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Le document présente des exercices corrigés sur des concepts mathématiques avancés, notamment les équations linéaires, les équations du second degré, le test de primalité de Miller-Rabin, et l'indicateur d'Euler. Chaque exercice est détaillé avec des solutions et des justifications, abordant des sujets comme les corps, les anneaux, et les groupes d'inversibles. Les exercices sont destinés aux étudiants de Math Spé et L3.

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Exercices - Z/NZ : corrigé

Exercice 1 - Equations linéaires - L2/Math Spé - ?

1. On cherche d’abord l’inverse de 7 dans Z/37Z. Cela revient a résoudre l’équation de Bezout
7u + 37v = 1. En appliquant l’algorithme d’Euclide, on trouve qu’une solution particulière
est donnée par 16 × 7 − 3 × 37 = 1. Ainsi, 16 est inverse de 7 dans Z/37Z. Il vient

7y = 2 ⇐⇒ 16 × 7y = 16 × 2 ⇐⇒ y = 32.

2. On additionne la première et la deuxième ligne pour trouver 9x = 3. Or, 1 = 37 − 4 × 9


et donc −4 est un inverse de 9 dans Z/37Z. On trouve donc

9x = 3 ⇐⇒ x = −4 × 3 = −12 = 25.

Si on reporte dans la première équation, on obtient

3 × (−12) + 7y = 3 ⇐⇒ 7y = 39 = 2.

Le résultat de la question précédente nous donne y = 32.

Exercice 2 - Equation du second degré - Math Spé/L3 - ??


L’idée est de procéder comme pour la résolution habituelle d’une équation du second degré.
On applique donc la méthode qui conduit au discriminant, c’est-à-dire que l’on met le trinome
sous forme canonique.
1. On peut remarque pour cette question que 14 = 1. Ainsi,

x2 + x + 7 = 0 ⇐⇒ x2 + 14x + 7 = 0 ⇐⇒ (x + 7)2 − 42 = 0
2
soit encore (x + 7)2 = 3. On remarque alors que 4 = 3. Ainsi, l’équation est équivalente à
2
(x + 7)2 − 4 = 0 ⇐⇒ (x + 7 + 4)(x + 7 − 4) = 0.

Puisque Z/13Z est un corps, et donc en particulier est intègre, ceci est encore équivalent
à x + 11 = 0 ou x + 3 = 0. L’ensemble des solutions est donc {2, 10}.
2. On procède de la même façon. L’équation est équivalente à

(x − 2)2 − 1 = 0.

On peut bien sûr factoriser encore et obtenir que l’équation est équivalente à

(x − 2 − 1)(x − 2 + 1) = 0.

Mais cette fois, on ne peut pas aller plus loin car Z/12Z n’est pas un corps. Il faut
plutôt écrire (x − 2)2 = 1 et chercher les t dans Z/12Z avec t2 = 1. Pour cela on dresse le
tableau :
t 0̄ 1̄ 2̄ 3̄ 4̄ 5̄ 6̄
t2 0̄ 1̄ 4̄ −3̄ 4̄ 1̄ 0̄
(on a bien sûr (−t)2 = t2 ). Ainsi, l’équation est équivalente x − 2 ∈ {−5̄, −1̄, 1̄, 5̄}. L’en-
semble des solutions est donc {−5̄, −3̄, 1̄, 5̄}.

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Exercices - Z/NZ : corrigé

Exercice 3 - Test de primalité de Miller-Rabin - Math Spé/L3 - ??

