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Cours de Chimie de L'eau - LP - Stadls - Dec 2020

Le cours de Chimie des eaux à l'Université Cadi Ayyad aborde les propriétés physiques et chimiques de l'eau, ainsi que la chimie des eaux naturelles. Il inclut des manipulations pratiques sur l'alcalinité, la dureté et l'oxydabilité de l'eau, ainsi que des exercices théoriques. Les concepts clés incluent la structure moléculaire de l'eau, ses propriétés chimiques, et les effets des liaisons hydrogène sur ses états physiques et transitions de phase.

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Cours de Chimie de L'eau - LP - Stadls - Dec 2020

Le cours de Chimie des eaux à l'Université Cadi Ayyad aborde les propriétés physiques et chimiques de l'eau, ainsi que la chimie des eaux naturelles. Il inclut des manipulations pratiques sur l'alcalinité, la dureté et l'oxydabilité de l'eau, ainsi que des exercices théoriques. Les concepts clés incluent la structure moléculaire de l'eau, ses propriétés chimiques, et les effets des liaisons hydrogène sur ses états physiques et transitions de phase.

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Université Cadi Ayyad

Faculté des Sciences Semlalia


Marrakech
Département de Biologie

Filière licence professionnelle


« Sciences et Technologies de l’Assainissement des Déchets Liquides
et Solides - LP-STADLS»

Module
« Chimie et Microbiologie des Eaux (CME) »

COURS
« Chimie des eaux »

par

Lahcen BOUARAB
Professeur à la Faculté des Sciences Semlalia
Département de biologie

2020 -2021

1
Cours : Chimie des eaux.

Cours
Partie 1, 2 chapitre :
• Propriétés physique et chimique de l’eau.
• Solutions et équilibres Chimiques des solutions aqueuses.

Partie 2, 1 chapitre : Chimie des eaux naturelles (douces).

• Sous-chapitre 1 : Compositions chimiques des eaux naturelles (douces).


• Sous chapitre 2 : Classification et qualité des eaux naturelles.

TP (Manipulations)
• Alcalinité de l’eau (mesure du carbonate et bicarbonate)
• Dureté de l’eau (détermination du calcium et du magnésium)
• Oxydabilité par KMnO4 (Teneur en matières oxydables)
• Dosage des nitrites NO2-

TD :
• Exercices sur la chimie des eaux naturelles

Partie 1, Chapitre 1 : Propriétés physiques et chimiques de l’eau.

I- Introduction
 L’eau est un corps chimique parmi les plus abondants sur terre : L’eau couvre les 70% de la surface
du globe terrestre.
 L’eau est un élément vital sans lequel la vie serait impossible sur terre. Composé majoritaire :
 Le corps humain (65 à 70% en masse)
 Les animaux (60 à 80% )(méduse : 98%)
 Les végétaux ( 50 à 75%) (tomate : 95%)

 Eau = élément aussi important sur le plan :


 Ecologique : eau = élément constitutif (biotope) d’un écosystème aquatique naturel (plans
d’eau (lacs, marais…), cours d’eaux (rivières….), et zones humides).
 Économique et différentes activités humaines : domestiques, agriculture-élevage, industrie,
transport (maritime) (pas de développement sans eau)  amènent des perturbations
(altéragène, polluant) chimique, physique et biologique  dégradation de la qualité de l’eau
 graves répercussions sur écosystème et la santé publique.

Origine de l’eau sur terre

Double origine : 2 théories :


 Interne : dégazage de la vapeur d’eau émanant de l'intérieur de la Terre au moment de sa formation,
puis condensation lors du refroidissement terre.
 Externe : apport de l’eau par des comètes et météorites riches en eau qui ont percuté la terre environ
100 millions d'années après sa genèse.

Masse de l’eau sur terre :


 Stable et constante au cours du temps dans l’hydrosphère;

2
 Seul le cycle de l’eau varie d’une région à l’autre suivant la latitude (Z. tempérées, Z. tropicales) et
l’altitude (haute montagne).

Structure de la molécule d’eau

Formule chimique = H2O


 Oxygène : 2 valences disponibles (couche de valence) (O = éléments
bivalents) ,
 Hydrogène : 1 valence (H = élément univalent.) Liaison de covalence

Les deux atomes sont liés par deux liaisons covalentes car :
 il y a un partage d'électrons entre les deux atomes.
 la différence d'électronégativité entre les deux atomes est < à 1,67
eV (électron-volt)

Réaction chimique de Synthèse de l’eau : réaction expérimentale


L’expérience est réalisée dans un Eudiomètre = une éprouvette + d'électrodes

 on dispose d’un mélange sous pression de O2 et H2 ;


 on amorce la réaction par une étincelle électrique (Ea)  réaction (explosive dégage de l’énergie)
exothermique  formation de H2O (processus spontané) : 2H2 (g) + O2 (g)  2H2O (l) ; H = -570 kj
(H° = - 285,84 kJ · mol-1 )
 MAIS pas possible dans la nature car H2 est quasiment absent sur Terre à l’état naturel.

II- Propriétés physiques et chimiques


2 Doublets d’e- non liants
1- Propriétés chimiques :
 Découlent de l’Électronégativité

a. Électronégativité : (caractéristique chimique des atomes vis-à-vis des


e-)

Définition :
L’Électronégativité d’un atome = Grandeur qui caractérise sa capacité à attirer les e- des liaisons covalentes.

Dans la table périodique : Elle augmente de gauche à droite et de bas en haut : le Fluor est alors le +
électronégatif, le Francium le – électronégatif.

b. Relation électronégativité, type de liaison et oxydoréduction :

Cette notion d’électronégativité permet de :

3
 prévoir le caractère (ou type) de la liaison chimique entre 2 éléments :
 Si les électronégativités sont voisines (0 ≤ E < 0,4 eV)  la liaison covalente;
 Si les électronégativités sont très différentes (E > 1,7 eV)  la liaison ionique, il y a
transfert complet d’e- de valence, il se forme alors :
o un cation et un anion (ex Na+Cl-).

 prévoir le pouvoir redox (oxydant/réducteur) = perte ou gain des e- :


 Un élément fortement électronégatif (affinité électronique) : fort pouvoir oxydant  gagne
des e- et se transforme en anions (ex F-, Cl-);
 Un élément faiblement électronégatif (potentiel d’ionisation) : fort pouvoir réducteur  perd
des e- et se transforme en cations (ex Na+, K+ ).
Rq : E = différence d’électronégativité ; eV = électron-volt.

c. Polarité de la liaison covalente et molécule polaire:

Dans le cas de la liaison covalente (E < 1,7 eV), la liaison peut être :
 Soit apolaire si : 0 ≤ E < 0,4 eV (ex Cl2);
 Soit polaire si : 0,4 < E < 1,7 eV (ex HCl);
 Cas E faible ou nulle (< 0,4 eV ) :
 cas des Atomes identiques (ex dichlore Cl2) : le doublet e- de la liaison est partagé
équitablement, la molécule est dite apolaire ;
 Cas E non nulle mais pas très forte (0,4 < E < 1,7 eV) :
 cas des Atomes différents (ex HCl) : Le doublet e- de la liaison H-Cl n’est pas partagé
équitablement, il est attiré par l’atome le plus électronégatif, le Cl ; Cl acquière une charge
électrique partielle négative - (excès), l’H une charge partielle + (déficit). La molécule est
dite polarisée ou polaire.

Électrostatiquement, la molécule se comporte comme 2 charges ponctuelles opposées  dipôle


électrostatique permanent.

d. Caractéristique de la molécule de H2O (formule développée) :

Dipolarité de H2O
 L’atome d’O est plus électronégatif que l’atome d’H :
 la E : 0,4 < E < 1,7 eV  la liaison covalente O-H est polaire :
Polarisation de la molécule, l’eau est alors un dipôle
électrostatique permanent.

d’où :
 application loi de coulomb : création de forces coulombiennes d’attractions = liaisons
intermoléculaires.
 origine du caractère solvatant et solvant de l’eau.

Géométrie de la molécule d’eau (l'arrangement 3D des atomes)


 Angle des liaisons O-H et géométrie de la molécule :
Dans l’espace, géométriquement H2O = tétraèdre avec l’O au centre, et 4 nuages
électroniques qui partent vers les sommets :
 2 doublets d'électrons libres de l’O qui occupent autant de place
qu'une liaison
 2 liaisons covalentes (O-H),

4
Théoriquement on devrait avoir un angle entre les liaisons O-H de 109° (comme
CH4). Mais les 2 Doublets d’e- non liants (densité e- forte) se répulsent entre eux
se qui repoussent les liaisons O-H qui se rapprochent l’une de l’autre   angle à
104,7°. Ceci donne une molécule coudée (géométrie qui permet à H2O de garder
sa polarité).

La liaison hydrogène

Définition :
C’est une liaison entre un atome d’H, lié dans une molécule, à un atome
très électronégatif et un atome électronégatif d'une autre molécule.

Il y a attraction et transfert partiel des e- du doublet e- non liant de l’O


(donneur) sur la case vide de l’H (accepteur) = C’est une interaction entre
deux molécules = liaisons intermoléculaires = liaison de nature électrostatique. (Ce n’est pas une liaison
covalente dative, il n’y a pas transfert total).

Condition :
Pour qu’une liaison H puisse se former, il faut qu’il y ait :
 un alignement O −H - - - -O.
 un rapprochement des molécules

Caractéristiques
 Liaison H est de faible Energie (~12-30 kJ/mol)/ à liaisons covalentes
~300 kJ/mol)
 Sa durée de vie est de 10-12s (eau liquide)
 L’Agitation thermiques des molécules entraine la rupture de cet
alignement, ainsi les liaisons H se brisent et se font en permanence ;

La Conséquence des liaisons H et des doublets électroniques libres est un assemblage de molécules H2O et
un arrangement géométrique tridimensionnel  ssf tétraèdre (4 faces
triangulaires = pyramide). Chaque molécule d’eau peut développer 4 liaisons H
avec 4 autres molécules d’eau :
 2 molécules par ses atomes d’H,
 2 molécules par les doublets non liants de l’atome d’O.

Cette Structure tridimensionnel et arrangement des molécules d'eau, Détermine


les états physiques de l’eau.

2- Propriétés physiques

a- États physiques de l’eau dans la nature

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L’eau se trouve dans la nature sous trois états distincts : f(Nbre de liaisons H)

Etat gazeux Etat liquide État solide

La liaison H (faible / la liaison covalente), mais suffisamment forte pour que :


 Aux basses T°C, l’agitation des molécules   les liaisons H sont beaucoup plus + Nbses et
stables  l'arrangement " cristallin " en tétraèdre (compact et ordonné)  état solide = glace;
 A T°C moyenne, l’agitation thermique des molécules   maintien partiel (10 -12 S) des liaisons H
 état liquide = l'eau liquide;
 A T°C élevée, l’agitation thermique des molécules est très grande  pas d’interaction, pas de
liaisons H  éloignement des molécules (molécules désordonnées)  état gazeux.

b- Les changements d'état (ou transitions de phases) de l'eau :

Le Changement d'état consiste en un passage d’1 état physique à un autre :


 Il nécessite soit l’absorption, soit la libération d’énergie qui modifie le nbre de liaisons, et la
distance entre les molécules.
 il est sous l’effet de la P et T°C;

Types et Nomenclature de transition de phases (Retrouvées dans le


cycle de l’eau)
 les changements de phase endothermiques : La sublimation, la
fusion, et la vaporisation.
 les changements de phase exothermiques : la condensation
solide, la condensation liquide et la solidification.
Lors d’un changement, il y a conservation de la masse Mais pas de
volume;

Le diagramme de phase de l'eau P = f(T)


Il précise les domaines de T et P où l'eau se trouve à l'état gazeux,
liquide et solide ;
Les phases sont séparées par 3 courbes d’équilibres = lignes de
transition de phase : courbe de fusion, de vaporisation et de
sublimation.

A P = 1bar (= P de l’atmosphère au niveau de la mer) l'eau est :


 à l'état solide en dessous de 0°C,
 à l'état liquide entre 0°C et 100°C,
 à l'état gazeux au dessus de 100°C.

Rq : Pour des T°C < 0, l’augmentation de P favorise la sublimation de la glace (principe de la


lyophilisation).

6
Ce diagramme permet de définir 4 points :
 Point critique (221 bar et T° = 374°C)  au-delà de ces valeurs, l'eau devient un fluide
supercritique (=un autre état de l’eau)  permet la dissolution des substances insolubles dans l'eau
 Point de fusion Pf = point de diagramme à T° = 0°C et P= 1,013bar (1 atm) = T° de fusion à P
atmosphérique :
o permet de contrôler la pureté des produits (eau)
(Pf d’un produit avec impuretés < à celui du produit pur).
 Point d’ébullition Peb = point de diagramme à T° = 100°C et P= 1,013bar = T° d’évaporation à P
atmosphérique
 Point triple (6,15mbar; 0,01°C) = coexistence de trois états

3- Propriétés particulières dues à la liaison hydrogène :

a- Anomalies de l'eau aux T°C de changement d'état (Tf et Teb)


Si on compare les T° de fusion (Tf) et de vaporisation (Teb) de l’eau / à celles des
hydrures homologues (même colonne que O) : hydrures de Soufre (H 2S), de
Sélénium (H2Se), de Tellure (H2Te).
Théoriquement :
 il y a Proportionnalité entre la MM et  de Tf et Teb. On s’attend à ce que
H2O présente les Tf et Teb les plus faibles.
Or dans la pratique :
 les T°C de l’eau sont les plus fortes, alors que sa MM est la plus petite 
valeurs anormalement élevées / à la théorie. Ceci s’explique par la présence de liaisons H
(associations moléculaires).

Composé H2 O H2 S H2Se H2Te Unité


Tf 0 -85,6 -65 -53 °C
Teb 100 -60,75 -41 0 °C
M moléc. 18 34 81 129,6

b- Propriétés thermiques (capacité à stocker ou dégager chaleur) :

Chaleur latente de vaporisation (enthalpie de vaporisation):

= E pour vaporiser (= faire passer de l’état liquide à l’état gazeux) 1 gramme d’eau à la T°C ambiante, E =
2,26 kJ (même énergie pour permettre la condensation).

Chaleur spécifique Chaleur massique ou capacité calorifique spécifique/capacité thermique massique


= la quantité de chaleur nécessaire pour augmenter de 1°C une masse de 1g d’eau (E = 4,18 J/g/°C, (soit 1
calorie))

Eau liquide Ethanol

capacité calorifique 4,18 2,46


spécifique (J/g/°C)

La capacité calorifique spécifique de l’eau est presque deux fois celle de l’éthanol (2.46 J/g/°C).

7
Dans les deux cas, cette énergie est considérable ; elle s’explique par l'existence de liaisons H (cohésion
énorme). Il faut d’avantage d’E pour casser ces liaisons.

Ce transfert de chaleur : capacité à emmagasiner ou à dégager de la chaleur fait que l'eau est un fluide
thermodynamique  d’où influence de l’eau sur le climat (Echange de chaleur avec l’atmosphère (air)) :
 Adoucissement des écarts de T°C entre l’équateur, les tropiques et les pôles : effet thermorégulateur
de la T°C à la surface de la terre par la circulation thermohaline (courants marins) des eaux des
océans (par différence de densité et de concentrations).
 Cette réserve de chaleur a pour conséquence  crée de l’air chaud et humidité (vapeur d’eau) au
niveau des tropiques et est à l’Origine des pluies, tempêtes
équatoriales + cyclones, typhons, et ouragans.

