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Exercice 1 (1) (A) (B) (C) (D) (2) : TD 1 - Espaces Euclidiens 1: Généralités Sur Le Produit Scalaire

Le document présente des exercices sur les espaces euclidiens, en se concentrant sur les produits scalaires, les formes bilinéaires et les propriétés associées. Les exercices incluent des démonstrations et des applications pratiques, telles que le calcul d'angles entre fonctions et l'application de l'inégalité de Cauchy-Schwarz. Il aborde également des concepts avancés comme la préservation de l'orthogonalité par des endomorphismes.

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Exercice 1 (1) (A) (B) (C) (D) (2) : TD 1 - Espaces Euclidiens 1: Généralités Sur Le Produit Scalaire

Le document présente des exercices sur les espaces euclidiens, en se concentrant sur les produits scalaires, les formes bilinéaires et les propriétés associées. Les exercices incluent des démonstrations et des applications pratiques, telles que le calcul d'angles entre fonctions et l'application de l'inégalité de Cauchy-Schwarz. Il aborde également des concepts avancés comme la préservation de l'orthogonalité par des endomorphismes.

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Université Clermont Auvergne 2020-2021

S4 Mathématiques Algèbre et arithmétique


TD 1 – Espaces euclidiens 1 : généralités sur le produit scalaire

On traitera de façon prioritaire en TD les exercices marqués d’un . Les autres exercices ne seront pas tous
traités, mais tous sont intéressants, n’hésitez pas à chercher par vous-même ceux qui n’auront pas été corrigés
en TD.
Exercice 1
(1)  Les applications suivantes définissent-elles un produit scalaire sur R2 ?
q
(a) ϕ1 (( x1 , x2 ), (y1 , y2 )) = 2x12 + 2y21 + x22 + y22 ;
(b) ϕ2 (( x1 , x2 ), (y1 , y2 )) = x1 y1 − 3x2 y2 ;
(c) ϕ3 (( x1 , x2 ), (y1 , y2 )) = x1 y1 + 2x1 y2 + 2x2 y1 + 6x2 y2 .
(d) ϕ4 ( x1 , x2 ), (y1 , y2 )) = x1 y1 + 3x1 y2 + 3x2 y1 + 9x2 y2 .
(2) Soit a et b des réels, et soit ϕ : R2 × R2 → R l’application définie par

ϕ(( x1 , x2 ), (y1 , y2 )) = x1 y1 + 5x1 y2 + bx2 y1 + ax2 y2 .

On veut une condition nécessaire et suffisante sur a et b pour que ϕ soit un produit scalaire.
(a) Justifier que ϕ est une forme bilinéaire, et déterminer une condition nécessaire et suffisante
sur b pour que ϕ soit symétrique.
(b) On suppose que b vérifie la condition de la question (a). En utilisant la méthode vue en
cours pour écrire ϕ comme une combinaison linéaire de carrés de formes linéaires, déter-
miner une condition nécessaire et suffisante sur a pour que ϕ soit définie positive.
(c) Conclure.

Exercice 2 
Soit I = [ a, b] un intervalle (non réduit à un point) borné de R, on considère l’espace vectoriel E
formé de l’ensemble des fonctions continues sur I à valeurs réelles. Pour f et g deux éléments de E,
Z b
on note ϕ( f , g) = f (t) g(t)dt.
a
(1) Montrer que ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur E.
Z b
(2) Montrer que si h est continue et positive sur I, alors h(t)dt = 0 si et seulement si h est la
a
fonction identiquement nulle sur l’intervalle I (on rappelle que toute fonction continue sur un
intervalle I admet une primitive sur I).
En déduire que ϕ est un produit scalaire sur E.
(3) On pose a = −1 et b = 1. Ainsi, l’espace vectoriel E des fonctions continues sur [−1, 1] à valeurs
Z 1
réelles est muni du produit scalaire donné par ϕ( f , g) = f (t) g(t)dt pour f et g dans E.
−1

(a) Déterminer l’angle non orienté θ1 entre les fonctions f et g définies pour tout t ∈ [−1, 1]
par f (t) = t et g(t) = t2 .
(b) Déterminer l’angle non orienté θ2 entre les fonctions f et g définies par f (t) = 3t + 1 et
g(t) = 1 pour tout t ∈ [−1, 1].

Exercice 3
Soit n > 1 un entier, et soit a0 , a1 , . . . , an des nombres réels distincts deux à deux.
n
(1) Montrer que l’application ϕ : Rn [ X ] × Rn [ X ] → R définie par ϕ( P, Q) = ∑ P(ai )Q(ai ) définit
i =0
un produit scalaire sur Rn [ X ] (l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels de degré
inférieur ou égal à n).

