Cours de Chimie de L'eau - LP - Stadls - Dec 2020
Cours de Chimie de L'eau - LP - Stadls - Dec 2020
Module
« Chimie et Microbiologie des Eaux (CME) »
COURS
« Chimie des eaux »
par
Lahcen BOUARAB
Professeur à la Faculté des Sciences Semlalia
Département de biologie
2020 -2021
1
Cours : Chimie des eaux.
Cours
Partie 1, 2 chapitre :
• Propriétés physique et chimique de l’eau.
• Solutions et équilibres Chimiques des solutions aqueuses.
TP (Manipulations)
• Alcalinité de l’eau (mesure du carbonate et bicarbonate)
• Dureté de l’eau (détermination du calcium et du magnésium)
• Oxydabilité par KMnO4 (Teneur en matières oxydables)
• Dosage des nitrites NO2-
TD :
• Exercices sur la chimie des eaux naturelles
I- Introduction
L’eau est un corps chimique parmi les plus abondants sur terre : L’eau couvre les 70% de la surface
du globe terrestre.
L’eau est un élément vital sans lequel la vie serait impossible sur terre. Composé majoritaire :
Le corps humain (65 à 70% en masse)
Les animaux (60 à 80% )(méduse : 98%)
Les végétaux ( 50 à 75%) (tomate : 95%)
2
Seul le cycle de l’eau varie d’une région à l’autre suivant la latitude (Z. tempérées, Z. tropicales) et
l’altitude (haute montagne).
Les deux atomes sont liés par deux liaisons covalentes car :
il y a un partage d'électrons entre les deux atomes.
la différence d'électronégativité entre les deux atomes est < à 1,67
eV (électron-volt)
Définition :
L’Électronégativité d’un atome = Grandeur qui caractérise sa capacité à attirer les e- des liaisons covalentes.
Dans la table périodique : Elle augmente de gauche à droite et de bas en haut : le Fluor est alors le +
électronégatif, le Francium le – électronégatif.
3
prévoir le caractère (ou type) de la liaison chimique entre 2 éléments :
Si les électronégativités sont voisines (0 ≤ E < 0,4 eV) la liaison covalente;
Si les électronégativités sont très différentes (E > 1,7 eV) la liaison ionique, il y a
transfert complet d’e- de valence, il se forme alors :
o un cation et un anion (ex Na+Cl-).
Dans le cas de la liaison covalente (E < 1,7 eV), la liaison peut être :
Soit apolaire si : 0 ≤ E < 0,4 eV (ex Cl2);
Soit polaire si : 0,4 < E < 1,7 eV (ex HCl);
Cas E faible ou nulle (< 0,4 eV ) :
cas des Atomes identiques (ex dichlore Cl2) : le doublet e- de la liaison est partagé
équitablement, la molécule est dite apolaire ;
Cas E non nulle mais pas très forte (0,4 < E < 1,7 eV) :
cas des Atomes différents (ex HCl) : Le doublet e- de la liaison H-Cl n’est pas partagé
équitablement, il est attiré par l’atome le plus électronégatif, le Cl ; Cl acquière une charge
électrique partielle négative - (excès), l’H une charge partielle + (déficit). La molécule est
dite polarisée ou polaire.
Dipolarité de H2O
L’atome d’O est plus électronégatif que l’atome d’H :
la E : 0,4 < E < 1,7 eV la liaison covalente O-H est polaire :
Polarisation de la molécule, l’eau est alors un dipôle
électrostatique permanent.
d’où :
application loi de coulomb : création de forces coulombiennes d’attractions = liaisons
intermoléculaires.
origine du caractère solvatant et solvant de l’eau.
4
Théoriquement on devrait avoir un angle entre les liaisons O-H de 109° (comme
CH4). Mais les 2 Doublets d’e- non liants (densité e- forte) se répulsent entre eux
se qui repoussent les liaisons O-H qui se rapprochent l’une de l’autre angle à
104,7°. Ceci donne une molécule coudée (géométrie qui permet à H2O de garder
sa polarité).
La liaison hydrogène
Définition :
C’est une liaison entre un atome d’H, lié dans une molécule, à un atome
très électronégatif et un atome électronégatif d'une autre molécule.
Condition :
Pour qu’une liaison H puisse se former, il faut qu’il y ait :
un alignement O −H - - - -O.
un rapprochement des molécules
Caractéristiques
Liaison H est de faible Energie (~12-30 kJ/mol)/ à liaisons covalentes
~300 kJ/mol)
Sa durée de vie est de 10-12s (eau liquide)
L’Agitation thermiques des molécules entraine la rupture de cet
alignement, ainsi les liaisons H se brisent et se font en permanence ;
La Conséquence des liaisons H et des doublets électroniques libres est un assemblage de molécules H2O et
un arrangement géométrique tridimensionnel ssf tétraèdre (4 faces
triangulaires = pyramide). Chaque molécule d’eau peut développer 4 liaisons H
avec 4 autres molécules d’eau :
2 molécules par ses atomes d’H,
2 molécules par les doublets non liants de l’atome d’O.
2- Propriétés physiques
5
L’eau se trouve dans la nature sous trois états distincts : f(Nbre de liaisons H)
6
Ce diagramme permet de définir 4 points :
Point critique (221 bar et T° = 374°C) au-delà de ces valeurs, l'eau devient un fluide
supercritique (=un autre état de l’eau) permet la dissolution des substances insolubles dans l'eau
Point de fusion Pf = point de diagramme à T° = 0°C et P= 1,013bar (1 atm) = T° de fusion à P
atmosphérique :
o permet de contrôler la pureté des produits (eau)
(Pf d’un produit avec impuretés < à celui du produit pur).
Point d’ébullition Peb = point de diagramme à T° = 100°C et P= 1,013bar = T° d’évaporation à P
atmosphérique
Point triple (6,15mbar; 0,01°C) = coexistence de trois états
= E pour vaporiser (= faire passer de l’état liquide à l’état gazeux) 1 gramme d’eau à la T°C ambiante, E =
2,26 kJ (même énergie pour permettre la condensation).
La capacité calorifique spécifique de l’eau est presque deux fois celle de l’éthanol (2.46 J/g/°C).
7
Dans les deux cas, cette énergie est considérable ; elle s’explique par l'existence de liaisons H (cohésion
énorme). Il faut d’avantage d’E pour casser ces liaisons.
Ce transfert de chaleur : capacité à emmagasiner ou à dégager de la chaleur fait que l'eau est un fluide
thermodynamique d’où influence de l’eau sur le climat (Echange de chaleur avec l’atmosphère (air)) :
Adoucissement des écarts de T°C entre l’équateur, les tropiques et les pôles : effet thermorégulateur
de la T°C à la surface de la terre par la circulation thermohaline (courants marins) des eaux des
océans (par différence de densité et de concentrations).
Cette réserve de chaleur a pour conséquence crée de l’air chaud et humidité (vapeur d’eau) au
niveau des tropiques et est à l’Origine des pluies, tempêtes
équatoriales + cyclones, typhons, et ouragans.
Sur le plan industriel : cette réserve de chaleur (chaudière, centrale thermique) amène à de la vapeur d’eau
sous pression qui se transforme en énergie Mécanique (mouvement de piston ex machine à vapeur ou
mouvement de turbines ex production de l’électricité.
Forces qui :
Sont f(caractéristiques spécifiques des liquides en présence)
existent au niveau de tte interface entre 2 milieux différents.
