Etude de La Résistance À La Corrosion Des Alliages de Cuivre en Milieu Salin
Etude de La Résistance À La Corrosion Des Alliages de Cuivre en Milieu Salin
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Laidi Babouri
Higher Normal School of Technological Teaching of Skikda, Algeria
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MEMOIRE DE MAGISTER
PRESENTE A
L’UNIVERSITÉ DU 20 AOUT 1955 - SKIKDA
Faculté des Sciences et Sciences de l’Ingéniorat
Département des Sciences Fondamentales
Laidi BABOURI
Thème
GHEZGHOUZ
• Toute ma famille,
Abstract
The copper and its alloys meet the requirements of many industrial applications;
particular Cu-Zn and Cu-Ni, widely used in desalination plants of seawater.
Constrained the using conditions of these alloys and risqué the breaking of theirs
structures, we find it useful and interesting to study the corrosion of the brass (60/40)
and the copper-nickel (70/30) in aggressive solution 30g/l NaCl, concentration
equivalent to that of the seawater.
In our experiment we have deal with the following methods: evolution of the free
potential with according to the time of immersion and polarization curves.
To supplement our investigation and make sure of the results obtained, we have by
atomic absorption technique analyse and measure the amount of cations in corrosive
solutions (concentration of cations dissolved in aggressive solutions) in order to study
the dissolution mécanism of these alloys (selectivity) after different immersion.
1
SOMMAIRE
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
2.1. Méthodes d’étude…….………………………………………………………………..…..….P51
2.1.1. Méthodes électrochimiques………………...……...………………………………….....…P52
2.1.1.1.Méthodes électrochimiques stationnaires…….……..…………………………………...…P53
A. Suivi du potentiel libre, courbe E=f(t)……………………...................................................P53
B. Courbes intensité potentielles I=f(E)………………………………………...…………......P56
2.1.2. Méthodes de détermination de la vitesse de corrosion………....…..................................…P57
2.1.2.1.Méthodes électrochimiques…………...………………………...………………..…..….…P57
A. Méthode des droites de Tafel…………………………...………………..………….......... P58
B. Méthode de la résistance de polarisation……………………………………............….…..P60
2.1.3. La spectroscopie d’absorption atomique………………...………………………...…..….. P61
2.1.3.1.Généralités….………………………………………..…………………..…………..….… P61
2.1.3.2.Appareillage de base en absorption atomique………………………………….….…...… .P62
2.1.3.3.Domaine d’utilisation…………………………………………....……………….……….. P63
2.2. Conditions expérimentales.…...………………....………................................................... P64
2.2.1. Matériaux utilisés.….....………………..……..................................................................... P64
2.2.2. Préparation des électrodes de travail.…..…………………...……………..…………….... P65
2.2.3. Milieu d’étude.…....……………….................................................................................... P66
2.2.4. Montage expérimental.…...………………………………….…………..…..................... ..P66
2.2.4.1.Cellule électrochimique.…....…...……………………………………………..…….…......P66
2.2.4.2.Spectroscopie d’Absorption Atomique à flamme..................................................................P69
2.2.5. Précautions générales …………………..…...………………………………………..…….P70
2.2.6. Conditions expérimentales………………………………………………………...…..…....P71
3
Liste des figures
5
Liste des figures
6
Liste des tableaux
Tab.1.1.3 : Rapport des concentrations des principaux ions par rapport à la chlorinité……….....P12
Tab.1.3.2.4 : Série galvanique de quelques métaux et alliages dans l’eau eau de mer….………. P41
Tab.1.3.2.9 : Matières corrosives qui entraînent la corrosion sous tension des métaux………….P50
7
Liste des tableaux
Deuxième partie : Etude expérimentale
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes
électrochimiques stationnaires
Tab.3.1.1 : Valeurs caractéristiques de l’influence de la vitesse de balayage en potentiel du laiton
(60/40) dans Na Cl 3% …………………………………………………………………………....P76
Tab.3.1.2 : Valeurs caractéristiques de l’influence de l’agitation sur le laiton (60/40) dans Na Cl
3%.……………………………………………………………...…...……………………………..P78
Tab.3.1.3 : Valeurs caractéristiques de l’influence de la concentration des chlorures sur le laiton
(60/40) dans Na Cl 3%………………………………………………………………………….....P79
Tab.3.1.4 : Valeurs caractéristiques de l’influence de la température sur le laiton (60/40) dans Na Cl
3%…………………………………………………...………………………………………….…P81
Tab.3.1.5 : Valeurs caractéristiques de l’influence du pH sur le laiton (60/40) dans Na Cl
3%………………………………………………………………………………………….………P83
Tab.3.2.1 : Valeurs des potentiels caractéristiques de l’influence de la vitesse de balayage en
potentiel sur le cupronickel (70/30)…………………………………………………………….….P87
Tab.3.2.2 : Valeurs des potentiels caractéristiques de l’influence de l’agitation sur le cupronickel
(70/30) ………………………………………………………………………………..……….…..P88
Tab.3.2.3 : Valeurs des potentiels caractéristiques de l’influence de la concentration des chlorures
sur le cupronickel (70/30)…………………………………………………………………...…......P90
Tab.3.2.4 : Valeurs des potentiels caractéristiques de l’influence de la température sur le
cupronickel (70/30)…………………………………………………………………………….......P91
Tab.3.2.5 : Valeurs des potentiels caractéristiques de l’influence du pH sur le cupronickel
(70/30)……………………………………………………………………………………………...P93
Tab.3.3.1 : Potentiels caractéristiques du laiton (60/40) et Cupronickel (70/30) dans Na Cl
3%)………………………………………………………………………………………….…......P95
Le Cuivre et ses alliages sont employés dans de diverses applications : habitations (distribution
d’eau et de gaz, tuyauteries de chauffage, chauffe- eau et chaudières murales, échangeurs
thermiques (centrales électriques conventionnelles et nucléaires), etc... Grâce à leurs propriétés de
résistance à la corrosion, les alliages comme le Laiton (60/40) et le Cupronickel (70/30), sont les
plus utilisés dans les installations marines, surtout dans les condenseurs des Usines de dessalement
d’eau de mer.
Cependant, malgré leur caractère d’in-oxydabilité, ces alliages ne sont pas totalement immunisés et
peuvent être sensibles à certaines formes de corrosion (par piqûres ou caverneuse). Dans certains
cas, ces alliages subissent une corrosion sélective, surtout dans le cas du Laiton.
Notre étude est motivée par les perspectives de développement des usines de dessalement d’eau de
mer, utilisant ce type de matériaux qui sont assujettis à l’entartrage et la corrosion.
Les enjeux économiques liés à la corrosion justifient les efforts déployés pour comprendre les
mécanismes se produisant à la surface de ces alliages en tenant compte de leurs conditions
d’emploi.
Nous avons réalisé cette étude au moyen de tests électrochimiques au laboratoire, des essais
d’immersion sur des périodes de trois (03) mois. Les solutions ont été dosées à l’aide de la
Spectroscopie d’absorption atomique (SAA).
Les éprouvettes utilisées sont des échantillons de Cu-Ni (70/30) et Cu-Zn (60/40), sous forme de
plaques de 1 cm2 d’épaisseur préparé à partir des tubes utilisés dans les condenseurs de
refroidissement des usines de dessalement d’eau de mer.
9
Introduction générale
Le premier chapitre à trait à l’eau de mer, aux alliages de cuivre et leurs interactions.
Dans le second chapitre, nous avons présentés les techniques d’étude, les dispositifs expérimentaux
et les conditions expérimentales.
Dans le troisième Chapitre, nous décrivons l’étude du comportement des différents échantillons en
alliages de cuivre : cupronickel (70/30) et laiton (60/40) dans Na Cl 3% par les méthodes
électrochimiques classiques à savoir :
Dans ce Chapitre, nous avons étudié différents facteurs : La vitesse de balayage, l’agitation, la
concentration de l’électrolyte, la température et le pH.
Enfin, une étude comparative entre le cupronickel (70/30) et le laiton (60/40) dans Na Cl 3% a été
réalisée.
Le Chapitre 4 a été consacré à l’étude de la dissolution sélective des alliages de cuivre de nos
échantillons dans le milieu environnant (Na Cl 3%) à diverses durées d’immersion. Il est scindé en
deux parties :
Dans la première partie, nous avons étudié le comportement des alliages de cuivre : cupronickel
(70/30) et le laiton (60/40) dans Na Cl 3% par les méthodes électrochimiques stationnaires (courbes
de polarisation).
10
er
1 PARTIE
Etude
Théorique
Chapitre 1
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Dans un premier temps l’ensemble des caractéristiques du milieu environnant (l’eau de mer) à
savoir : la salinité, la conductivité , le pH, l’oxygène dissous, la température, la vitesse du
mouvement d’écoulement et l’activité biologique.
La seconde partie traite toutes les informations sur les alliages de cuivre en général et les laitons et
les cupronickels en particulier.
Le comportement des alliages de cuivre à la corrosion est l’objet de la troisième partie. Des rappels
théoriques sur le phénomène de corrosion ont pris une part importante dans cette dernière.
L’eau est un composé très abondant dans la nature qui recouvre plus de 70% de la surface de la
terre. On estime qu’il y a sur la planète environ 1.4 Milliards de m3 d’eau [1]. Cependant, la
majeure partie (97%) de cette eau se présente sous forme d’eau salée dans les mers et les océans.
Compte tenu de sa composition relative stable et du volume énorme qu’elle représente, l’eau de mer
constitue une solution électrolytique originale et mérite plus d’attention sur ses propriétés et
caractéristiques physicochimiques.
11
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
1.1.1. Salinité
La caractéristique la plus importante de l’eau de mer est la salinité, c'est-à-dire leur teneur globale
en sels. Une douzaine d’espèces ioniques sont présentés dans l’eau de mer dont la salinité moyenne
est voisine de 35 g/l. La salinité des mers fermées ou isolées peut être différente de celle des grands
océans (voir Tab. 1.1.2) [3]. La salinité peut aussi varier au cours de l’année, en fonction de la
saison.
Si la masse totale des sels dissous peut varier, le rapport des concentrations des différents éléments
est stable (Tab.1.1.3). Cette constante des proportions est souvent appelée principe de Marcet [4]
énoncé comme suit : bien que la teneur totale des sels de l’eau de mer peut être variable, les
proportions des principaux constituants restent pratiquement constantes.
