Le Décloisonnement
Le Décloisonnement
Inspection de Français
TRAIT
LE DECLOISONNEMENT
EN CLASSE DE FRANÇAIS
AU PREMIER CYCLE
D’UNION
Numéro spécial
OUAGADOUGOU –N° 25
1
DECLOISONNEMENT-
APPROCHES THEORIQUES
2
1. CLOISONNEMENT1
Enseigner le français au collège, c’est se préoccuper tout à la fois d’orthographe, de
grammaire, d’étude de textes (extraits ou œuvres intégrales), de vocabulaire, de récitation,
d’expression écrite et orale. La gestion d’une telle multiplicité de domaines pose – ou devrait
poser – un réel problème au professeur. Convient-il de s’en tenir à un enseignement cloisonné
et d’aborder les composants de la discipline « français » isolément les unes des autres parce
qu’elles sont de nature fondamentalement différentes ? Est-il préférable de choisir un
enseignement décloisonné permettant une approche globale de la discipline ? Dans un premier
temps, il est indispensable d’apporter une réponse très nette à deux questions aussi
fondamentales.
1
Ce chapitre est de l’ouvrage de Katherine WEINLAND et Janine PUYGRENIER-RENAULT, L’enseignement
du français au collège, 1997, Paris, Editions Bernard-Lacoste (pp 9-28)
3
LES PRINCIPES DU CLOISONNEMENT
DISCIPLINES ET SOUS – DISCIPLINES
4
toutes les sous-disciplines les unes après les autres, certaines se trouvent exclues ou ne sont
abordées que de façon occasionnelle, sans apprentissage systématique. S’il y a là une forme
de logique, elle doit être dénoncée, tout comme seront soulignées maintenant les limites d’un
enseignement cloisonné.
* Elle repose sur des approches théoriques anciennes qui dissocient étude de la langue
et étude des œuvres, grammaire (réduite à l’étude de la phrase) et littérature.
grammaire α β λ δ ε
étude de textes A B C D E
expression écrite R S T U V
Placé dans cette « logique » l’élève doit fabriquer lui-même la cohérence d’un système
qui en est singulièrement démuni. Il peut, la même semaine, et dans une classe de cinquième,
étudier la voix passive, préparer une dictée appelant de multiples savoirs et savoir-faire,
étudier une fable de la Fontaine pour observer le récit, la morale et leurs fonctions, et rédiger
enfin une rédaction faisant suite à la lecture des Lettres de mon moulin. Le schéma précédent
se complète alors pour faire apparaître dans le cadre vertical le travail demandé à l’élève
pendant une même semaine.
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Orthographe a b c d e
grammaire α β δ ε
étude de textes A B C D E
expression écrite R S T U V
Ainsi, alors même que les cheminements horizontaux peuvent être cohérents, la
spécialisation des domaines sur l’axe vertical conduit l’élève à étudier simultanément des
notions sans lien entre elles. A lui d’opérer les transferts, à lui de se rappeler ce qu’il a étudié
– ou non – précédemment pour le réutiliser à bon escient. Or cette capacité n’a rien d’inné…
et là se situe, à nos yeux, la première limite de l’enseignement cloisonné.
DES OBJECTIFS DISPERSES ET NON EXPLICITES AUX ELEVES
Si chaque sous-discipline est enseignée isolément des autres, elle est amenée à se fixer
ses propres objectifs : l’élève se trouve alors confronté à une multitude d’objectifs disparates
qu’il doit atteindre simultanément. Notre élève de cinquième doit éviter par exemple de faire
trop de fautes à la dictée, employer à propos la voix passive, comprendre comment fonctionne
une fable, en particulier chez la Fontaine, écrire un texte au statut mal défini qui s’appelle
« rédaction »… Il ne sait donc pas où on veut le mener, et en général on ne lui dit pas car il y
a trop de directions à indiquer, qui donneraient un sens aux activités demandées. Il flotte
dans un système aux objectifs très vastes quand il s’agit de grammaire. Or un enseignement
qui ne sait pas regrouper ses objectifs pour les indiquer aux élèves et les constituer en projet
d’ensemble est un enseignement vide de sens : là se trouve la deuxième limite de
l’enseignement cloisonné.
6ème / 5ème
Pôle lecture Pôle écriture
6
Un tel schéma appelle quelques remarques :
- l’expression orale n’est pas évaluée ;
- quatre sous-disciplines (récitation, orthographe, grammaire, expression écrite) le sont
DIRECTEMENT.
- Deux sous-disciplines (étude de textes et vocabulaire) le sont INDIRECTEMENT à
travers la rédaction ;
- Deux sous-disciplines (orthographe et grammaire) le sont DIRECTEMENT et
INDIRECTEMENT, à nouveau à travers la rédaction ; elles sont donc surévaluées ;
- Il est difficile, dans ces conditions, de préciser à quoi correspond exactement une note
globale, dite de « rédaction ».
4ème / 3ème
Vocabulaire Questions
0
CONCLUSION
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→ le vocabulaire et l’expression orale sont des sous-disciplines mineures, qu’on peut ne pas
enseigner régulièrement ;
→ il est possible de proposer dans une classe un cheminement propre pour chaque sous-
discipline : à l’élève d’opérer des transferts nécessaires ;
→ l’élève de collège peut se voir proposer plusieurs objectifs à la fois, sans qu’ils soient
réunis dans un projet ;
→ il est normal de surévaluer certaines sous-disciplines et de ne pas en évaluer d’autres ;
→ évaluer une rédaction ou une composition française sont des opérations
docimologiquement convaincantes.
EXPERIENCE
UNE PHRASE…
Soit la phrase isolée : « Le chat attrape la souris » . Elle sera introduite dans six
contextes différents.
1° - Extrait d’une encyclopédie pour la jeunesse :
« Animal carnivore, le chat attrape la souris. Il a pour habitude de jouer avec elle
avant de la tuer. »
2° - Extrait d’un quotidien sportif :
« Pendant plus de vingt minutes, le petit demi de mêlée va jouer au chat et à la
souris avec le troisième ligne. A la vingt-cinquième minute cependant, le chat attrape la
souris et lui inflige un placage retentissant. »
3° - Extrait d’un roman policier de série :
« On ne voit pas grand chose dans le bistrot. Le chat, qui s’est avancé
silencieusement, attrape la souris et lui allonge une beigne. »
4° - Extrait d’une bande dessinée qui raconte la vie d’une famille propriétaire d’un vieux
chat trop bien nourri et d’une charmante souris apprivoisée :
5° - Extrait d’un message diffusé à Londres, pendant la seconde guerre mondiale :
« Le chat attrape la souris.. Je répète : le chat attrape la souris. »
6° - Extrait d’un dialogue entre le maître d’un chat et celui d’une souris blanche :
« Le chat attrape la souris !
- Vite ! empêche-le de la tuer… »
…SIX SIGNIFICATIONS
La phrase « Le chat attrape la souris », placée dans six contextes différents, prend six
significations différentes.
1° - Le chat et la souris sont désignés comme des représentants de l’espèce.
2° - Dans la logique de sa métaphore, le journaliste désigne le troisième ligne (le chat), le
demi de mêlée (la souris), et une action de jeu.
3° - « Le chat » est le surnom local du patron du milieu. La souris, dans un registre de
langue argotique, désigne une créature de sexe féminin.
4° - Le chat n’a pas attrapé la souris. Il n’est pas non plus « un athlète accompli ». Les
maîtres procèdent ici par antiphrase ironique.
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5° - Diffusé par Radio Londres, le message indique à des Résistants français qu’ils
doivent enlever un officier allemand.
6° - Le chat et la souris sont deux animaux précis, connus des énonciateurs.
COMMENTAIRES
* Dans tous les cas, la phrase « le chat attrape la souris » est restée la même. Sons sens n’a
pas varié.
* Située dans six contextes² différents, elle a pris six significations différentes. On
considérera qu’elle s’est transformée en six énoncés successifs.
2
La Grammaire méthodique du français établit cette distinction entre « phrase et énoncé et, par voie de
conséquence, entre sens phrastique et signification énonciative » (Grammaire méthodique du français, Riegel,
Pellat, Rioul, Pellat, Rioul, PUF, 1999).
3
Michel Perret, l’énonciation en grammaire de texte, Nathan université, 1994
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CONSEQUENCES
LE SENS DE LA PHRASE
Pour construire le sens d’une phrase comme « le chat attrape la souris », un élève de
collège s’appuie sur sa connaissance de la langue. Il met en œuvre des compétences lexicales
(maîtrise du vocabulaire) et grammaticales (maîtrise des structures syntaxiques). La phrase
restant toujours la même, son sens ne peut varier. La simple connaissance de la langue ne
permet donc qu’une compréhension très partielle des phrases ou des textes proposés.
LA SIGNIFICATION ENONCIATIVE
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* L’actualisation de la langue en discours s’opère à partir du contexte ou du cotexte.
Dans ce dernier cas, de nombreux éléments très « littéraires » peuvent intervenir, comme la
notion de genre (exemple n°3) ou la métaphore (exemple n°2).
De ce fait, la distinction traditionnelle entre outils réservés à l’analyse des textes littéraires et
outils grammaticaux n’a plus de raison d’être. Ces outils, s’ils sont utilisés avec discernement,
permettent l’analyse des discours, littéraires ou non littéraires.
* De la même façon, la distinction traditionnelle entre exercices visant à
l’apprentissage de la lecture et exercices visant à l’apprentissage de l’écriture devient
caduque. Chaque fois que l’on demande à un élève de tire, on attend de lui qu’il construise
une signification à partir d’un discours. Chaque fois qu’on lui demande d’écrire, on attend de
lui qu’il procède à une mise en pratique de la langue afin d’élaborer son propre discours.
L’analyse discursive le prépare donc tout à la fois à la lecture et à l’écriture des textes. La
lecture conduit à l’écriture, l’écriture mène à la lecture, l’étude des pratiques discursives
d’autrui donne à l’élève des outils pour ses propres discours, et les choix qu’il fait lorsqu’il
écrit l’amènent à jeter un regard mieux informé sur les textes des autres, qu’ils soient
littéraires ou non littéraires.
Pour ces quatre raisons, l’analyse discursive lie ce que l’enseignement cloisonné
sépare. Elle peut donc servir de fondement théorique à un enseignement décloisonné du
français selon des modalités qui seront maintenant exposées.
3. LE DECLOISONNEMENT
Il suffirait pour définir le décloisonnement de l’opposer systématiquement au
cloisonnement. Un enseignement décloisonné rassemble et fédère ce qu’un enseignement
cloisonné disperse et isole ; il organise autour d’un objectif essentiel, dans le cadre d’une
pédagogie de projet ; il évalue globalement, en s’appuyant cependant sur des critères précis…
le tout dans le cadre de SEQUENCES DIDACTIQUES dont nous exposerons les principes.
UN CHOIX DIDACTIQUE
UNE DISCIPLINE RASSEMBLEE
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UNE PEDAGOGIE DE PROJET
LES DUREES
* La durée de la séquence est variable. Le projet, l’objectif d’ensemble, le niveau des
élèves et leurs acquis initiaux, les compétences visées déterminent le nombre de séances. On
estimera seulement qu’au-delà d’une quinzaine d’heures, l’intérêt de jeunes élèves risque fort
de s’émousser.
* La durée de la séance varie elle aussi. Elle se confond souvent, pour des raisons
matérielles, avec l’heure de cours. Cependant, il est parfois possible de regrouper deux
séances en une heure, et toujours intéressant de disposer de deux heures consécutives pour
organiser une séance plus complexe.
L’ORGANISATION
* Un élément déclencheur
Le point de départ de la séquence peut être un texte littéraire ou non, un corpus de
textes et/ou de documents, un enregistrement sonore, un débat, une copie ou une production
écrite d’élève(s), une séquence filmique, une chanson, une pièce de musique, un tableau…
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Bien sûr, dans la réalité de la classe, le texte l’emporte généralement mais il existe bien
d’autres possibilités qu’il est souvent utile de croiser. En effet, l’essentiel est d’ouvrir la
séquence à l’aide d’un élément déclencheur susceptible de faire réagir les élèves, de poser un
problème, de faire naître les questions et de favoriser l’adoption d’un projet.
LES OBJECTIFS
* Objectifs intermédiaires
Ce sont les objectifs de chaque séance… et chaque séance se propose de faire acquérir
des COMPETENCES particulières. L’objectif intermédiaire est donc atteint si la compétence
est acquise. Dans la logique de la séquence, ces objectifs intermédiaires sont bien sûr
complémentaires, ce qu’illustre le schéma suivant :
S1 O.I.1
S2 O.I.2
Séances Objectif d’ensemble
S3 O.I.3
S4 O.I.4
Objectifs intermédiaires
4
ce qui signifie une attention particulière porté aux réemploi régulier des capacités acquises
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LES EVALUATIONS
* L’évaluation initiale
Elle permet d’établir une sorte d’état des lieux et d’adapter l’objectif du professeur à la
réalité de la classe pour qu’il devienne le projet des élèves. Elle est menée de façon très
souple, le plus souvent à la fin de la séance – ou des séances – initiale(s). Les formes
d’évaluation, écrite ou orale, varient à l’infini et n’appellent pas l’emploi systématique, au
début de chaque séquence, de questionnaires-types.
* l’évaluation finale
Elle permet de mesurer le degré d’acquisition par l’élève de la capacité visée et, pour
ce faire, s’efforce de le placer dans une situation de production, qui mobilisera les savoir-faire
maîtrisés grâce aux séances. De ce fait, elle prend des formes multiples, écrites le plus
souvent mais aussi orales à l’occasion et ne peut être menée à travers des rédactions ou
compositions françaises ayant seulement un lien thématique avec un texte étudié
antérieurement. Des contraintes d’écriture doivent être précisées : elles serviront de critères
pour cette évaluation sommative finale (dite « critériée »).
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BILAN
* La séquence didactique est le moyen qui semble actuellement le plus efficace pour
donner à l’enseignement du français au collège la cohérence qui lui est indispensable.
* Elle repose sur une constante articulation entre lecture et écriture, réception et
production, afin que l’élève observe, découvre, utilise, réemploie, modifie, transforme et
surtout transfère un certain nombre de notions qui acquièrent ainsi le statut de savoirs
opératoires (outils de lecture et d’écriture…).
Projet élève
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RESUME5
1. Le décloisonnement
Or l’étude des formes du discours lie écrit et oral, lecture et écriture, approches des
faits de langue (lexicaux, grammaticaux, orthographiques et analyse des textes). Elle appelle
donc un enseignement décloisonné qui fédère les pratiques et les met au service d’un même
objectif. Ainsi, si l’objectif retenu est, en 5ème, l’écriture du discours descriptif, les textes
étudiés fournissent des exemples de descriptions et permettent l’identification de quelques
caractéristiques et l’analyse de quelques procédés ; la grammaire s’arrête sur la qualification
du nom ; le vocabulaire étudie les formes de mises en relation spatiales et les verbes de
perception. De la sorte, la poursuite d’un objectif unique, suffisamment large et porteur,
amène les différentes composantes du français à s’associer entre elles.
2. La séquence didactique
Définie comme un « mode d’organisation des activités qui rassemble des contenus
d’ordre différent autour d’un même objectif sur un ensemble de plusieurs séances », la
séquence didactique permet de mettre en œuvre le décloisonnement. Elle se fixe un objectif
unique expliqué aux élèves (production d’un discours, le plus souvent écrit mais
éventuellement oral), puis choisit les compétences à faire acquérir et les apprentissages à
organiser pour que cet objectif soit atteint, au fil d’un nombre variable de séances
consécutives ayant chacune une dominante (étude de texte, ou vocabulaire, ou grammaire,
etc.). Ce principe général étant affirmé, on apportera deux séries de précisions, sur
l’organisation et sur l’évaluation de la séquence.
a. L’organisation de la séquence
5
ce résumé et quelques illustrations de la démarche du décloisonnement sont disponibles sur le site de
l’inspection pédagogique régionale de l’académie de Nancy-Metz (France) accessible à l’adresse :
http: // www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres
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- la durée de la séquence est variable, une douzaine de séances étant considérée comme
une dimension moyenne, que l’on peut être amené à dépasser en fonction d’un projet
précis ;
- les composants de la séquence ne sont pas intangibles : une séquence peut aborder
plus rapidement les questions grammaticales et insister sur le lexique, une autre
privilégier l’étude des textes et passer très vite sur l’orthographe ;
- la séquence prend appui sur un texte de départ (texte d’auteur ou production d’élève)
ou sur toute autre forme de support, oral ou iconographique. Elle rebondit ensuite de
texte en texte de façon à relancer constamment la recherche et à maintenir en éveil
l’intérêt des élèves. De la même façon, elle ne conduit pas à l’écriture d’un texte
unique (rédaction ou composition française considérée comme le devoir de fin de
séquence) mais s’appuie au contraire sur des exercices d’écriture variés, sur des
productions intermédiaires multiples et rapides qui se développent au fil des séances et
préparent les élèves à la production de fin de séquence.
b. L’évaluation de la séquence
- La production finale relève d’une évaluation sommative (on évalue l’ensemble des
apprentissages menés au cours de la séquence) et, dans la mesure du possible, critériée
(on mesure, à l’intérieur de la note globale, la part de chaque apprentissage).
Les notes globales de français, qui ont vocation à figurer sur les bulletins scolaires et
pièces administratives diverses6, se fondent sur les notes de production de fin de
séquence et peuvent intégrer avec souplesse les évaluations réalisées en cours de
séquence.
6
Cette logique voudrait aussi que le cahier de textes de la classe cesse d’être cloisonné en rubriques étanches et
qu’il présente les séquences successives, dans l’ordre de leur déroulement
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METHODOLOGIE
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LA SEQUENCE DIDACTIQUE / ELEMENTS D’UNE METHODOLOGIE :
I. LA PROGRAMMATION
Le principe idéal de progression est qu’à chaque séance il y ait du nouveau, s’appuyant
sur ce qui est déjà connu et maîtrisé. Eu égard à l’hétérogénéité des élèves et des classes, la
mise en œuvre d’un tel principe est souvent malaisée. Il convient donc tout d’abord de
distinguer dans l’organisation de l’enseignement pendant l’année scolaire trois notions
différentes : le programme, la progression, la programmation.
• a. Le programme
Il est organisé autour des grandes composantes de l’enseignement du français (lecture,
écriture, oral, outils de la langue). Il appelle la lecture d’une série d’œuvres et établit une
liste de notions à faire étudier. Il ne se préoccupe pas de l’ordre selon lequel ces activités
sont menées dans la classe.
