Protocole de Soins Janvier 2022
Protocole de Soins Janvier 2022
BRAZZAVILLE
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Service de Pédiatrie
Nourrissons
PROTOCOLES DE SOINS EN
PEDIATRIE
Janvier 2022
1
SOMMAIRE
Bronchiolite…………………………………………………...……………………..……..13-17
Détresse respiratoire…………………..………………………………………………….18-22
Paludisme grave………………………………………………………………………..….23-27
Etat de choc….…….………………………………………………….……………………28-31
Sepsis……………………………………………………………………………..………...36-37
Acidocétose diabétique……………………………………...…………………………..38-44
Annexes.…………………………………………………………………...……...………….58-63
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PRISE EN CHARGE DE L’ETAT DE MAL CONVULSIF
1- DEFINITIONS
➢ L’état de mal convulsif (EMC) se définit comme une crise convulsive (CC)
dont la durée > 30 minutes ou la répétition de crises convulsives de brève
durée pour une durée totale >30 min avec état neurologique anormal en
inter critique.
2- PRISE EN CHARGE
Il s’agit d’une urgence et la prise en charge doit se faire sans
délai.
✓ MISE EN CONDITION :
➢ Position latérale de sécurité:
➢ Aspiration des sécrétions nasopharyngées
➢ canule oropharyngée
➢ Sonde nasogastrique et urinaire (si besoin)
➢ Monitoring des paramètres vitaux (FC, FR, SpO2, TA)/Moniteur
multiparamétrique
➢ Monitoring EEG si EMC réfractaire.
➢ Mise en place de deux voies veineuses périphériques de bon calibre : une voie
pour le
SSI et la deuxième pour administrer les anticonvulsivants.
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PROTOCOLE
Diazépam IR: 0,5 mg/kg sans dépasser T0 = à partir de la 5ème minute de la crise convulsive
10 mg.
5-10’
Evaluation après 5 minutes
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Si persistance :
Si arrêt : Si persistance :
5
Si persistance EMC réfractaire
● intubation et ventilation assistée en SIP
midazolam 0,2 mg en bolus puis perfusion
2µg/kg/ min + phénobarbital 5 mg/kg en 24h.
(par pousse-seringue)
40-100’ ● ou transfert en réanimation
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Traitement associé :
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Synthèse de la prise en charge de l’état de mal convulsif
Midazolam IM ou IV ou Diazepam IR ou IV
5 – 10 min si échec après 5 min
Phénobarbital ou Phénytoïne en
10 – 40 min 20 minutes (par pousse-seringue)
si échec après 20 min
ventilation assistée
midazolam (bolus puis en continu sur 24 -48h)
>40 min
+ phénobarbital (continu)
si échec après 1h
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PRISE EN CHARGE DE LA DESHYDRATATION DU NOURRISSON
ET DE L’ENFANT
Définition : Perte non compensée d’eau et de sels se traduisant par une perte de poids.
Cernes oculaires
Pli cutané
Stade 2 : perte de poids de 5 à 10% Muqueuses sèches
(DH2O modérée) déficit hydrique > 50-100ml/kg/j Dépression de la
fontanelle
Oligurie
● Perte de poids > 10% déficit hydrique > 100ml/kg/j Pli cutané persistant
Yeux enfoncés
Importante dépression fontanelle
Oligo anurie
Apathie
- extrémités froides
- tachycardie, pouls filant
- hypotension artérielle
- polypnée
- agitation
- troubles de la conscience
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Prise en charge de la Déshydratation aigue
SRO à domicile
- 1 à 2 c à c/1-2mn pour compenser la totalité des
STADE 1 : DH20 < 5% pertes en 4H puis
- compenser les pertes en cours (10ml/kg après
chaque selle) +
besoins hydriques de base
STADE 3 Hospitalisation
- SGI + NaCl 3g
→ correction de la moitié de la perte de poids en 4h
(< 10kg : 100ml/kg/j ; >10kg : 50ml/kg/j) puis
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Surveillance de la réhydratation
- Clinique : poids et diurèse toutes les six heures, abondance des selles,
régression des signes de déshydratation, température, périmètre crânien.
