La
pyridine, utilisée comme solvant et intermédiaire chimique, se distingue par sa solubilité
élevée dans l’eau, sa volatilité modérée et sa biodégradabilité limitée, favorisant sa
persistance dans les eaux naturelles et les sédiments (10). À des concentrations supérieures à
10 µg/L, elle provoque des effets oxydatifs, une inhibition enzymatique et des perturbations
métaboliques chez les organismes aquatiques. Ces deux composés altèrent la qualité des
milieux aquatiques, compromettent la biodiversité, et présentent un risque écotoxicologique et
sanitaire accru en cas de rejet non maîtrisé (8) (10) (11).

Pour ce qui est des nitrates et nitrites, d'origine principalement agricole (engrais
azotés, déjections animales), ils constituent les contaminants chimiques les plus répandus dans
les eaux souterraines. Dans certaines régions, leurs concentrations dépassent largement la
limite de 50 mg/L fixée par l’OMS : elles atteignent jusqu’à 844 mg/L en Inde (plaine du
Punjab) et 220 mg/L en Algérie, notamment dans la région de Batna–Gadaïne–Aïn Yaghout
(12) (13).Ces niveaux élevés sont associés à de graves effets sur la santé humaine : chez les
nourrissons, ils peuvent provoquer la méthémoglobinémie – ou syndrome du « bébé bleu » –
et, chez l’adulte, une augmentation de l’hypertension, des malformations congénitales ainsi
qu’un risque accru de cancer gastrique (14) (15). Par ailleurs, la présence chronique de ces
composés dans les milieux aquatiques favorise l’eutrophisation, menant à une prolifération
algale excessive, une diminution de l’oxygène dissous, des épisodes d’anoxie, et, in fine, une
dégradation significative de la biodiversité aquatique (15).

11
Chapitre I Etude Bibliographique

Tableau I.1 : Récapitulatif des principaux types de pollution chimique des eaux (14) (15)
(10) (11)

Type de polluant Exemples Concentrations Effets typiques


typiques
HAP Naphtalène, 0,1–8 000 ng/L ; Cancérogène,
Phénanthrène, BaP sédiments bioconcentration,
>9 000 ng/g stabilité sédimentaire
Métaux lourds Plomb (Pb), Eau potable > normes Neurotoxicité,
Cadmium (Cd), OMS carcinogénicité,
Mercure (Hg), bioaccumulation
Chrome (Cr), Nickel
(Ni)
Nitrates / nitrites NO₃⁻, NO₂⁻ >10 mg/L (effet), >50 Méthémoglobinémie,
mg/L (norme OMS) cancer, eutrophisation
Aniline et Pyridine Solvants, colorants, µg/L à ppm Stress oxydatif,
intermédiaires azotés hématotoxicité,
persistance

I.1.3. Types de pollution : particularité de la pollution hydrique

La pollution de l’eau se définit comme l’introduction dans le milieu aquatique de


substances altérant ses propriétés physiques, chimiques ou biologiques, compromettant ainsi
ses usages domestiques, industriels et écologiques (16).

On distingue plusieurs types de pollution de l’eau : la pollution organique, la pollution


chimique, la pollution microbiologique et la pollution thermique.

La pollution organique provient essentiellement des rejets domestiques et des effluents


agroalimentaires riches en matière organique biodégradable, conduisant à une consommation
excessive d’oxygène dissous et au développement de phénomènes d’eutrophisation (17).

La pollution chimique est liée à la présence de métaux lourds, de solvants, de


pesticides et de composés organiques persistants. Ces polluants, souvent toxiques, sont
susceptibles de s’accumuler dans les organismes aquatiques et de provoquer des effets
écotoxiques à long terme (18).

12
Chapitre I Etude Bibliographique

Les composés organiques azotés, tels que l’aniline, la pyridine ou les amines
aromatiques, représentent une classe de polluants préoccupante, en raison de leur toxicité, leur
persistance et leur faible biodégradabilité. Ils sont couramment présents dans les rejets des
industries pharmaceutiques, pétrochimiques et de traitement des colorants (19) (20).Leur
présence dans les eaux usées nécessite des traitements spécifiques, tels que l’adsorption sur
matériaux activés ou les procédés d’oxydation avancée, en raison de leur faible élimination
dans les stations d’épuration conventionnelles (21).

La pollution des ressources hydriques a des conséquences graves sur la santé humaine
et les écosystèmes aquatiques. Selon le dernier rapport conjoint de l’OMS et de l’UNICEF,
plus de 2,2 milliards de personnes dans le monde utilisent encore une source d’eau non gérée
en toute sécurité, exposée à une contamination potentielle, notamment par des matières
fécales (22). Parmi elles, environ 2 milliards consomment une eau directement contaminée
par des agents pathogènes, augmentant fortement le risque de maladies hydriques telles que le
choléra, la typhoïde, les hépatites virales ou la dysenterie (22) (23). Cette situation est
responsable de près de 500 000 décès par maladies diarrhéiques chaque année (23).
Parallèlement, la dégradation de la qualité de l’eau compromet son usage dans les secteurs
agricole et industriel, accentuant la pression sur les ressources disponibles et aggravant les
inégalités d’accès à l’eau potable, notamment dans les zones rurales ou périurbaines des pays
à revenu faible et intermédiaire (23).

Face à ces enjeux, la gestion durable de l’eau repose sur une approche intégrée
combinant réduction à la source des polluants, traitement des effluents, réglementation stricte
des rejets industriels et développement de technologies de dépollution efficaces. Les travaux
de recherche actuels se concentrent notamment sur l’utilisation de biomatériaux, de boues
valorisées ou de procédés catalytiques innovants pour améliorer l’efficacité des traitements
(23) (24).

I.1.4. Méthodes de détection et de surveillance de la pollution hydrique

13
Chapitre I Etude Bibliographique

La surveillance de la pollution hydrique repose sur un ensemble de techniques


permettant d’identifier, de quantifier et de suivre les polluants dans les milieux aquatiques.
Elle mobilise à la fois des paramètres physico-chimiques, des bio indicateurs, des techniques
analytiques de haute précision, ainsi que des systèmes automatisés de collecte et de traitement
des données environnementales.

1. Indicateurs physico-chimiques et biologiques

Les paramètres physico-chimiques sont fondamentaux pour évaluer l’état des


ressources en eau. Les plus couramment mesurés incluent le pH, la température, la turbidité,
la conductivité électrique, l’oxygène dissous, la demande chimique en oxygène (DCO) et la
demande biologique en oxygène (DBO). Ces mesures permettent un diagnostic rapide et sont
utilisées dans les programmes de surveillance de base (25).

Les indicateurs biologiques, quant à eux, sont essentiels pour évaluer les effets
cumulatifs de la pollution sur les écosystèmes aquatiques. Les macro invertébrés benthiques
sont utilisés comme bio indicateurs à travers des indices comme l’IBGN, tandis que le
phytoplancton, les diatomées et les poissons permettent d’apprécier les impacts sur la
biodiversité aquatique (26).

L'utilisation de dispositifs passifs comme les POCIS (Polar Organic Chemical


Integrative Sampler - échantillonneur intégratif pour composés chimiques organiques
polaires) ou SPMD (Semipermeable Membrane Device - dispositif à membrane semi-
perméable), permet également de capter une large gamme de polluants organiques
hydrophiles ou lipophiles, intégrés sur plusieurs jours à semaines (27).

2. Techniques analytiques modernes

Les méthodes chromatographiques telles que la LC-MS/MS et la GC-MS sont les plus
utilisées pour détecter les polluants organiques émergents, y compris les pesticides,
médicaments, PFAS et perturbateurs endocriniens. Ces méthodes offrent des limites de
détection de l’ordre du nanogramme par litre (ng/L), rendant possible l’analyse de
micropolluants dans des matrices complexes (28).

Les techniques spectroscopiques permettent l’analyse des métaux lourds et des


composés organiques dans l’eau. L’ICP-OES et l’ICP-MS sont les plus efficaces pour
quantifier les métaux à très faibles concentrations (29). La spectroscopie Raman, et en

14
Chapitre I Etude Bibliographique

particulier la SERS, offre une capacité de détection rapide et sensible. Couplée à des
algorithmes d’intelligence artificielle, elle permet une classification automatisée des polluants
avec grande précision (30).

Les microcapteurs portables, intégrant des technologies électrochimiques, optiques ou


biosensorielles, permettent un suivi in situ en temps réel. Leur miniaturisation et faible
consommation énergétique les rendent utiles pour les réseaux de surveillance distribués (31).

3. Systèmes de suivi et de gestion de la qualité de l’eau

Les progrès technologiques ont permis le développement de réseaux automatisés de


surveillance, utilisant des capteurs connectés (IoT) pour mesurer en continu les paramètres de
qualité de l’eau. Ces données sont transmises en temps réel à des plateformes de gestion
centralisées, permettant des réponses rapides en cas de dépassement des seuils (32).

Des outils de modélisation multivariée (ACP, analyse en composantes indépendantes,


réseaux neuronaux) sont également employés pour interpréter les données et identifier les
sources potentielles de pollution. Ces méthodes permettent d'établir des cartes spatio-
temporelles des concentrations en polluants (33).