Fig : courants marins = Gulf Stream (distribution de la chaleur


(réserve de chaleur))

Sur le plan industriel : cette réserve de chaleur (chaudière, centrale thermique) amène à de la vapeur d’eau
sous pression qui se transforme en énergie Mécanique (mouvement de piston ex machine à vapeur ou
mouvement de turbines ex production de l’électricité.

c- Tension superficielle (J/m2) (tension de surface = énergie de surface)

Forces qui :
 Sont f(caractéristiques spécifiques des liquides en présence)
 existent au niveau de tte interface entre 2 milieux différents.
 Sont Conséquence d’interactions moléculaires (électrostatiques) (liaisons hydrogène + liaisons de
Van der Waals)

Définition :
On peut dire que la tension sup est une force qui mesure la cohésion interne d’1 liquide à une interface, ou
bien = Force qu'il faut appliquer à un liquide pour provoquer l'extension de sa surface (tendance à présenter
moins de surface pour 1 volume du liquide) ; Les molécules, à la limite de séparation, ne sont pas soumises
aux mêmes forces.

Mécanismes mis en jeu à l’interface air/eau :

Sur le plan microscopique

Les molécules, à la limite de séparation, ne sont pas soumises aux mêmes forces:
 A l’intérieur du liquide, les molécules (état de symétrie)  sont à Air + vapeur d’eau
l’équilibre car :
 les attractions mutuelles s’annulent (résultante nulle)
 A l’interface eau/air : état de dissymétrie
 du côté eau : Les molécules sont attirées par d’autres
molécules de liquide
 du côté air : pas d’attraction Résultante à l’interface N’est Eau
pas nulle, les forces d’interactions les entrainent vers
l’intérieur  c’est la tension superficielle

Sur le plan Macroscopique  forme sphérique (ex gouttes d’eau de pluies).


Tableau : Quelques valeurs de tension superficielle ( γ Gamma) pour un

8
liquide placé dans l’air :

Comparée à d’autres liquides, L’eau a 1 tension superficielle la plus élevée;

Expression de la tension sup

Physiquement, elle s'exprime comme une force ou énergie s'opposant à un accroissement de surface.
Expression :
 force en newtons par mètre (N/m-1) (F = γ L; γ tension sup, L : longueur).
 travail : j/m2 (ou dyne/cm) (γ = ∆E/ ∆S; E : énergie; S : surface)

Mouillage et capillarité ?

Eau-plastique :
Support à Tension superficielle faible (≈ 14 à 24 mN/m << 73 mN/m pour l’eau à
20°C) Les forces d'attractions internes de la goutte seront prépondérantes 
masse du liquide avec forme sphérique Formation de gouttes

Eau-verre :

Support à Tension superficielle forte (≈ 80 mN/m >


73 mN/m pour l’eau à 20°C)  Forces d’adhésions
eau-verre > forces d’adhésions des molécules
d’eau (force contrebalance celle de l’eau) masse
du liquide étalée (mouillage+ capillarité).

Cas de l’eau savonneuse (agents tensioactifs, détergents) :


 le savon (détergents) diminue la tension sup de l’eau pure de 75 à
25 mN.m-1 ; car contient des agents tensioactifs (= molécules
amphiphiles) possédant à la fois un groupe hydrophile et un groupe
hydrophobe, qui se placent entre l’eau et le corps gras et ainsi
diminue sa tension superficielle :
 La Tête hydrophile soluble dans l’eau;
 La queue hydrophobe lipophile soluble dans le corps gras
Il en résulte la formation de gouttelettes qui emportent le corps gras.

d- Densité : (Anomalie de l'eau)


= Rapport de masse volumique (rho) à la masse volumique d'un corps de
référence (eau 4°C pour les liquides et solides);

Effet de la température
En Général :

9
 d d’un liquide  qd la T°C  et devient maximale à la T°C de solidification  d solide est > à d
liquide ;
 Sauf pour l’eau : d(solide, glace) < d (eau liquide), d à 0°C = 0,917, Mais à 4°C = 1 (dc d max à 4°C)

C’est ce que l’on appelle l’Anomalie dilatométrique de l'eau : à 0°C, il


y a arrangement cristallin donc bcp de place, vol    ), alors que à
4°C, il y a relâchement de l’édifice cristallin, vol    ).

Discontinuité de transition de phase lorsque T°C atteint 0°C, il y a


chute de d(liq) de 0,9998 à 0,917 (dsol).

Intérêt de l’Anomalie dilatométrique :


 Flottaison ou non de la phase solide ?
 Si d du solide > à celle du liquide,  solide coule;
 Si d du solide < à celle du liquide,  solide flotte, cas de
l’eau, le Seul corps à avoir la caractéristique. la Glace flotte à la surface de l’eau, il y a alors
maintien de la vie dans les écosystèmes aquatiques.
 Impact l’hydrodynamique des écosystèmes aquatiques (Homogénéisation et stratification).
Conséquence du mélange de liquides à d variables :
 Dans 1 mélange, le liquide à d faible  phase > et celui
qui a d élevée  phase < :
 À l’origine des mouvements ascendants et
descendants (mvt de convection des fluides).

Fig : Stratification /hétérogénéité des lacs.

4) Caractères dissociant et dissolvant

Détermine les propriétés d’un solvant polaire

Définition d’un solvant


Le solvant = substance possédant les propriétés de dissoudre, de diluer ou d'extraire d’autres substances
sans les modifier chimiquement ni se modifier lui-même.

Les propriétés solvantes de l’eau dépendent de nombreux paramètres :


 dipolarité (moment dipolaire)  production des interactions de type électrostatique (liaisons
hydrogène et de Van der waals);
 la constante diélectrique : aptitude à séparer les charges opposées;
 Ionisation de l’eau (donneur de H+ et OH-), acidité au sens de Bronsted :
 les protons H+ sont accepteurs d’e- (oxydant), exemple oxydation d’1 solide M
insoluble dans l’eau en M+ qui devient soluble :
Fe(s) + 2H+  Fe2+(aq) + H2(g) .
En milieu basique : Fe + 2OH−  Fe(OH)2 + 2e- (mais il y a précipitation de Fe(OH)2)

a- Polarité de l’eau
La polarité d’une molécule est mesurée par la valeur du moment dipolaire (µ en debye D). Plus le moment
dipolaire  plus le solvant est polaire :
 Solvants polaires : µ > 1,3 D :
 Solvants peu polaires et apolaires : µ < 0,5 D.

10
Solvant Apolaire µ en debye (D)

Hexane 0

benzène 0

Solvant polaire
Acide acétique 1,68
Éthanol 1,74

Eau 1,84
Acétone (propanone) 3,94
Rq : Debye (D) : 1D=3,34 10-30C.m (coulomb-mètre)

b- Constante diélectrique : (caractère dissociant)

Définition :
Pour un solvant comme l’eau, la cte diélectrique mesure sa capacité à séparer les charges de signes opposés.

Physiquement, pourquoi les sels se dissolvent-ils dans l’eau ?


 La cohésion des sels est assurée par des forces liaisons
ioniques (F) = force électrostatique de Coulomb = Force
d’attraction entre 2 charges opposées q1 et q2

Selon la loi de coulomb : F = k*q1*q2/D*r2


Avec :
r = distance entre les charges
D = cte diélectrique du milieu ambiant
K = cte = 8.99*109 j/m/C-2 (C = unité de charge en coulomb)
D’après la formule, la force F est inversement proportionnelle à D : Si D  F 

Constante diélectrique de qlqs solvants

Substance Vide air sec eau méthanol benzène huile


D à 25°C 1 1.0006 78.5 33.6 2.3 2.2

 L'eau a donc une constante diélectrique élevée


 Avec l’eau, la force d'attraction entre deux ions de signes contraires sera donc réduite d'un facteur
78,5 dans l'eau par rapport au vide

c- Ionisation de l’eau et Conductivité électrique

Mise en évidence par la Conductivité électrique.


Conductivité électrique = C’est l’Aptitude d’une eau à laisser passer un courant électrique = f(conc ions)

L’Eau pure a une Conductivité électrique Très faible ce qui prouve la présence d’ions mais à Concentration
faible : qlqs ions H+ et OH-  il y a alors ionisation de H2O (Cf autoprotolyse de l’eau : H2O  H+ +
HO-).

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Coefficient d’ionisation () de l’eau pure : = Nbre mole subs ionisé/Nbre de mole de substance du départ;

Calcul des proportions de H + et Nbre de mole de H2O :


Le Nbre de moles de H2O dans 1 litre d’eau pure à 25°C est de :
• On a 1000g/18g = 55 mol H2O/l
• A 25°C on a la [H+] ou [OH-] = 10-7 mol H+/L ou OH-/L.
Le facteur de dissociation ou coefficient d’ionisation ( ) de l’eau :
 = 10-7/55   = 1,8 x 10-9 ; c-à-d environ 2 molécules de H+ pour 109 (un milliard de molécules
d’eaux)

d- Grandeur physique à base de l’Eau (référence physique) :

Échelle thermométrique (Mr Anders Celsius)


= Échelle de température centigrade.

Mr Anders Celsius développe une Échelle de température centigrade pr l’eau pure à la pression
atmosphérique standard (1,013bar = 1 atm = 101 325 Pa (Pascal)) :
 0°C  la T° de fusion de la glace (Tfusion)
 100°C  la T° de vaporisation/ ébullition de l’eau pure (Teb)

Mesure de la densité ou densité relative d'un corps :

La densité d'un corps (liquides et solides) = Rapport de sa masse volumique(rhô)/ celle de l’eau pure
(grandeur physique sans dimension).

Relation découlant de masse volumique eau :

À partir de  = m/V; on peut déterminer la relation masse-volume; Pour l’eau pure à 4°C,  = 1kg/L :
 1kg  1litre d’eau  1dm3.
 1 g  1ml d' eau  1 cm3.

Partie 1, Chapitre 2 : Solutions et équilibres chimiques des solutions aqueuses.

1. Généralités :

Définition :

Solution = Mélange homogène en une seule phase d’au moins deux substances :
 solvant, qui peut être :
 organique (contient le C) : éthanol, acétone, éther……..
 minéral : eau, NH3. Ou encore :
 Apolaires : benzène, hexane;
 Polaires : eau, éthanol, méthanol, a acétique;
 soluté, qui peut être :
 ionique : solide (NaCl, CaCO3), liquide (a. acétique);
 polaire : solide (Saccharose…), gaz (HCl), liquide (Ethanol) ..
 Apolaire : solide (I2), gaz (CO2), liquide (lipides, huiles)………

La faculté d'une substance (soluté solide ou liquide) à passer en solution dans un solvant, c’est :
 La solubilité (pour les solides) : un solide se dissout, il est soluble ou insoluble;

12
 Ou miscibilité (pour les liquides, gaz) : un liquide/gaz est miscible ou non-miscible ou
immiscible;

Dissolution ou solubilisation = Le Mécanisme par lequel on obtient une solution à partir d’1 solide = c’est
1 processus physico-chimique : Interaction entre solvant (eau) et soluté.

Règle générale de la solubilité / miscibilité :


La solubilité/miscibilité d’une substance dépend du choix du solvant et du soluté lui-même.

Règle de similitude
 Un solvant polaire = meilleurs pour les solutés ioniques et polaires, (existence d’interactions
intermoléculaires).
 Un solvant apolaire = meilleurs pour les solutés apolaires ;

Types de solutions:

Suivant la taille des molécules (ou particules) et leurs caractéristiques : on distingue plusieurs milieux :
 Les solutions vraies : milieux avec composés dissouts
 taille < 1nm
 homogène, une seule phase (Mais saturation ),
 limpides (transparente)
 PAS de séparation par filtration

 Les milieux dispersés :


 solutions colloïdales : milieux avec macromolécules, ne décantent pas naturellement
(charge surfacique -): ex : argiles cas des crues, boue; protéines cas du lait; gel de douche
 suspensions : milieux avec des particules non dissoutes (MES), ex le sang, ou des
gouttelettes cas des émulsions, ex crèmes, mayonnaise.

Les milieux dispersés sont ;


 formés de composés de taille > 1nm ;
 troubles
 Ils peuvent être séparés par filtration, coalescence (grosses gouttes), floculation,
sédimentation, décantation.
 homogène macroscopiquement et hétérogène microscopiquement.

Dans ces milieux, l’interaction entre solvant –soluté conduit à des mélanges homogènes ou hétérogènes.

Mélange homogène : cas des solutés solubles et très peu solubles

Soluté soluble (molécules polaires ou ioniques, ex : glucose, HCl, NaCl) :

Interaction par attraction mutuelle électrostatique (Interaction Dipôle –dipôle et


Dipôle –ion) (caractère hydrophile), attractions électrostatiques :
 liaison Hydrogène
 Interaction de Van der Waals (liaison de polarisation)

Soluté peu soluble (molécules Non polaires, Apolaires, ex I 2 peu soluble dans l’eau mais soluble de le
tétrachlorure de carbone CCl4 (solvant organochloré)).

Mélange hétérogène : Cas des Solutés insolubles ou immiscibles

13
Cas suspensions : lipides (sub non miscibles, ce n’est pas une solution vraie, cas des gouttelettes dans une
émulsion)(caractère hydrophobe).

Caractères Hydrophile (aime l’eau) et hydrophobe d’un soluté

La solubilité d’un corps quelconque dépend de ses propriétés Hydrophiles (aime l’eau) et hydrophobes
(phóbos = peur).

a- Caractères Hydrophile (aime l’eau) et hydrophobe d’un soluté


Les interactions avec l’eau bcp + fortes qu’avec les molécules du soluté lui-même;

Cas des composés typiquement polaires et ioniques  Création d’interactions avec l'eau ou un solvant
polaire ; il y a Création d’interactions dipôle-dipôle et ion-dipôle.
Ex1 Substances polaires (glucose) : Interaction dipôle- dipôle, il y a Hydratation de la molécule.
Ex 2 Substances ioniques (HCl) : interaction ion-dipôle, il y a Hydratation des ions.

b- Caractère hydrophobe (hydrophobicité) (grec phobos = peur)

Cas des subs non polaires (Apolaires) : ex lipides


En solution dans l’eau
 Pas d’attraction électrostatiques, Mais tendance à se regrouper par
interactions hydrophobes par forces de type dispersion de London,
 Pas de miscibilité entre L'eau et l'huile = Non miscibles ou immiscibles ou incompatibles (milieux
dispersés).

Rq : On peut obtenir une Émulsion stable par utilisation des « émulsifiant » ou


tensioactif (chute de la tension superficielle) qui donne des gouttelettes =
Micelles.

Dans l’émulsion (milieu dispersé), l’Aspect macroscopique homogène, mais microscopiquement


hétérogène, présence de gouttelettes temporaires.

