MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE
UNIVERSITE PROTESTANTE AU CONGO
KINSHASA LINGWALA
M78W+MX2
EMBRYOLOGIE MEDICALE
NOTES DE COURS À L’INTENTION DES ETUDIANTS DE DEUXIEME BACHELOR EN
BIOLOGIE MEDICALE
• Objectif général du cours
- Fournir aux étudiants, futurs médecins les bases nécessaires pour la compréhension du
développement embryonnaire normal et anormal (embryogenèse)
Objectifs spécifiques
- Les objectifs spécifiques correspondant à chaque partie de l’enseignement sont donnés
avant d’entamer chaque chapitre.
• Introduction générale
• Les êtres humains se reproduisent pour pérenniser l’espèce
• La production humaine est une reproduction sexuée faisant intervenir les gamètes
ou cellules sexuelles ou germinales: spermatozoïdes et ovocytes (ovules non
fertilisés)
• Les cellules chez les humains sont de 2 sortes:
-somatiques diploïdes, le gros des cellules constitutifs du corps humain
- germinales: haploïdes spécialisées pour la production
• La reproduction commence dès l’union des cellules sexuelles parentales suivie de leur
union, fusion, mécanisme appelé : Fécondation
• L’embryologie ou actuellement Biologie du développement: science qui étudie le
développement du stade unicellulaire (zygote)--→individu pluricellulaire composé
des milliards des cellules--- capable de mener la vie autonome.
• Embryogenèse: partie de l’embryologie qui étudie le développement de la
fécondation jusqu’à la fin de la 8ème semaine après la mise en place des ébauches des
organes ( organes en miniature).
• Le développement
-anténatal: in utero--- zygote--- embryon- fœtus
-postnatal: hors de l’utérus- puberté-- capable de se reproduire avec maturité du
système nerveux osseuse.
- Commence par le changement brutal de la vie liquidienne à la vie aérienne.
• Plan du cours
1. Eléments, anatomie fonctionnelle des organes génitaux
2. Introduction à la formation des gamètes (gamétogenèse) détail prévu pour physiologie
de la reproduction)
3. Fécondation
4. Evènements de la première semaine du développement
5. Evènements de la deuxième semaine du développement
6. Evènements de la troisième semaine du développement ( gastrulation)
7. Evènements de la 3ème semaine, hormis jusqu’à la huitième semaine du développemnt
8. Le placenta et membranes
9. Les malformations
10. Les jumeaux
• Technique d’enseignement
- Cours magistral avec projection-interactif aussi
- Travail personnel dirigé
Interrogation à mis parcours
• Evaluation finale
Choix décidé par l’enseignant
• Chapitre 1:Eléments d’anatomie fonctionnelle
• Objectifs spécifiques:
- Décrire les organes que l’homme utilise pour la reproduction
- Enumérer sommairement les rôles des principaux organes génitaux de l’homme
- Décrire les organes que la femme utilise pour la reproduction
- Enumérer sommairement les rôles des principaux organes de la femme
• Introduction
- Pour assurer la reproduction sexuée l’homme et la femme utilisent les organes
génitaux
- Les organes utilisés par la femme, appareil génital féminin
- Les organes utilisés par l’homme, appareil génital masculin
▪ Organes génitaux de l’homme
Pour assurer la reproduction sexuée: l’homme a 2 fonctions:
-Former les cellules germinales, gamètes mâles, spermatozoïdes;
- Déposer les cellules germinales, mâles dans les voies génitales de la femme
(insémination naturelle).
▪ Pour accomplir ces 2 fonctions, l’homme utilise les organes génitaux mâles composés
de:
❖ 2 testicules contenus dans 2 compartiments de la bourse ou scrotum
- Scrotum et son contenu -→ milieu extérieur ( dehors du corps de l’homme), milieu à
basse température - garantir la formation des spermatozoïdes.
-
Les Testicules produisent:
- Des spermatozoïdes --- fonction exocrine
- Des hormones mâles-- fonction endocrine
Composition histologique du testicule, résumé dans section spermatogenèse
❖ 2 épididymes:
- 2 canaux accolés aux testicules --- réservoir des spermatozoïdes après la fabrication
dans les testicules
-testicule + 2 épididymes: contenus dans scrotum
❖ Le pénis
- 3 muscles qui s’engorgent de sang au moment de l’érection
- Entourant l’urètre ( urètre prostatique, urètre membraneux ou postérieur, urètre
pénien) laisse couler l’urine hors de l’organisme
-Attention l’urètre membraneux très exposé au traumatisme
2 fonctions: -reproductive ( organe de copulation de l’homme)
- -urinaire.
NB: Scrotum + son contenu ainsi que le pénis sont en dehors de l’organisme.
❖ 2 canaux déférents: canaux communiquent avec les 2 épididymes
-laissent passer les spermatozoïdes de l’épididyme vers les voies génitales hautes
- Traversent les canaux inguinaux
-Entourés d’un tissu conjonctif---→ cordon spermatique
- De la , ils pénètrent dans le petit bassin et s’introduisent dans la prostate
- Leur section ou ligature, cause de stérilité. (traitement chirurgical de la hernie)
exposé aux accidents en cas de hernioraphie mal exécutées
❖ Prostate
-canal déférent traverse la prostate pour s’ouvrir dans le canal de la vésicule séminale qui
pénètre dans le canal éjaculateur- urètre prostatique
-Située à la base de la vessie, elle cravate l’urètre prostatique
❖ 2 Vésicules séminales
- 2 glandes attachées à la prostate
- Reçoivent les spermatozoïdes véhiculés par les canaux déférents pour les évacuer
dans l’urètre prostatique pendant l’éjaculation
NB: prostate+ vésicules séminales : principales source de liquide séminal.
❖ Vessie: organe urinaire, situé au- dessus de la prostate
Dessin
❖ Appareil génital mâle
Récapitulons ensemble l’organisation de l’appareil génital mâle
❖ II. Organes génitaux de la femme
❖ La femme participe à la procréation de façon prépondérante car:
- Elle doit fabriquer les cellules germinales femelles, ovocyte
- Doit accepter les spermatozoïdes de l’homme pour permettre la fécondation
- Doit héberger en elle l’œuf fécondé jusqu’à son développement optimal
- doit accoucher le produit de conception et annexes
- Doit nourrir avec le lait le produit de conception après la naissance.
❖ Toutes ces fonctions, la femme les réalise avec les organes génitaux
❖ Les organes génitaux de la femme comprennent l’appareil génital proprement dit et la
glande mammaire.
❖ L’appareil génital proprement dit comprend:
- l’appareil génital externe ou vulve
- L’appareil génital interne, d’un grand intérêt retient notre attention pour le cours
d'embryologie.
❖ Les organes génitaux interne de la femme:
Le vagin: -canal musculo-membraneux, cavité virtuelle
-couverte de la muqueuse vaginale ( épithélium)
- Riche en lactobacilles ( bacille de Doderlein) dont le métabolisme anaérobique
produit l’acide lactique ( cycle de Krebs)
- pH acide ( pH= 4,5), maintient en vie les microbes nécessaires pour la bonne santé
du vagin.
-ph alcalin provoque:
-vaginite ( pathologie ou maladie);
- Prise des antibiotiques;
- Bains intimes avec certains types de savons;
- Usage des certaines recettes traditionnelles
❖ Rôles:
-Organe de copulation pour la femme
-Voie de passage de l’enfant et les annexes à l’accouchement
-Voie d’exploration( toucher vaginal etc….)
-Voie d’intervention (ponction de Douglas)
❖ NB: Cette cavité virtuelle, normalement unique; parfois séparée par un septum
constituant 2 vagins dont l’un est borgne souvent; septum se comportant comme
obstacle et gêner l’accouchement.
L’utérus ou matrice:
- Organe impair normalement
- Organe où se développe l’embryon puis le fœtus depuis l'implantation de l’œuf
fécondé jusqu’au moment de l’accouchement
- Constitue le moteur qui doit expulser le produit de conception (contractions
utérines).
- Au point de vue portions:
- 3 Parties: + Col
- + Corps
- + Isthme reliant les 2 portions, pendant la grossesse-→segment inférieur
de l’utérus.
❖ Au point de vue tunique
=➔3 tuniques: - externe: séreuse ou péritoine ou périmètre
- moyenne: musculeuse ou myomètre
- muqueuse: Endomètre
❖ Le col utérin: - orifice externe
- orifice interne
- canal cervical, tapissé d’une muqueuse sécrétant →glaire cervicale
- longueur : plus au moins 4cm
❖ Le col fixé au vagin--→dôme vaginal -- déterminant: 2 culs de-sac latéraux, 1 cul-de –
sac antérieur et 1cul-de-sac postérieur plus profond.
❖ L’isthme: fine portion de l’utérus réunissant corps et col utérins;
❖ Au cours de la grossesse:
❖ Segment inférieur, couche mince , hauteur 10cm, lieu d’hystérotomie pendant la
césarienne
❖ Myomètre: 3 couches fibres musculaires
-externe longitudinale
-plus interne: circulaire
-entre les 2: plus épaisse: pléxiforme
❖ forme: cône souvent
- sommet: col
- Extrémité base: cornes utérines
2 trompes utérines, trompes de Fallope
=➔Canaux communiquant la cavité utérine à la cavité abdominale
- 3 portions:
❖ Interstitielle ( intra-murale) au niveau de la corne
❖ Isthme portion médiane, mince, grêle
❖ Ampullaire portion distale, plus large
-pavillon
- franges ( frange de Richard)
- 3 couches:
- Muqueuse avec des cils vibratiles battant principalement en direction de la cavité
utérine
- Musculaire (péristaltisme)
- Séreuse
. Ovaires
- Producteur des ovocytes (fonction exocrine)
- Producteur des hormones ( fonction endocrine)
- Reproduction: puberté à la ménopause
- Composition histologique: détail avec ovogenèse
❖ III. Vascularisation de l’appareil génital de la femme
❖ Artère utérine « ---- artère iliaque interne hypogastrique <---- aorte
❖ Trajet :- très proche du col (orifice interne)
- À coté passe l’uretère
NB: Attention au moment de chirurgie de l’utérus au niveau du col
- Branche descendante- vascularisation vaginale
- Branche ascendante-- anastomose avec a ovarique au niveau de la corne utérine
- A ovarique-- branche tubaires: arcade tubaire
Figure……..