Enfin, la Directive Cadre sur l’Eau de l’Union européenne recommande l’intégration


de la surveillance chimique et du biomonitoring pour établir un diagnostic complet de l’état
écologique et chimique des masses d’eau, y compris la prise en compte des polluants
prioritaires (34).

PARTIE II
Les polluants organiques nitrés
I.2.1. Généralités
Les produits chimiques se retrouvent partout dans notre vie quotidienne, nous les
retrouvons dans ce que nous touchons, mangeons et respirons. Ils largement utilisés dans de

15
Chapitre I Etude Bibliographique

nombreux produits de consommation, tels que les médicaments, les produits de soins
personnels, les additifs alimentaires, les plastifiants et bien plus encore. Leur cycle de vie peut
les faire parvenir dans l'environnement en fonction de leur utilisation et de leur réactivité
chimique. Ceux-ci sont rejetés dans l’environnement et en fonction de leur utilisation, de leur
réactivité chimique et de leurs propriétés de polluants organiques nitrés (PON), ils peuvent
parcourir de longues distances sur terre et dans les milieux aquatiques. (35)
Un composé organique nitré (PON) est une molécule constituée principalement
d'atomes de carbone, souvent associés à des atomes d'hydrogène, ainsi un d'autres éléments
de l'azote. Depuis le développement de la chimie organique dans les années 1830, les
chimistes ont synthétisé de nombreux composés par nitration. Les usines industrielles
maitrisant la nitration de composés cycliques produisent une large gamme de composés
chimiques. Parmi les composés nitrés ainsi obtenue, certaines sont principalement destinés à
des applications pyrotechniques — tels que l’hexogène, l’octogène, le trinitrotoluène (TNT),
ou encore ont des propriétés de pesticides, d’autres sont produites et destinées à un usage
pharmaceutique. (36)
I.2.2. Types de polluants organiques nitrés
Les polluants organiques nitrés peuvent inclure des composés comme :
I.2.2.1. Les nitroaromatiques
Ces composés sont des hydrocarbures aromatiques portant un groupes nitro (-NO2)
attaché à un noyau aromatique, sont généralement obtenus à partir de la nitration de dérivés
du benzène via l’ajout d’un mélange d’acide nitrique et d’acide sulfurique à température
ambiante (37)

Figure I.1 : Réaction du benzène


Les amines aromatiques sont largement considérées comme des plates-formes
prometteuses pour la production des produits pharmaceutiques tels que l’Aniline.
Les amines aromatiques sont des hydrocarbures dans lesquels au moins un hydrogène du
cycle a été remplacé par un groupement amine. Ces amines sont généralement synthétisées
par nitration du cycle aromatique avec réduction ultérieure de l’amine. Elles se présentent

16
Chapitre I Etude Bibliographique

sous forme solide et sont très faiblement hydrosolubles. La plus simple des amines
aromatiques c’est l’aniline, elle est composée d’un radical -NH2 lié à un cycle benzénique.

Tableau I.2 : Quelque amines aromatiques (38)


Amine aromatique monocyclique Amine aromatique polycyclique

Aniline 2 - naphtylamine

2 - méthylaniline
4 - amino biphényle

1- 4 diamine Benzene

1 - 8 diaminonaphthaléne

1 -2 diamine benzene
4 - 4' diaminobiphényl

2 - amine pyridine

4 - 4' diamino(3 -3' dimethoxy)biphényl

1 - 6 diaminonpyridine

4 - 4' diamino binaphthalene

I.2.2.2. Les Nitroalcanes

Les nitroalcanes constituent une classe de composés organiques caractérisés par la


substitution d’hydrocarbures aliphatiques ou cycliques par un ou plusieurs groupements nitro
(-NO₂).

17
Chapitre I Etude Bibliographique

Les mononitroalcanes sont les plus importants commercialement : représentant plus de


98 % des volumes produits, ce sont des intermédiaires de synthèse utilisés directement sur le
lieu de production pour préparer des principes actifs pharmaceutiques, des colorants et des
explosifs. Leur emploi comme solvant industriel est maintenant confidentiel. Leur présence en
milieu professionnel et leur diffusion dans l'environnement général sont donc très réduites.
Néanmoins, cette classe ne se caractérise pas par un profil de toxicité homogène, ce qui rend
nécessaire une évaluation spécifique pour chaque composé. (39)

I.2.2.3. Les pesticides organiques nitrés


Les pesticides organiques nitrés sont des composés chimiques organiques contenant un
ou plusieurs groupes nitro (-NO2), fixés à une chaîne carbonée. Leur structure est caractérisée
par la présence de liaisons entre le carbone et le groupe nitro (C–NO₂).
Ils sont utilisés comme insecticides, herbicides, et dans d'autres applications
industrielles. Cependant, certains, comme les dérivés du phénol (dinitrophénols), sont très
toxiques et ont été remplacés par des produits plus sélectifs en raison de leur dangerosité pour
l'homme et l'environnement.

I.2.3. Toxicité des polluants organiques nitrés


Les composés organique nitrés, bien qu’issus de sources naturelles, peuvent devenir
des contaminants préoccupants lorsqu’ils se retrouvent en concentrations excessives dans
l’environnement, engendrant des altérations significatives de la qualité des eaux et des sols,
ainsi que des risques potentiels pour la santé humaine.
Les nitrates et les nitrites sont figurent parmi les principales catégories de polluants
chimiques présents dans l’eau. Ils sont des composés chimiques constitués d’azote et
d’oxygène. Leur présence excessive dans le sol contaminer les ressources en eau et
représenter un risque pour la santé humaine et animale. (40)

I.2.4. Aniline

I.2.4.1. Définition de l’Aniline

18
Chapitre I Etude Bibliographique

L'aniline, également appelée aminophène, aminobenzène et phénylamine (41). le


composé le plus courant des amines aromatiques, est un liquide huileux incolore à l'odeur
sucrée (42) de formule chimique (C₆H₅NH₂), largement utilisée dans divers procédés
industriels., est l'une des principales matières premières utilisées pour la production
d'accélérateurs de vulcanisation, de substances intermédiaires pour pesticides et de colorants
azoïques et plastiques. C'est pourquoi elle est largement répandue dans l'environnement. (42)

Figure I.1 : Structure chimique de l’Aniline

L’Aniline est répertoriée comme l'un des 129 polluants prioritaires par l'Agence
américaine de protection de l'environnement (EPA) en raison de sa toxicité, de sa persistance
et de son potentiel de bioaccumulation (43). Sa propriétés physico-chimiques est représente
dans Le Tableau I.1.

Tableau I.3 : Propriétés physico-chimiques de l’Aniline (44)

Nom chimique Aniline


Aminophène,
Synonyme (s) Aminobenzène
Phénylamine.
Formule chimique C₆H₅NH₂
Masse molaire 93,1265 ± 0,0055 g/mol
Couleur Jaune marron
Etat physique Liquide huileux claire
Point de fusion -6,0 °C
Masse volumique 1,02 g·cm-3
Point d’ébullition 184,1°C
34 g·l-1 (eau, 20°C), miscible avec le
Solubilité chloroforme, l'éthanol, l'éther éthylique, le
benzène, l'acétone,

19
Chapitre I Etude Bibliographique

L’aniline est la molécule de base dans l’industrie des colorants (Figure I.2) se
représente des exemples de molécules dérivées de l’aniline. Ainsi par oxydation chromique de
l’aniline on obtient le noir d’aniline, ou un intermédiaire pour la synthèse des colorants
dérivés du triphènylméthane comme la fuchsine, le chlorhydrate de rosaniline ou pour la
fabrication de l’indigo. Elle est également très utilisée dans l’industrie pharmaceutique
comme l’acétanilide qui est un analgésique ou la phénylhydrazine qui est un intermédiaire
pour la fabrication de différents principes actifs ayant une activité antithermique. Mais aussi
dans l’industrie du plastique plus particulièrement la condensation de l’aniline et le formol et
également dans l’industrie du caoutchouc car l’aniline est utilisée comme antioxygène contre
le vieillissement des polymères ou comme accélérateurs de vulcanisation. (44)

Figure I.2 : Exemples de molécules dérivées de l’aniline

I.2.4.2. Toxicité de l’Aniline

Ces dernières années, l'industrialisation et l'urbanisation ont produit et consommé de


nouveaux polluants nocifs, tels que des substances organiques non dégradables et des
perturbateurs endocriniens, susceptibles de présenter une toxicité et une cancérogénicité

20
Chapitre I Etude Bibliographique

variables. Cela entraîne une augmentation constante des charges polluantes dans de nombreux
domaines de l'environnement. La plupart des composés chimiques rejetés dans
l'environnement sont rejetés dans l'atmosphère, et environ 0,3 % de la quantité totale est
rejetée dans les eaux. Cependant, les matières dangereuses rejetées dans l'atmosphère peuvent
être introduites dans les eaux de pluie, notamment dans les rivières, les lacs et les océans, ce
qui peut constituer une source potentielle de pollution de l'eau. (42)

Les molécules d'aniline peuvent entraîner de graves risques pour l'environnement et la


santé. Elle a été largement détectée dans la plupart des eaux usées industrielles,
principalement en raison de leurs applications industrielles en tant que composés bruts ou
intermédiaires, qui comprennent la fabrication du caoutchouc, les produits pharmaceutiques,
les polymères, la teinture textile, les pesticides et diverses autres applications industrielles
(45). Une quantité importante d'aniline est rejetée chaque année dans le monde entier par les
eaux usées (46). L'exposition aux molécules d'aniline, qui sont des polluants organiques
toxiques, peut menacer les écosystèmes aquatiques.

