LEÇON STAGE PROFESSIONNEL.
CHAPITRE 1: PRÉSENTATION DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE.
Section 1: Le ressort des Tribunaux de Grande instance.
Il existe un ou plusieurs tribunsux de grande instance dans chaque ville. Toutefois il peut être
installé un seul Tribunal de grande instance pour deux ou plusieurs territoires. Le siége ordinaire
et le ressort de ces tribunaux sont fixés par décret du Premier ministre.
Section 2 : Organisation et fonctionnement du Tribunal de Grande instance.
Le Tribunal de grande instance est composé d'un président et des juges.
En cas d'absence ou d'empêchement, le président est remplacé par le juge le plus ancien,
d'après la date et l'ordre de nominations
Le Tribunal de grande instance siège au nombre de trois juges Dans le cas où l'effectif des juges
du tribunal de grande instance présents au lieu où le Tribunal tient une audience ne permet pas
de composer le siège, le Président du Tribunal peut assumer, au titre de juge, sur réquisition
motivée du Procureur de la République, un magistrat du Parquet près le tribunal de grande
instance, un avocat ou un défenseur judiciaire résidant en ce lieu ou un magistrat militaire du
tribunal militaire de garnison ou du parquet militaire près cette juridiction
L'avocat ou le défenseur judiciaire assumé prête entre les mains du président. Ce serment est
prévu à l'article 10 de la loi du 11 Avril 2011 portant organisation, fonctionnement et compétences
des juridictions de l'ordre judiciaire
Paragraphe 1: De l'organisation du tribunal de grande instance de Lubumbashi.
Le Tribunal de Grande instance de Lubumbashi est composé d'un président, et des juges. Pour
son organisation interne, le Tribunal de Grande instance de Lubumbashi est dirigé par un
président dont le nom est monsieur Kadima Kadima John Ce dernier est chargé de repartir les
causes ou dossiers dans les chambres composant la jundiction, et de fixer par ordormance un
reglement d'ordre intérieur.
Paragraphe 21 Les magistrats du siège.
Les magistrats du siège, selon ce que di le Droit, renvoient simplement aux personnels judiciaires
appeles Juges. Ils sont dits magistrats du siège, par rapport au fait que lors de la procédure
judicinire, ils sont toujours assis, et écoutent les parties au litige selon les matières leur soumises
Leur composition varie selon la nature de la mutière qu'ils sont appelés à trancher Par exemple,
en mutière civile, la composition est à juge unique, alors qu'en matière pénale, la composition est
a trois juges.
Paragraphe 3: Le greffe.
Par définition juridique, Le greffe est le lieu où sont analyses et traites tous les documents
envoyés au tribunal, et ou sont également archivés tous les documents de nature juridique
relevant de la compétence du tribunal, où ils peuvent être consultés et dont on peut, le cas
échéant, obtenir des extraits ou des copies.
Ainsi, au tribunal de grande instance, nous avons les greffes suivants :
3. A. Greffe civil.
Ce dernier s'occupe des matières civiles qui parviennent à la juridiction par voie d'assignation ou
par vore de requête.
Le dossier doit être enrôlé afin que le président du tribunal de grande instance fixe la date de son
audience
Nous y trouvons aussi ces quelques registres :
– Rôle civil
– Rôle civil en opposition.
– Rôle civil en appel.
3. B. Grefte pénal.
Celurci reçort toutes les matières répressives où pénales. Au nivenu du greffe pénal, les matieres
susmentionnées y parviennent de deux minières suivantes
– Lorsque le parquet finit Pinstruction et décide d'envoyer le dossier a la juridicuon :
● Lorsque la partie elle-méme décide de suur laguridiction par voie de citation directe
3. C. Greffe d'exécution,
Nous y trouvons le greffer titulaire, suivis d'un plusieurs greffiers et huissiers. Une fois le
jugement prononcé, la parue qui a gagné doit obtenir un certficat de non appel.
3. D. Greffe comptable.
L'ouverture d'un donner passe par la compubilité. Le greffier comptable est celui qui est chargé
de fixer la quittance et il retourne le dossier au greffier titulaire La DGRAD contrôle les entrées,
c'est même l'oeil de l'Etat sur dans cette matière.
CHAPITRE 2: COMPÉTENCES DU TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE ET DÉROULEMENT DES
AUDIENCES.
Section 1: Types de compétences.
1.1. Compétence personnelle.
Avarit de donner de manière détaillée la compétence personnelle du tribunal, il sied d'abord e
dire que, cette demière répond a la question de qui sont justiciables de cette juridiction. La
compétence personnelle ou « ratione personne » ne s'applique qu'en matière pénule, Elle
comment l'infraction d'abus de confiance, il sera traduit, non devant le tribunal de paix, Par
arleurs, lorsque l'infraction de meurtre a été commise par une personne âgée de moins de
justiciables ou du statut militaire de ces derniers, traduite, au regard de sa qualité ou sa position
socioprofessionnele, devant une juridiction autre 18 ans ou par un militaire, ce sont
respectivement la junidiction pour enfants et la juridiction résulte, en effet, dans ce domaine, de
la qualité ou de la personnalité des parties au procès 1l compétente, s'agit de l'hypothèse des
bénéficiaires du privilège de juridiction, celle de la minorité de certains il y a done privilège de
jundiction chaque fois qu'une personne, pour une infraction donnée, est que celle dont la
compétence a été attribuée pour ladite infraction.
