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ENSULM1977C

Le document présente un corrigé d'exercices de mathématiques, notamment sur la décomposition de polynômes et les racines des équations polynomiales. Il aborde également les sommes de Gauss et les propriétés des matrices, en démontrant des résultats sur les traces et les relations entre les matrices. Enfin, il fournit des calculs détaillés sur les racines cinquièmes de l'unité et les polynômes associés.

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ENS-ULM 1977

MATHÉMATIQUES
Groupe C
− − − − −−
Durée : 4 heures

Un corrigé

−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−

-I-
1. Remarquons d’abord que an 6= 0 puisque P est de degré n. La décomposition en facteurs irréductibles de P s’écrit
P (X) = an (X − x1 )(x − x2 )...(X − xn ). En développant et en identifiant les coefficients d’ordre n − 1 et d’ordre
0, on obtient le résultat annoncé.
2. (a) Les cinq racines de l’équation polynomiale z 5 − 1 = 0 dans C sont les racines cinquième de l’unité à savoir :
2iπ 4iπ 6iπ −4iπ 8iπ −2iπ
1, e 5 , e 5 , e 5 = e 5 , e 5 = e 5 .
(b) z 5 − 1 = (z − 1)Q(z) où Q(z) = 1 + z + z 2 + z 3 + z 4 .
(c) i. Pour tout z ∈ C∗ , on a :
 
2 2 1 1
Q(z) = z z + z + 1 + + 2 (1)
z z
 
1 1
= z2 z2 + 2 + z + + 1 (2)
z z
" #
1 2

2 1
= z z+ −2+z+ +1 (3)
z z
" 2   #
1 1
= z2 z+ + z+ +1 (4)
z z

Comme 0 n’est une racine de Q, il vient :


1
Q(z) = 0 ⇔ u = z + et u2 + u − 1 = 0 (5)
z ( √ √ )
1 −1 − 5 −1 + 5
⇔ u = z + et u ∈ , (6)
z 2 2
( √ √ )
−1 − 5 −1 + 5
⇔ z 2 − uz + 1 = 0 et u ∈ , (7)
2 2
√ √
1+ 5 1− 5
⇔ z2 + z + 1 = 0 ou z 2 + z+1=0 (8)
2 2
On résout aisément ces deux équations du second degré. On obtient donc les quatre racines complexes de
Q qui sont :
√ p √ √ p √ √ p √ √ p √
−1 − 5 + i 10 − 2 5 −1 − 5 − i 10 − 2 5 −1 + 5 + i 10 + 2 5 −1 + 5 − i 10 + 2 5
, , , .
4 4 4 4
ii. D’après les questions précédentes on a :
     ( √ √ )
2π 4π −1 − 5 −1 + 5
cos , cos = ,
5 5 4 4

1
et     (p  √ p √ )
2π 4π 10 + 2 5 −1 + 10 − 2 5
sin , sin = , .
5 5 4 4
      √   √
2π 4π 2π −1 + 5 4π −1 − 5
Comme cos > 0 et cos < 0, alors cos = et cos = .
5 5   5 4 5 
 4
π 2π 4π  π   π  2π
Comme 0 < < , il vient sin = sin π − = sin < sin , par conséquent
5 5 5 p 5 5 5
  p √   √
4π 10 − 2 5 2π 10 + 2 5
sin = et sin = .
5 5 5 5
π   π  π  1 + √5
cos = cos π − = − cos =
5 5 5 4
et   p √
π   π 4π 10 − 2 5
sin = sin π − = sin = .
5 5 5 4
n−1
Y n−2
X
n−1
3. Considérons le polynôme de degré n−1 qui a pour racines a1 , . . . , an−1 : P (X) = (X −ai ) = X + cj X j .
i=1 j=0
Ajoutons à la dernière colonne la première multipliée par c0 , la seconde multipliée par c1 , etc. Par définition de P ,
ceci va annuler les éléments de la dernière colonne, sauf le dernier :

1 a1 a21 . . . an−2
1 0
1 a2 a22 . . . an−2
2 0
n−2
1 a3 a23 . . . a3 0
D(a1 , . . . , an ) = . .. .. .. .. ..
.. . . . . .
1 an−1 a2n−1 . . . an−2
n−1 0
1 an a2n . . . an−2
n P (an )

n−1
Y
Si on développe suivant la dernière colonne, D(a1 , . . . , an ) = P (an )D(a1 , . . . , an−1 ) . Or P (an ) = (an − ai ) :
i=1
d’où le résultat, par récurrence.