• b. La progression
Elaborée par les professeurs en fonction de leur projet, elle établit un ordre dans les
apprentissages, un itinéraire et des étapes parmi les notions, tout en tenant compte de
points de passage obligés (par exemple, les œuvres au programme). Elle s’efforce de
déterminer un enchaînement précis des séquences, de façon à éviter l’empilement et la
juxtaposition des notions. Elle ménage également, entre les séquences, des temps de
synthèse qui permettent de dresser avec les élèves le bilan des acquis, en particulier dans
les domaines lexical et grammatical, et de mesurer les besoins qui restent à combler.
• c. La programmation
Elle se préoccupe de la distribution chronologique des séquences retenues dans le cadre de
la progression et prend en compte le calendrier scolaire (il est essentiel que des séquences
ne soient pas coupées par des vacances ; celles-ci, en revanche, peuvent permettre la
lecture préalable d’une œuvre). On s’attache à préserver une indispensable souplesse,
permettant de faire varier le rythme des apprentissages selon les réactions, les difficultés
et les intérêts des élèves. De ce fait, on peut estimer que la programmation sur l’année
scolaire d’une dizaine de séquences didactiques (d’une douzaine d’heures en moyenne) est
un point de départ raisonnable, laissant la place à quelques activités " décrochées" des
séquences (temps de synthèse ou de remédiation, notamment en matière de grammaire ou
d’orthographe) ou imprévues (sorties pédagogiques, spectacles, vie de la classe ou du
collège).
2. Quelle progression de la 6è à la 3è ?
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• - en 5è-4è : pour le pôle narratif, poursuivre l’étude de la narration et développer celle
de la description ; pour le pôle argumentatif, aborder d’étude du discours explicatif ;
Savoir décrire
6e 5e 4e 3e
Identification de passages Structuration spatiale de Fonctions simples de la Description et récit : les
descriptifs dans un récit la description (droit / description dans le récit différentes formes
gauche, haut / bas, etc.) (description préparant ou d’insertion du descriptif
différant le moment fort dans le narratif.
d’une action)
Caractérisation Verbes de perception Fonctions complexes de
élémentaire des lieux et régissant la description Le portrait la description
des personnages
Formes simples Description et discours : Description et discours :
d’insertion de la le point de vue ; la visée la visée argumentative de
description dans le récit explicative de la la description.
description
Première approche des
fonctions de la
description (informative)
Savoir argumenter
6e 5e 4e 3e
Identification de passages Image et argumentation Approche de textes Organisation d’une
argumentatifs dans un (publicité, affiches) centrés sur argumentation simple :
récit. l’argumentation thèse, arguments,
Dialogue et (critiques de films, exemples
Expression orale d’un argumentation : qui articles polémiques
point de vue argumenté argumente, pour qui, simples) Ajustement de
avec quel objectif ? l’argumentation à celui
Production d’un article que l’on désire
Organisation d’un débat : convaincre (écrire et
l’échange des arguments réécrire un texte pour
deux destinataires
différents).
La progression d’ensemble ainsi définie est fondée sur les formes et les fonctions du
discours, ainsi que sur le récit et le dialogue qui les intègrent. Elle établit clairement des
dominantes (narration en 6e, description en 5e, explication en 4e, argumentation en 3e), mais
elle n’est par linéaire pour autant. Il n’est donc pas question d’étudier toutes les questions
liées à la narration en 6e, pour n’y plus revenir, puis toutes les questions liées à la description
en 5e, pour n’en plus parler. Au contraire, l’argumentation est abordée dès la classe de 6e, la
narration et la description sont étudiées jusqu’à la classe de 3e.
Cette progression d’ensemble se propose cependant d’éviter les répétions. Pour y parvenir,
elle procède par complexification progressive des notions et aménage, dans l’acquisition des
compétences, des étapes successives réparties de la 6e à la 3e.
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Les formes de discours sont en effet naturellement entremêlées dans la pratique.
L’enseignant les étudie à travers des textes plus variés et plus complexes, il en précise le
contexte culturel en les inscrivant dans des genres et dans les oeuvres, il propose, des
instruments d’analyse de plus en plus finement articulés et conduit ainsi ses élèves à une
meilleure maîtrise des pratiques discursives.
Pour le cycle central, l’accent est mis sur l’articulation et l’entrecroisement des formes de
discours : en introduisant en 5e l’analyse du descriptif, on précise les liens entre le narratif et
le descriptif, dont les fonctions réciproques pourront être approfondies en classe de 4e (avec la
dimension explicative de la description, par exemple), et même en classe de 3e (avec sa
dimension argumentative). On découvre en 5e le fonctionnement du dialogue, dont les
articulations formelles, les valeurs et les fonctions interlocutives seront progressivement
précisées au cours du cycle. A la classe de 4e est réservée l’approche raisonnée du discours
explicatif, ouvrant ainsi sur la question de l’argumentation qui sera explicitée et développée
en 3e.
a. La succession
Concevoir une progression selon un principe de succession revient à aborder les
uns après les autres les divers blocs de compétences, sans envisager croisements ni
retours. Dans une classe de 4e, et de façon très schématique, l’étude d’une série de nouvelles
ou d’un roman permet d’aborder les problèmes liés à la narration puis ceux liés à la
description ; l’étude d’une pièce de théâtre est l’occasion d’étudier le dialogue ; une série de
textes fonctionnels et fonctionnels amène l’étude du discours explicatif tandis que
l’argumentation est envisagée à travers des extraits d’un texte de critique sociale du XVIIIe
siècle. Ce type de progression peut offrir l’avantage de la clarté pour les élèves : les séquences
sont contrastées, donc nettement identifiables. Conduisant cependant à une approche
typologique (types de textes), il présente un risque de morcellement et de rigidité par la
juxtaposition de notions sur lesquelles on ne revient pas.
b. Combinaison
Concevoir une progression selon un principe de combinaison consiste à partir des
textes pour étudier la façon dont ils combinent les différents types de discours. L’étude
d’un récit en classe de 5e (récit de voyage, roman d’aventures, roman de chevalerie) permet
ainsi d’étudier la narration, la description et le dialogue, non plus successivement mais de
façon complémentaire, en envisageant, par exemple, les formes d’insertion du descriptive
dans le narratif ou la fonction informative du dialogue. De même, l’analyse du dialogue peut
s’ouvrir par une comparaison entre le dialogue romanesque et le dialogue théâtral pour se
centrer ensuite sur une pièce de théâtre où le dialogue aura fréquemment une fonction
argumentative. De la sorte, les blocs de compétences continuent d’exister mais les
compétences se construisent les unes par rapport aux autres et sont constamment en relation
les unes avec les autres. Elles peuvent donc être mises en œuvre simultanément, par exemple,
pour l’écriture longue d’un récit. Un tel type de progression est relativement simple à réaliser
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et il permet de prendre appui très directement sur les textes, étudiés en tant que tels. Il a
également le mérite de permettre des combinaisons et des synthèses constantes, au cours
desquelles les compétences s’associent, les savoirs et les savoir-faire se structurent entre eux.
c. L’entrecroisement
La lecture du texte est l’élément de base de la séquence didactique. Elle va permettre, non de
plaquer des grilles toutes faites – ce qui correspondrait à une lecture descendante – mais de
mener une véritable enquête sur le texte, mettant en lumière les réseaux existants jusqu’à ce
qu’apparaisse clairement la structure dominante et l’effet de sens qu’elle produit, ce que l’on
peut appeler son "opération d’écriture majeure". C’est pourquoi il est important, dans une
perspective didactique, de choisir des textes particulièrement démonstratifs à ce niveau. Cette
lecture, on le voit, est ascendante en ce sens qu’elle part du texte et se construit petit à petit.
La facture du texte permet d’imaginer son processus de production. Il s’agit bien entendu
d’une fiction, mais cette fiction est opératoire dans la mesure où elle va permettre, à partir du
projet de l’écrivain, de bâtir un projet d’écriture pour l’élève. C’est ainsi qu’apparaît la
consigne d’écriture ; à la différence du sujet de rédaction, qui place d’autorité l’élève dans
un contexte défini ("A vous aussi il est arrivé un jour…"), elle doit parvenir à la plus grande
décontextualisation possible. Mais elle doit nommer à la fois le matériau et l’outil langagier à
utiliser, et l’effet de sens qui rend nécessaire leur utilisation. Cette décontextualisation interdit
de faire appel explicitement au vécu de l’élève, et le met à l’abri : le choix qu’il fera par la
suite de tel ou tel contexte ne le dévoilera pas, mais révélera l’un des champs d’application
possible de la consigne. La consigne devra être rédigée afin de pouvoir être relue au cours du
travail, et elle devra préciser
• ce qui variera
• le temps accordé
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3. La préparation à l’écriture : le décloisonnement à l’œuvre
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au dossier de textes, convoqués par des problématiques présentes dans les textes lus. C’est
pourquoi le choix des textes est capital : il ne faut choisir
• ni des textes trop imparfaits, dans lesquels rien ne serait lisible par la classe
• ni des textes trop aboutis, dont la réécriture nécessite une trop grande maîtrise.
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RAPPORTS DES TRAVAUX DES JOURNEES DU 26 ET DU 27/11/2002
ATELIER II
Séance
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation Observations
et durée
1 Expression orale : - Décrire les images 1. Observer la première image.
(oralement) 2. Décrire le décor.
1 heure Etude des images p 57
- Raconter 3. Dégager les personnages en
(La sixième en français) présence.
oralement un conte.
4. Faire parler les personnages.
5. Raconter oralement une histoire où
l’un ou les deux sont les personnages
principaux.
Conclusion : faire ressortir les
caractéristiques de l’univers du
conte.
2 Explication de texte : - Caractériser le Explication linéaire du texte.
1 heure Leuk et les perdrix , p 59 type de relations
existant entre les deux
(La sixième en français) personnages.
- Identifier les
différents moments du
récit.
- Dégager la morale
du conte.
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Séance
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation Observations
et durée
3 Conjugaison : Conjuguer les verbes - Faire trouver les désinences Conjuguer des verbes à
L’imparfait et le passé réguliers et irréguliers au des verbes choisis. l’oral et à l’écrit.
1 heure
simple passé simple et à - Découvrir les modifications
l’imparfait. des radicaux de certains verbes,
irréguliers notamment.
4 Grammaire : Cf Programmes du 1er
Discours direct et cycle - p 24
1 heure
discours indirect. Leçon N° 6.
5 Vocabulaire : - Identifier les - A partir d’un conte, repérer Compléter un texte
Vocabulaire du conte tournures idiomatiques les tournures idiomatiques. lacunaire.
1 heure (autrefois, il y a …, il était une de début et de fin de
fois…) - Trouver d’autres tournures.
contes.
- Construire des phrases à
- Les employer dans
l’aide de ces tournures.
des phrases.
6 Explication de texte : Cf. Séance 2
1 heure « Pourquoi les libellules Leuk et les perdrix.
ont le ventre très mince »
p 74
(La sixième en français)
26
Séance Observations
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation
et durée
Découvrir d’autres situations à
7 Expression écrite : - Découvrir la Etude de la situation initiale : partir de morceaux choisis
2 heures Texte support : structure du conte ; - Inventorier les éléments les (Exemples : pp 64-65 , p 75)
« Pourquoi les libellules - Déterminer les éléments constituant cette
ont le ventre très mince » éléments constitutifs de situation ;
p 74 la situation initiale ; - Identifier la tournure Ne pas oublier de faire ressortir la
(La sixième en français) présence du mot-lien (connecteur)
- Déterminer idiomatique introduisant la introduisant généralement l’élément
l’élément déclencheur ; situation initiale ; déclencheur.
Evaluation
- Produire un texte - Rédiger individuellement la formative
comportant la situation situation initiale d’un conte.
initiale et l’élément
Etude de l’élément déclencheur :
déclencheur.
- Même démarche que pour la
situation initiale.
8 Orthographe : Activité préparée à partir des
Accord sujet-verbe textes lus et expliqués.
1 heure
9 Grammaire :
Les pronoms personnels
1 heure
sujet et complément (le,
la, les, lui, leur)
10 Exploitation de texte : Choix laissé à l’appréciation
En fonction des lacunes du professeur.
1 heure
des élèves constatées
dans les premières
productions.
27
Séance Observations
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation
et durée
11 Expression écrite : - Découvrir la - Repérer les éléments
2 heures Texte support : structure du conte modificateurs ;
« Pourquoi les libellules (suite) ;
- Relever les péripéties ;
ont le ventre très mince » - Déterminer la
p 74 - Repérer les éléments du
progression (
(La sixième en français) dénouement ou de la situation
péripéties, situation
finale ;
finale) ;
- Rédiger individuellement un Evaluation
- Produire un texte
texte comportant les éléments formative
comportant les
modificateurs, les péripéties
éléments
et/ou la situation finale.
modificateurs, les
péripéties et :ou la
situation finale.
12 Expression écrite Produire un conte. - Organiser les élèves en
1 heure petits groupes (de 4 à 6 élèves) ;
- Faire produire un conte Evaluation
respectant la structure du texte- formative
support. puis sommative
13 Remédiation Laissée à l’initiative du
professeur au vu des lacunes
1 heure et insuffisances constatées.
28
RAPPORT DES JOURNEES DU 26 ET DU 27/11/2002
SUR L’ENSEIGNEMENT DECLOISONNE DU FRANÇAIS
ATELIER IV
Classe : 6ème
Niveau :
Objectif général : Produire un texte descriptif
Séquence : Description d’un lieu, d’un objet
Conte : Bernard B. DADIE, Le pagne noir, Présence Africaine, 1994.
Manuel : La sixième en français, IPAM, EDICEF
Roman : Camara LAYE, L’enfant noir, Edition Pocket Junior, 1994
Séance Observations
et durée Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation
1 Explication de texte : Dégager le sens du texte - Découvrir le sens du texte Lecture expressive du
Support : texte descriptif descriptif ; texte.
1 heure
La case de mon père.
- Déterminer la (les) fonction(s) de
Extrait de L’enfant noir,
la description.
pp 10-11.
2 Expression écrite : Dégager la structure du Découvrir la structure du texte Evaluation formative :
texte descriptif.
1 heure Le schéma du texte Reconstitution d’un texte
descriptif. puzzle (pour l’ordre de la
Support : La case de mon description).
père. Ex. : Bernard B. DADIE,
Extrait de L’enfant noir, Le pagne noir, « Le
pp 10-11.
champ d’ignames », p
121. Désorganisation et
remise en ordre des §§
1, 2, 3, 4 et 5.
29
Séance
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation Observations
et durée
3 Vocabulaire : Exprimer la localisation à - Découvrir des adverbes, des Evaluation formative
Les indicateurs spatiaux. l’aide d’indicateurs prépositions, compléments
1 heure Emploi correct des
Support : La case de mon spatiaux. circonstanciels de lieu ; notions vues dans des
père. - Découvrir et utiliser phrases.
Extrait de L’enfant noir, correctement les présentatifs :
pp 10-11. voici, voilà, il y a, c’est…
4 Expression écrite : Ecrire un texte descriptif. Réinvestir la structure du texte Evaluation formative
La production d’un texte descriptif et les indicateurs spatiaux
1 heure Production d’un texte
descriptif à partir d’une dans la production d’un texte descriptif à partir d’une
image. descriptif à partir d’images diverses image observée :
Support : La sixième en observées.
- Respect de la
français, pp 44, 104-105,
consigne ;
118-119, 167, 177, 185, - Respect de la
197 structure ;
- Ordre cohérent
de la description ;
- Emploi correct
des indicateurs
spatiaux.
30
Séance
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation Observations
et durée
5 Expression écrite : Lire et améliorer les - Respecter la structure du Evaluation formative
Lecture et amélioration des productions des élèves. texte descriptif ;
1 heure productions des élèves. Evaluation des
Support : productions des - Organiser de façon productions par
élèves. cohérente une description ; l’ensemble du groupe-
- Utiliser correctement les classe ou en sous-
groupes à partir des
indicateurs spatiaux ;
critères suivants :
- Réécrire un texte en
- Respect de la
l’améliorant.
structure ;
- Respect de
l’ordre des éléments
et de la cohérence ;
- Utilisation
correcte des
indicateurs spatiaux.
6 Grammaire : Développer les groupes - Découvrir les différentes Evaluation formative
1 heure L’expansion du groupe nominaux. possibilités d’expansions du - Exercices oraux.
nominal. groupe nominal et leurs rôles ;
Support : Bernard B. - Exercice écrit :
- Améliorer les productions
DADIE, Le pagne noir, enrichissement des
des élèves avec des expansions
« Le champ d’ignames », productions en
du groupe nominal.
p 121. procédant à
l’expansion des
groupes nominaux.
31
Séance
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation Observations
et durée
7 Orthographe : Accorder les groupes Accorder correctement en genre et Evaluation
Accord des groupes nominaux avec leurs en nombre les groupes nominaux formative
1 heure
nominaux avec leurs expansions. avec leurs expansions (adjectifs de - Correction
expansions. couleur, etc.) collective d’une
Support : productions
copie-témoin ;
des élèves.
- Autocorreection
des productions.
8 Vocabulaire : Doter les élèves d’un - Trouver le vocabulaire Evaluation
Les champs lexicaux vocabulaire riche et approprié ; formative
1 heure
Support : images approprié au contexte.
- Employer correctement le Réécriture et
diverses observées à la
vocabulaire approprié ; amélioration des
séance 4.
- Améliorer la production faite productions à partir des
à partir de l’observation d’une champs
lexicaux
constitués.
image.
9 Explication de texte : Dégager le sens du texte. Découvrir le sens du texte. Lecture expressive du
Support : La sixième en texte.
1 heure
français, pp 136-137
« La nouvelle maison ».
10 Conjugaison : Conjuguer correctement Conjuguer correctement les verbes,
Le présent et l’imparfait les verbes courants utilisés notamment de perception, au
1 heure
de l’indicatif. dans la description. présent et à l’imparfait de l’indicatif.
Support : textes déjà
étudiés.
32
Séance
Activité Objectifs Savoirs et savoir-faire Evaluation Observations
et durée
11 Grammaire : Utiliser correctement les - Inventorier les outils de la Evaluation
L’expression de la outils de comparaison. comparaison ; formative
1 heure
comparaison - Utilisation des
- Les utiliser correctement ;
Support : extraits de outils de
textes déjà étudiés. - Enrichir les productions en comparaison ;
utilisant la comparaison.
- Enrichissement
des productions.
