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A Lire Et Comprendre

Le document traite des applications de l'équation de Bernoulli, notamment la vidange d'un réservoir, le tube de Pitot, le tube de Venturi et le diaphragme, en expliquant comment la pression et la vitesse d'un fluide varient dans ces systèmes. Il aborde également le théorème d'Euler, qui permet d'évaluer les forces exercées par les jets d'eau et leur utilisation dans divers domaines. Enfin, il souligne l'importance de la relation entre débit, pression et vitesse dans les systèmes hydrauliques.

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Le document traite des applications de l'équation de Bernoulli, notamment la vidange d'un réservoir, le tube de Pitot, le tube de Venturi et le diaphragme, en expliquant comment la pression et la vitesse d'un fluide varient dans ces systèmes. Il aborde également le théorème d'Euler, qui permet d'évaluer les forces exercées par les jets d'eau et leur utilisation dans divers domaines. Enfin, il souligne l'importance de la relation entre débit, pression et vitesse dans les systèmes hydrauliques.

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3.6.

Applications de l’équation de Bernoulli

3.6.1. Vidange d’un réservoir

Considérons un réservoir (Fig. 15) contenant un liquide et dont la paroi verticale est percée d’un
petit orifice à une distance h de la surface du liquide. On suppose les dimensions du réservoir
suffisamment grandes, la surface du réservoir S1 et celle de l'orifice S2<<S1 sont exposées à l’air.
D’où, on peut négliger les variations du niveau de la surface libre et considérer que la vitesse V1≅
0.

Figure 15. Vidange d’un réservoir

Appliquons l’équation de Bernoulli entre les 02 points  et  du réservoir, on écrit :

p1 V12 p V2
  Z1  2  2  Z 2
 . g 2. g  . g 2. g

On a : Q  V1 .S1  V2 .S 2

p1  p 2  p a

h  Z1  Z 2

V1  0 ( S1  S 2 ) D’où : V2  V1

Il vient donc,

V2  2.g .h
V2 : est une vitesse théorique Vth.

34
Par conséquent, le débit théorique du liquide recueilli à l’orifice à section S2, est donné par :

Qth  V2 .S 2  S 2 . 2.g .h

En réalité, à causes des forces des frottements fluide-solide, une contraction de la section de
vidange est générée, par conséquent, la vitesse de vidange réelle est inférieure à celle obtenue
théoriquement.

Vr  cV .Vth ; cV  1 (Coeff. de vitesse)

La section du fluide à la sortie de l’orifice est :

Ar  cC . Ath ; cC  1 (Coef. de contraction)

Donc, Qr  Ar .Vr  cC .cV . Ath . 2.g .h

Qr  Ar .Vr  c D . Ath . 2.g.h  c D .Qth ; c D  cV .cC  1 (Coeff. de débit)

Temps de vidange total du réservoir :

A un instant (t) donné, on a :

dV
qVr    c D . Ath . 2.g .h
dt

Pendant (dt), Z varie de (dz)

La variation en volume (V) est dV=[Link]

2. A.h
tV 
c D . Ath 2.g .h

3.6.2. Tube de Pitot

On considère un liquide en écoulement permanent dans une canalisation et deux tubes plongeant
dans le liquide, l'un débouchant en A face au courant, et l'autre en B est le long des lignes de
courant, les deux extrémités étant à la même hauteur. Au point B, le liquide a la même vitesse V
que dans la canalisation et la pression est la même que celle du liquide p B  p .
En A, point d'arrêt, la vitesse est nulle et la pression est p A .

35
Figure 16. Tube de Pitot

Appliquons le théorème de Bernoulli, entre les deux points (1) et (2), on obtient :
p1 v2 p v2
 1  z1  2  2  z 2
 . g 2. g  . g 2. g
On a : z1  z 2
Et V1=0 (point d’arrêt)
Alors, il vient :
p1  p 2 v2
 2
 .g 2. g

2. p1  p 2 
v2 

De l’hydrostatique, on a : p1  p 2   .g .h

Ce qui donne : v 2  2.g.h

3.6.3. Tube de Venturi

Un conduit de section principale SA subit un étranglement en B où sa section est SB. La vitesse


d’un fluide augmente dans l’étranglement, donc sa pression y diminue :
V2 > V1 ⇒ p 2  p1

36
Figure 17. Tube de Venturi

Le théorème de Bernoulli s'écrit ici :

p1 v2 p v2
 1  z1  2  2  z 2
 . g 2. g  . g 2. g

D'après l'équation de continuité,

QV  v 2 . A2  v1 . A1

D’après la Fig. 17. On remarque que : A2 < A1 ⇒ v 2  v1 Donc : p1  p 2

p1  p 2 
 
 v 22  v12   v2
 .v 22 1  12

 / v1 
v 2 . A2
2 2  v2  A1

 2  A22 
p1  p2  .v2 1  
2  A12 

 1 1 
  2  2 .QV2
2  A2 A1 

37
D' où :
p1  p 2  k .QV2

La différence de pression aux bornes (aux extrémités) du tube de Venturi est proportionnelle au
carré du débit.