2. Solutions aqueuses (Solution vraie = solution homogène)

Le soluté est dissout parmi les molécules du solvant sous forme de :


 molécule solvatées (hydratées) = dissolution moléculaire  Solution non-électrolytique
 d’ions solvatés (électrolytes) = dissolution ionique  Solution électrolytique

2.1 Solution non-électrolytique (Dissolution Moléculaire)


 Solution non ou très peu conductrice du courant électrique (pas, peu d’ions)

a- Dissolution d’un soluté polaire (interactions dipôle-dipôle)

Ex1 sucre (saccharose) dans l’eau :

La molécule de saccharose est une molécule polaire du fait de la présence de plusieurs liaisons polarisées C
– O et O – H, ainsi elle est dissoute dans l’eau.

Equation de la réaction :
C12H22O11 (s) → C12H22O11 (aq)

14
Ex 2 éthanol dans l’eau : Présence de liaison O-H (polaire), L’eau et l’éthanol sont miscibles ;

Equation de la réaction : CH3CH2OH (ł) + H2O  CH3CH2OH (aq)

b- Dissolution d’un soluté Apolaire

Ex1 I2 (diiode) dans l’eau :


 Apolaire peu soluble : des cristaux de I2 se dépose au fond de l’eau. Solution très peu conductrice du
courant électrique (pas, peu d’ions).

Equation de la réaction : I2 (s) + H2O  I2 (aq)

2.2 Solution électrolytique (Dissolution ionique)

Définition :
Une solution électrolytique est une solution contenant des ions par dissolution d’un soluté (électrolytes)
dans le solvant, et est caractérisée par la conduction du courant électrique (mesuré par la conductivité
électrique). Elle est électriquement neutre, et il y a conduction par déplacement des ions.

Types de solutés (électrolytes) :

 ionophore = composé ionique, constitué d’ions avant dissolution (ex NaCl, NaOH) ;
 ionogène : = composé covalent, Non constitué d’ions avant dissolution (ex HCl, H2SO4) ;

a. Solutés ionophores = électrolytes ioniques (Ex de NaCl et CaF2) :

Mécanismes et Etapes de Dissolution d’un cristal: ex NaCl


Elle se fait en plusieurs étapes :
1ère étape : Dissociation ou Ionisation du solide par Attraction électrostatique (l’eau fait diminuer les
interactions ioniques) :
 Les ions Na+ sont attirés par les pôles négatifs de H2O
 les ions Cl– sont attirés par les pôles positifs de H2O
2ème étape : Hydratation (solvatation) des ions
(forces types Van Der Waals) .
 Les Na+ sont entourés par les pôles négatifs de H2O
 les Cl– sont entourés par les pôles positifs de H2O
3ème étape : La dispersion et homogénéisation des ions sous
l’effet de :
 l’agitation thermique
 la diffusion.

Équation de dissolution :
NaCl (S)  Na+(aq) + Cl-(aq)
CaF2 (S)  Ca2+ (aq) + 2F- (aq)

Dans l’équation de réaction, on indique :


 Formule chimique des réactifs et produits,
 les proportions, le coefficient stœchiométrique (nbre devant la formule)
 en indice, l’état des composés :
 Les solides sont notés (s), liquides (l) et gaz (g)
 Les ions hydratés sont notés avec le symbole (aq = aqueux);

15
b. Solutés ionogènes (Ex , l’acide sulfurique H2SO4 , acide chlorhydrique HCl (acides protoniques ) :

L’interaction est tellement importante qu’elle induit une rupture de certaines liaisons covalentes du soluté,
le proton H+. On dit qu’il y a Dissociation par Déprotonation.

Equation de la réaction :
2–
H2SO4 (ℓ) →
+
2 H (aq) + SO4 (aq)
3- description de l’état d’un système

a. Quotient de réaction (Qr) et Constante d’équilibre (K) :

Soit la réaction : a.A(aq) + b.B(aq)  c.C(aq) + d.D(aq)

Quotient de réaction Qr
À tout instant de l’évolution du système (réaction), on peut caractériser son état par le rapport du produit de
[produits] /produit de [réactifs], c’est Qr.

D’après la loi d’action de masse on a l’expression :(produit de [réactifs] sont reliées au produit de
[produits] par une cte)
Qr = [C]c x [D]d/[A]a x [B]b ; Les concentrations des espèces en solution s'expriment en
mol.L-1.

Qr est une grandeur évolutive qui dépend des facteurs cinétiques :


 T°C, Pression et les conc relatives des constituants.

Très souvent, les réactions chimiques s’arrêtent avant que les subs réagissantes à l’état initial soient
totalement transformées en subs produites à l’état final. Les quantités chimiques n’évoluent plus, il y a alors
un état d’équilibre. En outre, il y a Evolution dans les 2 sens  réversibilité ( ) de la réaction ; soit : a.A
(aq) + b.B (aq)  c.C (aq) + d.D (aq)

3-2. La constante d'équilibre (K):

Une fois l'équilibre chimique atteint, les proportions relatives en produits et en réactifs ne changent plus c-à-
d on a un rapport constant :
 Qr prend une valeur constante Qreq, indépendante de la conc initiale;
 Pour chaque espèce chimique, les vitesses d'apparition et de disparition sont égales. C’est La
constante d'équilibre (K).

Retenir :
1) K est sans unité;
2) K ne dépend que de la température et du type de la réaction (ex : Une élévation de T°C améliore
la dissolution d’un solide).
3) indépendante de la composition initiale du système,
4) A l'échelle microscopique, C’est un équilibre chimique mobile et dynamique (vitesse sens direct =
vitesse sens inverse)

Par commodité, On peut utiliser la notion de pK : = - log10 K


16
Intérêt de Qr et K :
 Prédiction de l’évolution du système
 Force d’Electrolytes

a. Prédiction de l’évolution spontanée du système par : Comparaison de K et de Qr de la réaction


étudiée :
Règle

Le système doit évoluer vers Qr = K(T) : c-à-d le système en équilibre

 Si QR < K(T) le système va évoluer dans le sens qui fait diminuer les quantités des réactifs et
augmenter les quantités des produits) pour atteindre K (sens direct (sens 1)).
 Si QR > K(T) le système va évoluer dans le sens qui fait augmenter les quantités des réactifs et
diminuer les quantités des produits) pour atteindre K (sens inverse (sens 2)).

b. Force d’Electrolytes :
 Electrolytes forts (Ex NaCl, HCl et HNO3)

Ex des réactions suivantes :


NaCl(s) + H2O  Na+(aq) + Cl- (aq) K1
HCl (g) + H2O  H3O+ (aq) + Cl- (aq) K2 (acide chlorhydrique)

Les deux constantes de réactions K1 et K2 seront très grandes > à 1 ; il y a dissociation complète en ions, le
Coefficient de dissociation  = 1 (ex pr la 1ère réaction on a  = [Na+(aq]/[NaCl(s] = 1). On a un électrolyte
fort, la réaction est totale, représentée par le symbole ).

Caractéristiques :
 Ils conduisent fortement l'électricité.

 Electrolytes faibles (Ex AgCl, CH3COOH) :

Ex réactions suivantes :
AgCl(S) + H2O  Ag+(aq) + Cl-(aq) K3 (Chlorure d’argent)
CH3COOH (l) + H2O  H3O (aq) + CH3COO (aq) K4 (acide acétique)
+ -

Les constantes K3 et K4 sont < 1, il y a dissociation partielle en ions,  < 1 (tend à 0)  = [Ag+(aq]/[AgCl(s]
< 1. Les électrolytes sont faibles, la réaction est dite limitée ou équilibre, représentée par le symbole  )

Caractéristiques :

 Ils conduisent faiblement l'électricité

4. Équilibres chimiques dans l’eau

Les réactions d’échange en solution aqueuse


 Echange de protons  Équilibres acido-basiques
 Echange d’électrons  Équilibres d’oxydoréduction
 Fixation de ligands  Équilibres de complexation
 Réaction solide ions en solution  Équilibres de précipitation (dissolution)

17
4.1 Réaction acido-basique (en solution dans H2O)

a. Définition :

Théorie d'Arrhenius:
 Un acide est une substance qui, mise dans l’eau, libère des protons H+. Ex a. acétique : acide  base
+ H+
 Une base est une substance qui, mise dans l’eau, libère des ions hydroxyde (OH-). Ex NaOH; KOH
: base  acide + OH-

Théorie de Brönsted :
 Un acide est une espèce chimique susceptible de céder un proton H+ (HCl) ;
 une base est susceptible de capter un proton (NH3).

Exemple : HNO3(aq)  NO3- (aq) + H+ (aq)

Théorie de Lewis
 un acide de Lewis est un composé chimique qui peut, au cours d’une réaction, accepter une paire
d’électrons (un doublet) (possède une orbitale vide) ex : H+, Na+
 une base de Lewis est un donneur de doublet, ayant un doublet libre (doublet non liant), ex : Cl-,
NH3 (doublet non liant : NH3 + H2O  NH4+ + OH-)

b. Couple acide base et Réaction acido-basique

 À chaque acide correspond une base conjuguée, le tout formant un couple acide / base.
Exemple : couple acide base : HNO3(aq) / NO3-(aq)

À tout acide correspond une base conjuguée, le tout formant un couple acidobasique, noté Acide/Base,
exemple : HNO3 / NO3-.
Le caractère acide ou basique d'un composé ne se manifeste qu'au contact d'une autre base ou d'un autre
acide. D’où Une réaction acido-basique n’a lieu qu’entre deux couples acide/base A1/B1 et A2/B2.

 Une réaction acido-basique a lieu entre deux couples acide/base A1/B1 et A2/B2.
A1 + B2  B1 + A2
exemple : HNO3(aq) + H2O(aq)  NO3-(aq) + H3O+(aq)

c. Propriétés acido-basique de l’H2O


L’eau présente elle-même des propriétés acido-basiques :
 C’est une espèce chimique amphotère (ou ampholyte)
= C’est une espèce pouvant être à la fois une base est un acide.
H2O est un donneur de proton :
 H2O  OH- + H+
 le couple acide-base de cette réaction = H2O/OH-
H2O est aussi un accepteur de proton :
 H2O + H+  H3O+
 le couple acide-base de cette autre réaction = H3O+/H2O

Réaction d'autoprotolyse :
= Réaction de type acido-basique au cours de laquelle une espèce amphotère réagit sur elle-même (d'où le
préfixe auto-).

18
Si AH = amphotère, alors on a :
 AH = acide et libère un proton H+ : AH H+ + A-

 AH = base et capte un proton H+ : AH + H+  AH2+

L'équation chimique générale : 2HA  AH2+ + A-

Autoprotolyse de H2O.

Réactions d'autoprotolyse :
 1ère molécule d’eau : il y a dissociation, déprotonation (H2O = acide) :
H2O  H+ + HO- HO- = l'ion hydroxyde.

 2ème molécule d'eau : protonation (H2O = base) :


H2O + H+  H3O+ Cet ion oxonium = ion hydronium
= Le support du pH.
Le schéma réactionnel global peut s'écrire :
2 H2O (l)  H3O+(aq) + HO-(aq)

Les ions HO- et H3O+ ainsi formés sont immédiatement solvatés (hydratés).

D’où (aq), abrégé de « aqueux »
Protonation :
Le proton H+ s'associe par une véritable liaison covalente
(dative) à une molécule d'eau pour former l'ion oxonium
H3O+ .

Rq : L'ion hydronium est présent en permanence dans l'eau, du fait de la réaction d'autoprotolyse.

Constante d’équilibre (Keq) / produit ionique de H2O (Ke) :

2H2O(l)  H3O+(aq) + HO-(aq)

La constante d'équilibre de cette réaction :


Keq = [H3O+] × [HO-] / [H2O]2
L’eau est en phase liquide Activité ou concentration de H2O(l) = 1  Keq = [H3O+] × [HO-]. Cette
grandeur Keq est appelé produit ionique de l'eau, noté Ke:
Ke = [H3O+(aq)]·[HO-(aq)] (Notion de pKe = -log10Ke)

L’eau pure À 25 °C, Ke = 10-14.


Ke = variation sensible f(T°C) T°C x10-14 Ke pKe
Notion de pKe = -logKe
0 0.1 15
La réaction montre qu’il y a formation de la même quantité d'ions 25 1 14
H3O+ que d'ions OH- et donc que l'équation ci-dessus devient : 60 10 13
[H3O+] = [OH-] = 10-7 mol/L.

d. Acidité et pH d'une solution aqueuse :

Une réaction acido-basique :


 met en échange de proton H+ ;

19
 la [H+] identifie l’acidité d’une solution aqueuse
 Toute solution aqueuse contient des ions H3O+ (hydronium ou oxonium) provenant de la réaction
d'autoprotolyse de l’eau, et éventuellement de l'introduction d'espèces acides.

Définition de pH
pH = - log10a(H3O+) ; avec a(H3O+) = activité H+

 En solution diluée : a(H3O+) = [H3O+] et approximation pH = - log[H3O+] ou [H3O+] = 10-pH

Echelle pH et Neutralité chimique d'une solution aqueuse :

On sait que Ke = [ H3O+] (aq) .[ HO-] (aq) = 10-14 (pKe = 14) pour L’eau pure À 25 °C.
 Stœchiométriquement [H3O+] = [OH-]  alors Ke = [H3O+]2eq  pKe = -log[H3O+]2 eq  pKe =
- 2. log [H3O+] eq  pKe = 2.pH  pH = 1/2pKe  pH = 14/2  D’où pH = 7. (on va dire que
l’eau pure n’est ni acide ni basique [ H3O+] = [ HO-])
On conclue que à 25°C pour l’eau pure Le pH = 7. C’est cette valeur qui a été choisie comme référence
d’un milieu neutre, la neutralité = 7.

Acidité et basicité des solutions aqueuses :


Si Des substances dissoutes apportent :
 un excès d'ions OH-  la solution basique ou alcalin, pH = 7 à 14
[H3O+]aq < [HO-]aq , pH > 1/2.pKe  [H3O+] < 10-7 mol/L.
 ou un excès d'ions H3O+  la solution acide, pH = 0 à 7
[H3O+]aq > [HO-]aq , pH < 1/2.pKe  [H3O+] > 10-7 mol/L.

Échelle de pH qui mesure l’Acidité et la basicité des solutions aqueuses ; Le pH d'une solution aqueuse est
compris entre 0 et pKe. A 25°, il est compris entre 0 et 14

Force des acides et bases :

Définition
 La force d'un acide ou base indique jusqu'à quel point il y a dissociation en ions dans l’eau.

Intérêt :
 Classification des acides et bases
 prévision des réactions

Aspect qualitatif

La 1er appréciation de la force d’un acide est fournie par l’importance de transfert de H+ vers l’eau qui
dépend de 2 facteurs:
 aptitude intrinsèque à donner les H+
 l’aptitude du solvant à capter les H+ (c-à-d son caractère basique) d’où la variation de la force en
f(solvant), un acide fort dans l’eau peut être faible dans un autre solvant.

o Acides forts dans l’eau : ex Acide Chlorhydrique (HCl) :


 Réactions est quasi-totale : HCl (g) + H2O  H3O+ (aq) + Cl- (aq)
 HCl(aq) est indécelable dans la solution aqueuse ([HCl(aq)] =0)
 Cl- n'a pas de propriétés basiques décelables en solution aqueuse (c'est une base nulle).

