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MCD Partie1

Le document présente le niveau conceptuel du Modèle Conceptuel des Données (MCD) dans le cadre de la méthode Merise, en distinguant les aspects statiques et dynamiques des données et des traitements. Il définit des concepts clés tels que l'entité, la relation, la propriété, l'occurrence et l'identifiant, ainsi que les cardinalités et les contraintes d'intégrité associées. Le MCD est valorisé pour sa clarté, sa compréhension intuitive et sa capacité à représenter les données de manière synthétique.

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Le document présente le niveau conceptuel du Modèle Conceptuel des Données (MCD) dans le cadre de la méthode Merise, en distinguant les aspects statiques et dynamiques des données et des traitements. Il définit des concepts clés tels que l'entité, la relation, la propriété, l'occurrence et l'identifiant, ainsi que les cardinalités et les contraintes d'intégrité associées. Le MCD est valorisé pour sa clarté, sa compréhension intuitive et sa capacité à représenter les données de manière synthétique.

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1.

INTRODUCTION
Le niveau conceptuel (dans lequel le MCD est créé) correspond à une formalisation du système
d’information indépendante de toute contrainte d’organisation.
A ce niveau, il faut distinguer la formalisation des données mémorisées dans la base de données (aspect
statique) et celle des traitements (aspect dynamique).
Au niveau conceptuel, la formalisation des données constitue le Modèle Conceptuel des Données, celle
des traitements constitue le Modèle Conceptuel des Traitements (ce dernier fera l’objet d’un prochain chapitre).
Le MCD (associé à la démarche Merise) doit son succès aux qualités suivantes :
• Une approche naturelle et facilement compréhensible
• Une représentation claire et complète
• Une construction directe des résultats
• Une représentation synthétique des données
Nous aborderons tout d’abord le formalisme du Modèle Conceptuel des Données puis la manière de
concevoir ce modèle.

2. FORMALISATION DU MODELE CONCEPTUEL DES DONNEES

2.1. CONCEPTS DE BASE

2.1.1. Entité
Définition : L’entité est un élément concret ou abstrait du système d’information qui a une existence
propre et sur lequel nous souhaitons enregistrer des informations qui lui sont spécifiques.
Représentation : L’entité est représentée par un rectangle.
NOM DE L'ENTITE

2.1.2. Relation
Définition : Une relation est la prise en charge par le système d’information d’une association entre deux
ou plusieurs entités.
Représentation : La relation est représentée par un ovale.
RELATION

Remarque : Une relation peut être également appelée Association.

Exemples :
• Association entre deux entités (dimension 2) :
AUDITEUR EST INSCRIT A UNITE DE VALEUR
0,n 0,n
• Association entre trois entités (dimension 3) :
ENSEIGNANT UNITE DE VALEUR

0,n 0,n

FAIRE COURS

0,n

SALLE DE COURS

• Association réflexive (dimension 2) :

0,1

PERSONNE SUPERIEUR HIERARCHIQUE

1,n

Remarque : Les annotations portées sur les liaisons entre relations et entités sont appelées cardinalités.
Leur signification sera précisée dans le paragraphe 2.2.

2.1.3. Propriété
Définition : Une propriété est une donnée élémentaire attribut d’une entité ou d’une relation.
Représentation :
ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2
PROPRIETE 1-1 0,n PROPRIETE 3-1 0,n PROPRIETE 2-1
PROPRIETE 1-2 PROPRIETE 3-2 PROPRIETE 2-2
PROPRIETE 1-n PROPRIETE 3-n PROPRIETE 2-n

2.1.4. Occurrence

[Link] Occurrence d’une propriété


Définition : Une occurrence de propriété est une valeur que peut prendre une propriété.
Exemple :
La propriété nommée « Nom de l’individu » peut prendre les valeurs suivantes :
• DUPONT
• DURAND
• PIERRE
DUPONT, DURAND et PIERRE sont des occurrences de la propriété « Nom de l’individu ».

[Link] Occurrence d’une entité


Définition : Une occurrence d’entité est un ensemble ayant une existence propre d’occurrences de ses
propriétés.
Exemple : Soit l’entité suivante :
INDIVIDU
NOM
PRENOM
DATE DE NAISSANCE

L’ensemble {DUPONT, JEAN, 23/10/1970} est une occurrence de l’objet INDIVIDU car « DUPONT » est
une occurrence de la propriété NOM, « JEAN » une occurrence de PRENOM et « 23/10/1970 » une occurrence
de DATE DE NAISSANCE.

[Link] Occurrence d’une relation (d’une association)


Définition : Une occurrence de relation est constituée d’une et d’une seule occurrence de chacune des
entités associées. L’occurrence de chacune des propriétés de l’association est en relation avec les occurrences
des entités associées.
Exemple :
AUDITEUR
NOM AVOIR UNE NOTE UNITE DE VALEUR
0,n 0,n
PRENOM NOTE CODE UV
DATE DE NAISSANCE

Soient les occurrences suivantes :


• {DUPONT, JEAN, 23/10/1970} : une occurrence de l’entité « AUDITEUR ».
• {FRANÇAIS} et {MATHEMATIQUES} : deux occurrences de l’entité « UNITE DE VALEUR ».

