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Procédure Pénale

Ce document traite de l'amnistie en droit positif congolais, en soulignant son rôle dans la réconciliation et la construction de la paix en République Démocratique du Congo (RDC). Il explore les origines, les effets et les limites de l'amnistie, ainsi que son impact sur la politique criminelle. L'étude se concentre sur l'amnistie comme moyen d'effacement des condamnations et son importance dans le contexte post-conflit en RDC.

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Procédure Pénale

Ce document traite de l'amnistie en droit positif congolais, en soulignant son rôle dans la réconciliation et la construction de la paix en République Démocratique du Congo (RDC). Il explore les origines, les effets et les limites de l'amnistie, ainsi que son impact sur la politique criminelle. L'étude se concentre sur l'amnistie comme moyen d'effacement des condamnations et son importance dans le contexte post-conflit en RDC.

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EPIGRAPHE

« Celui qui agit mal prend la fuite, même si personne ne le poursuit ;


mais le juste à autant d'assurance qu'un jeune lion »

Proverbe 28 : 1
SIGLES ET ABREVIATION
A.G : Assemblée générale
Al : alinéa
ART : Article
ASD : Alliance pour la sauvegarde du dialogue inter congolais
C&T : Cours et tribunaux
[Link] : Commission de droit international
CIJ : Cour internationale de justice
CPI : Cour pénale internationale
DSP : Division spéciale présidentielle
Ed : édition
FDLR : Force démocratique de la libération du Rwanda
J.O : Journal officiel
MLC : Mouvement de libération du Congo
NCPF : Nouveau code pénal français
OL : Ordonnance loi
ONG : Organisation non gouvernemental
ONU : Organisation des nations unies
P : Page
PP :Pages
RCD/ML : Rassemblement Congolais pour la démocratie Mouvement de la
libération
RCD/N : Rassemblement Congolais pour la démocratie Nord
RDC : République démocratique du Congo
SDN : Société des nations
TMI : Tribunal militaire international
TPIR : Tribunal pénal international pour le Rwanda
TPIY : Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie
UNIGOM : Université de Goma
UNIKIN : Université de Kinshasa
ULK: Université libre de Kinshasa
URSS : Union des républiques socialistes soviétiques

VOL : Volume
REMERCIEMENTS

a travers cet édifice scientifique couronnant les efforts faites et les


connaissances acquises durant ces deux cycle.

Ainsi , la vie d'un homme sous une large mesure dépend de sort qui a été
réservé par l'auteur de cette vie ; c'est a lors que la société verra que le dit
auteur a été à la hauteur de sa tâche.

Les présent travail n'est pas exclusivement les fruits de nos efforts , il est aussi
l'issue de concours inestimable de bien d'autre , qui nous ont facilité la tâche de
le réalisé.

Ainsi , nous tenons d'abord à remercier et à glorifier l'Eternel Dieu tout


puissant par sa protection, sa grâce et ses bénédictions qui ne cessent jamais ;
que son nom soit grandement loué.

Nous remercions toutes les autorités académiques de l'université libre de


Kinshasa « u.l.k » et tous nos enseignants qui ont accepté d'assurer notre
formation au sein de cette institution ; puisse Dieu les bénir dans leur
entreprise.
INTRODUCTION GENERALE
0.1. Objet d'études
La justice est un exercice laborieux dont une vigilance particulière s'impose au
couple « justicier - justiciable » si non il risquera de verser dans une justice s'il
oublis que les nécessités pratiques recommande de souligner l'hégémonie.

Il est peut être étonnant que le juge chargé d'appliquer la loi parfois se rebel
contre elle. Ce pendant, l'hypothèse n'est pas d'école, à raison surtout du
décalage entre le moment ou l'incrimination à été posée et celui ou statuent les
juges 1(*)

L'amnistie , on le sait , dépouille rétroactivement certains faits de leur caractère


délictueux ,elle peut d'abord intervenir avant que la décision soit devenue
irrévocable et entraine en ce cas des effets puissants ; elle constitue en effet un
obstacle à la qualification du fait ; elle peut aussi intervenir après que la
condamnation soit devenue irrévocable ; Ses effets sont alors moins énergiques
: elle n'est que l'obstacle partiel à l'exécution de la [Link] cause
incomplète d'extinction de la sanction Au principe de l'effet extinctif, répondent
de nombreuses limites 2(*)

Ainsi donc, le concept « amnistie ». vient du grec « amnestia » « de amnestos


»de qui signifie « oublié » il s'agit ici d'un acte du pouvoir législatif prescrivant
l'oubli officiel d'une ou plusieurs catégorie d'infractions et annulant leur
conséquences pénale 3(*)

Il est impérieux de remarquer que l'amnistie est l'une des causes de l'impunité
chez l'auteur de l'infraction. L'amnistie est une notion rependue au monde, et
ce, à cause de son caractère libérateur. Ce ci signifie qu'étant accordée à un
criminel ,l'amnistie le libère de toute poursuite pénale si celles-ci avaient déjà
été déclenchées , ainsi il n'exécute pas la peine lui infligée si le procès a été
terminé. Aussi, si les poursuites pénales ne sont pas encore déclenchées, elles
ne peuvent plus être engagées. Les fait ont bel et bien eu lieu mais ils sont
censés n'avoir jamais été commis ou n'avoir été incriminé par la loi si bien
qu'ils ont fait l'objet des poursuites et , ou même si leurs auteurs ont été
condamné.

L'amnistie intervient donc pour faire disparaître l'élément légal de l'infraction.

En effet, lorsqu'elle est accordée, l'amnistie revêt un caractère spécial : elle


précise le type d'infraction ou type d'individus aux quel elle va profiter.

De tous les faits infractionnels, certaines sont amnistiables ; d'autres ne le sont


pas. Ainsi donc les faits amnistiables sont les infractions politiques et les
infractions de droit commun.

Eu égard à tous ce qui précède , il y a lieu de se poser comme question de


savoir à quel moment , la loi d'amnistie intervient -elle ? Est-elle applicable à
tout fait infractionnel ?

Plus profondément, un Etat peut -il amnistier un crime relevant du domaine du


droit international pénal ?

Encore, quel peut être l'apport de la loi d'amnistie dans la construction de la


paix en RDC ?

0.2 Hypothèses
La commission d'une infraction trouble l'ordre social ; il faut donc punir le
coupable. Ainsi donc la violation d'une norme sociale entraine la conséquence
d'une poursuite de l'auteur de cette violation qui va aboutir à une sanction ou
une peine ; bref une condamnation.

A cet effet, la peine peut s'éteindre directement par l'effacement de la


condamnation qui lui servait de support 4(*)

Dans cette hypothèse, le droit connaît d'institution d'effacement d'une


condamnation ; dans ces différentes institutions, nous allons plus nous penché
sur l'amnistie qui est une mesure de clémence ayant pour effet d'enlever
rétroactivement à certains faits leurs caractères délictueux.

Pour savoir de quel moment intervient l'amnistie , il sied à souligner que


lorsque les poursuites ne sont pas encore engagées au jour de la promulgation
de la loi d'amnistie, elles ne pourront plus l'être car au regard de l'action
publique , les faits doivent être considéré comme n'ayant jamais été commis. Si
elle intervient alors que l'action est en cours, elle cesse. En fin si la juridiction
de jugement est déjà saisie, elle doit acquitter ou relaxer. 5(*)

Il sied de signaler que primitivement l'amnistie était réservée aux infractions


politiques seulement (en France surtout) , mais avec l'évolution du droit , au
jour d'hui elle joue même en faveur des infractions de droit commun 6(*)

Signalons qu'un Etat sujet du droit international à toutes les prérogatives


d'exercer sa compétence judiciaire en ce qui concerne l'amnistie. Aucun crime
qu'un Etat ne peut pas amnistié.

L'amnistie à un rôle très important dans la construction de la paix en RDC


parce qu'un pays longtemps déchiré par la guerre , plusieurs personnes ont
subis des préjudices découlant de cette guerre. Maintenant nous sommes
appelés à vivre tous ensemble pour un Congo uni et prospère ; il faut donc que
chacun oubli le mal qui lui a été infligé par l'autre.

[Link]érêt du sujet
Après le moment de trouble ou de crise qui a secoué notre pays , il est évident
de concevoir ou encore de développer les mécanismes qui peuvent intervenir
ou qu'on peut mettre en place pour ne plus tombé dans les défit du passé.

A cette égard , l'amnistie joue un rôle important pour la sauvegarde de cette


paix qui nous est chère. Puisque elle permet de ne plus considéré l'individu
jadis coupable d'une infraction, comme tel, elle favorise une réconciliation et
apaise les esprits troublés de victimes d'atrocité.

Lorsque l'auteur d'une infraction présente des remords et de repentir, la


justification du pardon des victimes à son égard est mieux fondée.

En fin comme nous allons le constaté plus loin dans ce travail, la paix durable
dans notre pays est consécutive d'une considération mutuelle de tout les
Congolais et la lutte contre la discrimination et l'exclusion.

0.4. Délimitation du sujet


Pour mieux répondre aux exigences d'un travail scientifique la délimitation
s'avère indispensable.
Ainsi donc dans le cadre de notre étude , nous nous limiterons a analyser
l'amnistie comme moyen d'effacement d'une condamnation, sa contribution
dans la mise en oeuvre d'une paix durable en RDC et son impact sur le plan
interne qu'international. En fin, nous allons analysé les mécanismes ou les
actions communes qu'on peut mettre en place pour la construction ou la
restauration d'une paix durable dans notre pays (RDC)

0.5. Méthodes et technique utilisées


Pour tout travail scientifique, il s'avère important à tout chercheur de se fixer
les méthodes et techniques à utiliser du fait que la méthode peut être considérée
comme guide de la pensée dans la poursuite de la connaissance vraie.