I.2.5. Pyridine
I.2.5.1. Définition de la Pyridine
La pyridine est un composé organique de la série hétérocyclique aromatique,
caractérisé par une structure cyclique à six chaînons exactement comme le benzène,,
composée de cinq atomes de carbone et d'un atome d'azote. Le composé le plus simple de la
famille des pyridines est la pyridine elle-même, dont la formule moléculaire est C 5H5N. (47)
De nature plane, elle répond donc à la règle d'aromaticité de Huckel. (48)

Figure I.3 : Structure chimique de la Pyridine


La pyridine est utilisée comme solvant et ajoutée à l'alcool éthylique pour le rendre
impropre à la consommation. Elle est transformée en produits tels que la sulfapyridine, un
médicament actif contre les infections bactériennes et virales ; la pyribenzamine et la
pyrilamine, utilisées comme antihistaminiques ; la pipéridine, utilisée dans le traitement du
caoutchouc et comme matière première chimique ; ainsi que des hydrofuges, des bactéricides
et des herbicides. Parmi les composés non dérivés de la pyridine, mais contenant sa structure

21
Chapitre I Etude Bibliographique

cyclique, on trouve la niacine et le pyridoxal, deux vitamines B ; l'isoniazide, un médicament


antituberculeux ; la nicotine et plusieurs autres composés végétaux azotés.
La pyridine est présente dans le goudron de houille, sa principale source avant le
développement d'une synthèse à base d'acétaldéhyde et d'ammoniac. (47)

Tableau I.4 : Propriétés physico-chimiques de Pyridine


Nom chimique Pyridine
Azabenzène
Synonyme (s)
Azin
Formule chimique C5H5N
Masse molaire 79,1 g/mol
Couleur Incolore
Etat physique Liquide
Point de fusion -42 °C
Masse volumique 0,9819 g/cm³
Point d’ébullition 115 °C
Très soluble (miscible) dans eau, 20°C, avec
Solubilité miscible dans Éthanol, méthanol, Solvants
apolaires.

I.2.5.2. Toxicité de la Pyridine


Toxicité aiguë

En milieu professionnel, la pyridine peut pénétrer dans l'organisme, principalement par


contact cutané ou par voie respiratoire, et plus rarement par voie ingestion.

Les principaux organes cibles sont le système nerveux central et le tractus gastro-
intestinal. Quelle que soit la voie d’exposition, les symptômes neurologiques sont
généralement prédominants associant céphalées, vertiges, asthénie, nervosité, confusion ; ils
peuvent être associés à des signes digestifs tels que nausées, anorexie, vomissements, voire
diarrhées. L’inhalation de vapeurs vapeurs de pyridine est irritante pour les muqueuses
oculaires, nasales et respiratoires. La pyridine par contact cutané ou par projection provoque
une irritation de la peau et des muqueuses, voire des brûlures. Quelques cas de sensibilisation
cutanée de type eczéma ont également été rapportés.

22
Chapitre I Etude Bibliographique

Toxicité chronique

Une exposition chroniques à des vapeurs de pyridine, peut entraîner l'apparition de


symptômes neurologiques et digestifs (tels que l'anorexie, nausées, céphalées, asthénie,
insomnie, nervosité, voire des douleurs lombaires ou abdominales basses avec pollakiurie)
peuvent apparaître à partir de 6 ppm ; ces symptômes sont le plus souvent transitoires. Les
autres atteintes décrites lors d'ingestions médicamenteuses répétées sont une atteinte
hépatique (dégénérescence graisseuse, infiltration cellulaire, voire cirrhose ou destruction
parenchymateuse en cas d'intoxication sévère) ou plus rarement rénale.

I.2.6. Techniques d’élimination des composés organique nitrés


Les eaux usées constituent un effluent très chargé en matières polluantes organique
nitrés, nuisibles aussi bien au milieu récepteur qu'à la santé humaine. Pour remédier à cette
pollution, l'eau usée doit subir une épuration avant son rejet ou sa réutilisation.

I.2.6.1. Traitement physique

Adsorption : L'adsorption est un traitement efficace pour enlever une substance


soluble de l'eau. Il s'agit d'un transfert d'une phase liquide contenant l'adsorbat
(polluant) vers une phase solide avec rétention des solutés à la surface de l’adsorbant
(charbon actif, argile...etc.), ces matériaux à forte surface spécifique captent les
composés organiques nitrés.
Décantation : La décantation est un procédé de séparation solide-liquide. Elle
consiste à l’élimination des particules en suspension dont la densité est supérieure à
celle du liquide, c’est une méthode physique de séparation sous l’action de la
pesanteur. On utilise le terme de décantation lorsque l’on désire avoir la clarification
de l’effluent brute, si l’on veut obtenir une boue concentrée, on parle de sédimentation
qui a pour but de dégrader les matières en suspension de la fraction liquide, en
utilisant la seule force de gravité. (49)

I.2.6.2. Traitement chimique :

23
Chapitre I Etude Bibliographique

L’Oxydation : L'oxydation chimique est une réaction chimique où une substance perd
des électrons, généralement au profit de l'oxygène ou d'un autre oxydant. Ce processus
peut se produire rapidement, comme dans la combustion, ou plus lentement, comme la
rouille du fer. L'oxydation est une partie essentielle des réactions d'oxydoréduction, où
elle est toujours accompagnée d'une réduction (gain d'électrons). Comme la plupart
des amines, est difficile à éliminer complètement par les méthodes de traitement
courantes, et il est nécessaire d'utiliser des procédés d'oxydation avancés pour le
traitement des composés organiques nitrés toxiques. le ferrate (VI) a été étudié par de
nombreux chercheurs comme agent oxydant capable de traiter efficacement divers
types de polluants. (50)
Précipitation : En raison de son efficacité, sa simplicité et son coût peu élevé, la
précipitation chimique est une méthode très conseillé dans le traitement des eaux
polluées telles que les l’élimination des composés nitrés, car elle permet de réduire la
charge en substances non biodégradable, de l’azote et des métaux lourds. La
précipitation chimique consiste à transformer les ions dissous dans l’eau en solides
insolubles en utilisant des précipitant chimiques, généralement des hydroxydes, ou de
la chaux, en fonction de ce qu’on cherche à éliminer.
Coagulation : Les particules en solution portent naturellement une chargées négative.
Ainsi, elles tendent à se repousser mutuellement à rester dispersées. Ce phénomène
permet leur stabilisation des particules dans la solution. La coagulation consiste dans
la déstabilisation des particules en suspension par la neutralisation de leurs charges
négatives. Ce processus requiert une agitation intense pour être efficace. (49)

I.2.6.3. Traitement biologique :


Le traitement biologique des effluents liquides est le procédé qui permet la
dégradation des polluants grâce à l’action de micro-organismes. Ce processus existe
spontanément dans les milieux naturels tels que les eaux superficielles suffisamment aérées.
Il est possible d’utiliser systématiquement la microflore dans un processus contrôlé pour
réaliser l’épuration des eaux résiduaires. Le principe de ce processus est de provoquer en

24
Chapitre I Etude Bibliographique

présence ou non d’oxygène une prolifération plus ou moins contrôlée de micro- organismes
capables de dégrader les matières organiques apportées par l’effluent.

PARTIE III
Adsorption
I.3.1. Généralités
L'adsorption est un procédé de séparation largement utilisé, notamment en
remédiassions environnementale, en raison de son faible coût et de sa grande efficacité . La

25
Chapitre I Etude Bibliographique

technologie d'adsorption a été largement appliquée au traitement de l'eau et des eaux usées,
car elle est peu coûteuse, efficace, simple et respectueuse de l'environnement. (51)
Le processus d’Adsorption est un procédé qui à dévoilé une grande rentabilité pour
l’élimination des contaminants notamment les polluants organiques (pesticides, colorants,
composés nitrés…..), les métaux lourds (plombe, mercure,….). L’adsorption est définie
comme un processus résultant en une accumulation nette d'une substance à l'interface entre
deux phases.

I.3.2. Principe
L'adsorption est un traitement efficace pour enlever une substance soluble de l'eau. Il
s'agit d'un transfert d'une phase liquide contenant l'adsorbat (polluant) vers une phase solide
avec rétention des solutés à la surface de l’adsorbant (charbon actif, argile...etc.).
Cette définition s'applique à toutes les substances dissoutes, qu'elles soient ionisées ou
non, ainsi que toutes les surfaces solides. L'accès à ces surfaces s’effectue toujours par
diffusion moléculaire à travers les pores et peut limiter l'adsorption à la fois sur le plan
cinétique et quantitatif. Le phénomène inverse, où les molécules adsorbées se détachent de la
surface en raison de l'augmentation de la température ou de diminution de pression, est appelé
désorption (figure I.4). (35)

Figure I.4 : Phénomène de l’Adsorption sous le microscope


Les mécanismes d'adsorption comprennent principalement l'adsorption chimique (liée
à la formation de liaisons chimiques), l'adsorption physique (liée à la force de van der Waals)
et l'échange d'ions (Figure. I. 5).