- Paraclinique : ionogramme sanguin toutes les quatre à six heures en fonction de
la sévérité de la déshydratation, créatininémie.
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Reprise de l’alimentation per os
Le plus tôt possible, on reprendra un apport par la bouche selon le plan du stade 1 décrit
ci-dessus.
1kg x100%
Le % de la perte de poids est X =
10kg
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PRISE EN CHARGE DE LA BRONCHIOLITE
DIAGNOSTIC
Infection respiratoire aigüe des voies aériennes inférieures souvent dû au VRS.
nourrisson : ˂24 mois
toux, rhinorrhée peu ou pas fébrile,
rhino-pharyngite (48 à 72h)
dyspnée obstructive avec polypnée, freinage expiratoire, tirage
intercostal, distension thoracique, wheezing
auscultation :
- crépitants (secs, inspiratoires),
- et/ou sous-crépitants (plus humides, expiratoires)
- et/ou sibilants surtout après 1 an
Âge
Terme de naissance
ATCD néonatals : maladie membranes hyalines, dysplasie
bronchopulmonaire
ATCD personnels : cardiopathie sous-jacente, mucoviscidose
ou autres pathologie respiratoire chronique, déficit immunitaire
(au VIH), atopie (eczéma)
ATCD familiaux (1er degré) : bronchiolite, asthme et autres
atopies
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HOSPITALISATION SI :
âge < 6 semaines
pour les anciens prématurés < 34 sem : âge < 3 mois
affection pulmonaire chronique : dysplasie bronchopulmonaire,
mucoviscidose
cardiopathie congénitale avec retentissement sur l’état hémodynamique
(exemple CIV, CAV, PCA, TAC).
déficit immunitaire
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CAT devant une
bronchiolite
Forme bien tolérée Forme mal tolérée, avec Forme mal tolérée, avec
possible évolution favorable évolution incertaine
Hospitalisation Pédiatrie
Traitement à domicile nourrisson ou SIP. Hospitalisation en SIP ou
possible en fonction heure réanimation polyvalente
et terrain
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MESURES GENERALES :
o hydratation, nutrition (fractionner, utilisation des substituts de lait
épaissis si l’enfant n’est pas allaité)
o couchage: proclive dorsal, 30°
o désobstruction nasale +++++ au sérum physiologique
o environnement :
INDICATION ANTIBIOTHERAPIE
o OMA purulente associée (tympan bombant)
o affection sous-jacente: DBP, cardiopathie, mucoviscidose
o foyer alvéolaire radiologique systématisé
TRAITEMENT :
o MESURE GENERALES
o SI FORME MAL TOLEREE
O2 pour SaO2 > 94% à l’éveil et > 91% dans le sommeil
Indications : SaO2 <92% ou < 95% avec signes cliniques de mauvaise
tolérance
en lunettes (max 3l/min) puis au masque
o Alimentation, hydratation :
fractionner les biberons,
épaissir les biberons,
si fatigue: Voies parentérale
o Kinésithérapie si encombrement
o Sérum salé hypertonique 3%( voir annexes pour la préparation)
o Essai des bronchodilatateurs inhalés avec vérification clinique de leur efficacité
si: Âge > à 6 mois, 2ème, ATCD d’atopie de 1er degré, forme mal tolérée:
2 à 4 bouffées de VENTOLINE au spray en chambre d’inhalation
À répéter toute les 4 à 6 heures si amélioration
À répéter toute les 4 à 6 heures si amélioration
initiale :
o si FR > 60/min et/ou SaO2 initiale < 94% : SaO2/heure au moins les 4
premières heures
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PRISE EN CHARGE DE LA DETRESSE RESPIRATOIRE
DEFINITION
1. Modification de la FR / âge
Polypnée : FR > 40 c /mn,
Nourrisson (N:20- 40),
Enfant (N: 15- 20)
Bradypnée: FR < 15 c/mn
DIAGNOSTIC DE GRAVITE
Modification rapide