A cause de la constance des proportions entre les principaux ions, la mesure de la concentration
d’un des constituants permet d’accéder aux valeurs des concentrations des autres éléments. C’est
ainsi que l’eau de mer est surtout caractérisée par sa chlorinité reliée à la salinité par la relation :
Salinité=1.8Chlorinité {eq.1.1}
Tab.1.1.3: Rapport des concentrations des principaux ions par rapport à la
chlorinité [5]
Océan ou Na+/Cl- Mg2+/Cl- K+/Cl- Ca2+/Cl- SO42-/Cl-
mer
Méditerranée 0.5310 0.06785 0.02008 ……………. 0.1396
Atlantique 0.5544 0.06670 0.01953 0.02122 0.1393
Pacifique nord 0.5553 0.06632 0.02098 0.02154 0.1396
12
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Elle est de l’ordre de 40 µs.cm-1. La conductivité de l’eau de mer subit des variations importantes
suivant la température et la salinité (Tab.1.1.4).
1.1.3. pH
Le pH de l’eau de mer en surface est stable et proche de 8,2. Il varie très légèrement selon l’activité
de la photosynthèse du plancton et des algues marines ainsi qu’avec la profondeur (Fig.1.1.1) [7].
13
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Dans l’eau de mer aérée, la concentration en oxygène dissous est très variable puisqu’elle dépend
des facteurs physiques, chimiques et biologiques suivants [2] : échanges à l’interface air- océan,
diffusion et mélanges au sein de la masse d’eau, utilisation dans les phénomènes de photo-
oxydation, les réactions d’oxydation chimique, les mécanismes de respiration et de nitrification par
les organismes aquatiques, la production par la photosynthèse.
La dissolution de l’oxygène est gouvernée par les lois physiques et dépend de la pression
atmosphérique, de la température et de la salinité de l’eau.
La solubilité de l’oxygène est de 2,8.10-4 mol.l-1 à 20°c en eau pure alors qu’elle est réduite à
2,3.10-4 .mol.l-1 à 20°c pour une salinité de 35‰. En général, la concentration en oxygène dissous
est comprise entre 0 et 5.10-3 mol.l-1.
v=α.C.P {éq.1.2}
Avec
L’écart constaté entre les quantités calculées et mesurées est dû aux phénomènes internes de
production et de consommation d’oxygène dissous (photosynthèse et respiration) [10].
Le rôle de l’oxygène sur la tenue à la corrosion des métaux en eau de mer est d’accélérer le
processus de corrosion (oxydation du métal), par contre à des teneur plus ou moins élevée en
oxygène le rôle est inversé, par ce que dans ce cas l’oxygène va contribuer à la formation d’un film
naturel qui protège le métal [11,12].
14
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
1.1.5. La température
L’augmentation de la température de l’eau de mer devrait se traduire par une plus grande agressivité
de celle vis-à-vis des métaux. En d’autres termes, la tenue à la corrosion dans les mers tropicales
devrait être moins bonne que dans les mers arctiques.
C’est loin d’être vrai par ce que l’augmentation de la température a des effets contradictoires sur la
corrosion : la solubilité de l’oxygène décroît, l’activité biologique augmente et la précipitation des
carbonates de magnésium et de calcium, du fait de l’augmentation de la température, crée un film
protecteur [7].
15
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Comme pour l’eau douce, la stagnation de l’eau de mer est un facteur défavorable à la tenue à la
corrosion [14]. Le choix de la vitesse de circulation de l’eau de mer dans les faisceaux tubulaires
des échangeurs de chaleur est important.
16
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Tout matériau immergé dans l’eau de mer naturelle, se recouvre d’un voile biologique appelé bio
film.
En milieu aquatique, des cellules microbiennes adhèrent aux surfaces, croissent et se reproduisent ;
c’est la phase initiale de formation d’un bio-film. Pour survivre et se protéger des agressions
extérieures, les bactéries produisent des exo-polysaccharides (EPS). Ce réseau polymérique,
emprisonnant les micro-organismes, des matières particulaires, des débris a donné naissance au
concept du bio film.
Les différentes étapes de la formation d’un bio-film à la surface d’un matériau immergé en eau de
mer ont été mises en évidence dans divers travaux [15].
Le film primaire ainsi constitué est essentiel, car les propriétés de surface (tension de surface,
énergie de surface, mouillabilité) qui le caractérisent, conditionnent l’adhésion ultérieure des
bactéries.
A cela, il faut ajouter la présence de micro- algues [18], lorsque le milieu est éclairé.
17
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
1.2.1. Généralités
Le cuivre et ses alliages sont des matériaux employés dans les installations utilisant l’eau de mer.
La plupart de leurs applications se réfère à l’une des deux propriétés importantes de ces matériaux :
leur bonne conductivité thermique et électrique et leur excellente tenue à la corrosion [19, 20, 21].
Le cuivre et ses alliages offrent des possibilités énormes, tant au niveau de la composition, que de la
forme fabriquée ou encore que des propriétés. Il existe donc de nombreuses matières différentes qui
permettent de répondre à la multitude de combinaisons de propriétés requises en fonction des
exigences des diverses utilisations finales.
En effet, il existe une différence élémentaire entre, d’une part, les alliages destinés principalement
au travail froid, qui sont monophasés et très ductiles à température ambiante et, d’autre part, les
alliages destinés à un travail à chaud, qui sont les plus ductiles et les plus adéquats pour un formage
à des températures élevées par le biais, par exemple, du filage ou de l’étampage à chaud.
Les phases d’équilibre des diagrammes des alliages à base de cuivre sont structurellement et
morphologiquement analogues et peuvent être décomposées par traitements thermiques (par
exemple : traitement isothermes) ou pendant le chauffage à vitesses variables [22].
Les laitons- avec une teneur en zinc jusqu’à 36% et généralement aucun autre élément
ajouté,
Les bronzes d’étain- avec une teneur en étain pouvant atteindre 8%,
Les alliages cuivre nickel- toutes compositions.
18
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Les laitons sont des alliages cuivre zinc où le principal élément d’alliage est le zinc (Fig. 1.2.1.) ; Ils
sont préparés par fusion du cuivre (élément peu oxydable par l’air) dans lequel on ajoute le zinc ou
l’étain.
Il existe plusieurs types de laiton dont les plus courants sont ceux qui contiennent de 37à 40% de
Zinc qui sont des laitons duplex dont la microstructure alpha/bêta à une excellente ductilité aux
températures chaudes caractéristiques du filage et du forgeage.
19
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Ces alliages se distinguent à la fois par leur aspect et par leurs propriétés d’usage : caractéristiques,
mécaniques, aptitude à la déformation à froid, au moulage, à l’usinage.
Le CuZn15 a une couleur jaune remarquable très proche de celle de l’or. Les autres laitons simples
couvrent les différentes teintes de jaune dont l’intensité varie avec la teneur en zinc.
Les alliages du système binaire Cu- Zn possèdent un ensemble étonnant de caractéristiques, dont
résistance mécanique, malléabilité et conductivité….; Ils possèdent, de plus, de bonnes propriétés
quant aux déformations à chaud et à froid, des propriétés anti- étincelles et une faible perméabilité
magnétique.
20
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
L’intérêt des laitons réside dans leurs caractéristiques mécaniques plus élevées et surtout dans le fait
que la couche protectrice formée au contact des eaux est plus solide que celle du cuivre ;
Comparés à d’autres métaux et aux plastiques, les laitons présentent des avantages souvent
méconnus. Certains de ces avantages sont :
A la différence de certaines matières, le laiton n’est pas sensible aux conditions suivantes:
21
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
1. Usinage :
Les laitons existent dans une grande diversité de formes et de tailles et peuvent être usinés en toute
simplicité et de façon peu coûteuse. Ils constituent avec addition de plomb la référence absolue en
matière d’usinage des métaux. Les techniques relatives au perçage, sciage, fraisage, roulage de
filets s’appliquent particulièrement bien à ces types d’alliages. Suivant la composition exacte de
l’alliage, on obtiendra des résultats adaptés à tel ou tel type de mise en œuvre. Dans cette gamme de
produits, une teneur en cuivre élevée, autour de 63%, donne en plus d’une bonne usinabilité,
d’excellentes possibilités de déformation à froid.
2. Façonnage :
Les laitons riches en cuivre (Cu > 63%) ont une excellente aptitude à la déformation à froid. Le
cuivre se laisse plier et déplier dans tous les sens qu’il y ait besoin, pour ce qui concerne les laminés,
de se préoccuper du sens de laminage. Cette caractéristique permet à l’exécutant des reprises sur un
ouvrage délicat sans risque de rupture du métal. Le cintrage des produits étirés se réalise avec
grande facilité.
3. Brasage et soudage :
Les techniques de brasage et soudage sont applicables sans restriction au cuivre utilisé en
décoration et à tous les laitons binaires sans addition de plomb. Les laitons au plomb se prêtent très
bien au brasage tendre et fort. Ils se prêtent en revanche assez mal au soudage qui met en jeu des
températures élevées qui modifient la répartition des particules de plomb avec, pour conséquence,
une fragilisation du métal.
Certaines compositions de laitons sont très appréciées pour leurs caractéristiques de résistance à
l’usure. Pour ces éléments très sollicités, d’autres alliages de cuivre, par exemple,
cuivre/ aluminium, peuvent être employés.
5. Elasticité :
L’allongement des produits en laiton peut varier de 15% pour la qualité dure, à 70% pour les recuits.
Les feuilles et bandes en laiton peuvent être pliées jusqu’à 180° avec un recuit adéquat.
22
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
6. Résistance à la corrosion :
Les laitons ont une bonne résistance à la corrosion dans la plus part des cas pour des applications en
milieux trés agressifs, l’utilisation d’autres alliages de cuivre est recommandé. Les additions
d’éléments d’alliages sont utilisées fréquemment pour modifier les propriétés mécaniques, telles
que : la résistance à la corrosion, la dureté, l’usinabilité et / ou pour d’autres raisons spécifiques.
Ces éléments ont tous un effet sur la solubilité du zinc dans le cuivre. La présence du fer et/ou du
manganèse dans l’alliage accélère le processus [24]. La présence du plomb (1,8 à 3,5%) améliore
nettement la résistance de l’alliage cuivre- zinc à la corrosion en présence de Cl- et SO42- [25]. Une
solution simple et efficace consiste donc à abaisser la teneur en zinc de l’alliage jusqu’à des valeurs
inférieures à 15% en poids.