❖ Récapitulons ensemble l’organisation de l’appareil génital féminin
Chapitre II
Eléments de la gamétogenèse
Généralités
✓ Gamétogenèse: processus à la formation des gamètes ( cellules germinales)
✓ Gamétogenèse dans le sexe masculin: spermatogenèse , dans le sexe féminin
ovogenèse
✓ Transformation des cellules souches
Gonocytes primordiaux-----→ gonade indifférencié
- sexe génétique XY ---- spermatogonie
- sexe génétique XX ---- ovogonie
✓ Cellule souche: diploïde comme cellule somatique
✓ Transformation cellules diploïdes en cellules haploïdes par:
- Méïose : double division cellulaire
- Méïose I : mitose réductionnelle---→ cyte I
- Méïose II : équationnelle ----→spermatide (spermatocyte II =→ spermatide
- =→ ovocyte II =====→ ovotide
I. Spermatogenèse
Objectifs:
-Connaître l’organisation anatomique du testicule
-Retenir les étapes conduisant à la formation des spermatozoïdes
- Décrire le contrôle hormonal de la spermatogenèse
- Comprendre la notion de fécondance
- Anatomie du spermatozoïde, cellule germinale adulte, mature
❖ Anatomie générale et organisations du testicule
-albuginée enveloppe, tissu protecteur de l’ovaire
-cloisons ou septa délimitant plus au moins 3OO lobules testiculaires
- Lobule, renfermant les tubules séminifères
- Tubule séminifère 2 à 4 dans chaque lobule
- Tissu interstitiel, tissu mésenchymateux dans lequel sont enfouis tubules
séminifères, représente 30% tissu testiculaire
De dans ----→ -vascularisation sanguine et lymphatique et terminaisons nerveuses
-autres cellules: cellules de Leydig, macrophages
- Tubes droits, en connexion avec tubules séminifères
- Rete testis , canalicules anastomosés en contact avec tubes droits
- Canaux efférents communiquent avec Rete testis et épididyme
- Epididyme communique avec le canal déférent
CROQUIS
❖ Cellules de Leydig ---→produisent l’hormones androgènes ( testostérone)
❖ Androgènes: -substance virilisante produite par glande endocrine
- plusieurs sources:
-thèque interne ( ovaire)
- glandes surrénales
- Testicules --- Testostérone
❖ Tubules séminifères siège de la spermatogenèse, la spermatogenèse dans la paroi de
tubule séminifère
- Épithélium séminal pluristratifié reposant sur lame basale
- Lumière du tubule: contenant les spermatozoïdes jeunes nageant dans le liquide
séminal.
-Cellules de la paroi testiculaire
❖ Cellule de Sertoli
❖ Cellules germinales aux différents types stades de différenciation
❖ Couche basale
- cellules myoïdes
- fibrilles de collagène type I et II
- Cellule à la base : cellules de Sertoli, cellule somatique
- Cellules germinales ( spermatogonies)
❖ Cellule de Sertoli
-anfractuosités contenant les cellules germinales enchâssées à différentes étapes de
différenciation
❖ Jonction : - en périphérie : jonctions serrées, solides, barrière hémato- testiculaire,
protection du système immunitaire
- En profondeur: jonctions communicantes, lâches assurant le couplage des activités
métaboliques des cellules;
- Cellules de Sertoli ont des gros noyaux
❖ Fonctions des cellules de Sertoli:
-rôle de soutien, composition de la paroi du tubule séminifère
-contrôle la migration des cellules germinales pendant la spermatogenèse
- Possèdent des récepteurs spécifiques FSH, Testostérone participent à l’ouverture des
jonctions serrées au moment voulu;
- Favorise la migration des cellules germinales
- Digestion cytoplasme non utilisé pendant le spermiogenèse.
❖ Production des cellules de Sertoli
- inhibine, contrôle hormonal spermatogenèse
- ABP androgène binding protein), substance qui se lie aux androgènes
- HAM ( hormone anti-müllérienne/ différenciation sexuelle.
- Autres: SCF ( Stem cell Factor), facteur de migration des gonocytes, Activine/
modulateur de la méïose ; nombreux facteurs de croissance/ IGF insuline like growth
factor)… FIGURE
❖ Récapitulons ensemble l’organisation du testicule humain.
❖ Déroulement spermatogenèse
- 2 étapes:
- spermacytogenèse: division cellulaire--→spermatogonies souches--
→spermatides
- Spermiogenèse ( cyto-différenciation) ----→ transformation, sans division
cellulaire, spermatides----→ spermatozoïdes adultes.
-La spermatogenèse se réalise au cours de 2 divisions méiotiques= Méiose= Méïose I
suivie Méiose II
Méïose I: Transformation par mitose réductionnelle
Spermatogonie---→ spermatocyte II
( diploïde) ( haploïde)
-Méïose II Transforme par mitose équationnelle
spermatocyte II ----------→ spermatide
(haploïde) (haploïde)
Spermiogenèse ( cyto-différenciation): transformation, sans division cellulaire:
spermatide-----------→spermatozoïde
NB: lors de la méïose, les cellules filles issues de 2 divisions successives restent reliées
entre elles pendant un temps par des ponts cytoplasmiques. Leurs tailles se réduisent et
leurs noyaux se condensent.
❖ Transformation des gonies aux gamètes
- La spermatogenèse commence effectivement à la puberté, persiste pendant toute la
vie de l’individu
- Les spermatogonies 2 types: jouant le rôle de cellules souches
- s’engageant dans le processus spermatogenétique
- Les spermatogonies s’engagent dans la voie de la phase d’accroissement en cessant de
se diviser, en se transformant en spermatocytes I à puberté. FIGURE
❖ Figure
❖ Spermiogenèse ( cyto-différenciation)
- Transformation, sans division cellulaire, des spermatides en spermatozoïdes.
❖ Après leur formation, les spermatozoïdes fixées sont largués dans la lumière du
tubule séminifère= spermiation.
❖ 4 phénomènes principaux distinguent la spermiogenèse:
- Une réorganisation du noyau
- Apparition et mise en place d’un acrosome
- Assemblage de la queue
- Élimination du surplus cytoplasmique.
❖ Réorganisation du noyau
- Chez spermatide jeune, la chromatine est dispersée dans le noyau
❖ Chez spermatides âgées ( spermatozoïdes) noyau condensé, prenant une forme
ovoïde , avec disparition des nucléoles. La chromatine est compactée. Condensation
générale du noyau assure la protection du matériel génétique porté par le
spermatozoïde.
❖ Formation de l’acrosome
- l’appareil de Golgi migre à l’un des pôles de la spermatide. Les vésicules golgiennes, par
coalescence, forment des granules pro-acrosomiques; en fusionnant, elles donnent
naissance à la vésicule acrosomique.
❖ Assemblage de la queue
- Centrosome ( centre organisateur) à l’origine proche de l’appareil de Golgi s’en écarte
pour se localiser au pôle opposé de celui où se transforme l’acrosome.
- Le centriole proximal reste accolé sur le noyau où il forme le complexe centriolaire
- En même temps il s’allonge les microtubules qui le constituent, forment 9 doublets
périphériques avec un doublet central ( complexe axonémal du flagelle
- Les mitochondries dispersées initialement dans le cytoplasme, s’accumulent en
périphérie de la future pièce intermédiaire en formant un manchon hélicoïdal autour
des fibres denses.
❖ Récapitulons ensemble sur images la spermiogenèse
❖ Elimination du surplus cytoplasmique. Les cellules de Sertoli dans lesquelles les
spermatides sont nichées digèrent le surplus de cytoplasme. Et le spermatozoïde
prend sa forme effilée.
==➔Contrôle de la spermatogenèse
-l’axe hypothalamo-hypophysaire contrôle principalement la spermatogenèse et la
production de la testostérone ( hormone mâle)
- Les cellules somatiques ( cellules de Sertoli et cellules de Leydig) cellules cibles de la
FSH et de la LH.
❖ Les cellules de Leydig sont sensibles à la LH. Sa fixation sur les récepteurs spécifiques
stimule la production de la testostérone.
❖ Taux de testostérone circulante exerce un rétro-contrôle négatif (feed-back négatif
sur l’hypophyse et l’hypothalamus.
❖ Les cellules de Sertoli fixent la FSH. FSH fixée sur les récepteurs de Sertoli stimule la
production par la cellule de Sertoli de: ABP, divers facteurs de croissance, HAM (
Hormone anti-müllérienne ) et de l’inhibine.
❖ L’inhibine exerce un rétro-contrôle négatif sur l’hypophyse dans sa production de FSH.
❖ Autres contrôles dûs aux interactions des cellules testiculaires
- Interactions stimulatrices
- Interactions inhibitrices entre les cellules testiculaires.
❖ Récapitulons ensemble le contrôle de la spermatogenèse
[Link] spermatozoïde
❖ Le temps nécessaire à former des spermatozoïdes, à partir d’une spermatogonie A est
constant pour chaque espèce:
❖ Spermatogenèse environ 74 jours chez l’homme
❖ Phase de prolifération cellulaire: 27 jours
❖ Phase de maturation: 24 jours
❖ Phase cyto-différenciation ( spermiogenèse) : 23 jours
❖ Durée pour chaque stade sont constantes:
- Spermatocyte I durée : 23 jours
- Spermatocyte II durée : 1 jour
❖ Les cellules souches se divisent de manière périodique( entrent par vagues des
spermatogonies dans le processus de la spermatogenèse). Ces vagues successives
s’appellent Ondes spermatiques chez l’homme ceci s’effectue tous les 16 jours.
❖ Un homme adulte normal son spermatozoïde à:
- Tête avec un gros noyau, peu de cytoplasme, coiffée d’une calotte= acrosome
- Pièce intermédiaire, avec la spire mitochondriale
- Queue comprenant la pièce principale et la pièce terminale.
- La queue imprime la mobilité au spermatozoïde
- L’énergie pour cette mobilité est fournie par les mitochondries.
- Figure ………
❖ Récapitulons ensemble l’anatomie du spermatozoïde.
II. L’ovogenèse
❖ Évènements avant la fécondation et fécondation
❖ Avant la fécondation
1.1. Cycle ovarien
- A partir de la puberté la femme est soumise à un cycle menstruel régulier (cycle
menstruel)
- Le cycle menstruel est sous contrôle de l’hypothalamus
- Sous l’effet d’une hormone GnRH ( gonadotrophin releasing hormon)
Produite par l’hypothalamus, l-ante-hypophyse sécrète des gonadostimulines FSH (
Follicle stimulating Hormon) et LH ( luteinizing hormon) qui stimulent et contrôlent des
modifications cycliques de l’ovaire
-Au début du cycle ovarien, un certain nombre de follicules primordiaux ( 5 à 15
environs) commencent à proliférer sous l’influence de FSH.
-Normalement un seul de ces follicules atteint la maturité ( Follicule de Degraaf) et va
ovuler ( ponte ovocyte II), les autres dégénèrent et s’atrésient.
-Lorsqu’un follicule s’atrésie, l’ovocyte et les cellules folliculaires dégénèrent et
remplacés par du tissus conjonctif corpus albicans. La FSH stimule également les cellules
folliculaires se trouvant autour de l’ovocyte ( granulosa).
-La prolifération des cellules folliculaires est contrôlées par les facteurs 9 de croissance
et différenciation ( GDF-9) membre de la famille des facteurs B de croissance et
transformation ( TGFB) transforming growth factor B.
-Les cellules de la granulosa et de la thèque interne sécrètent de plus des Oestrogènes
qui déclenchent la phase folliculaire ou proliférative de l’endomètre; diminuent aussi la
viscosité de glaire cervicale.
-Le pic oestrogénique stimule la sécrétion de LH par l’hypophyse; celle-ci stimule de la
division méiotique I, début de méiose II et produit l’ovulation.
[Link]
- Les jours précédant l’ovulation, sous l’influence de FSH et LH,le follicule de Degraaf
subit une croissance pour atteindre un diamètre 15mm;
- L’ovocyte I encore diploïde reprend et termine la méiose I;
- A la surface de l’ovaire apparaît une petite surélévation centrée par un point
avasculaire dénommé stigma;
- Une forte concentration de LH stimule la collagénase qui va digérer les fibres de
collagène entourant le follicule;
- Suite à la FSH, le taux de prostaglandine augmente, créant la contraction musculaire
dans la paroi de l’ovaire, puis expulsion de l’ovocyte ( ovulation).