- de la polypnée >60c/mn
- de la bradypnée <10 c/mn, pause, apnée, gasp
Aggravation des signes de lutte ou leur régression (épuisement) ou leur disparition
Cyanose (ongles , péribuccale), une hypoxémie Pa02 < 80 % , désaturation SpO2 <
90%
Signes d’hypercapnie
sueurs, pâleur, asthénie
tachycardie, hypertension artérielle, bradycardie
agitation anormale, coma, parfois convulsion
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
La recherche étiologique ne doit pas retarder le traitement d’urgence
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Détresse respiratoire
Bradypnée
Bronchiolite Malformations
Asthme Larynx Pharynx Trachéite-Cancer -CE
Nez
BPCO
Epiglotitte-Layngomalacie
Laryngite aigue s/glotitte
Allergie-Tumeur-CE-Malformations
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Détresse respiratoire aigue
Polypnée
Choc Septique
Hypovolémie Atteinte cardiaque
Anémie Insuffisance cardiaque
CC-Myocardite-Péricardite
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CAT
1. Mise en condition :
Position proclive 30° ou demi-assise
Désobstruction des voies aériennes (aspiration des sécrétions
nasopharyngées, sérum physiologique)
Sonde nasogastrique (vidange gastrique ou gavage si besoin)
Monitoring des paramètres vitaux (FC, FR, SpO2, TA).
Mise en place d’une voie veineuse périphérique de bon calibre
4. Traitement associé
Traitement de la cause : corticoïdes, bronchodilatateurs, diurétique,
antibiotiques, trachéotomie, extraction d’un corps étranger, drainage
pleural….
Solutés : SGI ou SSI : apport fonction de l’atteinte cardiaque ou non, des
signes de choc
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Polypnée ou bradypnée
En urgence
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PRISE EN CHARGE DU PALUDISME GRAVE
I. DIAGNOSTIC :
Les CCD variées, le diagnostic positif se fait souvent :
o fièvre récente
o GERH=+, Frottis sanguin, TDR
o Au moins un des critères de gravité de l’OMS
II. BILAN :
GERH, NFS, Glycémie, Créatininémie, Bilan hépatique si ictère (Bilirubine
Transaminases). NB: Autres examens en fonction de la clinique
III. TRAITEMENT
OBJECTIFS :
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Dose de charge : 16 mg/kg de quinine ou 20 mg /kg de sel de quinine en IVL en 4 heures.
Dose d’entretien: 8 mg /kg pour la quinine base ou de 10 mg/kg sel de quinine toutes
les 8 h en IVL.
NB: l’artésunate ou la quinine doit être poursuivi tant que le malade est inconscient et/ou
incapable d’avaler des comprimés sans dépasser 7 jours
Dose : 3,2 mg/kg J1 puis 1,6 mg/kg par jour J2-J5 en IM.
Antipaludiques de relais
Neuropaludisme:
Si crise :
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Anémie sévère:
Tx d’Hb ≤ 5 g/dl, ou Hématocrite ≤ 12 %,
Volume de sang = 10 - 20 ml /kg de CE de sang en 4h
Volume de sang = 3 x Poids kg x (Hb souhaité – Hb actuel) g/dl
Hématocrite
Collapsus circulatoire
Les signes de troubles circulatoires ++ (TRC > 3 s, froideur des extrémités).
Hypotension modérée (TA systolique < 70 mm Hg chez le NRS < 1 an et < 80 mm Hg
chez
l’enfant > 1 an)
Hypotension sévère (TA systolique < 50 mm Hg)
PEC: Corriger l’hypovolémie : Solutés de remplissage : SSI 0,9% : 3-4 ml/kg par heure.
Enfant < 12 mois, 30 ml/kg en 1 heure, puis les 70 ml/kg dans les 5 heures qui
suivent.
L’enfant ≥ 12 mois, 30 ml/kg en 30 min, puis les 70 ml/kg dans les 2 h 30 qui suivent
Renouveler la première dose de 30 ml/kg si le pouls radial reste très faible ou s’il
est indétectable.
