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Correction Ex Micro

Le livret pédagogique de microéconomie de Pascal Toquebeuf contient des exercices variés sur les concepts de budget, de consommation et de préférences des consommateurs. Chaque exercice aborde des situations pratiques, telles que la représentation graphique des contraintes budgétaires et l'analyse des préférences à travers des fonctions d'utilité. Il inclut également des références bibliographiques pour approfondir les connaissances en microéconomie.

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Correction Ex Micro

Le livret pédagogique de microéconomie de Pascal Toquebeuf contient des exercices variés sur les concepts de budget, de consommation et de préférences des consommateurs. Chaque exercice aborde des situations pratiques, telles que la représentation graphique des contraintes budgétaires et l'analyse des préférences à travers des fonctions d'utilité. Il inclut également des références bibliographiques pour approfondir les connaissances en microéconomie.

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Microéconomie 1 - Livret pédagogique

Pascal Toquebeuf

1 Bibliographie indicative
— Hal L. Varian, Introduction à la microéconomie, n’importe quelle année d’édition.
— Pierre Picard, Éléments de microéconomie : Théorie et applications, n’importe quelle
année d’édition.
— Je peux aussi vous conseiller la chaîne Youtube "Gère ton Eco",
https ://[Link]/channel/UC3LBYwuqn43jriQbk0B8fUg/featured.

2 Exercices

Exercice 1
Soit un consommateur dont le revenu est m = 60 envisageant d’acquérir les biens 1 et 2 dont
les prix sont respectivement p1 = 2 et p2 = 3.
1. Déterminer l’équation précise de la droite de budget dans R2+ . Tracer la droite de budget.
2. Le consommateur est soumis à un rationnement x¯1 = 12. Déterminer les coordonnées de
l’intersection de la contrainte de budget et de la contrainte de rationnement. Tracer le
nouvel ensemble budgétaire du consommateur.
3. Le rationnement est toujours effectif, mais le consommateur peut se reporter sur le marché
noir où il acquiert le bien 1 à un prix p1 = 4. Tracer le nouvel ensemble budgétaire du
consommateur.

Exercice 2
Un consommateur dispose d’un revenu de 3000=
C. Un verre de vin (bien 1) coûte 3=
C et un
kilo de fromage (bien 2) coûte 6=
C.
1. Représenter graphiquement la contrainte budgétaire du consommateur.
2. Quelle est sa pente ?

Exercice 3
Un consommateur a l’habitude de consommer 50 unités de bien 1 et 60 unités de bien 2
quand le prix du bien 1 est de 3= C et le prix du bien 2 est de 5=
C. Si le prix du bien 1 aug-
= =
mente jusqu’ à 5 C et le prix du bien 2 jusqu’à 8 C, de combien doit augmenter le revenu de ce
consommateur s’il souhaite toujours consommer le panier d’origine ?

1
Exercice 4
François consomme uniquement du jus d’orange et du yaourt.
1. En 2018, François gagne 20000=C. La bouteille de jus d’orange coûte 2= C et le pack de
=
yaourt coûte 4 C. Représenter la contrainte budgétaire de François en 2018.
2. Supposons que tous les prix augmentent de 10% en 2019 et que le revenu de François
augmente dans les mêmes proportions. Représenter sa nouvelle contrainte budgétaire.

Exercice 5
On demande à un consommateur de classer par ordre de préférence des paniers de consom-
mation composés de bien 1 et de bien 2. On suppose que les préférences sont transitives, ré-
flexives et complètes. Les réponses fournies sont les suivantes : A ∼ B ∼ K,C ∼ M ∼ N, L ∼
K,C  B, H ∼ I ∼ S, D ∼ O ∼ M, F ∼ G ∼ E, Q  S, P ∼ G ∼ Q, S  M, O  L, J ∼ R ∼ S.
1. Définir des groupes de paniers qui appartiennent à une même courbe d’indifférence.
2. Établir la hiérarchie entre ces différentes courbes en termes de niveau de satisfaction
obtenu par l’agent.
3. Les paniers A à S sont les couples suivants (la première coordonnée indique la quantité
consommée de bien 1, la seconde coordonnée indique la quantité consommée de bien 2) :
A = (2, 12), B = (3, 4),C = (7, 3), D = (3, 14), E = (12, 4), F = (10, 5), G = (7, 8), H =
(3, 15), I = (4, 10), J = (7, 4), K = (6, 2), L = (12, 1), M = (5, 4), N = (12, 2), O = (4, 6), P =
(6, 12), Q = (8, 6), R = (14, 3), S = (5, 6). Représenter graphiquement les courbes d’indif-
férence.
4. Quelles sont les remarques qui peuvent être faites sur la position et la forme de ces
courbes ?

Exercice 6
Les préférences exprimées par le consommateur i sont (8, 4) i (11, 3) i (2, 8) i (7, 2)
tandis que celles exprimées par le consommateur j sont (1, 7)  j (4, 5)  j (9, 2)  j (10, 1).
Laquelle des 3 fonctions d’utilité suivantes représente les préférences de i ? De j ?
1. U(x1 , x2 ) = x1 x2
2. V (x1 , x2 ) = x12 x2
3. W (x1 , x2 ) = x1 + x22

Exercice 7
1 2
Soit un consommateur dont les préférences sont représentées par : U(x1 , x2 ) = x13 x23
1. Quelle est la dérivée de U en x1 (x2 est traitée comme une constante) ? Quelle est la dérivée
de U en x2 (x1 est traitée comme une constante) ? Combien vaut le rapport de ces deux
dérivées partielles ?
2. Quelle est la quantité de bien 2, ∆x2 , nécessaire pour que ce consommateur accepte de
céder une quantité ∆x1 de bien 1 pour les paniers suivants : (10 ; 2), (5 ; 4) et (1 ; 20) ?
(Indice : il suffit de remplacer x1 et x2 par ces valeurs dans le résultat de la question 1).

Page 2
Exercice 8
La fonction d’utilité d’ un consommateur est U(x1 , x2 ) = min{x1 , 2x2 }.
1. Supposons x1 = 4. Tracer la droite verticale le long de laquelle 2x2 ≥ x1 . Supposons en
suite x2 = 2. Tracer la droite horizontale le long de laquelle x1 ≥ 2x2 . Vous avez obtenu
une courbe d’indifférence en forme de L. À quel niveau d’utilité correspond t-elle ?
2. Supposons x1 < 2x2 . Combien vaut le TmS de ce consommateur au point(x1 , x2 ) ? Même
question pour x1 > 2x2 .
3. Que peut-on dire sur les préférences de ce consommateur ?

Exercice 9
La fonction d’utilité d’un consommateur est U(x1 , x2 ) = 2x1 + x2 .
1. Quelle est la dérivée de U en x1 (x2 est traitée comme une constante) ? Quelle est la dérivée
de U en x2 (x1 est traitée comme une constante) ? Combien vaut le rapport de ces deux
dérivées partielles ?
2. Supposons x2 = 10 et x1 = 0. Dans ce cas, 2x1 +x2 = 10. En isolant x2 dans cette équation,
vous obtenez l’équation de la courbe d’indifférence de niveau 10. Cette courbe est une
droite qui relie (0,10) à (5,0). Quelle est la pente de cette droite (Indice : il s’agit de la
dérivée en x1 de l’équation de la courbe d’indifférence) ?
3. Que peut-on dire sur les préférences de ce consommateur ?

Exercice 10
La fonction d’utilité d’un consommateur est U(x1 , x2 ) = x1 (40 − x1 ) + x2 .
1. Quelle est la dérivée de U en x1 (x2 est traitée comme une constante) ? Quelle est la dérivée
de U en x2 (x1 est traitée comme une constante) ? Combien vaut le rapport de ces deux
dérivées partielles ?
2. Supposons que le niveau d’utilité soit de 10, tel que x1 (40 − x1 ) + x2 = 10. En isolant
x2 dans cette équation, vous obtenez l’équation de la courbe d’indifférence de niveau 10.
Tracer (approximativement) cette courbe.
3. Soit x1 = 4 : combien vaut le TmS du consommateur ? Que se passe-t-il si x2 varie ?
Comment appelle t-on ce type de fonction d’utilité ?

Exercice 11
1 1
La fonction d’utilité d’un consommateur est U(x1 , x2 ) = x12 x22 . Si ce consommateur dispose
d’un revenu de 800= C pour consommer du bien 1 en quantité x1 et du bien 2 en quantité x2 aux
prix p1 = 4 et p2 = 2, quel panier de biens 1 et 2 choisira t-il ?

Exercice 12
Ce tableau présente les quantités demandées de deux biens pour des niveaux de prix et de
revenu observés au cours de différentes années. Nous avons aussi calculé la part de revenu
consacrée à chacun des biens au cours de chaque année en utilisant les formules s1 = p1 xm1 et
s2 = p2 xm2 .

Page 3
Année p1 p2 m x1 x2 s1 s2
1 1 2 120 90 15 0,75 0,25
2 2 1 120 45 30 0,75 0,25
3 1 1 100 75 25 0,75 0,25
4 1 2 200 150 25 0,75 0,25
5 4 1 400 75 100 0,75 0,25
6 1 1 80 60 20 0,75 0,25
7 1 1 200 150 50 0,75 0,25
1. Proposer une fonction d’utilité permettant de représenter les choix de ce consommateur.
Justifier votre choix
2. L’année 8, ce consommateur gagne un revenu m = 40. Le prix du bien 1 est p1 = 1 et le
prix du bien 2 p2 = 1. De plus, le bien 2 fait l’objet d’une taxe à l’unité t = 1. Quel panier
(x1 , x2 ) ce consommateur choisira t-il ?

Exercice 13
On envisage les préférences annuelles d’un consommateur sur les stylos (bien 1) et les euros
dépensés dans les autres biens (bien 2). Le prix du bien 2 est donc p2 = 1. La fonction d’utilité de
ce consommateur est U(x1 , x2 ) = x1 (50 − x1 ) + x2 . Pour un prix p1 = 4 et un revenu m = 10000,
combien de stylos ce consommateur achète t-il ?

Exercice 14
Ambroise, consommateur de noisettes et de baies sauvages, a une fonction d’utilité U(x1 , x2 ) =

4 x1 + x2 , où x1 est sa consommation de noisettes et x2 , sa consommation de baies sauvages.
1. Le panier de consommation (25, 0) procure à Ambroise une utilité de 20. (16, 4) lui
procure la même utilité. Donner des exemples d’autres paniers lui procurant une utilité
identique. Faire un graphique, indiquer ces points puis tracer la courbe d’indifférence qui
les relie.
2. Supposons que le prix d’une noisette soit de 1, et celui d’un baie de 2. Le revenu d’Am-
broise est de 24. Tracer, sur le même graphique que dans la question précédente, la droite
de budget d’Ambroise. Combien de noisettes choisit-il d’acheter ?
3. Combien de baies sauvages ?
4. Trouver des paniers qui procurent à Ambroise une utilité de 25 et tracer la courbe d’in-
différence correspondant à cette utilité.
5. Les prix sont inchangés mais le revenu d’Ambroise est désormais m = 34. Représenter
la nouvelle droite de budget. Combien de noisettes va-t-il choisir d’acheter ? Combien de
baies sauvages ?

Exercice 15
Elmer a comme fonction d’utilité U(x1 , x2 ) = min{x1 , 2x2 }.
1. Quelle utilité Elmer retire-t-il de la consommation de 4 unités de bien 1 et 3 unités de
bien 2 ?

Page 4
2. Quelle utilité Elmer retire-t-il de la consommation de 4 unités de bien 1 et 2 unités de
bien 2 ?
3. Quelle utilité Elmer retire-t-il de la consommation de 5 unités de bien 1 et 2 unités de
bien 2 ?
4. Sur un graphique, représenter la courbe d’indifférence d’Elmer qui correspond aux pa-
niers qui lui procurent autant d’utilité que le panier (4, 2).
5. Représenter, sur un graphique, la courbe d’indifférence d’Elmer qui lui procure autant
d’utilité que le panier (1, 21 ) et la courbe d’indifférence qui passe par le point (16, 8).
6. Sur ce graphique, indiquer le lieu des points pour lesquels les courbes d’indifférence
d’Elmer présentent des coudes. Quelle est l’équation de cette courbe ?
7. Sur le même graphique, dessiner la droite de budget d’Elmer lorsque le prix du bien 1 est
égal à 1, le prix du bien 2 égal à 2 et le revenu égal à 8. Quel panier Elmer choisit-il de
consommer dans ce cas ?
8. Supposons que le prix du bien 1 soit de 10, celui du bien 2 de 15 et qu’Elmer achète
100 unités de bien 1. Quel est son revenu ? (Indication : il faut chercher à savoir combien
d’unités de bien 2 Elmer demandera s’il choisit de consommer 100 unités de bien 1)

Exercice 16
On envisage les préférences d’un consommateur sur les paniers de biens 1 et 2, consommés
en quantités x1 et x2 . Les préférences de ce consommateur sont représentés par U(x1 , x2 ) =
x1 + 2x2 . Soit p1 et p2 les prix des biens 1 et 2 et m le revenu de ce consommateur.
1. Quel type de préférences est représenté par la fonction d’utilité U ?
2. Soit p1 = 1, p2 = 3 et m = 60. Représenter graphiquement l’ensemble budgétaire de ce
consommateur ainsi que la courbe d’indifférence la plus haute qu’il peut atteindre.
3. Pour les prix et le revenu de la question 2, quel est le choix optimal (x1∗ , x2∗ ) de ce consom-
mateur ?
4. Si l’on donne à ce consommateur 1 unité de bien 2, combien d’unités de bien 1 doit-il
abandonner pour qu’il reste indifférent ?

