2 Chap 7 Cours
2 Chap 7 Cours
La trigonométrie (étude des relations entre les mesures des côtés et celles des angles d'un triangle) a été
abordée au collège avec, notamment, en 6 ème la définition et la mesure d'un angle, en 5 ème les propriétés
relatives aux angles, en 4ème la définition du cosinus d'un angle et enfin, en 3 ème celle du sinus et de la
tangente. Le prolongement de cette étude que nous allons faire en seconde va conduire à la rattacher à
l'étude des fonctions. Sin, cos et tan seront ainsi les fonctions circulaires, définies sur ℝ et utilisant une
nouvelle unité de mesure des angles (le radian).
a) Cercle trigonométrique
Orientation du plan : Pour parcourir un cercle (ou une droite), on a le choix entre deux sens de parcours.
Orienter le plan c'est choisir un des sens de parcours comme sens positif ou direct (l'autre étant le sens
négatif, indirect ou rétrograde). Le sens trigonométrique, traditionnellement choisi en trigonométrie, est le
sens inverse des aiguilles d'une montre. Orienter le plan dans le sens trigonométrique, c'est donc choisir ce
sens comme sens positif. Dans la suite de ce cours, et pour toutes les utilisations futures des fonctions
circulaires, nous orienterons le plan dans le sens trigonométrique.
La longueur (périmètre) du cercle trigonométrique est 2π (car le rayon R vaut alors 1). Parcourir un quart
du cercle trigonométrique dans le sens direct, c'est donc effectuer un parcours de longueur + 2 . Comme
on peut parcourir le cercle dans un sens ou dans l'autre, cela va conduire à des mesures relatives de la
longueur des parcours. On parle alors de mesures des arcs orientés. Ainsi pour aller de I vers J, on peut
−3
parcourir un arc de mesure 2 : on a alors parcouru le grand arc de cercleIJdans le sens rétrograde.
Un trajet sur le cercle peut dépasser la longueur d'un tour : un point peut tourner autant de fois que
nécessaire autour du centre et parcourir un trajet de longueur supérieure à 2π, ou inférieure à −2π.
Par exemple, un point de la surface d'une toupie tournant à la vitesse de 10 tours par seconde, s'il est situé
sur un cercle de rayon 1 cm, parcourt en 1 s un arc de longueur 20π cm, soit environ 62,8 cm.
Cours de 2de 2
b) Le radian
Pour mesurer les angles, l'unité traditionnelle est le degré (°). Les angles des figures géométriques
(triangles, polygones, etc.) sont mesurés en degrés. Un tour complet mesure 360°, un angle droit 90° et un
plat 180°, etc. On distingue les angles saillants (<180°) et les angles rentrants (>180°) mais tous les angles
géométriques ont une mesure supérieure à 0° et inférieure à 360°.
D'autres unités de mesure des angles sont possibles pour les angles :
• Le grade : unité de mesure pratique, car un angle droit mesure 100 gra (on note aussi gon cette
unité), mais inusitée aujourd'hui sauf peut-être dans quelques secteurs très spécialisés (les travaux
topographiques et géodésiques, en France). Le grade est une invention de la révolution qui décimalisa tout
1
ce que l'on peut mesurer. Le grade correspondant à 400 ème de tour et le tour de la Terre mesurant environ
40 000 km, un parcours de 1 grade sur la surface terrestre mesure environ 100 km. Les cartes Michelin ont utilisé
le grade jusqu'aux années 2000 puis sont revenues aux degrés, comme cela a été le cas un peu partout ailleurs.
Rappelons que la mesure du temps aussi fut décimalisée par la révolution et ce fut également un échec total car
l'usage des divisions traditionnelles du temps était trop bien ancré pour faire la place à un nouveau système, aussi
rationnel qu'il puisse être. Les angles de 60° et 30° que l'on trouve dans un triangle équilatéral n'ont par ailleurs,
60×100 200
pas une expression simple en grades car 200 n'est pas divisible par 3 comme 180 : 60°= 90 = 3 ≈66,67 gra .