Insuffisance rénale (grand enfant+++)
Oligurie ou diurèse conservée
Créatinine sérique et urée sont élevées
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déshydration: Correction de l’hypovolémie SSI avec précaution;
Oligurie ou anurie : Furosémide : 2 -10mg/kg
Nécrose tubulaire: Hémodialyse ou dialyse péritonéale
Anémie Transfusion.
sévère
Hypoglycémie Sérum glucosé à 10% : 5ml/kg, puis perfusion de sérum glucosé à 5%.
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IV. SURVEILLANCE
Clinique :
Conscience, T°, coloration des muqueuses Diurèse, état d’hydratation, TA, Pouls, SaO2
Paraclinique :
NFS: Hb
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CONDUITE A TENIR DEVANT UN ETAT DE CHOC
DEFINITION
CLASSIFICATION
Classification : 4 types de choc / mécanisme étiopathogénique
choc hypovolémique : choc froid
choc cardiogénique : choc froid
Choc obstructif : choc froid (embolie pulmonaire massive, tamponnade,
pneumothorax ss tension)
choc distributif : choc chaud (choc septique, choc anaphylactique,
toxiques)
DIAGNOSTIC POSITIF
1. Signes cliniques (le diagnostic est clinique ++)
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2. Bilan paraclinique (retentissement, ne retarde pas le traitement)
DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE
29
PRISE EN CHARGE D’UN ETAT DE CHOC
PRINCIPALES ETIOLOGIES
(phases:chaude/froide)
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CAT DEVANT UN ETAT DE CHOC
Choc septique
Choc Choc allergique
cardiogénique
Choc
hypovolémique
Si échec après 1h
Furosémide 2mg/kg en bolus Formes sévères
puis 2-5mg/kg/j
Restriction hydrosodée : - Adrénaline10µg/kg/mn sc im
65ml/kg/j, 1-2mmol Na/kg/j répéter 15mn après
Catécholamines puis relais iv 0,01mg/kg/SE
en continu
- noradrénaline 0,1-0,2mg/h/SE - Méthylpredniso 2mg/kg IVD
Ou dopamine 10-20µg/kg/mn +
Béthamethas 0,2mg/kg IVD
Dobutamine 5-20µg/kg/mn
- Salbutamol inhalé 0,15mg/kg
- Remplissage : SSI, Ringer
20ml/kg en 20mn
Défibrillation si FV, TV
Hydrocortisone si choc septique CEE : 2-4j/kg
1mg/kg/6h IVD
Traitement étiologique
ATB, CE, PFC, drainage
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PRISE EN CHARGE DE L’ASTHME AIGU GRAVE
DEFINITION :
Crise résistant au traitement bronchodilatateur bien conduit (après 3 nébulisations)
OU
D’emblée sévère/dramatique :
Bronchospasme majeur ;
Cyanose non réductible par l’oxygène ;
Signes d’hypercapnie (sueurs, tachycardie
DIAGNOSTIC POSITIF :
Cdd:
Examen clinique:
PaO2< 70 mm hg
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Oxygène - Ventoline nébulisation: 2,5mg si p<16g, 5mg si p≥16g
Ventoline nébulisation/20
ou 0,15mg/kg (min 1,25mg, max 5mg)
ou en continue
+Atrovent - Terbutaline: 0,1-0,2mg, (max 5mg)
+corticoïdes PO ou IV
- Atrovent: 0,25mg jusqu’à 6 ans ; 0,5mg au-delà de 6ans
+/- Terbutaline SC si le MV
ou aboli - Prednisone ou methylprednisolone: 2mg/kg (max 60mg)
ou bétamétasone 0,15-0,3mg/kg en une prise
Evaluation à H1
Evaluation à H1
Evaluation à H4
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Evaluation à H4
Amélioration Aggravation
Admission au déchocage
Poursuite de traitement, +/-
retour au palier précédent
Oxygène,
essai d’adrénaline,
nébulisation,
ventoline IV ;
arrêt nébulisation, atrovent,
poursuite de sulfate de
magnésium
Echec
Ventilation mécanique,
Ventoline IV,
Atrovent,
Corticoïdes IV
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SEPSIS NOUVELLE DEFINITION
I. ANCIENNE DEFINITION
PAS ≤ 100mmHg
FR > 22c/mn
Confusion
La présence de 2 critères est nécessaire pour suspecter un sepsis.