C'est pourquoi pour l'étude de notre sujet, il nous sera nécessaire d'interroger
les textes de loi, la doctrine, la jurisprudence nationale qu'un international.
Cette demande nous sera facilitée à travers l'usage des méthodes exégétique,
comparative et déductive, il sera du reste effective par le truchement de la
technique documentaire, car a travers celle-ci, nous allons faire des descentes à
la bibliothèque et nous intéressé aux ouvrages qui cadre avec notre sujet. Et
nous allons nous servir de cite internet pour réunir tous les éléments qui
intéresse notre sujet.
0.6. Difficulté rencontré
L'expérience montre que la préparation et la réalisation d'un travail scientifique
est un processus long et lent.

Tout au long de nos recherches , la difficulté principale a été celle de


l'insuffisance d'ouvrages cadrant avec notre étude . Aussi la conjoncture
économique actuelle difficulté qui ne nous a pas permis de payer le frais
d'accès aux bibliothèques en place.
[Link] sommaire du travail
Hormis l'introduction et la conclusion, notre travail comprend deux chapitres
qui parlent respectivement sur :

-Le 1er chapitre parle de « L'AMNISTIE EN DROIT POSITIF CONGOLAIS.


Ce chapitre contient trois sections :

La 1ère porte sur l'origine de l'Amnistie

La 2ème section porte sur l'Amnistie et notions voisines ;

La troisième porte sur l'Amnistie et crimes de droit international.

-Le second chapitre parle de « L'IMPACT DE LA LOI D'AMNISTIE SUR LA


POLITIQUE CRIMINELLE EN RDC. Ce chapitre contient aussi trois sections
qui sont :

La première intitulée conditions d'Amnistie ;

La deuxième intitulée, la loi d'amnistie avant, pendant et après le


déclenchement des poursuites judiciaires.

La troisième intitulée acquis de la loi d'amnistie dans la période post-conflit.


CHAPITRE I. L'AMNISTIE EN DROIT POSITIF CONGOLAIS

Section 1. ORIGINE DE L'AMNISTIE

Historiquement, l'amnistie était à l'origine du caractère « réel » c'est-à-dire


qu'elle était dispensé en considération, non de la qualité et des mérites d'un
délinquant, mais seulement en raison de la nature des infractions et de l'époque
ou elles avaient été commises.

Ce pendant cette institution a évoluée et à travers des nombre uses lois , à


revêtir souvent un caractère « personnel » c'est-à-dire qu'au lieu qu'elle
concerne telle infraction ou telle catégorie des personnes , telles que les anciens
rebelles, les femmes 7(*)

L'Amnistie a généralement pour objet d'apaiser les passions et les esprits après
une crise politiques. Comme son nom l'indique elle est une loi de l'oubli.

§1. Définition et caractère de l'Amnistie


L'Amnistie est une mesure législative exceptionnelle qui dépouille
rétroactivement de leur caractère délictueux certains faits 8(*)

Il s'agit d'une mesure de clémence dont bénéficient les criminels en effaçant


rétroactivement le caractère infractionnel de leurs actes ou faits punis par la loi.

1°Objet de l'Amnistie
L'Amnistie a généralement pour objet d'apaiser les passions et les esprits après
une crise politique. Comme son nom l'indique elle est une loi de l'oubli (du
grec a, privatif et mnaomai qui veut dire ; je me souviens) 9(*)

C'est en effet ; mettre les auteurs des infractions à l'abris des réactions des
victimes de la dite crise au cours de la quelle, plusieurs atrocités ont été
commises et ont entraîné beaucoup des dommages aux tiers. Les faits ont bel et
bien eu lieu et constituaient des infractions ils ne sont pas effacés, mais par
l'amnistie , ils cessent d`être des infractions ; car ils sont considérés ; par la
volonté du législateurs , comme n'ayant jamais été commis. car la société
décide de les couvrir du voile du pardon et de le faire sombrer dans l'oubli.

En effet , non seulement comme la prescription et la grâce, l'amnistie dispose


de l'exécution de la peine, arrête immédiatement les poursuites déjà déclenchés
mais , elle supprime rétroactivement les cratères infractionnels des faits
reprochés. Certes, il est à noter que l'amnistie n'obéit pas à un régime politique.
Chaque loi d'amnistie qui du reste, est d'application immédiate et
d'interprétation stricte, détermine son régime propre. Seules des constances
peuvent être relevées quant au domaine d'application. Il convient
essentiellement de remarquer que l'amnistie ne joue pas en principe à l'égard
des mesures de sûreté10(*).
2° Caractère de l'Amnistie
L'Amnistie étant une oeuvre du parlement, a comme caractère de ,n'est plus
considéré un fait jadis infractionnel en raison d'une réconciliation.

Ainsi donc ; l'Amnistie est considérée pour certains auteurs comme une loi qui
assure l'impunité aux responsables des atrocités. L'Amnistie est un prix lourd a
payer pour ceux qui ont souffert parce qu'elle laisse impuni les auteurs des
fractions ayant causé préjudice à autrui.

§2° Les effets de l'amnistie et leurs limites


1° Effets de l'amnistie :
L'Amnistie dépouille rétroactivement certains faits de leurs caractères
infractionnels. Comme nous l'avons signalé ci-haut ; les faits ont bel et bien eu
lieu et constituaient des infractions . ils ne sont pas effacés , mais par l'amnistie
, ils cessent d'être des infractions car ils sont considérés par le législateurs
comme n'ayant jamais existés car la société décide de les couvrir du voile du
pardon et de le faire sombrer dans l'oubli.

Ainsi donc , la loi d'amnistie peut intervenir d'abord, avant que la décision soit
devenue irrévocable et entraine, en ce cas, des effets Puissants. Elle peut en
suite intervenir pendant que la justice examine ces faits ; dans ce cas , la
juridiction qui instruit cet affaire doit rendre une décision de non lieu. et enfin ,
elle peut intervenir après que la décision de condamnation soit devenue
irrévocable ; dans ce cas, ses effets sont alors moins énergique ; elle n'est qu'un
obstacle partiel à l'exécution de la condamnation , une cause incomplète
d'extinction de la sanction.

Si les infraction amnistiés ne font pas encore l'objet de poursuite , celles-ci ne


peuvent plus être engagées et si les poursuites sont encours, elles cessent
immédiatement. L'action publique s'éteint.

Si l'individu bénéficiaire de l'amnistie a déjà été condamné, la condamnation


s`efface et si la peine est encours d'exécution, elle s'éteint immédiatement.

L'amnistie concerne les peines principales, complémentaires et accessoires. La


condamnation ne peut donc figurer dans le cassier judiciaire ni constituer un
empêchement à l'octroi du sursis, ni être en considération pour la récidive ou la
délinquance d'habitude. Pour se faire, un récidiviste apparaît, au devant le juge,
comme un décliquant d'habitude ou primaire.

La condamnation ne peut plus être rappelée, ni fondée ou justifiée un


quelconque prétention en justice ou devant l'administration ni figurer dans un
documents quelconque.

L'effet extinctif de l'amnistie est d'ordre public , le tribunal doit l'appliquer


d'office et l'intéressé, s'il n'a pas encore été jugé, ne peut refuser le bénéfice de
l'amnistie ni demander à prouver son innocence, l'avons-nous dit , par contre ,
si la condamnation avait déjà été prononcées, la loi lui laisse toujours le
pouvoir d'agir en révision. 11(*)

2° Limitation à l'effet extinctif de la loi d'amnistie


Il existe plusieurs limites à l'effet extinctif de l'amnistie, dont on peut citer par
exemple :

· La loi d'amnistie interdise formellement de faire étant de condamnation,


sanctions disciplinaires ou déchéances effacées par l'amnistie en rappelant en
court des sanctions disciplinaires. Toutefois, les minutes de jugement, arrêts et
décision échappent à cette interdiction ;

· La peine ayant été exécutée régulièrement, le condamnés ne peut être


indemnisé pour le temps passé en prison et il ne peut se faire rembourser
l'amande qu'il avait acquittée. De même, l'amnistie n'entraine pas restitution des
frais de justice payé par le condamné et ne le dispense pas toujours du
payement de l'amande.

· L'amnistie n'empêche pas son bénéficiaire de former un pouvoir en révision


qui seul pourra lui permettre de faire établir son innocence.

· L'amnistie éteint l'action public et non l'action civile : « l'amnistie ne peut


porter atteinte aux droit des tiers » la victime d'une infraction amnistiée peut
obtenir réparation en basant son action non sur l'infraction ou la condamnation ,
mais sur le fait.

· Elle ne peut donner droit aux dommages intérêt en faveur de l'amnistié qui a
exécuté partiellement ou totalement la peine lui infligée.

· Elle ne s'applique pas aux mesures de sûreté. Ce pendant, cette exception es


trop controversée. Ainsi une jurisprudence très ferme décide que l'amnistie
n'entraîne pas remise des mesures de sûreté ordonnée à l'occasion de la
condamnation désormais effacée.

· Le fait dommageable reste une faute quoi qu'il soit répété n'avoir jamais
constitué une infraction.

Toute fois, l'action civile peut être éteinte exceptionnellement dans un intérêt
national (général), c'est alors à l'Etat qu'il appartient d'indemniser les victimes
12(*)

· Les pouvoirs publics peuvent s'opposer à la nomination d'une personne en se


basant sur des faits amnistiés ;

· Concernant l'amnistie des sanctions disciplinaires et professionnelles,


plusieurs solutions , certes , nuancés sont proposés ; le principe est que ces
sanctions sont amnistiables et en pratique ; , les lois d'amnistie le rappellent le
plus souvent.

