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Corrigé Bac HGGSP

Le document analyse l'affirmation croissante de la Chine sur la scène internationale, notamment dans les espaces maritimes et spatiaux, à travers un entretien avec l'amiral Vandier et un dessin de presse philippin. Il met en évidence la stratégie d'expansion chinoise qui suscite des tensions géopolitiques, notamment en mer de Chine méridionale et dans l'espace, tout en provoquant des réactions de méfiance et de contre-alliances parmi les puissances occidentales et les pays voisins. La conclusion souligne que la redéfinition des règles stratégiques par la Chine oblige les autres acteurs à réévaluer leur position dans un monde de plus en plus multipolaire.

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Le document analyse l'affirmation croissante de la Chine sur la scène internationale, notamment dans les espaces maritimes et spatiaux, à travers un entretien avec l'amiral Vandier et un dessin de presse philippin. Il met en évidence la stratégie d'expansion chinoise qui suscite des tensions géopolitiques, notamment en mer de Chine méridionale et dans l'espace, tout en provoquant des réactions de méfiance et de contre-alliances parmi les puissances occidentales et les pays voisins. La conclusion souligne que la redéfinition des règles stratégiques par la Chine oblige les autres acteurs à réévaluer leur position dans un monde de plus en plus multipolaire.

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Corrigé étude de document HGGSP jour 2

Attention à bien utiliser les deux documents dans chacune des deux parties, même si le plan
est simple, il ne doit pas être une simple observation des documents, il faut les confronter.

Depuis le début du XXIe siècle, la Chine affirme de manière de plus en plus visible sa
puissance sur la scène internationale, notamment dans les espaces maritimes et spatiaux.
Cette ambition s’inscrit dans une stratégie globale d’expansion économique, technologique,
militaire et diplomatique.
Les documents proposés — un entretien avec l’amiral français Vandier publié dans Le
Monde en 2021 et un dessin de presse philippin daté de 2024 — illustrent cette montée en
puissance de la Chine, en particulier dans l’espace indo-pacifique et dans la conquête de
l’espace extra-atmosphérique.
En quoi ces documents illustrent-ils les ambitions chinoises et les tensions qu’elles suscitent
dans les nouveaux espaces de conquête (océans et espaces) ?
Nous verrons d’abord comment ces documents illustrent l’expansion stratégique de la Chine
dans des espaces clés comme la mer et l’espace, avant d’analyser les tensions et
inquiétudes géopolitiques que cette affirmation suscite sur la scène régionale et
internationale.

I- . Une puissance chinoise en pleine extension dans des espaces stratégiques


A. Le contrôle croissant des mers : la mer de Chine comme bastion

Le document 1, un entretien avec l’amiral Vandier, met en lumière le déploiement maritime


massif de la Chine en mer de Chine méridionale et au-delà. La marine chinoise y adopte une
posture de plus en plus active, parfois menaçante : présence militaire renforcée, déploiement
de 200 bateaux autour de l’îlot Whitsun, intrusions aériennes dans la zone de défense de
Taïwan, ou encore poldérisation d’îlots stratégiques. Cette dynamique témoigne d’une
volonté claire de s’approprier l’espace maritime selon une logique territoriale, en
contradiction avec le droit international de la mer (notamment la convention de Montego
Bay).

L’amiral souligne également le changement profond de posture chinoise, qui suit et contraint
les navires étrangers, remet en cause les règles de liberté de navigation et exerce des
pressions sur les États de la région. L’objectif est clair : sanctuariser la mer de Chine et y
faire prévaloir la doctrine de la « ligne des neuf traits », que Pékin considère comme une
frontière nationale, bien qu’elle ne soit reconnue par aucun texte international. Cette stratégie
reflète une volonté de maritimiser la puissance chinoise, jusque-là tournée vers l’intérieur,
pour sécuriser ses routes commerciales et affirmer sa présence face aux puissances
occidentales.

B. L’espace comme nouveau territoire de puissance symbolique

Le document 2 adopte un ton plus symbolique et critique. Il montre un astronaute chinois


plantant son drapeau sur les Philippines, représentées sur un globe terrestre. L’image,
inspirée de l’iconographie de la conquête spatiale, renvoie ici à une forme d’appropriation
géopolitique : l’espace est utilisé comme métaphore d’une domination chinoise grandissante,
y compris sur des pays voisins.
Ce dessin reflète aussi l’importance croissante de l’espace dans les ambitions de la Chine.
Depuis le lancement de son programme spatial, Pékin a multiplié les projets : station spatiale
indépendante (Tiangong), missions lunaires, déploiement de satellites de télécommunication
et de surveillance, développement d’armes antisatellites. Cette présence dans l’espace
constitue un enjeu de souveraineté technologique, de prestige diplomatique, mais aussi un
levier stratégique pour rivaliser avec les États-Unis.
II. Une stratégie perçue comme agressive et génératrice de tensions régionales

A. Une pression multiforme sur les voisins et les puissances occidentales

Le document 1 décrit une situation où la Chine exerce une pression constante sur ses
voisins et sur les puissances occidentales présentes dans la zone. L’amiral Vandier parle de
"logique d’étouffement", décrivant une stratégie chinoise qui ne se limite pas au domaine
militaire, mais qui combine aussi des leviers économiques, diplomatiques, cybernétiques,
relevant d’une guerre hybride. L’Indo-Pacifique devient ainsi un espace de confrontation
stratégique, où la liberté de navigation est menacée, les escales diplomatiques perturbées, et
les petits États contraints dans leurs choix politiques ou économiques. La situation à Taïwan,
mentionnée dans le document, cristallise ces tensions : l’accumulation de moyens militaires
par la Chine rend le conflit de plus en plus plausible, ce qui alimente une instabilité régionale
croissante.

B. Une affirmation qui suscite craintes et dénonciations

Le dessin de presse philippin traduit une perception critique et ironique de la stratégie


chinoise : l’image de l’astronaute plantant son drapeau sur les Philippines illustre une crainte
d’ingérence ou de domination symbolique dans l’espace et dans la région. Cette
représentation révèle un sentiment de vulnérabilité des États voisins, en particulier les plus
petits (Philippines, Vietnam, Taïwan), face à une puissance perçue comme envahissante.
L’attitude chinoise provoque une réaction internationale croissante : renforcement des
alliances régionales de sécurité comme le QUAD (États-Unis, Inde, Japon, Australie) ou
AUKUS (Australie, Royaume-Uni, États-Unis), réaffirmation des principes de souveraineté et
de liberté de navigation par les puissances occidentales (notamment la France dans le
document 1).
Cette situation illustre une reconfiguration des équilibres régionaux en Asie-Pacifique, autour
de la rivalité sino-américaine, mais aussi une crispation diplomatique globale face à une
Chine jugée unilatérale dans son expansion.

Conclusion

Qu’il s’agisse du contrôle des routes maritimes dans l’Indo-Pacifique ou de la conquête de


l’espace extra-atmosphérique, la Chine redéfinit les règles du jeu stratégique, en combinant
présence technologique, pression diplomatique et puissance militaire. Cette ambition suscite
des réactions variées : méfiance, contre-alliances, mais aussi crispations régionales,
particulièrement chez ses voisins.
En s’imposant dans ces nouveaux territoires de puissance, la Chine oblige les autres acteurs
à repenser leur position et leur rôle dans un monde où la suprématie n’est plus
exclusivement occidentale. À l’avenir, la capacité des puissances à coopérer ou s’affronter
dans ces espaces sera un indicateur clé des équilibres géopolitiques du XXIe siècle.

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