20
o Bases fortes dans l’eau :
 Base d’Arrhenius : NaOH (s)  Na+ (aq) + OH- (aq) ; Na+ n'a pas de propriété acide décelable
en solution aqueuse = (acide " nul ")
Dans les 2 cas (acide et base forts) : Dissociation complète, Pas d’équilibre

o Acides et bases Faibles en solution aqueuse :

Ex 1 : acide acétique (éthanoïque) CH3COOH / CH3COO- (acétate, éthanoate)) :


CH3COOH(l) + H20  CH3COO- (aq) + H3O+ (aq)

La réaction n’est pas totale, il y a équilibre : acide faible, sa base conjuguée est aussi faible; on a alors :
CH3COO- (aq) + H20  CH3COOH (aq) + OH- (aq)

Ex 2 : NH4+ / NH3 : NH3 (g) + H2O  NH4+ (aq) + OH - (aq)


La réaction de la base n’est pas totale, il y a équilibre : base faible, son acide conjugué est aussi faible :
NH4+(aq) + H20  NH3(aq) + H3O+(aq)

Aspect quantitatif

Constante d'acidité Ka
La force d'un acide s’exprime par une constante d'équilibre K de réaction, c-à-d en f(conc) des espèces en
solution.

Soit le couple AH/A- (acide/ base). Dans l'eau (H3O+ / H2O), il s’établit l‘équilibre suivant :
AH(aq) + H2O  A-(aq) + H3O+

D’après la loi d’action de masse, On peut définir la cte d’équilibre K du couple. Cette cte est appelée cte
d'acidité du couple (Ka) :
Ka = [H3O+](eq) [A-](eq) /[AH](eq)

La cte Ka est :
 propre à chaque couple acide /base dans solvant donné (ici eau) et ne dépend que de la T°C
 Peut être exprimée en pKa (même échelle que pH) : pKa = - log10 Ka; Ka = 10-pKa

 Forces des bases

Base de Brønsted-Lowry : Soit le couple acide /base (BH+/B)


Dans H2O (H2O/ OH-), on a Les réactions suivantes :

B + H+  BH+ (un acide de force nulle)


H2O  OH− + H+
--------------------------------
Réaction totale : B + H2O  BH+ + OH−

Cte de basicité Kb : Kb = [BH+] [OH−]/[B]

 Relation (complémentaire) entre Ka et Kb d’un couple acide-base


Ka*Kb = Ke c-à-d la Constante ionique de l’eau
Ka*Kb = Ke = [H3O+]*[OH-(eq)]
Ke = constante  Si H+  alors OH- et vice versa

21
Les forces de l'acide et de la base d'un couple acide/base sont complémentaires : Cela nous indique que :
o plus un acide est fort plus sa base conjuguée sera faible
o plus un acide est faible plus sa base conjuguée sera forte.
Les ka et kb sont complémentaires, Généralement, c’est Ka qui est déterminée.

Intérêt de pKa :
1) force et classement des acides :
2) prévision de réaction
3) Diagramme de répartition (prédominance) en fonction du pH

Intérêt 1 : force et Classement des acides


Échelle d’acidité (pKa) et classement : Plus Ka est grd, (pKa est faible), plus l’acide est fort, plus la base
conjuguée est faible.

Pour toute solution aqueuse diluée, tous les acides et bases faibles auront forcément des pka compris entre 0
(pka de l’eau en tant qu’acide, H3O+/H2O) et 14 (pka de l’eau en tant que base H2O/ OH-) : 0 < pKa < 14.
(sauf pour les Acides et Bases forts)

Acides Acides faibles Acides


forts faibles
pka < 0 (ka =1) < pKa < 14 (ka = 10-14) pka > 14
0

Bases Bases faibles Bases fortes


faibles
Si pKa < 0 (Ka > 1) : ce sont des acides forts ( ex : HCl / Cl- , HNO3 / NO3-) :
 La réaction est quasi-totale ⇒ de tels acides n'existent "pas" dans l'eau (car totalement dissociés),
leurs bases conjuguées sont très faibles. Il n'est pas possible de comparer la force de deux acides
forts dans l'eau ( l'eau nivelle leur force ). "H3O+ est l'acide le plus fort pouvant exister dans l'eau".
Si pKa > 14 (ka < 10-14 ): ce sont des bases fortes (ex ion éthanolate (base forte) : CH3CH2O- , éthanol
(CH3CH2OH) acide conjugué, indifférent), pKa = 15,5));
 La réaction est quasi-totale ⇒ de telles bases n'existent "pas" dans l'eau, leurs acides conjugués sont
très faibles. Il n'est pas possible de comparer la force de deux bases fortes dans l'eau ( l'eau nivelle
leur force ). "HO- est la base la plus forte pouvant exister dans l'eau".
Si 0 < pKa < 14 : ce sont des acides et bases faibles ( ex : acide acétique (éthanoïque) CH3COOH /
CH3COO- (acétate, éthanoate)), NH4+ / NH3 )
 La réaction n'est pas totale mais équilibrée : Pour ces couples les deux formes Acide et Base
existent en solution aqueuse.

Rq : Les acides forts et bases fortes peuvent être classés dans d’autres solvants autres que l’eau.

Exemple de couples acide/base : Tableau des pKA


Nom de l’acide Formule de l’acide Formule de la base pK
Ion hydronium H3O+ H2O 0 Ka =1
acide orthophosphorique H3PO4 H2PO4- 2,12
acide carbonique CO2(aq), H2CO3 HCO3- 6,4
Ion phosphorique H2PO4- HPO4-- 7,2
Ion ammonium NH4+ NH3 9,2

22
Ion bicarbonate HCO3- CO3-- 10,2
Eau H2O OH- 14

Intérêt 2 : Prévoir le sens prépondérant des réactions (règle du gamma) :


Soit les couples acido-basiques : A1H/A1 - et A2H/A2 - ; pKa1<pKa2

Entre 2 couples acide-base de pKA différents, c'est l’acide du cple qui à la plus petite
valeur de pKA qui sera le plus fort, et c'est donc lui qui réagira sur la base de l'autre
couple, et non l'inverse.
la réaction acidobasique : pKa1<pKa2  couple A1H/A1 - est plus acide que A2H/A2 -
A1H  A1- + H+ (pKa1)
A2 - + H+  A2H (pKa2)
-----------------------------
A1H + A2-  A1- + A2H

Constante d'équilibre d'une réaction acido-basique et état de la réaction :

On peut alors dire que :


 Si K > 104, la réaction est totale vers la droite.
 Si K < 10−4, la réaction n'a pratiquement pas lieu sens direct. La réaction inverse serait quasi totale.
 Si 10−4 < K < 104, il y a un état d'équilibre.

Intérêt 3 Diagramme de répartition (prédominance) et de distribution en fonction du pH

Ka = [H3O+](eq) [A-](eq) /[AH](eq)

Si on fait sortir [H3O+ ] de la relation de Ka on a la Relation d'Henderson :


pH = pKa + log [Base]/[acide] soit : pH - pKa = log [Base]/[acide]

Par rapport à pKa, on peut prédire en f(pH) la prédominance des formes HA et A- :

Prédominance : 3 cas sont possibles :


1) si [ A-]/[ HA] = 1  log [Base]/[acide] = 0 et pH – pKA = 0  pH = pKA
2) si acide prédomine : [acide] > [Base]  [Base]/[acide] < 1
 log [Base]/[acide] < 0  pH – pKa < 0 et pH < pKa
3) si base predomine : [base] > [acide]  [Base]/[acide] > 1
log [Base]/[acide] > 0  pH – pKa > 0 et pH > pKa

Diagramme de prédominance sur une échelle pH :

Diagramme de distribution
C’est le diagramme qui indique la fraction relative (ou le pourcentage) des formes acide et basique en
fonction du pH .

23
Application de l'équation de conservation de la matière :
- la Conc du départ (100%) = à la somme [acide] + [base] (rien ne se
perd rien de se crée).

Cas d’un monoacide (a. acétique CH3COOH) : un seul pKa

Cas d’un diacide : acide carbonique en solution dans l’eau, 2 pka :


CO2 (gaz) + H2O  H2CO3  HCO3-  CO3--

Solution tampon
= une solution qui maintient approximativement le même pH
malgré l'addition de petites quantités d'un acide ou d'une base.
C’est le Mélange d’un acide et de sa base correspondante avec
[AH] = [A-], généralement un acide faible (mélange équimolaire).
Ex : couple CH3COOH/CH3COO- ou couple NH4+/NH3.

4.2 Réaction de complexation

Définition :
Une réaction de complexation est une réaction entre un acide de Lewis et une base de Lewis qui conduit à la
formation d'un complexe.

Un complexe (chélate) est un édifice polyatomique constitué :


 Atome ou l'ion central (accepter des doublets d'électrons) (ion coordinateur)
 Ligands (coordinats = chélateur) = molécules ou ions possédant au moins un doublet d'électrons
libres (liaison covalente de coordinance (ou dative)).

Exemples de ligands :
 E.D.T.A (acide éthylène diamine tétraacétique) dont la formule est :

Les formes sont notées YH4 (forme acide) et Y4- (forme base).

L’EDTA est un acide (selon Bronsted), avec 4 H+, il peut être alors défini par sa Ka; Mais il peut être défini
aussi par sa constante de dissociation Kd comme complexe;

Constante d’acidité Ka
pKa de l'EDTA, H4Y, en solution aqueuse :
pKa1 (H4Y/H3Y-) = 2,0 ; pKa2 (H3Y-/H2Y2-) = 2,7 ; pKa3 (H2Y2-/HY3-) = 6,2 ; pKa4 (HY3-/Y4-) = 10,3
Le pouvoir complexant est fortement dépendant du pH. A pH acide les formes YH4 , YH3- et YH22-, moins
complexant dominent, alors que à pH basique les formes YH3- et Y4- prédominent ; les dosages seront donc
plus précis pour des pH nettement basiques pH >10, avec la forme Y4- (choix du pH basique, pH = 10 pour la
dureté de l’eau); Par exemple la réaction de complexation du Ca 2+ s’écrit : Y4- + Ca 2+  CaY2- ; les
conditions de stabilité sont très élevées, on considère la réaction alors totale, sens 1. La réaction nous indique
aussi que le rapport stœchiométrique 1/1, une mole de Y4- réagit avec une mole de Ca 2+.

24
Constante de dissociation et de stabilité :
MY  M+ + Y-
Complexe coordinateur (ex Ca++) coordinat (EDTA)
 Cte de dissociation Kd = [M+][Y-]/[MY]  pKd est plus grd que le cplxe est stable (pKd = -log Kd =
log 1/Kd).
 Cte de stabilité Ks =Kf= 1/Kd  Ks est d’autant plus gde que le cplxe est stable.

Intérêt de pKd :
 varie ds même sens que la stabilité. Utile dans la cas :
 de la compétition entre ligands (cf Noir Ériochrome T, EDTA –Na2)
 compétition entre ligands/ ions coordinateurs:

Exemples : H2Y2-(aq) + Ca2+(aq)  [ CaY]2- (aq) + 2 H+(aq) pKd = 10.6 ; Kf = 1010,6


H2Y2-(aq) + Mg2+(aq )  [ MgY]2- (aq) + 2 H+(aq) pKd = 8.7 ; Kf = 108,7

On conclue que :
 Les Réactions sont totales, sens direct, car Kf > 104 ;
 Le pKd(Ca++) > pkd(Mg++)  Le complexe CaY2-(aq) l’emporte sur MgY2-(aq), car + stable.

4.3 Réaction de Précipitation chimique

Réaction de précipitation : apparition d’un solide insoluble (ou peu soluble) à partir d’ions en solution. Ce
solide = précipité.

Exemple :
Dissolution
Ag (aq) + Cl (aq)  AgCl (s)
+ -

Précipitation
Bien que l'on parle de réactions de précipitation, les équilibres étudiés seront ceux de la dissolution.
Les solutions (dissolution de solide) pvt être sous saturée (insaturée), saturée, ou sursaturée (existence de
dépôt, précipité).
Cas des solutions saturée ou sursaturée : Quand un précipité se forme, il y a toujours des traces de ses ions en
solution, car même si la solubilité est faible, elle n’est jamais nulle. Il s’établit donc un équilibre entre le solide
et ses ions en solution. Il y a un équilibre dynamique entre le soluté dissous et le soluté solide non dissout; On
peut alors déterminer une constante d’équilibre Ks.

Produit de solubilité Ks :

La réaction de dissolution du solide est caractérisée par :


 d’après La loi d’action de masse par une cte d’équilibre K = [Ag+] (aq) *[Cl-(aq) ]/ [AgCl(s)]
 comme l’activité du solide = 1, K devient produit de solubilité Ks :
Ks = [Ag+][ Cl-] à l'équilibre (en mol/L)
Ks varie avec le T°C. plus Ks est faible, plus le corps est stable, moins soluble (solubilité diminue)

Ks pour une température donnée, ne dépend que de la nature du composé et de la nature du solvant.

Condition de précipitation :

25
A tout moment de la réaction (état hors équilibre), on peut déterminer un quotient de réaction Qr = Qs produit
ionique : Qs = [Ag+ ][ Cl- ].

3 possibilités f(produit ionique de la solution Qs) peuvent se rencontrer :


1) Si Qs < Ks  solution sous saturée, 2 cas :
 En absence du solide : solution stable
 En présence du solide : dissociation jusqu’à Qs = Ks
2) Si Qs = Ks  la solution est en équilibre ;
3) Si Qs > Ks  sursaturation de la solution, on alors un dépôt du solide le précipité (cas utilisé
dans le dosage)

On peut définir aussi :


 Solubilité (S) : nbre max de mole de solide qu’on peut dissoudre dans 1 litre de solvant à T°C (mol/l
ou g/l).
 qd [solide] formé > S  saturation de solution vis-à-vis du solide  il y a alors précipitation du
solide.

4.4. Équilibres d’oxydoréduction : Réaction d’oxydoréduction

Les réactions d’oxydoréduction sont associées à des échanges d’électrons (énergie).

1. Réaction d’oxydoréduction :

Expérience 1 : Tige de Zn (métal) plongée dans solution en ion Cu++ ssf de CuSO4 (couleur
bleu)

Constatations :

 Altération (Corrosion) de la tige (métal) de Zn : Zn  Zn++ (soluble)


 dépôt de Cu métallique sur la tige de Zn : Cu++  en Cu (métal, solide)
 la solution se décolore peu à peu : disparition du Cu++ de la solution; il y a alors
Echange d’e-  Réaction d’oxydoréduction.

Expérience 2 : Tige de Cu dans solution de ZnSO4 : Aucune réaction  les réactions se


font dans un ordre précis.

2. Équations d’oxydoréduction ou rédox :

Zn(s)  Zn++(aq) + 2 e- : Oxydation

Cu++(aq) + 2e-  Cu (s) : Réduction

Réaction globale : Zn(s) + Cu++(aq)  Cu(s) + Zn++(aq) + énergie

Notions de Couple oxydant réducteur (redox) :

Couple redox : Ox + n e-  Red

 Ox = Un oxydant = accepteur d’électrons (ex Cu++). Il se réduit en Cu.


o = Réaction de réduction.
 Red = Un réducteur = donneur d’électrons (ex Cu ). Il s’oxyde en Cu++) :

26
o = Réaction d’oxydation.

