Projet 111
Projet 111
i
ATTESTATION DES ENCADREURS
ii
DEDICACE
iii
REMERCIEMENTS
iv
AVANT PROPOS
v
LISTE DES FIGURES
vi
LISTE DES TABLEAUX
vii
LISTE DES ANNEXES
viii
LISTE DES ABREVIATIONS
ix
TABLE DES MATIERES
DECLARATION DE L’ETUDIANT...........................................................................i
DEDICACE.................................................................................................................iii
REMERCIEMENTS...................................................................................................iv
AVANT PROPOS........................................................................................................v
RESUME...................................................................................................................xiii
ABSTRACT..............................................................................................................xiv
INTRODUCTION GENERALE..................................................................................1
Contexte....................................................................................................................1
Problématique...........................................................................................................1
Objectif général........................................................................................................2
Objectifs spécifiques.................................................................................................2
Limites de l’étude.....................................................................................................2
Importance de l’étude...............................................................................................2
Organisation de l’étude.............................................................................................3
1. Définition du plastique......................................................................................4
2. Historique..........................................................................................................4
x
3. Caractéristiques et Types de matière plastique.................................................5
a. Les Thermoplastiques....................................................................................5
c. Les élastomères............................................................................................10
a. Avantages....................................................................................................11
b. Inconvénients...............................................................................................12
a. Définitions...................................................................................................12
a. Définition.....................................................................................................14
7. Méthodes de recyclage....................................................................................18
a. Recyclage mécanique..................................................................................18
b. Récupération de chaleur..............................................................................19
a. Température de craquage.............................................................................21
b. Temps de séjour...........................................................................................22
a. Pyrolyse non-catalytique.............................................................................22
b. La pyrolyse catalytique................................................................................23
xi
a) Théorie des réactions de pyrolyse...............................................................24
1. Définition........................................................................................................29
4. Fonctionnement...............................................................................................31
xii
RESUME
xiii
ABSTRACT
xiv
INTRODUCTION GENERALE
Contexte
Depuis leur première synthèse au début des années 1900, les matières plastiques ont
remplacé de nombreux types de matériaux tels que le bois, les métaux et la céramique dans la
production de produits de consommation, car ils sont légers, durables et résistants à la
corrosion par la plupart des produits chimiques (Wong et al., 2015). Au cours des dernières
années, la production et la consommation des matières plastiques ont considérablement
augmenté dans le monde en raison de leur utilisation dans une large gamme d'applications. En
2020, plus de 400 millions de tonnes par an ont été produit dans le monde. Les matières
plastiques sont donc des matières incontournables, indispensables et omniprésentes dans notre
société. (ZINE et al, 2023).
Pour ces raisons, La valorisation des déchets plastiques par pyrolyse présente une
méthode de gestion des déchets plastiques qui répond en même temps à la problématique
d’approvisionnement en énergies. Un autre avantage à cette méthode réside dans le fait que
les hydrocarbures issus de la pyrolyse des matières plastiques peuvent être utilisés comme
carburants sans avoir à modifier les moteurs à combustion interne.(KASSAGRI,2018)
Problématique
Le Cameroun produit environ six millions de tonnes de déchets par an et 10% de ces
déchets représentaient les déchets plastiques. Soit environ six million tonnes de déchets
plastiques annuellement (JVE Cameroun, 2020). Dont moins de 10% sont recyclé. Plus de
200.000 hectares du couvert végétal au Cameroun sont perdus chaque année à cause de la
matière plastique. Des centaines de millions de déchets plastiques, inondent ainsi nos villes en
échouant dans les eaux et sous la terre (YAMO,2022). La majorité finit dans les décharges,
1
les cours d’eau, ou sont brulée à l’air générant ainsi la pollution des sols et des eaux (micro
plastique additifs toxique) et émissions des gaz toxiques (dioxines, furanes, CO 2). La
valorisation énergétique par craquage thermique (pyrolyse) peut-être une solution prometteuse
pour la gestion des déchets plastiques d’où la question « comment produire de l’énergie
électrique et les GPL à partir des déchets plastique, pour contribuer à réduire de la
pollution et les émissions des gaz à effet de serre au Cameroun? »
Objectif général
Évaluer la faisabilité technico-environnementale et socio-économique d’une unité de
pyrolyse de déchets plastiques au Cameroun, en optimisant la production d’huile de pyrolyse
et la valorisation énergétique des gaz non condensables en électricité, afin de proposer une
solution durable de gestion des déchets et d’autonomie énergétique.