Le qSOFA est associé à un risque de mauvais pronostic.
Si positif → prélèvements sanguins pour le calcul du score SOFA.
36
III. Tableau : valeur des signes vitaux et de la leucocytose en fonction de
l’âge
37
PRISE EN CHARGE DE L’ACIDOCETOSE DIABETIQUE
I. DIAGNOSTIC
Critères biologiques :
- Hyperglycémie > 200 mg/dL (2g/L) ;
- pH sanguin < 7,3 ou HCO3- < 15 mmol/L ;
- Cétonémie (β-hydroxybuyrate ≥3 mmol/L) ou cétonurie modérée / ↑
Signes cliniques évocateurs :
déshydratation, tachycardie, polypnée ample (type Kussmaul), odeur acétonémique de
l’haleine, nausée et/ou vomissement, douleurs abdominales, vision floue, confusion mentale,
altération progressive de la conscience (pouvant évoluer vers un coma).
II. BILAN
Glycémie, cétonurie (ou cétonémie si disponible), ionogramme sanguin, gaz de
sang, hémogramme complet, ECG.
III. TRAITEMENT :
M I S E EN CONDITION
Mesures générales hospitalisation en SIP Réanimation Pédiatrique
(Monitoring, FC, FR, SaO2, PA, diurèse horaire, conscience, ECG, etc.)
Oxygène
Deux voies veineuses périphériques de bon calibre (voie 1 = réhydratation ;
voie 2 = insuline).
En pratique
38
Pertes hydriques en cas d’ACD et besoins de base chez un enfant normal
4poids(kg)+7
SC (m2) = √ (poids(kg) x Taille (cm) ou âge ≤ 5ans SC =
3600
Poids(kg)+90
39
b) Correction des troubles électrolytiques :
Potassium :
- Si hypokaliémie : KCl 40 mmol/L (2 ampoules pour 500 mL de
soluté, soit 20 mL) dès le début du remplissage ;
- Si kaliémie normale : remplissage initial d’abord, puis administrer à partir
de H1 le KCl (40 mmol/L) ;
- Si hyperkaliémie : différer l’apport du KCl jusqu’à l’émission des
urines (ou de l’obtention de l’ionogramme).
Si kaliémie non connue, un apport de KCl, 15 mL pour 500 mL de soluté à partir
de H1 (c’est-à-dire une heure après avoir débuté la réhydratation).
L’ECG oriente pour des signes d’hypo ou d’hyperkaliémie :
- Allongement de l’intervalle PR, aplatissement et inversion des ondes T,
dépression segment ST,
ondes U proéminentes, apparence d’un allongement du segment QT
(du fait de la fusion des ondes T et U) → hypokaliémie ;
- Grandes ondes T, pointues et symétriques, raccourcissement de
l’intervalle QT → hyperkaliémie.
2. Insulinothérapie :
40
b) Insuline en sous cutanée (entre H12 - H24, sinon après H24) si : glycémie
autour de 2g/L, et si conscience normale, bon état d’hydratation, absence de corps
cétonique (cétonurie négative ou traces, cétonémie négative), tolère le per os.
Exemple : patient de 30 kg, avec une posologie d’1U/kg/j, la DTJ est de 30 unités à
administrer de la manière suivante :
- Schéma conventionnel : insuline prémélangée (Mixtard30®, Humulin
70/30®) : 2/3 de la DTJ le matin (à 7 heures) et 1/3 de la DTJ le soir (à 19
heures), soit 20 unités à 7 heures et 10 unités à 19 heures ; injection 20 à
30 minutes avant le repas ;
- Ou insuline NPH (Humuline® N) associée à l’insuline rapide
(Actrapid®) : 2/3 de la dose DTJ le matin (2/3 de NPH et 1/3 d’Actrapid® : 12
unités de NPH et 8 unités d’Actrapid®) et 1/3 de la DTJ le soir (1/2 de NPH
et 1/2 d’Actrapid® : 6 unités de NPH et 4 unités d’Actrapid®).