1. On factorise x2 − 1 en (x − 1)(x + 1). Par intégrité de Z/pZ, l’équation (x − 1)(x + 1) = 0


entraine x = 1 ou x = −1.
s
2. On a bs = ad×2 = ap−1 . Le résultat est donc une conséquence immédiate du petit
théorème de Fermat.
3. Posons = sup{j ≥ 0; bj n’est pas congru à 1} modulo p. Un tel nombre existe car b0 n’est
pas congru à 1 modulo p (l’ensemble que l’on considère est non vide), et pour tout j ≥ s,
bj ≡ 1 [p] (l’ensemble est majoré par s, et même par s − 1). Ainsi, on a i ∈ {0, . . . , s − 1}.
D’autre part, b2i = bi+1 ≡ 1 [p]. D’après le résultat de la première question, bi ≡ 1 [p] ou
bi ≡ −1 [p]. La première possibilité est exclue par définition de i. Donc bi ≡ 1 [p].
4. Soit p un entier impair dont on souhaite tester s’il est premier. On le factorise sous la
forme p = d × 2s + 1. Pour différentes valeurs de a, on calcule la suite bi donnée par
l’énoncé. Si b0 6= 1 et pour tout i ∈ {1, . . . , s − 1}, bi n’est pas congru à −1 modulo p,
alors on est sûr que p n’est pas premier. C’est le test de (non-)primalité de Miller-Rabin.

Exercice 4 - Indicateur d’Euler - Math Spé/L2/L3 - ??

1. Tous les nombres compris entre 1 et p, sauf p lui-même, sont premiers avec p puisque p
est premier. Donc φ(p) = p − 1.
2. Le pgcd de k et de pα n’est pas égal à 1 si et seulement si k est un multiple de p. Il
suffit donc de compter le nombre de multiples de p qui sont inférieurs ou égaux à pα et
de retrancher ce nombre à pα . Un tel nombre s’écrit p × l avec p × l ≤ pα , soit l ≤ pα−1 .
On obtient donc
φ(pα ) = pα − pα−1 .

3. k est premier avec n si et seulement si sa classe est inversible dans l’anneau Z/nZ. Ainsi,
φ(n) désigne le nombre d’éléments inversibles de Z/nZ.
4. D’après le théorème chinois, les anneaux Z/nmZ et Z/nZ × Z/mZ sont isomorphes. Le
groupe de leurs éléments inversibles sont également isomorphes. D’autre part, pour deux
anneaux A et B, il est facile de prouver que (A × B)∗ = A∗ × B ∗ . Ainsi,

(Z/nmZ)∗ et (Z/nZ)∗ × (Z/mZ)∗

sont isomorphes et ont donc le même nombre d’éléments. En calculant ce nombre d’élé-
ments, on trouve :
φ(nm) = φ(n)φ(m).

5. On décompose n en produits de facteurs premiers n = pα1 1 . . . pαr r . On trouve

φ(n) = φ (pα1 1 ) . . . φ (pαr r )


   
= pα1 1 − pα1 1 −1 × · · · × pαr r − pαr r −1
1 1
   
= n 1− ... 1 − .
p1 pr

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Exercices - Z/NZ : corrigé

6. (a) Soit k ∈ Ad . Alors k s’écrit d × l, avec l ∧ n = 1 et 1 ≤ ld ≤ n ce qui entraîne


1 ≤ l ≤ nd (remarquons que nd est entier). Réciproquement, tout entier k s’écrivant
d × l avec 1 ≤ l ≤ nd est élément de Ad . On en déduit que

n
 
card(Ad ) = φ .
d

(b) Il est clair que les ensembles Ad , pour d|n, forment une partition de {1, . . . , n}. Ainsi,
on a
X X n X
n= card(Ad ) = φ = φ(d).
d|n d|n
d d|n

Pour obtenir la dernière inégalité, on a effectué le changement de variables d0 = n/d.

Exercice 5 - Carrés de Z/pZ - Math Spé/L3 - ??

1. Il s’agit simplement d’une application du petit théorème de Fermat qui dit que si a∧n = 1,
alors an−1 ≡ 1 [n]. On peut aussi utiliser le théorème de Lagrange et dire que l’ordre de
x divise l’ordre du groupe, ici p − 1.
2. On écrit k = l2 et on a k (p−1)/2 = lp−1 = 1.
3. Soit x0 un élément générateur de G. Il existe s tel que k = xs0 . Il suffit de montrer que s
est pair : en effet, écrivant s = 2t, on obtient k = (xt )2 . Or,
s(p−1)
k (p−1)/2 = x0 2
= 1.

Comme x0 est d’ordre p − 1 puisqu’il engendre G qui est de cardinal p − 1, p − 1 divise


s(p − 1)/2. Autrement dit, il existe u ∈ Z tel que s(p − 1)/2 = u(p − 1). Ceci prouve que
s = 2u, donc que s est pair.
4. Soit y = x(p−1)/2 . Alors y 2 = 1, et donc (y − 1)(y + 1) = 0. Puisque Z/pZ est un anneau
intègre, on en déduit y = 1 ou y = −1. On a donc x(p−1)/2 ∈ {−1, 1} (en prenant ces
représentants modulo p).