Objectifs spécifiques
- Dimensionner et optimiser un réacteur de pyrolyse adapté : Déterminer les
paramètres opératoires (température, temps de séjour, catalyseurs) pour maximiser le
rendement en huile et en gaz, en tenant compte des plastiques locaux.
- Modéliser et évaluer la production d’électricité à partir des gaz non
condensables : Quantifier le potentiel énergétique des gaz produits et analyser leur
utilisation dans un moteur à gaz ou une micro-turbine pour une production
décentralisée.
Limites de l’étude
Challenges énergétiques : Le processus nécessite une source de chaleur
initiale dont l'origine (électricité, gaz) impacte le bilan environnemental global
Gestion des coproduits : Le coke résiduel et les impuretés nécessitent une
voie de valorisation ou élimination propre
Manque de données locales fiables : Peu d'informations précises sur les flux
de déchets plastiques au Cameroun
Importance de l’étude
Gestion durable des déchets plastiques : Cette étude propose une solution
pour transformer les déchets plastiques en une ressource précieuse, réduisant ainsi la pollution
et la dépendance aux décharges.
2
Production de carburant alternatif : La production de carburant à partir de
déchets plastiques offre une alternative aux carburants fossiles.
Production d'électricité renouvelable : La valorisation des gaz non
condensables en électricité contribue à la diversification des sources d'énergie et à la réduction
des émissions de gaz à effet de serre.
Contribution à l'économie circulaire : En transformant les déchets plastiques
en carburant et en électricité, l'étude s'inscrit dans une logique d'économie circulaire.
Organisation de l’étude
Selon les objectifs précédemment exposés, le présent manuscrit comporte quatre
chapitres :
3
CHAPITRE 1 : REVUE DE LITTERATURE
Le pétrole et ses dérivés ou le gaz naturel sont les produits de base de toute matière
plastique. Les thermoplastiques fondent sous l'effet de chaleur et se solidifient sous l’effet
d'un refroidissement. Pour les thermodurcissables, la transformation est irréversible. Une fois
formé, le plastique ne se déforme plus. (BOWMER et KERSHAW, 2010)
2. Historique
L’humanité a bénéficié de l’utilisation des polymères naturels depuis environ 1600
avant J.-C. En 1862, Alexander Parkes a dévoilé le premier plastique artificiel lors de la
grande exposition internationale de Londres. Il a baptisé le matériau "Parkesine", aujourd'hui
appelé celluloïd. En 1907, le chimiste Leo Hendrik Baekland, qui s'efforçait de produire un
vernis synthétique, a découvert par hasard la formule d'un nouveau polymère synthétique
provenant du goudron de houille. Il a ensuite nommé cette nouvelle substance "Bakélite". En
1909, Baekland a inventé le terme "plastique" pour décrire cette toute nouvelle catégorie de
matériaux. Le premier brevet pour le chlorure de polyvinyle (PVC), une substance aujourd'hui
largement utilisée dans les produits en vinyle, a été déposé en 1909.
4
Au début du 20ème siècle, les chimistes ont commencé à comprendre les
mécanismes réactionnels liés à la production de plastiques, ce qui a accéléré la recherche de
nouvelles matières. Dans les années 1930, la fabrication de plastiques à base de produits
chimiques dérivés du pétrole a débuté et a attiré de plus en plus l’attention des chercheurs et
industriels. Cela a alors été l'apparition du polystyrène, des polymères acryliques et du
polychlorure de vinyle.
Quant au "Nylon", il a été découvert en 1928 et il est entré en production à la fin des
années 1930. Il a été produit sous forme de longs filaments que l'on pouvait filer, tisser ou
tricoter. La production et la fabrication d'autres matières plastiques (polyéthylène,
polyuréthanne, polyesters, silicones, résines époxy) a augmenté dans les années 1940. Par la
suite et plus précisément dans les années 1950, le polypropylène et les polycarbonates ont été
découverts. De nos jours, il existe maintenant plus de 30 sortes de matières plastiques servant
à fabriquer des objets quotidiens. (FRANCK, 2013)
a. Les Thermoplastiques
Les thermoplastiques ramollissent sous l’effet de la chaleur et deviennent souples.