Sont Conséquence d’interactions moléculaires (électrostatiques) (liaisons hydrogène + liaisons de
Van der Waals)
Définition :
On peut dire que la tension sup est une force qui mesure la cohésion interne d’1 liquide à une interface, ou
bien = Force qu'il faut appliquer à un liquide pour provoquer l'extension de sa surface (tendance à présenter
moins de surface pour 1 volume du liquide) ; Les molécules, à la limite de séparation, ne sont pas soumises
aux mêmes forces.
Les molécules, à la limite de séparation, ne sont pas soumises aux mêmes forces:
A l’intérieur du liquide, les molécules (état de symétrie) sont à Air + vapeur d’eau
l’équilibre car :
les attractions mutuelles s’annulent (résultante nulle)
A l’interface eau/air : état de dissymétrie
du côté eau : Les molécules sont attirées par d’autres
molécules de liquide
du côté air : pas d’attraction Résultante à l’interface N’est Eau
pas nulle, les forces d’interactions les entrainent vers
l’intérieur c’est la tension superficielle
8
liquide placé dans l’air :
Physiquement, elle s'exprime comme une force ou énergie s'opposant à un accroissement de surface.
Expression :
force en newtons par mètre (N/m-1) (F = γ L; γ tension sup, L : longueur).
travail : j/m2 (ou dyne/cm) (γ = ∆E/ ∆S; E : énergie; S : surface)
Mouillage et capillarité ?
Eau-plastique :
Support à Tension superficielle faible (≈ 14 à 24 mN/m << 73 mN/m pour l’eau à
20°C) Les forces d'attractions internes de la goutte seront prépondérantes
masse du liquide avec forme sphérique Formation de gouttes
Eau-verre :
Effet de la température
En Général :
9
d d’un liquide qd la T°C et devient maximale à la T°C de solidification d solide est > à d
liquide ;
Sauf pour l’eau : d(solide, glace) < d (eau liquide), d à 0°C = 0,917, Mais à 4°C = 1 (dc d max à 4°C)
a- Polarité de l’eau
La polarité d’une molécule est mesurée par la valeur du moment dipolaire (µ en debye D). Plus le moment
dipolaire plus le solvant est polaire :
Solvants polaires : µ > 1,3 D :
Solvants peu polaires et apolaires : µ < 0,5 D.
10
Solvant Apolaire µ en debye (D)
Hexane 0
benzène 0
Solvant polaire
Acide acétique 1,68
Éthanol 1,74
Eau 1,84
Acétone (propanone) 3,94
Rq : Debye (D) : 1D=3,34 10-30C.m (coulomb-mètre)
Définition :
Pour un solvant comme l’eau, la cte diélectrique mesure sa capacité à séparer les charges de signes opposés.
L’Eau pure a une Conductivité électrique Très faible ce qui prouve la présence d’ions mais à Concentration
faible : qlqs ions H+ et OH- il y a alors ionisation de H2O (Cf autoprotolyse de l’eau : H2O H+ +
HO-).
11
Coefficient d’ionisation () de l’eau pure : = Nbre mole subs ionisé/Nbre de mole de substance du départ;
Mr Anders Celsius développe une Échelle de température centigrade pr l’eau pure à la pression
atmosphérique standard (1,013bar = 1 atm = 101 325 Pa (Pascal)) :
0°C la T° de fusion de la glace (Tfusion)
100°C la T° de vaporisation/ ébullition de l’eau pure (Teb)
La densité d'un corps (liquides et solides) = Rapport de sa masse volumique(rhô)/ celle de l’eau pure
(grandeur physique sans dimension).
À partir de = m/V; on peut déterminer la relation masse-volume; Pour l’eau pure à 4°C, = 1kg/L :
1kg 1litre d’eau 1dm3.
1 g 1ml d' eau 1 cm3.
1. Généralités :
Définition :
Solution = Mélange homogène en une seule phase d’au moins deux substances :
solvant, qui peut être :
organique (contient le C) : éthanol, acétone, éther……..
minéral : eau, NH3. Ou encore :
Apolaires : benzène, hexane;
Polaires : eau, éthanol, méthanol, a acétique;
soluté, qui peut être :
ionique : solide (NaCl, CaCO3), liquide (a. acétique);
polaire : solide (Saccharose…), gaz (HCl), liquide (Ethanol) ..
Apolaire : solide (I2), gaz (CO2), liquide (lipides, huiles)………
La faculté d'une substance (soluté solide ou liquide) à passer en solution dans un solvant, c’est :
La solubilité (pour les solides) : un solide se dissout, il est soluble ou insoluble;
12
Ou miscibilité (pour les liquides, gaz) : un liquide/gaz est miscible ou non-miscible ou
immiscible;
Dissolution ou solubilisation = Le Mécanisme par lequel on obtient une solution à partir d’1 solide = c’est
1 processus physico-chimique : Interaction entre solvant (eau) et soluté.
Règle de similitude
Un solvant polaire = meilleurs pour les solutés ioniques et polaires, (existence d’interactions
intermoléculaires).
Un solvant apolaire = meilleurs pour les solutés apolaires ;
Types de solutions:
Suivant la taille des molécules (ou particules) et leurs caractéristiques : on distingue plusieurs milieux :
Les solutions vraies : milieux avec composés dissouts
taille < 1nm
homogène, une seule phase (Mais saturation ),
limpides (transparente)
PAS de séparation par filtration
Dans ces milieux, l’interaction entre solvant –soluté conduit à des mélanges homogènes ou hétérogènes.
Soluté peu soluble (molécules Non polaires, Apolaires, ex I 2 peu soluble dans l’eau mais soluble de le
tétrachlorure de carbone CCl4 (solvant organochloré)).
13
Cas suspensions : lipides (sub non miscibles, ce n’est pas une solution vraie, cas des gouttelettes dans une
émulsion)(caractère hydrophobe).
La solubilité d’un corps quelconque dépend de ses propriétés Hydrophiles (aime l’eau) et hydrophobes
(phóbos = peur).
Cas des composés typiquement polaires et ioniques Création d’interactions avec l'eau ou un solvant
polaire ; il y a Création d’interactions dipôle-dipôle et ion-dipôle.
Ex1 Substances polaires (glucose) : Interaction dipôle- dipôle, il y a Hydratation de la molécule.
Ex 2 Substances ioniques (HCl) : interaction ion-dipôle, il y a Hydratation des ions.
La molécule de saccharose est une molécule polaire du fait de la présence de plusieurs liaisons polarisées C
– O et O – H, ainsi elle est dissoute dans l’eau.
Equation de la réaction :
C12H22O11 (s) → C12H22O11 (aq)
14
Ex 2 éthanol dans l’eau : Présence de liaison O-H (polaire), L’eau et l’éthanol sont miscibles ;
Définition :
Une solution électrolytique est une solution contenant des ions par dissolution d’un soluté (électrolytes)
dans le solvant, et est caractérisée par la conduction du courant électrique (mesuré par la conductivité
électrique). Elle est électriquement neutre, et il y a conduction par déplacement des ions.
ionophore = composé ionique, constitué d’ions avant dissolution (ex NaCl, NaOH) ;
ionogène : = composé covalent, Non constitué d’ions avant dissolution (ex HCl, H2SO4) ;
Équation de dissolution :
NaCl (S) Na+(aq) + Cl-(aq)
CaF2 (S) Ca2+ (aq) + 2F- (aq)
15
b. Solutés ionogènes (Ex , l’acide sulfurique H2SO4 , acide chlorhydrique HCl (acides protoniques ) :
L’interaction est tellement importante qu’elle induit une rupture de certaines liaisons covalentes du soluté,
le proton H+. On dit qu’il y a Dissociation par Déprotonation.