Ce pendant, il faut signaler qu'à ce sujet diverses limites se dessinent :

La loi peut ne pas le prévoir

La loi prévoit toujours l'exclusion de l'amnistie pour les faits constituant de


manquement à la probité aux bonnes moeurs ou à l'honneur.

L'amnistie n'ouvre pas droit à la réintégration pour les agents évincés de la


fonction publique.

Il ne suffit pas que l'amnistie soit décrétée pour que l'opinion oublie aussitôt.

§[Link] sortes de l'amnistie


L'amnistie peut revêtir plusieurs formes :

1° l'amnistie général
L'amnistie est générale lorsque elle concerne touts les citoyens et toute les
personnes nationales ou étrangères, Auteurs, coauteurs ou complices, pour
toutes les infractions commises sur le territoire nationale ou pour le quelles les
juridictions nationales sont compétence.

2° l'Amnistie réelle
Historiquement , l'amnistie était , à l'origine de caractère réel, « elle était
dispensée en considération , non de la qualité et des mérites d'un délinquant ,
mais seulement en raison de la nature des fractions et de l'époque ou elles
avaient été commises »

Le législateur peut s'attacher à la nature des infractions amnistiés en donnant la


qualification ou en le énumérant. Elle est accordée aux auteurs des infractions
déterminées, énuméré dans la loi, sans qu'il ne soit tenu compte de la qualité
des bénéficiaire.

Un premier exemple d'une amnistié réelle fondée sur la nature de l'infraction


est donnée par le décret loi N° 017/2000 du 19 Février 2000 partant amnistie
générale. Celle-ci est accordée à tous les congolais poursuivis ou condamnés
pour atteinte à la sûreté intérieur ou extérieur de l'Etat.

Ce pendant, il faut relever la qualification inexacte de cette loi, car elle ne


pouvait être générale alors qu'en même temps elle a visé des infractions
spécifiques, à savoir les atteintes à la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat, à
l'exclusion de toute autre infraction 13(*).

Le deuxième exemple est celui de l'Amnistie pour faits des guerre, infractions
politiques ou d'opinion, accordée par la loi N° 05-023 du 19 décembre 2005 : «
il est accordée une amnistie pour faits de guerre, infraction politiques et
d'opinion à tous les congolais résident au pays ou à l'étranger, inculpés ,
poursuivie ou condamné par une décision de la justices ».

Le législateur peut exclure expressément les infractions qui, a ses yeux,


présentent un danger particulier au regard de l'ordre social : crimes de sang,
atteinte aux moeurs ou à l'environnement, trafic de drogue, crimes économique
etc. C'est dans le même sens que l'art 3 de la loi du 19 décembre 2005 dispose
expressément que « la présente loi d'amnistie ne concerne pas le crimes de
guerre, les crimes de génocide et les crimes contre l'humanité ». Le législateur
peut plutôt prendre en compte la gravité des infractions, et ne faire alors
bénéfice de l'amnistie que les auteurs des infractions dont la peine est inférieur
à tel taux déterminé. La loi d'amnistie peut déterminer l'époque des faits
concernés par l'amnistie. Ainsi, la loi du 19 décembre 2005 précise que : « les
fait amnistiés sont ceux commis pendant la période allant du 20Août 1996 au
30 juin 2003

3° l'Amnistie personnelle
Ce pendant, cette institution a évoluée et a travers des nombreuses lois à revêtu
souvent un caractère personnel. Elle est personnelle , lorsqu'elle est accordée à
des auteurs coauteurs ou complices d'une infraction , non plus en vertu de la
nature ou de la gravité de celle -ci , mais par la prise en compte de la classe des
individus ou des de la qualité particulière dont ils sont revêtu : femmes,
mineurs d'âge, anciens combattants , anciens rebelles, mandateurs public...

4° l'Amnistie mixte

L'amnistie peut être mixte en ce sens que la loi la portant peut tenir compte à la
fois de la nature de l'infraction commises (caractère réel) et de la qualité du
délinquant (caractère personnel )

Tel fut le cas de la loi N° 74 /023 du 27 novembre 1974 promulgué par le


président MOBUTU SESE SEKO et qui portait amnistie des commissaires
d'Etats, commissaires des régions et des ambassadeur, ainsi que leurs complices
condamnés pour détournement des dernier public.

5° L'Amnistie conditionnelle
Le législateur peut soumettre l'octroi de l'amnistie à certaines conditions. Ainsi,
le décret -loi N°17/2000 du 19 février 2000 portant amnistie générale à poser
des conditions ci-après :

Ø Mettre fin immédiatement à tout acte portant atteinte à la sûreté de l'Etat ;

Ø Pour les personnes résident à l'étrangers , regagner le pays dans le délais de


60 jours à dater de l'entrée en vigueur du décret-loi ou se faire enregistrer
auprès de l'ambassade de la RDC dans le pays de résidence ;

Ø Pour ceux qui sont dans la rébellion, se faire enregistré auprès de l'autorité
compétente sur le lieu d'entrée dans le territoire sous contrôle du gouvernement
du salut public,

Ø Se conformer aux textes constitutionnels, législatifs et réglementaires en


vigueur en République Démocratique du Congo.

6° l'Amnistie d'ordre public


L'amnistie est d'ordre public et l'individu qui en est bénéficiaire ne peut y
renoncer. Si le poursuites ont commencé, il ne peut exiger qu'elles aillent à
leurs termes afin que son innocence soit établie.

L'Amnistie judiciaire doit lui donner application d'office même si l'individu ne


l'invoque pas.

Section2 AMNISTIE ET NOTIONS VOISINES


§1 .L'Amnistie et la grâce
L'amnistie est une mesure de clémence relevant de la compétence du pouvoir
législatif dont bénéficie le coupable d'une infraction nous l'avons précisé ;

La grâce quant à elle, est aussi une mesure de clémence au profit d'un coupable
« irrévocablement condamné » .Elle est l'oeuvre du chef de l'Etat , mieux du
président de la République.

L'expression « coupable irrévocablement condamné » suscite une interrogation


: peut-elle aussi (la grâce) intervenir avant les poursuites ? Les doctrinaires se
font la guerre à cette question. Certains se basant à l'expression sus évoquée,
estiment qu'elle ne peut pas intervenir avant que la condamnation n'intervient,
moins encore avant les poursuites. La culpabilité doit être établie dans le chef
de l'auteurs du crime et ainsi, la condamnation doit être prononcée.

Pour d'autres, la grâce peut intervenir même avant l'établissement de culpabilité


parce qu' elle n'est pas trop éloignée de l'amnistie, qui peut à elle , peut
intervenir à n'importe quel moment , même avant les poursuites.

De toutes les façons , nous ne pouvons pas être emporté par ce débat ces deux
notions sont toutes des mesures de clémence qui produisent les mêmes effets
juridiques.

§2. L'Amnistie et l'impunité


La pratique relève que l'amnistie est une mesure de grâce précise, pour écarter
les auteurs d'infractions à des poursuites et / ou à la condamnation, alors que
l'impunité suppose, une liberté totale des criminels sans pour autant s'exposer à
aucun risque.

Toute fois, bon nombre des gens confondent ces deux notions dans la mesure
où toutes deux épargnent le coupable à toute action judiciaire si elle n'a pas
encore été engagée.
Certes, nous pouvons affirmer, sans risques d'être contredit que ces deux
notions sont très différentes : l'amnistie suppose qu'au moins le coupable doit
présenter des remords et repartir et que doit passer par les instance judiciaires ;
si l'amnistie ne lui est pas accordée ; la justice doit faire son travail ; elle est
active.

L'impunité équivaut à l'absence de la justice, si pas une justice passive. Elle


constitue un manquement aux obligation qu'ont les Etats d'enquêter sur les
violations, de prendre des mesures adéquat à l'égard de leurs auteurs
notamment dans le domaine de la justice pour qu'ils soient poursuivis, jugés et
enfin condamnés à des peines appropriées ; d'assurer aux victimes des voies de
recours efficaces et la réparation du préjudice subi et de prendre toutes mesures
nécessaires destinées à éviter le renouvellement de telles violations.

§3. L'Amnistie et la prescription


Comme l'amnistie, la grâce, la prescription est l'une des mesures ou causes
d'extinction de l'action publique. Elle éteint aussi l'exécution de la peine. La
prescription est un moyen d'acquérir ou de se libérer par un certain laps de
temps, et sous les conditions déterminées par la loi. Il s'agit d'un mode de
libération des obligations ; c'est la prescription extinctive. La loi elle-même
précise le terme au cours du quel l'infraction, l'action publique ou la peine sont
prescrites. Il s'agit d'une prescription légale.

§4. L'Amnistie et la Réhabilitation


Contrairement à l'amnistie, la réhabilitation est le fait de rétablir dans une
situation juridique antérieure en relevant des déchéances d'incapacité. Il s'agit
d'une mesure prise par l'autorité judiciaire à la demande du condamné , en vue
de remettre celui-ci dans la situation légale et, si possible , sociale qu'il avait
perdu suite à une juste condamnation 14(*).

La réhabilitation est loin d'être proche d'amnistie, elle n'efface les effets de la
condamnation que pour l'avenir. C'est un encouragement à la bonne conduite
du délinquant et vise la réinsertion sociale. Toute fois, après qu'elle soit
accordée au bénéficiaire, la condamnation ne pourra plus figurer au casier
judiciaire et n'empêche plus l'octroi du sursis.