Exemple: lorsqu'un ministre matériellement compétent, mais plutôt devant la Cour de cassation,
jundiction personnelement miitaire qui sont personnellement compétentes pour connaitre de ces
affaires.
Ainsi, les tribunaux de grande instance connaissent en premier ressort des infractions commises
par les Conseillers urbains, les Bourgmestres, les Chefs de secteur, les Chefs de chefferie et
leurs adjoints ainsi que par les Conseillers communaux, les Conseillers de secteur et les
Conseillers de chefferie.
1.2. Compétence matérielle.
- Les jugements rendus en premier ressort par les tribunaux de paix sont susceptibles d'appel
devant le tribunal de grande instance:
- Les tribunaux de grande instance connaissent des infactions punissables de la peine de mort et
de celles punissables d'une peine excédant cinq ans de servitude pénale principale
1.3. Compétence territoriale.
La compétence territoriale ou « ratione loci » est l'aptitude qu'a une juridiction de connaitre une
affaire en fonction d'une circonstance de lieu
Le tribunal de grande instance déploit ses ailes sur toute l'étendue de la ville. Cas du tribunal de
grande instance de Lubumbashi, qui est compétant pour juger les infractions susceptibles d'une
peine, qui se commettent sur la ville de Lubumbashi
Section 2: LE DÉROULEMENT DES AUDIENCES DEVANT LE TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE.
Puisque les juridictions sont créées et instituées pour accomplir leur mission de dire le Droit, cela
passe ainsi par la phase dite juridictionnelle. Cette dernière étant même la raison de la création
de la juridiction, nous allons ainsi voir ce qui concourt à son administration.
2.1. Avant l'audience.
Le greffier faut la mis à jour du dossier, fait la publicité et affiche l'extrait de rôle de l'audience, il
communique aussi les extraits 48 heures avant l'audience aux juges, pour permettre à ces
derniers d'en prendre connaissance, Il communique également l'extrait au ministère public ou
parquet pour faire parvenir l'information au destinataire. 72 heures avant l'audience publique
2. 2. Pendant l'audience.
Lorsqu'arrive l'heure de l'audience, la composition des juges entre, et ceux-ci s'assoient selon
l'ordre de préseance
Quand l'audience s'ouvre, avant que les parties au procès ne commencent à parler, il faut que le
Tribunal se déclare d'abord saisi
Ensuite, la prise de parole peut se différencier selon les matières, Dans un procès pénal, la
premiere partie a prendre parole est la partie civile. En cas d'absence de cette dermière, c'est le
ministère public qui va faire ses réquisitoires, et enfin, le prévenu va se défendre et dire son
dernier mot
CHAPITRE 3: LES REGLES DE FONCTIONNEMENT DES COURS ET TRIBUNAUX.
SECTION 1. LES REGLES DE FONCTIONNEMENT COMMUNES AUX COURS ET
TRIBUNAUX DE DROID ECRIT (JURIDICTIONS CIVILES).
L.J. Rappel des régles générales :
– Le principe de la collégialité.
– Le principe de l'impartialité du tribunat
1.2. Autres regles
1. La récusation et le déport
Les règles relatives a la récusation et au déport sont prévues aux articles 49 à 59 de la lor
n°13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des
juridictions de l'ordre judiciaire
Une partie au procès peut estimer qu'un des juges appeles à statuer sur son affaire dont étre
écarté ou remplacé, La loi prévoit plusieurs causes qui peuvent justifier la récusation , il y en a au
total huit (8)
– Le juge ou son conjoint a un intérêt personnel quelconque dans l'affaire :
– Le juge ou son conjoint est parent ou allié soit en ligne directe soit en ligne
collaterale jusqu'au troisiéme degré de l'une des parties, de son avocat ou de son mandataire.
– existence d'une amitié entre le juge et l'une des parties .
– L. existence d'une inimitié entre le juge l'une des parties:
– L'existence des liens de dépendance étroite à titre de domestique, de serviteur ou
d'employe entre le juge et l'une des parties:
–
– Le fait que le juge a déja donné son avis dans l'affaire ;
– Le fait que le juge est déjà intervenu dans l'affaire en qualité de juge, de témoin,
d'interprete, d'expert ou d'agent de l'administration ou d'avocat ou de defenseur
judiciaire.