Exercice 17
Soit un consommateur dont les préférences sur les paquets de saumon fumé (bien 1) et
sur les euros dépensés dans la consommation des autres biens (bien 2) sont représentées par
U(x1 , x2 ) = x1 (30 − x21 ) + x2 . Déterminer l’équation de la courbe de demande de paquet de
saumon fumé.

Exercice 18
Les préférences d’un consommateur sur les biens 1 et 2 sont représentées par U(x1 , x2 ) =
1 2
x1 x23 . Soit p1 = 1. Représenter graphiquement la courbe d’Engel du bien 1 de ce consommateur.
3

Exercice 19

Page 5
Bérengère consomme des pommes (bien 1) et des bananes (bien 2). Sa fonction d’utilité est
U(x1 , x2 ) = x1 x2 . Le prix de pommes est de 1 euro, le prix des bananes de 2 euros, et son revenu
de 40 euros par jour. Le prix des bananes chute soudainement à 1.
1. Avant le changement de prix, combien de pommes et de bananes Bérengère consommait-
elle par jour ? Représenter graphiquement la droite de budget et le choix optimal de Bé-
rengère. Soit A le point correspondant au panier de consommation choisi.
2. Si, après le changement de prix, le revenu de Bérengère avait changé de façon à ce qu’elle
puisse toujours se procurer le même panier de consommation, quel devrait-être son nou-
veau revenu ? Avec ce revenu et les nouveaux prix, quelles quantités de pommes et de ba-
nanes Bérengère devrait-elle consommer ? Représenter, sur le même graphique, la droite
de budget correspondant à ce revenu et à ces prix. Soit B le point correspondant au panier
que Bérengère consommerait à ce nouveau revenu et à ces prix.
3. L’effet de substitution lié à la baisse du prix des bananes conduit-il Bérengère à consom-
mer moins ou plus de bananes ? Combien de plus ou de moins ?
4. Après le changement de prix, combien de pommes et de bananes Bérengère achète-t-elle
en réalité ? Vous représenterez graphiquement la droite de budget après le changement de
prix. Soit C le panier qu’elle consomme réellement. Dessiner trois droites horizontales sur
votre graphique : l’une de A à l’axe vertical (ordonnées), la seconde de B à l’axe vertical
et la dernière de C à l’axe vertical. Le long de cet axe, indiquer l’effet de revenu, l’effet
de substitution et l’effet total sur la demande de bananes. La droite de budget sur laquelle
se trouve le point C doit-elle être parallèle à celle sur laquelle se trouve le point A ou à
celle sur laquelle se trouve B ?
5. L’effet de revenu lié à la baisse du prix des bananes sur la demande de bananes de Béren-
gère est-il équivalent à une augmentation ou à une diminution de son revenu ? Quel est le
montant de cette variation du revenu ? L’effet de revenu conduit-il Bérengère à consom-
mer plus ou moins de bananes ? Combien en plus ou en moins ?
6. À cause de l’effet de substitution lié à la baisse du prix des bananes, Bérengère consomme-
t-elle plus ou moins de pommes ? Combien en plus ou en moins ? À cause de l’effet de
revenu de la baisse du prix des bananes, Bérengère consomme-t-elle plus ou moins de
pommes ? Quel est l’effet total du changement de prix des bananes sur la demande de
pommes ?

Exercice 20
Maud dépense tout son revenu en delphiniums (bien 1) et roses trémières (bien 2). Elle
considère que ces deux sortes de fleurs sont des substituts parfaits : sa fonction d’utilité est
U(x1 , x2 ) = x1 + x2 . Un delphinium coûte 4 euros l’unité et une rose trémière 5 euros l’unité.
1. Si le prix des delphiniums baisse à 3 euros, Maud en achètera-t-elle plus ? Quelle est la
part de la modification de consommation qui est due à un effet de revenu et celle due à un
effet de substitution ?
2. Les prix des delphiniums et des roses trémières sont respectivement de p1 = 4 et p2 =
5 et le revenu de Maud est m = 120. Représenter graphiquement la droite de budget.

Page 6
Représenter graphiquement la droite de budget et la courbe d’indifférence la plus haute
que Maud peut désormais atteindre. Le point choisi est noté A.
3. On suppose à présent que le prix des roses trémières baisse à 3 euros l’unité, alors que
le prix des delphiniums est inchangé. Représenter la nouvelle droite de budget de Maud
ainsi que la courbe d’indifférence qu’elle peut atteindre. Le point choisi est noté B.
4. Quel doit être le revenu de Maud après la baisse du prix des roses trémières pour qu’elle
puisse toujours acheter le panier de consommation A ?
5. Quand le prix des roses trémières baisse à 3 euros, quelle est la partie du changement dans
la demande de Maud qui est due à l’effet de revenu et celle due à l’effet de substitution ?

Exercice 21
La fonction de demande de Bernie pour le bien 1 est x1 (p1 , m) = 2m/5p1 . Son revenu est
m = 1000 euros, le prix du bien 1 est de 5 et celui du bien 2 de 20. Si le prix du bien 1 diminue
à 4 euros, comment évolue la demande de bien 1 ?
1. Quel serait le nouveau revenu de Bernie si celui-ci devait changer en même temps que le
prix du bien 1 de façon à ce qu’il puisse toujours consommer aux prix p1 = 4 et p2 = 20
le même panier qu’avec les prix p1 = 5 et p2 = 20 ? Quelle serait alors sa demande en
bien 1 avec ce nouveau revenu, aux nouveaux prix p1 = 4 et p2 = 20 ?
2. À combien s’élève l’effet de substitution ? L’effet de revenu ?
3. Sur un graphique, représenter la droite de budget avant le changement de prix et indiquer
le panier que Bernie choisit à ces prix. On notera A ce point. Représenter la droite de
budget de Bernie après le changement de prix et indiquer le panier choisi à ces prix. On
notera C ce point.
4. Sur ce graphique, représenter la droite de budget de Bernie avec les nouveaux prix mais
avec un revenu lui permettant d’acheter le panier A. Trouver le panier B que Bernie choi-
sirait sur cette nouvelle droite de budget.

Exercice 22
Robert, agriculteur, produit 60 kilos de pommes par mois. Il en consomme également en
m
quantité x, sa demande mensuelle de pommes (en kilos) est donnée par x(p, m) = 7 − p + 4p ,
p > 0, où m = 60p est le revenu que Robert gagne en vendant ses 60 kilos de pommes au prix
p.
1. Soit p = 2. Le revenu de Robert est donc m = 120. Quelle est la demande brute de Robert ?
Son offre nette ?
2. Le prix du kilo de pommes passe de p = 2 à p0 = 2, 5. Quel est le revenu nominal m0 qui
permet de compenser cette hausse du prix ? Déterminer la demande de pommes pour ce
revenu et pour le nouveau prix, soit x(p0 , m0 ).
3. Quel aurait été la demande de pommes à ce nouveau prix mais en supposant que le revenu
nominal ne s’est pas modifié ? On écrira cette demande x(p0 , 120).
4. Lorsque le prix est passé de p = 2 à p0 = 2, 5, le revenu nominal de Robert a augmenté et
est désormais égal à m00 . Quelle est sa nouvelle demande de pommes x(p0 , m00 ) ?

Page 7
5. Le passage de p = 2 à p0 = 2, 5 a eu trois effets : un effet de substitution, un effet de
revenu ordinaire et un effet de revenu de la dotation. Déterminer l’ampleur de chacun de
ces trois effets sur la demande brute de pommes de Robert.

Exercice 23
Les préférences d’un consommateur sur la consommation C et le loisir R sont représentées
par la fonction d’utilité U(R,C) = RC2 . De plus, ce consommateur dispose de 16 heures par jour
pour travailler ou pour prendre du loisir. Il touche un salaire horaire w et, puisque C représente
les euros dépensés pour consommer tous les biens, le prix d’une unité de consommation est
égal à l’unité. En outre, le consommateur reçoit diverses rentes et allocations pour un montant
M = 40.
1. Écrire la contrainte budgétaire du consommateur. Quelle est la pente de la droite de bud-
get ?
2. Déterminer la demande de loisir et la consommation. Pour cela, vous vous servirez de
l’équation de la question 1 et de l’équation qui égalise la pente d’une courbe d’indiffé-
rence au point (R,C) à la pente de la droite de budget. Vous pouvez aussi vous servir des
formules des fonctions demande associées à une utilité Cobb-Douglas.
3. Si le taux de salaire est de 20=
C, combien d’heures ce consommateur va t-il choisir de
travailler dans une journée ?
4. Le taux de salaire proposé au consommateur passe à 50= C. Quelle est la nouvelle offre de
travail du consommateur ?
5. Le passage de w = 20 à w0 = 50 a eu trois effets : un effet de substitution, un effet de
revenu ordinaire et un effet de revenu de la dotation. Déterminer l’ampleur de chacun de
ces trois effets à l’aide de l’équation de Slutsky.
6. Déterminer l’offre de travail du consommateur si les allocations qu’il reçoit passent de
M = 40 à M 0 = 60, mais que le salaire reste w = 20.

Exercice 24
Un consommateur doit arbitrer entre la consommation présente (c1 ) et la consommation
future (c2 ). Sa fonction d’utilité est U(c1 , c2 ) = c1 c22 . Puisque c1 représente les euros dépensés
dans la consommation présente, le prix de la consommation présente est égal à l’unité. De plus,
le prix de la période 2 est aussi égal à l’unité : il n’y a ni inflation ni déflation. À la période
présente, le consommateur a la possibilité d’épargner ou d’emprunter à un taux d’intérêt r. En
outre, elle gagne un revenu m1 à la période présente et un revenu m2 à la période future.
1. Écrire la contrainte de budget et la représenter graphiquement. Quelle est la pente de la
droite de budget ?
2. Déterminer la consommation à la période présente en fonction des revenus m1 et m2 et du
taux d’intérêt.
3. Soit m1 = 2000 et m2 = 1100. Pour un taux d’intérêt de 10%, combien le consommateur
épargne t-il t-il ? Quelle somme (capital prêté + intérêts sur le capital) gagne t-il en plus
de son revenu à la seconde période grâce à son épargne ? Représenter son choix optimal
graphiquement.

Page 8
4. Le taux d’intérêt passe de 10% à 25%. Déterminer la nouvelle consommation présente.
Quel effet l’a emporté (en valeur absolue) : l’effet de substitution ou l’effet de revenu ?

Exercice 25
Randy Marsh consomme des crackers à l’apéritif et sa demande de crackers est D(p) =
100 − p, où p est le prix des crackers en centimes.
1. Si le prix est de 50 centimes le cracker, combien Randy
en consomme t-il ?
2. Quel surplus brut retire t-il de sa consommation ?
3. Combien d’argent dépense t-il pour acheter les crackers ?
4. Quel surplus net Randy retire t-il de sa consommation de crackers ?

Exercice 26
Voici la table des prix de réservation (loyer mensuel) pour un appartement :

Individu A B C D E F G H
Prix de réserve 40 25 30 35 10 18 15 5

1. Si le prix de location d’équilibre pour un appartement est de 20, quels consommateurs


auront cet appartement ?
2. . Si le prix de location d’équilibre est de 20, quel est le surplus net du consommateur créé
sur ce marché pour le consommateur A ? Pour le consommateur B ?
3. Si le prix de location d’équilibre est de 20, quel est le surplus net des consommateurs créé
par ce marché ?
4. Si le prix de location est de 20, quel est le surplus brut sur ce marché ?
5. Si le prix baisse à 19, de combien augmente le surplus brut ?
6. Si le prix baisse à 19, de combien augmente le surplus net ?

Exercice 27
Annie consomme des sucettes en quantités x au prix p et d’autres biens pour lesquels elles
dépensent y euros. Ses préférences sur les sucettes et les euros dépensés pour consommer les
2
autres biens sont représentées par la fonction d’utilité U(x, y) = 100x − x2 + y.
1. Quel est le type de la fonction d’utilité d’Annie ?
2. Quelle est sa fonction de demande inverse pour les sucettes ?
3. Si le prix des sucettes est de 50, combien en consomme t-elle ?
4. Si le prix des sucettes est de 80, combien en consomme t-elle ?
5. Supposons qu’Annie ait un revenu m = 4000 à dépenser chaque mois. Quelle est son
utilité totale retirée de la consommation de sucettes et des autres biens si le prix des
sucettes est de 50 ?
6. Pour le même revenu, quelle est son utilité totale si le prix des sucettes est de 80 ?