Ainsi donc, La réhabilitation est accordée sous quelques conditions :

La peine doit avoir été exécutée, remise en vertu du droit de grâce, ou être
comme non avenue par suite de sursis.

Le requérant doit s'être acquitté des restitutions, dommages- intérêts et frais aux
quels avait été condamné. En cas de totalité ou d'une partie de ces obligations ,
sans que toute fois préjudice ne soit porté aux droits des créanciers ;

Cinq ans doivent être écoulé depuis l'instruction de la peine ou depuis la


condamnation conditionnelle ;

Pendant ce temps, le condamné doit avoir fait preuve de bonne conduite et


avoir une résidence certaine ;

Le condamné ne doit avoir jamais bénéficié au paravent d'une mesure de


réhabilitation.

§6. L'Amnistie et l'abrogation de la loi pénale


Eu égard à ce qu'elles apportent en faveur du bénéficiaire, ces deux notions
présentent quelques ressemblances : amnistie n'éteint l'action publique qu'à
l'égard des destiné de la loi d'amnistie (autres de l'infraction amnistié ) et non à
l'égard des coauteurs et complices selon que la loi a été votée.

Comme l'amnistie, l'abrogation de la loi pénale supprime aussi le préalable


légal de l'infraction.

En principe, la loi applicable à l'infraction est celle qui était en vigueur au jour
de sa commission. Toute fois , les principes de la non rétroactivité des lois
pénale est assorti des exceptions : « les lois le plus douces rétroagissent » tel
est le cas de celle qui ôtent à un fait son caractère délictueux. Les poursuites
deviennent donc impossibles si elles n'avaient pas encore commencés. Elles
s'arrêtent aussi si l'action publique avait déjà été déclenchée.

Section 3. AMNISTIE ET CRIMES DE DROIT INTERNATIONAL


§1. Les crimes de droit international
Au regard du traité de Rome portant statut de la cour pénale internationale, les
crimes de droit international sont les violations de droit de l'homme le plus
grave ayant une portée internationale.

Au terme de l'art 5 du statut de la cour pénale international, la compétence de


cette cour est limitée aux crimes les plus graves qui touches l'ensemble de la
communauté internationale. 15(*)

En vertu du statut de cette cours, elle a compétence à l'égard des crimes


survivant :

Ø Les crimes d'agression

Ø Les crimes de guerre

Ø Les crimes contre l'humanité

Ø Les crimes de génocides

1° Le crime d'agression
L'agression est, sans aucun doute, la manifestation la plus flagrante du recours
à la force. A ce titre, lorsque la question de la mise hors la loi de la guerre s'est
opposée, à l'agression a été tout naturellement l'objet des premières
réglementations. La première guerre mondiale va marquer le début de cette
période ou la guerre d'agression devient synonyme de guerre illicite 16(*).

Mais c'est une période de tâtonnement ou plutôt de transition entre un droit


international classique caractérisé par sa véritable soumission à l'égard de
l'institution de la guerre ; Clyde Eagleton en 1932, juge que le droit
international est compétant à ce sujet. « Faut-il prescrire seulement les guerres
d'agression ou toute les guerre ? » p. 507) et en droit international nouveau issu
de nuremberg et de TOKYO, qui s'empare de la guerre d'agression pour en
faire le mal suprême.

La guerre d'agression est pour la première fois qualifiée de crimes contre la


paix et sanctionné pénalement ; elle constitue selon le statut du T.M.I de
Numberg (art 6a ) ; une infraction internationale a part entière, fondement d'une
responsabilité pénale individuelle.

L'ensemble de la doctrine s'accorde pour saluer l'avènement d'un droit


international nouveau , qui vient combler les lacunes de ce que Henry
Donnedieu vabres , juge français lors du procès de Nuremberg la lex imperfecta
(« le procès de Nuremberg ») ce terme désigne alors le droit international en
vigueur durant l'entre-deux -guerres et notamment le pact de la SDN et la pacte
Briand-Kelloges, qui comptent parmi les premiers instruments encadrant le jus
ad bellum.

L'inculpation de « crime contre la paix » a été choisie à Nuremberg pour


répondre à une nécessité et aucun critère formel de la guerre d'agression n'y a
été dégagé.

Entant que crime de l'individu , l'agression ne trouve pas d'avantage de


définition dans les travaux de CDI sur le code des crimes contre la paix et la
sécurité de l'humanité.

En effet, l'agression est avant tout l'acte d'un Etat et même un crime
international selon les termes de CDI dans son projet d'article de 1980 sur la
responsabilité internationale des Etats 17(*)

Aussi , l'adoption d'une définition de l'agression a été pendant longtemps un


des jeux les plus controversés au sein de la SDN, puis de l'ONU et justifia
même l'interruption pendant plus de 25 ans (1954-1981) des travaux de le
SDN, sur le code des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité. Car la
question de sa définition étant indissociablement liée à l'avènement des
mécanisme de sécurité collective.

A. L'Agression est un crime contre la paix non défini dans ses éléments
constatifs
Aussi bien le droit de Nuremberg que le projet de code des crimes contre la
paix et la sécurité de l'humanité s'attachent à incriminer la participation active
d'individu à un crime dont l'auteur primaire reste l'Etat. L'enjeux majeur n'est
donc pas de définir un acte d'essence Etatique, mais plutôt de l'imputer afin de
mettre en jeu une responsabilité pénale individuelle qui, l'histoire l'a montré, est
loin d'être purement théorique.

1. Naissance d'une infraction internationale

Il faut attendre l'établissement du nouvel ordre international issus de la


première guerre mondiale pour que le droit à la guerre entant que prérogative
souveraine de l'Etat soit remis en cause .

Les notions juridiques d'agression et d'agresseur font alors leurs apparitions. Au


sein du traité de Versailles du 28 juin 1919 tout d'abord, qui fixe dans son art
231, le principe de la responsabilité de l'Allemagne et de ses allié pour avoir
poursuivi une guerre d'agression et qui prévoit, dans son art 227, la mise en
accusation devant le tribunal international de guillaume II, Ex-empereur
allemand. Il est accusé d'une part d'avoir déclenché une guerre injuste vidant
ainsi les traités établissant la neutralité de la Belgique et du Luxemburg, d'autre
part du violation du droit de la guerre issu de la coutume internationale et des
violations de la convention de la Haye par ce qu'aucun règle incriminant le
recours à la guerre d'agression ne s'est encore formée « la moralité
internationale et l'autorité sacrée des traités » sont invoquées à l'appui d'un
condamnation aux allures de catharsis 18(*)

2. Le crime d'agression dans le code des crimes contre la paix et la sécurité de


l'humanité

Les premiers travaux de la CDI ont largement été consacrés à la question de


définition de l'agression. A la conférence internationale de SAN FRANCISCO,
il avait été décidé de ne pas définir le terme d'agression qui figurait à l'art 39 de
la charte et de laisser le soin au conseil de sécurité de déterminé seul l'existence
ou non d'un acte d'agression. Mais, en 1950, lorsque l'assemblée générale de
nations unies est saisie de la question suite au dépôt par le représentant de
l'URSS d'un projet de résolution comportant une définition d'agression , elle
décide de son renvoi à la CDI au motif que « la question soulevée par l'union
des républiques socialistes soviétique gagnerait à être examinée en liaison avec
certaines autres qu'étudie la commission du droit international » résolution 378
B (v) du 17 novembre 1950.

L'assemblée générale fait bien sûr allusion aux travaux sur le projet de code des
crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité. Dans le cadre de l'élaboration
« d'un instrument qui doit fixer pour l'avenir, les principes d'un système
permanant de répression des crimes en question » (ann. CDI 1950 vol II § 64.
p.313) une telle définition s'impose naturellement, eu égard au statut
d'infraction internationale qui est alors celui de l'agression.
On recherche , à l'époque , une définition unique apte à être le fondement de la
responsabilité est à la fois Etatique et individuelle.

B. L'Agression est un crime international relevant de la compétence de la cours


pénale internationale

L'agression fait partie de ces violations particulièrement graves d'engagements


internationaux qui sont désormais reconnu comme des crimes , lors qu'elles
sont commise non seulement par des individus, mais encore par les Etats. Mais
, si le principes d'une responsabilité pénale individuelle pour crime
international est acquis , son pendant Etatique n'a toujours pas abouti. Le crime
d'agression ; entant que crime d'Etat relève d'un système de sanction collective
institué par la charte de nations unis et d'un régime juridique de la
responsabilité qui reste encore à définir au sein de la CDI.

1. L'Agression et un crime d'Etat

L'agression est souvent présentée comme le crime international par excellence.


Dès l'entre-deux-guerres, nous l'avons vu la guerre d'agression est qualifiée de
crime international et l'objet d'une réglementation spécifique. En 1974,
l'assemblée générale des N.U à d'ailleurs vu l'agression nécessairement l'acte
d'un Etat et la résolution 3314(XXIX) à l'instar de la résolution 2625 (XXV) du
14 octobre 1970, rappelle qu' « une guerre d'agression est un crime contre la
paix internationale » (art 5)

2. Le crime d'agression dans le statut de la CPI


Durant les négociations à Rome, c'est l'existence même d'un crime d'agression
qui a été remise en cause.

Mais, il était difficilement acceptable d'exclure du statut de la cours un des


crime les plus graves qui préoccupe l'ensemble de la communauté
internationale ( art 5 §1 du statut de la (PI). Comment envisager de juger des
individus pour crimes de guerre ou crimes contre l'humanité tout en accordant
l'impunité aux architectes du conflit au cours du quel ces crimes ont été
commis ? Tel est le principal argument avancé par eux qui plaidèrent en faveur
de la justiciabilité du crime d'agression.