- Schéma basal – bolus : analogue lent (ex. : Lanthus®) 40 à 60% de la DTJ
et, soit un analogue rapide (Humalog®, Novorapid®), soit une insuline rapide
ordinaire (Actrapid®, Humuline® rapide) le reste de la DTJ comme bolus
(important le matin, un peu moins à midi, et encore moins le soir) :
Lanthus 12 unités à 22 heures, Humalog (à défaut Actrapid) : 8 unités au
petit déjeuner, 6 unités au déjeuner et 4 unités au dinner. L’injection se fait 5 à
10 minutes avant le repas pour Humalog, 20 à 30 minutes pour Actrapid. Puis
réajuster en fonction des glycémies, faire un cycle glycémique :
41
N.B :
- Pas d’utilisation de bicarbonates (facteur important de risque d’œdème
cérébral), rechercher et traiter la cause de l’acidose.
- Chez un patient conscient en bon état général et qui tolère bien le per os qui consulte
pour une décompensation aiguë du diabète ou symptômes inaugurant le diabète,
avec soit une cétose, soit en hyperglycémie mais sans acidose, on peut procéder
par des apports hydriques (besoins de base) et une insulinothérapie (Actrapid®,
Humuline® rapide, Humalog®) en SC à raison de 0,8 à 1 U/kg/24h comme DTJ.
Diviser la DTJ par 6, soit une injection toutes les 4 heures. Cette dose initiale sera
augmentée ou diminuée de 10 à 20% en fonction de la glycémie avant la prochaine
injection.
Exemple : patient de 45kg, on aura 45*0,8=36, ainsi 36/6=6, soit 6 unités d’insuline rapide
toutes les 4 heures en SC. Dès qu’on obtient une glycémie autour de 2 g/L et une
négativation des corps cétoniques (s’ils étaient positifs à l’admission), reconduire le schéma
habituel d’insuline (conventionnel ou basal – bolus).
1. L’œdème cérébral :
Critères majeurs :
- Etat mental altéré, confusion, état de conscience fluctuant
- Ralentissement soutenu du rythme cardiaque (diminution de plus de 20 battements
par minutes) non attribuable à l’amélioration du volume intravasculaire ou à un état
de sommeil
- Céphalées
- Léthargie ou peu stimulable
- PA diastolique > 90 mm Hg
42
Traitement :
- Débuter le traitement dès la suspicion de la complication
Rappel : l’objectif du traitement de l’ACD est d’obtenir une glycémie proche de 2g/L, et non de
normaliser au sens strict la glycémie.
Traitement :
- Si glycémie < 0,6 g/L, injection IVL de 5ml/kg de SGH 10%, voire SGH 12,5%
(obtenu en mélangeant 8,5 mL du SGH à 30% pour chaque 100 mL de SGH
10%, soit 42,5 mL de SGH 30% dans 500 mL de SGH 10% = SGH 12,5%) ;
- Diminuer le débit d’insuline de 50% dès que la glycémie est ≥ 0,8 g/L (la durée
d’arrêt de l’insuline de devrait pas dépasser 1 heure).
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SURVEILLANCE THERAPEUTIQUE :
- Monitorage : FC, FR, SaO2 ; TA par ¼ h au départ ; Diurèse horaire (pas de sondage
systématique ;
- Glycémie : Toutes les 30 minutes entre H1 et H2, puis horaire, puis par 2 heures une
fois stabilisation de la glycémie autour de 2g/L (maintenir la glycémie autour de 2 g/L
entre la 12ème et la 24ème heure) ;
- Bandelette urinaire à chaque miction (corps cétoniques, glucose) ;
- Ionogramme sanguin + urée ;
- ECG ;
- Surveillance neurologique rapprochée.