Partie II : Sommes de Gauss


1. • G1 = 1,
• G2 = 1 + eiπ = 0,
2 √ !
X 2iπk2 2iπ 8iπ 2iπ −1 3 √
• G3 = e 3 = 1 + e 3 + e 3 = 1 + 2e 3 = 1 + 2 +i = i 3,
2 2
k=0
2iπ 8iπ 18iπ iπ
• G4 = 1 + e 4 + e 4 + e 4 = 1 + i + 1 + e 2 = 1 + i + 1 + i = 2(1 + i),
Soit r ∈ Z fixé. On a :
n n n  k
X X X 2iπr
ζnkr = (ζnr )k = e n

k=0 k=0 k=0


n
2iπr X
Si r est un multiple de n, e n = 1 et donc ζnkr = n.
k=0
Si r ne divise pas n, alors la famille (ζnkr )0≤k≤n−1 décrit l’ensemble de toutes les racines n-ièmes de l’unité et donc
Xn
ζnkr = 0.
k=0

2
2. • Les cinq racines de l’équation polynomiale x5 − 1 = 0 dans C sont les racines cinquième de l’unité à savoir :
2iπ 4iπ 6iπ −4iπ 8iπ −2iπ
1, e 5 , e 5 , e 5 = e 5 , e 5 = e 5 .
• x5 − 1 = (x − 1)Q(x) où Q(x) = 1 + x + x2 + x3 + x4 .
• Pour tout z ∈ C∗ , on a :
 
2 2 1 1
Q(z) = z z + z + 1 + + 2 (9)
z z
 
2 2 1 1
= z z + 2 +z+ +1 (10)
z z
" #
1 2

2 1
= z z+ −2+z+ +1 (11)
z z
" 2   #
1 1
= z2 z+ + z+ +1 (12)
z z

Comme 0 n’est une racine de Q, il vient :


1
Q(z) = 0 ⇔ u = z + et u2 + u − 1 = 0 (13)
z ( √ √ )
1 −1 − 5 −1 + 5
⇔ u = z + et u ∈ , (14)
z 2 2
( √ √ )
−1 − 5 −1 + 5
⇔ z 2 − uz + 1 = 0 et u ∈ , (15)
2 2
√ √
2 1+ 5 2 1− 5
⇔ z + z + 1 = 0 ou z + z+1=0 (16)
2 2
On résout aisément ces deux équations du second degré. On obtient donc les quatre racines complexes de Q qui
sont :
√ p √ √ p √ √ p √ √ p √
−1 − 5 + i 10 − 2 5 −1 − 5 − i 10 − 2 5 −1 + 5 + i 10 + 2 5 −1 + 5 − i 10 + 2 5
, , , .
4 4 4 4
D’après les questions précédentes on a :
     ( √ √ )
2π 4π −1 − 5 −1 + 5
cos , cos = ,
5 5 4 4
et      ( p √ p √ )
2π 4π 10 + 2 5 −1 + 10 − 2 5
sin , sin = , .
5 5 4 4
      √   √
2π 4π 2π −1 + 5 4π −1 − 5
Comme cos > 0 et cos < 0, alors cos = et cos = .
5 5  5 4  5 4  
π 2π 4π  π   π  2π 4π
Comme 0 < < , il vient sin = sin π − = sin < sin , par conséquent sin =
5 5 5 5 5 5 5
p √   p √
10 − 2 5 2π 10 + 2 5
et sin = .
5 5 5

 
2iπ 8iπ 18iπ 32iπ 2iπ −2iπ −2iπ 2iπ 2π
Ainsi G5 = 1 + e 5 + e 5 + e 4 + e 5 = 1 + e 5 + e 5 + e 4 + e 5 = 1 + 4 cos = 5.
5
X n n
X
3. Posons AB = (crs )1≤r,s≤n et BA = (drs )1≤r,s≤n avec crs = ark bks et drs = brk aks . On a
k=1 k=1
n
X n X
X n n X
X n n
X
crr = ark bkr = bkr ark = dkk
r=1 r=1 k=1 k=1 r=1 k=1