12 Expression écrite : - Produire le texte Produire un texte descriptif correct. Evaluation
Ecriture finale du texte final de la description ; formative
1 heure
descriptif
ou 2 - Evaluer les - Ecriture finale du
heures productions finales à texte ;
partir d’une grille - Evaluation
élaborée au fur et à mutuelle des
mesure des productions ;
évaluations partielles.
- Examen de
quelques copies par
le professeur et
dernière remédiation.
13 Expression écrite : Evaluer les acquis. Produire un texte descriptif à partir Evaluation sommative
Réinvestissement des d’un objet observé (ou d’un sujet de
1 heure Devoir sur table.
acquis dans une rédaction avec des consignes
production autonome. précises et claires).
14 Expression écrite : Corriger le devoir. Corriger les insuffisances constatées Evaluation formative
Correction du devoir. dans les devoirs.
1 heure Correction des
insuffisances.
33
SYNTHESE DES RAPPORTS DES TRAVAUX EN ATELIERS
DES JOURNEES DU 26 ET DU 27/11/2002
SUR L’ENSEIGNEMENT DECLOISONNE DU FRANÇAIS
SCHEMA 1
EXPRESSION ORALE
ECRITE
Textes - Grammaire
- Orthographe
- Vocabulaire
- Conjugaison
SCHEMA 2
EXPRESSION ORALE
LECTURE EXPRESSION
ECRITE
Textes
OUTILS DE LANGUE
- Grammaire
- Orthographe
- Vocabulaire
- Conjugaison
35
Commentaire :
Partant du postulat que la communication est au centre de l’activité pédagogique et qu’elle est sans
doute la première fonction du langage, il convient de redonner à l’expression orale la place qui lui
revient dans la classe de français. La position de « l’expression orale » dans le haut du tableau signifie
qu’elle doit se trouver au cœur de l’activité pédagogique.
Les tableaux 1 et 2 qui expriment une seule et même réalité, considèrent l’expression écrite comme
l’activité fédératrice dans l’enseignement décloisonné du français. L’enseignement apprentissage part
de l’étude d’un texte pour mettre en lumière non seulement l’architecture mais aussi les aspects
sémantiques, lexicaux, syntaxiques et orthographiques, qui font du texte un corpus linguistique complet.
Les différentes séances, complémentaires les unes des autres, doivent permettre à l’élève de découvrir
et de s’approprier l’architecture et les matériaux nécessaires à la compréhension et à la production d’un
texte. La production peut commencer dès la découverte de la structure (2ème séance) du texte expliqué.
Cette production embryonnaire sera améliorée progressivement au fur et à mesure que les différents
outils de langue seront étudiés. Cela oblige à un va-et-vient entre le texte, la production et les outils de
langue, en fonction des savoirs et savoir-faire à construire.
Cette démarche privilégie l’évaluation formative qui permet de faire les réajustements nécessaires à
chaque étape.
EXEMPLES DE SEQUENCES
D’APPRENTISSAGE
37
EXEMPLE DE SEQUENCE APPRENTISSAGE SUR LE
TEXTE NARRATIF
CLASSE DE 6ème
L’élève sera capable de produire un conte traditionnel suivant la structure du schéma narratif simple.
A. Les savoirs
1. les compléments circonstanciels de temps et de lieu.
2. les temps verbaux : passé simple, imparfait.
3. les indicateurs de temps et de lieu.
4. le schéma du conte traditionnel à schéma narratif simple (Situation Initiale SI ; Elément
Modificateur EM ou élément déclencheur ED ; Péripéties P ou S.A. Suite d’Actions, situation
Finale SF)
B. Les savoir-faire
1. Au terme de l’apprentissage, l’élève sera capable de :
2. identifier un conte : personnages (êtres animés et/ou inanimés), les différentes caractéristiques
d’un conte traditionnel (ton comique ou tragique des faits, leçon enseignée…) ; les lieux de
l’action ;
3. reconnaître les compléments circonstanciels servant à désigner les lieux où évoluent les
différents personnages ;
4. identifier les temps verbaux et de préciser leur valeur dans le conte ;
5. repérer les marqueurs de temps et de lieu et de pouvoir les réutiliser en contexte ;
6. produire un conte traditionnel court ;
7. réduire un conte traditionnel à son schéma narratif simple.
OBJECTIF GENERAL
L’élève sera capable de réactiver les connaissances antérieures sur le conte
OBJECTIFS SPECIFIQUES
L’élève sera capable
- d’identifier les éléments propres au conte
- de dégager le rôle du conte
- de formuler une ou deux leçons de morale d’un conte
2. LECTURES EXPLIQUEES
Textes choisis : - Le cheval et le dolo,in Contes du Burkina. Contes recueillis par Louis
TAUXIER Introduction et annexe de Doris BONNET ; 2) La légende du python
38
OBJECTIFS GENERAUX
OBJECTIFS SPECIFIQUES
L’élève sera capable :
de dégager l’idée générale du conte ;
d’identifier le type de texte ;
d’identifier les personnages du conte et leurs actions ;
de repérer les différentes phases de l’histoire ;
de reconnaître les connecteurs temporels ;
de formuler clairement la leçon de morale ;
de retrouver le schéma narratif ;
de mener un débat sur cette leçon de morale.
3. GRAMMAIRE
OBJECTIF GENERAL
L’élève sera capable de connaître les compléments circonstanciels de temps et de lieu dans le conte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
L’élève sera capable :
d’identifier les compléments circonstanciels indiquant le lieu et le temps ;
de les employer dans les différentes situations de communication.
4. CONJUGAISON
OBJECTIF GENERAL
L’élève sera capable de maîtriser tous les temps verbaux utilisés dans le conte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
5. VOCABULAIRE
OBJECTIF GENERAL
L ‘élève sera capable de comprendre les connecteurs temporels correspondant aux différentes étapes du récit.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
L’élève sera capable :
d’identifier les marqueurs temporels servant à introduire les différentes étapes d’un conte (SI, EM, SA
(suite d’actions ou péripéties), SF) ;
de substituer à ceux utilisés dans le texte d’autres marqueurs temporels synonymes ;
de compléter à travers un exercice à trous les connecteurs temporels.
39
6. ORTHOGRAPHE
OBJECTIF GENERAL
OBJECTIFS SPECIFIQUES
7. EXPRESSION ECRITE
40
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
OBJECTIF GENERAL :
Eveiller la curiosité des élèves à partir d’une image, au monde du conte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
1. Décrire les personnages de l’image, à l’oral.
2. Raconter le conte suggéré par l’image.
3. Jouer le rôle des deux personnages.
Au dessus de l’image, pourquoi a-t-on écrit que « les contes, sont les mensonges du soir » ?
- Laisser les élèves s’exprimer librement pendant 2 à 5 minutes.
41
Synthèse partielle 1 : Sur l’image, nous voyons deux animaux de la brousse : le lièvre et le lion, dans un
accoutrement original, extraordinaire.
2.3- L’action des deux animaux
Q : Que font les deux animaux ?
R.A. : Les deux animaux se parlent ; (ils sont arrêtés, ils se regardent)
Q : A quoi le vois-tu ?
R.A. : Le lièvre pointe le doigt quelque part, le lion a la « bouche » (gueule) entr’ouverte.
Q : Ces deux animaux ont-ils l’habitude de parler ?
R.A. : Non.
Q : Qu’en penses-tu ?
R.A. : Commentaire personnel de l’élève.
Q : Qu’est-ce qui te paraît, drôle, encore, dans leur allure ?
R.A. : Les deux animaux sont debout : ils se tiennent sur des jambes ; ils possèdent des bras ; leur
mine aussi est drôle.
Q : A qui ressemblent-ils, ainsi dessinés ?
R.A. :: A des humains, à des hommes.
Q : S’agit-il d’une histoire réelle représentée par cette image ?
R.A. : Non, il s’agit d’un conte
Q : A quoi peut-on deviner que cette image traduit un conte ?
R.A. : Sur l’image les deux animaux ressemblent à des hommes : les vêtements, l’aspect physique
sauf la tête, ils parlent.
L’image est invraisemblable, elle ne traduit pas la réalité, ne correspond pas à la réalité.
Q : Qu’est-ce qui te semble enfin amusant dans cette image ?
R.A. : Libre A titre indicatif : habituellement, le lièvre ne se promène pas en compagnie du lion ; ils ne
sont pas des amis.
Synthèse partielle 2 : Les deux animaux ressemblent aux hommes. Ils parlent, sont habillés, se tiennent debout
comme eux.
3. Imagine l’histoire et raconte-la oralement.
Leuk-le-lièvre et le lion roi de la brousse se parlent, (dialoguent) : que se disent-ils ? que peuvent-ils vouloir faire
ensemble ?
R.A. : En quelques phrases, les élèves imaginent un récit (ce récit peut être le conte réel) symbolisé, traduit par
l’image.
III. PRODUCTION
Questionnements
Q : A quelle histoire, quel récit l’image fait-elle penser ?
R.A. : L’image observée fait penser à un conte.
Q : Quels sont les deux principaux personnages ?
R.A. : Leuk-le-lièvre et le lion
Q : Qu’est-ce qui t’a plu, lors de cette leçon ?
R.A. : Libre.
A titre indicatif : le conte imaginé, la description des deux animaux – le jeu, l’accoutrement des
animaux.
42
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de donner du sens au texte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier le type de texte ;
• de dégager l’idée générale du conte ;
• d’identifier les personnages du conte et leurs actions ;
• de repérer les différentes phases de l’histoire.
DEROULEMENT DE LA LECON
TEXTE – SUPPORT : La légende du python
Jadis les hommes n’avaient de l’eau que tous les sept jours. Il y avait un grand puits dans le pays mais
unique et servant de demeure à un très gros python qui était le maître de l’eau et qui la faisait venir ou retirer à
son gré.
Tous les sept jours, le chef du village lui donnait une jeune fille à manger. Alors le python laissait l’eau
monter et les gens du village venaient prendre ce qu’il leur fallait. Ainsi en était-il.
Un beau jour, un homme qui venait de très loin, de régions inconnues, vint loger dans le village. La
vieille femme, son hôtesse, lui apporta une toute petite calebasse d’eau. « Il n’y en a pas assez, dit l’étranger ».
- Je ne peux t’en donner davantage, dit la vieille. Il est très difficile d’avoir de l’eau ici.
- Comment ? la vieille femme lui expliqua la situation. « Dans combien de temps donnera-t-on la jeune
fille au python ?
- Après-demain », dit la vieille.
L’homme ne souffla mot, mais le jour indiqué, il prit son sabre et alla s’installer auprès du puits. Le
chef du village amena la jeune fille au bord du puits et s’en alla. Le serpent se dressa, sortit sa tête énorme du
puits, flaira partout autour de la jeune fille, puis ouvrit la gueule pour se saisir d’elle. A ce moment-là l’homme,
d’un coup de sabre formidable, lui trancha la tête, puis dit à la jeune fille de retourner chez elle.
Le lendemain on trouva l’eau répandue partout et l’énorme python gisant parmi elle. Le chef de village
fit rassembler les gens.
« Qui a fait cela ?
- C’est moi, dit l’étranger ».
Tous donnèrent des cadeaux à l’homme qui retourna chez lui. Maintenant on peut avoir de l’eau quand
on veut, tous les jours et non tous les sept jours comme auparavant (1).
In. Les contes du Burkina, Contes recueillis par L. Tauxier C.I.L.F, coll. Fleuve et flamme.
(1) Cette légende existe chez les Soninke mais la mort du serpent y est alors l’annonce d’affreux malheurs à
venir pour le pays. Chez les Fulse elle représente la libération de l’eau.
I. MOTIVATION
Qui connaît un conte ? De qui parle-t-il ?
43
III. VOCABULAIRE
- le maître de l’eau :
- l’homme ne souffla mot :
- le serpent flaira :
44
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de reconnaître les éléments constitutifs d’un conte
traditionnel court.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séquence, l’élève sera capable :
• de retrouver le schéma narratif ;
• de reconnaître les connecteurs temporels ;
• de distinguer les temps verbaux et leurs valeurs.
DEROULEMENT DE LA LECON
TEXTE – SUPPORT : La légende du python (voir texte pages précédentes)
I. LECTURE MAGISTRALE DU PROFESSEUR
Situation Initiale. Les personnages du conte sont présentés dans une situation de paix et de tranquillité ou de
manque.
Exemple : Les hommes n’avaient de l’eau que tous les sept jours.
Péripéties. : différentes actions sont alors réalisées pour changer la situation de départ :
Exemple
- . « Une vieille apporte de l’eau à l’étranger en très petite quantité. »
- « L’étranger réagit. »
- « La vieille lui explique la situation que vivent les villageois. »
- « L’étranger tue le python. »
V. PRODUCTION
Exercice Écrit
Proposer un conte court et demander de retrouver la situation initiale (SI), à l’élément modificateur (EM), aux
péripéties (P) à la situation finale (SF)
Cette année-là, il n’avait rien à manger dans la savane. Azui, le lièvre, observe un paysan qui rapporte tous les
soirs chez lui des ignames. Un jour, le lièvre fait le mort sur le chemin que l’homme doit prendre. L’homme, le
croyant mort, dépose les ignames dans sa hutte. Il revient sur la route pour ramasser le lièvre. Pendant ce temps,
Azui s’empare des ignames dans la hutte. Le paysan ne retrouve ni le lièvre sur la route, ni les ignames dans la
hutte. Vous voyez bien que le lièvre est l’animal le plus astucieux de la savane.
Exercice oral
Dire un conte en faisant attention à la situation initiale (SI), à l’élément modificateur (EM), aux péripéties (P) à
la situation finale (SF)
46
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
SEANCE DE CONJUGAISON
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de maîtriser le passé simple et l’imparfait et de
distinguer la valeur de ces temps.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
- de reconnaître les formes verbales du passé simple et de l’imparfait
- d’employer correctement le passé simple et l’imparfait dans toutes les situations de communication ;
- de distinguer la valeur de ces deux temps.
DEROULEMENT DE LA LECON
I. PREREQUIS :
Révision du présent de l’indicatif et passé composé.
Conjuguez au présent de l’indicatif et au passé composé, les verbes suivants : parler – grandir – sortir – lire – boire.
- Mettez les verbes « sortir » phrase 1 au passé simple et dévisager » phrase 2 à l’imparfait
R.A. Passé simple : sortit - Imparfait : dévisageait.
- Conjuguez "prendre" et "conseiller" à toutes les personnes au passé simple et à l’imparfait et relevez
les terminaisons.
Trouvez la valeur de chacun de ces deux temps
R.A passé simple : actions rapides – brusques – soudaines.
Imparfait : actions qui durent – se répètent.
IV. FORMULATION DE LA REGLE ET TRACE ECRITE
Exemple :
Le passé simple indique des actions soudaines, rapides. L’imparfait au contraire marque des actions
qui durent et se répètent.
V. PRODUCTION
1. Exercice oral
Identifiez le temps des verbes que je vais vous lire (professeur) :
2. Exercice écrit
Encadrez l’intrus
a) nous parlions – nous soignions – nous brillons – nous criions.
R.A. : brillons (présent de l’indicatif)
Dans les phrases suivantes ,mets les verbes entre parenthèses au temps indiqué
On me (passer – passé simple) mes bagages par la fenêtre, et je les (éparpiller – passé simple) autour de
moi, ma sœur sans doute me (faire – passé simple) une dernière recommandation.
Nous (descendre – imparfait) à présent vers la côte et vers Conakry, et le train (rouler, rouler –
imparfait)…
48
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6EME
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de donner du sens au texte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• de dégager l’idée générale du conte ;
• d’identifier le type de texte ;
• d’identifier les personnages du conte et leurs actions ;
• de repérer les différentes phases de l’histoire ;
• de formuler clairement la leçon de morale ;
• de mener un débat sur cette leçon de morale.
Texte support :
LE CHEVAL ET LE DOLO(1)
Autrefois les femmes ne savaient pas faire de dolo. Dans une habitation vivaient une vieille femme, son
mari et un cheval. Chaque matin et chaque soir la vieille femme apportait du mil au cheval pour sa nourriture,
quoique la coutume générale, à cette époque, fût de ne leur donner que de l’herbe.
Un beau jour, le cheval dit à la femme : « Tu es bonne pour moi puisque tous les jours tu m’apportes du
mil. Aussi, pour te récompenser, je vais te montrer quelque chose ».
Et il indique à la vieille femme comment on pouvait, avec le mil, faire une certaine boisson, l’engageant
à la préparer.
La femme se conformait à ses indications et fit une calebasse de dolo. Elle l’apporta au cheval : « Est-ce
cela ? dit-elle.
- Oui, dit le cheval. Bois maintenant ».
La vieille femme but et trouva cela bon. Elle en prépara alors une calebasse pour son mari et la lui porta.
« Bois » dit-elle et l’homme but. Il trouva cela délectable.
- « Comment as-tu trouvé cette bonne chose ?
- C’est notre cheval qui m’a montré comment la faire pour me récompenser de lui donner du mil chaque
jour.
- Et bien, dit l’homme, tu peux gagner des cauris en vendant cela au marché ».
Eh depuis ce temps-là, les femmes vendent du dolo sur les marchés et gagnent aussi des cauris et, quant aux
chevaux, à qui on ne donnait jusque-là que de l’herbe, pour les récompenser, on leur donne toujours du mil
maintenant pour nourriture.
In Contes du Burkina
Contes recueillis par L. TAUXIER
CILF. Coll. fleuve et flamme
49
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. MOTIVATION
III. VOCABULAIRE
1. Récompenser (R.A. : donner quelque chose à quelqu’un pour un service rendu, un mérite particulier)
2. Délectable ((R.A. : très bon, exquis, délicieux)
3. Se conformer à : (R.A. : agir selon ce qui est recommandé)
1. Quel renseignement nous apporte la première phrase ? (R.A. : Autrefois les femmes ne savaient pas faire
le dolo).
2. Comment la vieille femme nourrissait-elle son cheval ? (R.A. : Elle lui apportait du mil tous les jours).
3. De quoi devrait-elle le nourrir normalement ? (R.A. : Elle devrait le nourrir d’herbe).
4. Propose un titre à cette partie.
50
Quatrième partie : « Et depuis… Pour la nourriture ».
1. A quoi sert désormais le dolo ainsi découvert ? (R.A. : Pour la boisson et pour la vente).
2. Quelle récompense gagnent alors les chevaux dans leur alimentation ? (R.A. : on leur donne du mil pour
leur alimentation)
3. Propose un titre à cette partie.
Synthèse de relecture
1. Relevez les indicateurs temporels du texte (R.A. : Autrefois, un beau jour, et depuis ce temps-là,
maintenant, jusque-là, toujours)
2. Relevez les temps verbaux du texte et indiquez le temps verbal dominant. (R.A. : Imparfait, présent
narratif, passé simple, impératif et le passé composé. Le temps dominant est le passé simple).