Equation de la réaction :
2–
H2SO4 (ℓ) →
+
2 H (aq) + SO4 (aq)
3- description de l’état d’un système
Quotient de réaction Qr
À tout instant de l’évolution du système (réaction), on peut caractériser son état par le rapport du produit de
[produits] /produit de [réactifs], c’est Qr.
D’après la loi d’action de masse on a l’expression :(produit de [réactifs] sont reliées au produit de
[produits] par une cte)
Qr = [C]c x [D]d/[A]a x [B]b ; Les concentrations des espèces en solution s'expriment en
mol.L-1.
Très souvent, les réactions chimiques s’arrêtent avant que les subs réagissantes à l’état initial soient
totalement transformées en subs produites à l’état final. Les quantités chimiques n’évoluent plus, il y a alors
un état d’équilibre. En outre, il y a Evolution dans les 2 sens réversibilité ( ) de la réaction ; soit : a.A
(aq) + b.B (aq) c.C (aq) + d.D (aq)
Une fois l'équilibre chimique atteint, les proportions relatives en produits et en réactifs ne changent plus c-à-
d on a un rapport constant :
Qr prend une valeur constante Qreq, indépendante de la conc initiale;
Pour chaque espèce chimique, les vitesses d'apparition et de disparition sont égales. C’est La
constante d'équilibre (K).
Retenir :
1) K est sans unité;
2) K ne dépend que de la température et du type de la réaction (ex : Une élévation de T°C améliore
la dissolution d’un solide).
3) indépendante de la composition initiale du système,
4) A l'échelle microscopique, C’est un équilibre chimique mobile et dynamique (vitesse sens direct =
vitesse sens inverse)
Si QR < K(T) le système va évoluer dans le sens qui fait diminuer les quantités des réactifs et
augmenter les quantités des produits) pour atteindre K (sens direct (sens 1)).
Si QR > K(T) le système va évoluer dans le sens qui fait augmenter les quantités des réactifs et
diminuer les quantités des produits) pour atteindre K (sens inverse (sens 2)).
b. Force d’Electrolytes :
Electrolytes forts (Ex NaCl, HCl et HNO3)
Les deux constantes de réactions K1 et K2 seront très grandes > à 1 ; il y a dissociation complète en ions, le
Coefficient de dissociation = 1 (ex pr la 1ère réaction on a = [Na+(aq]/[NaCl(s] = 1). On a un électrolyte
fort, la réaction est totale, représentée par le symbole ).
Caractéristiques :
Ils conduisent fortement l'électricité.
Ex réactions suivantes :
AgCl(S) + H2O Ag+(aq) + Cl-(aq) K3 (Chlorure d’argent)
CH3COOH (l) + H2O H3O (aq) + CH3COO (aq) K4 (acide acétique)
+ -
Les constantes K3 et K4 sont < 1, il y a dissociation partielle en ions, < 1 (tend à 0) = [Ag+(aq]/[AgCl(s]
< 1. Les électrolytes sont faibles, la réaction est dite limitée ou équilibre, représentée par le symbole )
Caractéristiques :
17
4.1 Réaction acido-basique (en solution dans H2O)
a. Définition :
Théorie d'Arrhenius:
Un acide est une substance qui, mise dans l’eau, libère des protons H+. Ex a. acétique : acide base
+ H+
Une base est une substance qui, mise dans l’eau, libère des ions hydroxyde (OH-). Ex NaOH; KOH
: base acide + OH-
Théorie de Brönsted :
Un acide est une espèce chimique susceptible de céder un proton H+ (HCl) ;
une base est susceptible de capter un proton (NH3).
Théorie de Lewis
un acide de Lewis est un composé chimique qui peut, au cours d’une réaction, accepter une paire
d’électrons (un doublet) (possède une orbitale vide) ex : H+, Na+
une base de Lewis est un donneur de doublet, ayant un doublet libre (doublet non liant), ex : Cl-,
NH3 (doublet non liant : NH3 + H2O NH4+ + OH-)
À chaque acide correspond une base conjuguée, le tout formant un couple acide / base.
Exemple : couple acide base : HNO3(aq) / NO3-(aq)
À tout acide correspond une base conjuguée, le tout formant un couple acidobasique, noté Acide/Base,
exemple : HNO3 / NO3-.
Le caractère acide ou basique d'un composé ne se manifeste qu'au contact d'une autre base ou d'un autre
acide. D’où Une réaction acido-basique n’a lieu qu’entre deux couples acide/base A1/B1 et A2/B2.
Une réaction acido-basique a lieu entre deux couples acide/base A1/B1 et A2/B2.
A1 + B2 B1 + A2
exemple : HNO3(aq) + H2O(aq) NO3-(aq) + H3O+(aq)
Réaction d'autoprotolyse :
= Réaction de type acido-basique au cours de laquelle une espèce amphotère réagit sur elle-même (d'où le
préfixe auto-).
18
Si AH = amphotère, alors on a :
AH = acide et libère un proton H+ : AH H+ + A-
Autoprotolyse de H2O.
Réactions d'autoprotolyse :
1ère molécule d’eau : il y a dissociation, déprotonation (H2O = acide) :
H2O H+ + HO- HO- = l'ion hydroxyde.
Les ions HO- et H3O+ ainsi formés sont immédiatement solvatés (hydratés).
D’où (aq), abrégé de « aqueux »
Protonation :
Le proton H+ s'associe par une véritable liaison covalente
(dative) à une molécule d'eau pour former l'ion oxonium
H3O+ .
Rq : L'ion hydronium est présent en permanence dans l'eau, du fait de la réaction d'autoprotolyse.
19
la [H+] identifie l’acidité d’une solution aqueuse
Toute solution aqueuse contient des ions H3O+ (hydronium ou oxonium) provenant de la réaction
d'autoprotolyse de l’eau, et éventuellement de l'introduction d'espèces acides.
Définition de pH
pH = - log10a(H3O+) ; avec a(H3O+) = activité H+
On sait que Ke = [ H3O+] (aq) .[ HO-] (aq) = 10-14 (pKe = 14) pour L’eau pure À 25 °C.
Stœchiométriquement [H3O+] = [OH-] alors Ke = [H3O+]2eq pKe = -log[H3O+]2 eq pKe =
- 2. log [H3O+] eq pKe = 2.pH pH = 1/2pKe pH = 14/2 D’où pH = 7. (on va dire que
l’eau pure n’est ni acide ni basique [ H3O+] = [ HO-])
On conclue que à 25°C pour l’eau pure Le pH = 7. C’est cette valeur qui a été choisie comme référence
d’un milieu neutre, la neutralité = 7.
Définition
La force d'un acide ou base indique jusqu'à quel point il y a dissociation en ions dans l’eau.
Intérêt :
Classification des acides et bases
prévision des réactions
Aspect qualitatif
La 1er appréciation de la force d’un acide est fournie par l’importance de transfert de H+ vers l’eau qui
dépend de 2 facteurs:
aptitude intrinsèque à donner les H+
l’aptitude du solvant à capter les H+ (c-à-d son caractère basique) d’où la variation de la force en
f(solvant), un acide fort dans l’eau peut être faible dans un autre solvant.
20
o Bases fortes dans l’eau :
Base d’Arrhenius : NaOH (s) Na+ (aq) + OH- (aq) ; Na+ n'a pas de propriété acide décelable
en solution aqueuse = (acide " nul ")
Dans les 2 cas (acide et base forts) : Dissociation complète, Pas d’équilibre
La réaction n’est pas totale, il y a équilibre : acide faible, sa base conjuguée est aussi faible; on a alors :
CH3COO- (aq) + H20 CH3COOH (aq) + OH- (aq)
Aspect quantitatif
Constante d'acidité Ka
La force d'un acide s’exprime par une constante d'équilibre K de réaction, c-à-d en f(conc) des espèces en
solution.