Son inscription parmi les crimes relevant de la compétence de la cour pénale de


international a été finalement acceptée sans pour autant que cette compétence
soit effective. L'art 5 § 2 dispose, en effet, que « la cours e exercera sa
compétence à l'égard du crime d'agression quant une disposition aura été
adoptée conformément aux art 121 et 123, qui définira ce crime et fixera les
conditions dans les quelle s'exercera la compétence de la cours à son égard » la
définition du crime d'agression devait alors être incorporée au statut sous forme
d'un amendement qui n'entrera en vigueur qu'à l'égard des Etats l'ayant ratifié
19(*).
2° LE CRIME DE GUERRE
Il est difficile de retracer avec quelque certitudes les origines de la notion de «
crime de guerre » une notion qui par ailleurs évolué avec la codification et le
développement progressive du droit des conflit armée , et plus particulièrement
avec la mise en place des juridictions pénales internationales . elle n'a acquis un
sens clair en droit international contemporain qu'avec le jugement du tribunal
de Nuremberg après le second guerre mondiale (pour une première tentative de
définition des crimes de guerre dans le contexte de la première guerre mondiale
).

Ainsi , la notion de crime de guerre s'attachait initialement en droit


international à la compétence de poursuite et de punir plutôt qu'à la définition
exacte des actes incriminés ou des pénalités qui s'y rattachent , ce qui était
laissé au droit interne , particulièrement aux codes militaires. Le droit
international n'intervenait qu'en reconnaissance de la compétence des
belligérants à poursuivre pénalement, les auteurs de certaines catégories
d'actes. Son intervention devient plus directe cependant, lorsqu'il impose aux
belligérants l'obligation de punir ces auteurs. Car selon le droit international
classique , la violation des règles du jus in bello engageait la responsabilité de
l'Etat belligérant et non pas celles de l'individu qui commet l'acte.

La responsabilité individuelle découlant directement du droit international s'est


développé de manière discrète pour paliers chronologiques a travers les
belligérants de punir individuellement ceux qui commettent certains violations
du jus in bello.

A. Origine et évolution
1. Du code de Lieber à la seconde guerre mondiale
a) Les premières codifications

L'incrimination des violations des lois et coutumes de la guerre apparaît déjà


dans les premières efforts moderne de codification du droit de guerre ; le code
de lieber de 1863, bien que l'idée de répression des violations soit sous-jacente
dans celle même des lois et coutumes de guerre et remonte ainsi bien au -delà
de cet instrument. Préparer par Francis LIEBER dans le contexte de la guerre
civile américaine , ce code est promulgué par le président LINCOLN le 24 avril
1863 (ordre général N° 100) sous le titre d' « instrument pour le comportement
des armées des Etats-Unis en campagne »20(*).

Il énonce à plusieurs endroit le principe de la responsabilité pénale individuelle


, par ex , à son art 44 qui stipule : « toute violation délibéré contre les
personnes dans les pays envahi , toute destruction de bien non ordonnées par
officier qualifier , tout vol, pillage ou mise à sac , même après la prise d'une
place de vive force , tous viol, blessure, mutilation ou mise à mort ou toute
autre peine grave proportionnée à la gravité de l'offense. Tout soldat, officier ou
sous officier , se livrant à des telles violences et désobéissant à un supérieur qui
lui ordonne à s'en abstenir, peut également être mis à mort sur place par ce
supérieur».

b) les conventions de Genève avant la seconde guerre mondiale

Le cheminement des conventions de Genève laisse entrevoir un début timide


d'incrimination individuel en cas de violation du jus in bello. En effet , si les
toutes premières conventions de Genève de 1864 pour l'amélioration du sort
des militaires blessés dans les armées en campagne ne prévoyait aucun système
particulier de répressions des violations de ses dispositions , lors de sa révision
en 106 , la question des infractions à la conventions et de leur répression fait sa
première apparition. La quatrième commission de la conférence diplomatique
avait adopté à une large majorité un texte qui prévoyait la répression de toutes
les infractions sans distinction. Ce pendant , la conférence a finalement adopté
l'art 28 qui impose aux parties une obligation de réprimer dans leur législation
interne les infractions à la convention dans deux cas seulement : « les
gouvernements signataires s'engagent également à prendre ou à proposer à
leurs législatures les , en cas d'insuffisance de leurs lois militaires les mesures
nécessaires pour réprimer en temps de guerre , les actes individuel de pillages
et de mauvaise traitement envers les baissés et malades des armées , ainsi que
pour punir , comme usurpation d'insigne militaire , l'usage abusif du drapeau et
de brassard de la croix Rouge par les militaires ou des particuliers non protégé
par la présente convention ».

2. l'après seconde guerre mondiale


a) le procès de Nuremberg

L'intention de poursuivre et de punir les criminels de guerres des puissances de


L'AXE se trouve exprimée pour la première foi dans une « déclaration sur les
atrocité allemandes » du 30 octobre 1943 , dite « déclaration de MOSCOU »
ou les gouvernements des Etats-Unis, de la grande Bretagne, et de l'Union
soviétique stipulaient que « les officiers et soldats allemands et les membres de
parti NAZI » responsable d'atrocité « seront renvoyés dans les pays ou les
forfait t abominable ont été perpétrés , afin d'y être jugé et punis conformément
aux lois de ces pays.. » cela « sans préjudice de cas de criminel allemands dont
les crimes ne peuvent être situés en un endroit particulier et qui seront puni par
une décision commune des gouvernement alliés ». 21(*)

Le statut du tribunal militaire international était annexé à l'accord de l'ordre et


en faisait partie intégrante. Son art 6 définissait la compétence du tribunal : «
le tribunal sera compétent pour juger et punir toute personne qui, agissant pour
le compte des pays Européens de l'axe , auront commis , individuellement ou a
titre des membres d'organisation l'un quelconque des crimes suivants. Les actes
suivant sont des crimes soumis à la juridiction du tribunal et entraînent une
responsabilité individuelle :

Ø Le crime contre la paix


Ø Le crime de guerre

Ø Le crime contre l'humanité

b) les conventions de Genève de 1949

les conventions de Genève de 1949, adoptée peut après Nuremberg, n'utilisent


pas le terme de « crime de guerre » dans les dispositions relative à la
répression des abus et des infractions. Certaines infractions sont qualifiées d' «
infractions graves », si elles sont commis « cotre des personnes protégées par la
convection de 1949, voir les arts 13/13/4/4/ respectivement). La définition de
ces infractions graves dans les articles communs aux quatre convections
50/51/130/ 147/ est cependant très proche celle des crimes de guerre dans le
statut du tribunal de Nuremberg . Il s'agit en effet des infractions qui
comportent ou l'autre des actes suivants :

l'homicide international , la torture ou les traitement inhumains ,y compris les


expériences biologiques , les faits des cause intentionnellement des grandes
souffrances ou des porter des atteintes graves à l'intégrité physique ou à la santé
, la destruction et l'appropriation de biens non justifiées par la nécessité sur une
grande échéance de façon illicite ou arbitraire » 22(*)

3. Les juridictions pénales internationales


La problématique des crimes de guerre a siccité un renouveau d'intérêt à la
suite des événements tragiques qui sont produites notamment sur le territoire de
l'ex- Yougoslavie et du Rwanda au début des années 90, et qui ont conduit à la
création des juridiction pénales internationales ad hoc ou ces questions ont été
ré ouvertes

a) Les tribunaux ad hoc pour l'x-Yougoslavie et le Rwanda


Par sa résolution 808 (1993) le conseil de sécurité des nations unies agissant en
vertu du chapitre VII de la charte , décidait la création du TPIY, le statut du
tribunal , annexé au rapport du secrétaire général du 3 mai 1993 ( s/25704),
était adopté par la résolution du conseil de sécurité 827 ( 1993). Une année plus
tard , par sa résolution 955 (1994) le conseil de sécurité créait un tribunal pénal
international pour le Rwanda TPIR dont le statut correspond largement à celui
du TPIY, à l'exception importante de la compétence rationne materiae ,
s'agissant , dans ce cas du Rwanda d'un conflit purement interne.

Aux termes de l'art 1 du statut du TPIY le tribunal est habilité à « juger les
personnes présumées responsables des violation graves du droit humanitaire »
violations qui sont spécifiées dans les art 2 à 5 ( les arts 4 et 5 étant consacrés
respectivement au « génocide » et « crime contres l'humanité » l'art 2 énumère
« les infractions graves » aux conventions de Genève, sans se référer
cependant à celle au protocole. L'art 3 traite des « violations des lois et
coutumes de la guerre » ( les crimes d guerre au sens de Nuremberg ) il stiple :
« ces violations comprennent sans y être limitées :

Ø L'emploi d'arme toxique ou d'autre armes conçues pour causer des


souffrances inutiles ,

Ø La destruction sans motif des villes et des villages ou la dévastation que ne


justifient pas les exigences militaires ;

Ø L'attaque ou le bombardement par quelques moyens que ce soit des villes,


villages , habitations ou bâtiments non défendus ;

Ø La saisie , la destruction ou l'endommagement délibéré d'édifices consacré à


la bienfaisance et à l'enseignement , à des oeuvres d'art et à des ouvrages de
caractères scientifique.

Ø Le pilage de biens public ou privés.

