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Comprendre Le Sommeil

Le service des pathologies du sommeil est dirigé par le Professeur Isabelle Arnulf et comprend une équipe pluridisciplinaire de spécialistes. Le document décrit les différentes phases du sommeil, leur impact sur la santé et les mécanismes cérébraux impliqués dans l'endormissement et le sommeil paradoxal. Il met également en lumière les rôles des neurotransmetteurs et des régions cérébrales dans la régulation du sommeil et des rêves.

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Comprendre Le Sommeil

Le service des pathologies du sommeil est dirigé par le Professeur Isabelle Arnulf et comprend une équipe pluridisciplinaire de spécialistes. Le document décrit les différentes phases du sommeil, leur impact sur la santé et les mécanismes cérébraux impliqués dans l'endormissement et le sommeil paradoxal. Il met également en lumière les rôles des neurotransmetteurs et des régions cérébrales dans la régulation du sommeil et des rêves.

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spécialistes du sommeil

L’accueil, la prise en charge et le traitement des patients au sein du service


des pathologies du sommeil est assuré par une équipe de spécialistes, infirmièr(e)s,
aide-soignant(e)s dirigée par le Professeur Isabelle Arnulf, neurologue et chercheuse
à l’Institut du Cerveau et de la Mœlle épinière. Ces pathologies très spécifiques font
appel à une pluri-disciplinarité médicale incluant dans l’équipe des neurologues,
pneumologues, psychiatres et neuropsychologues.

Pr isabelle arnulf Dr smaranda leu semenescu


Neurologue responsable du service, Hypersomnies - Parasomnies
spécialiste des hypersomnies Pneumologie
et parasomnies

Dr stefania redolfi Dr marie-amélie dalloz


Respiration - Apnée du sommeil Hypersomnies - Parasomnies -
Hypoventilation - Psychiatrie non sectorisée Jambes sans repos

Dr elisabeth groos Dr valérie attali


Somnambulisme - Rythme du sommeil Sommeil -Respiration
Hypnose - Cauchemars

Dr pauline daudet Dr carole philippe


Hypersomnies - Parasomnies Physiologiste - Apnée du sommeil
Jambes sans repos Somnologie

Dr fabienne tordjman charlotte chaumereuil


Apnée du sommeil - Nutrition Neuropsychologue
Neurologie

défilement vertical

structure du sommeil

Afin de comprendre les pathologies du sommeil et les cauchemars qu’elles entraînent,


il est utile de se pencher sur les différentes phases de notre sommeil ainsi que sur les
régions cérébrales impliquées. À la manière d’un interrupteur, les zones du cerveau
dédiées à la veille s’éteignent à l’endormissement, et se rallument le lendemain matin.
La phase de sommeil durant laquelle nous rêvons le plus est le sommeil paradoxal.
C’est aussi pendant cette phase que les dormeurs atteints de certaines pathologies
s’animent, et peuvent aller jusqu’à mimer leurs rêves.

stades du sommeil

Une nuit de sommeil comporte sommeil lent léger


plusieurs phases, régulièrement sommeil paradoxal
entrecoupées d’éveils brefs dont 55%
nous n’avons pas conscience. 25%
Le dormeur entre d’abord dans
une phase de sommeil lent léger
(stade 1 et 2), puis s’enfonce
dans le sommeil lent profond
(stades 3 et 4).
Il remonte ensuite vers un état
de plus en plus proche de l’éveil,
pour atteindre le sommeil
paradoxal. La proportion
de sommeil lent profond
(réparateur) est plus importante
sommeil lent profond
en début de nuit, tandis que celle
de sommeil paradoxal (phase qui
comporte d’avantage de rêves) 20%
augmente en fin de nuit.

+ de sommeil paradoxal

éveil

stade 1

stade 2

stade 3

stade 4

22h 23h 00h 1h 2h 3h 4h 5h 6h 7h

1 cycle de sommeil sommeil sommeil sommeil


= environ 90 mn lent léger lent profond pradoxal

de la veille au sommeil

Une multitude de substances et de circuits neuronaux entrent en jeu dans la phase


d’endormissement. Cependant, certains centres importants ont pu être mis en évidence.
Il faut d’abord bloquer peu à peu les systèmes d’éveil. À la manière d’un interrupteur
qui fonctionne comme un « va-et-vient », les centres du sommeil s’activent au coucher
alors que ceux de l’éveil sont inhibés, et inversement à l’heure du lever.

plan de coupe du cerveau

vue sagittale

hypothalamus
antérieur
Situé au centre du cerveau,
il joue un rôle fondamental
dans l’endormissement
en inhibant le réseau
de l’éveil, notamment via
les neurotransmetteurs
GABA. Ces messagers
chimiques se fixent sur des
neurones dont ils diminuent
l’activité nerveuse.

Situé dans l’hypothalamus, Le noyau préoptique latéral (2) Ainsi, l’hypothalamus latéral (3),
le noyau suprachiasmatique (1) également situé dans l’hypotha- le noyau mamillaire (4),
règle notre rythme circadien. lamus, sensible à la sérotonine le raphé dorsal (5)* et le locus
Il est à l’origine de l’alternance (neurotransmetteur qui s'accu- cœruleus (6) sont désactivés,
jour / nuit de notre rythme mule le jour pour préparer nos et ne produisent plus les
biologique. Relié à la rétine, nuits), inhibe les régions neurotransmetteurs qui nous
il synchronise ainsi l’éveil du système d’éveil (3, 4, 5, 6) maintiennent éveillés, à savoir
et le sommeil en fonction lorsque la luminosité baisse. l’orexine/hypocrétine, l’histamine,
de la lumière du jour. la sérotonine, et la noradrénaline.

*le raphé dorsal (5), est le seul à être visible sur une vue en coupe
sagittale, les autres noyaux sont représentés dans un but didactique.

endormissement

En absence de lumière,
le noyau suprachiasmatique
et le noyau préoptique latéral
éteignent l’interrupteur
de la veille en désactivant
l’hypoyhalamus latéral,
le noyau mamillaire, le raphé
dorsal, et le locus cœruleus.
Les centres du sommeil
l’emportent sur ceux de l’éveil
et nous nous endormons.

le cerveau endormi

Pendant le sommeil paradoxal, certaines régions du cerveau comme les aires visuelles
sont très actives, ce qui explique la présence importante de contenu visuel pendant
ce stade. L’amygdale, siège des émotions, joue un rôle dans les réactions de peur
et donne une forte coloration émotionnelle aux rêves. Enfin, tel un verrou, le locus
subcœruleus paralyse le corps pendant le sommeil paradoxal (atonie musculaire)
et bloque les commandes motrices au niveau du tronc cérébral.

cortex
cingulaire
antérieur
Empathie,
prise de décision,
anticipation

aires
amygdale
visuelles
Émotions
Images

locus subcœruleus
Paralyse le corps

régions activées
fonction associée

l'atonie musculaire

Lorsque le locus subcœruleus


(voir schéma du cerveau ci-dessus)
se verrouille pendant le sommeil
paradoxal, le tonus musculaire
est aboli. Il arrive que le dormeur
se sente incapable de se déplacer
ou de fuir une menace dans son rêve,
car son corps est en effet paralysé.
Le contraste entre un contenu onirique
très riche et la paralysie du corps à valu
son nom au sommeil paradoxal.

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