26
Chapitre I Etude Bibliographique

Figure I.5 : Les mécanismes d'adsorption possibles (52)

De manière générale, l’adsorption est un phénomène exothermique qui se produit avec


un dégagement de chaleur ce qui peut conduire à un échauffement du solide. Deux types
principaux d’interaction solide-liquide sont impliqués dans la rétention des métaux lourds :
l’adsorption physique (physisorption) et l’adsorption chimique (chimisorption). (53)

I.3.3. Les type de l’adsorption


L'adsorption de molécules sur un substrat est souvent décrite comme physisorption ou
chimisorption, selon la force de l'interaction entre le substrat et l'adsorbat. (54)
Les molécules peuvent s'adsorber à une surface solide de deux façons différentes :
I.3.3.1. Adsorption physique (Physisorption) : Une adsorption non spécifique
La première est l'adsorption physique (la physisorption), est un terme général qui
décrit toutes les interactions électrostatiques faibles, y compris les interactions de Van Der
Waals.
Cette adsorption est réversibles et peu spécifique, se produisant rapidement à travers
des forces intermoléculaires relativement faibles, ces liaisons sont considérées comme les plus
faibles des interactions et peuvent être facilement rompue. (54)
Ainsi, la désorption peut être totale. La physisorption est un phénomène non
spécifique et peut donner lieu à la formation de plusieurs couches (multicouche), impliquant
des interactions entre adsorbant/adsorbat. (35)

I.3.3.2. Adsorption chimique (Chimisorption) : Une adsorption spécifique


Contrairement à la physisorption, L'adsorption chimique (Chimisorption), se produit
par une réaction chimique qui crée des liens chimiques entre les molécules adsorbées et la
surface adsorbante. Cette énergie a liées avec des interactions généralement deux ordres de
grandeur plus fortes que celles des espèces physisorbées. Et le processus est moins réversible,
voire irréversible.

27
Chapitre I Etude Bibliographique

La chimisorption n'est limitée qu'à une seule couche de molécules adsorbées


(monocouche), car seule une molécule peut se lier chimiquement à la surface.
De plus, la formation de liaisons substrat-adsorbat chimisorbées peut provenir
d'interactions physisorbées et d'espèces liées à l'hydrogène, ce qui rend le taux de
condensation dépendant des taux de physisorption et de chimisorption.
L’adsorption chimique est uniquement monomoléculaire car la présence des liaisons
de valence entre l’adsorbat et l’adsorbant exclut la possibilité de couches multimoléculaires.

Tableau I.5 : La différence entre l’Adsorption Physique et Chimique (55) (56)


Adsorption Physique Adsorption Chimique
Propriétés
(Physisorption) (Chimisorption)
Energie d’adsorption 5 à 10 Kcal/mol 20 à 100 Kcal/mol
Liaison Physique de Van der
Nature des liaisons Liaison Chimique
Waals
Désorption Facile Difficile
Cinétique Très rapide Lente
Etat de surface Multicouche Monocouche

I.3.4. Classification des isothermes d’Adsorption


La classification des isothermes d’adsorption liquide-solide décrit par Giles et al.
1960. (57) Et suggère comment leur forme peut être utilisée pour diagnostiquer le mécanisme
d'adsorption, pour obtenir des informations sur la nature des liaisons formé entre l’adsorbat et
de sa surface, ainsi que pour mesurer sa surface spécifique.
Dans cette classification, les courbes d'équilibre sont identifiées selon la pente initiale
en quatre classes principales. (La figure I.6), représente la classification proposé par Giles.
Les principales classes sont :
 Isotherme d’orientation verticale Type S
 Isotherme normale ou de Langmuir Type L
 Isotherme de haute affinité Type H
 Isotherme de partition constante Type C. (58)

28
Chapitre I Etude Bibliographique

Figure I.6 : Classification des isothermes selon (Giles et al. 1960)


1. Isotherme type C (Partition constante)
Les isothermes de cette classe se caractérisent par une partition constante entre la solution
et le substrat jusqu’à un palier. Le modèle des courbes sous forme de ligne droite avec un
point d'origine à zéro indique que le rapport entre la concentration dans la solution aqueuse et
la concentration adsorbée reste constant à toutes les concentrations.

2. Isotherme type L (Langmuir)


Les isothermes normales ou de Langmuir sont les plus courantes lors de l'adsorption de
solutés en solution aqueuse, (58) présente une courbe décrivant la relation entre la
concentration dans la solution aqueuse et celle adsorbée est concave, indiquant une
diminution des sites libre au fur et à mesure de la progression de l’adsorption. Ce phénomène
se produit lorsque les forces d’attraction entre les molécules adsorbées sont faibles.

29
Chapitre I Etude Bibliographique

3. Isotherme type H (Haut affinité)


Ce modèle est un type spécifique de l'isotherme de Langmuir, qui se distingue des autres
en raison de l'affinité extrêmement élevée du soluté pour le solide, ce qui peut rendre la pente
initiale apparemment infinie. Ce phénomène se produit lorsque les interactions entre les
molécules adsorbées et la surface du solide sont très fortes.

4. Isotherme type S (Sigmoïde)


La courbe obtenue est de forme sigmoïdale et elle présente un point d’inflexion révélateur
d’au moins deux mécanismes d’adsorption. Ce type d'isotherme est généralement de
l'existence de deux mécanismes concurrents. Les composés organiques apolaires en sont un
exemple courant ; bien qu’ils présentent une faible affinité avec les argiles, mais une fois
qu'une surface d'argile est couverte par ces composés, d'autres molécules organiques sont
adsorbées plus facilement, ce qui est appelé l'adsorption coopérative. (59) Ce comportement
est favorisé, d’une part quand les molécules de soluté sont adsorbées verticalement comme
c’est le cas des molécules possédant un seul groupe fonctionnel et d’autre.

I.3.5. Modélisation des isothermes d’Adsorption


Les modèles d'isothermes d'adsorption peuvent fournir des informations sur le
mécanisme du processus d'adsorption, ce qui est important pour la conception du système
d'adsorption. (51)
Lorsque les sites d'échange sont lieux d'adsorption et s’ils sont régulièrement répartis,
il devient possible d’appliquer des modèles d'adsorption classiques aux processus d’échange.
Parmi ces modèles mathématiques de Langmuir et de Freundlich sont couramment utilisées
pour décrire les isothermes d'adsorption en milieu aqueux. Une isotherme d'adsorption permet
de déterminer la répartition d'un polluant entre deux phases à une température donnée et à
l'équilibre. L’isotherme est représentée en traçant la quantité adsorbée qe (mg/g) en fonction
de la concentration de l'adsorbant en équilibre Ce (mg/l) à température constante.
On distingue :

I.3.5.1. Modèle d’isotherme de Langmuir

30
Chapitre I Etude Bibliographique

L'isotherme de Langmuir repose sur l'hypothèse d'une adsorption monocouche, où le


processus se déroule à des températures spécifiques. De plus, la surface de l'adsorbant est
considérée comme homogène et chaque molécule de colorant occupe un site unique. (60)
On résume ci-dessous ses principales caractéristiques, à une température constante, la
quantité adsorbée Q est liée à la capacité maximale d'adsorption Qm, à la concentration à
l'équilibre Ce du soluté et à la constante d'affinité K. La forme linéaire du modèle d'isotherme
de Langmuir peut être exprimée comme suit :

Ce 1 Ce
= + (I.1)
q e K l q m qm
Avec :
 Ce : Concentration à l’équilibre l’adsorbat (mg/L),
 Qe : Capacité d’adsorption à l’équilibre (mg/g),
 Qm : Capacité d’adsorption maximale (mg/g),
 KL : Constante d’équilibre d’adsorption selon Langmuir (L/mg).

La forme de l'isotherme peut prédire si le processus de sorption est favorable ou non. Un


élément clé de l'isotherme de Langmuir peut être exprimé par un facteur sans dimension (R L),
également connu l’intensité d’adsorption, (61) ont défini ce paramètre RL comme suit :

1
R L= (I.2)
1+C 0 K L
Avec :
 RL : indique la nature de la forme de l’isotherme.
 C0 : Concentration initiale de l’adsorbat.