– Le fait que le juge est déjà intervenu dans l'affaire en qualité d'O PJ, ou d'O.M.P. :
Signalons que la cause de récusation prévue en tout dernier lieu ne s'applique pas aux juges des
tribunaux de paix. Celui qui veut récuser un juge doit se manifester au plus tard avant la clôture
des débats, par une déclaration motivée et actée au greffe de la juridiction dont le juge mis en
cause fait partie cette déclaration est notifiée par le greffier au président de la juridiction, ainsi
qu'au juge mis en cause; ce demier est tenu de faire une déclaration écrite ou verbale, actée par
le greffier, et ce dans les deux jours de la notification de l'acte de récusation. Nous devons
insister sur le fait que, contrairement à ce que croit l'opinion publique, la seule déclaration de
récusation faite par une partie au procès ne suffit pas pour obliger un juge à se retirer. Elle doit
être soumise à une vérification au cours d'une audience que va tenir la juridiction à laquelle
appartient le juge mis en cause, cette juridiction doit statuer toutes affaires cessantes, la partie
récusant entendue, le juge, mis en cause doit se défendre et doit donc être entendu en ses
explications: ce qui veut dire qu'il ne peut pas faire partie du siège appelé à statuer, sur les
mentes de la récusation:
Le tribunal statuant sur les mérites de la récusation, peut considérer que la demande est fondée ;
en ce cas, le juge récusé doit se retirer du siège, Mais ce tribunal peut rejeter la récusation , il
peut dans ce cas ordonner, pour cause d'urgence, que le siège comprenant le juge ayant fait
l'objet de la récusation rejetée, poursuivre l'instruction de la cause, même s'il y a appel. L'on doit
bien comprendre que, faire une déclaration de récusation comporte des risques, tout comme le
fait pour un juge, de se maintenir au siège malgré cette déclaration, comporte aussi des risques
Si le jugement rejetant la récusation est maintenu par la juridiction d'appel, celle-ci peut, après
avoir appelé le récusant, le condamner à une amende ainsi qu'aux dommages-intérêts envers le
juge mis en cause La sanction qui est ici prise contre le récusant est due à son obstination à
vouloir à tout prix récuser un juge de manière légère, téméraire ou vexatoire. Le fait que des
dommages- intérêts sont alloués au juge mis en cause suppose que ce demier a été appelé
devant la juridiction d'appel. Les décisions sur la récusation intervenue au premier degré devant
la Cour d'Appel sont susceptibles d'appel devant la Cour de cassation, Lorsque, la récusation a
été dingee contre un mugistrat siégeant à la Cour de cassation, cette juridiction peut, en cas de
rejet de la récusation, prononcer les condamnations à l'amende et aux dommages-intérêts. Si le
juge d'appel infirme le jugement rejetant la récusation, il a annuler toute la procédure du premier
degré qui en aurit été la suite et renvoyer les parties devant le même tribunal pour y être jugées
par un autre juge ou devant un tribunal voisin du même degré, sans préjudice de l'action
disciplinaire
Nous devons ici faire observer, que l'action disciplinaire ne pourmit logiquement se concevoir
que contre le juge mis en cause qui s'est obstiné à se maintenir au siège: le principe de
l'indépendance qui doit protéger les juges, s'oppose à notre avis, à ce qu'on puisse sanctionner
l'ensemble du siège pour avoir mal apprécié les éléments de la cause qui aumient dû l'amener à
déclarer la récusation fondée
Le juge qui se trouve dans une des hypothèses de récusation, est tenu de se déporter, sous
peines de poursuites disciplinaires. Le juge qui désire se déporter informe le président de la
juridiction a laquelle il appartient en vue de pourvoir à son remplacement
2. La police de l'audience.
C'est le juge qui préside l'audience qui en assure la police et la direction des débats. Le pouyoit
de police d'audience permet de maintenir l'ordre dans la salle, et aux abords de la salle
d'audience pour éviter ou prévenir les attroupements et tumultes. En vertu de ce pouvoir, il peut
faire expulser, évacuer les perturbateurs, tout ou partie du public, en faisant appel en cas de
nécessité aux forces de l'ordre C'est sur base de ce pouvoir qu'il peut interdire l'accès de la salle
d'audience aux mineurs, le pouvoir de direction des débats l'autorise à décider l'ordre de
production des preuves et à rejeter des débats tout ce qui peut tendre à compromettre la dignité
de la Justice ou a allonger inutilement les débats
3. Composition régulière du siège
Une décision judiciaire doit être prise par les juges qui, depuis le début ont pris part à tous les
debats. En effer, il s'impose pour la garantie de la vérité judiciaire et dans l'intérêt d'une bonne
administration de la justice, qu'une affaire soit jugée uniquement par les juges qui ont eu une
bonne connaissance du dossier Il peut arriver qu'un nouveau juge entre dans le siege pour
remplacer un autre juge absent ou empêché, en ce cas il est exigé qu'il y ait réouverture des
debats, le président de l'audience doit faire à l'intention de ce nouvenu juge, un compte rendu
valable, un résumé des débats antérieurs et cela, en présence de toutes les parties qui doivent
avoir éte appelées pour cela, le respect de ces conditions va rendre régulière la composition du
siège comprenant le nouveau juge. Le renvoi pour cause de sûreté publique ou de suspicion
légitime (articles 60 à 62 de la loi organique du 11 avril 2013 sur l'OC))