• Le tour : unité pratique aussi, qui conduit naturellement à envisager qu'on puisse faire plusieurs
tours (donc plus de 360°), un demi-tour ou un quart de tour, dans un sens ou dans l'autre. Le tour
est l'unité naturelle de mesure des angles réels (non liés spécifiquement aux figures géométriques)
mais son utilisation reste très limitée, sans doute à cause de sa trop grande simplicité.
On a vu qu'un angle droit (un quart du cercle trigonométrique dans le sens direct) correspond à une
longueur d'arc égale à 2 . Un angle plat correspond à une longueur d'arc égale à . On va assimiler ces
longueurs d'arc à des mesures en radians de l'angle au centre du cercle trigonométrique. Il va y avoir
proportionnalité entre les mesures des angles au centre exprimées en radians et les longueurs des arcs
correspondants. On retiendra donc que π rad=180°, 2π rad=360° et 2 rad=90° ou encore 3 rad=60°. La
figure ci-dessus donne les mesures des principaux angles au centre du cercle trigonométrique.
Conversions : Pour convertir des degrés en radians, on doit multiplier par 180 et réciproquement, pour
180
convertir des radians en degrés, on doit multiplier par . Un angle de 1 rad correspond à un arc L égal au
rayon R, ce qui, exprimé en degrés correspond à un angle de 180
≈57,29578 °. Un angle droit mesure
2
≈1,5708 rad tandis que l'angle de 60° vaut 3 ≈1,0472 rad.
Propriété : Utiliser cette unité présente des avantages et des inconvénients (comme l'omniprésence du
nombre π dans les mesures des angles habituels). Mais on retiendra surtout la simplification apportée au
calcul de l'arc de cercle L intercepté par un angle de mesure α, au centre d'un cercle de rayon R : L=αR.
2
R
L'aire S d'un secteur de disque d'angle α s'exprime simplement à partir du rayon R du disque : S= 2 .
Ainsi, lorsqu'on parcourt sur la Terre (R=6 400 km) un arc de 100 km, on tourne autour du centre d'un angle
100 1
égal à 6400 = 64 =0,015625 rad et lorsqu'un satellite géostationnaire, à 36 000 km environ de la surface
100 1
terrestre parcourt 100 km, il tourne d'un angle égal à 640036000 = 424 ≈0,0023585 rad.
Remarque : Lorsqu'on utilisait les degrés pour mesurer les angles, le coefficient de proportionnalité entre L
et R, au lieu d'être simplement α, était égal à 180 ce qui était beaucoup moins commode.
Cours de 2de 3
La figure de la page précédente ne donnait que les mesures principales des principaux angles utilisés en
trigonométrie. Voici à titre d'exemples, les mesures principales de quelques angles supérieurs à π :
Mesures réelles 6 = 76 4 = 54 43 32 53 74 116 2 2 6 = 136 2 4 = 94
Mesures principales −5 −3 −2 − − − − 0
6 4 3 2 3 4 6 6 4
Angles α (degrés) 0 30 45 60 90
cos(α) 1 3
≈0,866 2
≈0,707 1
0
2 2 2
sin(α) 0 1 2
≈0,707 3
≈0,866 1
2 2 2
tan(α) 0 3
≈0,577 1 3≈1,732 ∞
3
Cours de 2de 4
Quart de cercle trigonométrique : ces quelques valeurs particulières peuvent être placées sur le cercle
trigonométrique, dans la partie où les abscisses et les ordonnées
sont positives (1er cadran). Si on place un point M sur ce quart de
cercle, de manière à avoir, par exemple, un angle
IOM =60 °= 3 rad , on voit que le cosinus de cet angle IOM
est l'abscisse du point M (0,5 pour cette valeur de l'angle) tandis
que le sinus de cet angle est l'ordonnée du point M (environ
0,866 pour cette valeur de l'angle). Ceci est dû au choix du
rayon du cercle trigonométrique : le rayon vaut 1 et ici, le rayon
du cercle est l'hypoténuse du triangle rectangle que l'on
considère. Avec les notations de la figure, le triangle MOC est
rectangle en C, et cos IOM =cos OC
COM = OM = OC
1
=OC et, de
MC
même sin IOM =sin COM = OM = 1 =MC =OS .