Tableau I.6 : Valeurs de RL de type d’isotherme (62)

Valeur de RL RL 1 RL = 1 0  RL  1 RL = 0
Type d’isotherme Défavorable Linéaire Favorable Irréversible

I.3.5.2. Modèle d’isotherme de Freundlich

31
Chapitre I Etude Bibliographique

L'isotherme de Freundlich est un modèle empirique dans lequel le processus


d'adsorption repose sur un mécanisme d'adsorption multicouche et une surface hétérogène. De
plus, la capacité d'adsorption est directement liée à la concentration à l'équilibre. La forme
linéaire du modèle d'isotherme de Freundlich peut être exprimée comme suit : (60)

1
log q e =log K f + log C e (I.3)
n
Avec :
 Qe : Quantité adsorbée à l’équilibre (mg/g),
 Kf : Constante du modèle de Freundlich ;
 Ce : Est la concentration à l’équilibre de l’adsorbat (mg/L),
 1/n : Constante tenant compte de l’intensité d’adsorption.
La courbe de log (qe) en fonction de log (ce) permet de calculer les valeurs de K et n dans le
modèle de Freundlich. D’après les valeurs de 1/n (Tableau I.7) on distingue :
Tableau I. 7 : Valeurs de K et type d’isotherme (35)
Valeurs de 1/n 1/n = 1 1/n  1 1/n  1 0,5  1/n  1
Isotherme Isotherme est Isotherme est
Type Isotherme est de
linéaire de type concave de type convexe de type
d’isotherme type H
C S L

Figure I.7 : Adsorption selon les modèles Langmuir et Freundlich

I.3.5.3. Modèle d’isotherme de Temkin


Le modèle de Temkin supose que l’adsorption est un processus multicouche (Temkin
1940) (63)
L'isotherme de Temkin suppose que la chaleur d'adsorption diminue de manière
linéaire avec l'augmentation de la couche en raison des interactions entre l'adsorbant et

32
Chapitre I Etude Bibliographique

l'adsorbat, et que l'adsorption est uniformément répartie en termes d'énergie de liaison, jusqu'à
une certaine énergie de liaison maximale. L’équation associée à ce modèle est la suivante :

RT
q e= ln ( A T Ce ) (I.4)
bT
Avec :
 Ce : Concentration à l’équilibre de l’adsorbant (mg/L),
 Qe : Qantité d’adsorption à l’équilibre (mg/g),
 BT (Kj/mol) et AT (l/g) : Est les constantes du modèle de Temkin,
 R : Constante des gaz parfait (8,314 J/mol.K) ;
 T : Température absolue (K).

I.3.6. Modélisation de la cinétique d’Adsorption


L’ordre de la réaction est un paramètre très important dans la détermination des
mécanismes réactionnels. (64)
Différents modèles d’étude cinétique ont été appliqués pour étudier le mécanisme du
processus d’adsorption, parmi ceux-ci peut citer :
 Pseudo-premier ordre PFO
 Pseudo-deuxième ordre PSO
 Le modèle d’Elovich……
Modèle cinétique de pseudo-premier ordre :
Le modèle cinétique de pseudo-premier ordre est basé sur une dépendance linéaire entre le
taux d’adsorption et la différence entre la quantité maximale adsorbable, proposé par
Lagergren en 1898. (65)
Les constantes du pseudo-premier ordre ont été déterminées par extrapolation du tracé de
log (Qe-Qt) en fonction du temps (t). (66) Le modèle se présente par l’équation suivante :

K1
log ( q e −q t ) =log ( q e ) − t (I.5)
2,303
Avec :
 Qe : Est la capacité d’adsorption à l’équilibre (mg/g),
 Qt : Est la capacité d’adsorption au temps (mg/g),
 K1 : Constante de vitesse de modèle de pseudo-premier ordre (1/min),
 T : Est le temps (min).

33
Chapitre I Etude Bibliographique

Modèle cinétique de pseudo-deuxième ordre :


Le modèle de pseudo-deuxième ordre PSO a d'abord été appliqué pour modéliser
l'adsorption (Ho et al., 1996). Il a ensuite été largement adopté pour décrire les processus
d'adsorption. (67) Il est généralement utilisé pour décrire les phénomènes d’adsorption de
type chimisorption. Le modèle se représente par l’équation suivante :
t
qt
=
( )( )
1
K2 q
2
+
1
q 2
t (I.6)

Avec :
 Qe : Est la capacité d’adsorption à l’équilibre (mg/g),
 Qt : Est la capacité d’adsorption au temps (mg/g),
 K2 : Constante de vitesse de modèle de pseudo-deuxième ordre (g/mg.min),
 T : Est le temps (min).

Modèle d’Elovich :
L’équation d’Elovich est couramment utilisée pour décrire la cinétique de la
chimisorption. Elle a été appliquée de manière satisfaisante à certaines données de
chimisorption et couvre une large gamme d'adsorptions lentes. L'équation d'Elovich est
souvent valable pour les systèmes dont la surface adsorbante est hétérogène. (68) Une version
simple de l'équation cinétique d'Elovich est décrite comme suit :

q e=( 1β ) ln ( α β ) +( 1β ) ln t (I.7)

Avec :
 α : Vitesse initiale d’adsorption en (mg/g.min),
 β : Constante de sorption liée à la surface externe et à l’énergie d’activation de la
chimisorption en (g/mg).

I.3.7. Etude thermodynamique


La mesure de la chaleur d'adsorption a été le principal critère permettant de
différencier la chimisorption de la physisorption. La détermination des paramètres
thermodynamiques de l'adsorption des polluants par un adsorbant est un phénomène

34
Chapitre I Etude Bibliographique

accompagné d'un processus thermique, qui peut être exothermique (ΔH<0) ou endothermique
(ΔH > 0). (69)
Les facteurs thermodynamiques pris en compte pour analyser le processus
d’adsorption incluent les variations de l'enthalpie standard (ΔH°), de l'entropie standard (ΔS°)
et de l'énergie libre standard (ΔG°) résultant du transfert d'une unité de substance dissoute de
la solution vers l'interface solide-liquide. (70)
ΔH : Enthalpie libre de l’état final, ΔH° : Enthalpie libre de l’état initial. La chaleur
d’adsorption ΔH est donnée par la relation de Gibbs-Helmholtz :

∆ G=−RTln K C (I.8)

∆ G=∆ H−T ∆ S (I.9)

Les deux relations associées nous permettent à aboutir à la réaction :


∆S ∆ H
ln K = − (I.10)
R RT

I.3.8. Adsorbant
I.3.8.1. Généralités
L’utilisation des adsorbants pour la purification des huiles et le dessalement de l’eau
remonte à l’Antiquité. Les premières mesures quantitatives de constituants adsorbés ont eu
lieu dans les années 1770, tandis que les premières mesures de chaleur d'adsorption sont
publiées en 1854. Les premiers matériaux adsorbants employés étaient constitués d’argiles et
de terres décolorantes. Puis à la fin du XIXe siècle le charbon actif a été découvert. Entre
1940 et 1950, les gels de silice, les zéolithes naturelles et synthétiques ont reconnus leurs
propriétés d’adsorption spectaculaire.
Les propriétés des adsorbants sont caractérisées par leur structure texturale, avec des
pores de différent diamètre (pour les mésopores le diamètre des pores compris entre 20 nm et
50 nm). Tandis que les micropores, de plus petites dimensions, conditionnent l’accessibilité
des molécules adsorbables à la surface interne du matériau. De ce fait, la distribution de la

35
Chapitre I Etude Bibliographique

taille des pores constitue un paramètre essentiel pour la caractérisation fine des performances
d’un adsorbant. (62)

I.3.8.2. La Boue

Les boues sont un sous-produit produit en grande quantité lors du traitement des eaux
usées et de l'eau potable. Avec l'augmentation de la population mondiale, les besoins en eau
potable augmentent, entraînant une augmentation significative de la production de boues (71).
Environ 10 000 tonnes de boues sèches sont produites chaque jour, pour un coût d'environ
9,37 millions de tonnes par an dans le monde, ce qui en fait le déchet le plus abondant dans
l'industrie du traitement des eaux (72). Selon le type d'eaux usées (industrielles, agricoles ou
domestiques) et les procédés de traitement appliqués, la composition des boues varie
considérablement.

La gestion des boues est un défi en termes de recherche d'une solution appropriée qui
combine la nécessité de protéger l'environnement et les avantages potentiels de la réutilisation
de ces déchets. Développer des alternatives durables qui atteignent ces deux objectifs reste un
défi de recherche important. Une attention considérable a été accordée au potentiel de
réutilisation des boues comme ressource précieuse dans diverses approches, telles que
l'extraction de l'azote et du phosphore (73), la construction et les matériaux de construction
(74), la gazéification des boues (75) et la valorisation énergétique (76), l'agriculture (77), la
dépollution des sols pollués (78) et le traitement de l'eau par le processus d'adsorption (79).
En ce qui concerne le traitement des eaux usées, le processus d'adsorption a été largement
utilisé pour différents polluants de l'eau en raison de son efficacité, de sa rentabilité et de sa
simplicité d'utilisation. De nombreuses études ont examiné le processus d'élimination de
divers types de polluants à l'aide de boues. Français Par exemple, l'adsorption du phosphore,
des métaux lourds, des colorants et d'autres polluants organiques différents tels que les
antibiotiques, les composés phénoliques et les pesticides.

I.3.8.3. Valorisation des boues dans les matériaux de construction

L’une des principales voies de valorisation des boues consiste à les intégrer dans des
matériaux de construction. Par exemple, elles peuvent être mélangées à de l’argile pour
fabriquer des briques cuites, réduisant ainsi la consommation de matières premières naturelles
tout en améliorant les propriétés mécaniques et thermiques des produits. De plus, elles

36
Chapitre I Etude Bibliographique

peuvent être utilisées comme ajouts minéraux dans le ciment et le béton, offrant ainsi une
alternative aux ressources naturelles traditionnellement utilisées. Une autre option est la
transformation de ces boues en géopolymères après activation alcaline, qui présentent de
bonnes performances mécaniques et une faible empreinte carbone.