Ils prennent alors une forme qu’ils garderont en refroidissant. Cette transformation est
Réversible et renouvelable un grand nombre de fois, ainsi les thermoplastiques sont
Facilement recyclables. Par contre ils ne sont pas biodégradables et ont une « durée de Vie »
de plusieurs centaines d’années (Tableau 1). Ce sont les matières plastiques les plus utilisées
(notamment PE et le PVC). (NOWPAP, 2007)
8
Et textures en fonction des grâce à des agents
associations chimiques de d’expansion, colles, fibres
différents monomères. (Licra)Matelas, sièges de
voiture, tableaux de bord,
roues de patins à roulettes,
Chaussures de ski…
Polyesters insaturés Prix peu élevé, durcissement Pièces plastiques renforcées
assez rapide sans élimination par coulée : pales
de produits secondaires. d’éoliennes, coques et
Imprégnation facile des cabines de bateaux, piscines,
fibres de verre. carrosseries d’automobiles,
Textiles (dacron, Tergal,
térylène…).
c. Les élastomères
Les élastomères ne sont pas réellement des « plastiques ». Ils sont élastiques qui se
déforment et tendent à reprendre leur forme initiale et supportent de très grandes déformations
avant rupture. Issu du latex d’Hévéas (arbre d’Amazonie), le caoutchouc naturel est resté
longtemps le seul élastomère connu mais les méthodes modernes de fabrication ont permis
d’obtenir une grande diversité de matériaux en ajoutant des additifs, accélérateurs, agents
protecteurs (anti UV, anti oxygène,) et en les combinant à d’autres matériaux (métaux,
textiles, autres plastiques…) (Geyer et al).
10
Acrylonitrile(NBR). et au vieillissement…
Polychloroprènes (CR). Certains sont
ininflammables et ont une
grande imperméabilité aux
gaz.
Parfois sensible à la lumière
t à l’ozone et au stockage
(tendance à la
cristallisation).
Elastomères très Caoutchoucs de silicone Très variables en fonction
spéciaux (VMQ, FVMQ). des matériaux :
Elastomères fluorés (FKM). Copolymères éthylène
Polyéthylènes chlorés et Acétate de vinyle(EVM).
Chlorosulfonés (CM, CSM). Ethylène acrylate de
Polyacrylates (ACM). Méthyle (AEM).
Caoutchoucs nitrile
11
b. Inconvénients
La production du plastique comprend également l’utilisation des produits chimiques
potentiellement dangereux pour la nature terrestre, qui sont ajoutés comme stabilisateurs ou
colorants dans la fabrication des plastiques. La plupart des plastiques ne sont pas
biodégradables et mettent beaucoup de temps, voire des centaines d’années, à se décomposer.
Les produits en plastique, en particulier les emballages en plastique que les humains se
débarrassent juste après leur achat et qui affectent ainsi l’aspect environnemental et la santé
publique. Leur collecte pour recyclage demeure insuffisante. Quant à leur distribution dans
des centres d’enfouissement technique (C.E.T) efficace demeure une préoccupation majeure
pour les pouvoirs publics. (TALHI, 2022)
12
Selon leurs natures
On classe généralement les déchets en fonction de leurs natures physiques ou de la
nature du danger qu’ils puissent engendrer. Selon la nature physique du déchet, on distingue
les déchets solides, les déchets liquides et les déchets gazeux. La nature physique du déchet
est alors le premier moyen de classification des déchets. En ce qui concerne la nature du
danger, on distingue :
13
6. Les déchets plastiques
Le plastique n’est pas mauvais en soi ; il s’agit d’une invention créée par l’homme,
source d’importants avantages pour la société. Malheureusement, la façon dont les industries
et les gouvernements ont géré le plastique et la manière dont la société l’a converti en une
commodité jetable à usage unique ont transformé cette innovation en un désastre
environnemental à l’échelle planétaire.
a. Définition
Déchets plastiques, ou pollution plastique sont "l'accumulation d'objets en plastique
et de ses dérivés (par exemple, les bouteilles en plastique, emballage… rejetés dans
l’environnement qui a des effets néfastes sur la faune, l'habitat de la faune et l'homme".