MC
e) Applications en géométrie
Au collège, on a appliqué ces formules à la résolution de quelques
problèmes trigonométriques simples. Nous pouvons prolonger un peu
cette étude fondamentale qui donna son nom à la discipline
(trigonométrie : mesurer les triangles).
On peut déduire de la formule sin 2 x =2 sin x cos x une formule de duplication du cosinus. On sait par
exemple que cos x 2sin x 2 =1 est vrai pour tout x réel (voir plus loin), cela est donc vrai aussi pour 2x
à la place de x : cos 2 x2sin 2 x 2=1 et l'on a alors :
2 2 2 2
cos 2 x =1−sin 2 x =1 −2 sin x cos x =1−2 sin x cos x12sin x cos x .
Pour simplifier cela, remplaçons 1 par cos x 2sin x 2 . Il vient alors :
cos 2 x2= cos x 2sin x2−2 sin x cos x cos x2sin x 22sin x cos x=cos x−sin x 2 cos xsin x 2
et donc cos 2 x2= cos x 2−sin x2 2 . Pour x ∈[− 4 ; 4 ] , on a 2 x ∈[− 2 ; 2 ] , cos 2 x≥0 et
cos x≥sin x et donc cos 2 x=cos x 2−sin x2 . Cette formule est valable, en fait, sur tout l'ensemble des
réels et peut se transformer un peu, si on écrit :
cos 2 x=cos x 2sin x 2−sin x 2 −sin x 2=cos x2sin x 2−sin x 2−sin x2=1−2 sin x 2
À quoi servent ces formules de duplication ? Déjà à déterminer les lignes trigonométriques (les valeurs de
cos, sin et tan) pour des angles égaux à la moitié ou au double d'angles dont on connaît déjà les lignes
trigonométriques. Par exemple, sachant que cos 4 = 22 , déterminons cos 8 . La formule de duplication du
2
cos 1
cosinus nous dit que cos 4 =2 cos 8 2−1 , donc cos 8 2= 2 =
1
4 2
2 = 22
4
. Comme
8
2 ,
cos 8 0 et donc cos 8 = 2 2
4
= 22
2
. Pour le sinus, on peut se servir de la formule de duplication des
sin 4 2
sinus : sin 4 =2 sin 8 cos 8 et donc sin 8 = 2 cos = 2 = 2 22 = 2 . On en déduit alors la tangente de
2 2 2− 2
22
8 2
{
c cos β + b cos γ = a
c cos α + a cos γ = b
b cos α + a cos β = c
Pour résoudre ce système, on peut éliminer cos α par la combinaison
des deux dernières équations cL2−bL3 :
2 2
b( c cos α+a cos γ)−c (b cos α+a cos β)=b −c .
Il reste a b cos γ−a c cos β=b2−c 2 que l'on soustrait à aL1 pour
éliminer cos β : a b cos γ−a c cos β−a (c cos β+b cos γ)=b 2−c 2−a 2 .
On obtient −2 a c cos β=b 2−c2−a 2 , soit 2 a c cosβ=a 2−b 2+c 2 ou
2 2 2
encore cos = c a −b
2c a
.
2 2 2 2 2 2
De même, on trouve : cos α= c +b 2bc
−a
et cos = a b2ab
−c
.
Ces formules conduisent à la détermination des angles α, β et γ du
triangle. Par exemple, si a=4, b=5 et c=6 alors on a
cos = 60 = 60 = 4 ,
3625−16 45 3
cos = 3616−25
48
= 27
48
= 169 et
cos = 40 = 40 = 8 . Les angles du triangle sont par conséquent
1625−36 5 1
Ces formules fonctionnent aussi pour des angles supérieurs à 90° (triangles obtus).