4. Le renvoi pour cause de sûreté publique ou de suspicion légitime.
Le juge naturel peut être refusé par une partie au proces ou par le Ministère Public et ce pour
deux maisons
Soit parce que, le climat social ou politique du lieu où siège le juge naturel est détérioré au point
qu'il ne soit plus possible de rendre une justice sereine. En ce cas, la cause qui est pendante
devant ce tribunal, doit être renvoyée devant un autre tribunal. C'est le renvoi pour cause de
súreté publique. Il n'y a que le Ministère Public qui peut introduire une requête aux fins de renvoi
pour cause de súreté publique. Ce qui est compréhensible puisqu'en sa qualité de gardien de
l'ordre public, il est le mieux placé pour apprécier si oui ou non, le climat politique ou social du
leu où siège le tribunal est perturbé, Soit parce que, tous les juges du tribunal ayant été récusés,
il ne soit plus possible de constituer un siège, mais il peut arriver aussi que l'on soupçonne tous
les juges d'un tribunal d'avoir subi des pressions au point de ne plus jouir de l'indépendance ou
de l'impartialité requise pour juger une cause de manière équitable, C'est le renvoi pour cause de
suspicion légitime Les parties au procès peuvent introduire une demande de renvoi pour cause
de suspicion légitime.
Il y a lieu de noter que la simple introduction d'une demande de renvoi ne suffit pas pour obliger
le tribunal soupçonné à cesser de juger une cause; la juridiction qui est saisie d'une demande de
renvoi doit donner acte du dépôt de la requête, c'est au vu de l'expédition du donné expédition
que peut produire le Ministère Publie ou la partie la plus diligente, que la juridiction saisie quant
au fond va surseoir à statuer. La juridiction saisie de la demande de renvoi, va tenir une audience
pour statuer sur les mérites de cette demande, toutes les parties à la cause doivent recevoir
notification de la date d'audience dans les formes et délais ordinaires.
A l'audience, les débats se déroulent de In manière suivante
– le requérant expose ses moyens :
– la partie adverse présente ses observations:
– le tribunal clôt les débats et prend l'affaire en délibéré.
La décision sur la requête doit être rendue dans la huitaine de la prise en délibéré de l'affaire :
elle n'est susceptible ni d'opposition ni d'appel. Une expédition de la décision de renvoi
Gugement ou arrêt) sera transmise du greffe de la juridiction saisie à celui de la juridiction à
laquelle la connaissance de l'affaire a été renvoyée
La compétence pour opérer le renvoi est reglée de la mantere suivante
Le Tribunal de Grande Instance peut renvoyer la connaissance d'une affaire d'un tribunal de paix
de son ressort à un autre tribunal de paix du mème ressort, La Cour d'Appel peut renvoyer la
connaissance d'une affaire d'un tribunal de grande instance de son ressort à un autre tribunal de
grande instance du même ressort ; La Cour de Cassation peut renvoyer la connaissance d'une
affaire d'une Cour d'Appel à une autre Cour d'Appel ou d'une juridiction du ressort d'une Cour
d'Appel à une juridiction de même rang du ressort à une autre Cour d'Appel.
5. Les régles du délibéré.
Délibérer, c'est réfléchir à plusieurs, confronter les opinions pour aboutir à une décision
commune Par extension, on parle de délibéré d'un juge unique parce qu'il fait une comparaison
mentale entre les conclusions des parties et les diverses opinions possibles pour prendre une
décision Le délibéré obéit aux règles suivantes (art 41 à 43 la loi organique du 11 avril 2013.
sur lOCJ)
● Le délibéré est secret;
● Dans le délibéré, le juge le moins ancien du rang le moins élevé donne son avis le
premier, le président donne son avis le demier Cette règle a été prévue pour éviter que le juge le
moins experimenté n'adopte par référence pour son ainé, l'opinion que celui-oi donne ;
c) Des décisions sont prises à la majorité des voix Toutefois, en matière pénale, s'il se forme plus
de deux opinions dans le délibéré, le juge qui a émis l'opinion la moins favorable au prévenu est
tenu de se rallier à l'une des deux autres opinions. En matière de droit privé, s'il se forme plus de
deux opinions dans le délibéré, le juge le moins ancien du rang le moins élevé est tenu de se
rallier à l'une de deux autres opinions.
6. La surveillance et l'inspection des cours et tribunaux.
La Cour de cassation et, dans leur ressort, les cours et tribunaux, ont droit de surveillance et
d'inspection sur les juridictions inférieures, La surveillance est exercée par le chef de la
jundiction ou par son remplaçant. Le droit de surveillance consiste à veiller à ce que les dossiers
qui sont portés devant les cours et tribunaux soient rapidement et régulièrement traités.
Il s'agit d'une surveillance purement administrative qui ne peut en aucune manière chercher à
violer l'indépendance garantie aux cours et tribunaux par la Constitution. Les magistrats qui vont
inspecter les cours et tribunaux ne peuvent pas dieter aux juges les décisions judiciaires prendre
ou chercher à remettre en question les décisions judiciaires déja prononcées.