1.3. L’ovocyte après la ponte à:
- Un noyau
- Cytoplasme
- Membrane plasmique
- Zone ou membrane pellucide
- Espace périvitellin contenant premier globule polaire( GP1)
- Corona radiata
- Durée de vie de l’ovocyte 24h
- C’est la plus grosse cellule qui existe dans le corps humain
- Cellule immobile, haploïde
1.4. Capture de l’ovocyte
- La capture de l’ovocyte II, le gamète femelle haploïde destiné à la fécondation se fait
au moment de l’ovulation. L’ ovocyte entouré de corona radiata et de quelques
cellules de la granulosa, capturé par les franges tubaires qui balayent constamment la
surface des ovaires, particulièrement la frange de Richard.
- Le circuit du liquide péritonéal des trompes, le péristaltisme tubaire et les battements
des cils vibratiles de la muqueuse tubaire facilitent la pénétration de l’ovocyte dans la
jonction terminale de l’ampoule tubaire, endroit où s’accomplit la fécondation.
1.5. Corps jaune
- Après l’ovulation, les cellules folliculaires restantes, sous l’effet de la LH, deviennent
une glande qui sécrète essentiellement la progestérone, mais aussi peu
d’oestrogènes, c’est le corps jaune progestatif ou menstruel ou encore période.
- il a une durée de vie de 14 jours chez toutes les femmes
- La progestérone et les Oestrogènes sécrétés par le corps jaune amènent l’endomètre
à son stade progestatif ou sécrétoire, le préparant à l’implantation de l’œuf.
1.6. Corpus albicans
- En l’absence de fécondation, le corps jaune atteint son développement maximal, puis
diminue rapidement de taille et se transforme en une masse de tissu fibreux cicatriciel, le
corps jaune albicans. En même temps , la sécrétion de progestérone diminue et
provoque les régles ( hémorragie de privation).
- Si la fécondation a eu lieu, le corps jaune persiste et la LH est sécrétée par le
trophoblaste. Le corps jaune continue à grossir et s’appelle, corps jaune gravidique. Il
continue à sécréter la progestérone et les œstrogènes.
❖ Chapitre III La fécondation
Objectifs:
- Expliquer le transit des spermatozoides dans le tractus génital féminin
- Expliquer les phénomènes fécondance et capacitation
- Décrire les différentes étapes de la pénétration du spermatozoïdes dans l’ovocyte
- Expliquer les conséquences de la pénétration du spermatozoïde dans l’ovocyte
- Rappeler quelques applications cliniques découlant de la fécondation
[Link] fécondation
- Ensemble des processus qui conduisent à la rencontre des gamètes ( ovocyte et
spermatozoïde) et à leur fusion et qui aboutissent à la formation d’un œuf fécondé ,
zygote ou encore ovule à l’origine d’un nouvel individu avec un génome unique.
2.2. Insémination
- Au moment de l’éjaculation, l’homme dépose dans le vagin environ 2 à 5 ml de sperme.
Le sperme normal contient environ 60 à 100 millions de spermatozoides par ml de
sperme.
- Le vagin a un pH acide (pH= 4,5). L’acidité rend ce milieu hostile à la survie des
spermatozoïde . Plusieurs d’entre eux vont être tués. Quelques survivants encore
mobiles vont chercher asile dans le canal cervical, milieu à pH alcalin à cause de la
présence de la glaire cervicale
- La sécrétion de la glaire cervicale commence dans les jours qui précèdent l’ovulation, le
mucus glaire cervical a les caractères le plus favorables à la montée de spermatozoides
dans les voies génitales à la femme abondance, viscosité faible, pauvreté en leucocytes
pH alcalin, richesse en eau, en électrolytes et en acides animés).
- La glaire cervicale forme un réseau de maille dont la perméabilité varie en fonction
du cycle menstruel ( maximale en période pré-ovulatoire). Les cryptes de la
muqueuse cervicale constituent un réservoir de spermatozoïdes qui sont libérés
régulièrement par groupe.
- Les spermatozoides parcourent rapidement le trajet entre le vagin et l’ampoule
tubaire. Propulsés à contre courant des battements des cils et des sécrétions
tubaires, les spermatozoides progressent activement par la queue dans les voies
génitales féminines où ils peuvent survivre pendant 2 à 3 jours
- Pendant ce parcours, plusieurs spermatozoides sont éliminés, seulement quelques
centaines parviennent jusque dans le tiers externe des 2 trompes, lieux de la
fécondation.
2.2. Capacitation la capacitation des spermatozoides
- La capacitation est une transformation subie par les spermatozoides, au moment où
le transit tubaire est entrain de s’effectuer par eux.
- Elle rend les spermatozoides aptes à la fécondation. Chez de nombreux mammifères,
chez l’homme, les spermatozoïdes doivent séjourner plusieurs heures dans le tractus
femelle pour pouvoir féconder l’ovocyte
- La capacitation peut s’opérer aussi par incubation dans un milieu physiologique
artificiel.
- La capacitation n’entraîne aucun changement de la structure du spermatozoïde. Dans
l’épididyme, les spermatozoides ont acquis un pouvoir fécondant, la fécondance qui
le rend potentiellement aptes à féconder l’ovocyte.
- Toutefois ce pouvoir de féconder ne peut effectivement s’exprimer qu’après un
passage dans les voies génitales femelles où le phénomène de capacitation va se
produire.
- Chez les humains, la capacitation commence au niveau de l’endocol utérin, en contact
avec la glaire cervicale, mais se poursuit aussi jusqu’au niveau des trompes utérines
- Les spermatozoïdes ne sont capacités qu’en l’absence du plasma séminale provenant
des sécrétions émises par l’épididyme, les vésicules séminales et prostate.
- La capacitation consiste en l’enlèvement d’un facteur décapitant, de nature
glycoprotéique, déposé à la surface de la tête des spermatozoides présents dans le
tractus génital mâle ( épididymes, vésicules séminales) et stabilisent sa membrane
cytoplasmique;
- La capacitation est réversible: on peut décapiter les spermatozoides en les
remplaçant dans le plasma séminal.
2.3. Conséquences de la capacitation
-l’activation de la mobilité du spermatozoïde avec
l’augmentation de la motilité du spermatozoïde
- La stabilisation des membranes plasmiques et acrosomiale externe préparant la
réaction acrosomique.
La durée de la capacitation varie selon les espaces. Chez l’humain, elle est de 6 à 7
heures.
2.4. Réaction sur le spermatozoïde, suite à la capacitation
❖ Modification au niveau des structures membranaires
- Élimination de protéines liées qui possèdent une affinité vis-à-vis de glucanes
présentes dans les voies génitales de la femme
- Élimination de molécules de cholestérol par l’albumine et HDL provoquant des
modifications dans le rapport phospholipides/ cholestérol membranaires
❖ Modification des chaines oligosaccharides de glycoprotéines transmembranaires
par des enzymes qui sont présentes dans le tractus génital féminin.
- Toutes ces modifications ont pour conséquence (augmentation de la perméabilité des
membranes aux ions , notamment l’ion Ca++ et la fluidité membranaire.
- En même temps, ces modifications provoquent le démasquage des sites qui
interviendront dans les interactions avec l’ovocyte, ce qui rendra possible , en
particulier le phénomène de la réaction acrosomique.
❖ Modification moléculaire
- Succession d’activations
A cause des changements qui affectent les constituants membranaires, en particulier
ceux relatif à l’élimination de cholestérol, un influx d’ions Ca++ induit une succession
d’activations. Elle fait intervenir l’AMPc (pour adénosine monophosphate cyclique), la
protéine-kinase A ( PKA) , des tyrosines kinases qui provoquent l’activation de protéines
spécifiques en bout de chaines , certaines d’entre elles modifient le comportement des
constituants micro tubulaires du flagelle.
- Modification de la mobilité spermatozoïdes l’activation des constituants cytosquelettes
se manifeste par un changement du mode de déplacement de spermatozoides qui se
traduit par un état d’hyperactivation. L’amplitude des battements flagellaires se modifie,
les spermatozoides abandonnent leur progression linéaire au bénéfice d’une nage plus
au moins circulaire se terminant par un déplacement erratique qui favorise une
meilleure pénétration dans le milieu aqueux.
2.5. Traversée des enveloppes ovocytaires par les spermatozoïdes
- A la fin de la migration, quelques spermatozoides environ 100 à 300 se trouvent dans
l’ampoule de la trompe, lieu de fécondation.
- Les cellules de la granulosa et celles de la corona radiata sont enrôbées par une
matrice extra-cellulaire riche en acide hyaluronique.
- Cette matrice sera dégradée par des enzymes, les spermatozoides peuvent
maintenant traverser les assises et se trouver en face de la zone pellucide.
❖ Fixation des spermatozoides à la zone pellucide
- La zone pellucide composée des complexes macromoléculaire fibrillaires. Les espaces
contiennent de la l’acide hyaluronique, les complexes sont formés par des chaines des
séquences répétées ZP3, ZP2 reliées entre elles par ZP1
❖ La fixation acrosomique
- La réaction acrosomique chez l’humain intervient après la fixation du spermatozoides
à la zone pellucide par ZP3
- La réaction acrosomique ne se réalise que sur les spermatozoides capacités
- La réaction acrosomique extériorise la membrane interne de l’acrosome sur laquelle
est lié l’acrosine
La membrane interne de l’acrosome devient la membrane recouvrant la tête du
spermatozoide.
- l’acrosome ( acrosine) détruit la membrane pellucide et la poussée mécanique due
aux mouvements flagellaires introduit le spermatozoïde dans l'espace périvitellin
❖ Liaison à la membrane plasmique de l’ovocyte et fusion
- Les mécanismes de reconnaissance membranaire qui conduit à la fusion des gamètes
sont moins zoo-spécifiques que ceux se rapportent aux interactions entre les
spermatozoides et la membrane pellucide.
- La membrane ovocytaire fusionne avec une zone précise et limitée de la membrane
du spermatozoïde (région équatoriale) qui n’a pas été modifiée par la réaction
acrosomique.
- La fusion des membranes des gamètes permet la pénétration de la totalité du
spermatozoïde dans le cytoplasme de l’ovocyte;
- l’entrée du spermatozoides dans le cytoplasme ovocytaire porte le nom de spermie.
- L a fusion des membranes plasmiques des gamètes déclenche l’activation de
l’ovocyte, conduit à la réaction corticale, à l’achevèment de la méïose II et à la
formation des pro-noyaux (pronucleus mâle et pronucleus femelle) qui commencent
le développement.
❖ Réaction corticale
-la fusion de gamètes permet les enzymes des granules corticaux de restructurer de
glycoprotéines de la zone pellucide (durcissement) qui devient imperméable à d’autres
spermatozoides
- Dans des rares cas, 2 ou plusieurs spermatozoides peuvent pénétrer dans le
cytoplasme de l’ovocyte, polyspermie qui aboutira à la polyploïde
- les pronucléus mettent ensemble leur matériel génétique et constituent un seul
noyau. Le mécanisme s’appelle amphimixie ou caryogamie. La présence des
chromosomes des 2 pronucleus sur la plaque équatoriale est désigné par le terme
syngamie.