Page 9
7. De combien son utilité totale diminue t-elle quand le prix passe de 50 à 80 ?
8. Quel est le surplus net du consommateur dans la situation où p = 50 et le surplus net dans
la situation où p = 80 ? Quel est le changement de surplus net entre ces deux situations ?

Exercice 28
Une station essence a deux types de consommateurs. Chaque consommateur de type 1 a
pour fonction de demande d’essence :

20 − 5p si p ≤ 4
d1 (p) =
0 si p > 4
Un consommateur de type 2 a en revanche la fonction de demande suivante :

15 − 3p si p ≤ 5
d2 (p) =
0 si p > 5
Supposons que cette station d’essence soit fréquentée par 100 consommateurs de type 1 et 50
consommateurs de type 2.
1. Si le prix est de 3 , quelle est la quantité d’essence demandée par un consommateur de
type 1 ? Par un consommateur de type 2 ?
2. . Quelle est la quantité totale d’essence demandée par tous les consommateurs de type 1 ?
Par les consommateurs de type 2 ?
3. Quelle est la quantité totale demandée par tous les consommateurs d’essence à un prix de
3?
4. Sur un graphique, représenter la courbe de demande totale des consommateurs de type 1,
la courbe de demande totale des consommateurs de type 2 et la courbe de demande totale
du marché (pour tous les types de consommateurs).
5. À quels prix la courbe de demande de marché présente-t-elle des coudes ?
6. Quand le prix de l’essence est de 1 par litre, de combien baisse la demande d’essence
quand le prix augmente de 0,1 ?
7. Quand le prix de l’essence est de 4,5 par litre, de combien baisse la demande d’essence
quand le prix augmente de 0,1 ?
8. Quand le prix de l’essence est de 10 par litre, de combien baisse la demande d’essence
quand le prix augmente de 0,1 ?

Exercice 29
La fonction de demande d’un consommateur pour les baguettes de pain est d(p, m) = 4 −
m
2p + 100 , où p est le prix du bien et m le revenu. En supposant que m = 100 et p = 1,
1. Quelle est l’élasticité-revenu de la demande ?
2. Quelle est l’élasticité-prix de la demande ?

Page 10
Exercice 30
Voici les fonctions d’offre et de demande de stylos plumes, où p est le prix en euros :

D(p) = 40 − p
S(p) = 10 + p

1. Représenter graphiquement les courbes d’offre et de demande.


2. Quel est le prix d’équilibre ? Quelle est la quantité d’équilibre ?
3. Supposons que le gouvernement décide de limiter la vente de stylos plumes à 20 unités.
À quel prix les 20 stylos plumes seront-ils demandés ? Combien de stylos plumes seront
offerts à ce prix ? À quel prix les vendeurs offriront-ils seulement 20 unités ?

Exercice 31
La courbe de demande pour le poisson pané est D(p) = 200 − 5p et la fonction d’offre est
S(p) = 5p.
1. Sur un graphique, représenter les courbes de demande et d’offre. Quel est le prix de
marché à l’équilibre ? Quelle est la quantité vendue à l’équilibre ?
2. Un impôt de 2 par bâtonnet de poisson pané vendu est instauré. Représenter la nouvelle
courbe d’offre. Le prix sur l’axe vertical reste le prix par unité payé par les demandeurs.
Quel sera le nouveau prix payé par les demandeurs à l’équilibre ? Quel sera le nouveau
prix reçu par les offreurs ? Quelles seront les quantités vendues à l’équilibre ?
3. Quelle est la perte sèche due à l’impôt ? Sur le graphique, hachurer la zone représentant
cette perte.

Exercice 32
La fonction de demande pour les brebis mérinos est D(p) = 100/p et la fonction d’offre est
S(p) = p.
1. Quel est le prix d’équilibre ?
2. Quelle est la quantité d’équilibre ?
3. Une taxe ad valorem de 300% est instaurée sur la brebis mérinos de telle sorte que le prix
payé par les demandeurs soit égal à 4 fois le prix reçu par les offreurs. Quel est le prix
d’équilibre payé maintenant par les demandeurs de brebis mérinos ? Quelle est la quantité
d’équilibre ?

Exercice 33
Supposons que x1 et x2 soient utilisés en proportions fixes et f (x1 , x2 ) = min{x1 , x2 }.
1. Supposons que x1 < x2 . Quel est le produit marginal de x1 ? Ce produit marginal augmente-
t-il, reste t-il constant, ou diminue t-il lorsque x1 augmente légèrement ? Quel est le pro-
duit marginal de x2 ? Ce produit marginal augmente t-il, reste t-il constant ou diminue t-il
lorsque x2 augmente légèrement ? Quel est le taux (marginal) de substitution technique
entre x2 et x1 ? Les rendements d’échelle sont-ils croissants, constants ou décroissants ?

Page 11
2. Supposons que x1 = x2 = 20. Quel est le produit marginal d’un petit accroissement de
x1 ? Quel est le produit marginal d’un petit accroissement de x2 ? Le produit marginal de
x1 augmente t-il, diminue t-il, reste t-il constant dans le cas où la quantité de x2 augmente
légèrement ?

Exercice 34
1 3
Supposons une fonction de production du type Cobb-Douglas : f (x1 , x2 ) = x12 x22 .
1. Écrivez une expression du produit marginal de x1 au point (x1 , x2 )
2. Supposons un petit accroissement de x1 , la quantité de x2 étant inchangée. Le produit
marginal de x1 augmente t-il, diminue t-il
ou reste t-il constant ?
3. Quel est le produit marginal de x2 ? Augmente t-il, diminue t-il, reste t-il constant dans le
cas où x2 augmente légèrement ?
4. Un accroissement de la quantité de facteur 2 augmente t-il, laisse t-il inchangé, diminue-
t-il le produit marginal de x1 ?
5. Quel est le taux de substitution technique entre x2 et x1 ?
6. Le taux de substitution technique de cette technologie est-il décroissant ?
7. Les rendements d’échelle de cette technologie sont-ils croissants, constants ou décrois-
sants ?

Exercice 35

La fonction de production d’un bien est f (K, L) = K + L2 , où L désigne la quantité de
travail utilisée et K la quantité de capital.
1. Les rendements d’échelle sont-ils croissants, constants ou décroissants ? Le produit mar-
ginal du travail est-il croissant, constant ou décroissant ?
2. À court terme, la quantité de capital est fixée à 4 unités. La quantité de travail peut varier.
Faites un graphique. Tracer la courbe qui représente la relation entre l’output et le travail.
Tracer la courbe du produit marginal du travail en fonction de la quantité de travail. Le
produit moyen du travail est défini par le rapport de la production totale sur la quantité de
travail. Tracer la courbe du produit moyen du travail en fonction de la quantité de travail
à court terme.

Exercice 36
Supposons que la fonction de production soit de la forme f (x1 , x2 ) = Ax1a x2b où A, a, b > 0.
1. . Pour quelles valeurs positives de a, b et A les rendements d’échelle sont-ils décroissants ?
Pour quelles valeurs sont-ils constants ? Pour quelles valeurs sont-ils croissants ?
2. Pour quelles valeurs positives de a, b et A le produit marginal du facteur 1 est-il décrois-
sant ?
3. Pour quelles valeurs positives de a, b et A le taux de substitution technique est-il décrois-
sant ?

Page 12
Exercice 37
Soit une entreprise employant deux facteurs de production, le travail (x1 ) et le capital (x2 )
1 1
aux prix w1 = 2 et w2 = 2. La fonction de production de l’entreprise est f (x1 , x2 ) = 4x12 x22 et
elle vend son output à un prix unitaire p = 4. À court terme, la quantité de capital (facteur fixe)
utilisée par l’entreprise est supposée fixée à 1.
1. À court terme, quelle est la quantité de travail qui maximise le profit de l’entreprise ?
2. À court terme, quel est le profit de l’entreprise ?

Exercice 38
1 1
Une entreprise a deux facteurs variables et une fonction de production, f (x1 , x2 ) = x12 x24 . Le
prix de son output est égal à 4. Le facteur 1 reçoit un salaire égal à w1 , et le facteur 2 égal à w2 .
1. Écrire une équation selon laquelle la valeur du produit marginal du facteur 1 est égal
au salaire du facteur 1, et une équation selon laquelle la valeur du produit marginal du
facteur 2 est égal au salaire du facteur 2. Résoudre les deux équations à deux inconnues,
x1 et x2 , pour obtenir les quantités de facteurs 1 et 2 qui maximisent le profit de la firme
en fonction de w1 et w2 . Quelle quantité de x1 et x2 obtient-on ? (Indication : vous pouvez
utiliser la première équation pour exprimer x1 en fonction de x2 et des salaires ; puis, par
substitution dans la deuxième équation, obtenir x2 en fonction des deux taux de salaire.
Enfin, utiliser la valeur de x2 que vous avez trouvée pour trouver celle de x1 .)
2. Quelle est la quantité de facteur 1 demandée par l’entreprise si le salaire du facteur 1 est
égal à 2, et si le salaire du facteur 2 est égal à 1 ? Quelle quantité de facteur 2 demandera-
t-elle ? Quelle quantité d’output produira-t-elle ? Quel profit réalisera-t-elle ?

Exercice 39
La fonction de production d’une entreprise produisant des logiciels est f (x1 , x2 ) = x1 + 2x2
où x1 est la quantité de travail non qualifié et x2 la quantité de travail qualifié qu’elle emploie.
1. Faire un graphique. Tracer une isoquante représentant les combinaisons d’inputs permet-
tant de produire 20 unités d’output. Tracer une autre isoquante représentant les combinai-
sons d’inputs permettant de produire 40 unités d’output.
2. Les rendements d’échelle de cette fonction de production sont-ils croissants, décroissants,
ou constants ?
3. . À combien s’élèverait la quantité de travail qualifié employée par l’entreprise pour pro-
duire q unités d’output si elle n’employait que du travail qualifié ?
4. Les prix de facteurs auxquels l’entreprise est confrontée étant égaux à (1, 1), quelle est la
façon la moins chère de produire 20 unités d’output ? Quelles sont les quantités de x1 et
de x2 ?
5. Les prix de facteurs auxquels l’entreprise est confrontée étant égaux à (1, 3), quelle est la
façon la moins chère de produire 20 unités d’output ? Quelles sont les quantités de x1 et
de x2 ?
6. Les prix de facteurs auxquels l’entreprise est confrontée étant égaux à (w1 , w2 ), à combien
s’élève le coût minimal de production de 20 unités ?

Page 13
7. Les prix de facteurs auxquels l’entreprise est confrontée étant égaux à (w1 , w2 ), à combien
s’élève le coût minimal de production de q unités ?

Exercice 40
Une entreprise fabrique des figurines en laiton. Le laiton est un alliage de cuivre et de
zinc combinés en proportions fixes. La fonction de production est donnée par f (x1 , x2 ) =
min{x1 , 2x2 }, où x1 désigne la quantité de cuivre, et x2 la quantité de zinc utilisées dans la
production.
1. Faire un graphique. Tracer un isoquante-type de la fonction de production
2. Les rendements d’échelle de cette fonction de production sont-ils croissants, décroissants,
ou constants ?
3. De quelle quantité de cuivre l’entreprise a-t-elle besoin pour produire 10 figurines en
laiton ? De quelle quantité de zinc ?
4. Supposons que les les prix de facteurs auxquels l’entreprise est confrontée soient(1, 1).
Quelle est la façon la moins chère de produire 10 figurines ?
5. Les prix de facteurs auxquels l’entreprise est confrontée étant (w1 , w2 ),quel est le coût
minimal de production de q figurines ?

Exercice 41
Un vendeur d’automobiles achète des voitures au prix de c=
C chacune et n’a pas d’autres
coûts.
1. Quel est le coût total d’une vente de 10 voitures ? D’une vente de 20 voitures ? Écrire
l’équation du coût total du vendeur en supposant qu’il vend q voitures.
2. Quelle est la fonction de coût moyen de cette entreprise ?
De combien augmentent les coûts lorsque le vendeur vend une voiture supplémentaire ?
Écrire la fonction de coût marginal.
3. Faire un graphique. Tracer les courbes de coût marginal et de coût moyen dans le cas où
c = 20.
4. Supposons que le vendeur dépense c=C pour produire des spots publicitaires. Quelle est,
dans ce cas, sa nouvelle courbe de coût total ? Sa courbe de coût moyen ? Sa courbe de
coût marginal ?
5. Si F = 100, tracer la courbe de coût moyen du vendeur.

Exercice 42
Considérons la fonction de coût C(q) = 4q2 + 16
1. Quelle est la fonction de coût moyen ?
2. Quelle est la fonction de coût marginal ?
3. Quel est le niveau de production qui minimise le coût moyen ?
4. Combien vaut le seuil de rentabilité ?

Page 14
5. Quelle est la fonction de coût variable moyen ?
6. À quel niveau de production le coût variable moyen est-il égal au coût marginal ?
7. Quelle est la fonction d’offre de cette firme ?

Exercice 43
Pour quel intervalle d’output la fonction de coût total C(q) = F + cq2 est-elle caractérisée
par :
1. Des économies d’échelle
2. Des déséconomies d’échelle
3. L’absence d’économies ou de déséconomies d’échelle.
La firme réalise t-elle des économies d’échelle lorsque F = 0 ?