I.3.8.4. Transformation des boues en adsorbants

Les boues peuvent aussi être valorisées comme adsorbants pour le traitement des eaux
usées. L’activation thermique ou chimique améliore leur porosité et leur capacité
d’adsorption. L’activation thermique, réalisée à des températures supérieures à 600 °C,
augmente la surface spécifique des boues, rendant leur structure plus adaptée à la capture des
contaminants. L’activation chimique, quant à elle, utilise des agents comme l’acide
phosphorique ou le chlorure de zinc pour modifier leur structure poreuse, ce qui permet leur
utilisation dans l’élimination des métaux lourds, des colorants industriels et des composés
organiques toxiques. (49)

PARTIE IV

Oxydation Chimique

I.4.1. Introduction

Comme tous les composés organiques réfractaires, les composes nitrées comme anilyne
et pyridine sont très difficiles à dégrader par les procédés conventionnels utilisés dans les
stations d’épuration. La majorité de ces procédés conventionnels ne sont pas destructifs ou
produisent des sous-produits qui peuvent être plus dangereux pour l’environnement ou la
santé humaine que la molécule initiale à traiter. Il est donc nécessaire de proposer des
traitements capables de dégrader les molécules polluantes jusqu’à la minéralisation complète
(dégradation jusqu’à la transformation de la molécule organique en H 2O, CO2) afin d’éviter la
formation de produits toxiques. Pour cela, d’autres techniques appelées procédés d’oxydation

37
Chapitre I Etude Bibliographique

avancée (POA) ont été étudiées et peuvent s’avérer efficaces pour la dégradation des
composés organiques.

I.4.2. Oxydation chimique


Les procédés de destruction des polluants reposent sur des réactions chimiques
d’oxydation. L’oxydation chimique est de plus en plus utilisée dans le traitement des eaux.
Elle devient nécessaire lorsque la solution à traiter contient des polluants non biodégradables
réfractaires aux traitements conventionnels de dépollution. L’oxydation peut être réalisée, soit
par des procédés classiques (oxydation chimique, catalytique ou électrochimique) mettant en
œuvre par exemple un oxydant tel que le chlore (Cl 2), le dioxyde de chlore (ClO 2) ou l’ozone
(O3), soit par des procédés d’oxydation avancée (POA) qui font intervenir une espèce
fortement oxydante telle que le radical hydroxyle. L’oxydation est intéressante car elle permet
de détruire partiellement (cas des procédés classiques) ou totalement (cas des POA) les
matières organiques, les germes vivants, les bactéries et les métaux lourds. Cette technique est
souvent couplée à d’autres techniques de dépollution (80).

L’oxydation chimique constitue une famille de procédés visant à dégrader les


polluants organiques récalcitrants présents dans les eaux usées et potables. Cette technique
s’appuie sur l’utilisation d’agents oxydants puissants tels que le peroxyde d’hydrogène
(H₂O₂), l’ozone (O₃), le permanganate de potassium (KMnO 4) ou encore des radicaux
hydroxyles (•OH) issus de réactions avancées. Ces agents permettent la minéralisation
partielle ou totale de contaminants organiques complexes en composés inoffensifs comme le
dioxyde de carbone, l’eau et des sels minéraux (81) (82) (83).Les procédés d’oxydation
avancée (AOP) ont gagné en popularité en raison de leur capacité à éliminer des
micropolluants (médicaments, pesticides, colorants industriels) souvent non biodégradables
par les traitements biologiques conventionnels (84) (85).

I.4.3. Procédés d’Oxydation Avancée


Les procédés d’oxydations avancées (POA) sont des techniques chimiques d’oxydation
capables de produire des radicaux libres réactifs in situ, principalement le radical hydroxyle
(°OH).

Il existe de nombreux POA qui utilisent des méthodes chimiques, photochimiques ou


électrochimiques. Tous ces procédés ont été très développés ces trois dernières décennies. Les

38
Chapitre I Etude Bibliographique

POA sont fondés sur des réactions de dégradation induites par des radicaux hydroxyles
obtenus lors du rayonnement UV. En effet, les POA sont tous basés sur la production et
l’utilisation in situ d’un oxydant très fort, le radical hydroxyle (°OH), obtenu par quatre
procédés (86):

 Oxydation chimique (O3 /H2O2)


 Photolytique (O2/UV, H2O2/UV, H2O2/ O3/UV, O3 /UV, H2O/UV)
 Catalytique (H2O2/Fe2+)
 Photocatalytique (H2O2/Fe2+/UV, TiO2/UV)
Le tableau 3 présente les avantages et les inconvénients des POA (87).

L’utilisation des radicaux °OH dans la dépollution des eaux contaminées est justifiée
par un certain nombre d’avantages :

 Ils ne sont pas toxiques (durée de vie très courte).


 Ils sont simples à produire et à utiliser.
 Ils sont très réactifs vis-à-vis des polluants à éliminer : la principale caractéristique
deces oxydants très puissants est leur capacité à transformer des polluants
organiquesréfractaires en composés minéraux.
 Ils ne sont pas rejetés dans l’environnement.
 Ils ne sont pas corrosifs pour l’équipement.
 Ils n’induisent pas de pollution secondaire : les produits finaux de l’oxydation sont
leCO2, H2O, et des ions inorganiques (il s’agit donc d’une minéralisation des
polluants) (88).
Tableau I.8 : Principaux avantages et inconvénients des POA (88).

Avantages Inconvénients

Productioninsituderadicauxréactifs Procédésémergents

Pasoupeudeproduitschimiquesutilisés Problèmeséconomiques

Minéralisationdespolluants Contraintestechniques

Pasdeproductiondeboues Nonadaptésautraitementdegrands volumes

Dégradationrapide

39
Chapitre I Etude Bibliographique

Les POA sont utilisées pour oxyder des composés minéraux toxiques ou inhibiteurs vis-
à-vis des microorganismes. C’est un procédé fortement recommandable en prétraitement
avant un traitement biologique pour augmenter la biodégradabilité (amélioration du rapport
DBO5/DCO) ou pour minéraliser des polluants organiques dans le cas d’effluents de forte
teneur en DCO (plusieurs centaines de g.L-1)

Tableau I.9: Comparaison des pouvoirs oxydants de divers oxydants chimiques (87) (80).
(E₀, exprimé en volts par rapport à l’électrode normale à hydrogène - ENH)

Oxydant Potentiel standard E₀ (V/ENH)

Fluor (F₂) 3.03

Radical hydroxyle (•OH) 2.80

Oxygène atomique (O) 2.42

Ozone (O₃) 2.07

Peroxyde d’hydrogène (H₂O₂) 1.78

Radical perhydroxyle (HO₂•) 1.70

Permanganate de potassium
1.67
(KMnO₄)

Dioxyde de chlore (ClO₂) 1.57

Chlore (Cl₂) 1.36

40
Chapitre I Etude Bibliographique

Dioxygène (O₂) 1.23

Les réactions d’oxydation qui produisent des radicaux hydroxyle tendent à être suivies
par des réactions supplémentaires d’oxydation entre le radical et d’autres substances jusqu’`a
ce que des produits oxydés stables soient formés. Les réactions d’oxydation du radical
hydroxyle avec les composés organiques sont bien connues (Tableau 02). Ce sont des
réactions électrophiles qui se produisent principalement par abstraction de l’atome
d’hydrogène des liaisons C-H, N-H, ou O-H, par addition des groupements OH aux liaisons
C=C et/ou aux noyaux aromatiques, ou par transfert d’électron (tableau 02). Ces processus
réactionnels dépendront des caractéristiques électroniques du composé organique.
Généralement ces processus réactionnels mènent à une dégradation complète, donnant des
acides minéraux correspondants, l’eau, et le dioxyde de carbone (89). La cinétique de ces
réactions est de premier ordre et les constantes des réactions impliquées sont de l’ordre de 106
-109 mol-1.s-1 (87) (88).

La minéralisation de la majeure partie de la matière organique est possible quand le


radical hydroxyle est la principale substance oxydante présente en solution. C’est l’un des
principaux avantages de ce procédé, puisque d’autres techniques chimiques d’oxydation
donnent naissance, dans la plupart du temps à des composés secondaires, éventuellement
toxiques. Cet avantage donne la possibilité d’accoupler ce procédé aux systèmes biologiques
(87).

Les POA opèrent habituellement à température et à pression ambiante, Ils peuvent être
classifiés en considérant la phase où le procédé a lieu. Par conséquent, des procédés
homogènes ou hétérogènes peuvent être différenciés, ou selon la méthode utilisée pour
produire le radical hydroxyle (chimique, électrochimique, photochimique, sonochimique ou
par les techniques radiolytiques). De cette façon, des procédés photochimiques et non
photochimiques peuvent être distingués (88).

Un autre aspect qui concerne l’application des POA est la charge organique de l’eau,
exprimé en général par la DCO (Demande Chimique en Oxygène). Si la DCO est supérieure à
10 g.L-1, la nécessité des réactifs augmente, ce qui augmente le coût du traitement (88).