Cependant on ne comprend toujours pas pourquoi l’arsenic, le phosphore ou l’antimoine ont un rôle
favorable, alors que le bismuth, portant proche chimiquement, accélère la dézincification de
l’alliage Muntz [24]. Tous ces éléments, combinés avec une très bonne résistance à la corrosion et
d’excellentes caractéristiques d’usinage, rendent les laitons particulièrement attractifs.
Domaine d’utilisation
Les laitons représentent le groupe le plus important parmi les alliages de cuivre et sont utilisés dans
de nombreux domaines, dont on cite :
Ils sont disponibles sous diverses formes et tailles : barres, profilés, tôles bandes, feuilles, tubes,
fils …..Etc.
23
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Les alliages de cuivre- nickel ont la même structure cristallographique que le cuivre et le nickel,
c'est-à-dire une structure cubique face centrée. Le paramètre de maille de l’alliage suit la loi de
Végard entre celui du nickel et du cuivre [27].
Les alliages cuivre- nickel ont une structure identique constituée d’une seule phase. A l’état brut de
coulée, l’intervalle de solidification relativement large donne naissance à une structure dendritique
(fortement ségréguée). La ségrégation persiste même après une répétition de traitements
mécaniques et thermiques du fait que l’inter diffusion des deux éléments, cuivre et nickel, est lente
y compris à haute température.
Le résultat est l’apparition d’une microstructure en bande sur un échantillon de métal forgé. A
température ambiante, les alliages de composition inférieure à 70% en nickel sont paramagnétiques.
Au- delà de cette composition, ils présentent les propriétés ferromagnétiques du nickel.
Fig.1.2.3 : Structure cristallographique type cubique face centrée (Cu, Ni) [27].
Certains alliages binaires solubles présentent aux plus basses températures un défaut de solubilité. Il
apparaît sur le diagramme de phase un secteur où cohabitent deux phases, la première étant
constituée d'une solution solide saturée de B dans A, la deuxième inversement de A dans B. C'est le
cas par exemple du système Cuivre- nickel qui présente en dessous de 322°C une zone avec deux
phases 1 et 2. Quel que soit le type d’alliage binaire, la solubilité de l’élément B dans le métal A va
dépendre de la température.
Les diagrammes d’équilibre ont pour objet de définir, en fonction de la température, l’état physique
liquide, solide ou solide+liquide de l’alliage dans des conditions où la cinétique de transformation
est suffisamment lente pour qu’à chaque instant soit réalisé l’équilibre thermodynamique.
24
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
On distingue plusieurs types de diagrammes binaires, dont celui à solubilité mutuelle complète. Ce
diagramme est caractérisé par un fuseau de solidification (liquidus) et l’autre à la fin de
solidification (solidus). Ces deux courbes aboutissent aux températures de solidification (ou de
fusion) des deux métaux purs. Le fuseau compris entre le liquidus et le solidus correspond à la
coexistence de deux phases constituées l’une par un liquide et l’autre de cristaux formés par une
solution solide de substitution de structure cristalline identique à celle des métaux A et B.
Le cuivre et le nickel sont mutuellement solubles en toutes proportions, de sorte que tous les
alliages composés de ces deux éléments sont possibles. Ils forment une solution solide et homogène
dans tout le domaine de composition. Les courbes d’analyse thermique de la solidification de ces
alliages ont la forme du diagramme d’équilibre de l’alliage binaire cuivre -nickel représenté sur la
figure 1.2.4 où solidus et liquidus se joignent à 1083 °C, point de fusion et de solidification du
cuivre, et à 1452 °C, point de fusion et de solidification du nickel. [28].
Les alliages commerciaux cuivre- nickel se présentent en deux groupes dans les domaines de
composition 90/10 % et 70/30 %. Tous deux sont renommés pour leur remarquable résistance à la
corrosion en milieu marin.
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Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Cet alliage peut être facilement soudé par une personne qualifiée et il offre un excellent rapport
coût- efficacité en tant que pipeline d’eau de mer ou que matériau pour tuyaux de condenseur.
La résistance à la bio salissure marine est bonne et la matière est souvent utilisée sous forme de tôle
pour couvrir les pieds des plates- formes offshore et réduire ainsi les coûts de conception par une
réduction de la tolérance à la corrosion et aux forces de frottement du crin végétal. Les coques de
bateau et des navires profitent également de l’utilisation du cuivre- nickel qui se traduit par une
diminution du frottement, de la consommation de carburant et des frais de peinture.
Les techniques utilisées pour appliquer le métal sont variables et incluent la pose de plaques
laminées, l’agglutination des élastomères et le soudage direct sur l’acier de structure. Lorsque le
cuivre- nickel 90/10 est utilisée pour ce type d’application, les vélocités peuvent être beaucoup plus
élevées ; la performance des navires se déplaçant à des vitesses pouvant atteindre 40 nœuds est
satisfaisant.
Cet alliage permet de plus hautes vitesses de circulation. Sa résistance aux eaux polluées est en
général meilleure que celle du laiton à aluminium ou du cupronickel 90/10. Il tolère un pH
légèrement acide (6,5), mais il craint la corrosion aux points chauds et la corrosion par pitting dans
les eaux stagnantes ou circulant lentement.
Leur excellente résistance à la corrosion marine. Pour des vitesses d’écoulement élevées, les
nuances à 10 ou 30% de nickel avec addition de manganèse et surtout de fer sont alors
préférées. La résistance à la corrosion marine des cupronickels est due à la formation
naturelle d’un film de produits de corrosion mince, adhérant et protecteur. La formation
complète et la stabilité de ce film prennent 2 à 3 mois [29]. Le film de produit de corrosion
est complexe et se compose de l’oxyde cuivreux Cu2O, élément prédominant, de l’oxyde
cuivrique CuO et de l’hydroxychlorure de cuivre (atacamite) Cu2 (OH)3Cl [30, 31].
26
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
La résistance à la corrosion varie avec la composition, l’épaisseur et les propriétés électriques de ce
film [32]. La résistance naturelle à la biomasse marine du cuivre est exploitée aux endroits à très
grands débits d’eau. Aussi ces matières sont-elles fréquemment utilisées dans les pipelines d’eau de
mer.
Leur grande malléabilité à toute température (sauf vers 500 à 600 °C) permettant en
particulier une mise en forme à froid aisée.
Par rapport à la plupart des autres alliages cuivreux, les cupronickels se caractérisent par une
tenue des caractéristiques mécaniques à des températures plus élevées (jusqu’à 400 °C pour
le Cu-Ni 30 Fe) [10].
Les alliages qui contiennent en plus du fer et du nickel ont aussi une grande importance
commerciale. Ces deux éléments ont chacun un effet important sur les relations entre phases et
influencent les propriétés des alliages. L’élément fer s’imprègne totalement dans la solution solide
Cu- Ni, mais une attaque par piqûres peut provoquer sa précipitation. Ainsi, la teneur préconisée est
comprise entre 1 et 1,75% pour le Cu- Ni 90/10 et 0,40 et 0,70% pour le Cu- Ni 70/30 [40, 41].
L’apport de nickel améliore la force et la résistance à la corrosion tout en préservant une bonne
ductilité. Il est également utilisé en petites quantités dans les alliages corroyés tels que l’alliage de
cuivre- nickel- silicium et l’alliage de cuivre- nickel- phosphore, qui ont une bonne résistance et une
bonne conductivité. Le nickel est présent en grandes concentrations dans les récents alliages de
cuivre- nickel- étain qui durcissent par décomposition spi nodale.
Domaine d’utilisation :
Les cupronickels sont de plus en plus utilisés dans les eaux agressives et en particulier dans l’eau de
mer, pour les centrales électriques, les navires, les unités de dessalement, les raffineries.
27
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Le processus de corrosion est le résultat des réactions intervenant entre un métal et son
environnement. En milieux aqueux, les phénomènes de corrosion des métaux et alliages sont
principalement de nature électrochimique : un échange de charges électriques libres (électrons) a
lieu à l’interface métal/électrolyte. Cet échange implique obligatoirement l’action simultanée de
deux réactions élémentaires : réaction anodique (oxydation) et réaction cathodique (réduction). Les
deux réactions élémentaires se passent en même temps et avec la même vitesse. Ainsi les principes
d’électroneutralité et de conservation de la matière sont respectés.
Trois modèles [42] ont été proposés pour décrire les propriétés des interfaces électrochimiques. Le
premier est celui de Hemholtz, amélioré par Gouy-Chapman pour tenir compte des variations de
concentrations entre le milieu et l’interface. Puis Stern a combiné les deux modèles précédents.
Les propriétés de l’électrolyte dans cette zone, concentration des espèces (actives ou non), épaisseur,
etc.…influencent le comportement du métal dans la solution, et donc sa dissolution. L’accumulation
d’ions sur cette interface modifie les propriétés électriques locales et crée alors une capacité, Cdc,
dite de double couche. L’interface métal- solution présente aussi une résistance à l’échange
d’électrons, appelée résistance de transfert de charge Rt, s’opposant au passage des courants entre la
solution et le métal. Rt est dépendante du potentiel du métal, du taux de recouvrement et de la
concentration des espèces. Ces deux grandeurs fondamentales sont accessibles par spectroscopie
d’impédance électrochimique.
28
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
La corrosion est définie [43] comme une « interaction physico chimique entre un métal et son
milieu environnant entraînant des modifications dans les propriétés du métal et pouvant conduire à
une dégradation significative de la fonction du métal, du milieu environnant ou du système
technique dont ils font partie ». Pour qu’il y ait corrosion, il faut que deux zones de la structure
métallique soient en contact électrique et qu’elles aient un rôle différent, l’une anodique et l’autre
cathodique ; on notera que ces zones peuvent parfois se superposer. Donc, la corrosion d’un
matériau est l’interaction destructive entre ce matériau (alliages métalliques, plastiques,
béton, ……etc.) avec son environnement agressif.
L’atmosphère
Les milieux liquides (solution aqueuse organique, métaux fondus, etc.…).
Les gaz
Les sels,…..etc.
Les dégâts provoqués par ce phénomène semblent donc inévitable [44]. Pour ne citer que quelques
chiffres, mentionnons que les pertes financières annuelles produites par la corrosion s’élevaient à 12
Milliards de dollars par an au Canada en 1989. En Grande- Bretagne, ces pertes atteignent 1365
Milliards de livres en 1971, 6 Milliards de roubles en URSS et 19 Milliards de Mark pour la
République Fédérale d’Allemagne. Dans ces deux derniers cas, les valeurs sont établies pour
l’année 1969 [9].