Le TPIR est également habilité par l'art 1 de son statut « juger les personnes
présumées responsables des violations graves du droit humanitaire commis sur
le territoire du Rwanda et les citoyens Rwandais présumé responsables de telle
violations commises sur les territoires des Etats voisins », violations qui sont
spécifiées dans les art 2 à 4 , l'art 2 visant le « génocide » et l'art 3 « les crimes
contres l'humanités », l'art 4 pour sa part , traite des « violations graves à l'art 3
commun aux conventions de Genève et protocole additionnel II ». il stipule : «
ces violations comprennent sans y limiter :

· Les atteintes portée à la vie , à la santé , et au bien être physique ou mental


des personnes en particulier, le meurtre , de même que le traitement cruels tels
que la torture, les mutilations ou toute formes de peine corporelle ;

· Les punitions collectives

· La prise d'otages

· Les actes des terrorismes

· Les atteintes à la dignité de la personne, notamment les traitements humiliant


et dégradant, le viol, la contrainte à la prostitution et tout attentant à la pudeur ;

· Le pillage

· Les condamnations prononcées et les exécutions effectués sans jugement


préalable rendu par un tribunal régulièrement constitué , assorti des garanties
judiciaires et reconnue comme indispensable par le peuple civilisés ;

· La menace de commettre les actes précités ».


b) La cours pénale internationales
parallèlement, il faut rappeler dans le contexte , que l'élan initial de l'assemblée
générale des nations unies et de sa commission du droit international en vue
d'élaborer dans le sillage des principes du statut du tribunal de Nuremberg , un
code des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité et d'établir une
juridiction pénale internationale pour poursuivre les auteurs présumés des
crimes qui a été interrompu par l'avènement de la guerre froide et a été
ressuscité quelque peu à la fin des années 80 avec la reprise des travaux sur le
code et l'examens de la possibilité d'établir une juridiction pénale internationale
dans ce cadre.

L'établissement des deux tribunaux ad hoc en administrant la preuve de la


faisabilité pratique d'une telle juridiction , a accéléré le mouvement, culminant
dans l'adoption à Rome , en juillet 1998, du statut de la CPI.

Ce statut comprend un très long article 8 intitulé « crimes de guerre » qui


représente l'articulation la plus détaillé et la plus récente de cette notion. Un
projet de code des crimes contre la paix et de la sécurité de l'humanité (DOC A/
CN.4/L 532 du 8 juillet 1996) avait d'ailleurs été adopté par la CDI à sa 48e
session de 1996 et transmis à l'assemblée générale, qui ne l'a pas formellement
adopté , cependant , ce projet a été largement dépassé par le statut de la CPI qui
couvre en grande partie le terrain 23(*).

3° CRIME CONTRE L'HUMANITE


Cette expression vise à la fois des massacres des civils spécialement ciblés et
les auteurs des exactions qui devront en répondre. La locution est donc assez
ancienne et assez explicité sur le plan diplomatique. Sa définition juridique est
plus récente et plus vague. Les commentateurs n'ont pas manqué de relever la
part irréductible d'incertitude, d'ambiguïté et d'approximation qui rend le
concept de crime contre l'humanité difficile à appliquer dans les mesures où ses
éléments constitutifs doivent être recherchés dans plusieurs instruments au fils
desquels ils sont évolué.

Sa première version , apparue dans l'accord de l'ordre portant statut du tribunal


militaire international (TMI) de Nuremberg du 8 Août 1945, a été interprétée
par celui-ci comme un « accessoire » des crimes conte la paix ou des crimes de
guerre. En effet, l'art 6 de ce texte affirme : « les actes soumis à la juridiction
du tribunal et entraîne une responsabilité individuelle :

Les crimes contrent la paix

Les crimes de guerre

Les crimes contre l'humanité ; c -à -d ,l'assassinat, l'extermination, la réduction


en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contres toutes
populations civiles, avant ou après la guerre , ou bien les persécution pour des
motifs politiques, raciaux ou religieux commis à la suite de tout crime rentrant
dans la compétence du tribunal ou s'y rattachant , que les persécutions aient
constitué ou non une violation du droit interne du pays ou elles ont été
perpétrée » 24(*)

L'internationalisation de ces crimes est aujourd'hui consacré et leur dimension


transfrontière n'est plu mise en doute. Dans son jugement du 20 novembre 1996
dans l'affaire ERDEMOVIC, le TPIY souligne qu'ils « ne touchent pas des
intérêts d'un seul Etat mais heurtent la conscience universelle. Il n'est pas des
crimes d'un caractère purement interne.

Ces sont réellement des crimes de caractère universel bien connu en droit
international comme des violations graves du droit international humanitaire et
qui transcendent l'intérêt d'un seul Etat. Il ne peut , par conséquent , y avoir
d'objection a ce qu'un tribunal légalement constitué juge ces crimes au nom de
la communauté internationale.

Reste à déterminer sur quelle base juridique , les crimes contre l'humanité est
régi par des normes parfois complexes ou disparates tantôt internationales
tantôt internes. Les unes conventionnelles, les autres coutumiers, parfois
jurisprudentielles, souvent doctrinales. On en dégager un faisceau d'indices
cumulatif qui permettent d'affirmer la qualification de ces infractions favorite
des médias et casse-tête des juristes . il s'en dégage quatre éléments
identificateurs dont la portée variée suivant les périodes ou les circonstances :
l'humanité , les caractère discriminatoires, leurs connexité avec un conflit ou
une attaque et enfin des actes constitutifs dont la liste est périodiquement
complétée sans atteindre l'exhaustivité.

a) l'humanité

La notion d'humanité est souvent associée à celle, tout aussi subjectif , de


gravité des actes. De sorte que le concept désigne d'avantage des actes
générateurs d'indignations qu'une qualification clairement concernée. Les
diverses définitions des crimes contre l'humanité et notamment celle qui se
trouve à l'art 6 c du statut du TMI se réfèrent bien à tout acte inhumain commis
contre toute population civiles.

L'expression crime contre l'humanité désigne certains faits graves de violences


commis sur une grande échelle par des individus qu'ils soient ou non des agents
de l'Etat ; contre d'autres individus dans un but essentiellement politique ,
idéologique, racial, national, ethnique et religieux.

La gravité

Dans le langage courant, la gravité est caractère de ce qui peut entraîner des
conséquences importantes , serveuses, ou lourde Eminemment subjective ,
l'expression c'est d'avantage encore en droit international pénal.
Comment évaluer de façon précise, scientifique , impartiale ou neutre la gravité
d'un fait illicite ?

La question a été évoquée à la commission du droit international des N.U


(CDI) a propos du code des crimes contre la paix et la sécurité de l'humanité.

M. DOUDOU Thian à montré qu'un fait illicite international devient un crime


du code, non seulement s'il est d'une extre gravité, mais aussi si la communauté
internationale décide qu'il en sera ainsi car l'extrême gravité est un critère trop
subjectif qui laisse place à beaucoup d'incertitude 25(*). La doctrine , il est
vrai, retient pour l'essentiel des critères qui sollicitent la morale avant le droit ,
or précisément, la gravité de ces crimes semble non seulement constituer un
élément de leur qualification, mais aussi fonder leur internationalisation en ce
que , a travers les personnes qui en sont les victimes , c'est la communauté
humaine tout entière qui est visée 26(*)

Les expressions employées de nos jours, par la chambre d'appel du TPIY sont ,
à cet égard , assez significatives . le jugement retient parmi les actes constitutifs
de crimes contre l'humanité, le fait de soumettre les individus à des conditions
inhumaines. ils sont des crimes des lèse-humanité et les normes les interdisant
sont d'un caractère universel et ne sont pas limitées géographiquement. Ces
crimes par conséquent en raison de leur domaine et de leurs caractères
particulier, sont précisément d'un type différent et contraire aux délits
politiques.

Facteur éminemment qualitatif, la gravité des actes se combine avec une


composante quantitative, dans la même ou le juge n'ignore pas l'échelle suivant
la quelle les infraction ont été accomplies.

L'ampleur

le philosophe exprime a partir de l'ethnique , la dimension du crimes que le


droit s'efforce de canaliser en norme de comportement social , ce crime la est
incommensurable a quoi que ce soit d'autre. Il faut se référer à son caractère
massif. Mais cette référence donne elle-même lieu à deux interprétation
différentes d'une part , celle la quelle un acte ne constitue un crime contre
l'humanité qu'à condition d'être inscrit dans une action à grande échelle. Un
acte particulier unique en sa qualité de fraction, de parcelle de composante de
cette vaste acte peut recevoir la qualification de crime contre l'humanité.
D'autre part, celle, considérablement plus restrictive selon la quelle , les crimes
contre l'humanité doit lui-même être générateur d'un nombre élevé des victimes
dans cette hypothèse, un acte provoquant un seul victime unique ne pourrait
pas entrer dans la catégorie des crimes contre l'humanité . Le droit international
positif combine trois critères pour distinguer les crimes contre l'humanité, des
actes fortuits isolés , la personne poursuivie doit avoir participée à une attaque
généralisée et systématique contre un groupe relativement nombreux.
Encore faut -il s'assurer qu'un acte unique ne peut en aucun cas constituer un
crime contre l'humanité. La question a fait l'objet d'un débat que reflète une
jurisprudence assez disparate développée immédiatement après la deuxième
guerre mondiale. La doctrine postérieure est également nuancée. Pierre -Marie
DUPUY est d'un avis analogique en ce qui concerne le crime d'Etat. Il ne parait
pourtant pas évident qu'on soit ici dans un domaine ou la quantité joue un rôle.
La même réflexion est faite à propos des crimes contre l'humanité par
CATHERINE Grynfogel lorsqu'il dit que le crime contre l'humanité commence
avec le meurtre de la première victime , prise parmi toutes celles que leurs
appartenances ethnique , raciale et religieuse digne à la vindicte criminel 27(*).

