Ch. 1.
LES ATOMES
I. STRUCTURE DE L’ATOME :
1) Le modèle de Bohr (1913):
LE NOYAU :
C’est un atome de ….
Symbolisé par la notation :
Notation générale des éléments chimiques :
LE CORTEGE ELECTRONIQUE :
X:
Z:
A:
Avantage du modèle : la description ….. permet une bonne visualisation
Limite : le modèle est incorrect : les électrons ….
2) Le modèle de Schrödinger (1926):
Dans ce modèle, les électrons ne sont plus des billes localisées
et tournantes, mais des nuages électroniques. Ce modèle ne
cherche pas à donner la position exacte des électrons à un
instant précis, mais donne la probabilité de présence des
électrons dans un nuage électronique.
C’est le modèle ondulatoire.
Avantage du modèle : la description est proche de la réalité, en accord avec les expériences
Limite : le modèle est moins visuel, compliqué à utiliser.
3. Les isotopes :
Définitions équivalentes :
- Ce sont les nucléides d’un même élément chimique ayant même numéro atomique Z mais dont le
nombre de nucléons est différent.
- Des atomes sont isotopes si leur noyau possède le même nombre de protons mais des nombres de
neutrons donc de nucléons différents.
• Pour l'hydrogène: 1H (environ 99,99%), 2H (ou D: deutérium, environ 1/6400), 3H ou tritium (10-18 ou moins)
• Pour l’oxygène : 16O (99,8%) ; 17O (1/1500) ; 18O (1/500); 17O est très rarement dosé.
• Pour le carbone : 12C : 98,9% ; 13C : 1,2 % ; 14C : 10 –12 %,
Pour nommer les isotopes, on ajoute à leur nom le nombre de nucléons de leur noyau : on parle de C 12,C 13, C14
...
II. LE CORTEGE ELECTRONIQUE :
1) Les couches électroniques
a) Cas de l'atome d'hydrogène.
Modèle probabiliste de l’atome d’hydrogène : dans ce modèle, les points présents sur le
schéma représentent la probabilité de trouver l'unique électron de cet atome à un instant
donné (zone sphérique, centrée sur le noyau, d'épaisseur faible et de rayon moyen
r=53pm).
On dit que l'électron appartient à une couche dont le rayon moyen est 53pm.
b) Cas des autres atomes.
Un atome quelconque possède Z électrons dans son cortège électronique. Comme pour l'atome d'hydrogène,
les électrons d'un atome quelconque se répartissent autour du noyau sur de couches.
Les électrons d'un atome (ou d'un ion monoatomique) ne sont pas tous liés de la même façon au noyau. Ceux
qui sont proches du noyau y sont très liés (par des forces), ceux qui en sont plus éloignés y sont moins liés.
Les électrons qui appartiennent à une même couche sont donc situés à la même distance moyenne du
noyau et sont liés de la même façon à ce noyau.
La couche la plus proche du noyau est notée K, les suivantes sont notées dans l'ordre croissant
d'éloignement: L, M, N, O, P, Q.
N° de la couche : n 1 2 3 4
Couches
Nombre maximum
d’électrons
Ex : Li (Z= 3) ; Al (Z= 13) ; Cl(Z= 17) ; K (Z= 19)
Li
Al
Cl
Na
Les couches …
2) Sous- couches électroniques
Chaque couche électronique est constituée de sous-couches qui ne peuvent contenir qu’un
nombre limité d’électrons.
Sous couches s p d f
Nombre
maximum
d’électrons
N° de la Nom de la Sous-couche Nbre max d’e- sur chaque niveau
couche : couche = 2n2
n
1 K 1s
2 L 2s 2p
3 M 3s 3p 3d
4 N 4s 4p 4d 4f
5 O 5s 5p 5d 5f
6 P 6s 6p 6d
7 Q 7s 7p ...
3) Ordre de remplissage : règle de Klechkowski
Pour écrire la structure électronique en utilisant les sous-couches, on utilise la règle de Klechkowski qui consiste
à remplir en 1er les sous-couches de plus basses énergies (les plus stables, les plus proches du noyau).
Diagramme de Klechkowski
couche K 1s En suivant les flèches de
couche L 2s 2p haut en bas, on retrouve
couche M 3s 3p 3d l’ordre de remplissage
couche N 4s 4p 4d 4f des sous-couches
couche O 5s 5p 5d 5f électroniques.
couche P 6s 6p 6d
couche Q 7s 7p ...
Ex : structure électronique : Li (Z= 3) ; Al (Z= 13) ; Cl(Z= 17) ; K (Z= 19)
III. CLASSIFICATION PERIODIQUE DES ELEMENTS :
1) Classement des éléments chimiques :
Dans la classification périodique, les éléments sont classés par ordre croissant de numéro atomique Z.
Chaque nouvelle période (ligne) correspond au remplissage d’une nouvelle couche.
La classification est divisée en blocs qui correspondent au remplissage des différentes sous-couches.
On peut découper le tableau périodique en différents blocs : bloc s , bloc d, bloc d, bloc p, bloc f.