14
Les déchets plastiques de post-consommation
C’est l’ensemble des déchets issus de la consommation industrielle ou des
particuliers. Les déchets plastiques utilisés au cours de cette étude se classent dans cette
catégorie. On distingue :
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Figure : estomac d’un oiseau plein Figure : impacts des déchets
de débris de plastique plastiques sur la vie en océan
7. Méthodes de recyclage
Le recyclage des matières plastiques peut contribuer à résoudre les problèmes de
pollution liés à la mise en décharge et à l'incinération des matières plastiques et plusieurs
méthodes ont été proposées pour recycler les déchets plastiques.
Cependant, ce processus peut être long et coûteux car il ne peut être effectué que sur
un seul polymère ce qui nécessite la séparation des matières plastiques. En plus, les matières
plastiques doivent également être exemptées de tout contaminant avant d'être traités, ce qui
peut nécessiter l'introduction d'une étape de lavage et de séchage car plus les déchets sont
complexes et contaminés, plus il est difficile de les recycler mécaniquement.
a. Recyclage mécanique
C’est la méthode la plus répandue pour recycler les matières plastiques. En Europe,
30% des déchets plastiques ont été recyclés par des moyens mécaniques. Les matières
thermoplastiques sont fondues et moulées sous une nouvelle forme, généralement après avoir
été broyées ou granulées. En utilisant ce type de recyclage, les déchets plastiques peuvent être
17
convertis en produits ayant un niveau de performance comparable à celui des produits
originaux fabriqués à partir de plastiques vierges. Cependant, ce processus peut être long et
coûteux car il ne peut être effectué que sur un seul polymère ce qui nécessite la séparation des
matières plastiques. En plus, les matières plastiques doivent également être exemptées de tout
contaminant avant d'être traités, ce qui peut nécessiter l'introduction d'une étape de lavage et
de séchage car plus les déchets sont complexes et contaminés, plus il est difficile de les
recycler mécaniquement (Singh et al., 2017).
b. Récupération de chaleur
En raison de l'absence d'autres possibilités de recyclage, l'incinération (combustion)
visant à récupérer la chaleur résultante pour produire de l’électricité, est actuellement le
moyen le plus efficace de réduire le volume de matière organique pouvant ensuite être mis en
décharge.
Les matières plastiques telles que le PS, PP et PE, sont des sources à haut rendement
d'énergie, leur pouvoir calorifique supérieur est compris entre 42-47 MJ/kg nettement
supérieur à celui du charbon. Mais l’incinération présente plusieurs inconvénients telle que la
génération des polluants toxiques dans l'air comme les dioxines et les furannes qui causent des
problèmes environnementaux et des problèmes de santé, ainsi que la production de composés
dangereux, tels que les cendres volatiles, qui sont difficiles à éliminer. (Sorum et al., 2001).
Dépolymérisation chimique
Les polymères sont divisés en deux groupes : (1) polymères de condensation et (2)
polymères d'addition. Durant la dépolymérisation chimique, les matières plastiques sont
chimiquement traitées ou dépolymérisées et transformées en monomères en utilisant des
agents chimiques comme catalyseurs pour la dépolymérisation complète des résines
plastiques
18
Gazéification
Le procédé de gazéification peut convertir les plastiques en gaz de synthèse pouvant
être utilisés dans la production d'électricité ou pour la fabrication de produits chimiques,
d'hydrogène ou de carburants de transport. Son principal avantage est la possibilité de traiter
des polymères hétérogènes et contaminés avec un prétraitement limité.
Pyrolyse
La pyrolyse est la décomposition thermochimique d'une matière organique à haute
température et en absence d'oxygène ou dans une atmosphère de gaz inertes. Par rapport à la
combustion, la pyrolyse nécessite des températures de traitement inférieures et induit des
émissions plus faibles de polluants atmosphériques. En outre, l'échelle des installations de
pyrolyse est plus flexible que les installations d'incinération.
19
paramètres de fonctionnement tels que la température ou le taux de chauffage. Différents
types de pyrolyse ont été développés : lente, rapide et catalytique.