7. Le sanction en cas d'action téméraire et vexatoire portée devant une juridiction (article
142 de la loi organique du 11 avril 2013 sur l'OCJ)
La loi sanctionne le comportement d'un demandeur/ou d'un plaignant qui accuse injustement
une autre personne en justice, soit devant une juridiction pénale soit, devant une juridiction
civile. La personne ainsi accusée, comparaitra devant les juges pour se défendre, elle ne va
cependant pas se limiter à se défendre pour prouver son innocence, Dans sa défense, elle va
exiger que la personne qui l'a accusé injustement soit condamnée à lui payer des dommages-
intérêts Mais, pour les obtenir, elle devra démontrer que l'action judiciaire introduite par son
accusateur a un caractère vexatoire et téméraire, c'est à dire que l'accusateur a agit avec une
intention méchante dans l'intention de nuire, alors qu'il savait qu'elle n'a commis aucune
infruction ni une quelconque violation de la loi.
8. Vacances judicinires. Audience solennelle de la Cour de cassation et mercuriale du
Procureur Général de la République.
On appelle « vacances judiciares », une pérode pendant laquelle les cours et tribunaux
fonctionnent au ralenti, les audiences judiciaires se limitent au cas d'urgence Pour cela,
fonctionnent des chambres de vacation: Les juges mettent à profit les vacances judiciaires pour
liquider les dossiers pris en délibèré et qui connnissent du retard. La période de vacances
judiciaires va normalement du 15 août au 15 octobre de chaque année.
La fin des vacances judiciaires se caracténse par la centrée judiciaire qui se manifeste par la
tenue d'une audience solennelle el publique, au cours de laquelle un discours du premier
président de la Cour de cassation en voie de disparaitre et une mercuriale du Procureur Général
de la République sont prononces:
Dans la pratique, les Cours d'Appel organisent également des audiences solennelles de rentrée
judicatre, marquees par le discours du premier président et les mercuriales des
Procureurs généraux pour une bonne administration de la justice (article 64 de la lor-organique
du 11 avril 2013 sur l'OCJ).
SECTION 2. LES REGLES DE FONCTIONNEMENT COMMUNES AUX COURS ET
TRIBUNAUX DE DROIT ECRIT (JURIDICTIONS MILITAIRES)
3.1. La police de l'audience (art.233 C.J.M)
Le Président a la police de l'audience. Il peut faire expulser de la salle d'audience et reconduire
en prison ou garder par la forcé publique à la disposition du tribunal, jusqu'à la fin des débats, le
prévenu, qui par ses clameurs ou par tout autre moyen propre cause tumulte fait obstacle au
cour normal de l'audience (240 CJ M.),
3.2. Le renvoi pour cause de súreté ou de suspicion légitime
L'auditeur général des forces armées peut, pour cause de sûreté ou de suspicion légitime;
renvoyer la connaissance d'une affaire d'un conseil de guerre supérieur, opérationnel ou de
gamison, a un autre conseil de guerre de même rang (art 116 du C J.M.)
3.3. La colléginlité des juridictions militaires
Les juridictions militaires siegent en college
3.4. Les règles du délibéré
La juridiction delbere, puis vote, par scrutins secrets distinets et successifs au moyen de
bufletins écrits, sur le fait principal d'abord et, s'il y a lieu, sur chacune des circonstances
aggravantes, sur les questions subsidiaires et sur les faits d'excuse légale:
3.5. La regle du double degré de juridiction
Excepté les arrêts rendus par les cours militaires opérationnelles, c'est-a-dire en temps de
guerre, les arrêts et jugements rendus par les cours et tribunaux militaires sont susceptibles:
CHAPITRE 4: APERÇU GÉNÉRAL DES LEÇONS SUR LA PROCÉDURE PÉNALE ET LA PROCÉDURE
CIVILE.
Section I:
Le juge Buema Mbubu Sénèquo, nous a appris que, en matière pénale, il existe plusieurs modes
de saisime du tribunal compétent. Ces modes sont
● Citation a prévenu;
– Comparution volontaire,
Saisie d'Office
– Citation directe
– Sommation.
1.. La citation à prévenu.
La aration à prévenu est la voie ordinaire pour saisir une juridiction répressive, Elle consiste d une
notification faite en forme authentique au prévenu de l'ouverture des poursuites. Elle est faite par
le Ministère public, le greffier ou le huissier
1.2. Citation directe.
La vietime d'une infraction peut directement saisir le tribunal répressif d'une demande de
réparation du préjudice subi par le fait de l'infraction. Enfin de permettre aux partie d'y défendre
leur droit ou d'y soutenir leurs prétentions. La citation doit être signifiée en forme d'exploit par
un officier ministériel (huissier, greffier ou OMP ) qui doit mentionner son nom et sa qualité ainsi
que la date à laquelle il a effectué la signification.
Mais la utation directe ne sera recevable que si les faits infractionnels sont établis La citation
directe devra done mentionner ces faits avec indication du lieu et de la date de leur commission.
Elle doit également mentionner le préjudice invoque avec évaluation provisoire de sa hauteur.