41
Chapitre I Etude Bibliographique

Les procédés d’oxydation avancée ont vu le jour dans l’intention de développer des
techniques de traitement plus adaptées aux composés organiques réfractaires et/ou toxiques
(90). Les POA sont des techniques pouvant fonctionner à température et pression ambiantes
basées sur la production d’espèces oxydantes hautement réactives (Tableau) et plus
particulièrement les radicaux hydroxyles (HO°). L’utilisation des POA pour le traitement des
eaux contaminées par des composés organiques est une manière de tirer profit de la non
sélectivité et de la grande réactivité des radicaux HO°. Des radicaux libres HO2° et leur base
conjuguée O2°- sont également utilisés mais ils possèdent un pouvoir oxydant bien plus faible
que les radicaux hydroxyles (91).

Il existe de nombreux POA pour traiter les composés organiques réfractaires. Les
principaux POA sont ceux basés sur l’ozonation (i.e. O3, O3/UV, O3/H2O2, O3/H2O2/UV) (92),
sur la photolyse de H2O2 (i.e. H2O2/UV) (93), sur la photocatalyse (i.e. TiO2/UV) (94), sur
l’électrochimie (oxydation anodique et électro-Fenton) (95), sur la sonochimie (96), sur les
réactions de Fenton (i.e. Fe2+/H2O2, Fe2+/H2O2/UV, Fe2+/H2O2/UV) (97) et les procédés
plasmas non thermiques (98) .Cette liste est non exhaustive. Dans cette partie, les procédés les
plus couramment mis en œuvre pour le traitement des micropolluants organiques sont
détaillés.

I.4.4. Principe de l’oxydation chimique

Le principe fondamental de l’oxydation chimique repose sur l’oxydation directe du


polluant par l’agent oxydant ou indirectement par des radicaux libres très réactifs, notamment
les radicaux hydroxyles (•OH), connus pour leur potentiel d’oxydation élevé (E° = 2,8 V).
Ces radicaux attaquent les liaisons chimiques des polluants (C–C, C–H, C–N) et favorisent
leur fragmentation en molécules plus simples ou leur minéralisation complète (99) (100) .

La formation des radicaux hydroxyles peut se faire via plusieurs voies, selon le
procédé choisi, notamment par photolyse, activation catalytique ou électrochimique. La
performance globale dépend de facteurs clés tels que le pH, la température, la concentration
en oxydant, la nature des polluants, et la présence d’ions interférents ou catalyseurs (101)
(102).

42
Chapitre I Etude Bibliographique

I.4.5. Traitements Fenton et variantes

Le procédé de Fenton, introduit en 1894, repose sur la réaction entre le peroxyde


d’hydrogène (H₂O₂) et les ions ferreux (Fe²⁺) en milieu acide, généralement à un pH compris
entre 2,5 et 4,0.

Cette réaction produit des radicaux hydroxyles très réactifs selon le mécanisme
principal suivant :

Fe²⁺ + H₂O₂ → Fe³⁺ + OH⁻ + •OH (I.11)

Les radicaux hydroxyles formés oxydent rapidement les composés organiques


présents, conduisant à leur dégradation partielle ou totale (103) (104). La réaction de
régénération de Fe²⁺ s’effectue ensuite par réduction des ions Fe³⁺ produits :

Fe³⁺ + H₂O₂ → Fe²⁺ + HO₂• + H⁺ (I.12)

Cependant, ce deuxième processus est plus lent et limite la vitesse globale de


dégradation.

Le procédé Fenton est très efficace dans le traitement des eaux industrielles chargées
en composés organiques réfractaires (colorants, pesticides, hydrocarbures aromatiques) (105).
Ses avantages résident dans la simplicité, la rapidité et le coût modéré des réactifs. Toutefois,
ses contraintes incluent le contrôle strict du pH, la formation de boues ferriques abondantes et
un excès de consommation de H₂O₂ non réactif (106).

Pour remédier à ces limitations, des variantes ont été développées :

 Photo-Fenton : sous irradiation UV, la photoréduction de Fe³ ⁺ accélère la régénération de


Fe²⁺ et la production de radicaux hydroxyles, améliorant ainsi la cinétique de
dégradation. La réaction photochimique est :

Fe³⁺ + H₂O → Fe²⁺ + •OH + H⁺ (sous UV) (I.13)

 Électro-Fenton : dans ce procédé, le H₂O₂ est produit in situ à la cathode par réduction
de l’oxygène dissous, ce qui permet un contrôle plus fin des réactifs et limite les coûts
d’achat du peroxyde (107).

43
Chapitre I Etude Bibliographique

 Fenton hétérogène : l’utilisation de catalyseurs solides (oxyhydroxydes de fer,


composites fer/carbone) favorise la réutilisation des catalyseurs et diminue la formation
de boues (108).

Des études récentes approfondissent ces approches, comme celle de Zhang et al.
(2023), qui ont couplé le procédé Fenton avec une coagulation au zirconium, permettant
d’atteindre une élimination supérieure à 90 % des organophosphonates à pH neutre (~8),
élargissant ainsi le champ d’application du procédé en conditions plus naturelles (109). De
même, Chen et al. (2024) ont mis au point des catalyseurs hétérogènes nano-structurés à base
de fer, offrant une meilleure stabilité et recyclabilité, avec des rendements d’oxydation
améliorés (110).

I.4.5.1. Procédé Fenton

En 1876, H. J. H. Fenton a mis en évidence la formation d’un composé coloré obtenu


après avoir mélangé de l’acide tartrique avec du peroxyde d’hydrogène et des ions ferreux. La
coloration était due à la formation d’un complexe entre le fer et un produit d’oxydation de
l’acide tartrique. Toutefois, Fenton ne fut pas en mesure de proposer des mécanismes
réactionnels et après plusieurs années, Heber et Weiss (1934) ont réalisé des expériences qui
les ont amené à établir que l’espèce oxydante était le radical hydroxyle HO° (111) .

La réaction de Fenton en solution aqueuse est basée sur la décomposition du peroxyde


d’hydrogène (agent oxydant (E0 = 1,8 V)) en présence d’ions ferreux pour produire des
radicaux hydroxyles (E° = 2,8 V). La réaction principale dite Fenton, permettant la génération
de radicaux hydroxyles dans le milieu aqueux est présenté ci-dessous (112):

Fe2+ + H2O2 → Fe3+ + HO- + HO° (I.14)

k = 51-76 L.mol-1.s-1

Les ions ferriques (Fe3+) générés peuventt ensuite réagir avec le peroxyde d’hydrogène
pour régénérer les ions ferreux suivant la réaction (113):

Fe3+ + H2O2 → Fe2+ + HO2° + H+ (I.15)

44
Chapitre I Etude Bibliographique

k = 3,1.10-3 L.mol-1.s-1

Cette dernière réaction est cinétiquement lente et les radicaux HO2° (E0 = 1,7 V) sont
moins réactifs vis-à-vis des composés organiques par rapport au radical hydroxyle. Cette
réaction est la réaction de type Fenton (Fenton-like). L’étape limitante de cette réaction est la
formation initiale d’un complexe hydroperoxyde de fer(III), Fe(OOH) 2+, en milieu fortement
acide alors qu’en milieu faiblement acide ou neutre le fer à tendance à s’hydrolyser.

De nombreuses réactions interviennent dans le système Fenton. Il s’agit de réactions


d’initiation de catalyse, de propagation et d’inhibition. Le Tableau dresse les principales
réactions intervenant dans le système de Fenton et les constantes cinétiques correspondantes.
La liste de ces équations est non exhaustive.

Tableau I.10 : Listes des réactions pouvant intervenir dans le système de Fenton et
les constantes cinétiques correspondantes (113).

Réaction K (L.mol-1.s-1)
initiation
Fe2++H2O2→Fe3++HO-+HO° 51-76
Catalyse(régénérationdufer(II))
Fe3++H2O2→Fe2++HO2°+H+ 3,1.10-3
Fe3++HO2°→Fe2++O2+H+ 2.104
Fe3++O2°-→Fe2++O2 5.107
Propagation
H2O2+HO°→H2O+HO2° 3,3.107
HO2°→H++ O2°- 1,6.107
RH+HO°→R°+H2O 107-109
Inhibition
Fe2++HO°→Fe3++HO- 4,3.108
Fe2++HO2°+H+→Fe3++H2O2 1,2.106
H2O2+HO°→H2O+HO2° 2-3,8.107
Fe2++O2°-+2H+→Fe3++H2O2 1,0.107
O2°-+HO2°+H+→H2O2 +O2 9,7.107

HO2°+HO2°→H2O2+O2 8,3.107

45
Chapitre I Etude Bibliographique

HO2°+HO°→H2O+O2 7,1.109
O2°-+HO°→HO-+O2 1,0.1010
O2°-+HO°+H2O→H2O +O2 +HO- 9,7.107
HO°+HO°→H2O2 5,2.109

La réaction Fenton est l’un des procédés d’oxydation le plus utilisé pour la dégradation
des molécules organiques récalcitrantes dans les eaux. La dégradation des composés
organiques par la réaction de Fenton se réalise soit en phase homogène ou soit en phase
hétérogène. Les méthodes homogènes consistent à introduire les réactifs de Fenton (fer et
H2O2) directement dans le liquide à traiter. Au contraire, les méthodes hétérogènes consistent
à utiliser des catalyseurs à base de fer en phase solide. Ces catalyseurs de fer en phase solide
ont l’avantage d’éviter les traitements supplémentaires pour éliminer les précipitations
d’hydroxyde de fer (Fe(OH)3) et permet de travailler à des valeurs de pH supérieurs à 3. En
outre, l’utilisation des matrices solides donne la possibilité de la régénérer (114). Parmi les
solides utilisés pour supporter les catalyseurs figurent les carbones activés. Ces matériaux
peuvent présenter des propriétés catalytiques même sans le greffage de métaux à leur surface
(115) (116).