Exercice 44
Un herboriste est réputé pour sa marchantia qui soigne les maladies du foie. Sa fonction de
coût total est C(q) = q2 + 10, pour q > 0 et C(0) = 0
1. Quelle est sa fonction de coût marginal ? Quelle est sa fonction de coût moyen ?
2. Pour quelle quantité son coût marginal est-il égal à son coût moyen ? Pour quelle quantité
positive le coût moyen est-il minimum ? Combien vaut le surplus du producteur ?
3. Quel est le seuil de rentabilité ? Quelle quantité l’herboriste offrira-t-il à ce prix ?

3 Correction des exercices


Exercice 1
1.
p1 x1 + p2 x2 = m ⇒ 2x1 + 3x2 = 60
d’où
2
x2 = 20 − x1
3
On relie (0, 20) à (30, 0) dans R2+ .
2. On se sert de la figure 1.4 avec x̄1 = 12. L’ordonnée à l’origine est inchangée, c’est tou-
jours (0, 20). On se sert de l’équation de la droite de budget :
2
x2 = 20 − × 12 = 12
3
On trace une droite verticale à partir du point (12, 12).
3. On se sert de la figure 1.5, avec x̄1 = 12. On cherche l’intersection de la droite de budget
avec l’axe des abcisses :
m − 2 × x̄1
x̄1 + = 12 + 9 = 21.
4
La droite de budget relie (0, 20) à (12, 12), puis (12, 12) à (21, 0).

Page 15
Exercice 2
1. La droite de budget relie (0, 500) à (1000, 0).
2. La pente est −1/2.

Exercice 3 Dans la situation initiale, 3 × 50 + 5 × 60 = 450. Dans la situation finale, 5 × 50 +


8 × 60 = 730. Donc, ∆m = 280.

Exercice 4
1. La droite de budget relie (0, 5000) à (10000, 0).
2. Idem.

Exercice 5
1. (G1) {A, B, K, L}. Exemple : B = (x1B , x2B ).
(G2) {C, M, N, D, O}
(G3) {H, I, S, J, R}
(G4) {F, G, E, P, Q}
2. G4 > G3 > G2 > G1
3. On place les points et on relie entre eux les paniers qui appartiennent à un même groupe.
4. Les courbes sont décroissantes, convexes, et ne se croisent pas. Plus on se déplace vers le
haut et vers la droite, plus le niveau de satisfaction augmente.

Exercice 6
— Pour i. U(8, 4) = 32 < 33 = U(11, 3) donc U ne représente pas i . Idem pour V . De plus,
W (8, 4) = 24 > 20 = W (11, 3) < 66 = W (2, 8) > 11 = W (7, 2) donc W ne représente
pas numériquement i . Aucune de ces trois fonctions d’utilité ne représente i .
— Pour j. U(1, 7) = 7 < 20 = U(4, 5) donc U ne représente pas  j . Idem pour V . En
revanche, W (1, 7) = 50 > W (4, 5) = 29 > W (9, 2) = 13 > W (10, 1) = 11. Donc, W
représente  j .

Exercice 7
1. On se sert du fait que si f (x) = xn , alors f 0 (x) = nxn−1 .

∂U 1 −2/3 2/3
Um1 = (x1 , x2 ) = x1 x2 .
∂ x1 3
∂U 2 1/3 −1/3
Um2 = (x1 , x2 ) = x1 x2 .
∂ x2 3
On se sert du fait que xn /xm = xn−m , du fait que xn xm = xn+m et du fait que x−n = 1/xn .

1 −2/3 2/3
2/3 1/3
Um1 3 x1 x2 1 x2 x2 x2
T mS = − = − 1/3 −1/3 = − 2/3 1/3 = − .
Um2 2
x x 2x x 2x1
3 1 2 1 1

Page 16
2.
2 1
|T mS(10; 2)| = = .
2 × 10 10
Pour que le consommateur accepte de céder une unité de bien 1, il faut lui donner 1/10
unité de bien 2 pour qu’il reste indifférent.
2
|T mS(5; 4)| = .
5
Pour que le consommateur accepte de céder une unité de bien 1, il faut lui donner 2/5
unité de bien 2 pour qu’il reste indifférent.

|T mS(1; 20)| = 10.

Pour que le consommateur accepte de céder une unité de bien 1, il faut lui donner 10
unités de bien 2 pour qu’il reste indifférent.

Exercice 8
1. Cf figure 1.

F IGURE 1 – Courbe d’indifférence de niveau U=4

Courbe d'indifférence
U=4 x2=0,5x1

2. Si x1 < 2x2 , alors nous sommes sur la partie verticale de la courbe d’indifférence. Dans
ce cas, U = x1 . Le TmS vaut −∞.
Si x1 > 2x2 , alors nous sommes sur la partie horizontale. Dans ce cas, U = 2x2 et le TmS
vaut 0. Le niveau d’utilité est U(4, 2) = 4.
3. Il s’agit de biens parfaitement complémentaires.

Page 17
Exercice 9
1.
∂U
Um1 = (x1 , x2 ) = 2.
∂ x1
∂U
Um2 = (x1 , x2 ) = 1
∂ x2
Um1
T mS = − = −2.
Um2
2. L’équation de la courbe d’indifférence de niveau 10 est :

x2 = 10 − 2x1 .

La dérivée en x1 est égale au TmS, donc −2.


3. Exemple : le bien 1 est une bouteille d’eau minérale de 1 litre et le bien 2 une bouteille
de la même eau minérale de 50cl pour un consommateur indifférent au contenant.
Ce sont des substituts parfaits.

Exercice 10
1. La fonction d’utilité est de la forme U(x1 , x2 ) = v(x1 ) + x2 .

Um1 = 40 − 2x1

Um2 = 1
|T mS| = v0 (x1 ) = 40 − 2x1

2. L’équation de la courbe d’indifférence de niveau 10 :

x2 = 10 − x1 (40 − x1 ).

3. Si x1 = 4, alors T mS(4, x2 ) = 40 − 2 × 4 = 32. Il ne se passe rien si x2 varie. Il s’agit d’une


fonction d’utilité quasi-linéaire.

Exercice 11 On se sert des demandes associées à une utilité Cobb-Douglas, soit


c m
x1 (p1 , m) = = 100
c+d p1
d m
x2 (p2 , m) = = 200
c+d p2

Le consommateur choisit le panier (100, 200).

Page 18
Exercice 12
1. Pour ce type d’exercice, on commence par se demander :
— Est-ce que les parts du revenu dépensées dans chacun des biens (s1 et s2 ) sont constantes ?
(Cobb-Douglas)
— Est-ce que la demande de bien 1 dépend du revenu ou seulement du rapport des prix ?
(Utilité quasi-linéaire)
— Est-ce que, certaines années, seul un des deux biens est consommé ? (Substituts par-
faits)
— Est-ce que les proportions de la consommation entre x1 et x2 sont constantes, i.e.
est-ce que x1 /x2 est constant pour chaque année ? (Compléments parfaits)
On remarque que les parts s1 et s2 sont constantes. Donc il s’agit d’une utilité Cobb-
Douglas. Le TmS est donné par :
s1 x2
T mS(x1 , x2 ) = − .
s2 x1
Par exemple, c = s1 = 0, 75 et d = s2 = 0, 25, donc la fonction d’utilité U(x1 , x2 ) =
3/4 1/4
x1 x2 est cohérente avec ces observations.
2. Ici, m = 40, p1 = 1 et p2 = 1 + 1 = 2. Donc,
c m
x1 (p1 , m) = = 30
c+d p1
d m
x2 (p2 , m) = =5
c+d p2

Le consommateur choisit le panier (30, 5).

Exercice 13 On cherche le TmS,

|T mS(x1 , x2 )| = 50 − 2x1 .

À l’optimum,
|T mS| = p ⇔ 50 − 2x1 = 4 ⇒ x1 = 23.

Exercice 14
1. Les paniers suivants procurent une utilité de 20 : (9, 8), (4, 12), (1, 16), (0, 20). On relie
ces paniers entre eux sur le graphique et on trace la courbe d’indifférence de niveau 20.
2. On cherche x1∗ . Pour le trouver, on égalise le TmS au rapport des prix :

2 1 √
|T mS| = √ = ⇔ x1 = 4 ⇔ x1∗ = 16.
x1 2

3. On cherche x2∗ . On se sert de la contrainte budgétaire :

m − p1 x1∗ 8
x2∗ = = = 4.
p2 2

Page 19
4. On cherche des paniers qui procurent une utilité de 25 : (25, 5), (16, 9), (36, 1), (9, 13), (0, 25).
On relie ces paniers entre eux sur le graphique et on trace la courbe d’indifférence de ni-
veau 25.
5. On a toujours x1∗ = 16. On cherche x2∗ . On se sert de la contrainte budgétaire :
m − p1 x1∗
x2∗ = = 9.
p2

Exercice 15
1. U(4, 3) = 4.
2. U(4, 2) = 4.
3. U(5, 2) = 4.
4. On trace la courbe d’indifférence de niveau 4. L’angle se trouve au point (4, 2).
5. On trace la courbe d’indifférence de niveau 1 (angle : (1, 1/2)) et la courbe d’indifférence
de niveau 16 (angle : (16, 8)).
6. L’équation de la courbe est x2 = x1 /2.
7. Soit m = 8, p1 = 1 et p2 = 2. Pour trouver le choix optimal, on se sert du fait que x1 = 2x2
et x1 + 2x2 = 8 (contrainte de budget). Le choix optimal est (4, 2).
8. Si x1∗ = 100, alors x2∗ = 50. Donc, m = 10x1∗ + 15x2∗ = 1750.

F IGURE 2 – Choix optimal pour des substituts parfaits

x2

30
Courbes d'indifférence
Pente = -1/2
20

Droite de budget en rouge Choix optimal


Pente = -1/3

40 60 x1

Exercice 16

Page 20
1. Préférence sur des substituts parfaits.
2. La droite de budget relie (0, 20) à (60, 0). Cf figure 2.
3. On compare l’utilité du panier (m/p1 , 0) et du panier (0, m/p2 ).

U(60, 0) = 60
U(0, 20) = 40

4. On cherche ∆x1 tel que


x1 + ∆x1 + 2(x2 + 1) = x1 + 2x2
d’où ∆x1 = −2. Si on donne à ce consommateur 1 unité de bien 2, il doit abandonner 2
unités de bien 1.

Exercice 17 On égalise le TmS au prix p1 (puisque p2 = 1) pour trouver l’équation de la


courbe de demande de bien 1 :

30 − x1 = p1 ⇔ x1 (p1 ) = 30 − p1 .

Exercice 18 La fonction de demande de bien 1 est donnée par :


c m 1
x1 (p1 , m) = = × m.
c + d p1 3
On représente la courbe d’Engel avec m en abscisses et x1 en ordonnées, on trace la droite
d’équation m/3.

Exercice 19
1. Cf figure 3. On a x1A = 20 et x2A = 10, soit A = (20, 10).
2. Le prix du bien 2 a baissé : le pouvoir d’achat (=ensemble budgétaire) du consommateur
a augmenté. On détermine la variation de revenu qui permet de gommer la hausse du
pouvoir d’achat.
∆m = x2A ∆p2 = 10 × (1 − 2) = −10.
Donc m0 = m + ∆m = 30 est le revenu compensé. La droite de budget qui correspond à ce
nouveau revenu est en vert sur la figure 3. On a x1B = 15 et x2B = 15.
3. ES2 = x2B − x2A = +5 > 0.
4. Droite de budget rouge sur la figure 3. On a xC1 = 20 et xC2 = 20. La droite de budget rouge
est parallèle à la droite de budget verte, car seul le revenu a été modifié : il est passé de
m0 = 30 à m = 40.
5. L’effet de revenu sur la consommation de bananes correspond à une hausse du revenu, le
revenu est passé de m0 = 30 à m = 40 (+10). L’ER sur le bien 2 conduit à en consommer
davantage. ER2 = xC2 − x2B = +5.
6. ES1 = x1B − x1A = −5 < 0. L’effet de revenu augmente la consommation de pommes, soit
ER1 = xC1 − x2B = +5. Finalement, ET1 = ES1 + ER1 = 0 (ET1 = effet total sur le bien 1).

Page 21
F IGURE 3 – Effets de revenu et de substitution

x2

40

30

C
20
ER2
15 B
ES2 A
10

15 20 30 40 x1

Exercice 20
1. Oui, Maud achète davantage de delphiniums. On observe seulement un effet de revenu. Il
n’y a pas de substitution, car pour p1 = 4, Maud ne consomme déjà que du bien 1.
2. On trace en bleu sur la figure 4 la courbe d’indifférence la plus élevée que la consomma-
trice peut atteindre. On a A = (30, 0).
3. On trace en rouge la nouvelle droite de budget. On a B = (0, 40).
4. Le revenu compensé est égal au revenu nominal m = m0 = 120.
5. On observe seulement un effet de substitution car A et B sont sur la même droite de
budget.

Exercice 21 La demande de bien 1 passe de x1A = 80 à xC1 = 100.