Les éléments d'une même colonne possèdent le même nombre d'électrons dans leur sous-couche externe.
Les électrons externes étant responsables des propriétés physicochimiques, les éléments d'une même colonne
auront le même type de propriétés physicochimiques. Ces éléments appartiennent à la même famille d'éléments.
Ex :
Ex: Li : Z=3
Na : Z = 11 famille des alcalins
K : Z = 19
Colonne IA : famille des alcalins
Colonne IIA : famille des alcalino-terreux
Colonne VIIA : famille des halogènes
Colonne VIIIA ou O : famille des gaz rare.
2) Evolution du rayon atomique
Le rayon atomique augmente brusquement
lorsqu'on passe à la couche électronique suivante
: les couches électroniques successives occupent
de plus en plus d'espace autour du noyau.
Le rayon atomique diminue le long d'une
période: plus on ajoute d'électrons dans une
sous-couche, plus il y a une contraction liée à
l'attraction électrostatique entre protons du
noyau et électrons.
3) Evolution du rayon ionique Ri :
Un cation est un ion positif issu d'un
atome qui a perdu un électron. Le cation
est plus petit que l'atome (Li+ est plus petit
que Li)
Un anion est un ion négatif issu d'un
atome qui a gagné un électron. L'anion est
plus gros que l'atome (Cl- est plus gros que
Cl).
4) Evolution de l’électronégativité :
L'électronégativité d'un atome représente
sa capacité à attirer des électrons.
L'atome le plus électronégatif est le fluor
X(F) = 4,0 sur l'échelle de Pauling.
5) Evolution de l'énergie d'ionisation :
L'énergie d'ionisation correspond à
l'énergie qu'il faut fournir pour arracher un
électron d'un atome.
Plus l'électron est « lié » au noyau (par force
électrostatique), plus l'électron est difficile à
arracher.
L'énergie d'ionisation évolue dans le même sens
que l'électronégativité.
L'énergie de 1ère ionisation E I1 diminue
brusquement lorsqu'on passe à la couche
électronique suivante: les électrons se situent
dans des couches plus externes (moins liées au
noyau), ils sont plus faciles à arracher.
L' E I1 augmente le long d'une période : il est
plus difficile d'arracher des électrons à des
atomes électronégatifs.
Ex : Les alcalins ont une E I1 très faible ; ils
ont une forte tendance à perdre un électron
pour former des …..
IV. Masse molaire atomique :
La masse molaire atomique correspond à la masse d’une mols d’atomes (à la masse de NA = 6,02.1023 atomes).
Elle est calculée à partie des pourcentages de chaque isotope présents dans la nature.
Ex : calculer la masse molaire atomique du chlore sachant que dans la nature, on trouve 75% de Cl 35 et 25 % de
Cl 37. Donnée : Cl : Z = 35.
Comparer avec la valeur lue dans le tableau périodique.
EXERCICES
I. Répartition électronique et classification périodique :
Donnez la répartition électronique sur les sous-couches s, p, d, f des atomes suivants : Li (Z= 3) Na (Z= 11)
K(Z= 19) Rb (Z= 37). Que remarquez-vous ?
Que peut-on en conclure concernant la position de ces éléments dans la classification périodique,?
II. Isotopie et masse atomique
1) Le cuivre naturel est un mélange de cuivre 63 et de cuivre 65. Leurs pourcentages respectifs sont de 73 %
et 27 %. Déterminez à partir de ces données la masse molaire atomique du cuivre naturel.
14
2). L'azote naturel est un mélange de 7 N et 157 N . Sa masse molaire est égale à 14,007 [Link] -1.
a) Quel est l'isotope fortement majoritaire.
b) Donnez le nombre de protons et de neutrons que comporte chaque noyau.
c) Calculez le pourcentage de chaque isotope dans l'azote naturel.
III. Electronégativité
a) En vous aidant du tableau périodique, classez les 10 éléments les plus électronégatifs par ordre
d'électronégativité décroissante.
b) Procédez de même pour les 10 éléments les plus électropositifs.
c) Pourquoi aucun nombre d’électronégativité n’est-il attribué aux gaz nobles, éléments de la dernière
colonne de la classification périodique ?
IV. Réactivité chimique
1) Les alcalins (éléments de la première colonne de la classification périodique) sont des métaux mous qui
réagissent vivement avec l'eau.
a) A quoi est due cette forte réactivité.
b) A quelle espèce chimique donnent-ils naissance au cours de cette réaction. Citez deux exemples.
2) Les halogènes réagissent vivement avec les métaux et en particulier les alcalins (première colonne).
Le sodium brûle très facilement dans le dichlore pour donner du chlorure de sodium.
a) En utilisant leurs répartitions électroniques externes, expliquez cette forte réactivité.
b) Ecrire le bilan de la réaction chimique entre le dichlore et le sodium.
V. Energie d’ionisation
a) En utilisant le tableau périodique, expliquez pourquoi on trouve aux sommets des pics tous les éléments
de la dernière colonne de la classification périodique.
b) Pourquoi ces énergies d'ionisation diminuent-elles dans une famille lorsqu'on se déplace de haut
en bas dans la classification périodique ?