3. Quelle est donc la nature de ce texte ? (R.A. : C’est un conte).
4. Dégagez les quatre phases de ce conte. (R.A. : 1ère phase : SI ; Paragraphe 1 ; 2ème phase EM :
Paragraphes 2 et 3 ; SA (Suite d’Actions) ou Péripéties P : Paragraphes 4, 5, 6, 7 ; 4ème phase SF :
Paragraphe 8).
Ce texte est un conte burkinabè recueilli par Louis TAUXIER. Il met en scène trois personnages : une vieille
femme, son mari et leur cheval. Le cheval indique à la vieille femme comment on prépare le dolo pour
récompenser ses efforts quotidiens.
51
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
SEANCE DE GRAMMAIRE
OBJECTIF GENERAL
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier les compléments circonstanciels de temps et de lieu ;
• de les employer dans différentes situations de communication.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I- PRE – REQUIS
Trouvez des phrases et indiquez les termes obligatoires.
II- CORPUS
1. Hier le griot annonça la nouvelle de la fête du village.
2. La veille, les jeunes filles dansèrent sur la place publique.
3. Les enfants grimpèrent sur les toits ; ils en redescendirent aussitôt.
4. Ici des vendeuses discutaient, là les acheteurs riaient aux éclats.
5. Comment as-tu trouvé cette bonne chose ?
52
Consignes
6. Quelles questions avez-vous posé pour trouver les CC de lieu ? (RA où ? d’où ? par où ?)
7. Qu’appelle-t-on CC de lieu ? R.A.
1. Les compléments circonstanciels de temps sont des mots ou groupes de mots qui situent l’action dans le
temps et expriment la date, la durée. Ils répondent aux questions quand ? depuis combien de temps ?
Hier : adverbe de temps CCT de « annonça ». Hier modifie aussi le sens de « annonça »
Remarque : Les CCT sont déplaçables et supprimables.
V- PRODUCTION
1. Exercice oral
Précisez la nature et la fonction des mots ou expressions indiqués.
- Hier, Irène a oublié son livre en classe.
- De nombreuses personnes attendent devant la mairie
- Nos amis rentreront des Etats-Unis le mois prochain.
2. Exercice écrit
♦ Construisez des phrases avec les mots ou groupes nominaux suivants : Autrefois, jadis, 1990,
ailleurs, dans la cour royale, sur la route.
♦ Exercice à faire à la maison
Relevez les CCT et les CCL contenus dans le corpus de phrases ci-dessous :
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FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
SEANCE DE VOCABULAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de connaître les connecteurs temporels correspondant aux
différentes étapes d’un conte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier les adverbes, marqueurs temporels servant à introduire les différentes étapes du conte.
• de les réemployer dans des situations de communication.
I. CORPUS DE PHRASES
1. Relevez tous les adverbes contenus dans ces phrases. (R.A. : Autrefois, souvent, aujourd’hui, tôt,
demain).
2. Qu’expriment-ils ? (R.A. : Ils expriment le temps).
3. Citez-en d’autres que vous connaissez. (R.A. : à présent, après demain, d’abord ,loin, etc.).
4. Quelle est la fonction de ces adverbes ? (R.A. : Complément circonstanciel de temps).
5. Quel nom peut-on leur donner ? (R.A. : Ce sont des marqueurs temporels.
6. Relisez le corpus et soulignez tous les marqueurs de temps (R.A : autrefois, souvent, aujourd’hui, tôt,
demain, cette semaine, tous les jours.)Employez ces marqueurs de temps dans des phrases .
7. Tous ces marqueurs sont-ils des adverbes ? (R.A : Non).
8. Quelle est la nature des autres marqueurs de temps ? (R.A : Ce sont des groupes nominaux).
9. Que conclure ? (R.A : Un groupe nominal peut également être un marqueur temporel).
10. Remplacez les différents marqueurs temporels du texte par d’autres qui correspondent le mieux
11. En résumé ,qu’appelle-t-on adverbes marqueurs temporels ? Donnez des exemples.
(N.B . les R.A. des élèves doivent donner une trace écrite semblable à ce qui suit :
Les adverbes marqueurs temporels sont des adverbes qui expriment le temps. Ils ont donc pour fonction
d’être complément circonstanciel de temps.
Exemples
- Autrefois, un voyage était souvent une aventure.
- Levez-vous tôt demain.
Les groupes nominaux peuvent aussi être des marqueurs temporels.
Exemple :
- Cette semaine, l’harmattan a soufflé tous les jours.
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IV. PRODUCTION
1. Exercice oral
Formez des phrases en utilisant les adverbes C.C de temps suivants : jadis – toujours – demain – hier
2. Exercice écrit
Il y a bien longtemps, les hommes étaient réveillés tous les jours par le premier chant du coq, mais
celui-ci ne chantait qu’après le coassement de la grenouille.
Encadrez les compléments circonstanciels de temps contenus dans cette phrase. (R.A : bien longtemps ;
tous les jours ; après (le coassement de la grenouille).
- Lisez attentivement ce texte puis soulignez tous les marqueurs temporels (C.C.T) qui s’y trouvent.
(R.A : Autrefois – un beau jour – chaque jour – chaque matin – chaque soir – depuis ce temps – là,
etc…
- Intervertissez l’ordre des marqueurs temporels : autrefois – depuis ce temps – là et un beau jour dans le
texte.
Que remarquez-vous ?
(R.A : Le texte n’a plus de sens – n’est plus cohérent.)
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FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
SEANCE DE CONJUGAISON
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de se servir de tous les temps verbaux utilisés dans le
conte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
♦ de relever les verbes du texte support conjugués au passé simple, imparfait, passé composé,
passé antérieur, au plus-que-parfait, au présent de narration (de l’indicatif) ;
♦ de les réemployer dans la construction d’un conte.
I. PRE – REQUIS
II. CORPUS
6. Dans quels types de texte rencontrez-vous souvent les temps précités ? (R.A. : dans un conte, texte narratif.
7. Lire attentivement et observer le 1er et le 2ème paragraphes du texte « le cheval et le dolo » Contes du Burkina
recueillis par Louis TAUXIER, introduction et annexe de Doris BONNET, EDICEF.
8. Relevez les verbes qui sont employés à l’imparfait, au passé simple de l’indicatif.
9. Indiquez leurs désinences.
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Résultats attendus
10. A quelles personnes sont-ils employés ? (R.A : 3ème personne du singulier (dit) : 3ème personne du pluriel
(savaient, vivaient).
Quels rôles jouent l’imparfait et le passé simple dans ce texte ? (R.A. : L’imparfait sert à décrire des faits
accomplis par les personnages du texte et le passé simple à raconter les faits).
1) Dans un conte, on utilise généralement les temps verbaux suivants : le plus-que-parfait, le passé
antérieur, le passé composé, le présent de narration et le passé simple du mode indicatif.
2) Les verbes d’un conte peuvent être également conjugués à l’imparfait de l’indicatif. Tous les verbes
étudiés jusqu’ici sont utilisés à la 3ème personne du singulier et du pluriel dans un conte.
N.B. : le passé composé, étant un temps verbal utilisé dans le discours rapporté, est aussi employé de
façon particulière dans des romans ou dans des recueils de conte de nos jours. C’est pour cette raison que
nous avons cru de voir le mentionner.
V. PRODUCTION
2. Exercice écrit.
Conjuguez les verbes suivants au passé simple et à l’imparfait. Encadrez les terminaisons boire- vendre
Réécrivez la partie du conte ci-dessous en mettant les verbes entre parenthèses à l’imparfait de l’indicatif
d’abord, puis au passé simple de l’indicatif après.
Nous (reprendre) notre marche. Après avoir traversé un fourré de gommier, nous (voir) venir effectivement
devant nous, des hommes qui (se diriger) vers Téra. Des histoires de tourterelles, j’en (connaître) quelques- unes.
Quand l’oiseau (courir) derrière le chasseur, alors qu’il (n’atteindre) pas encore la lisière de la haute brousse, se
présage (préfigurer) une mauvaise chasse. Mais lorsque se (produire) devant lui, c’(être) un signe de bon
présage.
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FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
SEANCE D’ORTHOGRAPHE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de connaître les adverbes en « ment » exprimant le
temps et de les orthographier.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• de repérer dans un texte donné tous les adverbes en « ment » exprimant le temps ;.
• d’orthographier les adverbes en « ment » qui expriment le temps ;
• de former ces adverbes à partir d’adjectifs qualificatifs.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. CORPUS
Minuit sonna. Arthur s’assit instantanément sur son lit. Il ne put s’empêcher de réfléchir sur la somme qu’il
avait perdue récemment. Il eut une idée : se rendre matinalement chez son créancier pour s’expliquer.
Celui-ci mène ses activités dans la nuit.
Lecture du corpus
4. Relever les adverbes contenus dans le corpus (R.A. : instantanément - récemment -matinalement).
5. Qu’expriment ces adverbes ? (R.A. : le temps, le moment).
6. Quelle question avez-vous posée pour savoir que ces adverbes expriment le temps ? (R.A. : Quand).
7. Comment sont-ils formés ? Décomposez-les. (R.A. : adjectifs instantané – récent – matinal - + ment. Ces
adverbes sont formés d’un adjectif et de la terminaison « ment »).
Il mène ses activités dans la nuit.
8. Quelle est la nature du mot « nuit » ? (R.A. : « nuit » est un nom).
9. Remplacez « dans la nuit » par un adverbe formé à partir du mot « nuit » (R.A. : nuitamment).
10. Qu’exprime l’adverbe formé ? (R.A. : le temps).
A partir d’adjectifs qualificatifs exprimant le temps, on peut former des adverbes en « ment » exprimant
toujours le temps.
* Pour former des adverbes à partir des adjectifs terminés par « é » on ajoute « ment ».
* Pour former des adverbes à partir des adjectifs terminés par if, al, on prend le féminin de ces adjectifs et
on ajoute « ment ».Ex. pensif : pensive+ment ; matinal :matinale+ment .
* Pour former des adverbes à partir des adjectifs terminés par « ant » ou « ent » comme récent, incessant,
on remplace de « ent » final par « emment » ou le « ant » final par « amment ».Ex . récemment
,incessamment .
On peut aussi, à partir des noms désignant le temps, former des adverbes en « ment » qui expriment
toujours le temps.
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IV. PRODUCTION
1. Exercice oral
A partir des mots suivants, formez des adverbes en « ment » exprimant le temps : durable – périodique –
ponctuel – moment – temporel.
2. Exercice écrit
Construisez des phrases en utilisant les adverbes que vous allez former à partir des mots suivants :
Jour – prudent – lent – bruyant – calme – méchant.
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FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de produire un récit complet d’une vingtaine de lignes.
OBJECTIF SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
Texte support :
LES PINTADES ET LES CROCODILES
Le roi des crocodiles vit en amitié avec la reine des pintades. Alors du matin au soir, sur les bords de la
rivière, les crocodiles et les pintades jouent et s’amusent bruyamment. Ce sont des poursuites, des cris et de
grands éclats de rire. Ce n’est qu’à la nuit tombante que le calme revient. Les pintades vont se percher sur un
grand arbre qui pousse à cent mètres du marigot.
Certains animaux de la brousse sont jaloux de cette amitié entre crocodiles et pintades. Ils envoient
l’hyène pour parler au roi des crocodiles. Elle vient au marigot au moment où le soleil va se coucher. Elle
s’approche du vieux crocodile et à voix basse lui dit : « O roi, as-tu déjà mangé de la viande de pintades ? – Non,
les pintades sont nos amies. Pourquoi me demandes-tu cela ? – Eh bien ! Dès que tu en auras l’occasion, goûte
cette viande. Surtout, je te recommande la chair d’une pintade grillée. Tu verras, c’est délicieux ! – Hyène, merci
pour ton conseil. Je vais y goûter dès demain. L’hyène s’en va en ricanant, c’est sa manière de rire.
La reine des pintades, très joueuse comme ses filles, n’oublie pas d’être prudente. Elle a remarqué la
visite de l’hyène au roi des crocodiles. Elle sait qu’une bête méchante ne peut donner que de mauvaises idées,
surtout si elle parle à voix basse. Dès que le soleil a disparu, la reine des pintades donne le signal pour la fin des
jeux. Les pintades se regroupent puis s’envolent pour aller se percher sur leur arbre.
Lorsque les pintades se sont posées, la reine leur parle de la visite de l’hyène au roi des crocodiles. Elle
devine qu’il y a danger pour les pintades et termine son discours en disant : « Mes filles, demain, nous serons
très prudentes ». Puis les pintades s’endorment .
Le lendemain, à l’aube, les pintades sont réveillées par le tam-tam et les cris qui annoncent des
funérailles. Peu de temps après, un jeune crocodile vient leur dire que leur roi est mort cette nuit et il demande
aux pintades de participer aux funérailles. Le messager étant parti, la reine des pintades dit à ses filles : « Nous
irons aux funérailles, mais nous serons très prudentes et nous resterons loin des crocodiles. Cette mort me paraît
très bizarre ».
Les pintades vont se poser près du marigot, mais à quelques mètres du lieu où sont groupés les
crocodiles qui entourent leur roi mort qui a été posé sur un gros rocher pour être visible par tous. Le fils aîné du
crocodile vient dire à la reine des pintades : « Venez près de mon père, c’était votre ami. D’après notre coutume,
vous devez en signe d’amitié poser votre main sur sa tête ». La pintade avance de quelques pas et crie en
s’adressant au roi mort : « Crocodile ? Si tu es vraiment mort, remue les pattes ».Le crocodile, qui est bête ,et qui
veut montrer qu’il est bien mort, remue les pattes « Très bien ! dit la reine des pintades, si tu es vraiment mort,
ouvre la gueule » ! Le mort ouvre la gueule. Aussitôt les pintades éclatent de rire et s’envolent en criant :
« Crocodile, tu n’es pas mort et tu ne nous mangeras pas » !
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1. Lecture du texte et compréhension
Dégager le schéma narratif simple
1. Quels sont les différents groupes de personnages de ce texte ? (R.A. : 1er groupe : les pintades, 2ème
groupe : les crocodiles ; 3ème groupe : les animaux jaloux.
2. Relevez la phrase qui introduit la situation initiale (R.A. : le roi des crocodiles… des pintades).
3. Quelle phrase introduit l’élément modificateur ? (R.A. : Certains animaux … et pintades).
4. Quel mot introduit la situation finale ? (R.A. : Aussitôt).
3. Production
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FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 6ème
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• De rédiger un conte traditionnel court ;
• De réduire un conte traditionnel à son schéma narratif simple.
consignes : Remettez dans l’ordre convenable les phrases suivantes pour obtenir un conte « Savez-vous l’origine
de la nuit ? »
Abattez-le et vous serez très intelligents.
1. C’est depuis ce temps-là que la nuit tombe sur terre.
2. Mais un jour, un génie des bois vint à eux.
3. Autrefois un homme et sa femme vivaient dans la paix et le bonheur car ils avaient un arbre fruitier qui
leur donnait tout ce qu’ils voulaient.
4. Il leur dit : « Mes chers amis, pourquoi gardez-vous jalousement cet arbre fruitier qui abrite les sorciers
de ce monde ? ».
5. Non, cet arbre n’est pas ce que tu penses, génie des bois, il est un don de notre créateur, dit l’homme.
6. Aussitôt après le départ du génie des bois, l’homme et sa femme se regardèrent longuement puis
abattirent l’arbre.
7. La nuit tomba sur la terre.
8. Exécutez ce que je vous recommande sinon je vous ferai tous périr, répliqua le Génie des Bois avant de
disparaître.
Conte baatonu du Bénin recueilli par SABI BARAGA Bio Alou, Professeur au CEG 6 Parakou.
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IV. TRACE ECRITE
V. PRODUCTION
Produisez un conte traditionnel que vous avez entendu raconter par l’un de vos grands-parents (à l’écrit).
Consignes à suivre :
- Il respectera la structure narrative simple d’un conte (SI, EM, P, SF).
- Il utilisera les indicateurs temporels.
- Il sera écrit au passé simple et à l’imparfait, au moins
-
2.Faire lire les productions et les évaluer avec l’ensemble du groupe – classe en veillant sur le respect des
consignes.
63
EXEMPLE DE SEQUENCE D’APPRENTISSAGE SUR LE TEXTE
DESCRIPTIF (LE PORTRAIT)
.
CLASSE DE 5ème
IIOBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de dresser le portrait physique et moral d’une personne
qu’il connaît bien ou d’un animal domestique.
III. SAVOIRS
1. Les expansions du Groupe Nominal (GN) (par l’adjectif qualificatif / par le complément du nom)
2. La subordonnée relative : expansion du groupe nominal
3. Le vocabulaire du portrait : le champ lexical
4. Le temps verbal : imparfait de l’indicatif
5. Les caractéristiques du texte descriptif
6. La comparaison et la métaphore
7. Ce qui / ce (ux) qu’ils… ; ceux qui…
(N.B. : de 5 à 8 → GRAMMAIRE)
5. de distinguer la phrase simple de la phrase complexe
6. d’identifier le pronom relatif et l’utiliser à bon escient
7. d’identifier la phrase complexe et la découper en propositions
8. d’étendre le groupe nominal (GN) par l’adjectif qualificatif, le complément du nom et par la
subordonnée relative.
(N.B. : 9 – 10 → VOCABULAIRE)
9. d’exploiter le vocabulaire du portrait
10. d’identifier la comparaison et la métaphore en vue de les utiliser en situation de production écrite
(N.B. : 11 – 12 → CONJUGAISON)
11. de reconnaître les finales (ou désinences) écrites ou orales de l’imparfait de l’indicatif
12. d’utiliser à bon escient les valeurs de l’imparfait
(N.B. : 16 → ORTHOGRAPHE
16. d’orthographier correctement en situation d’écriture les pronoms relatifs précédés des démonstratifs : ce qui ;
ce (ux) qu’il (s) ; ceux qui…
64
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
OBJECTIF GENERAL : A l’issue de l’apprentissage l’élève sera capable de dresser le portrait physique et
moral d’un personnage ou des personnages d’une photographie.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la leçon l’élève sera capable de :
• de décrire ce qu’il voit ;
• d’exprimer ce que suggère la photographie
DEROULEMENT DE LA LECON
65
Q : Ces bébés ont-ils l’air heureux ?