1. La variation compensatoire du revenu est ∆m = x1A ∆p1 = 80 × (4 − 5) = −80, donc m0 =
m + ∆m = 1000 − 80 = 920. On a x1B = x1 (4, 920) = 2 × 920/20 = 92.
2. ES1 = x1B − x1A = +12 et ER1 = xC1 − x1B = +8.
3. On place A et C sur le graphique 11. La droite de budget rouge est la droite de budget
après le changement de prix. On a

m − 5x1A 1000 − 5 × 80
x2A = = = 30.
p2 20

De plus, xC2 = 30.

Page 22
F IGURE 4 – Effets de revenu et de substitution pour des substituts parfaits (uniquement ER ou
uniquement ES)

x2

B
40

30

24

A
30 40 x1

4. On a
m − 4x1B 920 − 4 × 92
x2B = = = 27, 6.
p2 20
Le point B = (92; 27, 6) se trouve sur la droite de budget bleue, avec m0 = 920, p1 = 4 et
p2 = 20.

Exercice 22
1. On a x(2, 120) = 20 et l’offre nette s(2) = 60 − 20 = 40.
2. Soit m0 = m+∆m = m+x(2, 120)×∆p = 120+20×0, 5 = 130. On a x(2, 5; 130) = 17, 5.
3. On a x(2, 5; 120) = 16, 5.
4. Soit m00 = 60 × 2, 5 = 150. On a x(2, 5; 150) = 19, 5.
5. On calcule les trois effets :
— ES = x(p0 , m0 ) − x(p, m) = 17, 5 − 20 = −2, 5.
— ER0 = x(p0 , m) − x(p0 , m0 ) = 16, 5 − 17, 5 = −1.
— ERD = x(p0 , m00 ) − x(p0 , m) = 19, 5 − 16, 5 = 3.
Au total, la consommation a baissé de 0,5 : ET = −0, 5. En valeur absolue, l’effet
de revenu ordinaire est plus faible que l’effet de revenu de la dotation. En effet, le
consommateur est offreur net : il produit (et vend) davantage que ce qu’il consomme.
Donc, lorsque le prix des pommes augmente, il s’enrichit. Donc, l’effet de revenu
total est positif, ERO + ERD = 2 > 0. En revanche, l’effet de revenu total est plus

Page 23
F IGURE 5 – Effets de revenu et de substitution

x2

50
46
B C
27,6 30 A

80 100 200 250 x1


92

faible, en valeur absolue, que l’effet de substitution, donc la consommation varie dans
le même sens que l’effet de substitution : elle diminue.

Exercice 23
1. Initialement, les euros dépensés dans la consommation ne doivent pas dépasser la somme
du revenu non salarial M = 40 et du revenu salarial wL :

C = 40 + wL

Le temps total L + R est égal à 16. On introduit dans la contrainte initiale le revenu salarial
maximal, 16w :

C + 16w = 40 + wL + 16w ⇔ wR +C = 40 + 16w,

avec R = 16 − L le loisir. C’est comme si x1 = R, x2 = C, p1 = w, p2 = 1 et m = 40 + 16w.


L’équation de la droite de budget est C = 40 + w(16 − R), donc la pente est
dC
= −w.
dR
2. On se sert des demandes Cobb-Douglas, avec x1 = R, x2 = C, p1 = w, p2 = 1 et m =
40 + 16w :
1m
R(w, m) =
3w
2
C(m) = m.
3

Page 24
3. Avec w = 20, m = 360 :
R(20, 360) = 6,
d’où L(w = 20) = 16 − 6 = 10 (10 heures de travail par jour).
4. Avec w0 = 50, m00 = 16 × 50 + 40 = 840 :

R(50, 840) = 5, 6.

D’où L(50) = 16 − 5, 6 = 10, 4.


5. On détermine la variation compensatoire de revenu : ∆m = R(20, 360)∆w = 180 et donc
m0 = m + ∆m = 360 + 180 = 540 :

ESR =R(w0 , m0 ) − R(w, m) = R(50, 540) − R(20, 360) = 3, 6 − 6 = −2, 4


EROR =R(w0 , m) − R(w0 , m0 ) = R(50, 360) − R(50, 540) = 2, 4 − 3, 6 = −1, 2
ERDR =R(w0 , m00 ) − R(w0 , m) = R(50, 840) − R(50, 360) = 5, 6 − 2, 4 = 3, 2.

On remarque que |ESR | > |ERR | = |EROR + ERDR |.


6. Avec w = 20 et M 0 = 60 (donc m = 60 + 16 × 20 = 380)

R(20, 380) = 6, 33,

d’où L = 16 − 6, 33 = 9, 67 heures. Quand le revenu non-salarial augmente, l’offre de


travail diminue : il y a seulement un effet de revenu. En effet, la pente de la droite de
budget est toujours −20.

Exercice 24
1. Cf figure 6 pour la représentation graphique. La contrainte budgétaire peut s’exprimer en
valeur future ou en valeur présente. En valeur future :

c1 (1 + r) + c2 = m1 (1 + r) + m2 .

En valeur présente :
c2 m2
c1 + = m1 + .
1+r 1+r
L’équation de la droite de budget :

c2 = (m1 − c1 )(1 + r) + m2 .

La dérivée donne la pente :


dc2
= −(1 + r).
dc1
2. Pour traiter ce problème, on peut prendre (par exemple, en se basant sur la contrainte en
valeur future) : c1 = x1 , c2 = x2 , p1 = 1 + r, p2 = 1 et m = (1 + r)m1 + m2 .
c m 1 m1 (1 + r) + m2
c1 (r, m) = =
c+d p1 3 1+r
d m 2
c2 (r, m) = = [m1 (1 + r) + m2 ]
c+d p2 3

Page 25
F IGURE 6 – La contrainte budgétaire intertemporelle

c2

3300
(Valeur future)

2200 Choix optimal

Dotation
1100 Droite de budget
Pente = -(1+r)

1000 2000 3000 c1


(Valeur présente)
Épargne

3. En prenant les formules de la question précédente :

c1 (0, 1; 3300) =1000


c2 (0, 1; 3300) =2200.

Il a épargné (m1 − c1 ) = 1000, il gagne donc 1, 1 × 1000 = 1100 à la période 2, en plus


de m2 .
4. La consommation future lorsque r = 25%, et donc m = 2000 × 1, 25 + 1100 = 3600 :

c1 (0, 25; 3600) =960


c2 (0, 25; 3600) =2400.

Quand r augmente, la pente de la droite de budget augmente (en valeur absolue), le


consommateur substitue de la consommation future à la consommation présente car le
coût d’opportunité de la consommation présente augmente. Donc, l’ES diminue c1 et
augmente c2 . Dans le même temps, le consommateur est épargnant (offreur net de fonds
prêtables) : une hausse de r l’enrichit car l’ERD est supérieur en valeur absolue à l’ERO.
L’effet de revenu total augmente donc c1 et c2 . En revanche, l’ES diminue c1 . Donc,
comme c1 a baissé (1000 → 960), on en déduit que l’ES a été plus fort en valeur absolue
que l’ER total.

Exercice 25
1. Cf figure 7. On a D(50) = 50.

Page 26
F IGURE 7

100

SCN P(q)=100-q
(Demande inverse)
50

50 100 q

2. Le surplus brut est l’utilité totale retirée de la consommation, soit toute la surface située
sous la courbe de demande,
Z q(p)
SCB(p, q(p)) = p(q)dq
0
= (100 − 50) × 50/2 + 50 × 50
= 3750.

3. La somme dépensée pour un prix p et une demande D(p) est p×D(p), ici 50 ×50 = 2500
ou encore 25=
C.
4. Le surplus net est donné par
Z q(p)
SCN(p, q(p)) = p(q)dq − pq
0
= (100 − 50) × 50/2 + 50 × 50 − 50 × 50
= 1250.

Le consommateur est indifférent entre recevoir 12, 50=


C et acheter 50 crackers à 50 cen-
times l’unité.

Exercice 26
1. Les consommateurs A, B, C, D.

Page 27
2. SCNA = 40 − 20 = 20 et SCNB = 25 − 20 = 5.
3. SCN = SCNA + SCNB + SCNC + SCND = 50.
4. SCB = rA + rB + rC + rD = 130.
5. Le surplus brut ne se modifie pas.
6. Le nouveau surplus net est 54, donc ∆SCN = 4.

Exercice 27
1. Utilité quasi-linéaire, de la forme U(x, y) = v(x) + y, ici v(x) = x(100 − x/2).
2. La fonction de demande inverse est le TmS (propension marginale à payer) à l’optimum :

p = v0 (x) ⇔ p(x) = 100 − x.

3. On pose 50 = 100 − x d’où x(50) = 50.


4. On pose 80 = 100 − x d’où x(80) = 20.
5. y = m − px = 4000 − 50 × 50 = 1500 d’où U(50, 1500) = 5250.
6. y = m − px = 4000 − 80 × 20 = 2400 d’où U(20, 2400) = 4200.
7. ∆U = U(20, 2400) −U(50, 1500) = 1050.
8. Le surplus net pour un prix p et une demande x(p) est donné par

SCN(x, p) = v[x(p)] − px(p)


SCN(50, 50) = 50(100 − 50/2) − 50 × 50 = 1250
SCN(20, 80) = 20(100 − 20/2) − 80 × 20 = 200

d’où ∆SCN = 1050.

Exercice 28
1. d1 (3) = 5 et d2 (3) = 6.
2. D1 (3) = 500, D2 (3) = 300.
3. D(3) = 800.
4. La demande des consommateurs de type 1 est

2000 − 500p si p ≤ 4,
D1 (p) =
0 si p > 4.
La demande des consommateurs de type 2 est

750 − 150p si p ≤ 5,
D2 (p) =
0 si p > 5.
La demande totale du marché est

 750 − 150p si p ∈ [4, 5],
D(p) = D1 (p) + D2 (p) = 2750 − 650p si p ∈ [0, 4],

0 si p > 5
Cf figure 8.

Page 28
F IGURE 8

2750

2000
D(p)=D1(p)+D2(p)=2750-650p

D1(p)=2000-500p

750
D2(p)=750-150p
D(p)=D2(p)=750-150p

4 5 P

5. p = 4 et p = 5.
6. On calcule ∆D = D0 (p) ∗ 0, 1 = −65.
7. ∆D = D0 (p) ∗ 0, 1 = −15, avec D(p) = D2 (p).
8. 0.

Exercice 29
1. On utilise la formule :
∂d m 1 100 1
εd/m = (p, m) × = × =
∂m d(p, m) 100 3 3
2. On utilise la formule :
∂d p 1 −2
εd/p = (p, m) × = −2 × =
∂p d(p, m) 3 3

Exercice 30
1. On égalise la demande et l’offre pour trouver l’équilibre :

D(p) = S(p) ⇔ 40 − p = 10 + p ⇒ p∗ = 15

d’où Q∗ = S(p∗ ) = D(p∗ ) = 25.


2. On cherche p tel que D(p) = 20, soit 40 − p = 20 d’où p = 20. On cherche ensuite S(20),
on obtient S(20) = 30. Enfin, on cherche p tel que S(p) = 20, qui implique p = 10.

Page 29
Exercice 31
1. D(p) = S(p) ssi p∗ = 20 et Q∗ = 100.

F IGURE 9

Déplacer le segment de droite le long de la courbe d'offre jusqu'au moment où il touche la courbe de
demande.

Prix
S

pa=21
Montant de
p*=20 la taxe
pv=19

D
Qt=95 Q*=100 Quantité

2. Avec la taxe, le prix reçu par les vendeurs, pv , est égal au prix payé par les acheteurs, pa ,
moins le montant de la taxe :
pv = pa − 2
À l’équilibre, l’offre, qui dépend du prix reçu par les vendeurs, est égal à la demande, qui
dépend du prix payé par les vendeurs : S(pv ) = D(pa ). On a donc :

pv = pa − 2
5pv = 200 − 5pa

D’où 5 × (pa − 2) = 200 − 5pa ⇔ p∗a = 21 et p∗v = 19, d’où Qt = 95.


3. Cf figure 9. La charge morte vaut 5 :

(pa − p∗ ) × (Q∗ − Qt ) (p∗ − pv ) × (Q∗ − Qt )


+ =5
2 2

Exercice 32
1. S(p) = D(p) ssi
100
p= ⇔ p2 = 100 ⇔ p∗ = 10.
p
2. Q∗ = 10.

Page 30
3. pa = 4pv et D(pa ) = S(pv ), d’où :
100 100
= pv ⇔ = pv ⇔ 4p2v = 100 ⇔ p2v = 25
pa 4pv
d’où p∗v = 5 et p∗a = 4 × 5 = 20. Finalement Qt = 5.

Exercice 33
1. Soit x1 < x2 . Dans ce cas Pm1 = 1, Pm1 est constant, Pm2 = 0, Pm2 est constant, T ST =
−∞. Les rendements d’échelle sont constants car pour tout t > 1, f (tx1 ,tx2 ) = t f (x1 , x2 ).
2. Si x1 = x2 = 20, alors Pm1 = Pm2 = 0. En revanche, si x2 augmente de ∆x2 , alors Pm1 = 1.