Enfin elle doit indiquer te lien de causalité entre le fat infractionnel et le préjudice vanté
dathur de l'un de ces éléments. l'action civile sera irrecevable et n'aura pas déclenché des
podestes
La partie civile doit citer en principe toutes les personnes qu'elle met en cause, c'est-à-dire le
prévenu et la partie civilement responsable Le Ministère public n'est jamais cité, car il est tomous
présent à laudience, de reste, il est toujours informé par le greffier des citations directes qui sout
fintes: Notons que la citation n'est pas recevable devant la cour suprême. Signalons ainsi que
l'Ord loi n° 73.006 du 14 février 1973 interdit le recours à la voie de citation directe à l'endroit
des bénéficiaires de privilège des juridictions qui ne pourraient faire l'objet de poursuites qu'à la
seule citation d'un officier du Ministère public (art. 54 al.2 du CPP).
1.3. Comparution volontaire.
L'on peut difficilement se représenter le eas d'un délinquant qui, spontanément, se présenterait
devant te tribunal pour réclamer le juste châtiment de son infraction. En réalité la comparution
volontire est souvent réalisée pour couvrir les irrégularités de forme d'exploit (mention
mcomplète de la citation, non respect des délais), elle est aussi utilisée pour justifier une
extension de la saisine du tribunal, en effet, il est généralement de l'intérét du prévenu qui a
répondu a la datation que laffaire soit vidée sans délai plutôt que de retarder la solution du litige
en exigeant les garanties d'une procédure de citation régulière.
1.4. La sommation.
La citation peut être remplacée par une simple sommation verbale faite à une personne par
POMP ou par le greffier de la juridiction qui devra connaître de la cause. La sommation fait
connaître le lieu et le moment de la comparution devant le tribunal. La sommation à prévenu lui
fut de plus en plus connaitre la nature, la date, et le heu des faits dont il est appelé à répondre.
Peuvent être sommes
I la partie lesée,
2 les témoins.
3 le prevenu,
a la partie civilement responsable.
La validité de la sommation est subordonnée à une caution, les faits soumis à la juridiction
doivent étre punissables d'une peine de prison ne dépassant pas cinq ans ou d'une simple
amende Il doit être dressé un P.V de la sommation par celui qui l'effectue. Nous ne partageons
pas l'opinion qui soutient que la sommation peut permettre par exemple au juge de police
d'interroger sur le champ un prévenu sans lui accorder un certain délai. Une telle pratique va
certainement à l'encontre tant de la lettre que de l'esprit de l'art. 66 du CPP, en effet, le
législateur a expressement prévu que le prévenu sommé est informé du lieu et du moment de
comparution Ce qui est tout a fait normal puisqu'il doit disposer d'un certain délai pour préparer
sa défense A notre sens, ce délai ne peut pas être autre que lui qui est prévu en cas de citation,
c'est-à-dire la huitaine franche. Pour soutenir ce point de vue, nous avançons deux
arguments:
a) Argument de texte:
L'Art. 66, siège de la matière, ne contient aucun délai ce qui logiquement laisse entendre qu'il
faut appliquer, en matière de sommation, le même délai que celui que la loi prévoit pour la
citation, étant donné que la sommation remplace la citation. Si le législateur avait voulu qu'il y ait
en matière de sommation un délai différent de celui de- la citation, il aurait dit expressément:
b) Arguments fondes sur l'Art.68 du CPP
Cet article prévoit que le prévenu cité ou sommé à comparaître peut être place sous mandat de
dépôt mais sans que la durée de cette détention puisse excéder cinq jours. Cette disposition
vient confirmer qu'en matière de citation ou de sommation, le délai de huitaine s'impose pour la
comparution du
prévenu.
1.5. Saisine d'office.
En droit congolais, il existe deux possibilités pour une juridiction de se saisir d'office:
1) Il y a d'abord le cas du Tribunal de Police ou du Tribunal de Paix
. Le juge de Police remplit les fonctions de Ministère public auprés de sa juridiction. Le
plus souvent, le juge de Police connait Ses affaires qui ont été constatées par un P.V.
d'OPJ qui lui est soumis directement ou par son propre PV, en ce cas, il est saisis par les
modalités:
. citation, comparution volontaire
. Le juge de paix, dans l'hypothèse où le Ministère public n'est pus représenté auprès du
tribunal de paix par un OPJ à compétence générale (et c'est presque toujours le cas),
remplit les fonctions du Ministère public auprès de sa propre juridiction:
2) Il y a ensuite le cas de délit d'audience:
● 2.1. On appelle délit d'audience toute infraction commise dans la salle et pendant la durée
de laudience
● 2.2. Au plan de la terminologie, il nous faut observer qu'en droit congolais, l'expression
"délit d'audience" est impropre pour deux raisons, d'abord le Droit pénal ignore la
répartition des infractions en trois catégories contravention, délit, crime qui entraine les
conséquences au point de vue de la compétence matérielle des juridictions appelées à les
juger, ensuite en droit congolais, c'est toute infraction qui peut être sanctionnée séance
tenante.