3
D’où tr(AB) = tr(BA).
n
X
Soit P une matrice inversible telle que A = P DP −1 , donc tr(A) = tr(P DP −1 ) = tr(DP −1 P ) = tr(D) = λi .
i=1
n n−1
(h−1)2 k2
X X
4. Il est clair que tr(An ) = ζn = ζn = Gn .
h=1 k=0
Posons A2n = (αrs )1≤r,s≤n , le coefficient d’indice (r, s) de la matrice An est :
n
X
αrs = ζn(r−1)(k−1) ζn(k−1)(s−1) (17)
k=1
Xn
= ζn(k−1)(r+s−2) (18)
k=1
n−1
X k
= ζn(r+s−2) (19)
k=0
(
n si r + s = 2 ou r + s = n
= (20)
0 sinon
 
1 0 0 ... 0 0
0 0 0 . . . 0 1
 
0 0 0 . . . 1 0
D’où A2n = n  . . . . = nBn .
 
 .. .. .. . . ... ... 

 
0 0 1 . . . 0 0
0 1 0 ... 0 0
On voit bien que Bn2 = In .
5. Soit λ une valeur propre de An , alors il existe un vecteur x non nul tel que Ax = λx et donc

A2 x = A(λx) = λAx = λ2 x,

ce qui montre que λ2 est une valeur propre de A2 .


Soit λ une valeur propre de An , donc λ4 est une valeur

4 2 2 4
√ √de An√= (nBn ) = n In et par conséquent λ = n
propre 2

( 1 est l’unique valeur propre de In ), d’où λ ∈ n, − n, i n, −i n .


6. Soit x ∈ ker(u − id) ∩ ker(u + id), alors u(x) = x = −x, donc x = 0 et donc ker(u − id) ∩ ker(u + id) = {0}. Si
y ∈ Im(u + id), alors il existe x ∈ Cn tel que y = (u + id)(x) et donc u(y) − y = u2 (x) + u(x) − u(x) − x = 0,
d’où Im(u + id) ⊂ ker(u − id).
L’inclusion précédente montre que, en utilisant le théorème du rang, dim ker(u + id) + dim ker(u − id) = n et
comme les deux sous-espaces sont en somme directe, alors ils sont supplémentaires, d’où :

Cn = ker(u − id) ⊕ ker(u + id).

Dans une base adaptée à la décomposition précédente la matrice de u est diagonale, donc u et par conséquent la
matrice U est diagonalisable.
7. On a Bn2 = In , donc Bn est diagonalisable et Sp(Bn ) ⊂ {−1, 1}. Montrons que Sp(Bn ) = {−1, 1}.
Soit x = (x1 , x2 , ..., x2p+1 ) un vecteur de Cn tel que Bn x = x, alors


 x1 = x1
xn = x2




 xn−1 = x3

..


 .
x = xn−1

3



x2 = xn

4
ceci est équivalent à 

 x2p+1 = x2
 x2p = x3



..
 .
xp+3 = xp




xp+2 = xp+1

Le système admet au moins une solution non nulle, ce qui montre que 1 est une valeur propre de Bn et que le
sous-espace propre vaut

E1 (Bn ) = Vect(e1 , e2 + e2p+1 , e3 + e2p , ..., ep+1 + ep+2 ).

Soit maintenant x = (x1 , x2 , ..., x2p+1 ) un vecteur deCn tel que Bn = −x, alors


 x1 = −x1
x n = −x2




 xn−1 = −x3

..


 .
x3 = −xn−1




x2 = −xn

ceci est équivalent à 



 x1 = 0
x 2p+1 = −x2




 x2p = −x3

..


 .
x = −xp

 p+3



xp+2 = −xp+1
Le système admet au moins une solution non nulle, ce qui montre que −1 est une valeur propre de Bn et que le
sous-espace propre vaut

E−1 (Bn ) = Vect(e2 − e2p+1 , e3 − e2p , ..., ep+1 − ep+2 ).

La réunion de deux bases de E1 (Bn ) et E−1 (Bn ) forme une base de vecteurs de Cn dans laquelle Bn est diagonale.
8. On suppose que P (X) = (X − λ1 )...(X − λd ) avec λ1 , ..., λd ∈ C deux à deux distincts. La décomposition en
1
éléments simples de la fraction donne :
P (X)
1 a1 ar
= + ... +
P (X) X − λ1 X − λd

où ai C pour tout 1 ≤ i ≤ d. On multiplie par P (X) des deux côtés :

a1 P (X) ad P (X)
1= + ... +
X − λ1 X − λd
On définit les polynômes :
P (X) Y
Qi (X) = = (X − λj )
X − λi
j6=i

Donc
1 = a1 Q1 (X) + ... + ad Qd (X).
Si on applique cette égalité à l’endomorphisme u, on trouve :

id = a1 Q1 (u) + ... + ad Qd (u).