R.A. : Oui ils ont tous l’air heureux de vivre, de bien se porter.
Synthèse partielle: Toi qui as observé la photographie des 15 bébés, qui as bien raconté ce que tu vois qu’est ce
qui est essentiel à retenir ?
Je peux dire que la photographie représente les visages des bébés du monde entier car ils sont de toutes
les races. Et ces bébés sont bien portants, gais et paraissent heureux de vivre, tous ensemble.
Synthèse partielle: Ces bébés ont tous le même regard, vers l’avenir. Ils ont tous les mêmes aspirations et ils ne
sont en rien différents les uns des autres à part la couleur de leur peau.
III. PRODUCTION : réfléchis pendant cinq (s) minutes et dis pourquoi on a rassemblé ces bébés
de différentes races qui regardent dans la même direction.
Je pense que si on a rassemblé ces bébés, c’est pour signifier que tous les enfants du monde sont égaux.
Ils ont les mêmes droits et peuvent bâtir ensemble l’avenir malgré leurs différences.
IV. SYNTHESE GLOBALE : que retenir du travail de ce jour que nous avons effectué
ensemble ?
R.A. : La photographie de ces quinze bébés ensemble signifie que tous les enfants de toutes les races sont égaux,
ont les mêmes droits. Tous ensemble, ils peuvent bâtir l’avenir dans la joie et bien s’aimer.
66
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage l’élève sera capable de donner du sens au texte
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de la séance l’élève sera capable :
• de formuler l’idée générale du texte
• de énumérer les caractéristiques physiques du maître
• d’énumérer les caractéristiques morales du maître
• de dégager le plan (la structure) du texte.
Texte choisi : Le maître, extrait de l’Aventure ambiguë, roman du sénégalais Cheikh Hamidou Kane
LE MAITRE
L’homme était vieux, maigre et émacié, tout desséché par ses macérations. Il ne riait jamais. Les seuls
moments d’enthousiasme qu’on pouvait lui voir étaient ceux pendant lesquels, plongé dans ses méditations
mystiques, ou écoutant réciter la Parole de Dieu, il se dressait tout tendu et semblait s’exhausser du sol, comme
soulevé par une force intime. Les moments étaient nombreux par contre où, poussé dans une colère frénétique
par la paresse ou les bévues d’un disciple, il se laissait aller à des violences d’une brutalité inouïe. Mais ces
violences, on l’avait remarqué, étaient fonction de l’intérêt qu’il portait au disciple en faute. Plus il le tenait en
estime, plus folles étaient ses colères. Alors, verges, bûches enflammées, tout ce qui lui tombait sous la main
servait au châtiment. Samba Diallo se souvenait qu’un jour, pris d’une colère démente, le maître l’avait précipité
à terre et l’avait furieusement piétiné, comme font certains fauves sur leur proie.
Le maître était un homme redoutable à beaucoup d’égards. Deux occupations remplissaient sa vie : les
travaux de l’esprit et les travaux des champs. Il consacrait aux travaux des champs le strict minimum de son
temps et ne demandait pas à la terre plus qu’il ne faut pour sa nourriture, extrêmement frugale, et celle de sa
famille sans les disciples. Le reste de son temps, il le consacrait à l’étude, à la méditation, à la prière et à la
formation des jeunes gens confiés à ses soins. Il s’acquittait de cette tâche avec une passion réputée dans tout le
pays des Diallobé.
67
DEROULEMENT DE LA LECON
I. LECTURE SILENCIEUSE
II. LECTURE MAGISTRALE
III. COMPREHENSION GLOBALE
1. Quels sont les traits physiques du maître coranique ? R.A. : Il est vieux, maigre, émacié, etc.…
2. Que signifie émacié ? R.A. : Il n’a pas de corpulence comme cela se doit chez une personne en bonne
santé, il est chétif.
3. A quelle occasion ou à quel moment est-il en joie ? R.A. : Pendant ses moments de méditations
mystiques et lorsqu’il écoute et entend réciter la parole de Dieu.
4. Que signifie « méditations mystiques » ? R.A. : Réflexion longue et profonde liée à la croyance
religieuse.
5. Il arrive au maître de se mettre en colère. Quelles sont les causes de ses colères ? R.A. :La paresse ou
les fautes commises par un disciple.
6. Quelles sont les occupations principales du maître ? R.A. : Les travaux de l’esprit et les travaux des
champs.
7. Pourquoi le maître s’occupait-il plus des travaux de l’esprit que des travaux des champs ? (R.A. : Parce
qu’il est un homme pieux et fervent).
8. A quoi le remarque-t-on ? R.A. : A travers le texte : « Par la vie pieuse qu’il menait et par les
sollicitations de son entourage ».
9. Combien de fois le mot maître revient –il dans le texte ? (R.A. : Trois fois).
10. Ce mot est-il répété? (R.A. : C’est pour mettre en relief le personnage).
11. Délimitez le passage du texte où nous avons des informations sur le physique du maître (R.A. :
l’homme était vieux… macérations)
12. Proposez un titre pour ce passage (R.A. : Portrait physique du maître)
13. Quelles informations le reste du texte nous donne-t-il (R.A. : le caractère du maître)
14. Proposez un titre à ce passage (R.A. : Portrait moral du maître)
15. Quelle est la structure (le plan) du texte ? (R.A. « l’homme était vieux… macérations » : portrait
physique – « Il ne riait jamais … le pays des Diallobé » : portrait moral.
V. SYNTHESE
Ce texte descriptif nous présente un maître coranique vieux, sévère et très exigeant. Celui-ci possède de
nombreuses qualités qui lui confèrent admiration et réputation dans son milieu et au-delà.
68
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage l’élève sera capable de découvrir les caractéristiques du texte descriptif (le portrait)
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A la fin de la séance l’élève sera capable
• d’identifier le type de texte
• de relier la structure du texte aux intentions de l’auteur
• de relever les aspects mélioratifs ou dépréciatifs
• d’identifier les différents types d’expansion du G.N.
• d’identifier les comparaisons
• d’identifier le temps verbal dominant
Texte support :
Un texte extrait de l’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane, intitulé le maître
DEROULEMENT DE LA LECON
I. LECTURE MAGISTRALE ET RAPPELS DU SENS DU TEXTE
1. Quelle est l’idée générale du texte ? (R.A. : Le texte fait le portrait du maître coranique des Diallobé).
2. Quelle est la structure du texte ? (R.A. : 1. le portrait physique du maître – 1ère phrase du texte.
2. le portrait moral du maître – tout le reste du texte : « Il ne
riait jamais…le pays des Diallobé »).
3. Comment expliquez-vous ce déséquilibre ? (R.A. : l’auteur attache plus d’importance au caractère
moral du maître)
4. Quel est le type de ce texte ? (R.A. : c’est un texte descriptif, parce que l’auteur fait la description (le
portrait du maître).
1. Soulignez tous les mots ou groupes de mots utilisés pour décrire le physique du maître. Quelle est la
nature de ces mots ? (R.A. : des adjectifs qualificatifs).
2. Soulignez tous les mots ou groupes de mots utilisés pour décrire le caractère moral du maître. Donnez
la nature de chacun. (R.A : Des adjectifs qualificatifs, des compléments de nom, propositions
subordonnées relatives).
3. Quel rôle jouent tous ces mots et groupes de mots que vous venez de souligner ? (R.A. : Ils permettent
d’enrichir le portrait, de préciser et mettre en relief certains traits).
4. Relevez les passages dans lesquels l’auteur a utilisé des comparaisons (R.A. : Il se dressait tout tendu et
semblait s’exhausser du sol – comme soulevé par une force intime – comme font certains fauves sur
leur proie).
5. A quoi servent-elles ? (R.A. : à rendre la description plus vivante)
6. Encadrez les verbes du texte : quel est le temps dominant ? (R.A. : l’imparfait de l’indicatif).
7. Que doit-on faire pour réussir un portrait ? (R.A. : synthèse)
N.B. : La réponse à la Question 7 constitue la trace écrite à noter dans les cahiers.
69
III. TRACE ECRITE
IV. PRODUCTION
1. Dans le texte suivant, classez tout ce qui caractérise Yacine physiquement, puis moralement.
YACINE
Cette femme, d’un noir terreux, grassouillette et passablement jolie était au service de Rihanna depuis trois
ans environ. Silencieuse, un peu taciturne, elle ne se mettait jamais en avant.
Abdoulaye Sadji, Maïmouna, éd. Présence africaine.
2. A l’exemple de Yacine, décris, en la nommant, une personne de ton choix, en deux ou trois phrases.
70
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
SEANCE DE VOCABULAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de reconnaître le vocabulaire du portrait.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier dans un texte un passage descriptif (un passage du portrait physique ou moral) ;
• de classer les mots et expressions relatifs au portrait selon les rubriques bien définies, portrait
physique et portrait moral .
• d’exploiter le vocabulaire du portrait en situation de production en veillant sur la précision et
l’impression.dominante.
DEROULEMENT DE LA LECON
I. TEXTE SUPPORT
PAUL LANTA, L’INGENIEUR
La construction d’une nation moderne peut exiger la destruction de certaines reliques du passé. Mais il
se pose parfois aux jeunes responsables des dilemmes insolubles, d’autant plus qu’ils ne connaissent de la
civilisation locale que les vestiges désuets qui en sont restés.
Paul Lanta est l’un de ces responsables. Cotonou, sa cité natale, la plus grande et la plus active du
Dahomey, est une ville sans passé. Il y vécut jusqu’au moment où il obtient son brevet d’études. Après un rapide
stage au service topographique, il fut engagé comme commis d’administration et chargé de diriger des travaux
d’urbanisation. Mais Lanta se prenait volontiers pour un ingénieur des ponts et chaussées. Moderne jusqu’au
bout des ongles, il pensait que la jeunesse actuelle ne devait s’incliner devant aucun obstacle. Sa conscience
professionnelle lui avait valu une rapide promotion. Il fut affecté à Abomey pour y participer à l’exécution du
plan élaboré par le Conseil municipal.
Il s’habillait toujours de façon recherchée : pantalon de tergal aux plis impeccables, chemise de nylon et
cravate de soie rouge, mocassins à boucles en fer à cheval. De petite taille, il marchait d’un pas assuré, la tête
droite, et paraissait imbu de lui-même. Il fréquentait seulement les jeunes diplômés, vivait dans le quartier
résidentiel et dédaignait la compagnie des anciens. Que peut-on bien tirer de ces gens de la vieille génération, se
demandait-il ?
Jean PLIYA
L’arbre fétiche (nouvelle)
71
II. OBSERVATION – MANIPULATION – CLASSEMENT
Physique Moral
Petite taille, marchait d’un pas assuré, tête Imbu de lui-même, Cotonou, cité natale, brevet
droite… d’études, moderne jusqu’au bout des ongles, etc.
(son habillement)….
4) Quelles impressions avez-vous de la personne de Paul Lanta ? (R.A. : Un homme fier, hautain, actif,
consciencieux, opiniâtre ; un homme jeune, élégant, moderne).
5) Comment l’auteur a-t-il pu nous communiquer cette impression ? (R.A. : par le choix des adjectifs, des
GN, très précis ; à travers la métaphore (« moderne jusqu’au bout des ongles » ; par l’allure, l’habillement,
les fréquentations, les comportements (le choix opéré dans les traits présentés) ; par le ton.
III.THEORISATION
Pour communiquer votre jugement sur le personnage dont vous faites le portrait, le choix
du vocabulaire est essentiel. Il doit vous permettre la précision et en même temps l’expression de
vos impressions, et jugement.
IV. PRODUCTION
1. Voici une suite de mots ou groupe de mots :
grand garçon ; noir tabac ; yeux marron ; broussaille de cheveux courts ; franc ; serviable ; sourire paré de
fines dents nacrées ; sérieux ; exemplaire ; allure correcte ; travailleur ; robuste ; taille moyenne ; boiteux.
Consigne : Classez les suivant le champ lexical du portrait physique et le champ lexical du portrait moral.
KARIM
Karim entrait dans sa vingt-deuxième année ; un grand garçon, noir tabac, bien découplé ; les yeux
marrons, une broussaille de cheveux courts, en vrille, entassés les uns sur les autres ; un sourire paré de fines
dents nacrées.
D’allure correcte dans la rue, il passait pour « sérieux », de l’avis des vieillards. Au demeurant, il était
« joyeux compagnon », franc, serviable avec ses amis mais un tantinet polisson pour les jeunes filles de son
âge.
Il avait conquis son Certificat d’études à l’Ecole Française. Depuis sa libération du service militaire, il
était employé dans une maison de commerce. Il y passait les journées devant de grands registres et
additionnait d’interminables colonnes de chiffres. Sa tête se fatiguait. Son travail l’ennuyait à la longue. Il
était fier, en compensation, d’être juché sur un tabouret, de manipuler un volumineux livre-journal, surtout
quand les demoiselles passaient et lui envoyaient de la rue, leur plus fascinant sourire.
Un samedi soir, il en vint tout un cortège qui s’arrêta devant son bureau ; appuyées sur le rebord de la
fenêtre basse, elles dirent en chœur : « Guèye ! » (Selon la coutume du pays qui consiste à prononcer
seulement le nom de la personne qu’on veut saluer).
Ousmane SOCE
Karim P. 18-19
Nouvelles éditions latines
Consigne : Recopiez les paragraphes 1 et 2 du texte «Karim entrait dans sa vingt-deuxième année… de son
âge » en remplaçant tous les adjectifs qualificatifs et groupes nominaux (G N) par leur contraire pour donner
une impression qui contraste avec celle que le texte donne du personnage de Karim.
72
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5EME
SEANCE DE GRAMMAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de construire une subordonnée relative comme une
expansion du groupe nominal (GN) et l’utiliser dans une production écrite de type descriptif.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier la subordonnée relative comme une expansion du groupe nominal (GN) ;
• de repérer le (s) pronom (s) relatif (s) et les utiliser à bon escient ;
• de discriminer la subordonnée relative avec antécédent et la subordonnée relative sans antécédent.
DEROULEMENT DE LA LECON
I. CORPUS
II. OBSERVATION-MANIPULATION-
-CLASSEMENT
73
Yacine est une femme réservée
adjectif qualificatif
• La subordonnée relative fait le plus souvent partie d’un groupe nominal (GN) comme l’adjectif
qualificatif épithète et le complément de nom, elle est une expansion du groupe nominal.
• La subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui – que – dont – où…).
IV.PRODUCTION
1. Exercice oral
Remplacez les adjectifs épithètes par des propositions relatives. Varie les verbes des relatives :
Pourquoi aucune goutte des puits abondants ne tombe-t-elle jamais dans le puits nu ? – Installez-vous dans le
salon bleu. – Entrez dans la case nauséabonde. – Les poissons marins sont salés. – L’huile villageoise est
appréciée en ville. – Les villes côtières bénéficieront d’une aide gouvernementale.
2. Exercice écrit
Remplacez chaque proposition relative par un adjectif épithète :
Nous empruntons une rue qui n’est pas éclairée. – Les voyageurs rencontrent des hommes qui les accueillent à
bras ouverts. – Kaïdara est un être que personne ne peut voir. – Ma mère est une femme que tout le monde
respecte.
RA:
1. Pourquoi aucune goutte des puits qui regorgent d’eau ne tombe-t-elle jamais dans le puits qui est vide.
Installez-vous dans le salon que l’on a peint en bleu. – Entrez dans la case qui sent très mauvais. – Les
poissons marins sont des aliments qui possèdent beaucoup de sel. – L’huile que l’on a pressée au village
est appréciée en ville. – Les villes qui se situent sur la côte bénéficieront d’une aide qui émanera du
gouvernement.
2. Nous empruntons une rue sombre. – Les voyageurs rencontrent des hommes accueillants. – Kaïdara est
un être invisible. – Ma mère est une femme respectée.
3. C’était donc cela le document que m’avait confié Dodo ? – Les élèves qui arriveront les premiers seront
récompensés. – Prenez les oranges que je vous ai achetées. C’est vous qui avez écrit ceci ? – Les ruelles
où nous marchons sont rocailleuses. – Les voyageurs voient des paysages qu’ils ont déjà observés ailleurs.
74
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
SEANCE DE CONJUGAISON
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de maîtriser les valeurs de l’imparfait et d’utiliser ce
temps à bon escient dans la production d’un portrait.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier l’imparfait à partir de ses désinences ;
• de reconnaître que c’est un temps du passé ;
• de reconnaître les différentes valeurs de l’imparfait.
I. CORPUS
Il s’habillait toujours de façon recherchée: pantalon de tergal aux plis impeccables, chemise de nylon et
cravate de soie rouge, mocassins à boucles en fer à cheval. De petite taille, il marchait d’un pas assuré, la tête
droite, et paraissait imbu de lui-même. Il fréquentait seulement les jeunes diplômés, vivait dans le quartier
résidentiel et dédaignait la compagnie des anciens.
On emploie l’imparfait de l’indicatif pour exprimer des actions passées. Il permet d’exprimer :
- Soit une action répétée ou habituelle dans le passé
Exemple : Chaque jour, Ali donnait à sa mère un dollar.
75
• A quoi song…-vous ?
• Pourquoi recommenc… -il toujours ?
• On chang…. de direction à chaque nouvelle alerte.
• L’orage menac… depuis le début de l’après-midi.
• Elle nag… bien.
• Est-ce que vous travaill… lundi dernier ?
• Heureusement que tu es arrivé, nous nous ennuy… !
• Où rang…-il ses factures ?
• Et si on le remplac… ?
• On ne vous avait pas entendus parce que vous ne cri… pas assez fort.
Correction :
Songiez-vous ; recommençait-il ; on changeait ; l’orage menaçait ; elle nageait ; vous travailliez ; nous
ennuyions ; où rangeait ; si on le remplaçait ; vous ne criiez pas.
76
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
SEANCE D’ORTHOGRAPHE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de distinguer par leur emploi et d’orthographier
correctement les homophones (paronymes) grammaticaux.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier et d’orthographier correctement les paronymes grammaticaux (ce qui / ceux qui /ceux
qu’il(s) / ce qu’il(s)
• de les utiliser à bon escient.
1* Lisez et orthographiez correctement les mots écrits en phonétique dans les phrases suivantes :
1. [sфki] ne comprennent pas doivent demander une explication.
2. [S ki] me plaît en vacances c’est de pouvoir me lever tard.
3. [sфkil] a invités sont déjà arrivés.
4. [S kil] cherchent est dans ce sac.