La pyrolyse lente Ce type de pyrolyse est caractérisé par une vitesse de chauffe lente
et un long temps de séjour. En pyrolyse lente, la matière est chauffée jusqu'à une température
de l'ordre de 400 à 500°C avec une vitesse de chauffe d'environ 0,1 à 1° C/s pendant un temps
compris entre 5 et 30 min. La pyrolyse lente favorise la formation de charbon, mais des
produits liquides et gazeux sont également formés en petites quantités. Une vitesse de chauffe
faible couplée avec un temps de séjour long entrainent des réactions secondaires ce qui
aboutit finalement à une augmentation de la formation de char (Tripathi et al., 2016).
a. Température de craquage
La température est l'une des variables les plus importantes dans le procédé de
pyrolyse, puisque la température contrôle le comportement de décomposition principal des
polymères. La température contrôle également la réaction de craquage des plastiques où la
force de Van der Waals entre les molécules s'effondre en raison de l'augmentation de la
vibration des molécules qui, d'autre part, tend à les évaporer et aboutit à la rupture de la
chaîne du carbone (Al-Salem et al., 2017).
Par conséquence, la température présente un effet très important sur les produits de
pyrolyse et sur les réactions secondaires. A basse température, des hydrocarbures à longues
20
chaînes sont produits, tandis qu'une augmentation de la température favorise la production des
composés à courtes chaînes en raison du craquage des liaisons C-C.
(Lopez et al., 2011) ont étudié l’influence de la température sur la distribution des
produits issus de la pyrolyse des déchets plastiques. Ils ont trouvé qu’à 460°C, une grande
proportion de liquides extrêmement visqueux à forte teneur en chaînes longues carbonées est
obtenue, tandis qu'à 600°C, une faible proportion de liquides ayant fortes teneurs en
aromatiques a été produite.
(M. del R. Hernández et al., 2007) ont étudié l’effet de la température sur les
réactions primaires et secondaires durant la pyrolyse thermique et catalytique du PEHD dans
une gamme de température de 500-800°C. Ils ont observé que les hydrocarbures ramifiés
proviennent principalement des réactions secondaires qui se produisent en augmentant la
température.
b. Temps de séjour
La définition du temps de séjour varie selon les études. Pour une pyrolyse rapide ou
un processus de pyrolyse en continu, le temps de séjour représente le temps de contact du
plastique avec la surface chaude du réacteur. Cependant, en pyrolyse lente ou en processus
batch, le temps de séjour signifie la durée entre le début de chauffage de la matière première
la fin de réaction où la totalité des produits est récupérée.
Un temps de séjour plus long améliore la conversion des produits primaires en raison
du craquage secondaire, ce qui donne plus de produits thermiquement stables tels que les
hydrocarbures de poids moléculaire léger et les gaz non condensables (Hernández et al.,
2006).
(Mastral et al., 2002) ont étudié l'effet du temps de séjour sur la composition des
produits du craquage thermique du PEHD dans un réacteur à lit fluidisé à cinq températures
différentes variant entre 650 et 850°C avec un temps de séjour variant de 0,64 à 2,6 s. Ils ont
constaté que le temps de séjour a eu une grande influence sur la composition des produits de
pyrolyse. Un rendement de liquide plus élevé a été obtenu à un temps de séjour plus long
(2,57 s) pour une température inférieure à 685°C. Cependant, le temps de séjour a eu moins
d'influence sur le rendement liquide et gazeux à une température supérieure à 685°C.
21
3. Les voies de pyrolyse
a. Pyrolyse non-catalytique
La pyrolyse non-catalytique ou pyrolyse thermique des polyoléfines est un processus
de dégradation thermique des polymères à longues chaînes carbonées en molécules plus
petites et moins complexes à des températures élevées (300-600°C) et en absence d'oxygène
(Miandad et al., 2017).
Les trois principaux produits obtenus lors de la pyrolyse sont un mélange de gaz
légers non-condensables, un mélange d’hydrocarbures légers et lourds et du charbon. La
proportion de chaque fraction et leurs compositions dépendent principalement de la nature des
déchets plastiques, ainsi que des conditions du processus.
b. La pyrolyse catalytique
Afin de développer le processus de pyrolyse des matières plastiques, des catalyseurs
peuvent été utilisés. Par rapport à la pyrolyse non-catalytique, l'addition de catalyseurs dans la
dégradation des polyoléfines présente plusieurs avantages :
22
L'utilisation d'un catalyseur affecte les propriétés physiques du liquide de
pyrolyse telles que la viscosité, la densité, le point éclair, la plage d'ébullition et le pouvoir
calorifique supérieur (PCS) du liquide (Miandad et al., 2016).