Soit le couple AH/A- (acide/ base). Dans l'eau (H3O+ / H2O), il s’établit l‘équilibre suivant :
AH(aq) + H2O A-(aq) + H3O+
D’après la loi d’action de masse, On peut définir la cte d’équilibre K du couple. Cette cte est appelée cte
d'acidité du couple (Ka) :
Ka = [H3O+](eq) [A-](eq) /[AH](eq)
La cte Ka est :
propre à chaque couple acide /base dans solvant donné (ici eau) et ne dépend que de la T°C
Peut être exprimée en pKa (même échelle que pH) : pKa = - log10 Ka; Ka = 10-pKa
21
Les forces de l'acide et de la base d'un couple acide/base sont complémentaires : Cela nous indique que :
o plus un acide est fort plus sa base conjuguée sera faible
o plus un acide est faible plus sa base conjuguée sera forte.
Les ka et kb sont complémentaires, Généralement, c’est Ka qui est déterminée.
Intérêt de pKa :
1) force et classement des acides :
2) prévision de réaction
3) Diagramme de répartition (prédominance) en fonction du pH
Pour toute solution aqueuse diluée, tous les acides et bases faibles auront forcément des pka compris entre 0
(pka de l’eau en tant qu’acide, H3O+/H2O) et 14 (pka de l’eau en tant que base H2O/ OH-) : 0 < pKa < 14.
(sauf pour les Acides et Bases forts)
Rq : Les acides forts et bases fortes peuvent être classés dans d’autres solvants autres que l’eau.
22
Ion bicarbonate HCO3- CO3-- 10,2
Eau H2O OH- 14
Entre 2 couples acide-base de pKA différents, c'est l’acide du cple qui à la plus petite
valeur de pKA qui sera le plus fort, et c'est donc lui qui réagira sur la base de l'autre
couple, et non l'inverse.
la réaction acidobasique : pKa1<pKa2 couple A1H/A1 - est plus acide que A2H/A2 -
A1H A1- + H+ (pKa1)
A2 - + H+ A2H (pKa2)
-----------------------------
A1H + A2- A1- + A2H
Diagramme de distribution
C’est le diagramme qui indique la fraction relative (ou le pourcentage) des formes acide et basique en
fonction du pH .
23
Application de l'équation de conservation de la matière :
- la Conc du départ (100%) = à la somme [acide] + [base] (rien ne se
perd rien de se crée).
Solution tampon
= une solution qui maintient approximativement le même pH
malgré l'addition de petites quantités d'un acide ou d'une base.
C’est le Mélange d’un acide et de sa base correspondante avec
[AH] = [A-], généralement un acide faible (mélange équimolaire).
Ex : couple CH3COOH/CH3COO- ou couple NH4+/NH3.
Définition :
Une réaction de complexation est une réaction entre un acide de Lewis et une base de Lewis qui conduit à la
formation d'un complexe.
Exemples de ligands :
E.D.T.A (acide éthylène diamine tétraacétique) dont la formule est :
Les formes sont notées YH4 (forme acide) et Y4- (forme base).
L’EDTA est un acide (selon Bronsted), avec 4 H+, il peut être alors défini par sa Ka; Mais il peut être défini
aussi par sa constante de dissociation Kd comme complexe;
Constante d’acidité Ka
pKa de l'EDTA, H4Y, en solution aqueuse :
pKa1 (H4Y/H3Y-) = 2,0 ; pKa2 (H3Y-/H2Y2-) = 2,7 ; pKa3 (H2Y2-/HY3-) = 6,2 ; pKa4 (HY3-/Y4-) = 10,3
Le pouvoir complexant est fortement dépendant du pH. A pH acide les formes YH4 , YH3- et YH22-, moins
complexant dominent, alors que à pH basique les formes YH3- et Y4- prédominent ; les dosages seront donc
plus précis pour des pH nettement basiques pH >10, avec la forme Y4- (choix du pH basique, pH = 10 pour la
dureté de l’eau); Par exemple la réaction de complexation du Ca 2+ s’écrit : Y4- + Ca 2+ CaY2- ; les
conditions de stabilité sont très élevées, on considère la réaction alors totale, sens 1. La réaction nous indique
aussi que le rapport stœchiométrique 1/1, une mole de Y4- réagit avec une mole de Ca 2+.
24
Constante de dissociation et de stabilité :
MY M+ + Y-
Complexe coordinateur (ex Ca++) coordinat (EDTA)
Cte de dissociation Kd = [M+][Y-]/[MY] pKd est plus grd que le cplxe est stable (pKd = -log Kd =
log 1/Kd).
Cte de stabilité Ks =Kf= 1/Kd Ks est d’autant plus gde que le cplxe est stable.
Intérêt de pKd :
varie ds même sens que la stabilité. Utile dans la cas :
de la compétition entre ligands (cf Noir Ériochrome T, EDTA –Na2)
compétition entre ligands/ ions coordinateurs:
On conclue que :
Les Réactions sont totales, sens direct, car Kf > 104 ;
Le pKd(Ca++) > pkd(Mg++) Le complexe CaY2-(aq) l’emporte sur MgY2-(aq), car + stable.
Réaction de précipitation : apparition d’un solide insoluble (ou peu soluble) à partir d’ions en solution. Ce
solide = précipité.
Exemple :
Dissolution
Ag (aq) + Cl (aq) AgCl (s)
+ -
Précipitation
Bien que l'on parle de réactions de précipitation, les équilibres étudiés seront ceux de la dissolution.
Les solutions (dissolution de solide) pvt être sous saturée (insaturée), saturée, ou sursaturée (existence de
dépôt, précipité).
Cas des solutions saturée ou sursaturée : Quand un précipité se forme, il y a toujours des traces de ses ions en
solution, car même si la solubilité est faible, elle n’est jamais nulle. Il s’établit donc un équilibre entre le solide
et ses ions en solution. Il y a un équilibre dynamique entre le soluté dissous et le soluté solide non dissout; On
peut alors déterminer une constante d’équilibre Ks.
Produit de solubilité Ks :
Ks pour une température donnée, ne dépend que de la nature du composé et de la nature du solvant.
Condition de précipitation :
25
A tout moment de la réaction (état hors équilibre), on peut déterminer un quotient de réaction Qr = Qs produit
ionique : Qs = [Ag+ ][ Cl- ].
1. Réaction d’oxydoréduction :
Expérience 1 : Tige de Zn (métal) plongée dans solution en ion Cu++ ssf de CuSO4 (couleur
bleu)
Constatations :
26
o = Réaction d’oxydation.
3. Potentiel redox
Le potentiel redox = Force relative des oxydants et des réducteurs en réaction; c’est le pouvoir à gagner ou
perdre les e- dans une réaction.
Origine du potentiel : Tout corps chimique pouvant avoir des formes oxydée et réduite, c-à-d existence sous
forme de couple redox, possède un potentiel redox, c’est une caractéristique chimique.
Lorsque le circuit électrique est fermé la pile débite un courant électrique pile est alors un dispositif qui
fonctionne en générateur d’énergie (cellule voltaïque). On a alors la réaction :
La pile est représentée conventionnellement de la façon suivante : pôle- // pôle+ ex : Zn/Zn++//Cu++/Cu; c-à-
d deux demi-piles ( = 2 couples ou 2 électrodes)
La connexion des 2 électrodes (couples) par 1 fil électrique induit un courant électrique d’intensité i
(mesurable par ampèremètre) et d’une tension (mesurée voltmètre) ; ce courant c’est la force électromotrice de
la pile = potentiel de pile (volt) qui dépend de concentration en ions métalliques, du pH et de la température.