2* Qu’est-ce qui vous a permis d’orthographier ces mots comme tels dans ces phrases ?
En mettant une croix sous le terme correspondant à chacune des propositions suivantes,
N.B. : Proposer le tableau sans croix et le faire remplir
77
II. THEORISATION
* On écrit « ce qui » quand on peut le remplacer par « la chose qui ». Dans ce cas c’est la chose qui
fait l’action exprimée par le verbe.
Exemple : Ce qui me plaît en vacances, c’est le repos.
* On écrit « ce qu’il » quand on peut le remplacer par « la chose que » quelqu’un fait.
Exemple ce qu’il dit est vrai
* On écrit « ceux qui » quand on peut le remplacer par « les gens qui » (le sujet est au pluriel).
Exemple Ceux qui ne comprennent pas posent des questions
* On écrit « ceux qu’ils » lorsqu’il peut être remplacé par « les gens ou les choses que… » suivi du
sujet (il), ils.
Exemple : ceux qu’il a invités sont arrivés.
III . PRODUCTION
Exercice 1
Remplacez les pointillés par ce qui / ceux qui / ce qu’il (s) / ceux qu’il (s)
R.A. :
1. ce qui
2. ceux qui
3. ce qu’il
4. ce qui
5. ce qu’il
6. (ceux qui), ce qu’ils
7. ceux qu’ils
Exercice 2 (dictée)
Regardons ce qu’il fait. Sais-tu ce qui m’arrive ?
Ils font plaisir à ceux qu’ils aiment. Ceux qui travaillent ont de bonnes notes. Ecoutez ce qu’ils vous
disent. De tous les fruits, ceux qu’il adore ce sont les tangelos et les ananas.
78
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de produire un portrait.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• de réinvestir l’ensemble des apprentissages des 7 séances dans les activités de production ;
• d’enchaîner les divers éléments du portrait sous la forme de paragraphes dont la cohérence est
assurée pour produire un portrait.
- En vous référant à ce tableau et au fil du texte, dites dans quel ordre on a présenté les éléments de ce
portrait.
- Quelle est la nature des mots et expressions employés pour faire ce portrait ?
- Relevez les termes de comparaison et de métaphore ?
- A quel temps sont la plupart des verbes ?
- Combien de fois a-t-on utilisé les verbes d’état ?
- Quelle impression se dégage de ce portrait ?
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II. THEORISATION
Le portrait, description physique et moral d’un personnage, nous renseigne :
- sur son identité (nom, âge famille, « état civil ») ;
- sur son physique (taille, corpulence, traits du visage, teint, habillement).
- sur son moral (caractères, comportement, situation sociale, occupation, goût, métier,
fonction…)
Lorsque vous avez à rédiger un portrait :
1-Choisissez une syntaxe simple qui vous permet de rassembler beaucoup d’informations en
peu de phrases.
2-Choisissez des comparaisons ou des métaphores qui vous permettent de parler du personnage
en fonction du jugement que vous portez sur lui ou sur tel ou tel trait (portrait élogieux, flatteur ou
caricatural…).
3-Choisissez un vocabulaire qui vous permet de décrire avec précision les traits caractéristiques
du personnage et en même temps d’exprimer une impression générale ou un jugement sur lui.
De l’ensemble du portrait doit se dégager une impression générale, confirmée par la plupart des
détailsphase
[Cette retenus.
de formulation doit étroitement associer les élèves. Elle débouchera sur la
production d’une trace écrite qui récapitule les découvertes faites lors de la phase d’observation : règles
de fonctionnement, exemples…]
NB la théorisation sera relevée dans les cahiers comme trace écrite de la leçon. Elle est formulée en étroite
association avec les élèves.
80
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage l’élève sera capable de produire un portrait
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’élaborer une grille d’évaluation du portrait.
• d’améliorer le 1er jet.
GRILLE D’EVALUATION
81
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 5ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de la séance , l’élève sera capable d’évaluer les acquis de la séquence.
OBJECTIF SPECIFIQUE
Tu viens de rencontrer quelqu’un pour la première fois. Fais son portrait. N’oublie pas de décrire sa
façon de se comporter de manière à montrer l’impression que tu as ressentie à cette rencontre.
Sujet 2 :
Fais le portrait de quelqu’un que tu admires.
CLASSE DE 4ème
.III SAVOIRS
- Les subordonnées de but, de cause ou de conséquence.
- Le vocabulaire de l’opinion.
- La structure de l’argumentation.
- Les connecteurs logiques.
- Emploi des temps et modes dans les subordonnées étudiées.
IV. SAVOIR-FAIRE
L’élève sera capable :
1. de formuler des arguments (pour ou contre) sur un thème donné ;
2. d’identifier un texte argumentatif et ses éléments constitutifs (thèse, arguments, preuves ou exemples) ;
3. d’identifier et d’utiliser les connecteurs logiques pour faire progresser une argumentation ;
4. d’utiliser judicieusement les éléments du champ lexical de l’opinion et du jugement dans la production
d’un paragraphe argumentatif ;
5. d’identifier et utiliser les conjonctions de subordination pour exprimer le but, la cause ou la
conséquence ;
6. d’utiliser les temps et les modes dans les subordonnées étudiées ;
7. d’identifier et d’utiliser les modalisateurs (c’est-à-dire les différents degrés d’affirmation de la
certitude) ;
8. de composer un paragraphe argumentatif en utilisant :
a. des connecteurs logiques
b. des preuves pour appuyer des arguments.
9. 9. d’écrire correctement certains connecteurs logiques homophones grammaticaux
83
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage,l’élève sera capable de justifier une thèse par des arguments
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier les arguments efficaces parmi une liste d’arguments fournie par le groupe – classe.
• d’exprimer sa conviction personnelle.
DEROULEMENT DE LA LECON
I. MOTIVATION
Vous voulez amener votre père à vous acheter une mobylette. Quelles justifications lui fournirez –vous
pour l’amener à céder à votre doléance (requête) ?
2. L’ordinateur pourrait remplacer, dans l’avenir, les professeurs. / Le rôle du professeur est
indispensable dans l’apprentissage
4. Le mariage est une institution désuète./ On continue à se marier et pour les jeunes, le mariage
demeure un idéal.
1. La mode uniformise les individus. En effet, elle nous est imposée et détermine nos goûts. Elle
manifeste le besoin de se fondre dans un groupe. elle reflète l’évolution des mœurs d’une époque.
2. La mode permet de se singulariser. En effet, elle permet d’exprimer sa révolte contre la société elle
permet d’exprimer sa personnalité.
III. RESULTATS
(Après un temps de réflexion, le professeur recueille au tableau, en deux colonnes, les arguments
proposés. Même s’il n’écrit que l’argument dûment formulé, il est permis de développer (oralement) clairement
l’argument pour se faire comprendre. L’intérêt de l’exercice réside dans cette expression orale pour justifier une
thèse).
84
IV. PROLONGEMENT : (si le temps le permet)
* conviction personnelle
Le professeur propose des verbes et expressions introducteurs des opinions propres à celui qui parle :
(Je crois que, je suis convaincu que, de mon point de vue, à mon avis …)
Et des verbes de reformulation de la pensée d’autrui : (vous dites, pensez, affirmez, supposez, semblez
croire, prétendez …que) suivi d’expressions de réfutation (je pense au contraire, néanmoins, cependant, il
semblerait plus juste de dire que…) et invite les élèves à élaborer oralement une argumentation cohérente ayant
pour départ la pensée (thèse) développée par deux arguments au moins choisis au tableau. Ils peuvent utiliser les
expressions fournies par le professeur.
R.A. : Vous affirmez que la mode uniformise les individus. Je pense au contraire qu’elle permet de se
singulariser. En effet, grâce à elle, on exprime sa révolte contre la société. C’est le cas des modes hippies des
années 70, rasta des années 80, hi pop des années 2000. En se singularisant par la mode, l’individu exprime sa
personnalité. Ainsi, les jeunes hi pop traduisent leur désir de liberté et leur soif de justice.
V. SYNTHESE (oral)
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de comprendre le texte.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• de donner un sens au texte
• de formuler l’idée générale du texte.
• d’identifier les modalisateurs
LE GRIOT
Si, aujourd’hui, le griot est réduit à tirer parti de son art musical ou même à travailler de ses mains pour
vivre, il n’en a pas toujours été ainsi dans l’Afrique antique. Autrefois les griots étaient les conseillers des rois,
ils détenaient les constitutions des royaumes par le seul travail de la mémoire ; chaque famille princière avait son
griot préposé à la conservation de la tradition ; c’est parmi les griots que les rois choisissaient les précepteurs
des jeunes princes. Dans la société africaine bien hiérarchisée d’avant la colonisation, où chacun trouvait sa
place , le griot nous apparaît comme l’un des membres les plus importants de cette société car c’est lui qui , à
défaut d’archives, détenait les coutumes, les traditions et les principes du gouvernement des rois. Les
bouleversements sociaux dus à la conquête font qu’aujourd’hui les griots doivent vivre autrement : aussi tirent-
ils profit de ce qui jusque-là avait été leur fief, l’art de la parole et de la musique.
Cependant on peut encore trouver le griot presque dans son cadre ancien, loin de la ville, dans les vieux
villages du Mandingue tels que Ka’ba ( Kangaba) , Djeliba-Koro, Krina, etc.., qui se vante de perpétuer encore
les coutumes du temps des ancêtres. En général dans chaque village du vieux Mandingue il y a une famille de
griot traditionaliste qui détient la tradition historique et l’enseigne ; plus généralement on trouve un village de
traditionaliste par province, ainsi : Fadama pour le Hamana (Kouroussa, Guinée) , Djééla ( Droma, Siguiri),
Keyla (Soudan), etc..
L’Occident nous a malheureusement appris à mépriser les sources orales en matière d’Histoire ; tout ce
qui n’est pas écrit noir sur blanc étant considéré comme sans fondement. Aussi même parmi les intellectuels
africains il s’en trouve d’assez bornés pour regarder avec dédain les documents « parlants » que sont les griots et
pour croire que nous ne savons rien ou presque rien de notre passé, faute de documents écrits. Ceux-là prouvent
tout simplement qu’ils ne connaissent leur propre pays que d’après les Blancs.
La parole des griots traditionalistes a droit à autre chose que du mépris.
86
I. LECTURE SILENCIEUSE
V. SYNTHESE GLOBALE
Dans ce texte, l’auteur démontre la dévalorisation du griot dans l’Afrique d’aujourd’hui en raison des
bouleversements sociaux dus à la conquête coloniale et ses corollaires.
87
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF GENERAL
A la fin de la séance , l’élève sera capable d’identifier les caractéristiques d’un texte argumentatif
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier les éléments caractéristiques d’un texte argumentatif (IPP, IA, EX → thèse, arguments,
exemples).
• d’identifier les connecteurs logiques.
• identifier les modalisateurs.
• réemployer toutes les identifications faites au cours de la séance.
DEROULEMENT DE LA LECON
Texte support : « Le griot » DT. NIANE
IV. SYNTHESE
Formulez :
- La thèse de ce texte.
- Quelles sont les trois idées – arguments ? (IA1, IA2, IA3).
- Identifiez les deux idées – exemples (IEx), et dites quels arguments elles illustrent.
R.A. : Thèse ou IPP : Le griot est dévalorisé dans l’Afrique d’aujourd’hui (dans la 1ère phrase)
88
I. A1 La situation des griots autrefois : grande importance.
- conseillers des rois ;
- détenteurs des constitutions des royaumes ;
- précepteurs des princes.
I. A2 La situation du griot aujourd’hui : aucune importance, les griots sont négligés, méprisés, ils tirent
profit de l’art de la parole et de la musique.
I. A3 les raisons de cette dévalorisation : l’oralité est sans fondement dans la civilisation de l’écrit
V. THEORISATION
Qu’est-ce qu’un texte argumentatif ? qu’est-ce qu’un argument, un exemple, un connecteur logique ?
R.A. :Le texte argumentatif présente une opinion. Cette opinion s’appelle thèse ou IPP (idée prise de
position)
L’IPP peut se placer en début de texte.
- les arguments sont des justifications qui défendent l’opinion. (I.A. Idées arguments)
- Les exemples sont des faits concrets qui illustrent des arguments. (I Ex – idées exemples)
- Les connecteurs logiques permettent d’enchaîner les différentes idées (IPP, IA, IEx) entre elles.
Ils peuvent être des adverbes, des conjonctions (de coordination, de subordination) des prépositions. On les
appelle aussi mots-liens ou modalisateurs.
VI. .PRODUCTION
Sur les avantages de la pratique d’un sport, formulez une IPP, une IA, une Iex et reliez-les par au moins
deux connecteurs logiques.
89
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
SEANCE DE GRAMMAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’exprimer les rapports de causalité et de conséquence.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier et d’utiliser les conjonctions de subordination exprimant la cause et la conséquence ;
• d’utiliser correctement les temps et les modes adéquats dans les subordonnées étudiées.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. CORPUS
Le griot était un membre important de la société traditionnelle parce qu’il détenait les coutumes, les
traditions et les principes de gouvernement des rois. Comme aujourd’hui les griots doivent vivre autrement, ils
tirent profit de l’art de la parole et de la musique.
D’après DTN Soundjata
1. Encadrez les deux(2) connecteurs logiques dans le corpus (R.A. : Parce que, comme)
2. Soulignez les propositions subordonnées qui les accompagnent (R.A. : 1. Parce qu’il détenait… rois ; 2.
comme aujourd’hui…. autrement).
3. Qu’est-ce qui introduit ces subordonnées (R.A. : Ce sont des conjonctions de subordination ou
subordonnants)
4. Remplacez-les par d’autres, sans changer le sens des subordonnées (R.A. : Puisque, d’autant plus que,
sous prétexte que…)
5. Peut-on commencer la 2ème phrase par la proposition principale « ils tirent profit… ? Que pouvez vous
en déduire ? (R.A./ Non, comme se place toujours en tête de phrase).
6. Quel rapport les subordonnées expriment-elles ? (R.A. : Rapport de cause).
7. Dans le corpus, substituez les conjonctions de subordination exprimant la cause par les conjonctions de
subordination suivantes : de sorte que, si bien que, au point que, de façon que, tellement…. que, et
faites les transformations de façon à obtenir des phrases correctes.
(R.A. : Le griot détenait les coutumes, les traditions et les principes de gouvernement des rois si bien qu’ /
au point qu’ / de sorte qu’il était un membre important de la société traditionnelle.
• Le griot détenait tellement les coutumes … rois qu’il était un membre …. traditionnelle.
• Aujourd’hui, les griots doivent vivre autrement si bien qu’ /au point qu’ / de telle sorte qu’.
• Ils tirent profit de l’art de la parole et de la musique.
90
III. THEORISATION, TRACE ECRITE
On appelle subordonnée de cause ou causale la proposition subordonnée conjonctive qui sert à
donner la raison ou l’explication du fait exprimé dans la principale.
Les subordonnées de cause sont introduites par : comme (toujours en tête de phrase), puisque,
parce que, sous prétexte que, d’autant plus que…
Exemple : Le griot était un membre important de la société traditionnelle parce qu’il détenait les
coutumes, les traditions et les principes de gouvernement des rois.
Les subordonnées de conséquence sont introduites par : de sorte que, si bien que, de telle sorte
que, à telle enseigne que, tellement…que, etc.
Exemple : Le griot détenait les coutumes, les traditions et les principes de gouvernement des rois si
bien qu’il était un membre important de la société traditionnelle.
IV. PRODUCTION
Exercice oral
Reliez ces deux propositions indépendantes par des subordonnants
« il pleut. Je prends mon parapluie » de façon à obtenir :
1. une relation de cause
2. une relation de conséquence
(RA :1 Je prends mon parapluie parce qu’il pleut . 2.Il pleut si bien que je prends mon parapluie)
La moisson est abondante. Tout le village est en fête. (RA :1.Tout le village est en fête parce que la moisson
est abondante .2 La moisson est abondante si bien que tout le village est en fête.)
L’occident nous a appris à mépriser les sources orales en matière d’histoire. Tout ce qui n’est pas écrit est
considéré sans fondement. (RA :1..Tout ce qui n’est pas écrit est considéré comme sans fondement parce que
l’Occident nous a appris à mépriser les sources orales en matière d’Histoire..2..L’Occident nous a appris à
mépriser les sources orales en matière d’Histoire si bien que tout ce qui n’est pas écrit est considéré comme sans
fondement
Exercice écrit :
Construisez 5 phrases en utilisant d’abord des subordonnants de cause puis des subordonnants de
conséquence.
91
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
SEANCE DE GRAMMAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’exprimer une relation de but.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier et d’utiliser les conjonctions de subordination pour exprimer le but ;
• d’utiliser les temps et le mode adéquats dans cette subordonnée.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. CORPUS
1. Cet homme mange bien afin qu’il vive mieux.
2. Je le dis pour que tu le saches.
3. Montre-moi ce livre que je le voie
4. Moussa travaille bien en classe de peur qu’il redouble.
b) Encadrez les mots et expressions qui les introduisent. R.A. : afin que, pour que,
que, de peur qu’.
c) Qu’est-ce que ces subordonnées expriment ? R.A. : le but
La subordonnée de but est introduite par : afin que, de peur que, de crainte que,
pour que…
Exemple : Cet homme mange bien afin qu’il vive mieux.
92
IV. PRODUCTION
1. Exercice oral
Complétez ces phrases en y introduisant des subordonnées de but :
a) J’arrose les plantes ….
b) Les médecins prennent bien soin des bébés …..
c) Les élèves sont assidus en classe ……
d) Donnez-lui vos enfants…..
2. Exercice écrit
Construisez 5 phrases avec les subordonnants suivants : afin que, de peur que, de crainte que, pour que, que.
93
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
SEANCE DE VOCABULAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’employer convenablement les verbes d’opinion.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier dans un texte les verbes d’opinion ;
• d’utiliser les verbes et expressions exprimant l’opinion (l’accord ou le désaccord) ;
• de présenter, défendre un point de vue personnel.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. CORPUS
Ceux qui jugent et qui condamnent disent la peine de mort nécessaire. D’abord, parce qu’il importe de
retrancher de la communauté sociale un membre qui lui a déjà nui et qui pourrait lui nuire encore. S’il ne
s’agissait que de cela, la prison perpétuelle suffirait. A quoi bon la mort ? Vous objectez1 qu’on peut s’échapper
d’une prison ? Faites mieux votre ronde.