La seconde est la conservation appliquée premièrement aux ressources de métal dont les
réserves mondiales sont limitées et dont la destruction implique des pertes correspondantes
d’énergie et de réserves d’eau accompagnant la production et la fabrication des structures
métalliques.
29
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Pertes directes : Les pertes directes prennent en compte le prix des pièces à changer, la
main d’œuvre, le coût de l’entretien et du contrôle, le prix des revêtements,
inhibiteurs…...etc.
pertes de produits : À la suite de perforation des installations, on peut assister à des pertes
d’eau, d’huile, de gaz et d’autres produits.
pertes par contamination des produits : Dans une unité de production de détergents le
passage d’une petite quantité de Cu provenant d’une faible corrosion de tubes en cuivre peut
endommager un bain entier de savon.
Pertes indirectes : Elles sont très délicates à évaluer ; elles sont relatives au manque à
gagner, aux pertes de production et de productivité.
La résistance à la corrosion d’un matériau n’est pas une propriété intrinsèque. Elle dépend à la fois
des caractéristiques du matériau et de celles du milieu. En plus de ces facteurs, les conditions
d’emploi et la durée d’exploitation ont un rôle prépondérant sur les phénomènes de corrosion.
30
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Lors d’une attaque d’un métal par un milieu agressif : la morphologie de la surface de ce métal peut
prendre les formes diverses, qui résultent de la répartition des zones anodiques et cathodiques à
l’interface métal- électrolyte et éventuellement de l’interaction d’autres phénomènes (biologique,
mécanique).
La corrosion peut se produire sur toute la surface du matériau de manière uniforme. On parle alors
de corrosion généralisée. L’attaque peut être très fortement ralentie lorsque des films d’oxyde
protecteurs se développent à la surface du matériau, état que l’on qualifie de passivité.
Mais les matériaux à l’état passif peuvent alors être sujets à des attaques de corrosion localisée.
Cette corrosion localisée n’affecte en général qu’une très faible part de la surface du matériau, le
reste demeurant à l’état passif, c'est-à-dire pratiquement pas attaqué [46].
Cette attaque peut prendre différentes formes (corrosion par piqûres, corrosion inter granulaire,
corrosion caverneuse, corrosion sous contraintes,…) [47] selon les mécanismes qui sont à son
origine, mais est toujours liée à des hétérogénéités (Tab. 1.3.1.2) :
La corrosion inter granulaire se manifeste par une attaque préférentielle des joints de grains du
métal et est généralement liée à une modification locale de la composition. La corrosion par piqûres
correspond à la rupture du film passif.
31
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Il convient donc de classer la corrosion suivant les formes qu’elle revêt l’apparence du métal
corrodé servant de base. Ainsi dans son livre Fontana a proposé une classification en huit catégories
(voir Fig.1.3.1.1) [48]. On distingue ainsi les morphologies suivantes :
32
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
33
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
De nombreuses espèces sont susceptibles de participer à des réactions avec le métal. En effet, le
métal peut exister en solutions sous des valences différentes. Pour étudier les équilibres de ces
réactions, on trace un diagramme appelé diagramme de Pourbaix.
Les droites E=f (pH), calculées de l’équation de Nernst, correspondant aux équilibres qui
définissent ainsi le domaine de stabilité des différentes espèces dans le solvant considéré [13].
Pourbaix [49] a montré, à partir des données thermodynamiques, que le comportement d’un métal
dans un système tel que l’eau à 25 °C peut être prévu à l’aide du tracé des diagrammes potentiel-pH.
Les diagrammes potentiel- pH permettent de déterminer les domaines de stabilité des différentes
espèces chimiques. Ils apportent donc un élément de compréhension des mécanismes de la
corrosion ; il faut cependant rester prudent, car ces diagrammes sont tracés pour des matériaux purs
et des solutions idéales, en l’absence de toute considération cinétique.
Domaine d’immunité où le métal est stable et où toute possibilité de corrosion est écartée.
Domaine de corrosion acide ou basique où ce sont les ions métalliques ou complexes) qui
sont stables.
34
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
A chacune de ces réactions correspond un équilibre caractérisé par sa tension d’équilibre Eeq donnée
par la loi de Nernst et par sa tension normale E0M/Mn+ ou E0M/M2O :
Les réactions {eq.1.3.1} et {eq.1.3.2} ne sont possibles que si les électrons libérés sont consommés
par une autre réaction (de réduction). Dans l’environnement naturel les réactions « moteurs » de la
corrosion sont :
2H2O+2e-→H2+2OH- {eq.1.3.5}
Et
O2+4e- + 2H2O→4OH- {eq.1.3.6}
H2+2OH-↔2H2O+2e- {eq.1.3.7}
4OH-↔O2+4e-+2H2O {eq.1.3.8}
Les équations représentatives de ces équilibres à 25°C, en considérant PH2=PO2=1 atm, sont
données par les équations {eq.1.3.9} et {eq.1.3.10} :
Et
Dans le cas du zinc, du nickel et du cuivre, les diagrammes potentiel-pH des systèmes Zinc-H2O,
Nickel-H2O et Cuivre-H2O à 25°C font apparaître trois domaines (Fig.1.3.1.2.a, Fig.1.3.1.2.b et
Fig.1.3.1.2.c) :
36
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Pour ralentir la vitesse de dissolution des subjectiles et prolonger la durée de vie, on recourt aux
diverses méthodes de protection. Le choix de tel ou tel procédé est dicté par son efficacité dans
chaque cas précis ainsi que par les avantages économiques qu’il procède [50].
Il existe divers moyens de prévention focalisés sur le matériau ou le milieu comme nous pouvons
voir dans la figure (Fig.1.3.1.3) [51]. Les méthodes de protection sont divisées par convention en
trois groupes :
37
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Méthodes fondées sur la variation des propriétés du milieu corrosif (inhibition) : ces
méthodes consistent à isoler le métal du milieu environnant en agissant sur :
La diminution de la température ;
La diminution de la vitesse ;
L’élimination de l’oxygène et des oxydants ;
La modification de la concentration
38
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
1.3.2.1. Introduction
Tous les cuivres et les alliages de cuivre ont une bonne résistance à la corrosion. Il s’agit de l’une
des nombreuses raisons pour lesquelles ils sont fréquemment choisis comme matières d’usinage
mécanique.
L’un des principaux avantages du cuivre et de ces alliages est la résistance à la corrosion au contact
de l’air et des liquides. Il s’agit d’une importante raison pour laquelle ces matériaux sont choisis
pour de nombreuses applications bien que cet avantage ne puisse pas être quantifié aussi facilement
que de nombreuses autres propriétés mécaniques.
Cette caractéristique influence également fortement les coûts sur la durée de vie de la matière et la
bonne résistance à la corrosion, limitant ainsi la fréquence d’apparition de pannes onéreuses.
A. Corrosion généralisée
La bonne tenue à la corrosion des cupronickels est due à la formation d’un film protecteur de
produits de corrosion, constitué principalement de Cu2O, adhérant au métal de base. Ce film se
forme assez rapidement après les deux premiers jours de la mise en eau de mer de l’alliage, mais il
faut deux à trois mois pour qu’il se stabilise [19].
Le tableau 1.3.3 regroupe les taux de corrosion généralisée de certains alliages de cuivre relevées
dans la littérature [20, 29, 53, 54, 55] et obtenus à la température ambiante dans l’eau de mer
naturelle. En général, les taux de corrosion des alliages cuivre- nickel dans l’eau de mer se situent
entre 0,02 et 0,002 mm/an [56].
39
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Deux facteurs peuvent modifier de façon considérable ces taux de corrosion : la présence de
l’ammoniaque et des sulfures [55,57] et la vitesse d’écoulement de l’eau de mer.
Lorsque la présence de l’ammoniaque est à craindre, il est préférable d’utiliser les cupronickels
Cu-Ni30Fe1Mn1. Dans le cas d’une eau de mer aérée, une teneur faible en sulfures (1ppm ou même
inférieure) pourrait conduire à des taux de corrosion 10 à 50 fois plus importants que ceux indiqués
dans le tableau (Tab.1.3.2.2). Par contre, en absence d’oxygène, teneur inférieure à 10 ppm, la
corrosion ne sera pas aggravé par la présence de sulfures.
La vitesse limite d’utilisation des alliages de cuivre est fonction du diamètre des tubes, comme
montré dans le tableau (Tab.1.3.2.3).
* d= diamètre du tube
40
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
B. Corrosion galvanique
La corrosion galvanique est une forme de corrosion généralisée. Elle se reconnaît à l’usure de la
surface de l’échantillon et se traduit par une perte d’épaisseur et même par une perforation.
Une série galvanique des métaux et alliages donnant une indication sur leur résistance à la corrosion
en eau de mer est présentée dans le tableau (Tab.1.3.2.4).
Les cupronickels sont situés vers l’extrémité noble de la série galvanique. Ils sont moins nobles que
le zinc, le fer ou les aciers inoxydables actifs.
Il convient donc, d’éviter tout couplage des cupronickels avec ces derniers. En revanche, la part des
alliages de cuivre peut être couplé entre eux sans problème.
Deux ou plusieurs métaux regroupés par une même accolade, même en contact électrique dans un
électrolyte en stagnation, n’engendrent pas de corrosion galvanique. Ainsi les laitons, les cuivres,
les bronzes, les cupronickels et les monels réunis par une accolade au tableau (Tab.1.3.2.4) sont au
même potentiel et n’entraînent pas entre eux de corrosion galvanique.
Tab.1.3.2.4 : série galvanique de quelques métaux et alliages dans l’eau eau de mer
[48]
41
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Le tableau (Tab.1.3.2.5) nous présente la série galvanique usuelle en eau de mer en fonction des
potentiels.
42
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
C. Corrosion sélective
Ce type de corrosion est dû à l’attaque préférentielle d’un des éléments constitutifs de l’alliage, ce
qui provoque la perte partielle ou totale de certaines propriétés.
Les alliages de cuivre exposés à cette forme de corrosion sont les laitons (dézincification) et les
cupro-aluminiums (désalumination). Par contre, les cupronickels sont très résistants à la corrosion
sélective et par conséquent, la dénickélisation est un phénomène très rare.
La perte d’un élément d’alliage provient du fait qu’un des éléments de l’alliage est plus susceptibles
de se corroder. Ces éléments sont plus électronégatifs et se dissolvent lorsqu’ils sont en contact
galvanique avec les éléments plus nobles de l’alliage. Les pertes les plus connues d’un élément
d’alliage sont la dézincification (perte du zinc dans un alliage de laiton).