Cette force électromotrice est due à la différence de potentiel DDP (valeur maximale avant que la pile débite)
entre les 2 couples (électrodes) de zinc et de cuivre.
27
L’existence d’un courant électrique induit un déséquilibre ionique et de charges dans les solutions (moins de
charge + ds cathode et plus de charge + ds anode) ce qui perturbe l’électroneutralité dans les 2 compartiments
et en définitif arrête le courant électrique de la pile.
E° = DDP = Pot de la pile réalisée avec le couple redox (Ox/Red) et ESH (à 25°C)
Exemple Cu++/Cu :
Le pot de la pile (E) = E° (oxydant) – E° (réducteur)
E° = E° (Cu++/Cu) – E° (H+/H2)
E° = +0.34volt
Intérêt de E° :
échelle des potentiels standards et classification
Prévision des réactions redox
28
Table (échelle) des potentiels standards d'oxydo-réduction E° :
À 25°C (298 K) et pH = 0
29
La demi réaction 1 : Red 1 Ox1 + ne-
La demi réaction 2 : Ox2 + ne- Red2
-----------------------------
L’équation globale : Red1 + Ox2 Ox1 + Red2
Equation de Nernst
Elle permet de calculer les potentiels dans les conditions non standards à tout instant de la pile
(variation de concentrations et température):
Rq : Les potentiels standards sont indiqués dans les tables (E 0ox ou E0red).
La Loi de NERNST est sf : E = E0 + RT/nF . ln [Ox]/[Red] Avec : R = cte des gaz parfait, T = T° absolue °K
(T°C + 273), F = cte de farday (96 500 coulomb), n = nbre d’e- mis en jeu et E0 = E /ESH (cf table)
n2 n1
a(Red1) .a(Ox2)
Qr = ------------------------------ Avec a = activité
n2 n1
a(Ox1) .a(Red2)
Sens de la réaction :
La constante K peut être estimée à partir des pot standards des couples de la réaction : K = 10 n1n2ΔE°/ 0,059 ou
généralement 10 nΔE°/ 0,059 . On peut dire que + les potentiels E° sont éloignés Plus K est grand, plus la
réaction est quantitative.
Avec un nombre d’é- échangé = 1 et un ∆E° = E°oxy – E°red = 0,25 v, on fixe un seuil de K = 104 :
si K > 104 la réaction est quantitative (totale) et rapide et unique, sens direct.
si K< 10−4, la réaction n'a pratiquement pas lieu sens direct. La réaction inverse, indirecte serait
quasi totale.
si 10−4 < K<104 réaction est non quantitative en équilibre (réaction limitée);
En présence de l’eau les métaux peuvent être altérés, décomposés, c’est ce que l’on appelle la Corrosion
métallique ; ci-dessous le Diagramme de Pourbaix (cf pH) nous donne une idée sur cette altération en milieu
aqueux.
Pour pH2 = 1 atm et sachant que E°H+/H2 = 0V, L’expression devient : E1 = 0.06 * log[H+] = - 0.06pH.
L'eau est susceptible d'oxyder tout réducteur dont E (couple) < E1 (ex Na) réduction de H2O et
Dégagement de H2.
31
Couple 2(O2/H2O), l’équation de Nernst pour le cple s’écrit :
Introduction
Eau naturelle = eaux aux caractères non altérés par l'activité humaine :
Eaux continentales : eau située sur le continent
Eaux souterraines (eaux d’infiltration, eaux de nappes),
Eaux de surface ou superficielle :
o Eaux stagnantes (lacs, retenues de barrages) = eau lacustre ou
o Eaux en écoulement (rivières, fleuves) = eau fluviale
Eaux de mer et océans
Eau douce :
o Eau ayant une faible teneur en ions de calcium et magnésium.
o Eau qui renferme peu de sel ou pas du tout.
Eau de ruissellement = eau pluviale et de fonte de neige s’écoulant sur la surface du sol; elle contient :
des sels minéraux,
des gaz dissous,
32
des suspensions colloïdales (hydroxydes, argiles...), des particules (sable, déchets
organiques, microbes...) et polluants se trouvant dans le sol.
= le cycle représente la circulation générale de l'eau, en circuit fermé avec changements d'état, entre les
différents réservoirs.
Eau :
Abondant dans l’hydrosphère,
Moins dans la lithosphère
En très faible quantité dans l’atmosphère.
Eau naturelle est un corps non pur, elle est imprégnée par les échanges avec la roche (contact, dissolution,
hydrolyse………) et à avec l’Atmosphère (échanges gazeux : f(pression partielle)). (Déjà dans l’eau de
Pluie : Apport d’éléments dissous et de particules)
33
CO2 + H2O <==> H2CO3 <==> HCO3- + H+
H+ + CaCO3 (s) <==> Ca++ + HCO3-
-----------------------------------------------
CaCO3 (s) + CO2 + H2O <===> Ca (HCO3)2 soluble
o Hydrolyse = action de H+ et OH- (destruction des minéraux par acidité de l’eau), Cas d'un
feldspath sodique l'albite :
Hydrolyse totale : NaAlSi3O8 + 8H2O -----> Al(OH)3 + 3H4SiO4 + Na +, OH -
hydrolyse partielle : Formation de kaolinite:
NaAlSi3O8 + 11H2O -------> Al2Si2O5(OH) 4 + 4H4SiO4 + 2(Na+, OH -)
albite + eau ----------> kaolinite + ac.silicique + ions
1- composés minéraux
34
1-1- Gaz dissous : O2, CO2 et N2
1-2- Electrolytes minéraux (sels) :
Composition :
o Système calco-carbonique :
H2CO3
HCO3- (Bicarbonate car il est à la fois acide et base)
CO3- -
Ca++
Comme ttes réactions chimiques en équilibre :
*l’équilibre est f(pression (en présence d’un gaz), pH, T, conc)
*les proportions des constituants du système pvt être calculées par la loi d’action de masse
Composition :
o Tous les éléments autres que ceux fondamentaux :
Mg++, Fe++, Mn++, Al+++, Cl-, SO4--, NO3-, SiO3,……..
Eléments traces
2- composés organiques
= la matière formée des êtres vivants végétaux, animaux, ou micro-organismes ( la biomasse, ou la matière
résultant de leur décomposition Dégradés).
Composition : on les classe en :
o Substances non humiques
o Substances humiques
b- Substances humiques :
Définition :
35
o Complexes organiques brun noir
o obtenus par dégradation et transformation de composés organiques complexes (lignine,
cellulose, protéines, tanins….) par les microorganismes (bactéries, champignons, faune……)
Molécules (noyaux aromatiques)
Rappel :
Expression des concentrations (titre) :
La proportion du soluté dans la solution (dosages chimiques) peut être exprimée de différentes façons :
conc massique : g/l
conc molaire ou Molarité : mol/l
conc normale ou Normalité éq /l (éq = équivalent gramme)
ppm (partie pour million)
Définitions :
La concentration massique d'une solution correspond à la masse de soluté dissout ou dilué dans 1 L
de solvant.
La molarité (CM) = le nombre de mole du soluté par litre de solution (elle s’exprime en nombre de
moles/litre de solution).
La normalité (N) = le nombre d‘équivalents grammes de soluté par litre de solution (elle s’exprime
en N ou éq.g/l).
Equivalent gramme ou équivalent est la fraction de mole mettant en réaction 1 mole d’espèces
chimiques réagissantes H+ ou e- ; Ou encore la quantité de substance comprenant 1 mole de l’espèce
chimique considérée (H+, OH–, e–, etc.).