23. L'Ord loi n° 70/012 du 10 mars 1970 qui l'organise prévoit du point de vue de la procédure
qu'en ce cas, l'infraction peut être jugée séance tenante, c'est done une question d'appréciation
et non pas d'opportunité de juger mais de l'appréciation juridique consistant pour le tribunal à
examiner st l'infraction ainsi commise rentre ou pas dans le cadre de sa compétence matérielle,
si le tribunal décide de juger séance tenante cette infraction. Le Président fait dresser un P.V. par
le greffier, il interroge le prévenu et entend les témoins le cas échéant, après avoir entendu
J'Officier du Ministère public, le tribunal prononce sans désemparer, les peines prévues par la
loi :
L'expression "sans désemparer" veut dire que te tribunal doit, le jour même statuer pour
permettre une remise d'audience. Mais nous sommes d'avis que cette expression ne s'oppose
pas à ce que le tribunal puisse surseoir momentanément l'audience pour délibérer et rendre le
jugement sur ce délit d'audience le même Jour:
Section 2. La procédure civile:
Pour qu'il puisse y avo saume du tribumal en procédure civile, il a été question de plusieuss
notions que nous allous exposer dans les lignes que survent:
211. La défense en justice.
2.1.1. Defenses au fond
A. Notion
On appelle défense au fondhle moyen par lequel un défendeur entend établit que la demande de
son adversaire est injuste et mal fonde "en droit" parce que le droit allégué par le demandeur, A
l'appui de sa prétention n'existe pas ou n'existe plus, Il s'agit, en d'autres, de tout moyen qui
tend a faire rejeter comme inustifiée, apres examen au fond du droit, la prétention de ladversaire.
C'est done par ce procedé que le défendeur va combattre directement l'action en justice dans
son fondement même Il va tenter de la faire rejeter par le juge. C'est le moyen de défonse je plus:
coummment emplove
Il'est admis que ta défense au fond peur être presentée à tout auteur de la procédure, au premier
degré, au doure d'appel et même en cassation dans la mesure ou elle ne constitue pas un moyen
2.2. Les exceptions
A Notions:
Les exceptions sont des moyens par lesquels le défendeur, sans contredire le droit lui-même,
nent l'action du demandeur en echec jusqu'à ce qu'un certain délai sont expire ou une formalité
déterminée accomplie L'exception est donc un moyen opposé par le defendeur et non une
demunde nouvelle, elle ne contredit pas directement le droit sur lequel l'action est basée:
B. Sortes
On distingue généralement les exceptions déclinatoires ou declinatoires de compétence, les
exceptions dilatoires et enfin les exceptions de nullite de procédure
[Link] réglement des juges
● L'article 98 de la loi organique de 2013 sur l'OCI donne compétenco á la Cour de
cassation de connaitre du règlement des juges.
– Larticle 65 de la loi organique de 2013 sur la procédure devant la Cour de cassation
dispose qu'il y a lieu à règlement de juges lorsque deux ou plusieurs Juridiction judicinires
statuant en dernier ressort se déclarent compétentes pour connaitre d'une même
demande mue entre les mêmes paries. Le règlement des juges peut être demandé par
requête de toutes parties à la cause ou du M.P. près l'une des juridictions concernées. La
Cour de cassation désigne souverainement la juridiction qui connaitra de la cause.
– Le droit congolais ne prévoit que le réglement de juger pour les cas du conflit positif ou
deux jundictions saisies d'une même cause prétendent toutes deux vider un même litige. Il
n'organise pas le conflit négatif qui se présente lorsque deux Juridictions saisies opèrent
le renvoi de l'une à lautre
2. Les exceptions de nullité de procédure
Ces exceptions aboutissent généralement à la suspension de l'instance, En effet, chaque fois
que le défendeur estime qu'un acte de procédure intervenue pour mettre l'action en justice en
œuvre ou en cours d'instance est irrégulier, il dispose d'une exception que l'on dénomme
« exception de nullité de procédure » Le moyen tiré de la nullité d'un acte de procédure
constitue bien une exception puisqu'elle crée un obstacle temporaire à l'examen du fond de la
demande, En effet, il sera indispensable que le tribunal tranche préalablement le point de savoir
si l'irrégularité existe et dans l'affirmative, si elle est de nature à entraîner la nullité. Si le tribunal
prononce la nullité, le demandeur devra recommencer l'acte irrégulier, ce qui retardera l'examen
du fond de la demande, mais ne l'exclura pas. Mais, le défendeur devra invoquer la nullité avant
toute défense au fond sil ne veut pas que celle-ci soit déclarée couverte. Le tribunal refusera de
faire droit à l'exception de nullité chaque fois qu'l estimera que l'irrégularité qui entache l'acte de
procédure ne nuit point à la partie adverse à moins qu'il ne s'agisse d'une nullité substantielle.
Il est particulièrement difficile de relever les différentes irrégularités qui pourraient donner
ouverture a une exception de nullité de la part du défendeur. Nous nous contenterons donc de
relever les irrégularités les plus courantes et sur lesquelles la jurisprudence reste divisée:
– L'omission d'une des mentions que doit contenir l'assignation.