12 peut être une occurrence de « NOTE » associée aux occurrences {DUPONT, JEAN, 23/10/1970} et
{FRANÇAIS} ; 13 une autre occurrence de « NOTE » associée aux occurrences {DUPONT, JEAN, 23/10/1970}
et {MATHEMATIQUES}.

2.1.5. Identifiant
Définition : L’identifiant (également appelé clé) est une propriété particulière (ou l’association de
plusieurs propriétés) qui permet de caractériser ses occurrences de façon unique.
Représentation : L’identifiant d’une entité est l’ensemble des propriétés soulignées.
Exemple :
ENSEIGNANT
UV
NUMERO ENSEIGNANT
CODE UV
NOM
NOM UV
PRENOM

0,n
0,n

FAIRE COURS
DATE
HEURE

0,n

SALLE DE COURS
NUMERO SALLE
CAPACITE
Remarque :
Un identifiant doit être unique. Il n’est pas rare qu’aucune propriété ou ensemble de propriétés ne puisse
être considéré comme identifiant. Dans ce cas, on ajoute un identifiant fictif sans signification particulière
(exemple : NUMERO_ENSEIGNANT, CODE_UV)
• Dans le chapitre suivant, nous verrons les règles de passage du Modèle Conceptuel des Données au
modèle relationnel : c’est à ce moment que nous déterminerons la manière de créer les identifiants
d’associations.

2.2. CARDINALITES

2.2.1. Définitions
La cardinalité d’une entité par rapport à une association s’exprime par deux nombres appelés cardinalité
minimum et cardinalité maximum.
La cardinalité minimale peut être égale à 0 ou à 1. Si la cardinalité est égale à 0, c’est qu’il existe au
moins une occurrence de l’entité qui ne participe pas aux occurrences de l’association. Si la cardinalité est égale
à 1, chaque occurrence de l’entité participe aux occurrences de l’association.

La cardinalité maximale exprime le nombre maximum de fois où une occurrence de l’entité participe aux
occurrences de l’association. On la note égale à n, elle peut être égale à 1 ou à tout autre nombre strictement
positif (quand le nombre d’occurrences est quantifiable).

Exemple :
AUDITEUR
CODE AUDITEUR UNITE DE VALEUR
AVOIR UNE NOTE
NOM 0,n 0,n CODE UV
NOTE
PRENOM INTITULE UV
DATE DE NAISSANCE

• Un auditeur peut ne pas avoir de note, c’est à dire qu’il peut exister un auditeur qui n’a pas passé
d’examen (cardinalité minimum = 0).
• Un auditeur peut être inscrit à plusieurs unités de valeur et avoir une note pour chacune des valeurs
auxquelles il est inscrit (cardinalité maximum = n).
• Il est possible que personne ne se présente à l’examen pour une unité de valeur (cardinalité
minimum = 0).
• Plusieurs notes peuvent être attachées à une même unité de valeur (cardinalité maximum = n).

2.2.2. Représentation ensembliste des cardinalités


Relation « tous à tous » :

ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2


1,n 1,n

Relation « tous à quelques uns » :

ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2


1,n 0,n
Relation « un à quelques uns » :

ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2


0,n 0,n

Relation « quelques uns à tous » :

ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2


0,n 1,n

Relation « un à tous » :

ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2


1,1 1,n

Relation « aucun ou un à tous » :

ENTITE 1 ASSOCIATION ENTITE 2


0,1 1,n

2.3. CONTRAINTES D’INTEGRITE

2.3.1. Contrainte d’intégrité associée à une rubrique


Définition : Une contrainte d’intégrité associée à une rubrique (à une propriété) est l’ensemble des
valeurs possibles (occurrences) que peut prendre cette rubrique.
Exemples : Une note doit être comprise entre 0 et 20, un prix doit être positif …

2.3.2. Contrainte d’intégrité sémantique


Définition : Une contrainte d’intégrité sémantique correspond à une règle sémantique fournie par
l’utilisateur permettant à l’analyste de modéliser des contraintes spécifiques. Elles sont divisées en deux
catégories : les contraintes statiques et les contraintes de transition.

[Link] Contrainte d’intégrité sémantique statique


Ce type de contrainte concerne l’état du système d’information indépendamment du temps. Les
contraintes simples font intervenir une ou plusieurs occurrences dont on compare directement les composantes.
Les contraintes complexes (également appelées ensemblistes) font intervenir des ensembles de données
(occurrences) dont on fait la moyenne, la somme …
Exemples : La date de facturation est supérieure à la date de commande (contrainte simple). La somme
des salaires (masse salariale) ne doit pas dépasser un seuil donné (contrainte ensembliste).

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