Exercice 34
1.
∂f 1 −1/2 3/2
Pm1 = (x1 , x2 ) = x1 x2 .
∂ x1 2
2.
∂2 f 1 −3/2 3/2
∆Pm1 = (x1 , x2 ) = − x x2 < 0,
∂ 2 x1 4 1
donc Pm1 décroissant.
3.
∂f 3 1/2 1/2 ∂2 f 3 1/2 −1/2
Pm2 = (x1 , x2 ) = x1 x2 , ∆Pm2 = 2
(x1 , x2 ) = x1 x2 > 0,
∂ x2 2 ∂ x2 4
donc Pm2 croissant.
4.
∂2 f 3 −1/2 1/2
(x1 , x2 ) = x1 x2 > 0
∂ x1 ∂ x2 4
donc Pm1 est croissant en x2 .
5.
∂ f /∂ x1 1 x2
T ST (x1 , x2 ) = − =− .
∂ f /∂ x2 3 x1
6. |T ST | est décroissant, il décroit quand x1 augmente.
7. Soit t > 1 :
1/2 3/2 1/2 3/2 1/2 3/2
t f (x1 , x2 ) vs f (tx1 ,tx2 ) ⇔ tx1 x2 vs (tx1 )1/2 (tx2 )3/2 ⇔ tx1 x2 < t 2 x1 x2
d’où t f (x1 , x2 ) < f (tx1 ,tx2 ) : les RE sont croissants.

Exercice 35
1. t > 1 :
√ tL √ tL √ √
t f (K, L) vs f (tK,tL) ⇔ t K + vs tK + ⇔ t K > tK
2 2
⇒ t f (K, L) > f (tK,tL),
donc les rendements d’échelle sont décroissants. Le produit marginal du travail est :
∂f 1
PmL = (K, L) = .
∂L 2
Donc PmL constant.

Page 31
2. Soit f (4, L) = 2 + L/2 la fonction de production de court terme. Le produit moyen du
travail :
f (4, L) 2 1
PML = = + .
L L 2

Exercice 36
1. RE croissants si (t > 1) :

t f (x1 , x2 ) < f (tx1 ,tx2 ) ⇔ tAx1a x2b < A(tx1 )a (tx2 )b ⇔ tAx1a x2b < t a+b Ax1a x2b

Vrai ssi a + b > 1. RE décroissants ssi a + b < 1. RE constants ssi a + b = 1.


2. Pm1 croissant ssi :
∂f
Pm1 = (x1 , x2 ) = Aax1a−1 x2b
∂ x1
∂2 f
∆Pm1 > 0 ⇔ 2 (x1 , x2 ) = Aa(a − 1)x1a−2 x2b > 0
∂ x1
∆Pm1 > 0 ssi a > 1, ∆Pm1 < 0 ssi a < 1, ∆Pm1 = 0 ssi a = 1.
3. Le TST est donné par :
∂ f /∂ x1 a x2
T ST (x1 , x2 ) = − =− × .
∂ f /∂ x2 b x1
|T ST | décroit quand x1 augmente.

Exercice 37
1. La condition de maximisation de profit de court terme :
1 −1/2 √
pPm1 (x1∗ , 1) = w1 ⇔ 4Pm1 = 2 ⇔ 4 × 4 × x1 = 2 ⇔ x1 = 4 ⇔ x1∗ = 16.
2

2. Soit q∗ = f (x1∗ , 1) = 4 x1∗ = 16. Le profit de court terme :


p

π ∗ = p × q∗ − w1 x1∗ − w2 × 1 = 4 × 16 − 2 × 16 − 2 = 30.

Exercice 38 (pas au programme)

Exercice 39
1. Soit x1 + 2x2 = 20 donc x2 = 10 − x1 /2. Soit x1 + 2x2 = 40 donc x2 = 20 − x1 /2.
2. Soit t > 1 :
t f (x1 , x2 ) vs f (tx1 ,tx2 ) ⇔ tx1 + 2tx2 = tx1 + 2tx2
Donc les RE sont constants.
3. Si x1 = 0, alors q = f (0, x2 ) = 2x2 donc x2 = q/2.
4. Le coût total est C = w1 x1 + w2 x2 = x1 + x2 . Si x1 = 0 et q = 20, alors x2 = 10 donc
C = 10. Si x2 = 0 et q = 20, alors x1 = 20 et C = 20. Donc (0, 10) minimise C.
5. Pour w1 = 1 et w2 = 3 :

Page 32
F IGURE 10

Les droites d’isocouts les plus basses qui touchent l’isoquante de niveau 20 sont
représentées en rouge (w1=w2=1) et en bleu (w1=1 et w2=3).

x2

20 Isoquantes
Pente = -1/2

10
20/3

10 20 40 x1

a) Si x2 = 0, alors x1 = 20 et donc C = 20 ;
b) Si x1 = 0, alors x2 = 10 et donc C = 30.
Donc la firme choisit (20, 0).
6. Si x2 = 0 alors 20 = x1 et donc C = w1 x1 = 20w1 . Si x1 = 0, alors 10 = x2 et donc
C = 10w2 .
q
7. Si x2 = 0 alors q = x1 et donc C = w1 x1 = w1 q. Si x1 = 0, alors 2 = x2 et donc C = w2 2q .

Exercice 40
1. Les angles des isoquantes en forme de L sont situés le long de la droite d’équation x2 =
x1 /2. Par exemple, l’angle de l’isoquante de niveau q = 10 est situé au point (10, 5).
2. Soit t > 1. On compare :
t f (x1 , x2 ) vs f (tx1 ,tx2 ).
Si x1 ≥ 2x2 , alors q = 2x2 . Donc, t f (x1 , x2 ) = f (tx1 ,tx2 ) puisque 2tx2 = 2tx2 . Si x1 ≤ 2x2 ,
alors q = x1 . Donc, t f (x1 , x2 ) = f (tx1 ,tx2 ) puisque tx1 = tx1 . Donc, les RE sont constants.
3. Les coûts sont minimisés pour q = x1 = 2x2 . Donc, x1 = 10 et x2 = 5.
4. Soit w1 = w2 = 1. On sait que x1 = 10 et x2 = 5 quand q = 10.
5. On sait que x1 = q et x2 = q/2. La fonction de coût total minimal aux prix w1 = 1 et
w2 = 1 est C(q) = 1, 5q. Pour des valeurs quelconques de w1 et w2 , nous obtenons :
q
C(w1 , w2 , q) = w1 q + w2 .
2

Page 33
Exercice 41
1. Pour 10 voitures : C(10) = 10c. Pour 20 voitures : C(20) = 20c. Finalement, C(q) = cq.
2. Fonction de coût moyen :
C(q)
CM(q) = = c.
q
Les coûts augmentent de c. Finalement, le coût marginal :

Cm(q) = C0 (q) = c.

3. Cm et CM sont deux droites horizontales (avec q en abscisse et C en ordonnées), Cm =


CM = 20.
4. Soit F le coût des spots publicitaires. Dans ce cas, C(q) = cq + F. Le coût moyen est

C(q) F
CM(q) = = c+ .
q q

Le coût marginal est toujours Cm(q) = C0 (q) = c.


5. On trace la courbe CM(q) = 20 + 100/q.

Exercice 42 Soit C(q) = CV (q) + F = 4q2 + 16.


1. Le coût moyen :
16
CM(q) = 4q + .
q
2. Cm(q) = C0 (q) = 8q.
3. 2 méthodes. D’abord, Cm(q) = CM(q) :

16 16
8q = 4q + ⇔ 4q = ⇔ qmin = 2.
q q
Ou :
dCM 16
(q) = 0 ⇔ 4 − 2 = 0 ⇔ q2 = 4 ⇔ qmin = 2.
dq q
4. Seuil de rentabilité : q : π(q) = pq − C(q) ≥ 0 ⇔ p ≥ CM(q). Puisque le prix est égal
au coût marginal, seuil de rentabilité : p = Cm(qmin ) = CM(qmin ). Seuil de rentabilité :
Cm(2) = CM(2) = 16.
5. Ici, CV (q) = 4q2 . Coût variable moyen :

CV (q)
CV M(q) = = 4q.
q

6. CV M(q) = Cm(q) ⇔ 4q = 8q ⇔ q = 0.
7. Sur un marché concurrentiel, π(q) = pq − C(q). Le profit est maximal π 0 (q) = 0 ssi
p = C0 (q). Donc, p = 8q donc s(p) = p/8.

Page 34
Exercice 43 Soit C(q) = CV (q) + F = cq2 + F.
1. Les économies d’échelle sont caractérisées par
r
CM(q) F F
S(q) = > 1 ⇔ Cm(q) < CM(q) ⇔ 2cq < cq + ⇒ q < .
Cm(q) q c
Soit
F
CM(q) = cq +
q
donc r
dCM F F
(q) = c − 2 < 0 ⇔ cq2 < F ⇒ q < .
dq q c
p
L’intervalle d’économies d’échelle est donc [0, F/c[.
p
2. L’intervalle de déséconomies d’échelle est donc ] F/c, +∞[.
p
3. Il n’y a ni économies ni déséconomies d’échelle q = F/c.
Finalement, si F = 0,
cq 1
S(q) = = < 1.
2cq 2
Il y a donc déséconomies d’échelle.

Exercice 44 Soit C(q) = CV (q) + F = q2 + 10 pour q > 10.


1. Cm(q) = 2q et CM(q) = q + 10/q.
√ √ √ √
2. Soit Cm =√CM, 2q =
√ q + 10/q
√ donc q min = 10. Soit Cm( 10) = CM( 10) = 2 10.
Donc SP( 10) = 2 10 × 10/2 = 10. Ou encore :
√ √ √ 2 √ √ √ 2
SP(q) = pq −CV (q) = pq − q2 = Cm( 10) 10 − 10 = 2 10 × 10 − 10 = 10.

3. Le seuil de rentabilité est p = 2 10. Pour trouver la fonction
√ d’offre,
√ p = Cm(q) d’où
p = 2q. La courbe d’offre est donc s(p) = p/2, avec s(2 10) = 10.

4 QCM
1) On envisage les préférences d’un consommateur sur les bouteilles de 50cl (bien 1) et
celles de 1,5 litres (bien 2) d’eau minérale naturelle Volvic. Ce consommateur ne se préoccupe
que de la quantité totale d’eau minérale, peu importe le contenant.

Le TmS de ce consommateur vaut −1/3

Une fonction d’utilité possible pour ce consommateur est U(x1 , x2 ) = x1 + 3x2
Si p1 = 1 et p2 = 2 sont les prix des deux biens et m = 60 est le revenu du consom-
mateur, alors le choix optimal de ce consommateur est (0, 15)

Si p1 = 1 et p2 = 5 sont les prix des deux biens et m = 60 est le revenu du consom-
mateur, alors le choix optimal de ce consommateur est (60, 0)

Si ce consommateur abandonne deux unités de bien 2, il doit recevoir six unités
de bien 1 pour rester indifférent

Page 35
Éléments de correction On commence par cherche le TmS de ce consommateur, soit la va-
leur d’une unité de bien 1 exprimée en unité de bien 2. On remarque que ce consommateur est
indifférent entre une unité de bien 1 et 1/3 d’unité de bien 2.
1
T mS = −
3
On cherche une fonction d’utilité sur des subsituts parfaits qui donne le même TmS (cf page
34 du cours). On cherche une fonction d’utilité de la forme U(x1 , x2 ) = ax1 + bx2 qui donne un
TmS de −a/b. Par exemple,
U(x1 , x2 ) = x1 + 3x2 .
On sait que pour des préférences sur des substituts parfaits, le choix optimal consiste à ne
consommer que du bien 1 ou que du bien 2, selon la pente de la droite de budget par rapport à
celle des courbes d’indifférence du consommateur. On regarde quel panier, entre (m/p1 , 0) et
(0, m/p2 ), avec m/p1 = 60 et m/p2 = 30 lorsque m = 60, p1 = 1 et p2 = 2 :

U(60, 0) = 60,
U(0, 30) = 90.

On regarde quel panier, entre (m/p1 , 0) et (0, m/p2 ), avec m/p1 = 60 et m/p2 = 12 lorsque
m = 60, p1 = 1 et p2 = 5 :

U(60, 0) = 60,
U(0, 12) = 36.

Finalement, si ce consommateur abandonne deux unités de bien 2, il doit recevoir six unités de
bien 1 pour rester indifférent, car six bouteilles de 50cl donne la même quantité d’eau que 2
bouteilles de 1,5 litres.

2) On envisage les préférences d’un consommateur sur les tasses de café (bien 1) et les
morceaux de sucre (bien 2). Ce consommateur met toujours deux morceaux de sucre dans une
tasse de café.