❖ Conséquence de la fécondation
- Détermination du sexe chromosomique par le spermatozoïdes
- Réactivation de l’ovocyte bloqué en méïose II, ce qui déclenche une série
d’évènements marqués par l’achèvement de la méïose II, la formation des pronoyaux
et l’expression du nouveau génome. Ainsi que le commencement du développement
(segmentation)
- Restauration de la diploïde
❖ Applications pratiques
- Stérilité:
- Insémination artificielle: --→sperme du conjoint
-→ sperme du donneur
Fécondation in vitro et transfert d’embryon
- FIV
- FIVETE
Injection intra cytoplasmique du spermatozoïde (ICSI)
❖ Contraception
❖ Contraception destinée à la femme
- Contraception masculine
- Contraception du couple mari et épouse
Polyploïdie « ------ polyspermie
Chapitre 4 :Evènements de la première semaine du développement
• Plan
I. Généralités
• II. Evènements: Modifications du tractus génital féminin provoquées par la grossesse
débutante
• Segmentation, compaction et naissance de morula
• Formation du blastocyste
• Eclosion de l’œuf
• Migration tubaire
III. Récapitulons ensemble les évènements de la deuxième semaine sur images
IV. Applications cliniques
-Implantation ectopique
-Cellules souches
• Deuxième lecture des évènements de la 1 ère semaine du développement sur image
• Objectifs
1. Expliquer les modifications du tractus génital féminin provoquées, par la grossesse
débutante
2. Décrire les phénomènes segmentation, compaction et naissance de la morula
3.Décrire la formation du blastocyste
[Link] les phénomènes de l’éclosion de l’œuf
5.Décrire les mécanismes de la migration de l’œuf
[Link] quelques applications cliniques découlant de l’étude des évènements de la
première semaine du développement.
• Généralités
La première semaine du développement, suivant la fécondation, commence avec la
première division du zygote ( segmentation). L’œuf fécondé (zygote) dans le tiers externe
de la trompe y poursuit son développement de manière autonome, libre nageant dans le
fluide tubaire. Cette période du développement est singulière, appelée pré-
implantatoire.
En même temps que cet œuf continue son développement, il fait un déplacement (
migration) en direction de la cavité utérine.
Cet œuf peut être aussi cultivé aujourd’hui en dehors de l’organisme de la femme (
fécondation in vitro).
• La date de la fécondation est considérée comme date du début du développement,
elle donne l'âge réel de l’embryon et de la grossesse.
La date de la fécondation est souvent difficile à préciser (sauf en cas de fécondation in
vitro).
En clinique, on se réfère toujours à la date des dernières règles pour dater une grossesse.
Dans ce cas, on considère le premier jour du début des dernières règles comme le jour
du début de la grossesse. On sait pertinemment bien que ceci est faux, puis-que la phase
menstruelle et pré-ovulatoire qui durent 14 jours pour un cycle régulier de 28 jours,
précède la fécondation, le début réel du développement de l’œuf fécondé. Cette façon
de dater une grossesse surestime l'âge de 2 semaines, période où la grossesse n’existe
pas encore. Ainsi, lorsqu’on détermine l'âge réel de l’embryon à partir de la fécondation,
on parle en terme de semaines de développement (SD). Tandis qu’avec le début de la
grossesse fixé au premier jour des dernières règles, on parle en terme de semaines
d’aménorrhée (SA).
Chez l’humain, la grossesse dure 38 semaines de développement (SD),
équivalent à 40 semaines d’aménorrhée (SA).
II. Evènements de la première semaine du développement
• Les modifications du tractus génital féminin provoquées par la grossesse
débutante
L’endomètre, couche hormonodépendant qui tapisse la cavité utérine, après
l’ovulation et la fécondation, se trouve sous le contrôle hormonal de la progestérone
principalement, mais aussi à degré moindre à celui des Oestrogènes, hormones
sécrétées par le corps jaune.
La progestérone prépare l’endomètre qui doit accueillir l’œuf pour sa nidation. Les
modifications de l’endomètre se répètent à chaque cycle au cours de chaque seconde
phase du cycle ovarien, qui prépare l’endomètre à une éventuelle nidation.
L’action conjuguée des œstrogènes et de la progestérone est responsable de
la transformation de l’endomètre, mais aussi des organes cibles du tractus génital de la
femme.
Au niveau de la muqueuse utérine (endomètre), il s’agit des transformations définissant
les trois phases successives, phase menstruelle, phase proliférative et phase sécrétoire
du cycle endométrial (utérine).
L’épaisseur de l’endomètre augmente durant la phase proliférative et s’accompagne d’un
aspect tortueux des glandes qui sécrètent un mucus riche en glycogène, caractéristique
de la phase sécrétoire. Au niveau des autres organes du tractus génital de la femme, on
observe au niveau des trompes utérines, les cellules ciliées en nombre croissant, les
battements des cils amplifiés et la contractilité de la musculeuse tubaire augmentée.
2. Segmentation, compaction et formation de la morula
Au moment de la segmentation ou clivage, lorsque le zygote atteint le stade de 2
cellules ( blastomères), il subit une série des divisions mitotiques. On assiste à une
augmentation du nombre de cellules. Toutes ces mitoses se déroulent à l’intérieur de
l’œuf qui est encore enveloppé par la membrane ou zone pellucide. Ces cellules
deviennent plus petites à chaque division, tandis que la taille de l’enveloppe, reste
voisine de celle de l’ovocyte fécondé.
Jusqu’au stade de 8 blastomères, elles forment une masse cellulaire lâche Après la
troisième division, les espaces intercellulaires se resserrent étroitement. Le phénomène
est appelé, compaction . Elle isole les cellules centrales, qui communiquent par des
larges espaces interstitiels des cellules périphériques. Au 3ème jour suivant la
fécondation, une nouvelle division cellulaire (16 blastomères) donne la morula qui a
l’aspect d’une petite mure ( fruit du murier).La masse cellulaire centrale (macromères)
forme le bouton embryonnaire ou embryoblaste. La couche cellulaire périphérique va
donner le trophoblaste ou trophectoderme qui formera le placenta.
Il est à noter que toute les divisions des blastomères ne sont pas accompagnées de
l’accroissement, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de synthèse cytoplasmique nouvelle.
Ainsi, l’œuf pendant toute la segmentation est entouré de sa membrane pellucide, garde
sa taille de l’ovocyte fécondé.
Les premières divisions de segmentation qui se passent dans la trompe utérine, sont
extrêmement lentes, asynchrones et concernent l’ensemble de l’œuf (segmentation de
type holoblastique).
L’embryon des mammifères, également celui de l’humain possède très de matériel
moléculaire nécessaire aux premières divisions cellulaires à la différence d’autres
espèces qui en ont en réserve. C’est pour cette raison que les deux premiers cycles de
division de segmentation ne se produisent respectivement qu’au bout de la 30ème et de la
40-50ème heure, puis environ toutes les 20 heures entre 2 mitoses jusqu’au 4ème jour
après la fécondation. Le stade de 8 blastomères où se manifeste le phénomène de
compaction est atteint à 60 heures et ce n’est qu’au 4ème sous après la fécondation que
les stades. 12-16 blastomères, correspondant à la formation d’une morula, sont
observés.
Dans l’espèce humaine, les premières divisions des blastomères sont caractérisées par
leur asynchronisme, si bien que le nombre de blastomères ne suit pas une succession
4,8,16,32,64 etc…. Et l’embryon peut contenir n’importe quel nombre intermédiaire des
cellules. Le plan de clivage rotationnel holoblastique méridien puis, lors de la deuxième
division, l’un de blastomères se divise selon ce même plan, tandis que l’autre adopte un
plan, perpendiculaire à ce dernier, c’est-à- dire équatorial. La division holoblastique
indique une division étendue à la totalité de la cellule. Enfin, les divisions sont
asymétriques aboutissant à cellules filles de diamètre inégal ( micromères et
macromères).
Les blastomères sont des cellules essentiellement diploïdes, avec un génome mixte
(d’origine paternelle et maternelle), mais un cytoplasme d’origine ovocytaire, riche en
transcrits maternels (ARNmessagers produits au moment de l’ovogenèse.
Jusqu’au stade de 4 blastomères, il n’y a pas d’activité de transcription zygotique.
Le zygote et les premiers blastomères ne produisant pas l’ARN mais peuvent assurer la
réplication de leur ADN. A ce stade, les cellules disposent, par l’héritage ovocytaire, des
composants de l’appareil traductionnel indispensables pour la synthèse protéique. Ils
utilisent d’abord les ARN hérités ( transcrits maternels) pour assurer leurs premières
divisions.
La transition entre le contrôle maternel et embryonnaire de l’activité génomique se
fait progressivement après la dégradation des transcrits maternels.
Jusqu’au stade de 8 blastomères, les cellules sont totipotentes, capables d’exprimer la
totalité du programme génétique et de participer à l’édification de tous les tissus extra
et intra- embryonnaires.
La totipotence est liée à l’expression des gènes de la famille Oct (octamères).
La compaction signe l’apparition de 2 populations cellulaires de même origine et
de destinations différentes ( lignage). Les cellules apolaires se placent au centre de la
morula et donnent la masse cellulaire interne ou bouton embryonnaire. Cette
différenciation signe la perte de la totipotence des blastomères qui commencent une
période dite pluripotente avec une expression préférentielle du génome d’origine
paternelle dans le trophoblaste et génome d’origine maternelle dans la masse cellulaire
interne ( empreinte génomique).
3. Formation du blastocyste
La cavitation de la morula transforme celle-ci en blastocyste. En effet, un moment
où l’œuf parcourt le transit de la trompe utérine, immergé dans le fluide tubaire, le
pompage osmotique( pompe Na+/K+- Atpase) provoque une entrée de sodium et d’eau
à l’intérieur de la morula. Se constituent ainsi de microcavités qui confluent et creusent
vers J 5 ( jour 5), la première cavité embryonnaire le blastocèle. La morula prend
désormais le nom de blastocyste ou blastula. L’augmentation des fonctions étanche sur la
face latérale des cellules trophoblastiques renforce leur étanchéité et isole le
blastocyste. De sorte, le blastocèle en expansion sépare le trophoblaste du bouton
embryonnaire. Le trophoblaste présente alors une zone polaire( en contact avec la
masse cellulaire interne) et une zone murale (en contact avec le blastocèle).
A ce stade du développement, on peut considérer que l’un des axes de polarité
embryonnaire est mis en place dans la mesure où selon leur position dans le bouton
embryonnaire, les territoires cellulaires seront situés soit dans la future région dorsale (
cellules du bouton embryonnaire situées en contact avec le pôle trophoblastique) , soit
de façon opposée, en région ventrale ( cellules du bouton bordant les blastocèles). A ce
moment, le blastocyste est encore enfermée dans l’enveloppe, constituée par la
membrane pellucide.
4. Migration de l’œuf en développement
Au moment où le développement de la morula et sa transformation en blastocyste
se réalisent, cette sphère de cellules en multiplication se déplace le long des voies
génitales de la femme( trompe utérine) en direction de la cavité utérine.
Du tiers externe de la trompe, lieu où s’est accomplie la fécondation, l’œuf est
transporté vers la cavité utérine. Trois facteurs interviennent dans le mécanisme de
cette migration, à savoir:
- Les battements des cils de l’épithélium tubaire, en direction de la cavité utérine,
- Un flux de liquide péritonéal causé par les mouvements péristaltiques de la
musculeuse de la trompe;
- Et les péristaltismes tubaires eux-mêmes en tant que facteur.
