ENSULM1977C
ENSULM1977C
MATHÉMATIQUES
Groupe C
− − − − −−
Durée : 4 heures
Un corrigé
−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−−
-I-
1. Remarquons d’abord que an 6= 0 puisque P est de degré n. La décomposition en facteurs irréductibles de P s’écrit
P (X) = an (X − x1 )(x − x2 )...(X − xn ). En développant et en identifiant les coefficients d’ordre n − 1 et d’ordre
0, on obtient le résultat annoncé.
2. (a) Les cinq racines de l’équation polynomiale z 5 − 1 = 0 dans C sont les racines cinquième de l’unité à savoir :
2iπ 4iπ 6iπ −4iπ 8iπ −2iπ
1, e 5 , e 5 , e 5 = e 5 , e 5 = e 5 .
(b) z 5 − 1 = (z − 1)Q(z) où Q(z) = 1 + z + z 2 + z 3 + z 4 .
(c) i. Pour tout z ∈ C∗ , on a :
2 2 1 1
Q(z) = z z + z + 1 + + 2 (1)
z z
1 1
= z2 z2 + 2 + z + + 1 (2)
z z
" #
1 2
2 1
= z z+ −2+z+ +1 (3)
z z
" 2 #
1 1
= z2 z+ + z+ +1 (4)
z z
1
et (p √ p √ )
2π 4π 10 + 2 5 −1 + 10 − 2 5
sin , sin = , .
5 5 4 4
√ √
2π 4π 2π −1 + 5 4π −1 − 5
Comme cos > 0 et cos < 0, alors cos = et cos = .
5 5 5 4 5
4
π 2π 4π π π 2π
Comme 0 < < , il vient sin = sin π − = sin < sin , par conséquent
5 5 5 p 5 5 5
p √ √
4π 10 − 2 5 2π 10 + 2 5
sin = et sin = .
5 5 5 5
π π π 1 + √5
cos = cos π − = − cos =
5 5 5 4
et p √
π π 4π 10 − 2 5
sin = sin π − = sin = .
5 5 5 4
n−1
Y n−2
X
n−1
3. Considérons le polynôme de degré n−1 qui a pour racines a1 , . . . , an−1 : P (X) = (X −ai ) = X + cj X j .
i=1 j=0
Ajoutons à la dernière colonne la première multipliée par c0 , la seconde multipliée par c1 , etc. Par définition de P ,
ceci va annuler les éléments de la dernière colonne, sauf le dernier :
1 a1 a21 . . . an−2
1 0
1 a2 a22 . . . an−2
2 0
n−2
1 a3 a23 . . . a3 0
D(a1 , . . . , an ) = . .. .. .. .. ..
.. . . . . .
1 an−1 a2n−1 . . . an−2
n−1 0
1 an a2n . . . an−2
n P (an )
n−1
Y
Si on développe suivant la dernière colonne, D(a1 , . . . , an ) = P (an )D(a1 , . . . , an−1 ) . Or P (an ) = (an − ai ) :
i=1
d’où le résultat, par récurrence.
2
2. • Les cinq racines de l’équation polynomiale x5 − 1 = 0 dans C sont les racines cinquième de l’unité à savoir :
2iπ 4iπ 6iπ −4iπ 8iπ −2iπ
1, e 5 , e 5 , e 5 = e 5 , e 5 = e 5 .
• x5 − 1 = (x − 1)Q(x) où Q(x) = 1 + x + x2 + x3 + x4 .
• Pour tout z ∈ C∗ , on a :
2 2 1 1
Q(z) = z z + z + 1 + + 2 (9)
z z
2 2 1 1
= z z + 2 +z+ +1 (10)
z z
" #
1 2
2 1
= z z+ −2+z+ +1 (11)
z z
" 2 #
1 1
= z2 z+ + z+ +1 (12)
z z
3
D’où tr(AB) = tr(BA).
n
X
Soit P une matrice inversible telle que A = P DP −1 , donc tr(A) = tr(P DP −1 ) = tr(DP −1 P ) = tr(D) = λi .
i=1
n n−1
(h−1)2 k2
X X
4. Il est clair que tr(An ) = ζn = ζn = Gn .
h=1 k=0
Posons A2n = (αrs )1≤r,s≤n , le coefficient d’indice (r, s) de la matrice An est :
n
X
αrs = ζn(r−1)(k−1) ζn(k−1)(s−1) (17)
k=1
Xn
= ζn(k−1)(r+s−2) (18)
k=1
n−1
X k
= ζn(r+s−2) (19)
k=0
(
n si r + s = 2 ou r + s = n
= (20)
0 sinon
1 0 0 ... 0 0
0 0 0 . . . 0 1
0 0 0 . . . 1 0
D’où A2n = n . . . . = nBn .