L’équivalent gramme (masse équivalente) d’un composé =
masse molaire/électron valence
Paramètres physicochimiques
1- Paramètres mesurés in situ
a- T°C :
La valeur est liée
o à la T°C de l’air
o cas de pollution : activités industrielles (centrales thermiques)
Elle affecte les propriétés physicochimiques de l’eau : La densité et viscosité, La tension de vapeur, donc
l’évaporation, La solubilité des gaz et Les vitesses des réactions chimiques.
C’est un facteur important aussi dans la vie aquatique. Elle affecte le métabolisme des organismes vivants
(vitesses des réactions chimiques et biologiques (enzymatiques), ce qui entraine de graves conséquences sur
écosystèmes : favorise eutrophisation : production primaire : MO et intensifie les conditions d’anaérobiose :
fermentation (acides volatils (organiques et H2S) mauvaises odeurs mauvaise qualité
b- pH:
36
Importance :
Le Fer au contact d’humidité, il y a création d’une micropile, qui conduit à l’attaque et la décomposition du
fer, la corrosion.
37
La passivation ou passivité des métaux ou des alliages (fer pH > 2), c’est l’état où la vitesse de corrosion est
ralentie par la présence d'un film passif naturel ou artificiel qui apparaît spontanément par oxydation (oxydes
insolubles = un obstacle qui ralentit les processus ultérieurs).
Classification :
Dans les eaux naturelles, le pH dépend de l’origine et de la géologie du milieu :
o Région granitique (roche acide : SiO2 + H2O =H2SiO3) et tourbière : pH 5-6
o Région calcaire (roche basique), bras mort rivière, forte production vég, pH 8-8,5
Il varie en fonction du système bicarbonates-carbonates.
En général :
Mesure :
Colorimétrique :
o comparaison à des solutions préparées à partir d’indicateurs colorés ;
o Papier pH
Electrochimie (potentiométrique) à l’aide :
o Des électrodes :
d’une électrode de verre, dont le potentiel varie en fonction de la concentration des ions H+
suivant l’équation de Nernst. E = E0 + 2.3RT / nF * log [H3O+]
le pot E est mesuré par rapport à une électrode de référence Ag+/AgCl (E constant).
o d’un potentiomètre (pH-mètre).
c- O2 dissous
38
Origine :
o Diffusion et aération à partir de atm (O2 = 20% en volume de l’air)
o Photosynthèse (photolyse de l’eau, variation en f(journée, lumière, nutriments…))
Importance du paramètre :
Teneur et solubilité (relativement faible dans l’eau) :
o Généralement une eau très aérée est sursaturée en oxygène (torrent),
o une eau chargée en matières organiques dégradables est sous-saturée.
o f( T°C) dans une eau en équilibre avec atm
:
On parle de % de saturation au lieu du mg/l.
Dosage :
Principe
Formation de l’hydroxyde manganèse par :
o l’addition de sulfate de manganèse (MnSO4) et de NaOH.
Réaction de l’O2 dissous et Mn(OH)2 Mn(OH)3.
En milieu acide Mn(OH)3 oxyde I- I2.
Dosage de I2 par le thiosulfate de Na (indicateur : empois d’amidon).
39
(4) Dosage volumétrique du I2 formé :
par le thiosulfate de sodium (réaction d’oxydoréduction où les couples redox mis en jeu sont I2/I- et
S4O62- /S2O32-) :
2 S2O32- + I2 2 I- + S4O62- (tetrathionate)
Le point d’équivalence :
o Indicateur : empois d’amidon (= amidon ds l’eau bouillante)
o virage : disparition de couleur bleue (Indred (incolore), Indox (bleu), E° = 0,6V)
o Anode (oxydation) en :
Plomb ou argent
Pb + 2OH- PbO + 2H2O + 2 e-
2- Eléments minéraux
Définition :
Concentration et Teneur en sels dissous (Na+, Ca++, Mg++, Cl-, SO42-, …...) recueillis après évaporation d’1
litre d’eau.
Protocole expérimental :
Filtration (élimination des MES) et passage étuve pendant 4 heures à 105 ou 110°C (ONEP), 180°C (UE).
Enfin pesée dans balance de précision.
Rq :
à 180°C une partie des HCO3- est transformée en CO3--(CO2)
Généralement :
Résidus secs > 500 mg/l : eau moyennement minéralisée à riches;
RS < 500 mg/l : eau faiblement à très faiblement minéralisée
L'eau pure conduit mal l'électricité (cf autoprotolyse de l’eau), mais l'eau naturelle = bon conducteur
du courant électrique car elle contient des solutés dissous, le plus souvent des sels.
Définition :
40
Aptitude d’une eau à laisser passer un courant électrique (conductance d’une colonne d’eau comprise entre
deux électrodes métalliques de platine ou recouverte de noir de platine) (avec pont de Kohlrausch éviter
l’électrolyse).
C = 1/R x L/S
L/S = constante de la cellule K en cm -1
avec :
R = résistance
L = distance entre les 2 électrodes en cm (généralement 1
cm)
S = surface de plaque de palatine en cm2 (généralement 2
cm2)
C en siemens/ cm (exprimée aussi en µS/cm). La cond de référence est à 25°C.
400
300
200
Courbe de corrélation : montre 2 parties : 100
0
0 500 1000 1500
ere
1 partie : linéaire Minéralisation (valeurs arbitraires)
Possibilité d’évaluer la
minéralisation à partir de la conductivité :
o appréciation grossière :
Conductivité < 100 µS/cm minéralisation très faibles
100 < cond < 200 minéralisation faible
41
200 < cond < 600 minera moyenne
600 < cond < 1000 minéralisation importante
cond > 1000 µS/cm minéralisation élevée
c- Salinité
C’est la Masse des solides de 1 Kg d’une eau séchée à 480°C. (Grandeur sans dimension car exprimée
en ‰)
La salinité sans unité, mais elle est svt exprimée en g/kg d’eau ou en g/l, en pour mille ppt (parts per
thousand, ou parts pour mille).
Du fait que la salinité est définie dans l’eau de mer, et que la T°C 480 °C mesure aussi la MO), Cette méthode
n’est pas utilisée pr eau naturelle; La Salinité est mesurée alors par d’autres méthodes : Comme les TDS (idem
résidus secs) = solides dissous, la conductivimètre (mS ou µS/cm) et par salinomètre qui est un conductimètre
qui exprime la salinité en teneur en NaCl/L.
Dosage :
gravimétrie (résidu sec)
Capteur à Sonde des TDS seuls (portatif) ou Analyseur multiparamètres (pH / mV / conductivité / TDS
/ salinité).
Définition :
L'alcalinité d'une eau se définit comme sa capacité à neutraliser un acide.
Importance :
Effet tampon de HCO3-
Relation avec :
Dureté : réaction avec Ca++ et Mg++;
Agressivité et Entartrage (f(pH, T°C, TH))
42
Dans la nature, le Contexte géologique influence la minéralisation de l’eau et son pvr agressif ou incrustant :
dans les Massifs granitiques, sableux peux solubles eau peu minéralisée, Mais riche en CO2
dissous ( agressive) : Fort pouvoir de dissolution
des matériaux (et conduites)
dans les Massifs carbonatés (calcaire) propice à la
dissolution eau riche en sels, fortement
minéralisée ( incrustante) : Forte tendance à la
formation de dépôt (et sur les conduites).
Analyse de l’Equilibre calcocarbonique : Voir la teneur du CO2 en équilibre avec H2CO3 : CO2 (gaz) + H2O
H2CO3 HCO3- CO32- + Ca++.