La dézincification a été pendant longtemps la cause principale de corrosion des laitons par les eaux.
43
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Les laitons (alliages de cuivre et de zinc) où la teneur en zinc dépasse 15% se dézincifient en
présence d’eau aérée, de CO2 ou de chlorures. C'est-à-dire que le zinc se répand dans le milieu, ne
laissant derrière lui qu’une mince couche de cuivre et d’oxydes de cuivre.
La perte du zinc est favorisée par la stagnation de l’eau ou de l’acide chlorhydrique à faible
concentration à la température ambiante. Une solution alcaline de chlorure à haute température peut
entraîner cette perte du zinc à des taux élevés.
Deux mécanismes expliqueraient cette perte d’éléments d’alliage. Le premier mécanisme suggère
que l’élément le plus actif, le zinc, quitte le laiton, laissant derrière lui une structure poreuse et
faible en cuivre. Le second mécanisme nécessite la dissolution du zinc et du cuivre, et la
redéposition du cuivre en couche poreuse. Il est possible que la juxtaposition simultanée de ces
deux mécanismes puisse expliquer à elle seule le taux d’attaque [9].
D. Dézincification
Les alliages cuivre- zinc ont de meilleures propriétés physiques que le cuivre et ils résistent
également mieux à l’attaque par cavitation, c’est pourquoi on les utilise plus souvent que le cuivre
pour les tubes de condenseurs. Les fissures de corrosion du laiton surviennent généralement par
dézincification, par corrosion par piqûres ou par corrosion sous tension. Dans ces conditions, le
laiton a tendance à se corroder en fonction de la teneur en zinc sauf pour l’attaque par piqûres
comme cela est expliqué à la figure (Fig. 1.3.2.1).
44
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
La corrosion par piqûres est généralement due aux cellules d’aération différentielle ou aux
conditions d’agitation. Elle peut normalement être évitée en nettoyant continuellement la surface du
laiton et en évitant les forts débits et les formes géométriques qui favorisent l’attaque par cavitation.
La dézincification apparaît dans des régions localisées à la surface du métal et elle est appelée
« dézincification locale ou uniformément à la surface et elle est alors appelée « dézincification par
couche ».
Le laiton ainsi corrodé conserve une certaine résistance mais il n’a aucune ductilité. « La
dézincification par couche » dans une canalisation d’eau peut conduire à la rupture de la
canalisation si la pression augmente subitement et dans le cas « dézincification locale » à une fuite
formant un trou. Comme les régions dézincifiées sont poreuses, les défauts locaux peuvent être
recouverts à la surface extérieure de produits de corrosion et des résidus provenant de l’eau
évaporée.
Du point de vue métallurgique, les laitons qui contiennent 15% ou moins de zinc sont généralement
immunisés. Le mécanisme détaillé de la dézincification n’a pas encore été décrit de façon
satisfaisante.
On pense soit que le zinc se corrode préférentiellement en laissant la structure de cuivre poreuse,
soit que l’alliage se corrode et qu’il s’ensuit une redéposition du cuivre. Chacune de ces théories
paraît vraisemblable suivant l’exemple choisi.
Certains chercheurs pensent qu’il est improbable que les atomes de zinc diffusent de l’intérieur de
l’alliage vers la surface et que par suite une corrosion préférentielle d’autre part, quelle que soit
l’épaisseur du métal, est limitée à d’étroites bandes encore visibles après complète dézincification
du laiton. C’est malheureusement dans ces conditions que les ions Cu doivent se redéposer avec
exactement la même orientation que celle de l’alliage et former en même temps une structure
poreuse [60].
E. Corrosion –érosion
La corrosion- érosion se caractérise en apparence par des cannelures, des ravins, des vagues et des
cratères. Elle se manifeste habituellement dans des directions privilégiées.
45
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Ce phénomène se présente le plus souvent dans les canalisations, aux raccords, coudes, et au
voisinage de tout obstacle à l’écoulement.
La figure (Fig.1.3.2.2) présente une esquisse de la corrosion- érosion d’un tube véhiculant de l’eau.
Si la vitesse du liquide qui circule à l’intérieur d’un tube est trop élevée, soit d’une manière générale,
soit localement par suite de turbulence, le film de produits de corrosion , film dont le rôle protecteur
est essentiel, peut être arraché partiellement au fur et à mesure de sa formation.
46
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Il y a cependant lieu de noter que l’encrassement par les organismes marins des surfaces en cuivre
ou alliages à haute teneur en cuivre (cupronickels à 10%, cupro-aluminiums, etc.) est limité, en
raison des propriétés antifouling des sels de cuivre. La figure (Fig.1.3.2.3) illustre, de façon
schématique, le double aspect de l’attaque par cavitation, soit la corrosion et la détérioration
mécanique.
Avec les alliages cuivreux, le mécanisme mis en jeu par la corrosion par crevasses est celui de la
concentration d’ions métalliques : à l’intérieur de la crevasse, la concentration d’ions cuivreux est
importante.
Elle est supérieure à leur concentration en solution lors de la crevasse. Ainsi, la surface en contact
de la solution pauvre en ions cuivreux devient anode alors que celle à l’intérieur de la crevasse
devient cathode. Il en résulte une augmentation de la corrosion au voisinage immédiat de la
crevasse. Pour éviter ce phénomène de corrosion, il faut maintenir une vitesse d’écoulement de
l’eau de mer suffisante pour éviter la formation de dépôts (Tab.1.3.2.7) [19, 20, 61, 62, 29].
Les vitesses d’écoulement minimales pour certains alliages de cuivre sont présentées dans le tableau
(Tab.1.3.2.7). Les alliages Cu-Ni 70/30 sont d’une manière générale, compte tenu de leur forte
teneur en nickel, plus résistants à la corrosion que les 90/10. Néanmoins, souvent les alliages 90/10
sont considérés comme plus résistants à la piqûration que les 70/30.
Plusieurs raisons ont été invoquées dont les plus importantes sont :
La nature moins protectrice du film qui se forme à la surface du Cu- Ni 90/10 est
responsable du développement d’un nombre de piqûres plus important que dans le cas du
Cu- Ni 70/30. Les piqûres du Cu- Ni 90/10 sont larges et moins profondes et par
conséquent moins dangereuses que celles qui se développent sur l’alliage Cu- Ni 70/30.
47
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
La formation des ions de cuivre à la surface métallique du Cu- Ni 90/10 est plus
importante que celle du Cu- Ni 70/30. Ces ions sont très nocifs vis-à-vis des micro-
organismes vivants qui, s’accrochant moins sur le métal, ne contribuent pas à une
corrosion localisée sous dépôts.
48
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
La corrosion sous tension correspond à l’attaque d’un milieu corrosif sur un matériau sous
contraintes. Ces contraintes proviennent de deux sources, soit les charges appliquées et les
contraintes résiduelles engendrées par les soudures et le travail à froid. L’attaque du milieu ne se
fait pas uniformément sur toute la surface, mais elle apparaît par une rupture ou par une cassure du
métal.
L’action simultanée des contraintes et de la corrosion peut donner des résultats désastreux.
Cependant, toutes les combinaisons de métaux et de milieux ne sont pas susceptibles d’entraîner la
corrosion sous tension.
Les laitons contenant plus de 20% de Zinc sont des alliages qui sont sensibles à la corrosion sous
tension en présence de certains agents agressifs, et en particulier en présence d’ammonium humide.
La susceptibilité à la rupture par corrosion sous tension des laitons peut être diminuée ou évitée par :
Suppression des contraintes par traitement thermique. Pour un laiton à 30% Zn, un
traitement à 350°c pendant 1 heure est efficace mais il en résulte une recristallisation et
une perte de résistance de l’alliage. On pense que le traitement à 300°C améliore la
résistance à la fissuration sans apporter une diminution sérieuse des propriétés physiques.
Suppression des contacts avec NH3 (ou avec O2 et d’autres déplorant en présence d’NH3).
Ceci est difficile à garantir à cause des quantités infimes d’ammoniac nécessaires qui sont
à l’origine de la rupture. De l’engrais lavé provenant d’une ferme ou de l’air qui passe sur
un sol fertilisé peut être la cause de la rupture d’un laiton non recuit. D’autre part, des
tubes de condenseur en laiton se fissurent pas dans de l’eau de chaudière contenant NH3
car la concentration en O2 est extrêmement faible.
49
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Protection cathodique. En utilisant soit l’imposition d’un courant, soit un revêtement avec
un métal sacrificiel comme du zinc.
Utilisation de H2S comme inhibiteur. Le mécanisme peut être dû en partie à la réaction
avec O2 libéré utilisable [60].
Le tableau (Tab.1.3.2.9) résume les milieux, les matériaux et le type de fissure rencontrée. Les
fissures intergrannulaires sont désignées par I et les fissures transgrannulaires, par T. Lorsque ces
deux types peuvent se présenter, elles sont désignées par IT.
50
Chapitre 1 : Synthèse Bibliographique
Chlorure de zinc T
Dichlorophénol T
Epichlorhydrine T
Ethylbenzène T
Liqueur sulfurique IT
Nitrate d’ammonium I I I
Potasse I IT I
Sulfate d’aluminium IT
Sulfate de sodium IT
Vapeur condensée-5 ppm NH3 T I
51
Chapitre 2
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Ce chapitre intitulé « Méthodes d’étude et conditions expérimentales » est divisé en deux parties :
La première partie expose les diverses techniques d’étude de la corrosion se trouvant dans la
bibliographie que nous envisageons utiliser dans la réalisation de ce travail.
En premier lieu, nous allons présenter les techniques électrochimiques stationnaires (courbes
de polarisation et résistance de polarisation), de manière à souligner leur intérêt dans l’étude
des phénomènes de corrosion.
En dernier lieu, la spectroscopie d’absorption atomique (SAA) à flamme a fait l’objet d’une
partie importante de ce chapitre du fait de son utilisation pour le dosage gravimétrique de la
concentration de Cations Mn+ en solution après immersion de l’échantillon métallique
pendant diverses durées.
La deuxième partie donne une description générale des matériaux constituant les électrodes de
travail, les milieux d’études (solutions corrosives) et les différents montages et appareillages utilisés
pour chaque type de test (électrochimiques ou gravimétriques).
Il y a lieu de noter qu’un espace a été réservé pour discuter général l’ensemble des précautions à
prendre en considération dans ces essais et en particulier les conditions expérimentales fixées dans
notre travail.