I.4.5.2. Les paramètres influençant les performances d’un procédé Fenton

L’efficacité du procédé Fenton dépend de plusieurs facteurs. Les principaux


paramètres influençant l’efficacité d’un procédé faisant intervenir la réaction de Fenton sont :
la concentration en Fe2+ (117), la concentration du peroxyde d’hydrogène en solution (118), le
pH de la solution (119) .

Effet de la concentration du Fe2+

Plusieurs auteurs ont démontré qu’une forte concentration en Fe 2+ dans la solution à


traiter n’est pas favorable à la dégradation et minéralisation du composé à traiter (120) . Une
concentration élevée du Fe2+ conduit à une diminution de l’efficacité du procédé due à la
formation d’une réaction parasite entre HO° et Fe2+.

Fe2+ + HO° → Fe3+ + HO- (I.16)

46
Chapitre I Etude Bibliographique

Cette réaction consomme les radicaux hydroxyles et provoque donc une diminution de
la dégradation et de la minéralisation des composés organiques. Huang et al. (121) ont
démontré que l’augmentation de la dose du catalyseur à base de fer lors de la dégradation
d’une solution de 2,4-D par le couplage plasma avec un catalyseur hétérogène à base de fer a
entraîné une baisse de la dégradation car la formation des HO° a diminué. En effet, la dose de
catalyseur 1,0 g.L-1 a permis de dégrader complètement la solution de100 ppm alors que la
dose de 1,5 g.L-1 a dégradé seulement 70 % du 2,4-D dans les mêmes conditions
expérimentales pour les deux doses.

Effet de la concentration en H2O2

Le rapport des réactifs entre la concentration en H 2O2 et celle en Fe2+ est un facteur
qui influence l’efficacité du procédé Fenton pour la dégradation et la minéralisation des
molécules organiques à traiter. Une étude réalisée par Edelahi a montré que l’augmentation du
taux d’abattement par la réaction de Fenton était liée à une augmentation du rapport
[H2O2]/[Fe2+] (122). Mais un excès des réactifs peut avoir un comportement inhibiteur car
Fe2+ et H2O2 peuvent consommer le radical suivant les réactions .

Effet du pH

La réaction de Fenton est très sensible au pH du milieu. Le pH optimum est compris


entre 2,5 et 3,5 (112). A des valeurs de pH inférieures à 2,5, trois réactions peuvent diminuer
l’efficacité du procédé suivant les mécanismes suivants :

- formation de complexe ferreux avec H2O2 [FIII(HO2)]2+

-réaction de piégeage des radicaux HO° par H2O2 qui augmente.

-La cinétique de réaction entre Fe2+ et H2O2 qui est ralentie.

Fe3+ + H2O2 → [FIII(HO2)]2+ + H+ (I.17)

k = 3,1.10-3 L.mol-1.s-1

Lorsque la valeur du pH dépasse 4, les ions ferriques précipitent sous forme


d’hydroxyles ferriques (Fe(HO)3) et cela entraîne une réduction des ions Fe2+ et Fe3+ en
solution. La diminution des ions ferreux et ferriques conduit à une diminution des radicaux
HO°.

47
Chapitre I Etude Bibliographique

Li et al (123)ont étudié la dégradation du glyphosate par une réaction de type Fenton.


En effet, une solution (100 mL) de glyphosate (50 ppm) a été traitée avec un rapport [H 2O2]
/[Fe2+] = 6. La température de la solution a été maintenue à 25 °C et le pH a été ajusté à une
valeur de 3. Les résultats de cette étude ont montré que le procédé a permis de dégrader 94 %
du glyphosate et de réduire de 68 % la demande chimique en oxygène (DCO) après 120
minutes de traitement.

Malgré l’efficacité du procédé de Fenton, la nécessité d’ajuster le pH et l’effet inhibiteur


des réactifs (quand la concentration est plus élevée) constituent des facteurs limitants de ce
procédé. Dans le cas de Fenton homogène, un procédé complémentaire est nécessaire pour
récupérer le fer.

I.4.6. Oxydation par Permanganate de potassium

I.4.6.1. Propriétés oxydantes du KMnO₄

Le permanganate de potassium est un solide cristallin violet, très soluble dans l’eau.
En solution aqueuse, il libère des ions permanganate (MnO₄⁻), qui agissent comme des
agents oxydants forts. En milieu acide, le MnO₄⁻ est réduit en Mn²⁺, tandis qu'en milieu
neutre ou basique, il est réduit respectivement en MnO₂ ou MnO₄²⁻. Cette polyvalence redox
permet une oxydation efficace de nombreux polluants, notamment les composés organiques
aromatiques, les phénols, les pesticides et certains métaux lourds (124).

Le permanganate de potassium (KMnO₄) est un oxydant puissant et stable, largement


employé dans le traitement des eaux pour l’oxydation des ions ferreux (Fe² ⁺), manganèse
(Mn²⁺), sulfures, phénols, pesticides et cyanures (125) (126). Son action oxydante se produit
de préférence en milieu neutre à légèrement basique (pH 6–8,5), où le KMnO₄ est réduit en
dioxyde de manganèse insoluble (MnO₂), qui précipite, facilitant la séparation des polluants
oxydés.

I.4.6.2. Types des réactions et sous-produits

Les réactions d’oxydation par le permanganate de potassium suivent des mécanismes


d’échange d’électrons, menant à la formation de sous-produits tels que le dioxyde de

48
Chapitre I Etude Bibliographique

manganèse (MnO₂), un précipité brun. Par exemple, dans le cas de l’oxydation d’un composé
organique (RH), la réaction générale peut s’écrire :

Les réactions principales sont :

3 MnO₄⁻ + 4 H⁺ + 3 Fe²⁺ → 3 MnO₂ (s) + 3 Fe³⁺ + 2 H₂O (I.18)

2 MnO₄⁻ + 3 Mn²⁺ + 2 H₂O → 5 MnO₂ (s) + 4 OH⁻ (I.19)

La transformation de KMnO₄ en MnO₂ entraîne une décoloration caractéristique de


l’eau (du violet au brun), ce qui constitue un indicateur visuel de l’avancement de la réaction
(127).

Le MnO₂ précipité peut être retiré par décantation ou filtration. Toutefois, une
production excessive de sous-produits solides peut encrasser les systèmes de traitement s’ils
ne sont pas correctement dimensionnés (128).

I.4.6.3. Domaines d’application environnementale

Le permanganate est largement utilisé dans les traitements in situ des sols et des eaux
souterraines contaminés, notamment pour la réhabilitation de sites pollués par des solvants
chlorés (TCE, PCE), des hydrocarbures ou des matières organiques récalcitrantes. En
traitement des eaux usées, il permet la désodorisation, la réduction de la DCO (demande
chimique en oxygène), ainsi que l’oxydation des micro-polluants émergents tels que les
résidus pharmaceutiques et les perturbateurs endocriniens (129)

L’utilisation du permanganate présente plusieurs avantages : sa stabilité chimique, sa


capacité d’oxydation à pH élevé, et la formation limitée de sous-produits toxiques par rapport
à d’autres oxydants comme le chlore (130). Néanmoins, un dosage précis est indispensable
pour éviter la formation excessive de MnO₂ colloïdal qui peut provoquer une turbidité accrue,
ainsi que des impacts environnementaux liés à une surdose (131).

Des études de terrain ont confirmé l’efficacité du KMnO₄ pour réduire le manganèse
dissous dans les eaux potables à des concentrations inférieures à 0,02 mg/L, respectant les
normes sanitaires internationales (132). Rositano et al. (2019) ont démontré l’élimination
rapide (> 90 % en moins de 10 minutes) de cyanotoxines à l’aide du permanganate (133). Plus

49
Chapitre I Etude Bibliographique

récemment, Wang et al. (2023) ont souligné l’intérêt du permanganate couplé à la filtration
sur sable vert pour optimiser la décontamination et la clarification des eaux (134).

Par ailleurs, les travaux les plus récents explorent le couplage du permanganate avec
des procédés électrochimiques ou photocatalytiques pour accroître la génération de radicaux
oxydants et la cinétique des réactions, ouvrant ainsi des perspectives pour le traitement des
eaux complexes (135) (136).

I.4.6.4. Comparaison avec d’autres oxydants

Comparé à d’autres agents oxydants comme l’ozone (O₃), le peroxyde d’hydrogène


(H₂O₂) ou le dioxyde de chlore (ClO₂), le permanganate de potassium présente une meilleure
stabilité chimique, ce qui facilite son transport et son stockage. De plus, il ne génère pas de
sous-produits halogénés toxiques. Cependant, sa réactivité est moins sélective que celle de
l’ozone, et son coût peut être plus élevé à fortes doses. En revanche, son utilisation est plus
simple à mettre en œuvre, notamment pour les traitements de terrain à long terme (137)

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