Un concept juridique en quête d'identité ; le crime contre l'humanité. Exiger un


nombre minimal des victimes heurte la conscience et comment évaluer la
massivité des violations ? A partir de combien des morts, on parle de crimes
contre l'humanité ? Devant cette situation , certains doctrinaires finissent par
considérer que la massivité était un critère trop controversé et ont décidé de
l'éliminer. Selon eux , le caractère nécessairement massif du crimes contre
l'humanité doit en vérité être interprété comme comprenant a côté d'acte dirigé
contre des victimes individuelles, des actes de participation à des crimes
massifs.

Ce pendant dans la mesure ou il présente un lien avec l'attaque généralisée ou


systématique contre une population civile, un acte unique pourrait remplir les
conditions d'un crimes contre l'humanité. De ce fait , un individu qui commet
un crime contre une seule victime ou un nombre limité des victimes peut être
reconnu coupable d'un crime contre l'humanité si ses actes font parties du
contextes spécifique.

b) l'intention discriminatoire

L'élément psychologique c'est -à -dire l'intentionnalité qui est tout à fait


déterminant dans la qualification du crime de génocide est-il également une
propriété du crime contre l'humanité ? sur ce point , la réponse est lion d'être
unanime on distingue grosso modo , deux écoles. Selon la première,
l'intentionnalité discriminatoire des actes est primordiale dans la définition
recherchée. C'est elle qui singularise l'acte par rapport à d'autres violences.
Pour le second , certaines actes peuvent fortement constituer des crimes conte
l'humanité , indépendamment des mobiles qui ont animer leur auteurs 28(*)

Exigence d'une discrimination

L'intention peut être prise en considération de deux façons différentes. Tantôt


on se place du côté de l'auteur de l'acte et on recherche son mobil ; tantôt on se
place du côté du destinataires de l'infraction et on recherche l'appartenance des
victimes à un groupe visé en tant que tel.

Ø L'identification du dessein criminel , mobil ségrégationniste est l'application


d'une théorie d'antisémitisme qui situe ainsi le crime imprescriptible dans sa
filiation idéologique . il observe que l'extermination des juifs ne fut pas ,
comme le massacre d'Armenier une flambée de violences : elle a été
doctrinalement fondée, philosophiquement préparée , systématiquement
perpétrée par les doctrinaires le plus pendant qui est jamais existé. Il est claire
que la dimension idéologique des actes est essentielle tant dans la jurisprudence
que dans la doctrine tant pour le génocide que pour le crime contre l'humanité .

Ø Catégorie des cibles : les victimes atteintes à raison de leur appartenance.

La qualité de la victime occuperait , selon une seconde tendance , la place


centrale dans l'élément psychologique ou moral du crime contre l'humanité.
Une partie de la doctrine de l'immédiat après guerre , sans doute encore
influencées par l'indignation provoquée par les crimes des Nazir , considérait
que l'incrimination de crime contre l'humanité n'a pas pour objet de protéger
l'individu entant que tel , mais comme membre d'une certaine communauté.

Réfutation partielle du critère de discrimination

Quelles que soient le références historiques , jurisprudentielles ou normative,


ce n'est pas parce que les criminels cherchent à atteindre leurs victimes a raison
de leur appartenance réelle ou supposée à un groupe que le juge doit toujours
épouser cette qualification fasse pour en réprimer les effets. Les crimes contre
l'humanité doivent viser les civils identifiés par leurs race , leurs religion ou
leur conviction politique conduit à gommer une distinction bien établie par le
différents statut entre deux catégorie des crimes ; d'une part l'assassinat ,
l'extermination , la réduction en esclavage , la déportation et tout autre acte
inhumain commis contre toute population civils ; d'autre part les persécutions
pour de motifs politiques, raciaux ou religieux. 29(*)

Entre l'énumération de chacune des deux catégories des crimes , les rédacteurs
de l'art 6 du statut du TMI ont eu soin de placer la conjonction de coordination
« ou bien » enfin de le séparer clairement. Or , la première catégorie , dont la
liste énumérative est complétée au fil des statut postérieurs à celui du TMI ne
comporte aucune considération relative au mobiles qui ont conduit à le
commettre , à l'exception de celle figurent dans le statut du tribunal pour le
Rwanda ( la liste figurant à l'art 3 du statut du TPIR ) et précédé de la condition
d'intentionnalité : « en raison de son appartenance nationale, politique ,
ethnique , raciale ou religieux » qui est repris sans référence nationale pour les
persécution pour des raison politique , raciales et religieuse.

CONLUSION GENERALE
Au terme de ce travail consacré de « l'analyse critique de la loi d'amnistie et
son impact sur la paix en RDC », nous ne prétendons pas avoir épuisé la
matière. Néanmoins , nous avons pu nous rendre compte des éléments
essentiels qui nous ont guider dans notre recherche.

En premier lieu, l'amnistie qui est une mesure législatif, dépouillant


rétroactivement certains faits de leur caractère délictueux, elle efface la
condamnation qui cesse de figurer au casier judiciaire et éteint la peine en
cours d'exécution.

En effet, l'amnistie rétablir l'auteur de l'infraction dans le bénéfice du sursis qui


a pu lui être accordé lors d'une condamnation antérieure.

En outre, en cas de condamnation prononcée pour des infractions multiples


(concours réel), le délinquant est souvent amnistié pour le tout « si l'infraction
amnistié est également punie de la peine la plus forte ou d'une peine égale à
celle prévues pour les autres infractions poursuivies ».

Bien plus presque toutes les lois d'amnistie interdisent de laisser subsister dans
les dossiers la moindre trace des condamnations effacées ; mais on sait qu'une
jurisprudence classique décidait que la règle n'est pas prescrite à peine de
nullité et que le rappel des condamnations effacées ne saurait porter atteinte au
droit de la défense.

En second lieu , l'amnistie qui est la loi de l'oubli , doit en tout cas apaiser les
esprits des personnes qui ont subis des exactions par d'autres personnes et
comprendre qu' a près tout ces événements ils sont appelé à vivre ensemble
pour préparer un meilleur avenir.

En revanche , cette loi devrait être l'initiative de cette population qui a été
victime de ces faits dommageable pour qu'elle même puisse comprendre et
prendre une décision résolue qui traduit leur volonté du pardon et de
cohabitation pacifique.

En troisième lieu ; quelles que soit leurs idéologie et leurs rivalité les
politiciens congolais doivent se mettre à table pour faire la paix qu'il est de leur
intérêt pour le développement sociaux-économique et politique de ce pays. Il
doivent facilité et mettre en place un terrain d'attende et l'ouverture d'un
dialogue , favorisé la médiation et les réconciliations nationale. Ceci dit, il est
bon de rappeler les grandes lignes du contenu de ce travail.

Nos analyses ont été faites en étapes. D'abord l'étude de l'amnistie en droit
positif congolais, ou nous avons développé l'origine de cette loi , l'amnistie et
notions voisines amnistie et crimes de droit international. En suite et enfin
l'impacte de la loi d'amnistie sur la politique criminelle en RDC ou nous avons
eu l'occasion de démontrer certains points à savoir : les conditions d'amnistie ,
la loi d'amnistie avant , pendant et après les déclanchement des poursuites
judiciaire et en définitifs l'Acquis de la loi d'amnistie dans la période post-
conflit.
Notre position peut paraître irréaliste , mais le développement de la situation
ces dernières semaines dans notre pays, démontre que la conscience de la
population ne tolère plus la barbarie , car il nous semble que tous les années de
crise ou de trouble que nous avons connu, le pays n'a connu aucun
développement , mai a connu un véritable débâcle socio-économique.

A quoi donc aura servi cette situation de conflit ou de guerre ?

Cette question d'interpellation s'adresse non seulement à tous ce qui doivent


contribuer à la paix , mai aussi à tous ceux qui sont , de loin ou de près, acteur
dans ces conflits ; Ainsi qu'à toute la population qui a l'esprit de patriotisme.

BIBLIOGRAPHIE

. TEXTES LE GAUX

1. Accord global et inclusif de la transition 2003, in J.O, 2003.

2. Décret loi N°03/001 du 15 avril 2003 portant amnistie pour fait de guerre,
infraction politique et d'opinion. in journal officiel.

3. La constitution de la RDC du 18 février 2006, in J.O, 2006.

4. La constitution de transition de 2003, in J.O, 2003.

5. 0.L N° 024-2002 du 18 novembre 2002 portant code pénal militaire » in J.O


( code larcier ton II droit pénal)

II. OUVRAGES

1. Anastase SHYAKA et Faustin RUTEMBESA, Afrique de grands lacs :


Sécurité et paix durable, Butare, 2004

2. BERNARD LABAMA LOKWA, la prévention des crises et l'instauration


d'une paix durable en RDC, Kinshasa, 2002

3. G. LEVASSEUR et ali droit pénal général et procédure pénale, 13ème


édition SIREY, Paris 1999.

4. G. LEVASSEUR et J. P DOUCET, droit pénal général, édition SIREY, Paris


2000.

5. Hervé ASECENSIO et ali, droit international pénal, A pédone, Paris 2000.

6. J.C SOYER, droit pénal et procédure pénal, Paris, LGDJ, 1992

7. Jean PRADEL, droit pénal général , Paris , CUJAS 1996


8. Jean PRADEL, Droit pénal général, 11ème édition, Paris, Cujas, 1996

9. Jean LARGUIER, procédure pénale, Paris, Dalloz, 19ème édition, 1991

10. Laurent MUTATA LUABA, droit pénal militaire congolais , Kinshasa,


2005.