Une fonction d’utilité possible pour ce consommateur est U(x1 , x2 ) = min{2x1 , x2 }
Si p1 = 1 et p2 = 2 sont les prix des deux biens et m = 60 est le revenu du consom-
mateur, alors le choix optimal de ce consommateur est (15, 30)
Le chemin d’expansion du revenu de ce consommateur est une droite de pente 1/2
Les courbes d’indifférence de consommateur sont des droites
Pour ce consommateur, les tasses de café et les morceaux de sucre sont des biens
inférieurs

Éléments de correction On remarque qu’il s’agit de préférence sur des compléments parfaits,
car les deux biens sont consommés ensemble. Cf page 34 du cours pour la représentation nu-
mérique de ces préférences, on montre qu’une fonction d’utilité cohérente avec ces préférences
est U(x1 , x2 ) = min{2x1 , x2 }.

Page 36
Cf page 47 du cours pour la caractérisation du choix optimal de ce consommateur. Le choix
optimal de ce consommateur doit, d’une part, respecter la contrainte de budget :

x1 + 2x2 = 60. (1)

D’autre part, le choix optimal de ce consommateur doit respecter les proportions, soit deux
morceaux de sucre pour chaque tasse de café consommée :

2x1 = x2 . (2)

On remplace dans l’équation 1 x2 par 2x1 :

x1 + 4x1 = 60 ⇒ x1∗ = 12.

Grâce à l’équation 2, on x2∗ = 2 × 12 = 24. Le panier optimal est donc (12, 24).
Cf page 60 du cours pour le chemin d’expansion du revenu pour des compléments parfaits.

F IGURE 11 – Chemin d’expansion du revenu pour des compléments parfaits

x2 Chemin d’expansion du
revenu, x2=2x1.

1 2 x1

On voit que pour ce consommateur, les tasses de café et les morceaux de sucre sont des
biens normaux, et non inférieurs, car le chemin d’expansion du revenu est croissant.

3) Soit un consommateur dont les préférences sur les paniers de biens 1 et 2 sont représen-
tées par la fonction d’utilité U(x1 , x2 ) = x1 x23 :

Ce consommateur dépense toujours 1/4 de son revenu dans le bien 1 et 3/4 dans
le bien 2

Si p1 = 1, p2 = 3 et m = 60, alors le choix optimal du consommateur est (15, 15)

Page 37

Pour ce consommateur, les biens 1 et 2 sont des biens normaux

Si p1 = 2, alors la courbe d’Engel du bien 1 a pour équation x1 = m/8

Lorsque ce consommateur détient le panier (1, 3), il est prêt à échanger une unité
de bien 1 contre une unité de bien 2

Éléments de correction Cf pages 48-49 et 60-61 du cours. On a une fonction d’utilité Cobb-
Douglas de la forme U(x1 , x2 ) = x1c x2d , avec c = 1 et d = 3. Les rapports c/(c + d) et d/(c + d)
donnent les parts du revenu dépensés dans le bien 1 et dans le bien 2, respectivement. Donc, ce
consommateur dépense 1/4 de son revenu dans le bien 1 et 3/4 de son revenu dans le bien 2. Le
choix optimal 1 pour p1 = 1, p2 = 3 et m = 60, est donné par :
c m d m
x1∗ = = 15 et x2∗ = = 15
c + d p1 c + d p2
Les fonctions de demande sont croissantes en m, donc les biens 1 et 2 sont des biens normaux.
Pour trouver l’équation de la courbe d’Engel de ce consommateur, on utilise la fonction de
demande de bien 1 lorsque p1 = 2 :
c m m
x1 (p1 = 2, m) = × =
c+d 2 8
Finalement, on regarde la valeur du TmS (Cf page 40 du cours, section 3.4) au panier (1, 3) :

c 3
T mS(1, 3) = − × = −1.
d 1
Donc, le consommateur est prêt à échanger une unité de bien 1 contre une unité de bien 2
lorsqu’il détient le panier (1,3).

4) On envisage les préférences annuelles d’un consommateur sur les stylos (bien 1) et les
euros dépensés dans les autres biens (bien 2). Le prix du bien 2 est donc p2 = 1. Les préférences
de ce consommateur sont représentées par la fonction d’utilité U(x1 , x2 ) = x1 (60 − x1 ) + x2 :

Si x1 = 10, alors le TmS de ce consommateur vaut -40
Si p1 = 10, alors ce consommateur achète 20 stylos

Lorsque ce consommateur achète 25 stylos, il est disposé à payer chaque stylo à
un prix p1 = 10 euros
Si p1 = 12 et m = 1000, ce consommateur dépense 748 euros dans les autres biens
que les stylos

La courbe de demande de stylos est une droite d’équation x1 = 30 − 0, 5p1
1. On peut aussi le caractériser sans recourir aux fonctions de demande, soit en passant par l’égalisation du
TmS au rapport des prix,
x2 1
=
3x1 3
et la contrainte de budget x1 + 3x2 = 60.

Page 38
Éléments de correction Il s’agit de préférences quasi-linéaires, de la forme U(x1 , x2 ) =
v(x1 ) + x2 , avec v0 > 0 et v00 < 0. Le TmS est donné par −v0 (x1 )/1 :

T mS(x1 ) = −(60 − 2x1 ) = −60 + 2x1

On cherche le TmS lorsque x1 = 10 : T mS(10) = −40.


On détermine la fonction de demande de bien 1, qui est donné par l’égalisation du TmS (en
valeur absolue) au prix :
1
60 − 2x1 = p1 ⇔ x1 (p1 ) = 30 − p1 .
2
Si p1 = 10, alors x1 (10) = 25. Et inversement, ce consommateur est prêt à payer chaque stylo à
un prix de 10=C lorsqu’il en consomme 25.
On a x1 (12) = 24. Dans ce cas, il reste au consommateur m − p1 x1∗ = 1000 − 12 × 24 =
1000 − 288 = 712= C à dépenser dans les autres biens.

5) Un consommateur consomme et produit des pommes (bien 1) et des poires (bien 2). Il est
indifférent entre ces deux biens : il est toujours prêt à échanger une poire contre une pomme.
Son revenu nominal est égal à la valeur de sa production. Il produit ω1 = 50 pommes et ω2 = 50
poires par mois. Le prix des pommes est p1 = 2 et celui des poires p2 = 1.

Si le prix des poires passe à p2 = 1, 5 (avec p1 = 2), la satisfaction de ce consom-
mateur diminue
Si le prix des poires passe à p2 = 1, 5 (avec p1 = 2), il n’y a aucun effet de revenu sur
la consommation de poires

L’offre nette de pommes de ce consommateur vaut 50

Si le prix des pommes diminue à p1 = 1, 5 (avec p2 = 1), la satisfaction de ce
consommateur diminue
Si le prix des pommes diminue à p1 = 0, 5 (avec p2 = 1), il n’y a aucun effet de
substitution sur la consommation de pommes

Éléments de correction On remarque qu’il s’agit de préférences sur des substituts parfaits,
représentables par U(x1 , x2 ) = x1 + x2 . Le revenu initial est m = p1 ω1 + p2 ω2 = 2 × 50 + 1 ×
50 = 150. Le consommateur ne consomme que du bien 2, car il est moins cher que le bien 1. On
a donc x1 = 0 et x2 = m/p2 = 150. Le consommateur est donc offreur net de bien 1, s1 = 50, et
demandeur net de bien 2, d2 = 150 − 50 = 100.
Si p2 augmente mais reste inférieur à p1 , le consommateur reste demandeur net d’un bien
dont le prix a augmenté : sa satisfaction diminue. On observe seulement un effet de revenu, car
l’effet de substitution nous dit qu’une hausse de p2 implique une baisse de la consommation de
bien 2 et une hausse de x1 . Avec p2 = 1, 5, on a :
2 × 50 + 1, 5 × 50
x2 = ≈ 117
1, 5
Donc x2 a baissé quand p2 a augmenté, mais x1 est resté inchangé (x1 = 0). On observe donc
seulement un effet de revenu car il n’y a pas d’effet de substitution.

Page 39
Si le prix des pommes diminue à p1 = 1, 5 (avec p2 = 1), la satisfaction de ce consommateur
diminue. Le consommateur est offreur net de pommes. Si leur prix diminue, sa satisfaction doit
diminuer s’il reste offreur net. C’est bien le cas ici puisqu’on a toujours p1 > p2 .
Si le prix des pommes diminue à p1 = 0, 5 (avec p2 = 1), il n’y a aucun effet de substitution
sur la consommation de pommes. Désormais, p1 < p2 : le consommateur ne consomme que du
bien 1 et plus du tout de bien 2. Il a donc substitué du bien 1 au bien 2 : on observe bien un effet
de substitution sur la consommation de pommes.

6) On envisage l’offre de travail quotidienne d’un consommateur. Supposons que ce consom-


mateur dispose de 16 heures par jour pour travailler (L) ou "consommer" du loisir (R). Soit
M = 28 le revenu non salarial de ce consommateur et U(R,C) = RC2 sa fonction d’utilité, où C
représente les euros dépensés dans la consommation. Soit w = 2 le taux de salaire auquel sont
rémunérées les heures travaillées.

Pour un taux de salaire w = 2, ce consommateur choisit de travailler 6 heures
par jour

Si le taux de salaire diminue et devient w = 1, alors la satisfaction de ce consom-
mateur diminue

Une hausse du revenu non-salarial M entraine nécessairement une diminution
de l’offre de travail L

Si le taux de salaire augmente et devient w = 4, alors l’effet de revenu total sur
la demande loisir est positif

Une hausse du revenu non-salarial M entraine seulement un effet de revenu sur
la demande de loisir, mais n’a aucun effet de substitution

Éléments de correction Dans ce modèle, L = 16 − R. La contrainte budgétaire est de la forme

wR +C = 16w + 28

Avec x1 = R, p1 = w, x2 = C, p2 = 1 et m = w × R̄ + M = 16w + 28, on peut écrire les fonctions


de demande associées à une utilité Cobb-Douglas :
c m 1 16 × 2 + 28
R∗ = × = × = 10
c + d p1 3 2
d m 2
C∗ = × = × (16 × 2 + 28) = 40
c + d p2 3
Donc L∗ = 16 − R∗ = 6.
On remarque que R∗ dépend positivement de M, donc L∗ diminue quand M augmente.
Le taux de salaire augmente de w = 2 à w = 4, donc m passe de m = 16 × 2 + 28 = 60 à
m = 16 × 4 + 28 = 92. Donc, l’effet de revenu sur la demande de loisir est positif, car une hausse
de m implique une hausse de R∗ .
Finalement, si M augmente, m augmente également mais la pente de la droite de budget,
−w, est inchangée.

Page 40
7) Un consommateur consomme et produit du beurre (bien 1) et du lait (bien 2). Ses pré-
férences sont représentées par U(x1 , x2 ) = x1 x22 . Le prix du bien 1 est p1 = 2 et celui du bien
2 p2 = 3. Ce consommateur produit ω1 = 20 unités de beurre et ω2 = 20 unités de lait. Son
revenu nominal est égal à la valeur de sa production.

Ce consommateur est un offreur net de beurre
Si p2 passe de 3 à 2 (avec p1 = 2), la satisfaction de ce consommateur diminue
Si p1 passe de 2 à 3 (avec p2 = 3), l’effet de revenu ordinaire sur la consommation
de bien 1 est plus fort (en valeur absolue) que l’effet de revenu de la dotation
Si p1 passe de 2 à 3 (avec p2 = 3), l’effet de revenu sur la consommation de bien 1
est plus fort (en valeur absolue) que l’effet de substitution

Si p1 passe de 2 à 3 (avec p2 = 3), la satisfaction de ce consommateur augmente

Éléments de correction Le revenu du consommateur est m = p1 ω1 + p2 ω2 = 100. Les consom-


mations (demandes brutes) sont
c m 1 100 50
x1∗ = × = × =
c + d p1 3 2 3
d m 2 100
x2∗ = × = × ≈ 22, 2
c + d p2 3 3

Le consommateur est offreur net de bien 1 : s1 = 20 − 50/3 = 10/3. Il est demandeur net de
bien 2 : d2 ≈ 22, 2 − 20 = 2, 2.
Si p2 passe de 3 à 2 (avec p1 = 2), la satisfaction de ce consommateur diminue : c’est faux
car un demandeur net d’un bien dont le prix diminue reste demandeur net et voit sa satisfaction
augmenter (cf page 105).
Si p1 passe de 2 à 3 (avec p2 = 3), la nouvelle valeur de x1∗ est :

c m 1 3 × 20 + 3 × 20
x1∗ = × = × = 20.
c + d p1 3 3
L’effet de revenu ordinaire concerne la partie "demande" et l’effet de revenu de la dotation
la partie "offre". Si le consommateur est demandeur (offreur) net, l’ERO est plus fort (faible),
en valeur absolue, que l’ERD. Ici, p1 augmente : l’ERO diminue x1∗ et l’ERD augmente x1∗ . Le
consommateur est offreur net de bien 1, l’ERD est plus fort en valeur absolue que l’ERO.
Si p1 augmente, l’ES diminue x1∗ et augmente x2∗ . L’effet de revenu total (ERD + ERO) a le
même signe que l’ERD, car celui-ci est plus fort en valeur absolue que l’ERO : l’effet de revenu
total sur x1∗ est positif. Mais on remarque que x1∗ a diminué : l’ES est donc plus fort que l’effet
de revenu total en valeur absolue.