Après 4 à 5 jours, le blastocystes complètement formé entre dans la cavité
utérine pour sa nidation. Entretemps la glaire cervicale qui avait facilité le passage des
spermatozoïdes dans la cavité utérine, sous l’effet de la progestérone s’est épaissie,
ferme le canal cervical.
L’œuf présent dans la cavité utérine y reste emprisonné.
Pendant le transit, les besoins nutritifs sont garantis par l’environnement extra-
cellulaire qui est riche, notamment en glucose, glycogène et acides animés.
5. Eclosion du blastocyste
Au 5ème jour environ, le blastocyste se libère de la zone pellucide, ce qui
correspond à l’éclosion ou ‘’hatching’’ pour les anglo-saxons. Deux mécanismes
contribuent à l’éclosion:
-
• - l’action d’une enzyme qui est produite par les cellules du trophoblaste
(trophectoderme), la trypsine, protéase de type trypsinique), qui dégrade la zone
pellucide. La dégradation de la zone pellucide peut s’observer au microscope par
l’amincissement progressif;
- l’augmentation de la pression intra-cavitaire du blastocèle. Cette pression ne progresse
pas de façon linéaire, elle comporte cependant des oscillations sous la forme de
contractions d’expansion rythmique, mesurables par les variations de la taille du
blastocyste.
•
Une brèche se forme ainsi au pôle ab-embryonnaire. Après l’éclosion, les cellules
trophoblastiques tapissant la surface du blastocyste peuvent interagir avec l’endomètre
et commencer la nidation.
III. Récapitulons ensemble les évènements de la première semaine du développement
sur images,
Bien observer les images, Identifier chaque image, commentez chaque image en
donnant la légende à la place prévue.
Segmentation
Migration
IV. Quelques applications cliniques
1. Implantation ectopique de l’œuf
L’œuf peut parfois s’implanter en une situation aberrante parce que sa migration
est ralentie le long de la trompe utérine. Cette implantation anormale a lieu le plus
souvent dans la trompe elle-même, mais d’autres localisations peuvent être observées
comme dans la cavité péritonéale ou l’ovaire.
Dans ces cas , on parle de grossesse abdominale et ovarienne. Elle est dite primaire, si la
fécondation s’est accomplie dans la cavité abdominale et dans l’ovaire même. Et
grossesses abdominale et ovarienne secondaires, lorsque la fécondation de cette
grossesse s’est réalisée dans la trompe utérine, mais son développement se passe dans
la cavité abdominale, dans l’ovaire. Un accident quelconque aura permis cet œuf
fécondé de se retrouver, soit dans l’abdomen ou, soit dans l’ovaire, sites inhabituels.
Pareilles grossesses n’arrivent pas à terme car cette implantation anormale ne permet
pas à un développement embryonnaire satisfaisant. De plus l’infiltration de ces
structures par le trophoblaste est capable de provoquer une hémorragie mettant en jeu
le pronostic vital maternel.
Chapitre 5 : Evènements de la deuxième semaine du développement
• Généralité
La deuxième semaine du développement embryonnaire est marquée
principalement par 3 évènements fondamentaux:
• L’implantation du blastocyste dans l’endomètre
• La transformation simultanée du blastocyste en embryon didermique avec ses
cavités annexes
• Début de production de l’hormone chorionique gonadotrophine (HCG) par le
trophoblaste
II. Evènement de la deuxième semaine du développement en première lecture
[Link] du blastocyste
L’implantation du blastocyste ou nidation de l’embryon dans l’organisme maternel est
une étape fondamentale dans le développement chez des nombreuses espèces,
notamment chez les humains. L’implantation .se réalise dans l’endomètre. Celui –ci, suite
à l’implantation, subit des transformations, particulièrement la réaction déciduale.
1.1 Implantation proprement dite
Pour s’implanter, le blastocyste après sa pénétration dans la cavité utérine doit se
débarrasser de son enveloppe, la membrane ou zone pellucide (éclosion). La glaire
cervicale, transformée en bouchon muqueux sous l’action de la progestérone, ferme le
canal cervical et garde captif le blastocyste dans la cavité utérine.
Après un séjour de près d’une semaine de vie libre , l’œuf en développement au stade de
blastocyste doit obligatoirement établir le contrat avec l’endomètre qui se trouve en
phase sécrétoire du cycle menstruel. Dans un premier temps, le blastocyste réalise
l’apposition sur la muqueuse utérine, sans s’y accoler. Il est tout à fait possible, à ce stade
d’éliminer l’œuf par un simple lavage.
Le contact du blastocyste avec l’endomètre se fait du côté de son pôle embryonnaire.
Dans le cas contraire, la nidation sera dans l’incapacité de s’accomplir, ensuite, le
blastocyte se fixe à l’endomètre (adhésion) avec lequel il va interagir. Le blastocyste
adhère à l’endomètre ne peut, cette fois être éliminé de la cavité utérine par simple
lavage. Ce contact étroit avec l’endomètre, le blastocyste l’établit avec le trophoblaste du
pôle embryonnaire.
Les cellules trophoblastiques prolifèrent au niveau de la zone d’adhésion et les plus
superficielles deviennent des cellules syncytiales. A ce niveau, le trophoblaste se
différencie en deux couches bien distinctes:
Le cytotrophoblaste ou cellule de Langhans, constitué de cellules bien individualisées, les
seules capables de proliférer et assurer le renouvellement des cellules trophoblastiques,
et le syncytiotroblastes qui est un syncytium, c’est-à-dire un tissu multi-nucléée sans
limites cellulaires distinctes. Le syncytiotrophoblaste recouvre le cytotrophoblaste
(cytotrophoblaste couche interne et syncytiotrophoblaste couche externe).
Plus tard, cette différenciation commencée au lieu d’implantation (pôle embryonnaire du
blastocyste) s’étendra à toute la circonférence du trophoblaste.
Enfin vient l’invasion et enfouissement du blastocyste. En effet, la masse syncytiale
trophoblastique en prolifération s’infiltre entre les cellules épithéliales de la muqueuse
utérine, après émission de ses enzymes protéolytiques qui détruisent l’endomètre en
formant une brèche à travers laquelle le blastocyste s’insinue et pénètre dans
l’endomètre sans dépasser la membrane sous –endothéliale( sous-muqueuse utérine).
Au moment où le blastocyste est totalement enfoui dans la sous- muqueuse utérine, la
brèche est oblitérée provisoirement par le bouchon ou caillot fibrineux.
La muqueuse utérine ne présente qu’une période limitée de réceptivité maximale à
l’embryon appelée « fenêtre implantatoire. Cette période se situe entre le 19ième et le
24ième jour chez la femme qui connait des cycles réguliers de 28 jours ou soit entre le
6ième et le 10ième jour après le pic LH (luteinizing hormon).
Il se creuse dans le syncytiotrophoblaste des lacunes. Celles-ci après confluence, elles
s’unissent pour constituer la chambre intervilleuse du placenta.
La brèche épithéliale qui a permis la pénétration du blastocyste dans l’endomètre,
provisoirement fermée par le bouchon fibrineux commence à se réparer par
prolifération des cellules épithéliales avoisinantes. A la même période le
syncytiotrophoblaste érodé les capillaires endométriaux et du sang maternel entre dans
les lacunes.
Ces derniers confluent en une cavité unique, limitée par le syncytiotrophoblaste, la
chambre intervilleuse.
L’implantation qui se fait par l’érosion et l’infiltration à travers la muqueuse utérine est
appelée implantation ou nidation interstitielle.
1.2. Réaction déciduale, formation des caduques
En réponse à l’implantation du blastocyste, les cellules du stroma de l’endomètre se
transforment. Elles deviennent volumineuses et pâles. Elles sont chargées de glycogène
et de gouttelettes lipidiques. Ce type de cellules apparaissent surtout dans la couche
superficielle de l’endomètre et à un moindre degré dans la couche moyenne contenant
les vaisseaux spiralés.
Cette transformation endométriale est connue sous le nom de réaction déciduale. Elle
commence aux abords de l’œuf implanté, elle s’étend progressivement à toute la
muqueuse utérine.
Le développement de l’embryon et la cavité amniotique, au 2ème mois, impriment une
courbure à la surface de la cavité utérine qui délimite 3 zones distinctes dans la
caduque. La lame d’endomètre surélevée par l’embryon correspond à la caduque
réfléchie ( capsulaire ou ovulaire) siégeant entre l’œuf et la cavité utérine; la caduque
située entre l’œuf et la paroi utérine appelée caduque basilaire, elle donnera plus tard
la partie maternelle du placenta; et le reste de l’endomètre, la caduque pariétale ou
utérine.
Beaucoup plus tard, la caduque réfléchie et la caduque pariétale vont s’affronter et
fusionner, au moment de l’oblitération de la cavité utérine.
2. Transformation du blastocyste en disque embryonnaire didermique et formation des
sphères creuses annexes
Pendant la 2ème semaine du développement, le blastocyste subit des transformations qui
vont aboutir à la formation d’un disque embryonnaire didermique. Simultanément, il se
constitue également les cavités annexes.
2.1. Formation du disque embryonnaire: embryon didermique
Au cours de la 2ème semaine, le développement embryonnaire poursuit son
évolution normale. Les cellules du bouton embryonnaire ( embryoblaste) s’organisent en
2 feuillets superposés séparés par la lame basale. Les 2 feuillets sont accolés et
constituent l’embryon ou disque didermique. La couche superficielle dorsale formée des
cellules cylindriques est appelée, épiblaste; tandis que la couche ventrale formée des
cellules cubiques constitue l’hypoblaste.
2.2. Formation des sphères creuses annexes
Il se forme aussi à la deuxième semaine du développement deux cavités autour de
l’embryon : la cavité amniotique et la vésicule vitelline (anciennement appelée
lécithocèle).
2.2.1. Formation de la cavité amniotique
Les cellules épiblastiques, non en contact avec la lame basale séparant l’épiblaste de
l’hypoblaste reçoivent des signaux BMP (Bone morphogenetic protein( BMP2,4) émis par
ce dernier, entre en apoptose. Seule ne subsiste qu’une couche limitant une cavité
liquidienne correspondant à la cavité amniotique. Les cellules du toit de cette cavité
prennent le nom d’amnioblastes et ensemble elles constituent la membrane amniotique.
Celle-ci s’interpose entre le liquide accumulé et la paroi trophoblastique. Le plancher de
la cavité amniotique est constitué par le feuillet épiblastique qui repose sur l’hypoblaste.
2.2.2. Formation de la vésicule vitelline
En position ventrale au moment où se constitue la cavité amniotique, se forme sous
l’hypoblaste une deuxième cavité appelée vésicule vitelline (anciennement lécithocèle)
primaire. Des cellules issues de l’hypoblaste et situées à la périphérie du disque
embryonnaire migrent le long de la paroi interne du blastocèle. Cette paroi jusqu’alors
est constituée par le cytotrophoblaste.
•
Cette migration résulte de l’intégration entre des intégrines exprimées à la surface des
cellules hypoblastique et des ligands de la lame basale synthétisée par les cellules du
cytotrophoblaste.