Par exemple, si a=2, b=3 et c=4 alors on a cos = 169−4 24
= 21
24
= 78 ,
cos = 164
16
−9
= 11
16
et cos = 49−16
12
= −3
12
= −14 . Les angles du triangle sont donc
α=cos−1 ( 78 )≈28,955 ° , β=cos−1( 11 16
)≈46,567 ° et γ=cos−1 ( −1 4
)≈104,478 ° .
On écrit généralement en ligne ces formules, ce qui nous rappelle mieux le théorème de Pythagore :
a 2=b2c 2−2 b c cos . En effet, si =90 ° , le triangle est rectangle en A et, comme cos90 °=0 , on
retrouve a 2=b2c 2 .
interceptant le même arc de cercle BC, sont égaux et donc BB ' C = . Alors on a sin = BB BC
'
= 2aR et donc
a
sin
=2 R , ce qui vient compléter notre collection.
Résumons nous : sina = sin b
= sinc = a2bSc =2 R . Les applications de cette loi des sinus sont innombrables bien
sûr, et variées. Nous n'en citerons qu'une, très simple, ici. Si on a =80 ° , =50 ° et a=4 cm, calculons b.
b
sin
= sina et donc b= asinsin = 4sinsin50
80 °
°
≈3,111447654 cm.
Notre notation de l'angle ( IOM ) est en toute rigueur incorrecte, car elle semble ne pas être orientée.
Normalement, on devrait définir la notion d'angle orienté de vecteurs avec la notation qui va avec : en
notant OM l'angle orienté entre les vecteurs
O I , OI et
OM , on pourra écrire l'égalité vectorielle qui
traduit les coordonnées de M dans le repère orthonormé (O, I, J) :
OM = cos
OM ×
OI , OI + sin OM ×
OI , OJ
Cette propriété reste valable pour toutes les valeurs réelles de l'angle x.
En particulier, lorsque M est en J ou en J' (le symétrique de J par rapport à O), Le point K n'est pas défini
et la tangente non plus (elle vaut alors +∞ ou −∞). On peut déterminer les valeurs de l'angle réel x pour
lesquelles la tangente n'est pas définie en résolvant l'équation cos x=0 . Dans l'intervalle [ − ; ], cette
équation a 2 solutions : x=± 2 , et on trouve les autres en ajoutant un nombre entier de fois 2 . On
trouve donc comme valeurs : − 2 ; 2 ;− 2 2 = 2 ; 2 2 ;− 2 4 = 2 3 ; 2 4 ; etc. soit
2
k , k ∈ℤ . En d'autres termes, ∀ k ∈ ℤ , cos 2 k =0 et donc tan 2 k n'est pas définie.
Lorsque le point M est dans le 2ème cadran (voir figure ci-contre), le sinus est positif et le cosinus négatif, si
bien que la tangente est négative, ce que l'on retrouve bien sur le graphique puisque le point K a une
ordonnée négative.
cos
6
7 = 2
− 3 = 13 = 33 ), on peut déterminer (avec des arguments de symétrie) les cosinus, sinus et tangentes
6 2
des angles remarquables du cercle trigonométrique. Nous ne donnerons ici que les mesures principales de
ces angles sachant nous y reporter dans n'importe quelle situation. Bien entendu, ces valeurs ne sont pas à
retenir par cœur, mais il faut pouvoir les retrouver rapidement.