Exercice 6 - Ordre d’élements dans le groupe des inversibles de Z/nZ et divisibilité


- L2/L3/Math Spé - ??

1. Si 2|n, alors 2|2n − 1 et donc 2n − 1 est pair, ce qui n’est pas le cas.
2. (a) Puisque p est premier, (Z/pZ)∗ est un groupe de cardinal p − 1. D’après le théorème
de Lagrange, l’ordre de tout élément divise p − 1. Donc m|p − 1.
(b) Par hypothèse, 2n ≡ 1 [n] ce qui entraîne 2n ≡ 1 [p], ou encore 2n = 1 dans Z/pZ. n
est donc un multiple de l’ordre de 2, ou encore m|n.
(c) Puisque p est le plus petit facteur premier de n, on a n∧(p−1) = 0. Ainsi, m|pgcd(p−
1, n) = 1, et donc m = 1. C’est absurde puisque 2 6= 1 dans Z/pZ, p ≥ 3. Il est donc
impossible que n divise 2n − 1.

Exercice 7 - Théorème de Wilson - Math Spé/L3 - ???

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Exercices - Z/NZ : corrigé

1. L’équation x2 = 1 est équivalente à (x − 1)(x + 1) = 0, ce qui est équivalent à dire, puisque


Z/pZ est un corps, x = 1 ou x = −1.
2. Travaillons dans Z/pZ. Tout élément de {1̄, . . . , p − 1} est inversible et son inverse est
différent de lui-même, sauf pour 1̄ et −1 d’après la question précédente. Dans le produit
2̄ × · · · × p − 2, on peut donc regrouper chaque élément avec son inverse, et on trouve que

1̄ × · · · × p − 1 = 1̄ × p − 1 = −1

ce qui est le resultat attendu.


3. Soit a ∈ {1, . . . , n − 1}. Alors a est un facteur de (n − 1)! et donc il existe k tel que
(n − 1)! = ak. On en déduit a × (−k) ≡ 1 [n], et donc a est inversible dans Z/nZ. Par le
théorème de Bézout, ceci signifie que a est premier avec n, et ceci est vrai pour tout a de
{1, . . . , n − 1}. Autrement dit, n est premier.

Exercice 8 - Un groupe d’inversibles non cyclique - Math Spé/L2 - ???

1. On procède par récurrence sur n et on écrit a = 2k + 1. Pour n = 3, on a (2k + 1)2 =


4k 2 + 4k + 1 = 1 + 4k(k + 1). Or, k(k + 1) est un nombre pair car ou bien k, ou bien
k + 1 est pair. Ainsi, 4k(k + 1) est divisible par 8 et a2 ≡ 1 [8]. Supposons maintenant le
n−2
résultat établi au rang n, c’est-à-dire que a2 = 1 + u2n . On met tout au carré et on
trouve :
(n+1)−2
a2 = (1 + u2n )2
= 1 + 2u2n + u2 22n
= 1 + 2n+1 (u + u2 2n−1 )

ce qui prouve bien le résultat au rang n + 1.


 ∗
2. Soit G = Z/(2n Z) . Un élément x de Z/(2n Z) est élément de G si et seulement si
x ∧ 2n = 1, si et seulement si x ∧ 2 = 1. Ainsi, on peut décrire G comme

G = {x; 1 ≤ x ≤ 2n , x ∧ 2 = 1} .

Mais dans {1, . . . , 2n }, il y a exactement 2n−1 éléments impairs. Le cardinal de G est donc
égal à 2n−1 . Or, pour g = a ∈ G, la question précédente nous dit que

{g k ; k ≥ 0} = {g k ; 0 ≤ k < 2n−2 }.

Ce dernier ensemble comporte au plus 2n−2 éléments, et g n’est pas un élément cyclique
de G. G n’est donc pas cyclique.
Si vous trouvez une erreur, une faute de frappe, etc... dans ces exercices, merci de la signaler à
[email protected] Venez poursuivre le dialogue sur notre forum :

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