Une fine structure formée par ces cellules hypoblastique devient visible c’est la
membrane de Heuser où elle délimite la vésicule vitelline primaire. Une structure
réticulée lâche et acellulaire s’interpose dans l’espace située entre la membrane de
Heuser et le cytotrophoblaste en formant le réticulum extra-embryonnaire.
Peu après un nouveau tissu mésenchymateux, le mésoblaste extra- embryonnaire
apparaît et tapisse, suivant deux courants, les parois de la vésicule vitelline et de la cavité
amniotique, ainsi que la coque cyto- trophoblastique.
L’origine de ce mésoblaste extra-embryonnaire reste inconnue. Ce mésenchyme extra-
embryonnaire s’élargit et se creuse d’un espace liquidien, interposé entre la vésicule
vitelline et la cavité amniotique appelé, cœlome extra-embryonnaire.
Une nouvelle migration cellulaire, d’origine hypoblastique, refoule la vésicule vitelline
primaire au pôle abembryonnaire.
• La vésicule vitelline primaire est remplacée par une seconde cavité, appelée, vésicule
vitelline secondaire de taille plus petite que la vésicule primaire. Cette dernière, après
sa fragmentation, les résidus appelés kyste exocoelomique subsistent et sont
localisés, provisoirement avant leur disparition totale, dans la cavité extra-
embryonnaire ou cœlomique extra-embryonnaire.
En même temps, le cœlome extra-embryonnaire s’étend et forme une large cavité, la
cavité choriale. Le mésoblaste extra-embryonnaire qui tapisse la face interne du
cytotrophoblaste prend le nom de la plaque choriale.
• Le mésoblaste extra-embryonnaire n’occupe plus la cavité chorionique qu’un couloir
que l’on appelle pédicule embryonnaire ou pédicule de suspension ou encore
embryophore. Cette structure plus tard deviendra le cordon ombilical.
• Vers la fin de la deuxième semaine du développement, le disque embryonnaire
est représenté par deux disques accolés: le feuille épiblaste formant le plancher de la
cavité amniotique, laquelle continue à s’accroître et le feuillet hypoblastique qui
forme le toit de la vésicule vitelline secondaire.
Dans la région céphalique, le feuillet hypoblaste présente un léger épaississement que
l’on appelle plaque chordale. C’est une zone de cellules cylindriques qui adhèrent
intimement au feuillet épiblastique sus-jacent.
Afin de rendre facile l’apprentissage des évènements survenant à la deuxième semaine
du développement, il existe un moyen mnémotechnique résumé par la règle de deux. En
effet durant la semaine de deux:
• Le bouton embryonnaire se différence en 2 feuillets (embryon didermique)
-Epiblaste
-Hypoblaste
-La cavité du blastocyste (blastocèle) se modifie 2 fois avec la formation de:
-La vésicule vitelline primaire, puis
-La vésicule vitelline secondaire.
• Deux cavités hémisphériques englobant l’embryon
-La cavité amniotique (dorsale)
-La vésicule vitelline (ventrale)
-Le mésoblaste extra-embryonnaire est composé de 2 feuillets:
-Le feuillet pariétal au contact du trophoblaste
-Le feuillet viscéral au contact des cavités
• Le feuillet viscéral comprend 2 portions:
-La somatopleure extra-embryonnaire recouvrant la cavité amniotique et
-La splanchnopleure extra-embryonnaire recouvrant la vésicule vitelline.
• Le trophoblaste (trophectoderme) donne 2 couches distinctes:
-Le cytotrophoblastes
-Le syncytiotrophoblaste
3.Début de la sécrétion de la gonadotrophine chorionique (HCG) par le trophoblaste
Au moment où l’implantation s’effectue, concomitamment le trophoblaste se met à
secréter de gonadotrophines chorionique ( HCG) sont action est proche de celle de LH
(luteinizing hormon),stimule la sécrétion du corps jaune, assurer la pérennisation de
celui-ci sous forme de corps jaune gravidique.
Chapitre 6 : Évènements de la 3ème semaine
• Gastrulation
- La 3ème semaine du développement est marquée principalement par la gastrulation.
C’est une mise en place du disque embryonnaire tridermique ( feuillets embryonnaires
primitifs ( ectoblaste ou ectoderme,endoblaste ou endoderme, mésoblaste ou
mésoderme).
- Ces feuillets primitifs s’engagent dans une série de différenciation qui aboutit tout au
long de la période embryonnaire à la formation des organes en miniature ( ébauches)
et la mise en place des systèmes fonctionnels ( organogenèse).
----→Mécanisme de la gastrulation
- La gastrulation commence au début de la 3ème semaine du développement
embryonnaire.
- Elle commence par la mise en place de la ligne primitive . Se constitue le long de la
partie caudale de la ligne médiane du disque embryonnaire didermique, un
épaississement épiblastique.
- L’extrémité céphalique de la ligne primitive, nœud primitif ou nœud de Hensen,
formé par une légère sur élévation entourant une petite dépression.
- La ligne primitive établit les axes de l’embryon antérieur/postérieur, ventral/dorsal et
droite/ gauche.
- Les cellules de l’épiblaste au niveau de la ligne primitive prolifèrent, migrent et
s’invaginent au niveau de la ligne primitive entre l’épiblaste et l’hypoblaste en
formant les 3 feuillets.
- L’endoblaste remplace l’hypoblaste, ensuite se forme le mésoblaste par cette
deuxième vague des cellules épiblastiques faisant l’invagination et les cellules
épiblastiques restantes deviennent l’ectoblaste.
- L’invagination des cellules s’étend ensuite au niveau de l’embryon en direction
latérale et crâniale, deux zones ne sont pas envahies par le mésoblaste, elles restent
didermiques: la membrane pharyngienne en avant, la membrane cloacale en arrière.
- A partir du nœud de Hensen, des cellules mésoblastiques migrent à nouveau sur la
ligne médiane en direction crâniale pour former le mésoblaste axial qui donnera la
chorde ( notochorde).
• La chorde induit la formation de la plaque neurale au niveau de l’ectoblaste à côté
du mésoblaste axial.
• Le mésoblaste continue à proliférer dans l’ensemble de l’embryon pour former le
mésoblaste para-axial, le mésoblaste intermédiaire et le mésoblaste latérale.
• Le mésoblaste latéral se dédouble pour limiter le cœlome interne (intra-
embryonnaire) ébauche des cavités de l’organisme: cavité péritonéale, cavité pleurale
et cavité péricardique.
• L’internalisation des cellules qui vont former le mésoblaste se produit essentiellement
après la formation de l’endoblaste. En ce moment la ligne primitive marquée par le
recueil du nœud de Hensen vers la région postérieure.
• La régression de la ligne primitive en direction caudale s’effectue de telle sorte que
les territoires embryonnaires définitifs rostraux sont, mis en place plus précocement
que les territories de localisation plus caudale. Ce phénomène explique l’origine du
concept d’ AVANCE DE DEVELOPPEMENT de la région céphalique comparativement à
la region caudale du même embryon.
• Mésoblaste
- Mésoblaste axial, dans la région médiane--→chorde= notochorde→--- migration
cellule Nœud de Hensen
- Mésoblaste para-axial: de part et d’autre, symétriquement du mésoblaste axial
• Mésoblaste intermédiaire
• Mésoblaste latéral
• La région de la ligne primitive se continue jusqu’à sa disparition complète au niveau
d’un territoire plus uniforme,
• Bourgeon caudal
Membrane pharyngienne et membrane cloacale
- Le mésoderme se forme sur toute l’étendue du disque embryonnaire, sauf 2 zones qui
restent didermiques en avant: Membrane pharyngienne, en arrière; membrane cloacale
--→ 2 extrémités borgnes du tube digestif. Ouverture membrane pharyngienne: 4ème
semaine
Ouverture membrane cloacale: 7ème semaine
• Segmentation du mésoblaste para-axial
- A la fin de la 3ème semaine du développement embryonnaire, le mésoblaste para-axial
se segmente pour former les somites. Cette segmentation est métamérique. Elle
commence dans la région occipitale, se prolonge vers la région caudale. Il se forme 42
paires de somites.
• Devenir des mésoblaste différenciés
• Somites et dérivés: -→dermomyotome:-derme
• - muscle squelettique
--→ sclérotome: éléments squelette
• Mésoblaste latéral: ---→somatopleure intra-embryonnaire( au-dessus de
l’ectoderme) ----→splanchnopleure intra-embryonnaire au contact de l’endoderme
• Mésoderme intermédiaire -------- Reins
• Les 2 derniers ----- délimitent---- cœlome interne ou intra-embryonnaire
• NB: somatopleure------ développement des membres
• Différenciation de l’ectoderme
• Ectoderme de surface--→épiderme recouvrement de la peau+ glandes associées sein
organe de sens
• Endoderme --------→ épithélium du tube digestif et des voies respiratoires+ organes
annexes
• Evolution trophoblaste + villosité placentaire---→placenta
• Neurulation
- Formation du SN
- Commence à la fin de 3ème semaine
- La chorde mésoblastique induit la différenciation de l’ectoblaste sus –jacent-→plaque
neurale
- Plaque neurale s’invagine--- gouttière neurale
- Les berges de la gouttière constituent les crêtes neurales
- A la fermeture de la gouttière--- tube neural
- Les crêtes neurales migrent dans l’embryon
• Les cellules des crêtes neurales forment:
-Ganglions rachidiens (ou spinal)
-Ganglions sympathiques et parasympathiques
-Cellules de SCHWANN
-Méninges
-Mélanocytes médullosurrénales
-Plus grande partie des structures mésenchymateuses de la face
-Neuropores: antérieur= fermeture 26°jour
• postérieur= fermeture 28° jour
-Tube neural------→
----→Partie crâniale élargie-----→cerveau
---→Partie caudale ------→ moëlle épinière
Quatrième semaine à la 8ème semaine
Délimitation
- Délimitation de l’embryon par rapport aux annexes
- Disque embryonnaire tridermique, structure tubulaire ---→forme de l’embryon
humain
- 3 PLICATURES: 2 longitudinale: antérieur et postérieur
- 1 plicature latérale
• Délimitation postérieur
- Tube neural s’éffile
- Cavité amniotique comble le cœlome extra-embryonnaire
- Allantoïde-embryophore se déplacent en avant ventralement et médialement
- Vésicule vitelline ---→ incorporée dans l’embryon
- Intestin postérieur
NB: embryophore deviendra cordon ombilical
• Délimitation transversale
-les bords latéraux du disque correspondant à la zone de jonction amnio-ectodermique
situés de part et d’autre de l’axe dorsal médian, se déplaçant ventralement en direction
de vésicule vitelline II qui subit à leur contact un étranglement circonférentiel formant le
canal vitellin au niveau de l’anneau ombilical
------→ vésicule ombilical
------ De part et d’autre de l’anneau, dans la région sus et sous ombilicales----- 3
feuillets en contact avec 3 feuillets homologues du côté opposé- puis fusionnent.
• Conséquence de fusion
- La formation d’un corps embryonnaire clos, cylindre inversé en forme de C
- Démarcation de l’embryon des tissus extra-embryonnaire environnants
• Aboutissement de la délimitation
- Internalisation des feuillets les plus ventraux
- Endoderme ----→revêtement du tube digestif, tube borgne aux 2 extrémités---
intestin antérieur et postérieur fermés par membrane pharyngienne et membrane
cloacale
• Intestin moyen en communication avec la vésicule ombilicale par le canal vitellin
• Mésoderme entoure progressivement l’endoderme, particulièrement les larmes
latérales, délimitent----→cœlome interne
- Cœlome interne au commencement est en contact avec cœlome extra-embryonnaire
- La zone du future cordon ne communique pas avec le cœlome externe, fusionne sur
la ligne médiane de lames latérales qui ferme cette cavité qui forme le cœlome intra-
embryonnaire, entre splanchnopleure et somatopleure.