Angle α 2 3 5
−5
6
−3
4
−2
3
−
2
−
3
−
4
−
6 3 4 6
sin(α) −0,5 − 2 − 3
−1 − 3 − 2
−0,5 3 2 0,5 0
2 2 2 2 2 2
cos(α) − 3 − 2
−0,5 0 0,5 2 3 −0,5 − 2 − 3
−1
2 2 2 2 2 2
tan(α) 3 1 3 ∞ −3 −1 − 3
−3 −1 − 3
0
3 3 3
Relations entre cos, sin et tan : Sachant que ( cos x ;sin x ) sont les coordonnées d'un point du cercle
trigonométrique, on peut écrire la relation de Pythagore entre ces nombres : cos x 2sin x 2 =1 ce qui
conduit aux relations cos x= 1−sin x 2 lorsque cos x ≥ 0 et cos x=−1−sin x2 lorsque cos x ≤ 0. De
même, on peut écrire des égalités semblables pour sin x. Pour tan, on peut calculer
2 2 2 2
1
= sin xcoscos x
= sin x
cos x
2
cos x x2 2
cos x2
cos x
=tan x 21 . D'où cette relation qui peut être utile et qui est valable pour tout
1 2
réel x : cos x =1tan x
2
Sens de variation des fonctions sin, cos et tan : L'examen des coordonnées d'un point du cercle
trigonométrique suffit à comprendre que cos est décroissante sur [ 0 ; ] et, du fait de la périodicité, sur
tout intervalle de la forme [ 2 k ; 2 k 1 ]. Elle est croissante sur les autres intervalles.
3 3
Par contre sin est décroissante sur [ 2 ; 2 ] et, sur tout intervalle de la forme [ 2 2 k ; 2 2 k ]. Elle
est croissante sur les autres intervalles.
La fonction tan est, quant à elle, croissante sur chacun de ses intervalles de définition.
sin x 1 sin x 2
tan x − tan x − sin x cos x −sin x cos x
Une preuve ? Le taux de variation de la fonction tan est égal à x −x
1
1 2
= x − x = cos x cos x x −x , et il
2 cos x1
1
cos x 2
2
1
1
2
2 1
2
2
1
−
faudrait en étudier le signe sur l'intervalle ] 2 ; 2 [ pour montrer que celui-ci ne change pas : il reste
positif... nous ne pousserons pas plus loin ce raisonnement fastidieux et admettrons le résultat en attendant
de pouvoir en donner une preuve plus aisément.
Signes : sin est positive sur l'intervalle [ 0 ; ] et, du fait de la périodicité, sur tout intervalle de la forme
[ 2 k ; 2 k 1 ]. Elle est négative sur tout le reste de l'ensemble des réels. cos est positive quant à elle,
−
sur l'intervalle [ 2 ; 2 ] et, du fait de la périodicité, sur tout intervalle de la forme
[2 k − 12 ;2 k 12 ] . tan est positive sur l'intervalle [ 0 ; 2 ] et, du fait de la périodicité, sur tout
1
intervalle de la forme [ [ k ; k 2 ] ].
Angles associés : L'argument de symétrie par rapport au centre que nous avons développé pour déterminer
7
le cosinus et le sinus de 6 peut être développé pour toute valeur réelle d'un angle x : l'angle associé
correspondant à un point symétrique par rapport à l'origine O (le centre du cercle), de mesure x ou
x− , est tel que l'on a :
cos x =cos x− =−cos x et sin x=sin x− =−sin x .
Par voie de conséquence, et comme nous l'avons déjà signalé
tan x =tan x− = sin x
cos x
−sin x
= −cos x
= sin x
cos x
=tan x , ce qui
établit la périodicité de tan.
Une autre symétrie, par rapport à l'axe des abscisses cette fois,
permet de déterminer le cosinus et le sinus de l'angle −x associé à
toute valeur réelle d'un angle x. Ainsi, on a cos −x=cos x ,
sin −x =−sin x et, du fait, tan −x =−tan x .
Remarque : Cette propriété de la fonction cosinus,
cos −x=cos x , s'appelle parité. Elle se traduit par une symétrie
de sa courbe par rapport à l'axe des ordonnées (symétrie d'axe (OJ),
voir plus loin la courbe de cos). La fonction sinus n'est pas paire, au
Cours de 2de 10
contraire, elle est impaire. L'imparité, qui vient de la propriété sin −x =−sin x , se traduit par une
symétrie de sa courbe par rapport à l'origine (symétrie de centre O, voir plus loin la courbe de sin).