5
Soit un vecteur x ∈ Cn . On a :
x = a1 Q1 (u)(x) + ... + ad Qd (u)(x).(2)
Or, pour tout 1 ≤ i ≤ d, Qi (u)(x) ∈ ker(u − λi id). En effet,

(u − λi id)(Qi (u)(x)) = P (u)(x) = 0.

Par conséquent, l’égalité (2) implique que x ∈ ker(u − λ1 id) + ... + ker(u − λd id). Ceci étant vrai quel que soit
x ∈ Cn , alors
Cn = ker(u − λ1 id) + ... + ker(u − λd id).
Mais, d’autre part, les valeurs propres étant distinctes, les sous-espaces propres sont en somme directe. En conclusion
Sp(u) ⊂ {λ1 , ..., λd } et :
M
Cn = ker(u − λ1 id) ⊕ ... ⊕ ker(u − λd id) = ker(u − λId)
λ∈Sp(u)

C’est exactement dire que u est diagonalisable.


9.
n−1 n−1
2 2
X X
Gr+1
n − Grn = ζn(r+k+1) − ζn(r+k) (21)
k=0 k=0
n n−1
2 2
X X
= ζn(r+k) − ζn(r+k) (22)
k=1 k=0
2 2
= ζn(r+n) − ζnr (23)
2 2 2
= ζn(r +2rn+n ) − ζnr (24)
2 2
= ζnr − ζnr = 0. (25)
n−1 n−1
2 2
X X
Ainsi, ∀r ∈ Z, ζn(r+s) = ζns et par conséquent :
s=0 s=0

n−1 n−1
! !
s2 −r2
X X
G n Gn = ζn ζn (26)
s=0 r=0
n−1 n−1
!
2
X X 2
= ζn−r ζns
(27)
r=0 s=0
n−1 n−1
!
2 2
X X
= ζn−r ζn(r+s) (28)
r=0 s=0
n−1
X n−1
!
2 2
X
= ζn(r+s) −r (29)
r=0 s=0

n−1 n−1 n−1 n−1 n−1 n−1


! !
(r+s)2 −r2 2
X X X X X X
2
|Gn | = ζn = ζns(s+2r) = ζns ζn2rs .
r=0 s=0 r=0 s=0 s=0 r=0

La somme interne n’est non nulle seulement si 2s ≡ 0 (mod n). Ainsi, si n est impair de la forme 2p + 1, alors
n−1
2 02
X √
2s ≡ 0(mod 2p + 1), donc s = 0. D’où |Gn | = ζn ζn0 = n et donc |Gn | = n.
r=0 √ √ √
matrice An vérifie A4n − n2 In = 0 et qu’elle est donc diagonalisable de valeurs propres sont n − n, i n,
10. La √
−i n.
1 1
Soit Un = √ An , on a Un2 = A2n = Bn . Donc tr(Un2 ) = tr(Bn ) = 1 et comme Bn est semblable à
n n

6
 
Ia+b (0)
.
(0) −Ic+d
Donc tr(Bn ) = (a + b) × 1 + (c + d) × (−1) = 1 et on a bien sûr a + b + c + d = n ( la taille de la matrice ), donc
1
2(a + b) = n + 1 = 2(p + 1) et 2(c + d) = n − 1 = 2p. D’autre part, tr(Un ) = √ tr(An ) = (a − b) + i(c − d).
n
Gn |Gn |
Mais tr(Un ) = √ , donc | tr(Un )| = √ = 1 et par conséquent (a − b)2 + (c − d)2 = 1.
n n
Puisque le déterminant d’une matrice est le produit de ses valeurs propres, on a alors :
√ √ √ √
det(An ) = ( n)a (− n)b (i n)c (−i n)d

ou encore
n n
i2b+c+3d n 2 = ip(2p+1) n 2 .
En comparant cela avec l’expression précédente du déterminant et en notant que 3 ≡ −1 (mod n), nous obtenons
les conditions :
2b + c − d ≡ p(2p + 1) (mod 4)
quand n est impair. Nous utiliserons cette congruence pour déterminer a, b, c, d comme suit :
D’abord la congruence précédent s’écrit aussi :