Argument 2 : On peut échapper d’une prison Argument 2 : Faites mieux votre ronde (surveillez
mieux vos prisons)
4. Que présentent les verbes dire (« disent la peine de mort… ») et objecter (« vous objectez … ») ?
(R.A. : Les points de vue, les opinions, les idées de l’un et l’autre groupe).
5. Remplacez-les par des verbes qui expriment l’accord ou l’approbation, et des verbes qui expriment le
désaccord ou la désapprobation (R.A. Dire : admettre, souscrire à, affirmer, approuver…
Objecter : s’élever contre, nier, refuser, rétorquer, réfuter, contester, contredire …).
94
III. THEORISATION
Il existe plusieurs moyens d’exprimer une opinion, soit par des verbes, soit par des expressions.
A. Les verbes
B ..les expressions telles que : selon moi, à mon avis, de mon point de vue, etc.
IV. PRODUCTION
Exercice oral :
A partir du corpus de verbes d’opinion suivants, distinguez ceux qui expriment l’accord ou
l’approbation, le désaccord ou la désapprobation : adhérer – se joindre à – partager – adopter – consentir –
appuyer – approuver – concéder – tolérer – nier – objecter – critiquer – s’élever contre – protester – récuser –
repousser.
Exercice écrit :
Choisissez 6 verbes et construisez des phrases pour exprimer votre accord ou désaccord avec l’idée : le
BEPC est un examen utile.
95
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF FEDERATEUR : IDENTIFIER ET PRODUIRE UN TEXTE ARGUMENTATIF
SEANCE DE VOCABULAIRE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’employer convenablement les connecteurs logiques.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
♦ d’identifier les connecteurs logiques dans un texte argumentatif ;
♦ de compléter un texte lacunaire dont on aura supprimé les connecteurs logiques.
1. Relisez le texte sans les connecteurs logiques (ou mots liens) : quel effet cela produit-il ? (R.A. : Un
effet de mauvaise organisation, on ne sent pas de lien entre les idées).
2. Quel rôle jouent ces connecteurs logiques (R.A. : Une liaison entre les différentes idées).
3. Sans changer le sens du texte, trouvez pour chaque mot-lien un équivalent. (R.A. : Le professeur fera
lire les productions et jugera de la cohérence. Au fur et à mesure de la lecture des productions il établira
un tableau de correspondance des mots-liens cf. annexes).
III. PRODUCTION
Exercice oral :
Complétez le texte lacunaire suivant en utilisant les connecteurs logiques appropriés choisis dans la
liste suivante : car, en effet, d’une part, d’autre part, par conséquent, donc, mais, or.
Texte : Le sport est une excellente activité……………..(1)……..il développe le corps, …….(2) il est une école
de vie. Je pense …..(3)…… qu’il faut le promouvoir.
Réponses attendues : (1) d’une part ; (2) d’autre part ; (3) donc ou par conséquent
Exercice écrit :
(Un exercice avait été donné sur "les avantages de la pratique du sport" : il fallait formuler IPP, IA,
IEx, avec des connecteurs logiques).
- Faire lire et corriger les productions. En retenir une pour toute la classe.
CLASSE DE 4ème
SEANCE DE CONJUGAISON
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de maîtriser l’emploi des subordonnées dans un texte
argumentatif.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable d’utiliser les temps et les modes dans les subordonnées de cause /
conséquence et de but.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. CORPUS
1. Il a été arrêté parce qu’il a brûlé un feu rouge (le fait est certain).
2. Vous marchez trop vite de sorte que je ne peux pas vous suivre (fait réel).
3. Placez-vous près de moi de manière que je puisse vous parler pendant la conférence (souhait).
4. Montrez –lui la marche à suivre afin qu’il sache, à l’avenir, ce qu’il faut faire.
5. Je vous téléphone pour que vous veniez plus vite à ce rendez-vous.
III. THEORISATION
Le verbe de la proposition subordonnée de cause est à l’indicatif s’il exprime un fait certain et au
conditionnel s’il exprime une supposition.
Exemples : Il repart sous prétexte que vous l’avez mal accueilli (fait certain).
Ils ne sont pas venus sous prétexte que vous ne les auriez pas bien reçus (supposition).
97
IV. PRODUCTION
Exercice oral : Dans les phrases suivantes, dites à quels temps et à quels modes sont les verbes des propositions
subordonnées.
Exercice écrit : Reliez les deux phrases simples pour en faire une phrase complexe exprimant la cause (une
proposition principale et une proposition subordonnée).
Exercice 3 : Dans les phrases suivantes, mettez les verbes entre parenthèses au mode et au temps qui
conviennent.
98
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF FEDERATEUR : PRODUCTION D’UN TEXTE ARGUMENTATIF
SEANCE D’ORTHOGRAPHE
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’écrire correctement certains homophones
grammaticaux.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• de distinguer quoique de quoi que.
• de distinguer quelque (s) de quel(s) que.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. CORPUS
- Quoique petit cet enfant fait des remarques pertinentes.
- Quoique médecin, cet homme tombe régulièrement malade.
- Quoi que tu puisses faire, tu ne peux pas soulever une montagne.
- A partir de quelques exemples, le professeur a expliqué son cours.
- Ce garçon a quelque sujet à poser.
- Quels que soient tes ennuis, quelles que soient tes faiblesses, réagis en son temps !
III. THEORISATION
Quoi que
Quoi que (quoi est un pronom relatif). On peut remplacer la locution relative par « quelques soient
les choses que… », « quelque soit ce que … » Elle est toujours suivie du subjonctif.
Exemple : Quoi que fasse le voleur, il n’échappera pas à ses poursuivants.
99
b/ Quel que en deux mots : S’écrit devant un pronom ou un verbe. Quel s’accorde en genre et en nombre
avec le sujet du verbe. Il est toujours suivi du subjonctif.
Exemple : Quels que soient tes ennuis, quelles que soient tes faiblesses, réagis en son temps
N.B. : Quelque : Lorsque « quelque » peut être remplacé par si, tellement, environ, il est un adverbe ; il
s’écrit en un seul mot et en tant qu’adverbe, il reste invariable.
Exemples : Il ne me reste que quelque deux cents francs.
Exercices N° 496, 499, 515 Cours Supérieur d’orthographe, Bled 4ème / 3ème Hachette.
IV. PRODUCTION
EXERCICES
RA :1 .Quelle que soit son humeur- Quel que soit son talent-Quelle que fût son habileté-Quel qu’ait été son
mérite-Quels que soient les résultats-Quelles que soient les récoltes-Quelles que soient les couleurs –Quels que
soient les pays.
2. Quels que soient l’adversaire, les conditions….-Quelles que puissent être les conséquences.-Quels que
soient les mots…-Quelle soit la question…-Quelle que soit notre tâche. ; Quels qu’ils soient quelles que soient
l’heure et la saison…………quelle que soit la destinée
3. Quoi qu’il cuisine….-quoi qu’il peigne, quoi qu’il sculpte, quoi qu’il dessine…-quoiqu’elle en eût..-
quoi que j’aie pu dire…-quoiqu’il eût beaucoup couru le monde…-quoi qu’il fasse
100
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF GENERAL
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de produire un texte argumentatif.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• d’élaborer une grille d’évaluation du texte argumentatif
• de corriger son premier jet à partir de cette grille.
A quoi reconnaît-on un texte argumentatif ? (R.A. : Les élèves énumèrent les critères et le professeur les
classe au tableau : confer grille).
GRILLE D’EVALUATION
- Faire échanger les productions de la séance de vocabulaire (travail à faire à la maison sur un thème de
votre choix), chacun avec son voisin immédiat.
- Correction des copies en fonction de la grille.
- Restitution des productions et amélioration des premiers jets.
- Faire lire quelques productions, en retenir une, la mettre au tableau et la corriger avec l’ensemble de la
classe. Cette production servira de trace écrite.
N.B. : Si la classe est lourde et lente, le professeur peut dédoubler cette séance.
101
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 4ème
OBJECTIF GENERAL
A la fin de la séance, l’élève sera capable de produire un texte argumentatif.
OBJECTIFS SPECIFIQUES
A l’issue de la séance, l’élève sera capable :
• de rédiger un paragraphe argumentatif respectant la structure du texte argumentatif ;
• d’utiliser des connecteurs logiques variés ;
• d’utiliser judicieusement des verbes d’opinion ;
• de respecter les temps et les modes des subordonnées.
Pensez-vous que l’égalité entre l’homme et la femme soit une nécessité dans la société actuelle ?
Vous défendrez votre point de vue en rédigeant un paragraphe argumentatif de 15 à 20 lignes dans
lequel vous veillerez à :
Total : 20 points
N.B. : Le professeur prévoira une séance pour la correction de l’évaluation : se référer à la méthodologie de la
correction de l’expression écrite dans le programme ou le TU n° 8.
102
CLASSE DE 3ème
103
Texte pour la séance de technique de lecture.
Acte premier - Scène première
CHIMENE, ELVIRE
CHIMENE
ELVIRE
CHIMENE
ELVIRE
104
Entre vos deux amants n’est pas fort balancée.
Le Roi doit à son fils élire un gouverneur,
Et c’est lui que regarde un tel degré d’honneur :
45. Ce choix n’est pas douteux, et sa rare vaillance
Ne peut souffrir qu’on craigne aucune concurrence.
Comme ses hauts exploits le rendent sans égal,
Dans un espoir si juste il sera sans rival ;
Et puisque don Rodrigue a résolu son père
50. Au sortir du conseil à proposer l’affaire,
Je vous laisse à juger s’il prendra bien son temps ;
Et si tous vos désirs seront bientôt contents.
CHIMENE
ELVIRE
CHIMENE
105
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
Au terme de la séance, l’élève sera capable :
• d’identifier la structure particulière d’un texte théâtral ;
• de repérer les personnages du texte et d’établir les liens qui existent entre eux ;
• de procéder à une lecture expressive en respectant l’intonation, les mouvements gestuels et la des
psychologie personnages (se mettre dans la peau du personnage).
I. MOTIVATION
Avez-vous déjà vu au cinéma ou sur scène, la représentation d’un théâtre classique français ? (le
professeur fait expliquer ou explique l’esprit et les objectifs de ce type de théâtre)
1. Citez les personnages qui parlent dans cette scène. R.A. : Chimène, Elvire.
2. De quels nouveaux personnages Chimène et Elvire parlent-elles dans la partie que nous venons de
lire ? (R.A. : 4 personnages : le père de Chimène ; don Rodrigue et don Sanche qui sont deux
prétendants de Chimène ; le père de don Rodrigue).
3. Que nous apprend cette partie sur Don Rodrigue ? (R.A. : Rodrigue aime Chimène autant que celle-ci
l’aime).
4. Combien de personnes aiment Chimène ? Qui aime-t-elle le plus ? (R..A. : Deux personnes aiment
Chimène, à savoir Rodrigue et Don Sanche, mais le plus aimé de Chimène est Rodrigue ; justification
vers 15 et 16).
106
5. Quel rôle joue Elvire ? (R.A. : Elle sert d’intermédiaire entre Chimène et son père Don Diègue).
6. Le père de Chimène approuve-t-il sa décision ? (R.A. : Oui, il l’approuve ; justification vers 4).
7. Que ressent Chimène au début de cette scène ? (R.A. : Chimène manifeste une certaine inquiétude).
8. Pourquoi ? (R.A. : Elle craint que son père n’approuve pas son choix).
Chimène est-elle apaisée par les propos rassurants d’Elvire ? (R.A. : Non, elle n’est pas rassurée. Justification
vers 55 – 56).
Réponses attendues :
1) Le texte théâtral est découpé en actes et en scènes.
Il s’articule autour d’un dialogue, entre deux personnages (Chimène – Elvire) dont les propos
évoquent des personnages absents (quatre au total).
Nous pouvons relever une indication scénique ou didascalie (« chez Chimène »).
2) Deux hommes aiment Chimène ; elle préfère en l’occurrence Rodrigue et attend avec
impatience la décision de son père.
3) Cette scène commence à mettre en place la situation initiale. Annonce-t-elle des conflits ou
la paix ? Justifie ta réponse. R.A. : annonce des conflits – deux amants pour une jeune fille – la
lutte pour le pouvoir).
4) Existe-t-il ici des personnages qui joueront des rôles déterminants ? Pourquoi ? R.A. : oui –
à cause de leur importance sociale – Chimène – Rodrigue – Don Diègue.
Une deuxième séance sera réservée pour l’entraînement au jeu dramatique (voir objectif spécifique n°3)
* Distribution des rôles (ou affectation de rôles).
* Définition d’un espace scénique.
* Position et mouvements des acteurs.
* Lecture dramatisée.
107
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
SEANCE DE GRAMMAIRE
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de rapporter des paroles dans un énoncé en employant
un verbe introducteur dans ses différentes positions.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier, dans un discours direct, des verbes introducteurs ;
• de varier la position des verbes introducteurs en rapportant des paroles dans un énoncé.
DEROULEMENT DE LA LEÇON
I. PRE – REQUIS
Souligne les propositions COD dans les phrases ci-après
- Nous avons appris que tu partais à Cotonou.
- Je dis qu’il vient à l’instant.
- Paul se demande ce qui arrivera.
108
IV. THEORISATION
1) Le discours direct consiste à rapporter les propos de quelqu’un sans changer un seul mot en les
mettant entre guillemets.
Exemple : « Nous irons au champ» dit papa à son fils .
2) Le discours indirect consiste à rapporter les propos de quelqu’un sans en changer le sens en faisant
intervenir des modifications au niveau des pronoms, des temps verbaux, des adverbes et des
adjectifs possessifs.
3) Dans le discours direct, le verbe introducteur peut se retrouver soit au début, soit au milieu, soit à
la fin de la phrase.
4) Dans le discours indirect, le verbe introducteur précède toujours les paroles rapportées.
Le passage du discours direct au discours indirect entraîne des changements :
- au niveau des pronoms personnels, des possessifs, des modes, des temps verbaux, des
indicateurs de temps et de lieu ;
- au niveau de la ponctuation.
Exemple : Le père dit à son fils qu’ils iront au champ.
V. PRODUCTION
1. Exercice oral
Transforme les phrases que je vais lire en discours indirect.
1. Yves annonçait : « Je reviendrai ici demain avec mon frère. »R.A. : Yves annonçait qu’il reviendrait là le lendemain
avec son frère.
2. Notre oncle a dit hier : « J’arriverai demain par le premier vol ».R.A. : Notre oncle a dit hier qu’il arriverait
aujourd’hui par le premier vol ».
3. – Tu m’annonces : « Je n’ai pas encore rencontré tes parents ».R.A. : Tu m’annonces que tu n’as pas encore
rencontré mes parents.
4. Ahounou annonçait : « Je reviendrai ici demain avec mon frère ».R.A. : Ahounou annonçait qu’il reviendrait là le
lendemain avec son frère.
5. Papa a dit hier : « J’arriverai demain ».R.A. : Papa a dit hier qu’il arriverait aujourd’hui.
2. Exercice écrit
Transforme le discours direct en discours indirect.
1. Un employé me reçoit. Il demande : « Soyez bref ».R.A. : Un employé me reçoit et me demande d’être bref.
2. Sophie m’assura : « Ta présence m’encourage ».R.A. : Sophie m’assura que ma présence l’encourageait.
3. Voyant mes chocolats, Anne s’écria : « Les miens ont disparu ».R.A. : Voyant mes chocolats, Anne s’écria que les
siens avaient disparu.
4. Mon père se fâche et exige : « Emportez vos anoraks ».R.A. : Mon père se fâche et exige que nous emportions nos
anoraks.
109
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
SEANCE DE CONJUGAISON
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’utiliser à bon escient le présent du subjonctif.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• de distinguer les emplois du subjonctif ;
• de conjuguer les verbes au présent du subjonctif.
I. CORPUS DE PHRASES
1. Yves demande qu’on vienne [Yves demande : « venez »]
2. Je souhaite vivement que l’on parte.
3. Ils creusent jusqu’à ce qu’ils atteignent l’eau.
4. Soit un champ de cinquante mètres de long et de vingt mètres de large.
5. Pourvu qu’elle vienne.
2. Dans quelles propositions retrouve-t-on ces verbes ? (RA : dans des propositions subordonnées 1, 2, 3.
dans les propositions indépendantes 4, 5.
3. Conjugue les verbes ci-après au présent du subjonctif : penser, creuser, réfléchir, saisir, comprendre,
suivre, avoir, être. . (RA : que je pense ; que je creuse ; que je réfléchisse ; que je saisisse ; que je
comprenne ; que je suive ; que j’aie ; que je sois.)
4. Que constates-tu à propos de leurs terminaisons (désinences) ? . (RA : En dehors des auxiliaires ETRE
et AVOIR, tous les verbes ont les mêmes terminaisons au subjonctif.
110
III. THEORISATION
• Certaines conjonctions ou locutions conjonctives (jusqu’à ce que, pour que, avant que, bien que,
etc.)
exigent également le subjonctif.
• Au subjonctif présent, tous les verbes ont les terminaisons écrites suivantes : e - es - e ions - iez - ent.
Exemple : 1ère personne du singulier
Que je pense, que je creuse, que je réfléchisse, que je saisisse, que je comprenne, que je suive.
• Sauf : les verbes être et avoir.
IV. PRODUCTION
Exercice 1 oral (en classe)
Conjugue les verbes tenir, vouloir au subjonctif présent en faisant attention au radical puis consulte un
ouvrage de conjugaison afin de corriger les erreurs éventuelles.
N.B. : Informations complémentaires (sur les emplois du subjonctif cf. Grammaire le Robert et Nathan pp 174-
175).
111
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’employer quelques mots appartenant au vocabulaire du théâtre.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• d’identifier les mots du théâtre dans un texte ;
• de compléter un texte lacunaire par des mots appropriés du théâtre.
Texte (confer la grammaire 4ème en Français – IPAM – EDICEF – 1989 Page 198)
Quand on assiste à une représentation, il est important bien sûr de connaître le nom de l’auteur, mais il
faut s’intéresser aussi au metteur en scène : c’est lui qui a choisi les décors, les costumes, les éclairages, c’est lui
qui a dirigé les acteurs et réglé leurs mouvements. La mise en scène est un travail capital, et le metteur en scène,
un personnage important, au théâtre comme au cinéma d’ailleurs. L’auteur (dramaturge), qui écrit le texte de la
pièce, y introduit, pour le metteur en scène, des indications de mise en scène, ou indications scéniques.
II. PRODUCTION
1.
Exercice écrit (en classe)
Complète le texte suivant par les mots ou expressions du lexique de théâtre qui conviennent.