.. .. .. . . ... ...
0 0 1 . . . 0 0
0 1 0 ... 0 0
On voit bien que Bn2 = In .
5. Soit λ une valeur propre de An , alors il existe un vecteur x non nul tel que Ax = λx et donc
A2 x = A(λx) = λAx = λ2 x,
Dans une base adaptée à la décomposition précédente la matrice de u est diagonale, donc u et par conséquent la
matrice U est diagonalisable.
7. On a Bn2 = In , donc Bn est diagonalisable et Sp(Bn ) ⊂ {−1, 1}. Montrons que Sp(Bn ) = {−1, 1}.
Soit x = (x1 , x2 , ..., x2p+1 ) un vecteur de Cn tel que Bn x = x, alors
x1 = x1
xn = x2
xn−1 = x3
..
.
x = xn−1
3
x2 = xn
4
ceci est équivalent à
x2p+1 = x2
x2p = x3
..
.
xp+3 = xp
xp+2 = xp+1
Le système admet au moins une solution non nulle, ce qui montre que 1 est une valeur propre de Bn et que le
sous-espace propre vaut
Soit maintenant x = (x1 , x2 , ..., x2p+1 ) un vecteur deCn tel que Bn = −x, alors
x1 = −x1
x n = −x2
xn−1 = −x3
..
.
x3 = −xn−1
x2 = −xn
La réunion de deux bases de E1 (Bn ) et E−1 (Bn ) forme une base de vecteurs de Cn dans laquelle Bn est diagonale.
8. On suppose que P (X) = (X − λ1 )...(X − λd ) avec λ1 , ..., λd ∈ C deux à deux distincts. La décomposition en
1
éléments simples de la fraction donne :
P (X)
1 a1 ar
= + ... +
P (X) X − λ1 X − λd
a1 P (X) ad P (X)
1= + ... +
X − λ1 X − λd
On définit les polynômes :
P (X) Y
Qi (X) = = (X − λj )
X − λi
j6=i
Donc
1 = a1 Q1 (X) + ... + ad Qd (X).
Si on applique cette égalité à l’endomorphisme u, on trouve :
5
Soit un vecteur x ∈ Cn . On a :
x = a1 Q1 (u)(x) + ... + ad Qd (u)(x).(2)
Or, pour tout 1 ≤ i ≤ d, Qi (u)(x) ∈ ker(u − λi id). En effet,
Par conséquent, l’égalité (2) implique que x ∈ ker(u − λ1 id) + ... + ker(u − λd id). Ceci étant vrai quel que soit
x ∈ Cn , alors
Cn = ker(u − λ1 id) + ... + ker(u − λd id).
Mais, d’autre part, les valeurs propres étant distinctes, les sous-espaces propres sont en somme directe. En conclusion
Sp(u) ⊂ {λ1 , ..., λd } et :
M
Cn = ker(u − λ1 id) ⊕ ... ⊕ ker(u − λd id) = ker(u − λId)
λ∈Sp(u)
n−1 n−1
! !
s2 −r2
X X
G n Gn = ζn ζn (26)
s=0 r=0
n−1 n−1
!
2
X X 2
= ζn−r ζns
(27)
r=0 s=0
n−1 n−1
!
2 2
X X
= ζn−r ζn(r+s) (28)
r=0 s=0
n−1
X n−1
!
2 2
X
= ζn(r+s) −r (29)
r=0 s=0
La somme interne n’est non nulle seulement si 2s ≡ 0 (mod n). Ainsi, si n est impair de la forme 2p + 1, alors
n−1
2 02
X √
2s ≡ 0(mod 2p + 1), donc s = 0. D’où |Gn | = ζn ζn0 = n et donc |Gn | = n.
r=0 √ √ √
matrice An vérifie A4n − n2 In = 0 et qu’elle est donc diagonalisable de valeurs propres sont n − n, i n,
10. La √
−i n.