Le Couple redox s’écrit : Ox/Red (ex Cu++/Cu)

Une réaction met en jeu :

o un transfert d’e- (pas e- libre en solution)


o deux couples redox : ex (Cu2+ / Cu) et (Zn2+ / Zn) : Ox1 + Réd2  Ox2 + Réd1
o Elle se produit spontanément dans un sens précis dans les conditions standards En f(force
relative = potentiel redox).

3. Potentiel redox

Le potentiel redox = Force relative des oxydants et des réducteurs en réaction; c’est le pouvoir à gagner ou
perdre les e- dans une réaction.

Origine du potentiel : Tout corps chimique pouvant avoir des formes oxydée et réduite, c-à-d existence sous
forme de couple redox, possède un potentiel redox, c’est une caractéristique chimique.

a. Force électromotrice de la pile (force relative)

Pile Cu/Zn = pile Daniell (Cellule électrochimique = cellule voltaïque ou galvanique)

Réalisée avec 2 couples redox Zn++/Zn et Cu++/Cu.

Les 2 couples sont liés par un fil conducteur qui


permet une réaction chimique redox indirecte des
réactifs séparés.

Lorsque le circuit électrique est fermé  la pile débite un courant électrique  pile est alors un dispositif qui
fonctionne en générateur d’énergie (cellule voltaïque). On a alors la réaction :

Zn + Cu++  Cu + Zn++ + énergie électrique

Anode et cathode d’une pile

 Le cple : oxydation de Zn (pôle – de la pile)  Anode : Zn(s)  Zn++(aq) + 2 e-


 le cple : réduction de Cu++ (pôle + de la pile)  Cathode : Cu++(aq) + 2e-  Cu (s)

La pile est représentée conventionnellement de la façon suivante : pôle- // pôle+ ex : Zn/Zn++//Cu++/Cu; c-à-
d deux demi-piles ( = 2 couples ou 2 électrodes)

La connexion des 2 électrodes (couples) par 1 fil électrique induit un courant électrique d’intensité i
(mesurable par ampèremètre) et d’une tension (mesurée voltmètre) ; ce courant c’est la force électromotrice de
la pile = potentiel de pile (volt) qui dépend de concentration en ions métalliques, du pH et de la température.

Cette force électromotrice est due à la différence de potentiel DDP (valeur maximale avant que la pile débite)
entre les 2 couples (électrodes) de zinc et de cuivre.

L’électroneutralité des 2 demi-piles et Rôle du pont salin (ou de la paroi poreuse) :

27
L’existence d’un courant électrique induit un déséquilibre ionique et de charges dans les solutions (moins de
charge + ds cathode et plus de charge + ds anode) ce qui perturbe l’électroneutralité dans les 2 compartiments
et en définitif arrête le courant électrique de la pile.

Il faut compenser ceci de 2 façons différentes :


o pont ionique (gel d’agar-agar saturé de KCl)
o membrane " conductrice " ou séparation en porcelaine poreuse entre les 2 compartiments
(migration d’ions).
L’ion Cl- migre vers anode et l’ion K+ vers cathode.

b. Mesure des potentiels standards E°.


Chaque couple redox à un potentiel redox qui :
 N’est pas mesurable indépendamment de toute autre couple redox
 Seule la DDP est mesurable (f.e.m. de la pile ou potentiel de la pile) : Nécessité d’un référentiel, par
convention = l’électrode standard à hydrogène (ESH) qui
correspond au couple redox H+/H2 (2H+ + 2 e-  H2).

Composition de l’Electrode standard (normale) à hydrogène (ESH) :


 électrode en platine
 imprégnée d’H2 (une atmosphère)
 plongée dans une solution acide 1M

Conditions standard pour cette électrode de référence :


 le pot E°(H+/ H2) est fixé arbitrairement = 0,00 V qlq soit T°C.
 p (H2) = p° = 1 bar et
 [H+] = 1 mol /L (pH = 0),
 T°C 25

Exemples de détermination de potentiel standard E° d’un couple redox :


 On réalise une pile avec le couple redox et ESH (température de 25°C)

E° = DDP = Pot de la pile réalisée avec le couple redox (Ox/Red) et ESH (à 25°C)

Exemple Cu++/Cu :

La pile réalisée avec le couple Cu++/Cu, montre que :


o Consommation des e- (réduction) au niveau la plaque de Cu 
Cu++/Cu = oxydant  cathode (pole +)
o Anode (pôle -) H+/H2 = réducteur (H2 2H+ + 2 e-)
o La tension mesurée est de + 0.34volt


Le pot de la pile (E) = E° (oxydant) – E° (réducteur)
E° = E° (Cu++/Cu) – E° (H+/H2)
E° = +0.34volt
Intérêt de E° :
 échelle des potentiels standards et classification
 Prévision des réactions redox

28
Table (échelle) des potentiels standards d'oxydo-réduction E° :

À 25°C (298 K) et pH = 0

Couples Oxy/Red E° (volts)


Oxydant le plus fort F2/F- 2,87
H2O2/H2O 1,77
PbO2/PbSO4 1,70
MnO4-/Mn2+ 1,51
Cl2/Cl- 1,36
Cr2O7=/Cr3+ 1,33
O2/H2O 1,23
Br2/Br- 1,06
NO3-/NO 0,96
Ag+/Ag 0,80
Fe3+/Fe2+ 0,77
O2/H2O2 0,68
I2/I- 0,62
Cu2+/Cu 0,34
Sn4+/Sn2+ 0,13
électrode de référence H+/H2 0,00
Pb2+/Pb -0,13
Sn2+/Sn -0,14
PbSO4/Pb -0,31
Fe2+/Fe -0,44
Zn2+/Zn -0,76
Mg2+/Mg -2,37
Na+/Na -2,70
K+/K -2,92
Réducteur le plus fort Li+/Li -3,05

Prévision réaction par la règle du gamma

Selon l’échelle des potentiels standards E° (/ à l’ESH) on a :


 Plus E° du couple est élevé, plus sa forme oxydée a un pouvoir oxydant élevé et sa forme réduite a pvr
réducteur fble.
Ou encore,
 Plus E° du couple est faible, plus sa forme réduite a un pouvoir réducteur élevé et sa forme oxydée a
pvr oxydant fble.

Sens de la réaction : règle du gamma


Soit Réaction entre 2 cples : Ox1/Red1 et Ox2/Red2 avec E°2 > E°1 :
 Selon la règle du gamma (Applicable aux conditions standards), la réaction
prépondérante a lieu entre l’oxydant le plus fort (Ox2) et le réducteur le plus
fort (Réd 1)

29
La demi réaction 1 : Red 1  Ox1 + ne-
La demi réaction 2 : Ox2 + ne-  Red2
-----------------------------
L’équation globale : Red1 + Ox2  Ox1 + Red2

Equation de Nernst
 Elle permet de calculer les potentiels dans les conditions non standards à tout instant de la pile
(variation de concentrations et température):

Rq : Les potentiels standards sont indiqués dans les tables (E 0ox ou E0red).

La Loi de NERNST est sf : E = E0 + RT/nF . ln [Ox]/[Red] Avec : R = cte des gaz parfait, T = T° absolue °K
(T°C + 273), F = cte de farday (96 500 coulomb), n = nbre d’e- mis en jeu et E0 = E /ESH (cf table)

A 25°C, le facteur, transformation du ln en log :

c. Aspect quantitatif calcul de la constante d’équilibre K (Evolution de la réaction)


Mélange direct en solution

Soient les deux couples redox :


n2 Ox 1 + n1 Red 2  n1 Ox 2 + n2 Red 1
La réaction redox globale est caractérisée par Qr et K à l’équilibre :

n2 n1
a(Red1) .a(Ox2)
Qr = ------------------------------ Avec a = activité
n2 n1
a(Ox1) .a(Red2)

Le quotient Qreq, à l’équilibre c’est la constante K.

Sens de la réaction :

Si Qr < K0(T) (Q/K < 1) l‘évolution se fait sens direct  (sens 1)


Si Qr > K0(T) (Q/K>1) l‘évolution se fait sens inverse  (sens 2)
Si Qr = K : état d‘équilibre final ;

Prévision de la réaction d’oxydoréduction d’une pile redox

La réaction d’oxydoréduction décrivant le fonctionnement de la pile s’écrit :


n1 Red 2 + n2 Ox 1  n1 Ox 2 + n2 Red 1; Avec E1 = pot (Ox1/Red1) et E2 pot
(Ox2/Red2); Le pot E de la pile ou la DDP d’une pile redox : ∆E = E1 – E2.

Sens de l’évolution d’après E (∆E) de la pile : Trois cas peuvent se présenter :


 1er cas : ∆E > 0  E1 > E2 : Ox1 se réduit et Red2 s’oxyde, la réaction chimique évolue ds le sens
1 ();
 l’électrode 1 est le pôle positif (cathode)  réaction de réduction;
 l’électrode 2 est le pôle négatif (anode) de la pile  réaction d’oxydation;
 2ème cas : ∆E < 0  E2 > E1 : Ox2 se réduit et Red1 s’oxyde, la réaction chimique évolue ds le
sens 2 ();
 l’électrode 1 est le pôle négatif (anode)  réaction d’oxydation
30
 l’électrode 2 est le pôle positif (cathode)  réaction de réduction
 3ème cas : ∆E = 0  E2 = E1 : système est à l’équilibre
 Aucun courant ne circule  aucun transfert d’électrons, la pile ne débite plus;

Sens de la réaction et type de transformation (quantitative ou équilibrée) :

La constante K peut être estimée à partir des pot standards des couples de la réaction : K = 10 n1n2ΔE°/ 0,059 ou
généralement 10 nΔE°/ 0,059 . On peut dire que + les potentiels E° sont éloignés  Plus K est grand, plus la
réaction est quantitative.

Avec un nombre d’é- échangé = 1 et un ∆E° = E°oxy – E°red = 0,25 v, on fixe un seuil de K = 104 :
 si K > 104  la réaction est quantitative (totale) et rapide et unique, sens direct.
 si K< 10−4, la réaction n'a pratiquement pas lieu sens direct. La réaction inverse, indirecte serait
quasi totale.
 si 10−4 < K<104  réaction est non quantitative en équilibre (réaction limitée);

d. Propriétés oxydoréductrices de l’eau : l’auto-électrolyse


 L'eau à un caractère oxydoréducteur double (Caractère amphotère); L’eau peut, suivant les éléments en
présence, se comporter comme un oxydant (faible) par l'élément H (n.d =+1) : H2O(+I) ou en un
réducteur (faible) par l'élément O (n.d = -2) : H2O(-II).
 L'eau oxydant (réduction = accepteur d‘e-) Couple (H2O / H2 ) ou (H+/H2)

2H2O + 2e-  H2 + 2OH-


2H+ + 2e-  H2
 L'eau réductrice (oxydation = donneur d‘e-) Couple (O2/H2O)

2H2O  O2 + 4H+ +4 e-


Cette décomposition de l’eau, c’est l’Électrolyse; on peut la réaliser par cellule électrolytique.

En présence de l’eau les métaux peuvent être altérés, décomposés, c’est ce que l’on appelle la Corrosion
métallique ; ci-dessous le Diagramme de Pourbaix (cf pH) nous donne une idée sur cette altération en milieu
aqueux.

Diagramme potentiel-pH et Domaine de stabilité de l’eau

Diagramme potentiel-pH de l’eau :

Les 2 couples en présence sont :


 Couple 1 (H2O / H2 ) : H2O + e-  1/2H2 + OH-
Ce qui peut s’écrire : H+ + e-  1/2H2
 Couple 2 (O2/H2O) : 1/2O2 + 2e- + 2H+  H2O

Les potentiels de chaque couple redox s’écrit :


 Couple 1(H2O /H2 ) ou (H+/H2), l’équation de Nernst pr le cple
s’écrit :

Pour pH2 = 1 atm et sachant que E°H+/H2 = 0V, L’expression devient : E1 = 0.06 * log[H+] = - 0.06pH.
L'eau est susceptible d'oxyder tout réducteur dont E (couple) < E1 (ex Na)  réduction de H2O et
Dégagement de H2.

31
 Couple 2(O2/H2O), l’équation de Nernst pour le cple s’écrit :

Pour pO2 = 1 atm et sachant que E°O2/H2O = 1.23V, L’expression devient :


E2 = 1.23 - 0.06pH. L'eau est susceptible de réduire tout oxydant dont
E (couple) > E2 (ex F2)  oxydation de H2O et Dégagement de O2.

Diagramme potentiel -pH de l'eau : Domaine d’oxydation et de réduction de l’eau :


 Domaine de réduction (formation de H2) : Ex Réd fort = Na+/Na : 2H2(+I)O + 2Na → 2Na+ +
H2(0)+ 2OH - (formation de NaOH et H2), la réaction est total : Na n’existe pas en solution aqueuse;
seul Na+ (Ox) existera en solution aqueuse et est dit inactif;
 Domaine d’oxydation (formation de O2) : Ex Oxydant fort = F2/F- : H2O(-II) + F2 → 2HF + O2(0) ,
la réaction est total: F2 n’existe pas en solution aqueuse; seul F- (Red) existera en solution aqueuse
et est dit inactif;

Partie 2, Chapitre 1 : Chimie des eaux naturelles (douces).

Sous chap 1 : Compositions chimiques des eaux naturelles (douces).


Sous chap 2 : Classification et qualité des eaux naturelles.

Introduction

Terminologie (général)et Différents types d'eau


 Eau de pluie (pluviales) : eau de précipitations
atmosphériques avec composantes d’origine
naturelle ou industrielle (avec certains
polluants f(qualité de l’air)) : des gaz dissous
CO2, SO2, NH3, oxyde d'azote NOx,
poussières (aérosols) parfois des ions (Na,
Cl...)

 Eau naturelle = eaux aux caractères non altérés par l'activité humaine :
 Eaux continentales : eau située sur le continent
 Eaux souterraines (eaux d’infiltration, eaux de nappes),
 Eaux de surface ou superficielle :
o Eaux stagnantes (lacs, retenues de barrages) = eau lacustre ou
o Eaux en écoulement (rivières, fleuves) = eau fluviale
 Eaux de mer et océans

 Eau douce :
o Eau ayant une faible teneur en ions de calcium et magnésium.
o Eau qui renferme peu de sel ou pas du tout.

 Eau de ruissellement = eau pluviale et de fonte de neige s’écoulant sur la surface du sol; elle contient :
 des sels minéraux,
 des gaz dissous,

32
 des suspensions colloïdales (hydroxydes, argiles...), des particules (sable, déchets
organiques, microbes...) et polluants se trouvant dans le sol.

Le cycle de l'eau dans la nature

= le cycle représente la circulation générale de l'eau, en circuit fermé avec changements d'état, entre les
différents réservoirs.

Eau :
 Abondant dans l’hydrosphère,
 Moins dans la lithosphère
 En très faible quantité dans l’atmosphère.