8) Un consommateur doit arbitrer entre la consommation présente c1 et la consommation


future c2 . Sa fonction d’utilité est U(c1 , c2 ) = c21 c2 . Puisque c1 représente les euros dépensés
dans la consommation présente, le prix de la consommation présente est égal à l’unité. De
plus, le prix de la période 2 est aussi égal à l’unité : il n’y a ni inflation ni déflation. À la
période présente, ce consommateur a la possibilité d’épargner ou d’emprunter à un taux d’intérêt
r = 20%. En outre, il gagne un revenu m1 = 5000 à la période présente et un revenu m2 = 1200.

Page 41

En valeur future, le revenu de ce consommateur est égal à 7200

Ce consommateur épargne 1000 euros

Si le taux d’intérêt devient r = 15%, la satisfaction de ce consommateur diminue

Si le taux d’intérêt devient r = 30%, l’effet de revenu de la dotation est supérieur
(en valeur absolue) à l’effet de revenu ordinaire sur la consommation présente
Si le taux d’intérêt devient r = 30%, la satisfaction de ce consommateur diminue

Éléments de correction La contrainte budgétaire peut être écrite en valeur future :

c1 (1 + r) + c2 = m1 (1 + r) + m2

Le membre de droite représente le revenu en valeur future, m f = m1 (1 + r) + m2 = 5000 × 1, 2 +


1200 = 7200. Ici, x1 = c1 , p1 = (1 + r), x2 = c2 , p2 = 1 et m = m f .
On cherche la somme que ce consommateur dépense à la première période pour consom-
mer :
c m c mf 2 7200
c∗1 = × = × = × = 4000
c + d p1 c + d 1 + r 3 1, 2
Ce consommateur épargne donc (m1 − c∗1 ) = 1000= C.
Quand le taux d’intérêt diminue, le consommateur est offreur net d’un bien dont le prix
diminue. S’il reste offreur net, sa satisfaction doit diminuer.
Si r = 0, 15, alors
2 1, 15 × 5000 + 1200
c∗1 = × ≈ 4029
3 1, 15
On remarque que le consommateur reste offreur net (épargnant). Donc sa satisfaction doit di-
minuer car r a baissé.
r passe de 0, 2 à 0, 3. Le consommateur est épargnant : l’effet de revenu ordinaire (hausse du
coût des emprunts) est plus faible en valeur absolue que l’effet de revenu de la dotation (hausse
du rendement de l’épargne).
r passe de 0, 2 à 0, 3. Le consommateur est offreur net d’un bien dont le prix a augmenté
(épargnant et r augmente) : sa satisfaction doit augmenter.

9) Soit un marché parfaitement concurrentiel composé de 60 entreprises identiques ayant


pour fonction de coût s(p) = p/2 et de 30 consommateurs identiques ayant pour fonction d’uti-
lité U(x, y) = x(10 − x/2) + y, où x est la quantité consommée du bien échangé sur le marché et
y les euros dépensés dans les autres biens.

La quantité d’équilibre est 150

À l’équilibre, le surplus des producteurs vaut 375
Lorsque la quantité consommée sur le marché est de 120, le surplus net des consom-
mateurs vaut 120
Pour un prix de 7, l’élasticité-prix de la demande de marché vaut -1/3

Si on introduit une taxe t = 1 sur ce marché, la charge morte de la taxe vaut 7,5

Page 42
F IGURE 12

Prix
S

pa=5,5
Montant de
p*=5 la taxe
pv=4,5

D
Qt=135 Q*=150 Quantité

Éléments de correction On commence par déterminer la demande individuelle (en égalisant


le TmS au prix), puis celle du marché en multipliant la demande individuelle par le nombre de
consommateurs :

10 − x = p ⇔ x(p) = 10 − p ⇒ D(p) = 30 × x(p) = 300 − 30p

On calcule l’offre du marché : S(p) = 60 × s(p) = 30p.


On peut aussi utiliser les courbes d’offre et demande inverse, Pv (Q) = Q/30 et Pa (Q) =
10 − Q/30.
On détermine le prix et la quantité d’équilibre :

D(p) = S(p) ⇔ 300 − 30p = 30p ⇔ p∗ = 5,

et Q∗ = S(p∗ ) = 30 × 15 = 150.
À l’équilibre, le surplus des producteurs est un triangle rectangle de base 150 et de hauteur
5,
150
SP = × 5 = 375
2
On détermine le surplus des consommateurs à l’équilibre :
5
SC = 30 × [v(x∗ ) − p∗ x∗ ] = 30 × [5 × (10 − ) − 5 × 5] = 30 × 12, 5 = 375.
2
Lorsque la quantité consommée est de 120, le prix est égal à 6 (Pa (120) = 10 − 120/30 = 6).
Dans ce cas,
SC = (10 − 6) × 120/2 = 240.

Page 43
Lorsque le prix est égal à 7, l’élasticité-prix est :
p 7
εQ/p = D0 (p) × = −30 × = −21/9.
D(p) 90

À l’équilibre, l’offre, qui dépend du prix reçu par les vendeurs, est égal à la demande, qui
dépend du prix payé par les vendeurs : S(pv ) = D(pa ). On a donc :

pv = pa − 1
30pv = 300 − 30pa

On a donc 30pv = 300−30(pv +1) ⇔ 60pv = 270 donc p∗v = 4, 5 d’où p∗a = 5, 5 et Qt = S(p∗v ) =
30 × 4, 5 = 135.

10) Soit une firme dont la fonction de production est donnée par q = min{ 12 x1 , x2 }1/2 , où x1
et x2 sont les quantités de facteurs 1 et 2 utilisées par la firme. Soit w1 = w2 = 1 les prix des
facteurs 1 et 2. De plus, la firme supporte un coût fixe égal à 27.

Le seuil de rentabilité de cette firme vaut 18

La fonction de coût total minimal est C(q) = 3q2 + 27

Lorsque q = 4, le surplus du producteur est égal à 48
Les rendements d’échelle de cette firme sont constants

Lorsque q = 8, la firme réalise des déséconomies d’échelle
p
Éléments de correction Le seuil de rentabilité est donné par Cm( F/c), cf exercice 43 du
livret. La fonction de coût total s’obtient en exprimant les demandes de facteurs en fonction de
l’output à l’aide de la fonction de production, soit d’une part, (0, 5x1 )0,5 = q ⇔ q2 = 0, 5x1 ⇔
x1 = 2q2 et d’autre part, x20,5 = q ⇔ x2 = q2 . Avec un coût fixe F = 27,

C(w1 , w2 , q) = w1 x1 + w2 x2 + F = 3q2 + 27.

La fonction de coût marginal est donné par


dC
Cm(q) = (1, 1, q) = 6q
dq
p p
Le coût moyen est minimisé en (F/c) = (27/3) = 3. Le seuil de rentabilité est donc
Cm(3) = 18.
Le surplus du producteur est SP(q) = Cm(q)q −CV (q), avec CV (q) = 3q2 et Cm(q) = 6q.
Lorsque q = 4, Cm(4) = 24 et CV (4) = 48. Donc le surplus du producteur avec q = 4 est donné
par SP(4) = Cm(4) × 4 −CV (4) = 24 × 4 − 48 = 48. Si 0, 5x1 ≤ x2 , la fonction de production
√ 1/2 √
est q = 0, 5 × x1 . Dans ce cas, avec t > 1, tq > 0, 5(tx1 )1/2 donc t f (x1 , x2 ) > f (tx1 ,tx2 ).
1/2 √ √
Si 0, 5x1 ≥ x2 , alors q = x2 d’où t x2 > tx2 = f (tx1 ,tx2 ). Les rendements d’échelle sont
donc décroissants.
Finalement, la firme réalise bien des déséconomies d’échelle lorsque q = 8 car qmin = 3 < 8.
Ou encore (cf exercice 43 du livret) :
CM(8) 24 + 27/8
S(8) = = < 1.
Cm(8) 48

Page 44
1/2
11) Une entreprise a pour fonction de production q = 4x1 x2 . Soit p = 2 le prix de l’output.
Soit x2 = 1 le facteur fixe.

Si w1 = 1, alors la quantité de facteur 1 qui maximise le profit de la firme est
x1 = 16

Si w1 = 1, alors le surplus du producteur vaut 16 lorsque le profit est maximisé

Si w1 = w2 = 1, alors le profit maximal vaut 15

Si w1 = w2 = 1, alors la firme produit 16 unités d’output lorsqu’elle maximise
son profit

Supposons que x2 puisse varier. Dans ce cas, les rendements d’échelle de cette
firme sont croissants

Éléments de correction Si w1 = 1, alors la quantité de facteur 1 qui maximise le profit de la


firme est donnée par p × Pm1 (x1∗ ) = 1, soit

4 1/2
2× 1/2
= 1 ⇔ x1 =4
2x1

d’où x1∗ = 16. Le niveau correspondant d’output est q∗ = f (x1∗ , 1) = 4 × 161/2 × 1 = 16. Le
surplus du producteur est alors :

SP = pq∗ − w1 x1∗ = 2 × 16 − 16 = 16

Le profit est donné par :

π ∗ = pq∗ − w1 x1∗ − w2 x̄2 = 2 × 16 − 16 − 1 = 15

Finalement, si x2 est également variable, les rendements d’échelle sont donnés par (avec t > 1) :
1/2
f (tx1 ,tx2 ) vs t f (x1 , x2 ) ⇔ 4(tx1 )1/2 (tx2 ) vs t4x1 x2

Puisque t 3/2 q > tq, nous avons bien f (tx1 ,tx2 ) > t f (x1 , x2 ) : les rendements d’échelle sont
croissants (cf exercice 36 du livret).

12) Soit une firme dont la fonction de production est donnée par q = 3x1 + x2 , où x1 est la
quantité utilisée de facteur 1 et x2 la quantité utilisée de facteur 2. Soit w1 et w2 les prix des
facteurs 1 et 2.

Les rendements d’échelle de cette firme sont constants

Le produit marginal du facteur 1 vaut 3

Le taux de substitution technique vaut -3

Si w1 = 2 et w2 = 1, alors la combinaison de facteurs 1 et 2 qui minimise les coûts
pour une quantité q = 30 est (10, 0)

Si w1 = w2 = 1, alors le coût total minimal pour q = 30 est 10

Page 45
Éléments de correction Il est facile de vérifier que t f (x1 , x2 ) = t × (3x1 + x2 ) = 3tx1 + tx2 =
f (tx1 ,tx2 ) : les rendements d’échelle sont donc constants. Le produit marginal du facteur 1 est :
∂f
(x1 , x2 ) = 3.
∂ x1
Le TST est donné par
∂f
∂ x1
T ST (x1 , x2 ) = − ∂ f = −3.
∂ x2
On cherche le coût total minimal lorsque w1 = 2 et w2 = 1, avec C(w1 , w2 , 30) = w1 x1 + w2 x2 .
Le producteur n’utilise soit que du facteur 1, soit que du facteur 2 (substituts parfaits). Dans le
premier cas, x1 = q/3 = 10 et x2 = 0. Le cout total est :

C(2, 1, 30) = 20

Si x1 = 0 et x2 = q, alors
C(2, 1, 30) = 30.
Donc, la combinaison qui minimise le coût total pour q = 30 est (10, 0).
Si w1 = w2 = 1, le coût total si le producteur n’utilise que du facteur 1 est égal à 10, et il est
égal à 30 s’il n’utilise que du facteur 2.

13) Soit une firme dont la fonction de production est donnée par q = min{x1 , 3x2 }, où x1 et
x2 sont les quantités de facteurs 1 et 2 utilisées par la firmes. Soit w1 et w2 les prix des facteurs
1 et 2.
Si w1 = 1 et w2 = 2, la droite d’isocoût de niveau 30 touche l’isoquante de niveau 30
en (15, 5)

Si w1 = 1 et w2 = 2, la fonction de coût total minimal est C(q) = 5q/3
Si w1 = 2 et w2 = 1, le coût total minimal pour produire 30 unités d’output est 15
Si w1 = w2 = 1 le coût total minimal pour produire 30 unités d’output est 20

Les rendements d’échelle de cette firme sont constants

Éléments de correction On commence par exprimer les demandes de facteurs 1 et 2 en fonc-


tion de q : x1 = q et x2 = q/3 à l’angle des isoquantes en forme de L. Pour q = 30, la com-
binaison qui minimise le coût total est x1 = 30 et x2 = 10. Si w1 = 1 et w2 = 2, le coût total
C(w1 , w2 ) = w1 x1 + w2 x2 pour produire q unités est :
q 3q 2q 5q
C(1, 2, q) = q + 2 × = + = .
3 3 3 3
Si w1 = 2, w2 = 1 et q = 30, on a donc C = 70. Si w1 = w2 = 1, la fonction de coût total minimal
est C(1, 1, q) = 4q/3, et si q = 30, alors C = 40.
Enfin, les rendements d’échelle sont donnés par (avec t > 1) :

min{tx1 ,t3x2 } = t min{x1 , 3x2 } ⇔ f (tx1 ,tx2 ) = t f (x1 , x2 ),

puisque tx1 ≤ (≥)t3x2 ⇔ x1 ≤ (≥)3x2 . Les rendements d’échelle sont donc constants.

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