11. NYABIRUNGU MWENE SONGA, droit pénal Zaïrois, Kinshasa, DES


1995

12. NYABIRUNGU MWENE SONGA, Traité de droit pénal congolais , 2ème


édition , université Africaine Kinshasa ,2007

13. Pierre AKELE Adau et Angelique SITA MULA AKELE, les crimes contre
l'humanité en droit congolais Kinshasa, CEPAS ,1999

14. W. Jean Didier, droit pénal général, Paris, Mont chrétien, 1991

III. MEMOIRE et TFC

1. KAMBALE ARUNA de la prescription et de l'autorité de la chose jugée


comme cause d'extinction de l'action publique, membre ULPGL, 2003

2. MAPENDO SERUFURI, de la légalité et de l'opportunité de l'amnistie des


crimes contre l'humanité perpétré sur le territoire congolais, TFC, CUEG , 2005

3. MASUDI MADOGO , les motifs exonératoires du crime de génocide en


droit congolais. UNIKIN 2001 membre de licence

4. NGIMBI NTOBA, l'application du droit international humanitaire aux


conflits armés congolais . CUEG,2004 membre de licence.

IV. REVENUS

1. NYABIRUNGU MWENE SONGA, Revue pénale congolais, DES, KIN N°


1 février-juin 2004.

2. Revue de la faculté de droit : les conditions d'une paix durable en Afrique


central, Kinshasa, 2002

V. AUTRES SOURCES

Htt/[Link] debout [Link].

[Link] , Amnestie en RDC.


TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE i

DEDICACE ii

IN MEMORIAM iii

SIGLES ET ABREVIATION iv

REMERCIEMENTS v

INTRODUCTION GENERALE 1

0.1. Objet D'étude 1

0.2. Hypothèses 2

0.3. Intérêt du sujet 3

0.4. Délimitation du sujet 4

0.5. Méthodes et techniques utilisées 4

0.6 Difficulté rencontré 4

0.7. Présentation sommaire du travail 5

CHAPITRE I. L'AMNISTIE EN DROIT POSITIF CONGOLAIS 6

Section 1. ORIGINE DE L'AMNISTIE 6

§1. Définition et caractère de l'Amnistie 6

§2° Les effets de l'amnistie et leurs limites 7

§[Link] sortes de l'amnistie 10

Section2 AMNISTIE ET NOTIONS VOISINES 13

§1 .L'Amnistie et la grâce 13

§2. L'Amnistie et l'impunité 13

§3. L'Amnistie et la prescription 14

§4. L'Amnistie et la Réhabilitation 14

§6. L'Amnistie et l'abrogation de la loi pénale 15


Section 3. AMNISTIE ET CRIMES DE DROIT INTERNATIONAL 16

§1. Les crimes de droit international 16

1° Le crime d'agression 16

A. L'Agression est un crime contre la paix non défini dans ses éléments
constatifs 17

2. Le crime d'agression dans le statut de la CPI 20

A. Origine et évolution 21

1. Du code de Lieber à la seconde guerre mondiale 21

2. l'après seconde guerre mondiale 22

3. Les juridictions pénales internationales 24

a) Les tribunaux ad hoc pour l'x-Yougoslavie et le Rwanda 24

b) La cours pénale internationales 26

3° CRIME CONTRE L'HUMANITE 26

4° LE CRIME DE GENOCIDE 32

§2. De la Répression des crimes de droit international 35

CHAP II. L'IMPACT DE LA LOI D'AMNISTIE SUR LA POLITIQUE


CRIMINELLE EN RDC 40

SECTION 1. LES CONDITIONS D'AMNISTIE 40

1. Les conditions relatives aux infractions 40

§.2. Les conditions relatives au délinquant 41

Section [Link] LOI D'AMNISTIE AVANT , PENDANT ET APRES LE


DECLENCHEMENT DES POURSUITE JUDICIAIRE 43

§.1. Amnistie au plan interne 43

2. Amnistie au plan international 44

a) Grandes tendances par rapport aux crimes de droit international 45


b) effet de l'amnistie sur les crimes de droit international 47

Section 3. ACQUIS DE LA LOI D'AMNISTIE DANS LA PERIODE POST-


CONFLIT 48

§.1. Mesures d'amnistie en République Démocratique du Congo 48

§.2. Mise en oeuvre d'une paix durable en RDC 51

1.1. L'accord de cessez le feu de Lusaka 54

1.2. Accord politique pour la gestion consensuelle de transition en RDC 55

1.3 L'Accord de Pretoria 56

1.4. L'Accord de Luanda 56

1.5. L'Accord de Nairobi 56

2. Les rencontres politiques 56

3. les actes de bonne volonté et de réconciliation 57

4. Des coalitions politiques 58

5. Libération des prisonniers politiques 58

6. les actions des acteurs non officiels 58

CONLUSION GENERALE 60

BIBLIOGRAPHIE 62

TABLE DES MATIERES 64

*1 Jean PRADEL droit pénal général, éd, cujas, 11éd, Paris 1996.p.24

* 2 Idem p. 853

* 3 Paul ROBERT, dictionnaire français : petit Robert Paris 1977 p. 60

* 4 NYABIRUNGU MWENE SONGA, Traité de droit pénal général Congolais


2e éd université Africaine 2007, p 423

* 5 Jean PRADEL .op cit .p 417

* 6 G. LEVASSEUR et alú , droit pénal général et procédure pénale, 13e éd,


SIREY Paris 1999 p.110

* 7 NYABIRUNGU.M.S droit pénal Zaïrois, des Kinshasa,1995 p.354

* 8 Jean PRADEL op cit , p. 419

* 9 NYABIRUNGU O.P. cit p.423.

* 10 G. LEVASSEUR et J.P DOUCET, droit pénal général, éd, SIREY, Paris


2000 p. 133

* 11 G .LEVASSEUR et ali op. cit .p.112.

* 12 G LEVASSEUR et ali op. cit .p. 112

* 13 NYABIRUNGU MWENE SONGA .op cit P.423

* 14 NYABIRUNGU MWENE SONGA op. cit p.327

* 15 L'ord. Loi N°024-2002 du 18 Novembre 2002 portant code pénal Militaire


,(code lancier TOM II Droit pénal p. 57)

* 16 Hervé ASCENSIO et Ali, droit international pénal ,A Pédone, Paris, 2000


p.246

* 17 Idem p 247

* 18 Idem p

* 19 L'ord loi N°024-2002 du 18 novembre 2002 portant code pénal. Op. cit .p
57

* 20 Hervé ASCENCION et Ali op cit p. 266

* 21 Idem .p.273

* 22 Ibidem .p 274.

* 23 Hervé ASCENCION et Ali op cit p. 275

* 24 Idem

* 25 Pierre AKELE Adau et Angélique SITA MULA AKELE , les crimes


contre l'humanité en droit congolais , Kinshasa , CEPAS ,1999 p.24

* 26 Idem p. 26

* 27 Hervé ASCENCIO et Ali Op cit p. 304


* 28 Pierre AKELE et Ali Op cit ..p 24

* 29 Idem .p. 24

* 30 Hervé ASCENIO et ali op cit P. 319

* 31 Hervé ASCENCION op cit p. 322

* 32 Idem p.324

* 33 Pierre AKELE Adau et Ali op. cit. p.20

* 34 Hervé ASENSION et Ali op. cit. p. 734

* 35 Laurent MUTATA LUABA ,Droit pénal militaire congolais, Kinshasa,


2005 .p. 527

* 36 Pierre AKELE et Ali op cit . p.25

* 37 Idem. 24

* 38 Jean pradel . op . cit. p. 413

* 39 Idem p.414

* 40 Ibidem .p. 414

* 41 W Jean Didier, droit pénal général, paris, Montchretien, 1991, pa


2003,p.303

* 42 Jean pradel [Link]. p.416

* 43 Mapendo serufuri : De légalité jet de l'pportinité de l'amnistie des crimes


contre l'humanité perpétré sur le territoire Congolais. TFC droit CUEG, 2005 p.
23

* 44 Idem p. 23

* 45 Art 193 de la constitution de la transition 2003

* 46 MASUDI KADOGO, le motif exonératoires du crime de génocide en


droit congolais, UNIKIN, 2001-2009, mémoire de licence p. 15

* 47 Desmond TUTU cité nar MAPENDO serufuri ; « pas d'amnistie sans


vérité » in jutice après des graves violations hdes droit de l'homme : le choix
entre l'amnistie la CVR et les poursuites pénales. Recueil hde documents
officiel, n'apporte et article, édité par Luc HUYSE et ELLEN VAN DAEL,
janvier 2001 p. 210

* 48 MASUDI KADOGO op. cit p.15

* 49 NYABIRUNGU Revue pénal Congolais, éd DE .KIN N° 1 février -juin


2004- p43

* 50 Htt:/ WWW. [Link] debout congolais. Info. Cité par Mapendo


SERUFURI op. cit p 25

* 51 [Link] , Amnistie en RDC

* 52 Anastase SHYAKA et Faustin RUTEMBESA, Afrique des grands lac ;


sécurité et paix durable, Butare, 2004 p.139

* 53 Bernard LABAMA LOKWA, la prévention des crises et l'instauration


d'une paix durable en RDC KINSHASA 2002. p 139

* 54 Idem .p142

* 55 Revue de la faculté de droit : les conditions d'une paix durable en Afrique


central Kinshasa, 2002 p. 63

* 56 Idem p. 63

* 57 Bernard LABAMA LOKWA op. cit p.142

* 58 Idem p. 40

* 59 Bernard LABAMA LOKWA op cit p. 143

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