– Le caractère incomplet ou insuffisant des mentions que la loi exige dans la rédaction de
l'expier introductif d'instance. A cet égard, signalons que l'obscurité des motifs de l
assignation peut donner ouverture pour le défendeur à « l'exception obscuri libelli ».
– La signification imparfaite de l'assignation.
La question de savoir si l'irrégularité porte ou non grief à la partie adverse est appréciée
souverainement dans chaque cas par les tribunaux.
3. Les exceptions dilatoires
Les exceptions dilatoires sont celles dont l'objet direct et immédiat est d'obtenir un délai ou un
sursis momentané à la procédure en cours. L'on peut citer à titre illustratif:
a. L'exception de garantie
La garantie est l'obligation imposée à une personne de défendre une autre personne en justice
contre un danger qui la menace et au cas où elle ne peut la défendre efficacement, de payer des
dommages-intérêts.
Exemple: A.. achete un immeuble à B... qui s'en prétend le propriétaire. C... affirme également
être le propriétaire de l'immeuble et assigne l'acquéreur A. A.. va appeler B.. en garantie et le
forcera a intervenir dans le procès pour le défendre en démontrant sa qualité de propriétaire de
l'immeuble Si B.. refuse de defendre A. ou ne peut lé défendre, A. exigera de B... des dommages-
intérêts, la résolution de la vente et la restitution du prix.
Celui qui est obligé de venir défendre un autre est le Garant celui qui est défendue et appelle en
garantie s'appelle le Garanti L'action en garantie peut l'être intentée :
● comme action principale : dans l'exemple repris ci-dessus A. assigne B. Séparément Cest
la demande en garantie.
– conime action incidente : A... forme une demande de carantie comme inciden de son
proce avec C C'est l'exception dilatoire de garantie, L'action en garantie intentée à titre
incident presente des avantages car elle est moins lente, elle entraine moins de frais.
Ensuite l'action en garantie échouera si le garant parvient à démontrer que s'il avait été appelé
en garantie efficacement. Cet argument du garant pourra difficilement être invoqué sil est appelé
la cause par voie incidente. L'exception de garantie est en tout point semblable à l'intervention
forcée que nous avons étudiée sauf lorsque celle-ci tend uniquement à la déclaration d'un tiers
en jugement commun et avec la réserve que cette exception est toujours invoquée par le
défendeur.
En regle générale, l'exception de garantie est surtout utilisée dans la pratique lorsque le
défendeur prétend qu'il n'est pas responsable de la violation d'un droit dont on l'incrimine mais
que cette responsabilité pèse en réalité sur un tiers qu'il oblige à prendre fait et cause pour lui en
essayant d'échapper lui-même au proces. Après avoir appelé le tiers en garantie, le défendeur va
tenter de se faire mettre hors cause. L'article 27 du décret du 7 mars 1960 démontre qu'en droit
congolais, l'exception de garantie est dilatoire et qu'elle constitue un obstacle temporaire à
l'examen du fond de l'action en Justice.
En effet, si le défendeur demande à mettre le garant en cause, le juge accorde délai suffisant à
raison de la distance du domicile du garant. La procédure est introduite par assignation et le juge
accorde un sursis tenant compte du délai de distance entre le domicile et la résidence du garant
et celle du tribunal
Le décret du 7 mars 1960 se montre très strict dans la lettre des termes employés: il exige que
l'assignation soit faite dans le délai fixé et que l'autorisation d'invoquer l'exception de garantie
soit accordée le jour de la première comparution, la sanction étant que l'action principale sera
Jugée séparément de la demande en garantie.
b. L'exception de communication des pièces
ces exceptions provoquent aussi la suspension-de l'instance. Le décret du 7 mars 1960 n'exige
as que chacune des parties communique à l'autre les documents sur lesquels elle base son
action en justice ou se défend à l'instance introduite.
Toutefois, il s'agit d'un principe général de droit qui est applicable en R.D.C en vertu de l'équité
qui exige quaucun document, ou dossier ne peut être déposé à lappui d'une action ou d'une
défense en justice sans qu'il ait été porté à la connaissance de toutes les parties en cause. On ne
concevrait pas que le défendeur puisse combattre l'action Judiciaire lui intentée et répondre aux.
moyens invoqués par son adversaire dans l'exploit introductif d'instance sil n'a pas eu
connaissance des documents sur lesquels l'action est basée Il en est de même des documents
produits par le défendeur et dont le demandeur n'aurait pas eu connaissance. Lorsque la partie à
qui la communication des pièces est demandée n'y procède pas spontanément, son adversaire
oppose l'exception de communication de pièces qui oblige le tribunal à suspendre l'instance tant
que la communication n'est pas faite. Il y a donc en l'espèce, comme dans les autres exceptions
que nous avons examinées, un obstacle momentané qui empêche l'examen du fond de la
contestation.
Remarquons que cette exception peut être invoquée tant par le demandeur que par le défendeur.