Intra embryonnaire situé sous la paroi ectodermique du tronc
L’embryon recouvert à sa surface par le feuillet le plus dorsal, l’épiderme
Les structures paramédianes (aortes dorsales primordiales) fusionnent sur le plan
médian ---→Aorte
- La jonction amnio-ectodermique---- marque l’emplacement de la séparation
définitive des tissus intra –embryonnaire des annexes extra-embryonnaires
- L’amnios recouvre le cordon ombilical qui inclut le pédicule embryonnaire, l’allantoide
et le canal vitellin
- Une différenciation vasculaire commence dans le mésoderme extra-embryonnaire du
cordon pour former les vaisseaux ombilicaux
Chapitre 8 : Les jumeaux
Objectifs: - Enumérer le type des jumeaux
- Expliquer le mécanisme de formation des jumeaux
- Expliquer la survenue des siamois
- Analyser les annexes des jumeaux en précisant la composition de leurs membranes
- Décrire comment survient le phénomène de fœtus in foetu
• Introduction
-habituellement les mammifères supérieurs n’ont qu’un fœtus par portée, cependant il
n’est pas exceptionnel de rencontrer chez eux l’existence de plus d’un fœtus pendant la
même grossesse. Ainsi on parlera d’une grossesse gémellaire lorsqu’ils sont au nombre
de 2; triplet lorsqu’ils sont 3
- La gémellité dans l’espèce humaine s’exprime sous 2 formes: les faux jumeaux
(jumeaux bizygotiques, bivitellins, jumeaux fraternels) et les vrais jumeaux ( jumeaux
monozygotiques, univitellins, uniovulaires).
- Les 2/3 des naissances gémellaires sont bizygotiques.
• La fréquence de survenue des grossesses gémellaires dans le monde connaît une
croissance à cause de la pratique de la procréation médicale assistée ( PMA)
• Grossesse gémellaire bizygotiques, bi ovulaires, faux jumeaux, jumeaux fraternels.
- Variété des jumeaux la plus fréquente
- Ces jumeaux résultent de la ponte simultanée de 2 ovocytes et de leur fécondation
simultanée par 2 spermatozoïdes différents;
- Les 2 zygotes ont une constitution génétique totalement différente
- Les deux jumeaux n’ont pas plus de ressemblance que les frères ou des sœurs d’à ge
différents
• - ils peuvent être de même sexe ou de sexe différent
- Chaque zygote s’implante individuellement dans l’utérus, il aura son propre placenta,
son propre amnios et son propre chorion.
- Parfois les 2 placentas sont très proches l’un de l’autre peuvent, ils peuvent
fusionner. Les placentas fusionnés sont des placentas synchorioniques.
- L’examen microscopique retrouvera la présence de 2 amnios et 2 chorions, même si
le placenta paraît macroscopiquement unique.
• Grossesses gémellaires monozygotiques, mono ovulaires, univitellins, vrais jumeaux:
- Ils proviennent d’un seul œuf
- Les 2 Jumeaux ont un génome identique, ils se ressemblent comme 2 gouttes d’eau,
ils sont du même sexe, même groupe sanguin et même compatibilité tissulaire
• Stade de séparation
- Séparation dès le stade de 2 blastomères; 2 zygotes vont se développer séparément à
l’intérieur de la membrane pellucide
après disparition de cette membrane, 2 blastocystes s’implatent séparément dans
l’utérus.
Chaque embryon à son placenta et son chorion et son amnios.
- La disposition des membranes est la même que chez les faux jumeaux
- Le diagnostic de monozygotisme est fait sur le ressemblance des groupe sanguins,
des empreintes digitales, du sexe et de l’aspect physique extérieur. L’identité des 2
ADN le confirmerait si nécessaire
- Le placenta synchorionique peut se rencontrer dans ce type de gémellité
- Le clivage du zygote survient au début du stade blastocyste, le bouton embryonnaire
se clive en 2 amas cellulaires à l’intérieur d’une même cavité de segmentation. Les 2
embryons ont un placenta commun et le cœlome extra-embryonnaire commun, mais
des cavités amniotiques séparées (monochario-bi amnios).
- La séparation peut survenir au stade de l’embryon didermique, juste avant
l’apparition de la ligne primitive. Les jumeaux auront 1 seule cavité amniotique (
monochorio- mono amnios)
- Même si le placenta est unique l’irrigation sanguine de chaque jumeau est
habituellement équilibrée
- Il arrive que l’existence de larges anastomoses entraine des troubles circulatoires
dont résulte une différence de taille chez les jumeaux ( jumeaux transfuseur
transfusé)
- Le stade de l’embryon didermique peut être à l’origine de naissance d’individu
siamois.
Les jumeaux siamois soudés par:
- Les thorax----→thoracopages
- Les fesses ---- pigopages
- Les têtes ----- céphalopages
- Les ventres --- coeliopages
• Fœtus in fœtu
Au cours de la délimitation des jumeaux, il peut survenir l’incorporation de l’un dans
l’autre, cet accident provoque l’anomalie de fœtus in fœtu?
Chapitre 9 : Développement du placenta et membranes
Objectifs:
- Expliquer les changements de l’utérus lors de la gestation
- Comprendre la formation du placenta
- Expliquer le fonctionnement des 2 circulations maternelle et fœto- placentaire
- Etudier les échanges placentaires, la multiplicité des fonctions du placenta
Introduction
-le placenta est un organe complexe qui assure de nombreuses fonctions pendant la
grossesse
- Le placenta est une véritable émanation de tissu embryonnaire en dehors de
l’embryon ( source de cellules fœtales pour le diagnostic pré-natal)
- La circulation sanguine du placenta est reliée directement à celle de l’embryon pour
former qu’un seul et unique réseau, la circulation fœto-placentaire
- Le placenta se met en place dès le 8ème jour après la fécondation ( Nidation), au
moment où le blastocyste a épuisé ses réserves nutritives.
- Le placenta constitue une interface entre le fœtus et l’endomètre déciduale pour
assurer en même temps un rôle de barrière et d’échange essentiels pour la croissance
fœtale
• Le placenta a en plus le rôle endocrinien, il joue un rôle fondamental dans
l’établissement et le maintient de la grossesse, l’adaptation de l’organisme maternel,
la croissance et le développement du fœtus, mais aussi le processus de la parturition
• Zone d’implantation
-la placentation s’effectue en général dans la parois supérieur de la couche fonctionnelle
de l’endomètre pendant la phase progestative (sécrétoire) du cycle menstruel
-le placenta est formé à la fois par le tissus maternel décidual et par le tissu fœtal , le
trophoblaste
• Transformation de la muqueuse utérine, formation des caduques
- l’implantation du blastocyste provoque la réaction déciduale, aboutissant à la formation
de 3 caduques
La caduque: caduque dorsale (basilaire, placentaire); caduque réfléchie ( capsulaire) et
caduque pariétale)
Plus tard la caduque réfléchie s’affrontera à la caduque pariétale avec laquelle elle va
fusionner au moment de l’oblitération de la cavité utérine.
- La caduque formera 2 couches:
- La couche compacte, riche en cellules déciduales
- Et en dessous d’elle, la couche spongieuse, qui contient seule des glandes
endométriales.
• Transformation du trophoblaste après la nidation et formation des villosités
- A la fin de la nidation du trophoblaste, celui-ci est entouré totalement du
trophoblaste différencié en 2 couches: couche interne, cytotrophoblaste, et couche
externe le syncytiotrophoblaste
- Il se crée dans le syncytiotrophoblaste des lacunes (entre les travées syncytiale). Ces
lacunes se remplissent d’un liquide nutritif ( embryotrophe) constitue le sang
maternel issu des capillaires utérins rompus et sécrétions des glandes endométriales
érodées.
Le liquide nutritif atteint le bouton embryonnaire par diffusion
- Les lacunes syncytiales vont former des réseaux lacunaires inter communicantes ----→
future espace inter-villeux ( chambres inter-villeuses)
• Villosités
- Le cytotrophoblaste limité à une seule couche interne va envahir les travées de
syncytiotrophoblaste en formant les villosités autour de l’ensemble de l’œuf près
lacunes.
- 3 stades de formation de villosités
- Les cytotrophoblastes qui étaient limitées à une assise interne vont envahir les
travées de syncytium formant ainsi les villosités choriales primaires
- Les colonnes de cytotrophoblastes sont elles-mêmes envahies par du mésoderme
extra-embryonnaire (chorion) qui va constituer l’axe mésenchymateux des villosités
secondaires.
• Ce mésenchyme repousse le cytotrophoblastes à la base de la villosité, donnant
naissance au cytotrophoblaste extra-villeux
• Les vaisseaux capillaires se ferment dans le mésenchyme
• L’apparition des capillaires fœtaux à partir du mésoderme extra-embryonnaire (
réseau chorio-allantoidien, dans l’axe mésenchymateux, caractérise la formation de la
villosité tertiaire
• En même temps, le réseau vasculaire fœtal de l’allantoide atteint la plaque choriale
et se connecte aux vaisseaux des troncs villositaires
• L’embryophore devenu cordon ombilical, en son sein se développent 1 veine et 2
artères qui relient le placenta au fœtus.
• Evolution du placenta
- Apport de tissu maternel et fœtal donne la structure placentaire;
- Le placenta subit d’importantes modifications avant d’atteindre sa structure définitive
vers la fin du 4ème mois;
- Les lacunes grandissent et s’anastomosent pour former un espace unique rempli de
sang maternel la chambre inter villeuse
- Elle est bordée dans toutes ses faces par le syncytio-trophoblaste
- La face maternelle du placenta forme la plaque basale qui a une origine mixte
(formée de tissus maternels caduque basilaire et embryonnaire ( cytotrophoblaste et
syncytiotrophoblaste.
• Du coté opposé; coté fœtal, plaque choriale constituée des matériels d’origine
purement embryonnaire ( mésoderme extra-embryonnaire, cytotrophoblaste,
syncytiotrophoblaste et amnios)
• Arborisation et organisation des villosités
- Les villosités tertiaires se ramifient à partir des troncs villositaire de premier ordre
implanté dans la plaque choriale
- Les troncs villositaire de premiers ordre vont donner des troncs villositaires de 2ème
ordre, puis de 3ème ordre
- Certaines villosités restent appendues dans la chambre intervilleuse , villosité libres
qui baignent dans le sang maternel.
• D’autres sont en contact avec la plaque basale et constituent les villosités crampons.
• l’implantation des villosités de 3ème ordre crampons et approximativement circulaire,
elle réalise un système tambour.
• Chaque arborisation formée par l’ensemble des villosités issues d’un même tronc de
premier ordre constitue un cotylédon le placenta humain a 20 à 40 cotylédons
• A partir du 4ème mois, le cytotrophoblaste régresse dans la villosité et au niveau de la
coque cytotrophoblastique.