44
PRISE EN CHARGE DE LA DOULEUR AU COURS D’UNE CRISE VASO
OCCLUSIVE DE L’ENFANT
I. Définition :
La crise vaso-occlusive résulte d’une obstruction distale de la circulation sanguine
par le globule rouge falciformé source d’une ischémie et d’une douleur. La crise
osseuse se caractérise par une douleur osseuse généralisée ou localisée. Les
circonstances favorisants la crise de falciformation vaso-occlusive sont celles qui
engendrent soit une hypoxie, soit une déshydratation et le succès de la prise en
charge de la douleur passe par le traitement de la cause.
EVA EJ EV
Douleur légère 1-2 1 2
Douleur modérée 3-4 2 4
Ø But
45
Ø Moyens :
- Hydratation abondante : 2,5 litres / m2 ou 100 ml/Kg par jour sans
dépasser 3litres par jour.
- Analgésiques : Ils sont répartis par pallier :
Palier I :
Cp 500mg, Cp 1g
IV :
Ibuprofène per os 10 mg/Kg/8h pendant 48 à 72h.
Dose maximale par prise 400mg
Sirop, Cp 200mg
CI : CVO abdominale,
UGD, Déshydratation.
Dès 3 mois.
Ketoprofene IV Pour les enfants dont le poids > 30Kg
46
Palier II :
Palier III
Morphine Per os
●Action immédiate (LI) Dose initiale : 0,4mg/kg/4h
Actiskenan gélule de 5,
10, 20,30 mg Dose de charge 0,2 à 0,4mg/Kg (max 20mg)
Sevredol : cp 10, 20 mg Titration 0,2 à 0,4 mg/kg toutes le 30mn jusqu’à sédation
Skenan gél 10, 30, 60mg 1-4 mg/kg/j toutes les 12 heures
47
ARBRE DECISONNEL
Douleur à réévaluer après 30 min, si persistance passer à II, si sédation maintenir pendant 48h.
Douleur à réévaluer après 30 min, si persistance passer à III, si sédation maintenir pendant 48h.
- Morphine per os LI :
Dose de charge 0,2 à 0,4 mg/kg: max 20 mg
Puis 0,2 mg/Kg/prise toutes les 4 heures
(max/ prise 20mg)
Ou titration toutes les 30mn jusqu’à sédation
- Puis Morphine LP avec interdose de LI si
nécessaire.
- Si non disponible Morphine injectable
- Hyper hydratation
48
NB : Douleur à réévaluer après 30 min si persistance passer à IV
Si sédation maintenir pendant 24h puis relai per os.
N.B : Une fois la sédation obtenue, maintenir le traitement pendant 24h puis
relai per os.
49
Surveillance pour l’usage de la morphine :
> 5 ans 10
1-5 ans 15
< 1 an 20
50
o SiSUIVI
persistance
DES ENFANTS ATTEINTS D’UN SYNDROME
DREPANOCYTAIRE MAJEUR
Définition :
Le syndrome drépanocytaire majeur (SDM) est une hémoglobinopathie récessive
autosomique qui se caractérise par des mutations du gène β-globine, entrainantla
production d’une hémoglobine structurellement anormale (HbS) qui polymérise lors
81
d’un apport insuffisant en oxygène et provoque la formation de thromboses. Le SDM
se manifeste sous plusieurs formes, à savoir la drépanocytose homozygote (SS) et
les drépanocytoses hétérozygotes S- β/thalassémie (S/β⁰et S/β+), SC, SD Punjab, SO
Arab et SE. Les formes SS et S/β⁰ sont les plus graves.
Pédiatre
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Particularité : Première consultation
Nutrition et Supplémentation
Zinc : Si retard de croissance en période pré pubertaire 10 mg/Jour.
Acide folique : 5 mg/Jour.
Hydratation abondante 100ml/Kg/Jour (2,5 litre par m2).