2(b + d) + c + d ≡ p(2p + 1) (mod 4)

ou encore
b + d ≡ p2 (mod 2)
Ainsi, si p est pair b + d est pair et si p est impair b + d est impair.
Supposons n impair et n ≡ 1 (mod 4). Par la question , on sait que a − b = ±1 et c − d = 0. Ainsi 5 et 6 conduisent
à
n + 1 n(n − 1) n+1−n+1
a − b = a + b − 2b ≡ − (mod 4) = (mod 4) ≡ 1 (mod 4)
2 2 2

donc a − b = 1, ce qui prouve que Gn = n quand n ≡ 1 (mod 4).
Maintenant, supposons n ≡ 3 (mod 4). l’égalité 1 nous dit que a = b et c − d = ±1 donc 2 et 5 donnent
n(n − 1)
c−d ≡ − 2b (mod 4) (30)
2
3(n − 1) n + 1
≡ − (mod 4) (31)
2 2
3n − 3n − n − 1
≡ (mod 4) (32)
2
2n − 4
≡ (mod 4) (33)
2
≡ 1 (mod 4) (34)

donc, n ≡ 3 (mod 4), on en déduit que Gn = tr(An ) = i n.

-II-
1. Pour t ∈ R et K ∈ N∗ , on a :
K
X K 
X 
−2iπkt
e = 1+ e−2iπkt + e2iπkt
k=−K k=1
K
X
= 1+2 cos(2kx), avec x = πt
k=1

7
Pour tout x ∈ R, on a :
K
X K
X
sin x + 2 sin x cos 2kx = sin x + (sin(2k + 1)x − sin(2k − 1)x)
k=1 k=1
= sin x + (sin(2K + 1)x − sin x) = sin(2K + 1)x.

Ainsi, si x ∈]0, π[ alors sin x 6= 0 et donc :


K
X sin(2K + 1)x
1+2 cos 2kx = .
sin x
k=1

D’où, pour t ∈ R \ Z,
K
X sin(2K + 1)πt
e−2iπkt = .
sin πt
k=−K
K
X
Si t ∈ Z, e−2iπkt = 2K + 1.
k=−K
D’après l’égalité précédente,
Z 1 K Z 1
2 sin(2K + 1)πt 1 X 2 1
dt = + 2 cos(2kπt)dt = .
0 sin πt 2 0 2
k=1
Z 1
sin(2K + 1)πt 1
Le changement de variable t = 1 − u, montre que dt = .
1 sin πt 2
2
2. La propriété est claire si g = 1, puisque :
b
cos(ma) − cos(mb)
Z
2
sin(mx)dx = ≤ .
a m m

Donc, par linéarité et la relation de Chasles, la propriété est vraie pour toutes les fonctions en escalier sur [a, b].
Soit maintenant, g : [a, b] → R continue, alors pour tout ε > 0, il existe ϕ en escalier sur [a, b] tel que

kg − ϕk∞ = sup |g(x) − ϕ(x)| ≤ ε.


x∈[a,b]

On a alors, pour tout réel m > 0 :


Z b Z b
(g − ϕ)(x) sin(mx)dx ≤ |g(x) − ϕ(x)| dt ≤ (b − a)ε,
a a

d’autre part, il existe m0 > 0 tel que ∀m ≥ m0 on a :


Z b
ϕ(x) sin(mx)dx ≤ ε.
a

On obtient ainsi, ∀m ≥ m0 ,
Z b Z b Z b
g(x) sin(mx) ≤ (g(x) − ϕ(x)) sin(mx)dx + ϕ(x) sin(mx)dx ≤ (1 + (b − a))ε
a a a

ce qui preuve que


Z b
lim g(x) sin(mx)dx = 0.
m→+∞ a

8
K
X sin(2K + 1)πt
3. D’après la première question de cette partie, e−2iπkt = , d’où :
sin(πt)
k=−K

K Z 1 Z 1 K Z 1
X
−2iπkt
X
−2iπkt sin(2K + 1)πt
SK = f (t)e dt = f (t) e dt = f (t) dt.
0 0 0 sin(πt)
k=−K k=−K
 