Selon les informations recherchées nous pouvons faire appel à l’une ou l’autre méthode ; mais du
fait de la complémentarité qui existe entre eux l’expert en corrosion est souvent obligé d’effectuer
le maximum d’essais afin de cerner au mieux le phénomène.
51
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
L’intérêt de ces méthodes tient au fait qu’il est possible en quelques heures de réaliser les essais
dont les principes sont basés sur la mesure du courant (I) en fonction de la variation de la tension
appliquée (E) à l’échantillon. [61]
Néanmoins, il faut noter que leurs principes reposent essentiellement sur l’hypothèse selon laquelle
les réactions anodiques et cathodiques occupent chacune la totalité de la surface et prend en
considération le potentiel mixte et non pas le potentiel d’équilibre thermodynamique.
Les méthodes électrochimiques d’étude de la corrosion peuvent être classées en deux grands
groupes : un premier groupe intéresse les méthodes dites stationnaires (classiques) et le second
groupe les méthodes non stationnaires dites transitoires.
C’est le cas en particulier des termes capacitifs ou selfiques de la double couche électrochimique.
D’autre part, ni la méthode de Tafel, ni celle de Stern et Geary ne permettent de déterminer
directement la contribution de la résistance de la solution à l’évaluation des courants de corrosion
[63].
52
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
La spectroscopie d’impédance est une méthode non stationnaire non destructive qui a certains
avantages à savoir :
Dans les méthodes électrochimiques stationnaires les paramètres de l’électrolyse ne varient pas dans
le temps où que leur vitesse de variation est faible devant la vitesse des processus électrochimiques.
Les expériences se font alors lorsque les états stationnaires ou quasi-stationnaires sont atteints.
Il est très important, dans l’étude des phénomènes de corrosion, d’avoir le maximum de
renseignements susceptibles de caractériser la surface de l’échantillon, car c’est à partir d’elle que
l’attaque se fait.
Cette mesure est effectuée entre l’électrode de travail et l’électrode de référence. Egalement
désigné par potentiel en circuit ouvert, potentiel spontané, potentiel d’abandon, de repos ou encore
libre, il s’agit de la grandeur électrochimique la plus immédiatement mesurable.
En outre c’est la seule mesure électrochimique qui n’apporte absolument aucune perturbation à
l’état du système étudié.
L’interprétation repose sur le diagramme dit d’Evans qui exprime graphiquement que le courant
global correspond à la somme algébrique des composants anodiques et cathodiques.
53
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Fig.2.1.1 : Position du potentiel de corrosion Ecorr et conditions de corrosion selon les processus
cathodiques [51]
Bien qu’il s’agisse d’un potentiel mixte, qui n’est pas une quantité thermodynamique, sa valeur peut
être interprétée à l’aide des diagrammes potentiel-pH-température de Pourbaix qui définissent pour
chaque couple métal milieu/milieu les domaines de stabilité de l’état métallique (immunité par
protection cathodique), du cation en solution (corrosion active), de composés solides en surface
(passivation).
Ce potentiel n’est pas caractéristique du métal. Il dépend des conditions expérimentales liées au
milieu (nature, concentration, température, pH) et à l’état de surface du métal (substrat); D’autre
part, l’interface métal solution peut être modifiée en continue par la formation de produits de
corrosion [10].
Il faut toutefois garder présent à l’esprit qu’il s’agit là d’une information issue de la
thermodynamique qui ne donne donc aucune indication sur la vitesse effective de dissolution dans
les domaines de corrosion ou de passivation. Les mesures de potentiel de corrosion sont donc
systématiquement complétées par des tracés de courbe intensité potentielle, ou courant tension [51].
Les courbes de la (Fig.2.1.2) illustrent les différents cas de l’évolution du potentiel dans le temps
(évolution du potentiel en fonction du temps d’immersion) [64].
54
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Cette évolution peut donner une indication sur l’évolution des phénomènes de corrosion ou
passivation.
Courbe a : le potentiel augmente au cours du temps ( devient de plus en plus cathodique), c’est le
cas d’une réaction de passivation conduisant par exemple à la formation sur la surface du métal
d’un produit de corrosion insoluble, adhérant, compact et par conséquent d’une couche protectrice.
Courbe b : Le potentiel devient de plus en plus anodique, c’est le cas d’une attaque par dissolution
continue du métal (le potentiel de l’électrode devient de moins en moins noble).
Courbe c : Le potentiel devient d’abord négatif (anodique) puis tend vers des valeurs plus positives,
c’est le cas d’un début d’attaque suivie d’une passivation.
Courbe d : Le potentiel devient d’abord plus noble puis tend vers de valeurs plus négatives. Il
s’agit d’un métal qui se passive mais la couche de passivation formée est instable ; elle se détruit
après un certain temps (disparition d’un film protecteur préexistant à l’immersion).
55
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Le tracé des courbes de polarisation renseigne sur la cinétique de l’étape la plus lente du processus
global de corrosion qui se compose de différentes réactions élémentaires :
Transfert de charge,
Transfert de matière,
Adsorption des espèces sur l’électrode.
La courbe de polarisation i=f(E) d’un métal dans une solution aqueuse est composée de deux
branches :
Une branche anodique correspondant à la superposition des courants résultant des réactions
d’oxydations :
M Mn++n e-
O2+H2O+4e- 4OH-
56
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Par convention, la densité de courant est négative dans le domaine cathodique et positif dans le
domaine anodique. Le potentiel de corrosion se situe à la valeur pour laquelle les composantes
anodique et cathodique sont égales en valeurs absolues : ia=׀ic׀.
La forme des courbes et les potentiels qui les caractérisent sont très sensibles à un certain nombre
de facteurs tels que l’état de surface du métal, l’état structural du métal, l’agitation de la solution, la
vitesse de balayage des potentiels, etc.…. ;
Comme pour tous les cas d’utilisation de matériaux en milieu agressif, le problème majeur reste
celui de l’évaluation de la vitesse de corrosion, qui n’est jamais aisée. Il est bien clair que la notion
de vitesse de corrosion n’a de sens que si le phénomène de corrosion concerne la totalité de la
surface métallique de manière uniforme (corrosion généralisée).
Deux méthodes peuvent être employées pour mesurer les vitesses de corrosion : les méthodes
électrochimiques sont des mesures directes, tandis que les méthodes gravimétriques (perte de masse
et d’épaisseur) sont des méthodes indirectes.
57
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Il s’agit en fait d’une méthode d’extrapolation basée sur l’équation i=f(E) de Butler-Volmer.
La relation fondamentale de Butler-Volmer contient des paramètres tels que Ka, Kc, (CR) x=0 et
(C0) x=0 non connus et difficiles à déterminer.
D'autre part, le paramètre recherché icorr n’y figure pas. C’est ainsi qu’une relation plus simple et
contenant icorr a été déduite de cette relation. Elle est de la forme :
i=icorr[exp2.3(E-Ecorr)/ba-exp-2.3(E-Ecorr)/bc] {eq.2.2}
M Mn+ + ne-
et
Ox + ne- Red
58
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Fig. 2.1.4 : détermination du courant de corrosion par la méthode des droites de Tafel.
A partir de la loi de Faraday, et en faisant l’hypothèse que les corrosions observées sont uniformes,
il est alors possible de définir une relation permettant d’estimer la vitesse de corrosion [63] :
Vcorr=icorr.t.M/n.F.ρ {éq.2.3}
Où
M : la masse molaire du métal (g/mol)
Ρ : la masse volumique du métal (g/cm3)
t : la durée de l’immersion du métal dans la solution (seconde)
n : le nombre d’électrons échangés globalement dans la solution
F : le Faraday (96500 C/mole).
Cette méthode peut être aisément mise en œuvre en laboratoire (par l’utilisation d’un potentiostat),
mais elle présente un certain nombre de limitations :
59
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Les courbes E=f (log i) doivent être linéaires sur au moins une décade en courant, ce qui ne
peut pas toujours être vérifié à cause de la présence de dégagement gazeux ou d’un
processus de polarisation par diffusion [63].
La pente de la droite permet de calculer la résistance de polarisation RP inverse de la pente). Elle est
définie par la formule classique de Stern et Geary [65,66] :
L’interprétation de ces mesures est très souvent délicate, du fait, d’une part de la détermination des
coefficients de Tafel ba et bc, et d’autre part, son application est limitée principalement aux études
comparatives [62].
60
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
La spectrométrie par absorption permet de doser une soixantaine d'éléments chimiques à l’état de
traces (quelques mg/litre=ppm). L'analyse se base sur l’absorption de photons par des atomes à
l'état fondamental, et on utilise à cet effet en général des solutions sauf dans le cas des hydrures.
Une préparation est donc souvent nécessaire : dissolution d'un alliage par exemple [67].
La méthode est :
Quantitative
Relative : il faut donc faire une courbe d'étalonnage.
Elle est très sélective, il n'y pas d'interférences spectrales ou alors elles sont connues.
La technique est simple si on sait préparer les solutions initiales.
Elle est peu chère.
Pour des raisons technologiques et non de principes, certains éléments, comme les gaz rares,
les halogènes... ne peuvent être analysés par spectrométrie, leur énergie d'absorption n'étant
pas comprise entre 180 et 1000 nm).
Les concentrations doivent être à l'échelle de traces afin de rester dans le domaine de
linéarité de la loi de Beer-Lambert, l’aspect non qualitatif de la technique impose la
connaissance des éléments en solution afin de choisir une source adaptée, et enfin les
réglages préliminaires se fondent sur des paramètres pas toujours indépendants.
Les réglages préliminaires se basent sur des paramètres qui ne sont pas
toujours indépendants.
61
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Un vide poussé est réalisé à l'intérieur de l'ampoule qui est ensuite remplie d'un gaz rare (argon ou
néon) sous une pression de quelques mm de Hg.
Lorsqu'on applique une différence de potentiel de quelques centaines de volts entre les deux
électrodes, une décharge s'établit. Le gaz rare est alors ionisé et ces ions bombardent alors la
cathode, arrachant des atomes à celle ci.
Ces atomes sont donc libres et sont excités par chocs : il y a émission atomique de l'élément
constituant la cathode creuse. La particularité du rayonnement ainsi émis est qu'il est constitué de
raies très intenses et très fines.
B. Le nébuliseur
L'échantillon à analyser est en solution. Celle-ci est aspirée au moyen d'un capillaire par le
nébuliseur. A l'orifice du nébuliseur, du fait de l'éjection d'un gaz à grande vitesse, il se crée une
dépression (effet Venturi).