Essai au marbre :
Principe :
Lorsqu’une eau atteint son équilibre, elle peut soit déposer des sels (elle est dite incrustante) soit elle en fixe
(agressive)
Mesure :
A T = 0 pH = pHo et conductivité Co
Au bout de 48 heures pH = pHs et conduc Cs
pHs (pH de saturation ou d’équilibre) = pH théorique que doit avoir l'eau pour se trouver en équilibre avec le
CaCO3.
Interprétation :
43
pHs diminue production de CO2 c-à-d d’un acide
Ca(HCO3)2 (solution) CO2 + H2O + CaCO3 (solide)
Diminution de alc et conduc
Rq : cette dernière réaction se passe dans les chaudières mais par stripping de CO2 et dépôt de CaCO3
(Réaction est d'autant plus totale que l'on se rapproche de 100ºC) (cf dureté).
Dosage :
Méthode acidimétrique : Neutralisation par un acide en présence d’un indicateur coloré :
Phénol phtaléine (zone de virage pH 8,3) TA
Méthylorange (encore appelé hélianthine) ou bromocrésol (zone de virage pH 4,5)
TAC = (alcalinité)
Méthode potentiométrique (en présence des MES et PO4---) :
pH mètre
EXPRESSION DES RESULTATS (Notion d’équivalent-gramme noté eq) : mg/l CaCO3; en éq/l : 1 éq/l = 50
g/l de CaCO3, 1méq CaCO3/l = 5°F. 1°F = 10 mg/L de CaCO3. Ou en mg/l HCO3-.
TA=0 TA=TAC
TA< TAC TA= TAC TA> TAC
OH- 0 0 0 2.TA-TAC TAC
CO32- 0 2.TA TAC 2.(TAC-TA) 0
HCO3- TAC TAC-2.TA 0 0 0
Définition :
La somme de concentrations des cations métalliques alcalino- terreux (Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ra) à l’exception
de ceux des métaux alcalins (Li, Na, k, Rb, Cs).
= généralement Ca et Mg.
Types de dureté :
dureté totale ou TH = teneurs des ions Ca++ et Mg++
dureté calcique = teneurs des sels de Ca++
dureté permanente ou non carbonaté = dureté liée aux sulfates et chlorures.
dureté carbonaté (= temporaire) = teneurs en bicarbonates et carbonates de Ca et Mg.
44
Rq : Relation entre TH et TAC, Si TH > TAC : existence à la fois des duretés temporaires et permanente
Classification et teneur :
En f (valeur du TH et des pays), on distingue des échelles dont les limites diffèrent légèrement :
Qualité de
Très douce Douce Moyennement dure Dure Très dure
l’Eau
Dosage :
Titrimétrie par complexation à l’EDTA (idem Ca++ mais à pH différent)
Spectrophotomètre à flamme
Dureté permanente ou non carbonaté : dureté après précipitation des carbonates = dureté qui persiste
après ébullition de l’eau (= sulfates et chlorures de Ca et Mg) :
o ébullition prolongée :
stripping de CO2 (provenant de HCO3)
précipitation CaCO3 et MgCO3
o élimination du précipité par filtration
o dosage : idem dureté totale (avec le NET).
45
f- Chlorure :
Il existe principalement sous forme de NaCl, KCI et CaCI2
Méthode argentimétrique : = c’est une méthode qui utilise le plus souvent l’ion argentique Ag+
La potentiométrie : le point d’équivalence est déterminé par potentiométrie (variation du pot redox
par rapport à une électrode de référence).
g- Nitrites (NO2-)
Origine :
Importance :
- Dans l’eau : Forme fugace, teneur généralement faible;
- Toxique : cf NO3-
Dosage : 2 étapes
NH2-SO2
46
Ion de diazonium + amine aromatique N-(1-Naphtyl)éthylènediamine (NED) cplexe azoïque rose, DO à
540 nm.
3- Eléments organiques
- Le principe est analogue à celui de la DCO. Le K2Cr2O7 est remplacé par le KMnO4 comme
oxydant.
- La réaction peut avoir lieu en milieu acide ou alcalin, à froid ou à chaud.
Réactions :
- oxydation : MO MO oxydée + n e-
- réduction : MnO4- + 8H+ + 5e- Mn2+ + 4H2O
Dosage : Volumétrie
- Réduction de l'excès de permanganate par une solution de sel de Mohr (sulfate ferreux et
d’ammonium) en excès connu et titrage en retour de l'excès sel de Mohr par le KMnO4 :
5Fe 2+ 5Fe 3+ + 5e-
Rq :
- intérêt : application pour des taux MO où la DCO non sensible.
- technique en milieu acide et à chaud : préconisée pour eaux de boisson.
- technique à froid : utilisée pour les eaux du milieu naturel.
4- Paramètres organoleptiques
Paramètres qui font appel aux organes des sens (goût, odeur, vue)
Les paramètres de ce groupe : sont au nombre de 4 :
Odeur, goût ou saveur, couleur et turbidité.
a- Odeur
Principe mesure : Fait appel au l’odorat organe olfactif des opérateurs.
Eau de dilution : eau sans odeur = eau de référence = généralement une eau :
o de source ou de forage,
o ou eau traitée par charbon actif.
b- Goût et saveur
c- Couleur
Mesure :
Principe :
La coloration d’une eau (filtrée sur filtre de fibre de verre ou centrifugation) est comparée avec celle d’une
solution de référence de platine - cobalt (échelle platino-cobalt à 400 nm) ou avec des disques de verre coloré.
Qsp 1litre eau distillée Une couleur de 500 unités Hazen 0.5 g/l de Pt 500 unités Hazen
1 unité Hazen 1 mg/l de Pt/l (on en fait une gamme de couleur)
d- Turbidité
Définition :
C’est une réduction de la transparence d’une eau. Elle mesure indirecte des MES c-à-d le trouble de
l'eau. C’est une évaluation de la "limpidité relative" de l'eau.
48
o Méthode de disque de Secchi avec les Caractéristiques :
disque blanc
diamètre de 20 cm
fixation sur une chaîne
Méthodes néphélométriques :
La néphélométrie mesure l'intensité de la lumière dispersée (diffusée) à un angle de 90° par rapport au trajet
de la lumière incidente.
Méthode à la silice
o Solution de référence : 100mg/l de silice (suspension de Kieselguhr = diatomite)
o Expression : en mg de silice
Méthode au formazine :
o Solution de référence :
5 ml de sulfate d’hydrazine à 1% (attention hautement toxique)
5 ml de l’hexaméthylène tétramine à 10%
Dans le domaine de l’eau, il est normalisé (NF EN ISO 7027) deux unités de mesure de la turbidité utilisant la
formazine comme étalon :
FNU (Formazine Néphélométric Unit), ou NFU :
o mesure de la lumière sous un angle de 90° à une longueur d’onde de 860 nm ;
FAU (Formazine Attenuation Unit) :
o mesure la lumière transmise à 180°.
Définition de la qualité :
Signification au sens littéraire ? Petit Larousse : Qualis = quel. C’est la manière d’être, bonne ou mauvaise
de quelque chose, son état, sa caractéristique.
49
Sens spécifique, qualité de l'eau, c’est l’aptitude de l'eau, déterminée par ses caractéristiques physiques,
chimiques, biotiques ou organoleptiques, à servir à un usage défini ou à permettre le bon fonctionnement d'un
milieu aquatique donné.
1-Classification :
Dans la pratique, on juge la qualité de l’eau par référence à des diverses grilles ou normes de qualité.
Ces grilles ou normes varient selon la qualité requise pour les différents usages de cette eau :
- eaux superficielles,
- eaux de consommation,
- eaux de baignades
- eaux d’irrigation
- Rejets industriels (sucrière, laitière…….)