1
Il est clair que g1 est bien définie et continue sur 0, , de plus on a :
2

1 f (t) − f (0) πt f 0 (0)


lim g1 (t) = lim = .
t→0 π t→0 t sin πt π
 
1
Donc la fonction g1 se prolonge par continuité en 0. De même, g2 est bien définie et continue sur , 1 et on a :
2

f (t) − f (1) t − 1
lim g2 (t) = lim = f 0 (1) × (−1) = −f 0 (1).
t→1 t→0 t−1 sin πt
Donc la fonction g2 se prolonge par continuité en 1.
Avec les fonctions g1 et g2 et la relation de Chasles, le terme SK s’écrit donc :
1
Z Z 1
2 sin(2K + 1)πt sin(2K + 1)πt
Sk = f (t) dt + dt f (t)
0 sin(πt)
1 sin(πt)
2
Z 1 Z 1
2 f (t) − f (0) f (t) − f (1)
= sin(2K + 1)πtdt + sin(2K + 1)πtdt +
0 sin(πt) 1 sin(πt)
2
Z 1 Z 1
2 sin(2K + 1)πt sin(2K + 1)πt
f (0) dt + f (1) dt
0 sin(πt) 1 sin(πt)
2
Z 1 Z 1
2
= g1 (t) sin(2K + 1)πtdt + g2 (t) sin(2K + 1)πtdt +
1
0 2
1
Z Z 1
2 sin(2K + 1)πt sin(2K + 1)πt
f (0) dt + f (1) dt
0 sin(πt) 1 sin(πt)
2

f (0) + f (1)
En utilisant les questions 1. et 2., on obtient lim SK = .
K→∞ 2
4. Pour n ∈ N∗ et K ∈ N∗ , on a :
K Z
X n K n−1
X XZ r+1
−2iπkt
f (t)e dt = f (t)e−2iπkt dt
k=−K 0 k=−K r=0 r
n−1
X K
X Z r+1
= f (t)e−2iπkt dt
r=0 k=−K r
n−1
X K Z
X r+1
= f (t)e−2iπkt dt
r=0 k=−K r
n−1
X K Z
X 1
= f (u + r)e−2iπk(u+r) du, u = t − r
r=0 k=−K 0
n−1
X K Z
X 1
= f (u + r)e−2iπku du
r=0 k=−K 0

9
K Z
!
1
X
−2iπku f (r) + f (r + 1)
D’après la question précédente, lim f (u − r)e du = . Par conséquent,
K→∞ 0 2
k=−K

K Z n−1
!
n
X X f (r) + f (r + 1) f (0) f (n)
lim f (t)e−2iπkt dt = = + f (1) + ... + f (n − 1) + .
K→∞ 0 2 2 2
k=−K r=0

-III-
Z 1
cos x 1 cos x
1. On a √ ≤ √ et √ dx converge. Pour x ≥ 1, on a :
x x 0 x

a
sin x a
Z   Z a
cos x sin x
√ dx = √ − √
1 x x 1 1 2x x
Z a
sin a sin x
= √ − √
a 1 2x x
Z a
sin x 1 sin x cos x
Comme √ ≤ √ pour tout x ≥ 1 et la fonction x 7→ √ est intégrable sur [1, +∞[, alors lim √ dx
2x x 2x x 2x x a→∞ 1 x
Z +∞ Z +∞
sin cos x
existe et vaut 1 − √ dx. Ainsi, par la relation de Chasles, √ dx converge.
1 2x x 0 x
En effectuant le changement de variable x2 = t, il vient
Z +∞ Z +∞
cos x
cos x2 dx = √ dx
0 0 2 x
Z +∞
L’étude précédente montre donc que l’intégrale impropre cos x2 dx converge.
0
De même, en effectuant le changement de variable x2 = t, il vient
Z +∞ Z +∞
2 sin x
sin x dx = √ dx
0 0 2 x
Z +∞
sin x
Comme précédemment on peut montrer que √ dx est convergente ce qui entraine la convergence de l’in-
Z +∞ 0 2 x
tégrale impropre sin x2 dx.
0

Z +∞
2
γn = e2iπx dx
0
Z Z +∞ +∞
cos 2πx2 dx + i
= sin 2πx2 dx
0 0
Z +∞ Z +∞ 
1 2 2
= √ cos t dt + i sin t dt
2πn 0 0
α + iβ
= √
2πn
 2  2
k k
2. Pour tout k ∈ Z, on a x2 − kx = x − − , donc
2 2
Z 1 −iπnk2
Z 1 k 2
2iπn(x2 −kx)
e dx = e 2 e2inπ(x− 2 ) dx.
0 0