Les différents réservoirs :


 L'eau salée liquide des océans : c'est le réservoir le plus important 97% .
 l'eau douce liquide Eaux continentales (cours d'eau, lacs, étangs d'eau douce, marais) et Les glaciers
~3%
 l'eau atmosphérique (vapeur d'eau) 0,001%
 L’eau dans la Biosphère  0.00005 %

Les flux entre réservoirs :


 Solidification /fusion (chgt d’état liquide /solide)
 L'évaporation chauffée par le rayonnement solaire, (chgt d’état liquide /gaz)
 Les évapotranspirations = la transpiration des végétaux (chgt d’état liquide /gaz)
 Les précipitations (chgt d’état liquide /gaz)
 Le ruissellement = écoulement des eaux à la surface des sols
 La recharge des nappes souterraines et écoulement par :
- L’infiltration (fissures naturelles des sols et des roches )
- La percolation, en migrant lentement à travers les sols

Sous chap 1 : Compositions chimiques des eaux naturelles (douces).

Eau naturelle est un corps non pur, elle est imprégnée par les échanges avec la roche (contact, dissolution,
hydrolyse………) et à avec l’Atmosphère (échanges gazeux : f(pression partielle)). (Déjà dans l’eau de
Pluie : Apport d’éléments dissous et de particules)

I- Action de l’eau sur le milieu environnant : roche et atmosphère :

Contact avec l’atmosphère :


 échange et dissolution des gaz

Contact et Action sur la roche (aquifère) :


 altération mécanique : fragmentation de la roche (renforcée par T (gel - dégel, chaleur))
 altération chimique : réactions d’hydrolyses, d’oxydations, d’hydratations, de décarbonatations :
o Dissolution : sels mnx et roches salines
 NaCl + H2O (dipole)  Na+ + Cl- + H2O
o Oxydation et réduction : ex Minéraux de fer
o Hydratation = molécule anhydre fixe molécules d'eau :
 CaSO4 (anhydrite) + 2H2O  CaSO4. 2H2O (gypse)
o Décarbonatation (calcaires et dolomies) par CO2 dissous :

33
CO2 + H2O <==> H2CO3 <==> HCO3- + H+
H+ + CaCO3 (s) <==> Ca++ + HCO3-
-----------------------------------------------
CaCO3 (s) + CO2 + H2O <===> Ca (HCO3)2 soluble
o Hydrolyse = action de H+ et OH- (destruction des minéraux par acidité de l’eau), Cas d'un
feldspath sodique l'albite :
 Hydrolyse totale : NaAlSi3O8 + 8H2O -----> Al(OH)3 + 3H4SiO4 + Na +, OH -
 hydrolyse partielle : Formation de kaolinite:
NaAlSi3O8 + 11H2O -------> Al2Si2O5(OH) 4 + 4H4SiO4 + 2(Na+, OH -)
albite + eau ----------> kaolinite + ac.silicique + ions

Origine et Apports des composés chimiques dans un écosystème (apports interne/externe) :

Composition par rapport à l’origine (interne/externe):


 Apports autochtones (minéraux authigènes). Ex. régions arides :
o Evaporites (lacs à évaporation forte > précipitations))
o matière vivante, biogène (bactéries, zooplancton, phytoplancton…)
 Apports allochtones :
o Bassin versant par ruissellement, lessivage des sols (pluie), Au niveau des lacs : apports
fluviaux, glaciaires; Apport Matières vivante et mortes (plantes, forêts, animaux) = MO
o éoliens (vent) : dépôt de particules : sables, débris organiques (vivants ou mort)
(important dans le cas des BV de petites tailles, ex lac de cratère).

II- Caractéristiques physicochimiques et principaux constituants des eaux naturelles (mnx et


organiques)

 Paramètres mesurés in situ :


o T°C, O2, pH, conductivité
 Paramètres mesurés en labo :
o éléments minéraux :
 évaluation globale
 Conductivité électrique
 Minéralisation ou résidus secs
 Salinité (exprimée en TDS) = solides dissous
 évaluation spécifique :
 ions et anions :Ca++, Na+, Cl-, SO4--, HCO3…..
 paramètres associés : TA, TAC, TH (dureté), SAR (sodium adsorption
ratio)….
o matières en suspension (MES) et matières volatiles en suspension (MVS)
o matières organiques
 évaluation globale
 DBO5, DCO, oxydabilité au permanganate,
 évaluation spécifique
 dosage pesticides, insecticides, hydrocarbures..
o composés azotés : NO2-, NO3-, NH4+, N org
o composés phosphorés : PO4---, P org
o éléments toxiques (métallique et organique)….

1- composés minéraux

34
1-1- Gaz dissous : O2, CO2 et N2
1-2- Electrolytes minéraux (sels) :

 Catégorie d’électrolytes. On distingue :


o Eléments fondamentaux
o Eléments caractéristiques

a- Eléments fondamentaux : pourquoi fondamentale ?

Fondamentaux car généraux dans n’importe quelle eau naturelle.

 Composition :
o Système calco-carbonique :
 H2CO3
 HCO3- (Bicarbonate car il est à la fois acide et base)
 CO3- -
 Ca++
Comme ttes réactions chimiques en équilibre :
*l’équilibre est f(pression (en présence d’un gaz), pH, T, conc)
*les proportions des constituants du système pvt être calculées par la loi d’action de masse

o Dissociation de l’eau : H2O <==> H+ + OH-

b- Eléments caractéristiques : Pourquoi caractéristiques ?

Caractérisent une eau : donne une empreinte (faciès), une particularité.

 Composition :
o Tous les éléments autres que ceux fondamentaux :
 Mg++, Fe++, Mn++, Al+++, Cl-, SO4--, NO3-, SiO3,……..
 Eléments traces

2- composés organiques
= la matière formée des êtres vivants végétaux, animaux, ou micro-organismes ( la biomasse, ou la matière
résultant de leur décomposition  Dégradés).
 Composition : on les classe en :
o Substances non humiques
o Substances humiques

a- Substances non humiques :

o Produits de base du métabolisme :


 Protéines et aa
 Sucres simples, polysaccharides
 lipides et graisses
 pigments
 vitamines…..

b- Substances humiques :

 Définition :

35
o Complexes organiques brun noir
o obtenus par dégradation et transformation de composés organiques complexes (lignine,
cellulose, protéines, tanins….) par les microorganismes (bactéries, champignons, faune……)

Molécules (noyaux aromatiques)

III- Chimie de l’eau et Paramètres physicochimiques

Rappel :
Expression des concentrations (titre) :
La proportion du soluté dans la solution (dosages chimiques) peut être exprimée de différentes façons :
 conc massique : g/l
 conc molaire ou Molarité : mol/l
 conc normale ou Normalité éq /l (éq = équivalent gramme)
 ppm (partie pour million)

Définitions :
 La concentration massique d'une solution correspond à la masse de soluté dissout ou dilué dans 1 L
de solvant.
 La molarité (CM) = le nombre de mole du soluté par litre de solution (elle s’exprime en nombre de
moles/litre de solution).
 La normalité (N) = le nombre d‘équivalents grammes de soluté par litre de solution (elle s’exprime
en N ou éq.g/l).
 Equivalent gramme ou équivalent est la fraction de mole mettant en réaction 1 mole d’espèces
chimiques réagissantes H+ ou e- ; Ou encore la quantité de substance comprenant 1 mole de l’espèce
chimique considérée (H+, OH–, e–, etc.).
 L’équivalent gramme (masse équivalente) d’un composé =
masse molaire/électron valence

Paramètres physicochimiques
1- Paramètres mesurés in situ

a- T°C :
 La valeur est liée
o à la T°C de l’air
o cas de pollution : activités industrielles (centrales thermiques)

Elle affecte les propriétés physicochimiques de l’eau : La densité et viscosité, La tension de vapeur, donc
l’évaporation, La solubilité des gaz et Les vitesses des réactions chimiques.
C’est un facteur important aussi dans la vie aquatique. Elle affecte le métabolisme des organismes vivants
(vitesses des réactions chimiques et biologiques (enzymatiques), ce qui entraine de graves conséquences sur
écosystèmes : favorise eutrophisation : production primaire : MO et intensifie les conditions d’anaérobiose :
fermentation (acides volatils (organiques et H2S)  mauvaises odeurs mauvaise qualité

Mesure : sonde (appareils portatifs)

b- pH:

Le pH se définit comme le logarithme négatif de l’activité de l’ion hydrogène : pH = -log10aH+

36
Importance :

 régit un grand nombre d'équilibres physico-chimiques et de réactions biologiques :


o Acido-basique : NH4+/NH3 (toxicité), Système calcocarbonique (agressivité entartrage)
o Solubilité (Ks) et précipitations : Système calcocarbonique (agressivité entartrage) CO32-
(CaCO3), des PO43- (apatites, vivianites), fer (Fe(OH)3)….
o Composés réactifs, ex Echanges aux interfaces eau sédiments : Adsorption /relargage (argiles,
Matière humique, oxydes de fer et Mn)
o Réactions enzymatiques et métaboliques
 Corrosion et diagrammes E- pH : effet de O2 et H+

Diagramme de Pourbaix du fer (domaines d’existence du fer)

 Fer métallique en milieu acide : effet du pH ( en zone moins aérée,


O2 fble)) : Fe(s) + 2H+  Fe2+(aq) + H2(g) puis oxydation en Fe3+ 
oxydation est accélérée par H+ par rapport au milieu neutre et
basique.
 Fer métallique en milieu alcalin : effet de O2 et OH- (oxydation + hydroxydes) :
o Fe + 2OH−  Fe(OH)2 + 2e− et O2 + 2H2O + 4e−  4OH−
o Fe2+ (aq) + 2 HO–(aq)  Fe(OH)2 (s); 4Fe(OH)2 (s) + O2 (g) + 2H2O (l)  4Fe(OH)3 (s); 2Fe(OH)3 (s)
se transforme spontanément en Fe2O3, 3H2O (oxyde de fer III hydraté).

Le Fer au contact d’humidité, il y a création d’une micropile, qui conduit à l’attaque et la décomposition du
fer, la corrosion.

Domaine de Corrosion, passivation et immunité


 Zone de stabilité thermodynamique du métal, donc immunité;
 Zone où le métal est ssf d'ion en solution donc corrosion;
 Zone ou le métal est ssf de précipité (solide) protecteur du métal, donc passivation;

37
La passivation ou passivité des métaux ou des alliages (fer pH > 2), c’est l’état où la vitesse de corrosion est
ralentie par la présence d'un film passif naturel ou artificiel qui apparaît spontanément par oxydation (oxydes
insolubles = un obstacle qui ralentit les processus ultérieurs).

Classification :
 Dans les eaux naturelles, le pH dépend de l’origine et de la géologie du milieu :
o Région granitique (roche acide : SiO2 + H2O =H2SiO3) et tourbière : pH 5-6
o Région calcaire (roche basique), bras mort rivière, forte production vég, pH 8-8,5
 Il varie en fonction du système bicarbonates-carbonates.
 En général :

pH < 5 Acidité forte => présence d'acides minéraux (H2SiO3) ou


organiques dans les eaux naturelles
5,5 < pH <8 majorité des eaux de surface et souterraines
pH = 8 Alcalinité forte, évaporation intense

Mesure :

 Colorimétrique :
o comparaison à des solutions préparées à partir d’indicateurs colorés ;
o Papier pH
 Electrochimie (potentiométrique) à l’aide :

o Des électrodes :
 d’une électrode de verre, dont le potentiel varie en fonction de la concentration des ions H+
suivant l’équation de Nernst. E = E0 + 2.3RT / nF * log [H3O+]
 le pot E est mesuré par rapport à une électrode de référence Ag+/AgCl (E constant).
o d’un potentiomètre (pH-mètre).

c- O2 dissous

38
 Origine :
o Diffusion et aération à partir de atm (O2 = 20% en volume de l’air)
o Photosynthèse (photolyse de l’eau, variation en f(journée, lumière, nutriments…))

6CO2 + 12H2O + lumière → C6H12O6 + 6O2 + 6H2O.

Mais consommation par :


 Respiration
 Oxydation de MO
 Nitrification

Importance du paramètre :
 Teneur et solubilité (relativement faible dans l’eau) :
o Généralement une eau très aérée est sursaturée en oxygène (torrent),
o une eau chargée en matières organiques dégradables est sous-saturée.
o f( T°C) dans une eau en équilibre avec atm
:


On parle de % de saturation au lieu du mg/l.

La teneur en oxygène dissous :


 Définit la Nature de l’écosystème :
 présence ou non d’O2 : (oxycline des
lacs) : oxie (présence d’O2, zone
eutrophe épilimnion) ou anoxie
(absence d’O2, zone aphotique
hypolimnion).
La stratification de l’O2 dans les lacs et retenues (au Maroc surtout en période de sécheresse et en été) change
les conditions de potentiel redox et du pH au fond de l’eau et crée des conditions néfastes à la biocénose et
impacte ainsi les cycles biogéochimiques le l’azote N, P, C, S, Fer, Mn… (ex barrages en période de
sécheresse, dégradation de la qualité eau). En définitif, il y a dégradation de la qualité de l’eau.

Dosage :

Méthode Volumétrique (Iodométrie) : Winkler

Principe
 Formation de l’hydroxyde manganèse par :
o l’addition de sulfate de manganèse (MnSO4) et de NaOH.
 Réaction de l’O2 dissous et Mn(OH)2  Mn(OH)3.
 En milieu acide Mn(OH)3 oxyde I-  I2.
 Dosage de I2 par le thiosulfate de Na (indicateur : empois d’amidon).

Réactions mises en jeu :


(1) formation de l’hydroxyde manganèse (précipité):
MnSO4 + 2NaOH  Mn(OH)2 + Na2SO4
(2) fixation de l’oxygène dissous par oxydation de Mn2+ en Mn3+ :
4Mn(OH)2 + O2 + 2H2O  4Mn(OH)3 (précipité)
(3) en milieu acide : formation de I2 : (oxydation de I- en I2 par Mn3+)
2Mn3+ + 2I- + H+ (acide)  I2 + 3Mn2+

39
(4) Dosage volumétrique du I2 formé :
 par le thiosulfate de sodium (réaction d’oxydoréduction où les couples redox mis en jeu sont I2/I- et
S4O62- /S2O32-) :
2 S2O32- + I2  2 I- + S4O62- (tetrathionate)
 Le point d’équivalence :
o Indicateur : empois d’amidon (= amidon ds l’eau bouillante)
o virage : disparition de couleur bleue (Indred (incolore), Indox (bleu), E° = 0,6V)

Méthode Electrochimique (sonde polarographique): sonde, électrode à membrane (téflon ou polyéthylène)


semi perméable (diffusion de O2) (imperméable à l’eau et aux éléments en solution) :
Avec le maintien une différence de potentiel de 0,7 V :

o Anode (oxydation) en :
 Plomb ou argent
Pb + 2OH-  PbO + 2H2O + 2 e-

o Cathode (réduction de O2) en :


 Platine, or, argent, carbone
O2 + 2H2O + 4 e-  4OH-

Il y’a réduction de l’O2 qui engendre un Courant électrique f(O2)

2- Eléments minéraux

2-1 Evaluation globale

a- Minéralisation ou résidus secs ou TDS (solides dissous)

Définition :
Concentration et Teneur en sels dissous (Na+, Ca++, Mg++, Cl-, SO42-, …...) recueillis après évaporation d’1
litre d’eau.

Dosage : gravimétrie (détermination de la masse)

Protocole expérimental :
Filtration (élimination des MES) et passage étuve pendant 4 heures à 105 ou 110°C (ONEP), 180°C (UE).
Enfin pesée dans balance de précision.