La symétrie par rapport à l'axe des ordonnées se traduit par un angle −x associé à toute valeur réelle
d'un angle x. Et l'on a cos −x =−cos x , sin − x=sin x et, du fait, tan −x =−tan x .
Une dernière symétrie, par rapport à la 1ère bissectrice des axes de coordonnées (la médiatrice de [IJ]), se
traduit par un angle 2 − x associé à toute valeur réelle d'un angle x et une interversion du sinus et du
cosinus des angles associés (voir le cercle trigonométrique ci-contre où cet axe de symétrie est tracé en
rouge). On a ainsi des formules qui permettent de relier ces angles : cos 2 − x=sin x ,
sin 2 −x =cos x et, du fait, tan 2 − x= tan1 x .
Une autre transformation du point M, une rotation d'un angle de 2 (quart de tour direct) se traduit par un
angle 2 x associé à toute valeur réelle d'un angle x et des formules : cos 2 x=−sin x ,
sin 2 x =cos x et, du fait, tan 2 x= tan−1 x .
Représentations graphiques des fonctions circulaires : Les courbes des fonctions sin et cos sont obtenues
par translation l'une de l'autre : elles ont rigoureusement la même forme, mais sont décalées l'une par
rapport à l'autre. Il y a un écart invariable égal à 2 sur l'axe des abscisses, qui sépare les deux courbes et
qui s'explique par la relation sin 2 x =cos x . On peut tracer toutes les courbes sur un même graphique
en y faisant figurer toutes les valeurs particulières que nous avons mentionné, mais le résultat est assez
illisible car trop complexe.
On peut choisir de ne faire figurer qu'une seule fonction et de ne représenter qu'une seule période.
Cours de 2de 11
On peut choisir de ne pas faire figurer de valeurs particulières ce qui simplifie encore le graphique.
On peut enfin modifier l'échelle du graphique et même, modifier les unités sur les deux axes.
Exemple 2 : Comment déterminer par le calcul la période d'une fonction construite à partir des fonctions
circulaires ? Par exemple, la fonction f définie par f(x)=3sin(2x+π)+2cos(3x) illustrée ci-dessous par sa
courbe, semble périodique. Pour déterminer la période graphiquement, il faut mesurer la différence entre
les abscisses de 2 points particulier qui appartiennent à 2 motifs consécutifs (en bleu sur le graphique). Ici,
la valeur approximative entre 2 pics, donnée par GeoGebra, est de 6,2561 : cela ressemble à 2π. Mais est-
ce 2π vraiment, car les points correspondant aux maximums ont été placés manuellement ? On peut affiner
l'évaluation de cette période en construisant des points d'intersection, par exemple avec l 'axe des abscisses
(en vert sur le graphique). Dans ce cas, on trouve 6,2832 qui est très exactement la valeur approchée à 10 -4
près la plus proche de 2π.
Comme il reste un peu de place dans la page, voici une courbe d'un genre nouveau il s'agit d'une courbe de
Lissajou. Les coordonnées des points de cette courbe vérifient une simple définition utilisant le sinus :
x(t)=sin12t ; y(t)=sin11t. Ce n'est pas plus compliqué que cela et le résultat est visible à droite (courbe
tracée avec Xcas). Il y a beaucoup d'autres variété de courbes de Lissajou, ne serait-ce que celles contenant
les points de coordonnées x(t)=sin(pt) ; y(t)=sin(qt+φ) lorsqu'on fait varier les coefficients p et q dans
l'ensemble des entiers ainsi que le déphasage φ. Pour p=2, q=3 et φ=0, on trouve ce beau nœud à gauche et
si p=q et φ= 2 , on trouve … un cercle! Et oui, c'est la définition des points du cercle trigonométrique
lorsque t varie dans l'intervalle [0 ; 2π] : x(t)=sin t ; y(t)=cos t.