10
k −iπnk2
Avec le changement de variable u = − x, et en posant εk (n) = e 2 , on obtient :
2
Z 1 Z k
2
2iπn(x2 −kx) 2
e dx = εk (n) e2iπnu du
k
0 2
−1

2
Si k est pair de la forme 2l, alors εk (n) = e−2iπnl = 1. Si k est impair de la forme 2l + 1, alors
−iπn −iπn
(4l2 +4l+1) 2 +l)
εk (n) = e 2 = e−2inπ(l e 2 = (−i)n .

D’où : (
1 si k est pair
εk (n) =
(−i)n si k est impair
K Z 1
2 −kx)dx
X
On pose TK = e2iπn(x , pour K ∈ N. Montrons que les deux suites extraites (T2K )K∈N et (T2K+1 )K∈N
k=−K 0
sont convergentes et de même limite, pour conclure que la suite TK converge. En effet,

2K Z 1 2K Z k
2
2iπn(x2 −kx) 2
X X
T2K = e dx = εk (n) e2iπnu du
k
k=−2K 0 k=−2K 2
−1
2K Z k 2K Z k
2 2
2iπnu2 2
X X
= εk (n) e du + εk (n) e2iπnu du
k k
k=−2K,k pair 2
−1 k=−2K,k impair 2
−1

K Z s K−1 Z s+ 21
2iπnu2 2
X X
n
= e du + (−i) e2iπnu du
s=−K s−1 s=−K s− 12
Z K Z K− 12
2iπnu2 n 2
= e du + (−i) e2iπnu du.
−K−1 −K− 21

∞ ∞
2(1 + (i)n )
Z Z
2iπnu2 n 2
D’où lim T2K = e du + (−i) e2iπnu du = 2(1 + (−i)n )γn = √ (α + iβ). De même,
K→∞ −∞ −∞ 2πn
on obtient :
2K+1 Z 1 2K+1 Z k
2
2iπn(x2 −kx) 2
X X
T2K+1 = e dx = εk (n) e2iπnu du
k
k=−2K−1 0 k=−2K−1 2
−1
2K+1 Z k 2K+1 Z k
X 2 2
X 2 2
= εk (n) e2iπnu du + εk (n) e2iπnu du
k k
k=−2K−1,k pair 2
−1 k=−2K−1,k impair 2
−1

K Z s K Z s+ 12
2 2
X X
= e2iπnu du + (−i)n e2iπnu du
s=−K s−1 s=−K−1 s− 12
Z K Z K+ 12
2 2
= e2iπnu du + (−i)n e2iπnu du.
−K−1 −K− 32

2(1 + (i)n )
D’où lim T2K+1 = lim T2K = √ (α + iβ) et par conséquent
K→+∞ K→+∞ 2πn
K Z 1
!
X 2 2(1 + (i)n )
lim e2iπn(x −kx)dx = √ (α + iβ) .
K→+∞
k=−K 0
2πn

11
K Z n−1
!
n
2iπt2 X f (0) + f (n) X 2iπl2
−2iπkt
3. Si f (t) = e n , alors lim f (t)e + dt
e n = Gn . =
K→+∞ 0 2
k=−K l=1
Mais, en effectuant le changement de variable t = nx, on obtient
Z n Z 1 Z 1
−2iπkt −2iπknx 2 −kx)
f (t)e dt = f (nx)e ndx = n e2iπn(x dx.
0 0 0

Ainsi,

K Z n K Z 1
2 −kx)
X X
−2iπkt
lim f (t)e dt = n lim e2iπn(x dx
K→+∞ 0 K→+∞
k=−K k=−K 0

2 n(1 + (−i)n )
= √ (α + iβ) .

D’où, par unicité de la limité : √
2 n(1 + (−i)n )
Gn = √ (α + iβ) .


D’après le résultat trouvé dans la première partie Gn = n si n = 4l + 1 ( l ∈ N ). Par exemple, si n = 1 on obtient
l’égalité :
2
1 = √ (1 − i)(α + iβ)

ce qui donne : r
1 π
α=β= .
2 2
• • • • • • • • ••

12

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