<12 Kg ½ cp
12-20 kg 1 cp
20-30 kg 1cp ½
>30 Kg 2 cp
ET
Artesunate 50 mg : 3 jours / mois
52
Vaccination :
Vaccin
Dès l’âge de 2 ans et tous les 3 ans
antityphoidique
53
Point Annuel : Il est réalisé pour pouvoir identifier
précocement les complications liées à la drépanocytose.
Il comprendra :
Hospitalisation l’année précédente : Nombre et Causes
Transfusion l’année précédente :
Si oui préciser : Nombre/ GSRh phénotype du sang transfusé,
Pour l’enfant : ferritinémie, Recherche d’agglutinines
irrégulières, sérologies virales.
Un bilan annuel selon l’âge et les circonstances :
A l’issue du point annuel une prise en charge spéciale pourra être décidée pour
chaque enfant, selon l’âge l’enfant.
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Indication Hydroxy urée
En 12 mois
- ≥ 3 hospitalisations pour crise vaso occlusive osseuse
- ≥ 2 hospitalisations pour syndrome thoracique aigue
- Taux d’hémoglobine basal < 7 g/dl
- ≥ 3 transfusions (d’étiologie inconnue)
Indication de l’échange
transfusionnel
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USAGE DE L’HYDROXY UREE DANS LA PRISE EN CHARGE
DE LA DREPANOYTOSE DE L’ENFANT
Indications : En 12 mois
- ≥ 3 hospitalisations pour crise vaso occlusive osseuse
- ≥ 2 hospitalisations pour syndrome thoracique aigue
- Hémoglobine de base <7 g/dl
Actions :
- ↑ Hémoglobine F → ↓Hb S
- ↓ Neutrophiles, ↓ Plaquettes
- ↓ Adhérence à la paroi des vaisseaux
- ↑ GR (VGM ↑), Hb ↑
- ↑ Déformabilité des GR
- ↑ NO → vaso dilatation
Présentation
Gélule de 500 mg (disponible)
Comprimé de 100 mg et de 1000 mg sécable en 4 (non disponible).
Effets indésirables
Myélotoxicité
Possibilité d’altération de la fertilité
Possibilité de mutations génétiques
Posologie
20 - 30 mg /kg /jour
Possible dès l’âge de 9 mois
But du traitement
Obtenir une légère myélosuppréssion :
Cible thérapeutique : PNN entre 2000 et 4000/uL et les plaquettes ≥ 80 000
/uL.
Surveillance
- NFS + taux de réticulocytes / mois
- Si au bout de 2 mois l’effet souhaité n’est pas obtenu, il faudra augmenter
de 5 mg la dose initiale jusqu’à un maximum de 30 mg/Kg/jour.
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- En cas de Neutropénie et de thrombocytopénie : Arrêt de l’HU, NFS
toutes les semaines. Une fois la NFS normale, réadministrer l’HU à une
dose de 5 mg/Kg de moins que la dose ayant entrainée la cytopénie. Une
fois la dose thérapeutique efficace trouvée, le bilan NFS + taux de
réticulocytes s’effectuera tous les 2 à 3 mois.
- Lorsqu’une dose quotidienne est manquée, elle ne doit pas être doublée
le jour suivant.
En Pratique :
1- Début du traitement à 20 mg/Kg/jour
57
ANNEXES
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Figure 2 : Echelle des 6 visages (score 0, 2, 4, 6, 8, 10)
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Tableau 1 :
Besoins hydriques de base et apports hydriques supplémentaires en fonction
du poids corporel avec une supposition d’une déshydratation de 10% [α]
60
Tableau 2 :
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Tableau 3 :
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LES 10 REGLES D’OR DE L’ENFANT VIVANT AVEC LA DREPANOYTOSE
2. Bien se laver le corps, se brosser les dents au moins matin et soir ; se laver
les mains avant chaque repas ; tenir ses vaccinations à jour pour éviter les
infections. Observer une prophylaxie anti palustre et anti infectieuse ; prendre
régulièrement l’acide folique.
5. Eviter les endroits mal aérés, enfermés, l’altitude et le voyage en avion non
pressurisé.
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