1 1
Soit Un = √ An , on a Un2 = A2n = Bn . Donc tr(Un2 ) = tr(Bn ) = 1 et comme Bn est semblable à
n n
6
Ia+b (0)
.
(0) −Ic+d
Donc tr(Bn ) = (a + b) × 1 + (c + d) × (−1) = 1 et on a bien sûr a + b + c + d = n ( la taille de la matrice ), donc
1
2(a + b) = n + 1 = 2(p + 1) et 2(c + d) = n − 1 = 2p. D’autre part, tr(Un ) = √ tr(An ) = (a − b) + i(c − d).
n
Gn |Gn |
Mais tr(Un ) = √ , donc | tr(Un )| = √ = 1 et par conséquent (a − b)2 + (c − d)2 = 1.
n n
Puisque le déterminant d’une matrice est le produit de ses valeurs propres, on a alors :
√ √ √ √
det(An ) = ( n)a (− n)b (i n)c (−i n)d
ou encore
n n
i2b+c+3d n 2 = ip(2p+1) n 2 .
En comparant cela avec l’expression précédente du déterminant et en notant que 3 ≡ −1 (mod n), nous obtenons
les conditions :
2b + c − d ≡ p(2p + 1) (mod 4)
quand n est impair. Nous utiliserons cette congruence pour déterminer a, b, c, d comme suit :
D’abord la congruence précédent s’écrit aussi :
ou encore
b + d ≡ p2 (mod 2)
Ainsi, si p est pair b + d est pair et si p est impair b + d est impair.
Supposons n impair et n ≡ 1 (mod 4). Par la question , on sait que a − b = ±1 et c − d = 0. Ainsi 5 et 6 conduisent
à
n + 1 n(n − 1) n+1−n+1
a − b = a + b − 2b ≡ − (mod 4) = (mod 4) ≡ 1 (mod 4)
2 2 2
√
donc a − b = 1, ce qui prouve que Gn = n quand n ≡ 1 (mod 4).
Maintenant, supposons n ≡ 3 (mod 4). l’égalité 1 nous dit que a = b et c − d = ±1 donc 2 et 5 donnent
n(n − 1)
c−d ≡ − 2b (mod 4) (30)
2
3(n − 1) n + 1
≡ − (mod 4) (31)
2 2
3n − 3n − n − 1
≡ (mod 4) (32)
2
2n − 4
≡ (mod 4) (33)
2
≡ 1 (mod 4) (34)
√
donc, n ≡ 3 (mod 4), on en déduit que Gn = tr(An ) = i n.
-II-
1. Pour t ∈ R et K ∈ N∗ , on a :
K
X K
X
−2iπkt
e = 1+ e−2iπkt + e2iπkt
k=−K k=1
K
X
= 1+2 cos(2kx), avec x = πt
k=1
7
Pour tout x ∈ R, on a :
K
X K
X
sin x + 2 sin x cos 2kx = sin x + (sin(2k + 1)x − sin(2k − 1)x)
k=1 k=1
= sin x + (sin(2K + 1)x − sin x) = sin(2K + 1)x.
D’où, pour t ∈ R \ Z,
K
X sin(2K + 1)πt
e−2iπkt = .
sin πt
k=−K
K
X
Si t ∈ Z, e−2iπkt = 2K + 1.
k=−K
D’après l’égalité précédente,
Z 1 K Z 1
2 sin(2K + 1)πt 1 X 2 1
dt = + 2 cos(2kπt)dt = .
0 sin πt 2 0 2
k=1
Z 1
sin(2K + 1)πt 1
Le changement de variable t = 1 − u, montre que dt = .
1 sin πt 2
2
2. La propriété est claire si g = 1, puisque :
b
cos(ma) − cos(mb)
Z
2
sin(mx)dx = ≤ .
a m m
Donc, par linéarité et la relation de Chasles, la propriété est vraie pour toutes les fonctions en escalier sur [a, b].
Soit maintenant, g : [a, b] → R continue, alors pour tout ε > 0, il existe ϕ en escalier sur [a, b] tel que
On obtient ainsi, ∀m ≥ m0 ,
Z b Z b Z b
g(x) sin(mx) ≤ (g(x) − ϕ(x)) sin(mx)dx + ϕ(x) sin(mx)dx ≤ (1 + (b − a))ε
a a a
8
K
X sin(2K + 1)πt
3. D’après la première question de cette partie, e−2iπkt = , d’où :
sin(πt)
k=−K
K Z 1 Z 1 K Z 1
X
−2iπkt
X
−2iπkt sin(2K + 1)πt
SK = f (t)e dt = f (t) e dt = f (t) dt.