Le craquage catalytique en présence de catalyseurs tels que les zéolithes
diminue la fraction lourde présente dans la fraction liquide et augmente la fraction d'essence
(C5-C12), en réduisant ainsi la nécessité d'une amélioration supplémentaire. Les zéolithes
augmentent la formation d'hydrocarbures ramifiés et aromatiques et diminuent la formation de
paraffines linéaires et des oléfines (Madon, 1991)
23
Figure : Les différentes transitions de phase du PET
Les modifications chimiques des plastiques ont été étudiées afin de comprendre les
mécanismes de craquage dans la pyrolyse lorsque la température s'élève au-dessus de la
température de décomposition.
La stabilité des liaisons carbonées dans les plastiques varie en fonction de la nature
des liaisons carbonées et l'ordre de stabilité des hydrocarbures. L'énergie nécessaire à la
rupture de liaison est appelée énergie de dissociation de liaison ou l'enthalpie de liaison. Les
énergies de dissociation des C-C (carbones primaires, secondaires et tertiaires) sont
généralement de l’ordre de 350 kJ/mol, alors que les liaisons C-H présentent une énergie de
dissociation supérieure à 400 kJ/mol. Par conséquent, les liaisons C-C sont susceptibles d'être
rompues en premier.
Les trois grands types de craquage dans une réaction de pyrolyse sont : le craquage
aléatoire (random cracking), le craquage des groupes latéraux (chain strip cracking) et le
craquage en fin de chaine (end chain cracking).
Le craquage aléatoire
Le craquage aléatoire implique la formation d'un radical libre à un certain point sur le
squelette du polymère, ce qui provoque une fragmentation de la macromolécule en molécules
24
plus petites de différentes longueurs de chaîne. Les polyoléfines telles que le polyéthylène et
le polypropylène se dégradent généralement par scission aléatoire.
25
sur toute sa longueur, ce qui donne des et des α- légers
monomères et des oligomères oléfines
Polypropylène Rupture aléatoire de la chaîne Cires, Gaz et
(PP) oléfines hydrocarbures
légers
Polystyrène Rupture de chaîne, formant des oligomères Styrène et ses Styrène et ses
(PS) oligomères oligomères
Polychlorure Elimination (stripping) de la chaîne HCl (
de vinyle (Réactions latérales en chaîne impliquant
(PVC) des groupes latéraux sur la chaîne
polymère, c'est-à-dire élimination des
groupes latéraux (HCl) sur la chaîne
polymère, déshydrogénation de la chaîne et
cyclisation
26
Figure : Illustration de la réaction de β-scission en milieu de la chaîne
Les réactions de propagation craquent les grands radicaux libres générés par les
réactions d'initiation et produisent des molécules d'alcènes et des radicaux libres plus petits. A
l'échelle macroscopique, les radicaux libres à chaîne longue en phase vapeur sont encore
craqués en produits plus petits à travers les réactions de propagation. Cette théorie peut être
appliquée pour expliquer le rapport entre le temps de séjour et le poids moléculaire des
produits de pyrolyse.
27
Réactions de terminaison : La réaction de terminaison se produit par
dismutation des radicaux libres ou par combinaison de deux radicaux libres. Cette réaction
affecte directement la longueur de la chaîne du produit. (Bockhorn et al., 1999)
Selon les réactions ci-dessus dans la pyrolyse de plastique, les alcènes et les diènes
(doubles liaisons) sont produits dans des réactions de β-scission (propagation) alors que la
réaction de transfert intermoléculaire produit des alcanes. Les réactions ci-dessus peuvent
également être décrites comme la formule de réaction suivante :
Où R°n est un radical libre avec une longueur de chaîne n. Oj est un alcène (oléfine)
avec une longueur de chaîne j.