But et objectif :
- préserver la santé publique
- éviter la dégradation des ressources en eau et des écosystèmes
- gestion durable des ressources
Les paramètres d’analyse sont Classés et groupés selon la réglementation et suivant l’usage en :
pour la qualité globale des eaux de surface
paramètres organoleptiques
paramètres physicochimiques
substances indésirables ou toxiques
paramètres d’intérêt biologique
paramètres bactériologiques
b. valeurs guides :
2-exemple de grilles :
Qualité globale des eaux
Pour les endroits qui ne subissent pas l'influence de sources de pollutions, la grille simplifiée de qualité des
eaux de surface définie dans le tableau n° 2 peut être utilisée.
Comment classer :
Le paramètre le plus mauvais conditionne le classement
Le classement est le résultat de plusieurs données échelonnées dans le temps.
Qualité spécifique
Catégorie A1 A2 A3
G I (impérative) G I G I
(valeur guide)
Organoleptiques
51
Physicochimiques
Subs indésirables
Sub toxiques
Bactériologiques
A1= traitement physique simple et désinfection
A2 = traitement normal physique, chimique et désinfection
A3 = traitement physique, chimique poussé, affinage et désinfection
o eau potable
o grille de qualité des eaux d’irrigation :
Paramètres Valeurs limites
Bactériologiques
Parasitologiques
Toxiques
Physicochimiques :(salinité, ions toxiques et effets divers)
o baignade
o piscicoles…..
52
Substances Indésirables
13 Nitrates (NO3-) mg/l ≤10 10-25 25-50 >50 -
14 NTK mgN/l ≤1 1-2 2-3 >3 -
15 Ammonium mgNH4/l ≤0,1 0,1-0,5 0,5-2 2-8 >8
16 Baryum mg/l ≤0,1 0,1-0,7 0,7-1 >1 -
17 Phosphates mg/l ≤0,2 0,2-0,5 0,5-1 1-5 >5
(PO4- -)
18 P total (Pt) mg/l ≤0,1 0,1-0,3 0,3-0,5 0,5-3 >3
19 Fe total (Fe) mg/l ≤0,5 0,5-1 1-2 2-5 >5
20 Cuivre (Cu) mg/l ≤0,02 0,02- 0,05-1 >1 -
0,05
21 Zinc (Zn) mg/l <0,5 0,5-1 1-5 >5 -
22 Manganèse mg/l ≤0,1 0,1-0,5 0,5-1 >1 -
(Mn)
23 Fluorure (F-) mg/l ≤0,7 0,7-1 1-1,7 >1, 7 -
24 Hydrocarbures mg/l ≤0,05 0,05-0,2 0,2-1 >1 -
25 Phénols mg/l ≤0,001 0,001- 0,005- >0,01 -
0,005 0,01
26 Détérgents mg/l ≤0,2 ≤0,2 0,2-0,5 0,5-5 >5
anioniques
Substances Toxiques
27 Arsenic (As) ug/l ≤10 ≤10 10-50 >50 -
28 Cadmium (Cd) ug/l ≤3 ≤3 3-5 >5 -
29 Cyanures (CN-) ug/l ≤10 ≤10 10-50 >50 -
30 Chrome total ug/l ≤50 ≤50 ≤50 >50 -
(Cr)
31 Plomb (Pb) ug/l ≤10 ≤10 10-50 >50 -
32 Mercure (Hg) ug/l ≤1 ≤1 <1 >1 -
33 Nickel (Ni) ug/l ≤20 ≤20 20-50 >50 -
34 Selenium (Se) ug/l ≤10 ≤10 ≤10 >10 -
35 Pesticides par ug/l ≤0,1 ≤0,1 ≤0,1 >0,1 -
subst
36 Pesticides ug/l ≤0,5 ≤0,5 ≤0,5 >0,5 _
totaux
37 H.P.A. totaux ug/l ≤0,2 ≤0,2 ≤0,2 >0,2 -
Bactériologiques
38 Coliformes /100ml ≤20 20-2000 2000- >20,000 -
fécaux 20.000
39 Coliformes /100ml ≤50 50-5000 5000- >50,000 -
totaux 50.000
40 Streptoco. /100ml ≤20 20-1000 1000- >10.000 -
Fécaux 10.000
Biologique
41 Chlorophylle a ug/l <2,5 2,5-10 10-30 30-110 >110
53
Grille de qualité des eaux superficielles utilisées pour la production de l’eau potable
A1 A2 A3
Catégorie
G I G I G I
PARAMETRES ORGANOLEPTIQUES
1 Couleur mg pt/l <10 20 50 100 50 200
Odeur à 25° C
2 <3 - 10 - 20 -
PARAMETRES PHYSICO-CHIMIQUES
3 Température °C 20 30 20 30 20 30
6.5-9.2
4 pH pH 6.5-8.5 - 6.5-9.2 - -
Conductivité à
5 µs/cm 1300 2700 1300 2700 1300 2700
20° C
Chlorures (Cl-
6 mg/l 300 750 300 750 300 750
)
Sulfates (SO4)
7 mg/l 200 - 200 - 200 -
8 MES mg/l 50 - 1000 - 2000 -
9 O2 dissous mg/l 7(90%) - 5(70%) - 3(50%) -
10 DBO 5 mg/l 3 - 7 - 10 -
11 DCO mg/l - - 25 - 40 -
12 Oxydabilité mg/l 2 - 5 - 10 -
SUBSTANCES INDESIRABLES
13 Bore mg/l - 1 - 1 - 1
14 Ammonium mg/l 0,05 0,5 1 1,5 2 4
15 NTK mg/l 1 - 2 - 3 -
Nitrates
16 mg/l 0,4 50 - 50 - 50
(NO3)
17 Phosphores mg/l - - 0,7 - 0,7 -
18 Baryum mg/l - 1 - 1 - 1
19 Cuivre (Cu) mg/l - 1 - 2 - 2
20 Zinc (Zn) mg/l - 5 - 5 - 5
Manganèse
21 mg/l - 0,1 0,1 0,1 1 -
(Mn)
Fer dissous
22 mg/l - 0,3 1 2 1 3
(Fe)
23 Fluorures (F) mg/l 0,7 1,5 0,7 1,5 0,7 1,5
Hydrocarbures
24 mg/l - 0,05 - 0,2 0,5 1
dissous
25 Phénols mg/l - 0,001 - 0,005 - 0,01
Détergents
26 mg/l - 0,5 - 0,5 - 0,5
anioniques
SUBSTANCES TOXIQUES
27 Arsenic (As) µg/l - 50 - 50 - 100
Cadmium
28 µg/l 1 5 1 5 1 5
(Cd)
54
Chrome total
29 µg/l - 50 - 50 - 50
(Cr)
30 Plomb (Pb) µg/l - 50 - 50 - 50
Mercure (Hg)
31 µg/l - 1 - 1 - 1
Sélénium (Se)
32 µg/l - 10 - 10 - 10
33Nickel (Ni) µg/l - 50 - 50 - 50
Cyanures
34 µg/l - 50 - 50 - 50
(CN-)
Pesticides par
35 µg/l - 0,1 - 0,1 - 0,1
subst.
Pesticides au
36 µg/l - 0,5 - 0,5 - 0,5
total
37 HPA µg/l - 0,2 - 0,2 - 0,2
PARAMETRES BACTERIOLOGIQUES
Coliformes
38 /100ml 20 - 2000 - 20000 -
fécaux
Coliformes
39 /100ml 50 - 5000 - 50000 -
totaux
Streptocoques
40 /100ml 20 - 1000 - 10000 -
fécaux
55