0 0 0 sin(πt)
k=−K k=−K
1
Il est clair que g1 est bien définie et continue sur 0, , de plus on a :
2
f (t) − f (1) t − 1
lim g2 (t) = lim = f 0 (1) × (−1) = −f 0 (1).
t→1 t→0 t−1 sin πt
Donc la fonction g2 se prolonge par continuité en 1.
Avec les fonctions g1 et g2 et la relation de Chasles, le terme SK s’écrit donc :
1
Z Z 1
2 sin(2K + 1)πt sin(2K + 1)πt
Sk = f (t) dt + dt f (t)
0 sin(πt)
1 sin(πt)
2
Z 1 Z 1
2 f (t) − f (0) f (t) − f (1)
= sin(2K + 1)πtdt + sin(2K + 1)πtdt +
0 sin(πt) 1 sin(πt)
2
Z 1 Z 1
2 sin(2K + 1)πt sin(2K + 1)πt
f (0) dt + f (1) dt
0 sin(πt) 1 sin(πt)
2
Z 1 Z 1
2
= g1 (t) sin(2K + 1)πtdt + g2 (t) sin(2K + 1)πtdt +
1
0 2
1
Z Z 1
2 sin(2K + 1)πt sin(2K + 1)πt
f (0) dt + f (1) dt
0 sin(πt) 1 sin(πt)
2
f (0) + f (1)
En utilisant les questions 1. et 2., on obtient lim SK = .
K→∞ 2
4. Pour n ∈ N∗ et K ∈ N∗ , on a :
K Z
X n K n−1
X XZ r+1
−2iπkt
f (t)e dt = f (t)e−2iπkt dt
k=−K 0 k=−K r=0 r
n−1
X K
X Z r+1
= f (t)e−2iπkt dt
r=0 k=−K r
n−1
X K Z
X r+1
= f (t)e−2iπkt dt
r=0 k=−K r
n−1
X K Z
X 1
= f (u + r)e−2iπk(u+r) du, u = t − r
r=0 k=−K 0
n−1
X K Z
X 1
= f (u + r)e−2iπku du
r=0 k=−K 0
9
K Z
!
1
X
−2iπku f (r) + f (r + 1)
D’après la question précédente, lim f (u − r)e du = . Par conséquent,
K→∞ 0 2
k=−K
K Z n−1
!
n
X X f (r) + f (r + 1) f (0) f (n)
lim f (t)e−2iπkt dt = = + f (1) + ... + f (n − 1) + .
K→∞ 0 2 2 2
k=−K r=0
-III-
Z 1
cos x 1 cos x
1. On a √ ≤ √ et √ dx converge. Pour x ≥ 1, on a :
x x 0 x
a
sin x a
Z Z a
cos x sin x
√ dx = √ − √
1 x x 1 1 2x x
Z a
sin a sin x
= √ − √
a 1 2x x
Z a
sin x 1 sin x cos x
Comme √ ≤ √ pour tout x ≥ 1 et la fonction x 7→ √ est intégrable sur [1, +∞[, alors lim √ dx
2x x 2x x 2x x a→∞ 1 x
Z +∞ Z +∞
sin cos x
existe et vaut 1 − √ dx. Ainsi, par la relation de Chasles, √ dx converge.
1 2x x 0 x
En effectuant le changement de variable x2 = t, il vient
Z +∞ Z +∞
cos x
cos x2 dx = √ dx
0 0 2 x
Z +∞
L’étude précédente montre donc que l’intégrale impropre cos x2 dx converge.
0
De même, en effectuant le changement de variable x2 = t, il vient
Z +∞ Z +∞
2 sin x
sin x dx = √ dx
0 0 2 x
Z +∞
sin x
Comme précédemment on peut montrer que √ dx est convergente ce qui entraine la convergence de l’in-
Z +∞ 0 2 x
tégrale impropre sin x2 dx.
0
Z +∞
2
γn = e2iπx dx
0
Z Z +∞ +∞
cos 2πx2 dx + i
= sin 2πx2 dx
0 0
Z +∞ Z +∞
1 2 2
= √ cos t dt + i sin t dt
2πn 0 0
α + iβ
= √
2πn
2 2
k k
2. Pour tout k ∈ Z, on a x2 − kx = x − − , donc
2 2
Z 1 −iπnk2
Z 1 k 2
2iπn(x2 −kx)
e dx = e 2 e2inπ(x− 2 ) dx.