3.6.4. Diaphragme

Le diaphragme est utilisé comme instrument de mesure de débit d'un fluide parcourant un circuit
hydraulique. Il existe, pour un débit donné, une différence de hauteur dans les tubes avant et
après le diaphragme.
L'étude consiste à établir une relation entre le débit d'eau Q traversant le diaphragme et la
différence de hauteur d'eau (h) dans les tubes.
De l’équation de continuité pour un fluide parfait incompressible, le débit du fluide est le même à
travers toutes les sections des tubes.
On écrit : Q = A1.v1 = A2.v2 = S.v

S
D'où : v1 = v
S1

On applique l’équation de Bernoulli exprimée en hauteur piézométrique entre les points 1 et 2.

v 12 p1 v2 p
 z1   z
2g  g 2g g

Le tube est horizontal, il vient donc : z1 = z2 = z

v 12 p v2 p
On obtient :  1  
2g  g 2 g  g

p 1  p v 2  v 12
Ou encore  h
 g 2g

Avec, hest la différence de hauteur dans les tubes avant et après le diaphragme.

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Figure 18. Un diaphragme

La synthèse de l'équation de Bernoulli et de l'équation de continuité permet d'exprimer le débit


théorique Qth dans le diaphragme :
Qth = S.v

v 2  v 12
L'équation de Bernoulli est : h
2g

Soit : v 2  v12  2 g h

L'équation de continuité permet d'exprimer v1 en fonction de v :

S
v1  v
S1

2
S 
On obtient : v   v   2 gh
2

 S1 

2
S 
Soit : v    v 2  2 gh
2

 S1 

39
  S  
2

Puis, 2
v  1      2 gh
  S1  
   

2 gh
D'où : v 2
 S 
1 
 S1 
 

La relation du débit devient :

S
Q 2 gh
2
 S 
1  
S 
 1

La mesure n'a pas lieu en B où il se produit une contraction de la veine fluide, mais en C. Pour
tenir compte de la section en C, il faut utiliser un coefficient de contraction CC.
Le débit réel s'écrit finalement :

QR  CC .Qth

S
QR  CC 2gh
2
 S 
1  
S 
 1

3.7. Théorème de Bernoulli (Ecoulement avec échange de travail)

Lorsque le fluide traverse une machine hydraulique (Fig. 18), il échange de l’énergie avec cette
machine sous forme de travail (ΔW) pendant une durée (Δt).

La puissance P échangée est :

W
P [Watt]
t

P > 0 si l’énergie est reçue par le fluide (cas de pompe) ;


P < 0 si l’énergie est fourni par le fluide (cas de turbine) ;

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Figure 18. Un fluide traversant une pompe hydraulique

L’application de l’équation de Bernoulli entre les points  et  permet d’écrire :

 v 22  v12    .g .( z 2  z1 )   p 2  p1  
1 P
2 QV

3.8. Théorème d’Euler


Une application directe du théorème d’Euler est l’évaluation des forces exercées par les jets
d’eau. Celles-ci sont exploitées dans divers domaines : production de l’énergie électrique à partir
de l’énergie hydraulique grâce aux turbines, coupe des matériaux, etc. Le théorème d’Euler
résulte de l’application du théorème de quantité de mouvement à l’écoulement d’un fluide :

 dP
 Fext  dt
 
Avec : P  [Link] quantité de mouvement
Ce théorème permet de déterminer les efforts exercés par le fluide en mouvement sur les objets
qui les environnent.

Enoncé :

La résultante (ΣFext) des forces mécaniques extérieures exercées sur un fluide isolé (fluide
contenu dans l’enveloppe, voir Fig. 19.) limitée par les sections 1 et 2 est égale à la variation de

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la quantité de mouvement du fluide qui entre en S1 à une vitesse V1 et sort par la section S2 à une

vitesse V2 . Elle est exprimée par la relation suivante :

 
  
 ext
F  
m . V 2  V1

Figure 19. Force sur un tube de courant unidimensionnel avec débit constant :
(a) tube de courant en écoulement permanent ; (b) triangle des forces

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