1. Définition
Ce sont des machines tournantes thermodynamiques appartenant à la famille des
moteurs à combustion interne dont le rôle est de produire de l'énergie mécanique (rotation
d'un arbre) à partir de l'énergie contenue dans un hydrocarbure (fuel, gaz...). Elles sont
utilisées, d'une part, pour la cogénération et la production d'électricité, d'autre part, pour la
compression de gaz sur les réseaux de grand transport. (MERAOUNA et REZGUI ; 2019)
28
2. Les principaux éléments de la turbine à gaz
La turbine à gaz est composée des éléments suivants :
29
Turbine à action : Où l’énergie thermique est transformée complètement en
énergie cinétique dans la directrice. L’évolution des gaz dans la roue se fait sans variation de
pression statique P1>P2=P3.
Turbine à réaction : Une partie de l’énergie thermique est transformée dans la
roue en énergie cinétique et mécanique. L’évolution des gaz dans la roue se fait avec une
variation de la pression statique P1>P2>P3. Le taux de réaction ε caractérisera le pourcentage
d’énergie thermique totale. Avec :
P1 : Pression des gaz à l’entrée de la directrice.
P2 : Pression des gaz à la sortie de la directrice.
P3 : Pression des gaz à la sortie de la roue de la turbine.
Arbre unique : Dites aussi mono-arbre, c’est une turbine à gaz dans laquelle
les composants rotatifs sont couplés mécaniquement sur un arbre commun. Elle est
généralement utilisée dans le cas où on cherche un fonctionnement avec une charge.
Constante (pour entraîner les générateurs d'électricité) comme le montre le schéma de la
figure
Deux arbres : Elle a l'avantage d'entraîner des appareils a charges variables
(pompes, compresseurs,), elle se compose de deux parties, la première assure l'autonomie de
la turbine génératrice de gaz (GG), la deuxième est liée à la charge.
Arbres multiples : C’est une turbine dont laquelle les rotors des éléments
mécaniques sont montés sur plus rotatif. Ces arbres peuvent tourner ou non entre eux avec
un rapport de vitesse déterminé. Ils sont appelés arbres flottant, à l’exception de l’arbre
d’accouplement. (Guebbour ; 2018)
30
Turbine à cycle régénéré : C’est une turbine dont le cycle thermodynamique
fait Intervenir plusieurs fluides moteurs dans le but d’augmenter le rendement de
l’installation. (ZERROUT ; 2024)
4. Fonctionnement
L’air atmosphérique est aspiré par le compresseur axial. Cet air est comprimé puis
comprimé et gaz sous pression) est obtenu. Une étincelle fournie par une bougie provoque la
combustion. La chaleur produite dans la chambre de combustion et l’énergie dégagée par le
produit de la combustion sont dirigées vers la première roue de la turbine où cette énergie
thermique se transforme en énergie mécanique. Une partie de la puissance développée par la
turbine sert à l’entraînement du compresseur axial (après son désaccouplement du moteur ou
turbine de lancement). L’autre partie de la puissance développée est convertie en énergie
utilisable, c’est-à-dire servant à entraîner la machine réceptrice.
Avantages Inconvénients
Simplicité d`installation. Mauvais rendement : moins de 30%
Génération simultanée d’électricité et de l'énergie calorifique contenue dans le
de chaleur utilisable soit directement, soit carburant est transformée en énergie
indirectement dans les procédés industriels. mécanique.
Possibilité de fonctionnement avec Faibles pressions de travail.
différents combustibles. Régimes souvent beaucoup trop
31
Grande sécurité de fonctionnement. élevés.
Entretien facile. Coût de fabrication élevé.
Marche régulière. Importante consommation de
carburant.
32
Ou Q1 ’ = Q2’-3 = H3 – H2’ = m x CP x (T3 – T2’) (irréversible)
3-4 (ou 4’) : détente des gaz chauds de combustion, dans la turbine, considérée
comme adiabatique réversible (ou irréversible) produisant ainsi un travail mécanique de
rotation du rotor
Le rendement thermique des cycles de Joule réversible et irréversible sont alors (avec
Cp invariable),
│Q 2│ (T 4−T 1)
ηth =1 - = 1- (réversible)
│Q 1│ ( T 3−T 2)
│Q 2' │ (T 4 '−T 1)
ηth =1 - =1- (irréversible)
│Q 1' │ ( T 3−T 2')
εC = P2/ P1 (III-11)
33
CHAPITRE 3 : MATERIELS ET METHODES
34
1