Dans une semaine la troupe théâtrale de notre collège fera …………….. de La secrétaire particulière,
une …………… dont ……………. est Jean Pliya. Paulin, le ……………… a déjà reçu d’un couturier un gros
colis contenant les ……………….. destinés aux ……………………… Il se mettra en devoir de choisir les
…………….. Cette ………………… aura lieu à la Maison des Jeunes et de la Culture de Gogounou.
(R.A. : Représentation, une pièce de théâtre, l’auteur, metteur en scène, costumes, acteurs, décors, mise en scène).
2.
Devoir à faire à la maison
a) Exercice 1
Consigne : Complète les phrases suivantes par un nom dont l’initiale est mentionnée, à l’aide de ton
dictionnaire :
1. Une pièce en un seul acte est appelée un s……………… ou une s……………..
(RA : saynète, sketch)
2. Une pièce qui fait rire est une pièce c……………………(RA : R : Comique)
b) Exercice 2 : Devinettes
1. Mon premier est une partie du corps ; mon second est le contraire de l’adjectif « rugueux », mon tout
désigne l’emplacement où s’habillent les acteurs en attendant leur tour. Qui suis-je ?
(RA Coulisse cou-lisse)
2. Mon premier est le participe passé d’un verbe indiquant une manifestation de joie ; mon second désigne
une partie du corps où la mère porte son bébé. Mon tout désigne une toile confectionnée qu’on peut
lever ou baisser au cours d’une représentation théâtrale. Qui suis-je ?
(RA: Rideau. Ri-dos)
112
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
SEANCE DE VOCABULAIRE
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de comprendre les champs lexicaux (le sens de certains
mots et les liens qui existent entre eux).
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• de constituer le champ lexical de certains mots ;
• d’utiliser quelques-uns de ces mots dans des phrases correctes.
2. A quel champ lexical appartiennent les mots ou expressions suivants : respect, digne, sang noble,
vaillant, éclatante, vertu, braves, haute image, homme de cœur, maison si féconde en guerriers, valeur
sans pareille, exploits, merveille, gouverneur ? (RA : au champs lexical de l’honneur)
DON RODRIGUE
Percé jusque au fond du cœur
D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue.
Cède au coup qui me tue.
Exercice 2
Trouvez le plus possible de mots ou expressions appartenant au champ lexical de « crainte
(R.A. : dangereux, trembler, angoisse, effrayer, la nuit noire, seul dans la forêt, maison hantée, fantôme, forme
inquiétante…).
113
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
SEANCE D’ORTHOGRAPHE
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable d’utiliser correctement les différents signes de
ponctuation dans un texte théâtral.
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• de déterminer le rôle des différents signes de ponctuation dans un texte théâtral ;
• de placer correctement les différents signes de ponctuation dans un texte théâtral.
I. CORPUS DE PHRASES
III. THEORISATION
La virgule marque une pause légère. Le point virgule une pause de moyenne durée. Les deux
points s’emploient pour donner une explication, faire une énumération ou une analyse. Les points
de suspension se placent à la fin d’une phrase ou d’un groupe de mots pour en indiquer le
caractère inachevé. Le tiret est utilisé dans le dialogue, il marque le changement d’interlocuteur.
Les guillemets s’emploient pour reproduire des paroles ou des citations, quelquefois pour
marquer l’usage un peu dévié d’une opinion, d’un mot ou d’une expression. Les parenthèses
servent à isoler un groupe de mots pour donner une explication ou indication supplémentaire.
114
IV. PRODUCTION
Exercice n° 187
(R.A. : « Veuillez prendre, dans ce volume de la Fontaine, la fable : Le Chêne et le Roseau. L’élève commença :
- Le chêne un jour, dit au roseau…
- Très bien ! monsieur, vous ne savez pas lire !
- Je le crois, monsieur, reprit l’élève, puisque je viens réclamer vos conseils. Mais je ne comprends pas comment
sur un seul vers…
-Veuillez recommencer.
Il recommença :
- Le chêne un jour, dit au roseau …
- J’avais bien vu que vous ne saviez pas lire !
- Mais …
- Mais ! reprit M. Samson avec flegme, est-ce que l’adverbe se joint au substantif au lieu de se joindre au verbe ?
est-ce qu’il y a des chênes qui s’appellent un jour ? non, et bien ! Alors, pourquoi lisez-vous : « le chêne un jour,
dit au roseau » ? Lisez donc : « le chêne, virgule, un jour dit au roseau ».
- C’est pourtant vrai ! s’écria le jeune homme stupéfait.
- si vrai, reprit son maître avec la même tranquillité, que je viens de vous apprendre une des règles les plus
importantes de la lecture à haute voix : l’art de la ponctuation.
- Comment, monsieur, on ponctue en lisant ?
- Eh sans doute, tel silence indique un point, tel demi-silence une virgule, tel accent un point d’interrogation, et
une partie de la clarté, de l’intérêt même du récit, dépend de cette habile distribution des virgules et des points,
que le lecteur indique sans les nommer, et que l’auditeur entend sans qu’on les lui nomme ».
115
FICHE PEDAGOGIQUE
CLASSE DE 3ème
OBJECTIF GENERAL :
A l’issue de l’apprentissage, l’élève sera capable de produire un texte théâtral et/ou de le mettre en scène
OBJECTIFS SPECIFIQUES :
A l’issue de la séance l’élève sera capable :
• de reconnaître un texte théâtral ;
• d’écrire un texte théâtral ;
• d’organiser la mise en scène.
Texte
Un jeune homme du nom de Mondonga, accompagné de sa famille, se rendait de son village à un autre
village assez éloigné, pour demander en mariage l’une des filles du chef.
Outre les marchandises destinées au versement de la dot, la caravane apportait aussi des provisions de
voyage et des calebasses d’eau.
En cours de route, ils rencontrèrent un pauvre homme mal vêtu, exténué de fatigue et mourant de soif.
- « De grâce, supplia-t-il, donnez-moi à boire ».
Ils firent halte un moment et lui offrirent une calebasse d’eau.
L’étranger les remercia avec effusion7. Puis ils se remirent en route et arrivèrent enfin chez le chef
auquel ils allaient rendre visite.
Après le salut d’arrivée, et les visiteurs s’étant assis, l’un d’eux exposa le motif de leur visite.
« C’est très bien, répondit le chef. Mais Mondonga n’est pas le seul à demander la main de ma fille.
Nous attendons un autre jeune homme, nommé Mapango. Il doit déjà être en chemin et ne tardera pas à arriver.
La décision dépendra alors de la jeune fille elle-même. . ».
Les deux prétendants également jeunes avaient tous deux une belle prestance8. Le nombre de brebis, des
chèvres et des marchandises diverses qu’ils avaient amenées avec eux pour la dot était sensiblement égal.
On appela donc la jeune fille pour indiquer celui à qui allaient ses préférences. Après un instant
d’hésitation, elle se prononça pour Mondonga.
Devant ce choix fait en toute liberté, on n’eut qu’à s’incliner. On régla donc le montant de la dot à
verser et la séance fut levée.
Comme de coutume il y eut de grandes réjouissances et une copieuse ripaille9. Quelques cadeaux furent
échangés de part et d’autre, puis vint le moment des adieux. La jeune fille reçut la bénédiction de ses parents ….
et la caravane s’ébranla.
Référence « Le magicien et la calebasse d’eau ». In Contes gabonais, recueillis par André Rabonda – Walker,
éd. Présence Africaine, Paris 1967.
Cf. Pratique de l’écrit 3ème. Hatier 1990 P. 22
7
En manifestant une grande reconnaissance
8
Allure élégante
9
Un banquet abondant
116
Consigne : Transpose ce texte narratif au texte théâtral.
En vous servant des réponses aux questions ci-dessus et de l’ordre chronologique de l’apparition des
personnages, transforme le récit en un texte théâtral.
Le professeur vérifiera :
- L’emploi des verbes introducteurs lors du passage du discours direct au discours indirect.
-
Les indicateurs de la prise de parole des personnages.
-
L’emploi de la ponctuation, des pronoms et des indicateurs de lieu et de temps.
-
La cohérence du texte.
1ère possibilité
Le professeur a déjà amélioré le texte théâtral produit par les élèves pendant l’évaluation de la semaine
précédente.
Il en remet une copie à chaque élève.
Il procède ensuite à la mise en scène de ce texte.
2ème possibilité
Consigne : Mets en scène le conseil de famille qui a accordé la main de Kany à Famagan dans Sous l’orage de
Seydou Badian PP 33 - 39. (Le professeur désigne un élève, qui à son tour désigne des « acteurs » pour jouer la
scène, sans texte, avec leurs propres mots, mais en gardant le sens premier).
* Déroulement de la séance
- A la fin de la séance sur la production écrite, le professeur demande aux élèves de relire la partie du roman
Sous l’orage relative au conseil de famille (pp 33 - 39).
- En classe le professeur rappelle les noms des différents personnages et la décision du conseil de famille (pp 33
- 39).
- L’enseignant procède ensuite au choix d’un metteur en scène. Il s’agit d’un élève volontaire ou d’un élève
désigné.
117
LE CONSEIL DE FAMILLE
Maman Téné avait aménagé la véranda, elle avait balayé le sol et nettoyé les murs. Elle avait transporté
à la cuisine les vieilles calebasses et cuvettes qui d’ordinaire encombraient ces lieux. Elle avait rempli la lampe
de beurre de karité et y avait glissé une mèche tressée par elle-même. Après tout ce travail, elle avait étendu les
magnifiques nattes réservées aux grands jours.
Le père Benfa, superbe dans son boubou doré, chapelet en main, s’était déjà installé. Il était si
majestueux, si important que tous ceux qui, venant vers la véranda, l’apercevaient, marchaient sur la pointe des
pieds pour ne pas se faire entendre. Il resta ainsi seul avec ses prières jusqu’à l’arrivée des autres.
Les trois frères du père Benfa étaient venus les premiers ; puis un étranger qui s’était annoncé dans la
cour par des plaisanteries et des jurons pittoresques. Tiemoko, Moussa et Sory ne semblaient pas très
tranquilles. On lisait sur leur visage de la gêne et même de l’inquiétude. C’est que les conseils de ce genre
portent rarement bonheur à tout le monde... Le plus souvent, quand les hommes d’une même famille se
réunissent ainsi, c’est que l’épouse de l’un d’eux a parlé. C’est qu’il y a eu plainte et l’histoire aboutit souvent à
une flagellation. Les frères du père Benfa n’étaient donc pas sans appréhension. Soucieux, chacun semblait
chercher dans ses derniers souvenirs quel litige, quel différend pouvait lui attirer la colère des autres. Des
minutes s’écoulèrent ainsi, mais les inquiétudes se dissipèrent lorsque Sibiri, solennel, vint poser près de son
père un panier rempli de colas. La vue de ces fruits orienta les esprits vers une cérémonie, probablement un
mariage, le mariage de Kany ; et , sur les visages, le gris de l’inquiétude fit place à une lueur de joie. Le geste de
Sibiri, en même temps qu’il tranquillisait les esprits, indiquait l’ouverture de la séance. La cola avait donné à
l’assemblée un cachet de solennité. Les regards se posèrent alors sur le père Benfa, qui empocha son chapelet
soigneusement roulé, se racla la gorge et se tourna vers l’un de ses frères.
- Tiemoko, dit-il, Dieu est grand ; puisse notre volonté s’accorder à la sienne. Je t’ai appelé, toi et tes
frères, pour que nous examinions quelque chose. Il s’agit d’une question qui, relevant de l’intérêt de notre
famille, exige le point de vue de chacun de nous. Voici bientôt deux ans que Famagan, par ses salutations, ses
largesses et ses nombreux messages, demande à être des nôtres. Il a suivi sans relâche le chemin de nos
coutumes. Il a honoré chacun de nous, honoré nos amis et voisins. Et comme l’on dit : « Quand on cherche,
c’est avec l’espoir de trouver ». Aussi, par l’homme que voici ( il désigna l’étranger), Famagan nous demande ce
que nous pensons de lui. Je suis votre guide, il est vrai, mais sur les questions d’avenir, votre avis doit primer le
mien. Je suis le plus proche de l’au-delà , les ans me mènent de plus en plus vers nos ancêtres et, quand je ne
serai plus , vous aurez la charge de tout ce qui a trait à notre famille. Mon devoir à moi est de consolider ce qui
est ; c’est à vous à préparer ce qui doit être. Ceci est ma parole…
Après ces mots, le père Benfa prit sa tabatière en peau de bouc posée à côté de lui par les soins de
maman Téné, y plongea le pouce et l’index et déposa une poudre jaune sur sa langue, puis il tendit la tabatière à
son frère Tiemoko et poussa une sorte de gloussement.
Tiemoko, les yeux baissés, en signe de respect, assis maintenant en tailleur, demeurait immobile. Il
regarda tour à tour ses frères cadets comme s’il cherchait dans leur attitude cette déférence, que les plus jeunes,
éternellement doivent à leurs anciens. Il se racla la gorge, se rajusta dans son attitude, manipula la tabatière et se
décida à parler.
- Nous avons entendu tes paroles, dit-il au père Benfa ; mais comme toujours, «les pintades regardent
celle qui les guide ». Pour avoir voulu être un des nôtres, Famagan nous a comblés. Il y a mille jeunes filles dans
le quartier et sur ces mille jeunes filles il a choisi Kany. Ce geste, pour nous, a une signification autrement plus
importante. Il veut dire que notre famille a su se maintenir dans les traditions laissées par nos pères. Il s’agit là de
louanges et de louanges qui s’adressent à toi, Benfa. Famagan nous a rehaussés aux yeux du monde. Nous
sommes donc ses serviteurs. Nos pères disaient : « j’ai plus peur de celui qui me respecte que de celui qui me
menace ».
- Ce n’est pas pour ce qu’il nous a donné, continua Tiemoko, ce n’est ni pour ses présents, ni pour les
sommes d’argent que nous avons reçues de lui. Avant Famagan, avant même Kany, nos dents étaient solides et
nous tenions ferme sur nos pieds. Ce qui nous mène vers Famagan c’est sa démarche, son heureuse conduite à
notre égard, en un mot son savoir ; car nos pères disaient également : « La meilleure des connaissances est celle
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qui mène l’homme vers les hommes ». Famagan a su nous gagner, c’est notre devoir. N’est-ce pas, Sory ? Cria
t-il à l’un de ses frères.
- Tel est, enchaîna Tiemoko, mon avis à moi. Cependant, mon avis est peu à côté du tien, Benfa ; tu es
notre maître. Et si les ans te mènent vers nos ancêtres, leur sagesse aussi habite en toi. Nous te suivons comme
toujours et demandons à Dieu la faveur de bénéficier le plus longtemps possible de tes conseils.
Le père Benfa ne pouvait douter une seconde de la sincérité de cette déclaration. Il ne s’agissait pas là
d’une formule usée depuis des siècles, d’une formule consacrée que l’on sert par acquit de conscience. Mais ces
mots émanaient de la profondeur même du cœur ; à travers eux s’exprimait un état d’âme forgé par des siècles
et des générations. Ils ont quelque chose d’un cantique. Reprenant sa tabatière, le maître de la maison se tourna
vers l’étranger.
- Ton ami est un brave homme, dit-il ; du moins, nous l’avons vu tel jusqu’ici. On a dit : « La panthère a
ses taches au-dehors, l’homme a les siennes en dedans ». Cependant, connaissant sa souche, nous lui faisons
confiance, car, comme les anciens, nous croyons également que : « De la racine à la feuille la sève monte et ne
s’arrête pas ».Mais qu’il sache ceci. Nous autres, parents de Kany nous ne sommes que des exécutants. C’est
Dieu qui dirige. Ceci dit, le jour où Kany sera chez lui, qu’il se souvienne d’où elle vient, qu’il n’oublie jamais
comment il l’a gagnée ; ainsi il saura comment se comporter à son égard. Le jour où un différend naîtra entre
eux, que Famagan sache que : « La langue et les dents appelées à cohabiter toute une vie se querellent ». Alors,
avant de prendre une décision quelconque, qu’il réfléchisse : « C’est à force de réfléchir que la vieille femme
parvient à transformer le mil en bière ». Nous ne voulons pas que Kany ait soif tant que Famagan se désaltère.
Nous ne voulons pas que Kany ait faim tant que Famagan est rassasié. Si Kany lui désobéit, qu’il l’oriente. Mais
que jamais il ne songe à l’humilier, car le ridicule ne s’arrête jamais à une seule personne… Kany aura des
bijoux sur elle ; que Famagan n’emprunte jamais à l’extérieur tant que les avoirs de notre fille peuvent lui être de
quelque utilité. Qu’il dispose des bijoux si les temps l’exigent, mais que Kany n’ait jamais rien de moins que ses
coépouses. S’adressant alors à son frère Tiemoko, l’orateur lui dit :
L’étranger se mit à parler à son tour. Il fit l’éloge de la famille de Famagan, du père Benfa et
des frères du père Benfa. Puis le chef de la maison prit le paquet de colas et donna à chacun une poignée des
précieux fruits. On se serra les mains.
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ANNEXES
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QUELQUES MOTS LIENS ET LEUR ROLE
- Textes d’exposition et textes argumentatifs -
Ou, ou bien … ou bien, soit … soit, que … que, tantôt Ils indiquent un choix, une alternative
… tantôt, … (relation de disjonction).
Ainsi, donc, en bref, bref, en définitive, en résumé,
finalement, pour conclure en conclusion, tout compte Ils introduisent une conclusion
fait, tout bien considéré, au total, après tout, ….
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Typologie de textes
(une nomenclature parmi d’autres !)
Un texte appartient à tel ou tel type selon ce que l’auteur veut que son lecteur connaisse ou réalise. Les
textes narratifs et descriptifs peignent le concret ; les textes explicatifs et argumentatifs servent à transmettre des
idées ; les textes injonctifs engagent à l’action, les textes dialogiques ou scéniques donnent à voir et à entendre,
les textes poétiques suggèrent des sensations. Un texte appartient le plus souvent à plusieurs types.
REMARQUE IMPORTANTE
Un texte comprend rarement un seul type. La plupart du temps, dès que le texte prend une certaine
ampleur, il actualise plusieurs types. L’étude alors peut prendre deux directions :
. Si les types sont très mêlés, la recherche d’une dominante.
. Si les types sont utilisés de façon successive, le repérage précis des changements de type.
Document extrait de « Français : Méthodes et techniques » : classes des lycées (Ed. Nathan Technique, 1988) et complété (texte dialogique ou scénique et
texte poétique) par l’équipe qui a préparé le module C.
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