• La croissance des cotylédons, par prolifération villositaire augmente la surface
membranaire des échanges placentaires qui atteint plus au moins 12 m²
-Des de tissu ( couche compacte de la caduque basilaire) progresse dans la chambre
intervilleuse en direction de la plaque choriale sans toute fois l’atteindre et forment les
septa intercotylédonnaires et séparent les groupes de villosités qui forment les
cotylédons. Le cloisonnement de la chambre intervilleuse n’est pas totale, ce qui permet
au sang maternel des échanges avec l’ensemble des cotylédons.
• Différenciation du trophoblaste
- La cellule trophoblastique est la cellule principale du placenta. Elle se différencie en
trophoblastes villeux qui assurent les échanges fœto- maternels et les fonctions
endocrines du placenta, mais aussi en cytotrophoblaste extra-villeux, nécessaire pour
l’implantation et pour le remodelage des vaisseaux utérins.
• Trophoblaste villeux
- La villosité choriale est l’unité structurelle et fonctionnelle du placenta
- Les villosités sont de 2 sortes: villosités libres ou flottantes, et villosités crampons
Les villosités libres baignent librement dans la chambre intervilleuse, tandis que les
villosités crampons sont ancrées dans l’endomètre maternel ( plaque basale)
Les villosités choriales comprennent un axe mésenchymateux qui contient les vaisseaux
fœtaux de cellules immunitaires ( macrophages, cellules de Hofbauer)
• Le syncytiotrophoblaste borde la chambre intervilleuse et il et en contact direct avec
le sang maternel à partir de la fin du premier trimestre de la grossesse
• Le syncytiotrophoblaste est la première couche de la barrière placentaire séparant la
circulation maternelle et la circulation fœtale.
Les 2circulations ne sont pas mélangées mais sont contiques.
- Le syncytiotrophoblaste remplit des fonctions métaboliques , sécrétrices, endocrines
d’échanges et d’hémostase de plus, le syncytiotrophoblaste n’exprime pas les
antigènes HLA ( Human Leukocyte Antigen) classiques (ABC)
• Trophoblaste extra-villeux
- Le placenta humain se distingue au premier trimestre par une invasion profonde de
l’endomètre utérin par les cytotrophoblastes extra-villeux. Les syncytiotrophoblastes
extra-villeux situés à la base des villosités crampons apparaissent comme des
colonnes de cellules polarisées, agrégées les unes aux autres reposant sur une lame
basale
- A ce stade, elles prolifèrent puis elles perdent leur caractère prolifératif et se
différencient en cytotrophoblaste invasif , à la partie distale de la colonne. Ces
cellules extrêmement invasives, colonisent l’endomètre et le myomètre superficiel.
• Cette invasion définie comme interstielle se termine en profondeur par la formation
de plus les artères spiralées maternelles. On observe alors des bouchons de cellules
trophoblastiques obstruant la lumière de ces artères spiralées. De ce fait les éléments
figurés maternels.
• Principales fonctions du placenta
- Fonctions basées sur les échanges entre les compartiments maternel et fœtal
placentaire est un filtre sélectif.
• Circulation placentaire et maternelle:
- Les circulations sanguines placentaires et maternelle sont séparées par la paroi de la
villosité
- Malgré tout , un très faible contingent de cellules trophoblastiques peut être isolé
dans la circulation maternelle ( test non invasif) de détections des anomalies fœtale).
• De même, le passage de certaines cellules maternelles dans le sang fœtale a pu être
identifié
- La circulation placentaire est reliée directement à la circulation fœtale par les
vaisseaux ombilicaux, 2 artères et 1 veines, pour former l’unité fœto-placentaire
- Le débit ombilical près du terme est d’environ 6ml/min
- La pression de 48 mm de Hg les artères ombilicales et de 24mm Hg dans les artères
ombilicales et de 24 mm Hg dans la veine ombilical.
- Chaque villosité compte 2 à 4 capillaires
- Le sang maternel arrive par les artères spiralées à une pression de 70 à 80 mm Hg
dans la chambre intervilleuse. Le sang quitte ce lieu d’échange par les veines utéro-
placentaires à une pression de 8 mm de Hg. Le sang maternel est renouvelé dans la
chambre intervilleuse environ 4 fois par minute ( début de 600ml/min).
• Dans l’espèce humaine les caractéristiques du placenta sont:
- discoïde sa forme comparable à un disque,
- villeux, formé par les villosités choriales;
- De type allanto-chorionique (ou allanto-chorial), les circulations sanguines des
villosités choriales et de l’allantoide, sont reliées ;
- Ehémochoriale suite à l’érosion des vaisseaux sanguins maternels par letrophoblaste
- déciduale, la délivrance est accompagnée d’une hémorragie
- Pseudo-cotylédonné, les septa intercotylédonnaires ne cloisonnent
qu'imparfaitement la chambre intervilleuse. Ainsi chaque cotylédon ne constitue pas
une unité d’échange indépendante des autres cotylédons.
• Barrière placentaire
-Le placenta est le principal lieu des échanges materno-fœtaux. Annexé à l’embryon, il
est un filtre sélectif interposé entre la circulation fœtale et maternelle, avec des changes
bidirectionelle sélectifs. Il a aussi des fonctions endocrines
- Membrane d’échange est composée de:
- Syncytiotrophoblaste
- Cytotrophoblaste
- Conjonctif villositaire
- Paroi capillaire
NB: Au second trimestre on assiste à la régression du cytotrophoblaste villositaire qui
réduit son épaisseur plus au moins de 3mm
• Les échanges placentaires
-Plusieurs mécanismes d’échanges interviennent
- La diffusion simple, le passage d’une zone de forte concentration vers une zone de
base concentration
- Le transport facilité fait intervenir un transporteur
- Le transport actif nécessite de l’énergie, le passage se fait contre un gradient de
concentration, c’est-à-dire de la concentration basse vers la concentration élevée
- Ainsi Echanges gazeux se font par la diffusion simple en milieu uniquement liquide
- L’eau et les électrolytes transitent par diffusion simple
- Le glucose et les lipides nécessitent un transport facilité
Les vitamines
Les vitamines hydrosolubles ( vitamines B et C) traversent facilement la barrière
placentaire et ceci peut s’effectuer comme pour la vitamine B12, par intermédiaire d’un
récepteur spécifique
Les vitamines liposolubles ( vitamines A, D, E,K) la diffusion est faible:
- Le placenta endocrine du placenta
- Les hormones stéroïdes: œstrone et oestrodial sont les principaux Oestrogènes
placentaires; l’oestriol par les surrénales
- La progestérone produite par le placenta qui assure le relais du corps jaune
gravidique
- La progestérone est utilisée comme précurseur par le fœtus pour la synthèse de
corticostéroïdes surrénales
• FIGURE
Les hormones polypeptidiques
-l’ HCG l’hormone chorionique somato-mammotrophique ( HCS) appelée aussi hormone
lactogène placentaire ( HPL)
Chapitre 10 : Les malformations congénitales
Objectifs
-comprendre la notion de période d’exposition
-connaitre les principaux agents qui peuvent produire les anomalies congénitales
Introduction
On appelle malformation congénitale ou anomalie congénitale, selon l’OMS, toute
déviation de forme et/ ou de structure présente au moment de la naissance. Celle-ci
peut être découverte immédiatement, mais parfois longtemps après
On peut rencontrer:
Les malformations majeures , celles-ci peuvent être eu dessus de toute ressource
thérapeutique ( cas d’anencephalie) ou bénéficier d’un traitement médical et/ ou
chirurgical (malformation cardiaque)
• - Les malformations mineures (hémitéries) sont souvent sans gravit& si elles sont
isolés ( polydactylie) cependant l’association de plusieurs malformations mineures
peut révéler un syndrome poly malformatif
• Fréquence des malformations
Il n’est pas possible de connaître la fréquence des malformations à cause entre autres
de:
-de nombreuses malformations sont suivies d’avortements précoces, produits non
examinés
- Cause majeure de mort d’embryon et fœtus, suivies d’avortement, produits non
examinés
Raison d’ordre éthique, l’expérimentation humaine non autorisée
Cependant on estime que environ 2 à 3 % d’enfants porteurs d’anomalies de structure
majeure sont reconnues à la naissance. Et 2 à 3 % d’anomalie moins évidentes seront
diagnostiquées dans le 5 premières années de vie. Ainsi globalement la fréquence des
grandes malformations est aux alentours de 4 à 6%
Elles sont au premier rang (21%) des causes de mortalité infantile
La fréquence des malformations n’est pas influencée par les facteurs éthiques. Les taux
sont comparables des statistiques provenant de plusieurs continents.
• Causes de malformations:
- Inconnues dans 40 à 60 %
- Facteurs géniques 15 %
• Facteurs environnementaux 10 %
• Facteurs associées ( multifactoriels) 20 à 25 %
• Classification des malformations selon la nomenclature internationale
- 2 grands groupes:
---- les malformations primaires, résultant des mutations géniques ou chromosomiques.
• ---------→les malformations secondaires, résultant de l’interférence d’un facteur
exogène (tératogène)
NB: Malformations secondaires dues à une contrainte mécanique est appelée
déformation; les anomalies histogènes, sont des dysplasies
• Etude des malformations
• La tératogène est la science qui étudie les malformations congénitales
• Principes généraux de la tératogène
- Les facteurs déterminant la capacité d’une substance ou d’un virus à entrainer des
malformations congénitales sont bien connus . De cette connaissance découlent les
principes de la tératologie:
• La susceptibilité aux agents tératogène dépend au génotype du produit de
conception et de la façon dont son capital génétique se comportera vis-à-vis de
l’environnement. Le génome maternel a aussi son importance.
• La susceptibilité aux agents tératogènes varie avec le stade du développement
au moment de l’exposition
• Les manifestations cliniques de l’anomalie du développement dépendent de la
dose et de la durée de l’exposition à l’agent tératogène
• Les mécanismes d’action des agents tératogènes et la pathologie de l’anomalie
du développement sont spécifiques, les mécanismes d’action peuvent impliquer
l’inhibition d’un processus biochimique ou moléculaire
• Période critique de survenue des malformations
- L’action tératogène d’un facteur tératogène dépend avant tout du moment de son
intervention
- Avant la fécondation, les radiations ionisantes et les anti-mitotiques ont une action
anti-mitogène sur les chromosomes de la lignée germinale.
- Après la fécondation, les blastomères ont le pouvoir de totipotence , la réponse de
l’œuf aux agressions se fait selon le mode ‘’ Tout ou Rien’’
- Pendant l’embryogenèse : chaque organe passe par une période critique de
vulnérabilité maximale
- L’atteinte des ébauches d’organes provoque des malformations en cascades
• Pendant la période fœtale , les malformations sont rares
NB: Aucune période de développement n’est épargnée totalement des malformations
• Les facteurs exogènes (externes) susceptibles de produire des malformations
- Agents physiques, radiations ionisants Rayons X
- Agents chimiques
médicaments: Thalidomide ---→phocomélie
cyclines -------- coloration de dents
antitumoraux ---- tératogène
• Agents biologiques
Agent infectieux : toxoplasmose gondii--→ atteinte osseuse
• -----→Virus --- rubéole ---- atteinte cardiaques
• Pathologie maternelle
- Diabète type 1,2 malformations variées
Facteurs paternels
- Ages du père avimées ----→trisomie 21, malformations des membres , anomalies du
tube neural
- Pères moins âgés: moins de 20 ans
• FIN DU COURS