Rq :
à 180°C une partie des HCO3- est transformée en CO3--(CO2)

Généralement :
 Résidus secs > 500 mg/l : eau moyennement minéralisée à riches;
 RS < 500 mg/l : eau faiblement à très faiblement minéralisée

b- Conductivité électrique = évaluation rapide mais approximative de la minéralisation

 L'eau pure conduit mal l'électricité (cf autoprotolyse de l’eau), mais l'eau naturelle = bon conducteur
du courant électrique car elle contient des solutés dissous, le plus souvent des sels.

Définition :

40
Aptitude d’une eau à laisser passer un courant électrique (conductance d’une colonne d’eau comprise entre
deux électrodes métalliques de platine ou recouverte de noir de platine) (avec pont de Kohlrausch  éviter
l’électrolyse).

C = 1/R x L/S
 L/S = constante de la cellule K en cm -1
avec :
 R = résistance
 L = distance entre les 2 électrodes en cm (généralement 1
cm)
 S = surface de plaque de palatine en cm2 (généralement 2
cm2)
 C en siemens/ cm (exprimée aussi en µS/cm). La cond de référence est à 25°C.

Lors de mesure faire attention :


 choix de K de l’électrode qui dépend de la valeur de la conductivité.
o Choix de l’électrode pr chaque type d’eau
 Vieillissement de l’électrode :
o vérifié par la mesure de K avec un étalon :
 KCl : 0,7455 g/l à 25°C (=10 méq/l de KCl)  conductivité de 1412 µs/ cm
 La valeur de Kcell est ensuite déduite du rapport entre la conductivité mesurée et celle
tabulée.
o en cas de vieillissement replatinage des électrodes :
 Plonger l’électrode dans une Solution de platine et alimentation avec un courant.
 effet de la T°C : mesures très sensibles à la température :
o ex : cond d’une solution de KCl à 1 mol.L-1 =
 102 mS.cm-1 à 20°C et
 112 mS.cm-1 à 25°C.

Prévoir la mesure de la T°C si l’appareil ne corrige pas automatiquement la valeur.

Formule : Cond à 25°C = Cond à T°C donnée x F (valeur tabulée)

Estimation de la minéralisation à partir de la conductivité : 600


Conductivité (valeurs

o Par calcul : 500


arbitaires)

400
300
200
Courbe de corrélation : montre 2 parties : 100
0
0 500 1000 1500
ere
1 partie : linéaire Minéralisation (valeurs arbitraires)


Possibilité d’évaluer la
minéralisation à partir de la conductivité :

Formule générale cf Rodier:

Minéralisation (mg/l) = cte (=688 000) x conductivité S/cm à 20°C

o appréciation grossière :
 Conductivité < 100 µS/cm  minéralisation très faibles
 100 < cond < 200  minéralisation faible

41
 200 < cond < 600  minera moyenne
 600 < cond < 1000  minéralisation importante
 cond > 1000 µS/cm  minéralisation élevée

c- Salinité

 C’est la Masse des solides de 1 Kg d’une eau séchée à 480°C. (Grandeur sans dimension car exprimée
en ‰)
 La salinité sans unité, mais elle est svt exprimée en g/kg d’eau ou en g/l, en pour mille ppt (parts per
thousand, ou parts pour mille).

Du fait que la salinité est définie dans l’eau de mer, et que la T°C 480 °C mesure aussi la MO), Cette méthode
n’est pas utilisée pr eau naturelle; La Salinité est mesurée alors par d’autres méthodes : Comme les TDS (idem
résidus secs) = solides dissous, la conductivimètre (mS ou µS/cm) et par salinomètre qui est un conductimètre
qui exprime la salinité en teneur en NaCl/L.

Dosage :
 gravimétrie (résidu sec)
 Capteur à Sonde des TDS seuls (portatif) ou Analyseur multiparamètres (pH / mV / conductivité / TDS
/ salinité).

d- Titre alcalimétrique (TA) et titre alcalimétrique complet (TAC).

Définition :
L'alcalinité d'une eau se définit comme sa capacité à neutraliser un acide.

Alcalinité d’une eau ou TAC correspond à :


o bicarbonates HCO3- (Hydrogénocarbonates)
o TA :
 Carbonates CO32- (alcalins caustiques)
 Hydroxydes OH- (alcalis libres)

Elle peut être augmentée par :


 Les borates, les silicates, les phosphates, ammoniaque (rejets urbains)
 certaines MO
 produits basiques ou acides (rejets industriels)

Importance :
 Effet tampon de HCO3-
 Relation avec :
 Dureté : réaction avec Ca++ et Mg++;
 Agressivité et Entartrage (f(pH, T°C, TH))

En général, Le pH agit aussi sur :

 la corrosion (diagramme de Pourbaix du Fer)


 le caractère agressif et incrustant :
o pH< 7 : eau agressivité (corrosion des ciments et métaux des
canalisations)
o pH > 7 : eau incrustante (dépôt incrustant)

42
Dans la nature, le Contexte géologique influence la minéralisation de l’eau et son pvr agressif ou incrustant :
 dans les Massifs granitiques, sableux peux solubles  eau peu minéralisée, Mais riche en CO2
dissous ( agressive) : Fort pouvoir de dissolution
des matériaux (et conduites)
 dans les Massifs carbonatés (calcaire) propice à la
dissolution  eau riche en sels, fortement
minéralisée ( incrustante) : Forte tendance à la
formation de dépôt (et sur les conduites).

Dans une piscine :


Pour avoir un pouvoir tampon suffisant, il est recommandé
d’avoir un TAC compris entre 8°F (80mg/l CaCO3) et 14°F
(140mg/l). Sinon bcp de problème.

Comment savoir est ce qu’une eau est agressive ou


incrustante ?

Analyse de l’Equilibre calcocarbonique : Voir la teneur du CO2 en équilibre avec H2CO3 : CO2 (gaz) + H2O
 H2CO3  HCO3-  CO32- + Ca++.

Essai au marbre :

Principe :
Lorsqu’une eau atteint son équilibre, elle peut soit déposer des sels (elle est dite incrustante) soit elle en fixe
(agressive)

Mode opératoire : 1/3 de marbre + eau


(Éviter l’introduction de l’air ; boucher hermétiquement)

Mesure :
A T = 0  pH = pHo et conductivité Co
Au bout de 48 heures  pH = pHs et conduc Cs

pHs (pH de saturation ou d’équilibre) = pH théorique que doit avoir l'eau pour se trouver en équilibre avec le
CaCO3.

Interprétation :

3 cas sont possibles :

1- pHs > pHo et Cs > Co  eau agressive

pHs augmente  consommation des CO2



CaCO3 (sol) + H2O + CO2 (acide)  H2O + CaHCO3(solution)

Augmentation de alc et conduc

2- pHs = pHo et Cs = Co  eau inerte ou équilibrée

3- pHs < pHo et Cs < Co  eau incrustante

43
pHs diminue  production de CO2 c-à-d d’un acide

Ca(HCO3)2 (solution)  CO2 + H2O + CaCO3 (solide)

Diminution de alc et conduc

Rq : cette dernière réaction se passe dans les chaudières mais par stripping de CO2 et dépôt de CaCO3
(Réaction est d'autant plus totale que l'on se rapproche de 100ºC) (cf dureté).

Dosage :
 Méthode acidimétrique : Neutralisation par un acide en présence d’un indicateur coloré :
 Phénol phtaléine (zone de virage pH 8,3)  TA
 Méthylorange (encore appelé hélianthine) ou bromocrésol (zone de virage pH 4,5) 
TAC = (alcalinité)
 Méthode potentiométrique (en présence des MES et PO4---) :
 pH mètre

EXPRESSION DES RESULTATS (Notion d’équivalent-gramme noté eq) : mg/l CaCO3; en éq/l : 1 éq/l = 50
g/l de CaCO3, 1méq CaCO3/l = 5°F. 1°F = 10 mg/L de CaCO3. Ou en mg/l HCO3-.

Détermination des différentes formes de carbone minéral en fonction du TA, du TAC :

Espèces Valeurs comparées des titres alcalimétriques.

TA=0 TA=TAC
TA< TAC TA= TAC TA> TAC
OH- 0 0 0 2.TA-TAC TAC
CO32- 0 2.TA TAC 2.(TAC-TA) 0
HCO3- TAC TAC-2.TA 0 0 0

Exemple : TAC=80ºF ; TA=35ºF . [OH-]=0 ; [CO32-]=70ºF [HCO3-]=10ºF

e- Dureté ou titre hydrotimétrique (TH)

Terme dureté = dur de se laver avec une telle eau

Définition :
La somme de concentrations des cations métalliques alcalino- terreux (Be, Mg, Ca, Sr, Ba, Ra) à l’exception
de ceux des métaux alcalins (Li, Na, k, Rb, Cs).
= généralement Ca et Mg.
Types de dureté :
 dureté totale ou TH = teneurs des ions Ca++ et Mg++
 dureté calcique = teneurs des sels de Ca++
 dureté permanente ou non carbonaté = dureté liée aux sulfates et chlorures.
 dureté carbonaté (= temporaire) = teneurs en bicarbonates et carbonates de Ca et Mg.

La dureté carbonaté = dureté totale – dureté permanente

44
Rq : Relation entre TH et TAC, Si TH > TAC : existence à la fois des duretés temporaires et permanente

Classification et teneur :

Valeur f (nature terrains traversée) :


 terrains calcaire dolomitique et gypseux : valeur élevée (1g/l CaCO3)
 terrains cristallins métamorphique : valeur faibles

En f (valeur du TH et des pays), on distingue des échelles dont les limites diffèrent légèrement :

Plage de valeurs du titre hydrotimétrique (TH) :

TH (°f) 0à7 7 à 15 15 à 25 25 à 42 > 42

Qualité de
Très douce Douce Moyennement dure Dure Très dure
l’Eau

Dosage :
 Titrimétrie par complexation à l’EDTA (idem Ca++ mais à pH différent)
 Spectrophotomètre à flamme

Titrimétrie par complexation :

Dureté totale (TH) : Dosage s'effectue :


 par l'EDTA à pH = 10 (éviter la précipitation de Mg++)
 indicateur : Noir ériochrome T (NET), spécifique au Mg++;
 Équivalence : virage du rouge au bleu (Ind. libre).

Dureté calcique : Concentration en sels de Ca++. S'effectue :


 à pH > 12 (précipitation (Mg(OH)2))
 indicateurs (spécifiques au Ca++) : soit :
o indicateur de Patton et Reeder ou Calcone :
 Équivalence pour les 2 : virage du rouge au bleu (Ind. libre).
o murexide : rose au pourpre

Dureté permanente ou non carbonaté : dureté après précipitation des carbonates = dureté qui persiste
après ébullition de l’eau (= sulfates et chlorures de Ca et Mg) :
o ébullition prolongée :
 stripping de CO2 (provenant de HCO3)
 précipitation CaCO3 et MgCO3
o élimination du précipité par filtration
o dosage : idem dureté totale (avec le NET).

Dureté magnésienne : Concentration en ions magnésium. S'effectue par :


 un dosage à l'EDTA à pH = 10,
 précipitation du Ca++ ssf d'oxalate de calcium
 élimination du précipité par filtration,
 dosage : idem TH (avec le NET).

45
f- Chlorure :
Il existe principalement sous forme de NaCl, KCI et CaCI2

Méthode argentimétrique : = c’est une méthode qui utilise le plus souvent l’ion argentique Ag+

3 méthodes peuvent être utilisées :

 La gravimétrie : pesé d’un précipité (filtré, lavé et seché)


Cl- + (Ag+ NO3- )  AgCl(s) + NO3-
 La titrimétrie : utilisation d’une solution titrée d’Ag+ :
a. méthode de Mohr, dosage de Cl- (milieu neutre) :
i. réaction de l’argent avec Cl-
1. KCl + AgNO3 (titrant)  AgCl (précipité) + KNO3
ii. Indicateur : K2CrO4=chromate de K+ (jaune)
1. K2CrO4 + 2 AgNO3  Ag2CrO4 (teinte rougeâtre) + 2 KNO3

b. méthode de charpentier volhard (milieu acide)


i. réaction de l’argent avec Cl-
1. KCl + AgNO3 (titrant en excès connu)  AgCl (précipité) + AgNO3 (excès)
ii. titrage par retour de l’excès de AgNO3 par thiocyanate de NH4
1. AgNO3 (en excès) + NH4SCN  AgSCN (précipité) + NH4NO3
iii. Indicateur : alun (sel) de Fe(III) ssf de NH4Fe(SO4 )2,12H2O.
1. Fe3+ + SCN-  [FeSCN]2+ (rouge)

 La potentiométrie : le point d’équivalence est déterminé par potentiométrie (variation du pot redox
par rapport à une électrode de référence).

g- Nitrites (NO2-)

Origine :

Nitrification autotrophe : NH4+ + 3/2O2 → NO2- + 2H+ + 2H2O


Nitrosation ((en conditions : aérobies) genre Nitrosomonas, Ammonium Oxidizing Bacteria)

Importance :
- Dans l’eau : Forme fugace, teneur généralement faible;
- Toxique : cf NO3-

Dosage : 2 étapes

Colorimétrie par diazotation (réaction de Griess) : 2 étapes


o diazotation :

Amine I aromatique (sulfanilamide) + NO2- (en milieu acide)  ion de diazonium

NH2-SO2

o copulation avec une autre amine aromatique:

46
Ion de diazonium + amine aromatique N-(1-Naphtyl)éthylènediamine (NED)  cplexe azoïque rose, DO à
540 nm.

3- Eléments organiques

a- Test d’oxydabilité au permanganate de potassium (KMnO4) :

- Le principe est analogue à celui de la DCO. Le K2Cr2O7 est remplacé par le KMnO4 comme
oxydant.
- La réaction peut avoir lieu en milieu acide ou alcalin, à froid ou à chaud.

Réactions :

- oxydation : MO  MO oxydée + n e-
- réduction : MnO4- + 8H+ + 5e-  Mn2+ + 4H2O

Dosage : Volumétrie
- Réduction de l'excès de permanganate par une solution de sel de Mohr (sulfate ferreux et
d’ammonium) en excès connu et titrage en retour de l'excès sel de Mohr par le KMnO4 :
5Fe 2+  5Fe 3+ + 5e-

Rq :
- intérêt : application pour des taux MO où la DCO non sensible.
- technique en milieu acide et à chaud : préconisée pour eaux de boisson.
- technique à froid : utilisée pour les eaux du milieu naturel.

Autres paramètres voir cours Mme Ouazzani


 matières en suspension (MES) et matières volatiles en suspension (MVS)
 matières organiques (évaluation globale : DBO5, DCO)
 composés azotés : NO3-, NH4+, N org
 composés phosphorés : PO4---, P org

4- Paramètres organoleptiques

Paramètres qui font appel aux organes des sens (goût, odeur, vue)
Les paramètres de ce groupe : sont au nombre de 4 :
 Odeur, goût ou saveur, couleur et turbidité.

a- Odeur
Principe mesure : Fait appel au l’odorat organe olfactif des opérateurs.

Dilution de l’eau à examiner jusqu’à ce qu’elle ne présente plus d’odeur perceptible.