0 0
10
k −iπnk2
Avec le changement de variable u = − x, et en posant εk (n) = e 2 , on obtient :
2
Z 1 Z k
2
2iπn(x2 −kx) 2
e dx = εk (n) e2iπnu du
k
0 2
−1
2
Si k est pair de la forme 2l, alors εk (n) = e−2iπnl = 1. Si k est impair de la forme 2l + 1, alors
−iπn −iπn
(4l2 +4l+1) 2 +l)
εk (n) = e 2 = e−2inπ(l e 2 = (−i)n .
D’où : (
1 si k est pair
εk (n) =
(−i)n si k est impair
K Z 1
2 −kx)dx
X
On pose TK = e2iπn(x , pour K ∈ N. Montrons que les deux suites extraites (T2K )K∈N et (T2K+1 )K∈N
k=−K 0
sont convergentes et de même limite, pour conclure que la suite TK converge. En effet,
2K Z 1 2K Z k
2
2iπn(x2 −kx) 2
X X
T2K = e dx = εk (n) e2iπnu du
k
k=−2K 0 k=−2K 2
−1
2K Z k 2K Z k
2 2
2iπnu2 2
X X
= εk (n) e du + εk (n) e2iπnu du
k k
k=−2K,k pair 2
−1 k=−2K,k impair 2
−1
K Z s K−1 Z s+ 21
2iπnu2 2
X X
n
= e du + (−i) e2iπnu du
s=−K s−1 s=−K s− 12
Z K Z K− 12
2iπnu2 n 2
= e du + (−i) e2iπnu du.
−K−1 −K− 21
∞ ∞
2(1 + (i)n )
Z Z
2iπnu2 n 2
D’où lim T2K = e du + (−i) e2iπnu du = 2(1 + (−i)n )γn = √ (α + iβ). De même,
K→∞ −∞ −∞ 2πn
on obtient :
2K+1 Z 1 2K+1 Z k
2
2iπn(x2 −kx) 2
X X
T2K+1 = e dx = εk (n) e2iπnu du
k
k=−2K−1 0 k=−2K−1 2
−1
2K+1 Z k 2K+1 Z k
X 2 2
X 2 2
= εk (n) e2iπnu du + εk (n) e2iπnu du
k k
k=−2K−1,k pair 2
−1 k=−2K−1,k impair 2
−1
K Z s K Z s+ 12
2 2
X X
= e2iπnu du + (−i)n e2iπnu du
s=−K s−1 s=−K−1 s− 12
Z K Z K+ 12
2 2
= e2iπnu du + (−i)n e2iπnu du.
−K−1 −K− 32
2(1 + (i)n )
D’où lim T2K+1 = lim T2K = √ (α + iβ) et par conséquent
K→+∞ K→+∞ 2πn
K Z 1
!
X 2 2(1 + (i)n )
lim e2iπn(x −kx)dx = √ (α + iβ) .
K→+∞
k=−K 0
2πn
11
K Z n−1
!
n
2iπt2 X f (0) + f (n) X 2iπl2
−2iπkt
3. Si f (t) = e n , alors lim f (t)e + dt
e n = Gn . =
K→+∞ 0 2
k=−K l=1
Mais, en effectuant le changement de variable t = nx, on obtient
Z n Z 1 Z 1
−2iπkt −2iπknx 2 −kx)
f (t)e dt = f (nx)e ndx = n e2iπn(x dx.
0 0 0
Ainsi,
K Z n K Z 1
2 −kx)
X X
−2iπkt
lim f (t)e dt = n lim e2iπn(x dx
K→+∞ 0 K→+∞
k=−K k=−K 0
√
2 n(1 + (−i)n )
= √ (α + iβ) .
2π
D’où, par unicité de la limité : √
2 n(1 + (−i)n )
Gn = √ (α + iβ) .
2π
√
D’après le résultat trouvé dans la première partie Gn = n si n = 4l + 1 ( l ∈ N ). Par exemple, si n = 1 on obtient
l’égalité :
2
1 = √ (1 − i)(α + iβ)
2π
ce qui donne : r
1 π
α=β= .
2 2
• • • • • • • • ••
12