62
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
La solution d'analyse est alors aspirée dans le capillaire et à la sortie, elle est pulvérisée en un
aérosol constitué de fines gouttelettes. Cet aérosol pénètre alors dans la chambre de nébulisation
dont le rôle est de faire éclater les gouttelettes et d'éliminer les plus grosses. Ce brouillard
homogène pénètre alors dans le brûleur.
C. La flamme – atomisation
L'aérosol pénètre dans le brûleur puis dans la flamme. Au bout d'un certain parcours au seuil de la
flamme, le solvant de la gouttelette est éliminé, il reste les sels ou particules solides qui sont alors
fondus, vaporisés puis atomisés. La flamme air acétylène est la plus répandue et permet de réaliser
le dosage de nombreux éléments. Sa température est de 2500°C environ. La flamme N2O/acétylène
(protoxyde d'azote) est utilisée pour certains éléments qui forment des oxydes réfractaires
particulièrement solides et ne sont pas atomisés par la flamme air/acétylène. A la place d'une
flamme, on peut également utiliser un four cylindrique en graphite pour atomiser l’échantillon [69].
63
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Les matériaux objet de cette étude sont les alliages de Cupronickel (70/30) et le laiton (60/40)
utilisés dans la Centrale électrique Lavalin de SKIKDA sous forme de tubes sans soudure et
étirés à froid dont les caractéristiques dimensionnelles et constructives, les caractéristiques
mécaniques ainsi que sa composition sont résumés dans les tableaux ci-après :
• Laiton (60/40) : 76-79% Cu, 1.8-2.5 % Al, 0.02-0.04%, Max., 0.06% Fe, Max.0.07%,
Pb, le reste Zn.
64
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Lors de ce travail de recherche, nous avons utilisé des échantillons de 1 cm2 de surface, reliés par un
fil conducteur couvert par une matière isolante (verre, plastique).
On remplit le godet en résine, de façon que l’échantillon et une partie du tube de verre se trouvent
enrobés, et il ne nous reste qu’une seule face nue de l’échantillon, celle à exploiter.
La surface à étudier subit le protocole opératoire ci-dessous afin d’obtenir une reproductibilité
satisfaisante des résultats.
Polissage mécanique au papier abrasif à différentes granulométries (240, 350, 400, 500, 600,
800, 1000 et 1200). C’est une opération qui consiste à rendre la surface lisse et brillante en
supprimant les fissures, les aspérités et toutes les impuretés (produits de corrosion).
Rinçage à l’acétone : c’est un dégraissage chimique qui élimine les corps indésirables et
rend la surface hydrophile [70].
Séchage à l’air pulsé à fin d’éviter la formation immédiate des produits de corrosion.
Remarque : Lors du passage d’une granulométrie à une autre, l’échantillon est dégraissé à
l’acétone et à l’eau distillée.
65
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Nos essais ont été conduits dans deux milieux aqueux, naturellement aérés, avec agitation, il s’agit
d’une solution de chlorure de sodium Na Cl 3% (30g/l) (teneur moyenne en sels de l’eau de mer)
préparée au laboratoire par la dissolution de 30 g de Na Cl en poudre cristallisé dans un litre d’eau
distillée, puis agité par un aimanté afin d’avoir une solution homogène.
Le pH est approximativement neutre et la température des essais est celle du milieu ambiant.
Excepté pour l’étude de l’influence de la température.
66
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Une cellule électrochimique en verre pyrex polycarbonate afin d’éviter toute contamination
de la solution (Fig.2.2.2). Cette cellule comporte trois électrodes :
Ces trois électrodes sont plongées dans un récipient de 400 ml dans lequel sont aménagés des
orifices de diamètres et d’espacements bien étudiés permettant l’introduction des trois électrodes et
permet de recevoir également des systèmes d’agitation, de contrôle de température, d’aération et de
désaération.
67
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
La cellule est connectée avec le potentiostat- galvanostat de type VOLTALAB piloté par un
microordinateur.
Le potentiostat- galvanostat modèle PGP 201, 230 V, 50-60 Hz à configuration électronique relié à
un microordinateur permettant aux mesures de polarisation potentiocinétique d’être indiquées et
enregistrées automatiquement.
68
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
Le principe de l’absorption (Fig.2.2.4) est que la solution est aspirée en continu dans un nébuliseur
qui la transforme en brouillard fin. Ce brouillard est ensuite aspiré vers le brûleur, où la flamme
évapore l’eau et casse les molécules en atomes isolés.
L’instrument utilisé dans cette expérience fonctionne sur le principe du double faisceau, ce qui
permet d’éviter de subir les fluctuations de la lampe.
Les problèmes inhérents à la mesure d’un signal vont être mis en évidence lors de la première partie
de l’expérience, et par la suite, nous mesurerons les concentrations du cuivre, nickel et zinc
dissoutes dans NaCl 3% après immersion pour diverses durées des alliage de cuivre (Laiton (60/40)
et Cupronickel (70/30)).
69
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
En vue d’obtenir une reproductibilité acceptable des résultats, certaines précautions ont été
prises pour les essais électrochimiques :
1. Les dimensions des échantillons doivent être précises et la surface doit être définie et
reproductible.
L’utilisation d’une cellule à grande capacité s’impose afin de diluer les produits de réaction
qui peuvent passer en solution.
L’électrode de référence doit être le plus proche possible de la surface de l’échantillon afin
de réduire au maximum l’effet de la résistance de l’électrolyte. Un capillaire de luggin peut
être utilisé à cet effet. Un bon compromis correspond à une distance (L) équivalente à 3 fois
le diamètre du capillaire dc[71].
L’état de surface étant un paramètre fondamental, toute souillure doit être soigneusement
éliminée par exemple, une empreinte digitale peut être à l’origine d’une corrosion localisée
préférentielle.
Dans le suivi temporel du potentiel d’abandon, les électrodes de travail et de référence sont
immergées à la même hauteur tout en faisant la même distance entre elles pour tous les essais
effectués au cours de cette recherche.
70
Chapitre 2 : Méthodes d’étude et Conditions expérimentales
L’obtention du courant de corrosion dans ce cas, permet de déduire la vitesse de corrosion du métal
en perte de poids par unité de surface (ou bien en perte d’épaisseur) au moyen de la loi de Faraday.
Dans la réalisation des essais de cette recherche, un certain nombre de conditions ont été pris pour
l’étude des phénomènes de corrosion, il s’agit de :
La température des essais est celle du milieu ambiant, hormis dans l’étude de l’influence du
facteur chauffage où on a varié la température.
Le volume de la solution étudiée est de 250 ml (ce volume de solution est introduit dans un
bécher. Après introduction de l’échantillon dans la solution, l’agitation est mise en marche).
71
ème
2 PARTIE
Etude
Expérimentale
« Résultats et
Discussions »
Chapitre 3
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Dans la première partie, nous avons étudié le comportement de deux alliages de cuivre : le laiton
(60/40) et le cupronickel (70/30) par les méthodes électrochimiques stationnaires à savoir :
dans la deuxième, nous avons consacré notre travail à une étude comparative des facteurs
expérimentaux entre les deux spécimens cités ci-dessus.
72
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
-95
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23
-100
potentiel (mV/Ag/AgCl)
-105
-110
-115
-120
-125
-130
temps (min)
Selon l’allure de la courbe (Fig.3.1.1), nous notons une diminution du potentiel avec le temps
d’immersion pour atteindre après 15 minutes d’immersion, une valeur quasi- stationnaire de l’ordre
de -127 mV/ (Ag/AgCl). Au delà de cette durée, nous pouvons dire que l’électrode se trouve au
potentiel d’abandon.
Cet état de fait, nous permet d’expliquer l’évolution du potentiel libre. Au début de l’immersion de
l’alliage cuivre –zinc (60/40), nous assistons à une dissolution du métal jusqu’à la stabilité relative.
Cet état d’équilibre résulte de deux réactions anodique et cathodique à la surface du matériau
(équilibre dynamique).
Fig.3.1.2 : Courbe de polarisation (i-E) du laiton (60/40) dans une solution de Na Cl 3%.
La courbe de polarisation est composé de deux branches : l’une cathodique ( ׀ic >> ׀ia ) et l’autre
anodique ( ׀ic << ׀ia ). Le potentiel de corrosion se situe à la valeur pour laquelle les deux
composantes du courant (anodique et cathodique) sont égales :
| ic|=ia=icorr. {Eq.3.1.1}
l’allure générale est de type « système passif » et présente un palier de passivation important
de l’ordre de 126 mV/ (Ag/AgCl), donc dans cette zone l’alliage Cu-Zn (60/40) ne subit pas
d’attaque.
74
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Les mécanismes réactionnels effectués dans le cas des laitons dans une solution de
Na Cl 3% sont :
1. Domaine cathodique :
2. Domaine anodique :
Dans le domaine anodique, la dissolution des alliages cuivre- zinc en solution de Na Cl, engendre
les étapes suivantes [73, 74-75] :
• Quand la surface est recouverte par le ZnO et le Cu2O, le CuCl est formé ensuite sur la
surface selon la réaction :
Ce dernier peut se transformer en CuCl2 selon la réaction {Eq.3.6}, [76, 77, 78, 79] :
Où se dissout avec la formation du complexe CuCl2- via [76, 77, 78, 79] :
75
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
L’allure de la courbe (Fig.3.1.3) représente les différentes courbes de polarisation i=f(E) obtenues
pour les vitesses de balayage en potentiel choisies qui se situent entre 8 mV/min et 300 mV/min.
8 mV/min
30 mV/min
300 mV/min
Fig.3.1.3 : Influence de la vitesse de balayage en potentiel sur le laiton (60/40) dans Na Cl 3%.
A l’examen des données enregistrées dans le tableau (Tab.3.1.1), nous constatons la présence de
fluctuation de potentiel de corrosion ((Ei=0), essentiellement vers des potentiels négatifs avec
l’augmentation de la vitesse de balayage en potentiel.
76
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Les valeurs des étendues du palier de passivation des courbes de polarisation (Fig.3.1.3) nous
permettent de distinguer deux cas :
Ces constations s’expliquent par le fait que dans une faible vitesse, le système est lent et permet par
conséquent aux réactions chimiques (lentes comme rapides) d’avoir lieu, ce qui conduit à la
formation des produits de corrosion sur la surface métallique en rendant le potentiel plus noble.
Cependant, lorsque la vitesse de balayage en potentiel plus grande, le film n’aura pas le temps
nécessaire pour se former et n’est pas consistant et par conséquent le potentiel à courant nul devient
de plus en plus moins noble.