Eau de dilution : eau sans odeur = eau de référence = généralement une eau :
o de source ou de forage,
o ou eau traitée par charbon actif.

Expression de résultats (moyenne des opérateurs)


47
 Recherche du taux de dilution = la plus grande dilution donnant 1 odeur perceptible.

N d’ordre Volume de l’éch (ml) Présence ou absence Valeur du seuil de


d’odeur perception
1 48 + 240/ 48 = 5
2 12 + 240/ 12 = 20
5 4 0
7 8 + 240/ 8 = 30

 Le seuil de perception est de 30

b- Goût et saveur

Fait appel à la gustation et la dégustation


Expression des résultats (Idem odeur)

c- Couleur

En résumé : 2 types de couleurs

 Couleur vraie : substances dissoutes


 couleur apparente : MES  pratiquement facile à éliminer.

Mesure :

Principe :
La coloration d’une eau (filtrée sur filtre de fibre de verre ou centrifugation) est comparée avec celle d’une
solution de référence de platine - cobalt (échelle platino-cobalt à 400 nm) ou avec des disques de verre coloré.

Expression des résultats  en Unité Hazen

 Composition de la solution de référence :


o sel de platine (chloroplatine de K+), K2PtCl6 : 1.245 g
o chlorure de cobalt, CoCl2. 6H2O : 1g
o HCl : 100 ml

Qsp 1litre eau distillée  Une couleur de 500 unités Hazen  0.5 g/l de Pt  500 unités Hazen
1 unité Hazen  1 mg/l de Pt/l (on en fait une gamme de couleur)

d- Turbidité

Définition :
C’est une réduction de la transparence d’une eau. Elle mesure indirecte des MES c-à-d le trouble de
l'eau. C’est une évaluation de la "limpidité relative" de l'eau.

Mesure : plusieurs méthodes d’analyse.

 Méthode sur le terrain :

48
o Méthode de disque de Secchi avec les Caractéristiques :
 disque blanc
 diamètre de 20 cm
 fixation sur une chaîne

o Méthode utilisant une sonde

 Méthode de labo : néphélométrie (ou turbidimétrie on utilise


alors dans ce cas un spectro classique ; cas par ex de microalgues et bactéries).

Méthodes néphélométriques :

La néphélométrie mesure l'intensité de la lumière dispersée (diffusée) à un angle de 90° par rapport au trajet
de la lumière incidente.

Types de méthodes f(expression des résultats et d’étalonnage) :

 Méthode à la silice
o Solution de référence : 100mg/l de silice (suspension de Kieselguhr = diatomite)
o Expression : en mg de silice

 Méthode au formazine :
o Solution de référence :
 5 ml de sulfate d’hydrazine à 1% (attention hautement toxique)
 5 ml de l’hexaméthylène tétramine à 10%

Qsp 100 ml eau ultra -pure



40 unités formazine (FTU) ou
NTU (Nephelometric Turbidity Unit)

Dans le domaine de l’eau, il est normalisé (NF EN ISO 7027) deux unités de mesure de la turbidité utilisant la
formazine comme étalon :
 FNU (Formazine Néphélométric Unit), ou NFU :
o mesure de la lumière sous un angle de 90° à une longueur d’onde de 860 nm ;
 FAU (Formazine Attenuation Unit) :
o mesure la lumière transmise à 180°.

Sous chap 2 : Classification et qualité des eaux naturelles.

Les résultats obtenus conduisent à une appréciation de la qualité.

Définition de la qualité :

Signification au sens littéraire ? Petit Larousse : Qualis = quel. C’est la manière d’être, bonne ou mauvaise
de quelque chose, son état, sa caractéristique.

Signification au sens scientifique ?

La norme ISO 9000:2000 :


Sens général : c’est l’aptitude d'un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences.

49
Sens spécifique, qualité de l'eau, c’est l’aptitude de l'eau, déterminée par ses caractéristiques physiques,
chimiques, biotiques ou organoleptiques, à servir à un usage défini ou à permettre le bon fonctionnement d'un
milieu aquatique donné.

I-Classification non normative (non dictée par la loi)


Détermine le faciès chimique
Représentation par Diagrammes, exemples :
 Schoeller berkalov,
 Piper …..) = ssf logiciels

f (de l’élément en abondance), on dira par exemple une eau :


 magnésienne
 ferrugineuse
 chloruré
 séléniteuse (SO4--)
 cuivreuses
 bicarbonatées (sodiques, calciques, magnésiennes..)

Rq 1 : éléments traces : effets toxiques et thérapeutiques

II-Classification normative (dictée par la loi)

Les résultats obtenus conduisent à une appréciation de la qualité.

1-Classification :

Dans la pratique, on juge la qualité de l’eau par référence à des diverses grilles ou normes de qualité.
Ces grilles ou normes varient selon la qualité requise pour les différents usages de cette eau :
- eaux superficielles,
- eaux de consommation,
- eaux de baignades
- eaux d’irrigation
- Rejets industriels (sucrière, laitière…….)

But et objectif :
- préserver la santé publique
- éviter la dégradation des ressources en eau et des écosystèmes
- gestion durable des ressources

a. Groupes ou classes de paramètres :

Les paramètres d’analyse sont Classés et groupés selon la réglementation et suivant l’usage en :
 pour la qualité globale des eaux de surface
 paramètres organoleptiques
 paramètres physicochimiques
 substances indésirables ou toxiques
 paramètres d’intérêt biologique
 paramètres bactériologiques

 pour la qualité de l’eau potable (loi 2002 annulant celle de 1991) :


 paramètres bactériologiques
50
 substances minérales toxiques
 substances organiques toxiques
 constituants radioactifs de l’eau
 paramètres physicochimiques (englobe paramètres organoleptiques)

 pour la grille de qualité des eaux d’irrigation


 Paramètres Bactériologiques
 Paramètres Parasitologiques
 Paramètres Toxiques
 Paramètres Physicochimiques

b. valeurs guides :

 La loi définit pour chaque catégorie d’eau des valeurs appelées :


o Valeurs guides (valeur maximale admissible (VMA) ou valeur limite)
o Valeur impérative
o Intervalle de valeurs

2-exemple de grilles :
Qualité globale des eaux

 qualité globale (générale) des eaux de surface :

Classe 1 Classe 2 Classe 3 Classe 4 Classe 5


Paramètres excellente bonne moyenne mauvaise Très mauvaise
Organoleptiques
Physicochimiques
Substances indésirables
Sub toxiques
Bactériologiques
Biologique (chl a)

Pour les endroits qui ne subissent pas l'influence de sources de pollutions, la grille simplifiée de qualité des
eaux de surface définie dans le tableau n° 2 peut être utilisée.

Comment classer :
 Le paramètre le plus mauvais conditionne le classement
 Le classement est le résultat de plusieurs données échelonnées dans le temps.

Qualité spécifique

 qualité spécifique à un usage bien précis :


o eau destinée à la production de l’eau potable
Grille ou Norme de qualité spécifique de l’eau destinée à la potabilisation
Arrêté ministériel n° 1277-01 (publié JO. du 5 déc 2002) article 1, 2,3 et 4.

Catégorie A1 A2 A3
G I (impérative) G I G I
(valeur guide)
Organoleptiques

51
Physicochimiques
Subs indésirables
Sub toxiques
Bactériologiques
A1= traitement physique simple et désinfection
A2 = traitement normal physique, chimique et désinfection
A3 = traitement physique, chimique poussé, affinage et désinfection

o eau potable
o grille de qualité des eaux d’irrigation :
Paramètres Valeurs limites
Bactériologiques
Parasitologiques
Toxiques
Physicochimiques :(salinité, ions toxiques et effets divers)

o baignade
o piscicoles…..

La grille de qualité des eaux de surface (loi marocaine)

Tableau I – Grille de CLASSE


CLASSE 1 CLASSE2 CLASSE 4 CLASSE 5
qualité: 3
Très
Paramètres Unités Excellente Bonne Moyenne Mauvaise
mauvaise
Organoleptiques
Couleur mg
1 <20 20-50 50-100 100-200 >200
(échelle Pt) Pt/L
Odeur (dilu à
2 <3 3-10 10-20 >20 -
25° C)
Physico-chimiques
3 Température °C <20 20-25 25-30 30-35 >35
4 PH 6,5-8,5 6,5-8,5 6,5-9,2 <6,5ou>9,2 <6,5ou>9,2
Conductivité 1300-
5 us/cm <750 750-1300 2700-3000 >3000
à 20° C 2700
Chlorures
6 mg/l <200 200-300 300-750 750-1000 >1000
(Cl-)
Sulfates
7 mg/l <100 100-200 200-250 250-400 >400
(SO4-)
200-1000
8 MES mg/l <50 50-200 1000-2000 >2000
9 O2 dissous mg/l <7 7-5 5-3 3-1 <1
10 DBO 5 mg/l <3 3-5 5-10 10-25 >25
11 DCO mg/l <30 30-35 35-40 40-80 >80
Oxydabilité
12 mg/l ≤2 2-5 5-10 >10 -
KMnO4

52
Substances Indésirables
13 Nitrates (NO3-) mg/l ≤10 10-25 25-50 >50 -
14 NTK mgN/l ≤1 1-2 2-3 >3 -
15 Ammonium mgNH4/l ≤0,1 0,1-0,5 0,5-2 2-8 >8
16 Baryum mg/l ≤0,1 0,1-0,7 0,7-1 >1 -
17 Phosphates mg/l ≤0,2 0,2-0,5 0,5-1 1-5 >5
(PO4- -)
18 P total (Pt) mg/l ≤0,1 0,1-0,3 0,3-0,5 0,5-3 >3
19 Fe total (Fe) mg/l ≤0,5 0,5-1 1-2 2-5 >5
20 Cuivre (Cu) mg/l ≤0,02 0,02- 0,05-1 >1 -
0,05
21 Zinc (Zn) mg/l <0,5 0,5-1 1-5 >5 -
22 Manganèse mg/l ≤0,1 0,1-0,5 0,5-1 >1 -
(Mn)
23 Fluorure (F-) mg/l ≤0,7 0,7-1 1-1,7 >1, 7 -
24 Hydrocarbures mg/l ≤0,05 0,05-0,2 0,2-1 >1 -
25 Phénols mg/l ≤0,001 0,001- 0,005- >0,01 -
0,005 0,01
26 Détérgents mg/l ≤0,2 ≤0,2 0,2-0,5 0,5-5 >5
anioniques
Substances Toxiques
27 Arsenic (As) ug/l ≤10 ≤10 10-50 >50 -
28 Cadmium (Cd) ug/l ≤3 ≤3 3-5 >5 -
29 Cyanures (CN-) ug/l ≤10 ≤10 10-50 >50 -
30 Chrome total ug/l ≤50 ≤50 ≤50 >50 -
(Cr)
31 Plomb (Pb) ug/l ≤10 ≤10 10-50 >50 -
32 Mercure (Hg) ug/l ≤1 ≤1 <1 >1 -
33 Nickel (Ni) ug/l ≤20 ≤20 20-50 >50 -
34 Selenium (Se) ug/l ≤10 ≤10 ≤10 >10 -
35 Pesticides par ug/l ≤0,1 ≤0,1 ≤0,1 >0,1 -
subst
36 Pesticides ug/l ≤0,5 ≤0,5 ≤0,5 >0,5 _
totaux
37 H.P.A. totaux ug/l ≤0,2 ≤0,2 ≤0,2 >0,2 -
Bactériologiques
38 Coliformes /100ml ≤20 20-2000 2000- >20,000 -
fécaux 20.000
39 Coliformes /100ml ≤50 50-5000 5000- >50,000 -
totaux 50.000
40 Streptoco. /100ml ≤20 20-1000 1000- >10.000 -
Fécaux 10.000

Biologique
41 Chlorophylle a ug/l <2,5 2,5-10 10-30 30-110 >110

53
Grille de qualité des eaux superficielles utilisées pour la production de l’eau potable

A1 A2 A3
Catégorie
G I G I G I
PARAMETRES ORGANOLEPTIQUES
1 Couleur mg pt/l <10 20 50 100 50 200
Odeur à 25° C
2 <3 - 10 - 20 -
PARAMETRES PHYSICO-CHIMIQUES
3 Température °C 20 30 20 30 20 30
6.5-9.2
4 pH pH 6.5-8.5 - 6.5-9.2 - -
Conductivité à
5 µs/cm 1300 2700 1300 2700 1300 2700
20° C
Chlorures (Cl-
6 mg/l 300 750 300 750 300 750
)
Sulfates (SO4)
7 mg/l 200 - 200 - 200 -
8 MES mg/l 50 - 1000 - 2000 -
9 O2 dissous mg/l 7(90%) - 5(70%) - 3(50%) -
10 DBO 5 mg/l 3 - 7 - 10 -
11 DCO mg/l - - 25 - 40 -
12 Oxydabilité mg/l 2 - 5 - 10 -
SUBSTANCES INDESIRABLES
13 Bore mg/l - 1 - 1 - 1
14 Ammonium mg/l 0,05 0,5 1 1,5 2 4
15 NTK mg/l 1 - 2 - 3 -
Nitrates
16 mg/l 0,4 50 - 50 - 50
(NO3)
17 Phosphores mg/l - - 0,7 - 0,7 -
18 Baryum mg/l - 1 - 1 - 1
19 Cuivre (Cu) mg/l - 1 - 2 - 2
20 Zinc (Zn) mg/l - 5 - 5 - 5
Manganèse
21 mg/l - 0,1 0,1 0,1 1 -
(Mn)
Fer dissous
22 mg/l - 0,3 1 2 1 3
(Fe)
23 Fluorures (F) mg/l 0,7 1,5 0,7 1,5 0,7 1,5
Hydrocarbures
24 mg/l - 0,05 - 0,2 0,5 1
dissous
25 Phénols mg/l - 0,001 - 0,005 - 0,01
Détergents
26 mg/l - 0,5 - 0,5 - 0,5
anioniques
SUBSTANCES TOXIQUES
27 Arsenic (As) µg/l - 50 - 50 - 100
Cadmium
28 µg/l 1 5 1 5 1 5
(Cd)

54
Chrome total
29 µg/l - 50 - 50 - 50
(Cr)
30 Plomb (Pb) µg/l - 50 - 50 - 50
Mercure (Hg)
31 µg/l - 1 - 1 - 1
Sélénium (Se)
32 µg/l - 10 - 10 - 10
33Nickel (Ni) µg/l - 50 - 50 - 50
Cyanures
34 µg/l - 50 - 50 - 50
(CN-)
Pesticides par
35 µg/l - 0,1 - 0,1 - 0,1
subst.
Pesticides au
36 µg/l - 0,5 - 0,5 - 0,5
total
37 HPA µg/l - 0,2 - 0,2 - 0,2
PARAMETRES BACTERIOLOGIQUES
Coliformes
38 /100ml 20 - 2000 - 20000 -
fécaux
Coliformes
39 /100ml 50 - 5000 - 50000 -
totaux
Streptocoques
40 /100ml 20 - 1000 - 10000 -
fécaux

G: Valeur guide A1 : traitement physique simple et désinfection

I : Valeur impérative A2 : traitement normal physique, chimique et désinfection

A3 : traitement physique, chimique poussé, affinage et désinfection

55

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