1
(2) Exemples d’applications : on prend n = 2, et a0 = 0, a1 = 1 et a2 = 2. Dans l’espace euclidien
R2 [ X ] muni du produit scalaire précédent, déterminer :
(a) l’angle non orienté θ1 entre P1 = 1 − X et P2 = X 2 − 2X ;
(b) l’angle non orienté θ2 entre P1 = 1 − X et P3 = X 2 − X.
Exercice 4
Soit E = C1 ([0; 1], R) l’espace vectoriel des fonctions de classe C1 sur [0; 1]. Pour f et g dans E, on
Z 1
pose ϕ( f , g) = f (0) g(0) + f 0 (t) g0 (t)dt.
0
(1) Montrer que ϕ définit un produit scalaire sur E. (Penser à regarder la question (2) de l’exercice
2).
(2) Décrire l’ensemble des fonctions dont le produit scalaire avec la fonction constante égale à 1 est
nul, puis l’ensemble des fonctions dont le produit scalaire avec la fonction identité est nul.
Exercice 5 
(1) Question de cours : Enoncer (sans démonstration) l’inégalité de Cauchy-Schwarz dans un espace
euclidien E. Donner (sans démonstration) une condition nécessaire et suffisante pour que cette
inégalité soit une égalité.
2 2 2
(2) On suppose que r x, y et z sont trois réels vérifiant 2x + y + 3z 6 1. Démontrer qu’on a alors
11 √ √
| x + y + z| 6 (on pourra introduire le vecteur u = ( x 2; y; z 3)).
6
!2
n n
(3) (a) Soit ( x1 , . . . , xn ) ∈ Rn . Montrer qu’on a ∑ xi 6 n ∑ xi2 .
i =1 i =1
(b) Quels sont les vecteurs de Rn pour lesquels l’inégalité ci-dessus est en fait une égalité ?
(4) (Extrait d’examen 2019-2020) Soit n ≥ 1 un entier.
n
n ( n + 1)
(a) Démontrer par récurrence sur n ∈ N∗ la formule ∑k= 2
.
k =1

r
n
n+1
(b) Montrer qu’on a l’inégalité ∑ k≤n
2
.
k =1
n
(5) (Extrait d’examen 2017-2018) Soit 0 < x1 6 x2 6 · · · 6 xn des réels. On suppose que ∑ xi = 1.
i =1
n
1
(a) Montrer qu’on a ∑ xi > n2 .
i =1
(b) Déterminer tous les n-uplets ( x1 , . . . , xn ) vérifiant les hypothèses de l’énoncé pour lesquels
l’inégalité précédente est une égalité.
Exercice 6 
On note E = C([0; 1], R) l’espace vectoriel des fonctions continues à valeurs réelles définies sur [0; 1].
Z 1
Soit h ∈ E un élément non nul. Pour tout n ∈ N, on note In = (h(t))2n dt.
0
(1) Justifier que In > 0 pour tout n > 0.
(2) Montrer qu’on a l’inégalité In2+1 6 In In+2 .
In
(3) On pose Jn = . Montrer que la suite ( Jn )n>0 est décroissante, et en déduire que cette suite
In+1
est convergente (on ne cherchera pas à déterminer sa limite).
Exercice 7   n
n
Soit n > 1 un entier. A l’aide de la formule du binôme, calculer ∑ . A l’aide de l’inégalité de
k = 0
k
s 
n
n
Cauchy-Schwarz, donner une majoration de ∑ .
k =0
k

2
Exercice 8 
On considère l’espace euclidien R2 muni du produit scalaire canonique.
(1) Soit ABCD un parallélogramme.
(a) Montrer que ABCD est un losange (ce qui signifie qu’il a deux côtés adjacents de même
longueur) si et seulement si les diagonales sont orthogonales.
(b) Montrer que ABCD est un rectangle (ce qui signifie qu’il a deux côtés orthogonaux) si et
seulement si les diagonales sont de même longueur.
(2) Soit ABC un triangle du plan, non plat. Montrer que pour tout point M du plan, on a
−−→ − → −→ −→ −→ −→
h MA | BC i + h MB | CAi + h MC | ABi = 0.

En déduire que les trois hauteurs d’un triangle sont concourantes.


(3) Soit ABC un triangle du plan, non plat. On note a, b, c respectivement les longueurs des côtés
BC, CA et AB. On note θ l’angle ACB.
[

→ −→
(a) Rappeler l’expression de hCB | CAi en fonction de a, b, c et θ.
(b) En déduire la formule (dite loi des cosinus, ou encore formule de Al Kashi) :

c2 = a2 + b2 − 2ab cos(θ ).

Exercice 9 
Soit E un espace euclidien, et soient x et y deux éléments de E.
Montrer que h x | yi = 0 si et seulement si on a k x + λyk > k x k pour tout λ ∈ R.

Exercice 10 
Soit f un endomorphisme d’un espace euclidien E. On suppose que f préserve l’orthogonalité (au-
trement dit, on suppose que pour tous x, y éléments de E, on a h x | yi = 0 =⇒ h f ( x ) | f (y)i = 0).
(1) Montrer que si x et y sont unitaires, alors ( x + y) et ( x − y) sont orthogonaux.
(2) En déduire que si x et y sont unitaires, alors k f ( x )k = k f (y)k.
1 1
(3) En déduire que si x et y ne sont pas nuls, alors k f ( x )k = k f (y)k.
kxk kyk
(4) A l’aide des questions précédentes, montrer qu’il existe λ ∈ R+ tel que pour tout x ∈ E on a
k f ( x )k = λk x k.
Exercice 11
Dans cet exercice, on cherche à montrer par une autre méthode que celle utilisée en cours l’inégalité
de Cauchy-Schwarz et la détermination des cas d’égalité.
On considère x et y deux vecteurs non nuls d’un espace euclidien E.
x y 2 x y 2
(1) Déterminer + et − en fonction de k x k, kyk et h x |yi.
k x k kyk k x k kyk
(2) En déduire l’inégalité de Cauchy-Schwarz.
(3) Caractériser, grâce à la question (1), les cas d’égalité.

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