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La politique budgétaire : Impacts et limites dans la gestion économique
La politique budgétaire, menée par les gouvernements, utilise les dépenses
publiques et la fiscalité pour influencer l’activité économique. En période de
crise, une politique expansionniste, comme les plans de relance massifs déployés en
2020 face à la pandémie de COVID-19, augmente la demande agrégée via des
investissements publics ou des aides directes aux ménages. Par exemple, les États-
Unis ont injecté plus de 4 trillions de dollars pour soutenir l’économie. À
l’inverse, une politique restrictive, avec des hausses d’impôts ou des coupes
budgétaires, vise à réduire les déficits publics ou à freiner l’inflation.
Cependant, une augmentation des dépenses publiques peut creuser la dette nationale,
comme au Japon, où la dette publique dépasse 250 % du PIB en 2025. Les keynésiens
soutiennent que les dépenses publiques stimulent la croissance à court terme, mais
les économistes néoclassiques avertissent que des déficits excessifs peuvent
évincer l’investissement privé. De plus, la coordination avec la politique
monétaire est essentielle pour éviter des effets contradictoires. En 2025, les
gouvernements font face à un dilemme : financer la transition écologique tout en
maintenant la stabilité budgétaire, un défi particulièrement aigu pour les pays en
développement confrontés à des contraintes de financement.