Nous soulignons que dans notre travail la vitesse de balayage en potentiel retenue est de
30 mV/min qui présente le palier de passivation le plus important d’une étendue de
126 mV/ (Ag/AgCl).
Dans cette étude, nous nous sommes proposés de préciser le rôle joué par l’agitation sur le
phénomène de corrosion.
Dans ce but, nous avons eu recours à deux niveaux d’agitation (faible et forte). Le contrôle de ce
paramètre se fait par un agitateur magnétique.
77
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Sans agitation
Faible agitation
Forte agitation
D’après les résultats obtenus (Tab.3.1.2), nous remarquons que le palier de passivation le plus
important est celui de la solution non agité qui est de l’ordre de 126 mV/ (Ag/AgCl) qui diminue
avec l’agitation.
Ces constatations nous permettent de dire que pour la solution non agitée, les produits de corrosion,
formés durant la stabilité relative du potentiel libre, restent attachés à la surface métallique et
limitent la remontée du courant d’attaque.
Pour les solutions agitées, les produits de corrosion adhèrent difficilement à la surface métallique
résultant de l’effet mécanique qui élimine partiellement les espèces au voisinage de la surface de
l’électrode.
78
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
La Figure (Fig. 3.1.5) présente les courbes de polarisation à différentes teneurs en poids
(1%, 2%,3% et 4%) en chlorure de sodium.
10 g/l
20 g/l
30 g/l
40 g/l
79
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Ces constations nous permettent de dire que le comportement de l’alliage est liée à la conductibilité
de la solution électrolytique (transport de charge), c'est-à-dire l’agressivité du milieu augmente avec
sa conductibilité, en plus la réduction des ions métalliques a lieu au sein de la solution et ce n’est
pas sur les aires anodiques, donc pas de produits de corrosion qui vont se déposer sur la surface
métallique pouvant contribuer à leur protection.
Les ions chlorures sont, comme les ions sulfates, susceptibles d’accélérer la corrosion, des alliages
cuivre- zinc (60/40) [82]. Selon Rajaskharan et al.l’ajout d’une faible concentration des ions
chlorures n’affecte pas significativement l’alliage 63Cu37Zn en milieu ammoniacal 15.7M.
Cependant, une forte concentration en Chlorure accélère la corrosion et empêche la formation d’un
film passif [83]. Abd el Rahman et al. [84] ont montré que celle la dézincification de l’alliage
63Cu37Zn se produisait en absence des ions chlorures. Par contre, en présence de ces ions, en plus
de la dézincification, une corrosion par piqûres a été observée à fort potentiel anodique.
Dans cette étude, nous nous sommes proposés d’étudier l’influence de la température sur le
comportement de l’alliage Cu- Zn (60/40) dans NaCl 3%.
Les valeurs des températures choisies dans nos essais, sont tirées des applications dans les
installations industrielles des usines de dessalement d’eau de mer.
80
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
25°c
45°c
65°c
Nous déduisons par là que la rupture du film de passivation est plus rapide à température élevée
qu’à celui d’une solution moins chauffée.
Les résultats obtenus confirment la littérature qui souligne l’effet défavorable de la température sur
la corrosion des métaux [86].
81
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
3.1.3.5. Influence du pH
Pour pouvoir déduire l’influence du pH et d’avoir le comportement de l’alliage Cu- Zn (60/40) en
milieu acide et alcalin, nous avons fait le pH du milieu du domaine acide au domaine basique (les
pH acides et basiques sont obtenus à l’aide deux solutions : HCl et NaOH respectivement
0.1N et 2N).
Les courbes de polarisation (i-E) sont présentées sur la figure (Fig.3.1.7) et les valeurs de différents
potentiels sont rassemblées dans le tableau (Tab.3.1.5).
Milieu neutre
Milieu acide
Milieu basique
82
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
L’analyse des résultats obtenus (Tab.3.1.5) à partir des courbes de polarisation (Fig.3.1.7) montre
que le potentiel de rupture est négatif aux pH acide et neutre, alors qu’en milieu basique le potentiel
est positif avec un palier de passivation plus étendu de l’ordre de 278.5 mV/ (Ag/AgCl).
Cet état de fait, nous permet de dire qu’en milieu acide, il y a une dissolution des éléments dans la
solution (des oxydes formés lors des processus de corrosion et une mise en solution continue de
l’alliage due à la présence des ions H+ ([H+]> [OH-])).
Par contre, pour le milieu alcalin, la présence des ions OH- en excès ([H+] < [OH-]), génère une
formation des oxydes plus ou moins stables sur la surface métallique.
Thermodynamiquement, l’étendue de passivation est crée par la formation de l’oxyde Cu2O quand
la solution est peu alcaline.
A pH basique le film passif formé sur le laiton (60/40) est plus consistant et plus stable par
l’augmentation de la couche de l’oxyde de Zinc (ZnO) et la diminution de celle constituée par les
oxydes de Cuivre (Cu2O et CuO) [87,88]. La passivation complète est établie par la formation de
CuO pour quelques potentiels positifs [89].
83
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
0
1 3 5 7 9 11 13 15 17 19 21 23
-20
-40
Potentiel (mV)
-60
-80
-100
-120
-140
Temps(min)
Selon l’allure de la courbe (Fig.3.2.1), nous notons une diminution du potentiel en fonction du
temps d’immersion pour atteindre après 20 minutes une valeur quasi-stationnaire de
(-119) mV/ (Ag/AgCl).
Au delà de cette durée, le potentiel fluctue peu, ce qui atteste la formation d’une couche de produits
de corrosion, plus au moins adhérente à la surface, isole le métal de base du milieu environnant.
84
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Le balayage est effectué de la zone cathodique vers la zone anodique avec une vitesse de balayage
en potentiel de 30 mV/min et dans un domaine de balayage compris entre -1000 et 100 mV.
85
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Dissolution simultanée des deux éléments (cuivre et nickel) suivie de la redéposition de l’un
d’eux.
Dissolution sélective de l’un des éléments laissant une surface poreuse dans laquelle l’autre
élément prédomine (denickelisation).
La Figure (Fig. 3.2.3) représente les différentes courbes i=f(E) caractéristiques obtenues pour les
vitesses de balayage en potentiels choisis et les résultats obtenus sont rassemblés dans le tableau
(Tab.3.2.1).
86
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
8 mV/min
30 mV/min
300 mV/min
Toutes les réactions lentes ne peuvent avoir lieu, seules les réactions rapides ; en d’autres termes,
une partie des réactions chimiques n’a pas eu lieu. Donc la formation d’un film stable n’est pas
évidente.
87
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Sans agitation
Faible agitation
Forte agitation
L’analyse des courbes de polarisation (Fig.3.2.4) et les résultats du tableau (Tab.3.2.2) montrent :
88
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Ces constatations nous permettent de dire que pour la solution non agitée, les produits de corrosion,
formés durant la stabilité relative du potentiel libre, restent attachés à la surface métallique et
limitent la remontée du courant d’attaque.
Par contre pour les solutions aérées, l’agitation a surtout pour effet d’homogénéiser la solution
électrolytique et empêche la formation du film ou même le détruit s’il est déjà formé sur la surface
de l’électrode de travail. Cependant, les résultats enregistrés, nous permettent d’expliquer le
phénomène par la formation d’un film non conducteur gazeux du à la diffusion de l’oxygène dans la
solution. Cette diffusion d’oxygène provoque la fixation de bulles sur la surface du spécimen ; il
apparaît donc une résistance au passage du courant [13].
La Figure (Fig.3.2.5) présente l’allure des courbes de polarisation tracées de notre matériau d’étude
dans NaCl à différentes teneurs en poids (1%, 2%,3% et 4%) et le tableau (Tab.3.2.3) rassemble
la variation de potentiels (Ecorr. et Er) enregistrés.
10 g/l
20 g/l
30 g/l
40 g/l
89
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
D’après les résultats enregistrés dans le tableau (Tab.3.2.3) et les allures des courbes de polarisation
correspondant (Fig.3.2.5), nous enregistrons une variation dans les potentiels à courant nul (Ei=0).
Le potentiel de rupture se déplace vers des valeurs moins nobles avec la concentration des chlorures.
L’analyse des valeurs des étendues des paliers de passivation fait ressortir des variations en dents de
scie, qui se présentent comme suit :
A une teneur de 10 g/l des chlorures, il se produit une attaque du métal et l’étendue du
palier de passivation correspondant est de 112.4 (mV/Ag/AgCl).
Pour la concentration de 30 g/l, les produits de corrosion forment une couche de passivation
ce qui entraîne une augmentation à nouveau de l’étendue du palier de passivation pour
atteindre une valeur de 104.7 (mV/Ag/AgCl).
Lors d’une concentration des chlorures de 40 g/l, la couche de passivation formée est
probablement poreuse et n’est pas consistante, ce qui conduit à la diminution de l’étendue
du palier de passivation à la valeur de 83.1 (mV/Ag/AgCl).
Pour les concentrations supérieures à 3% l’agressivité du milieu est différente suivant que le milieu
est aéré ou non. La baisse de la solubilité de l’oxygène avec l’augmentation de la teneur en sel [91].
Dans notre étude nous avons introduit le facteur température pour pouvoir cerner l’influence de
cette grandeur sur le comportement de l’alliage Cu-Ni (70/30) dans Na Cl 3%.
90
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Nous avons choisi trois degrés de température pour simuler un comportement des conditions de
fonctionnement des installations de dessalement d’eau de mer.
Les résultats expérimentaux obtenus en traçant les courbes de polarisation (Fig.3.2.6) se trouvent
dans le tableau (Tab.3.2.4).
25°c
45°c
65°c
A travers ces résultats, nous confirmons bien que l’agressivité du milieu croît distinctement avec sa
température (effet défavorable de la température sur la corrosion des métaux) [92].
91
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
3.2.3.5. Influence du pH
Les cupronickels sont les alliages de cuivre les plus résistants aux acides [93,94]. Néanmoins, ces
alliages soufrent de l’accélération de la corrosion lors leurs expositions aux solutions de
HCl [95, 96]. La corrosion du cuivre et de ses alliages dépend du pH [86].
Dans cette étude, nous nous sommes proposés d’étudier l’influence du pH sur le comportement de
l’alliage Cu- Ni (70/30) dans NaCl 3%.
L’étude a été effectuée en milieu naturellement aéré et dont le pH a été modifié au cours des essais
par ajout d’HCl 0.1 N pour les essais réalisés à pH acide et par ajout de soude pour les essais
réalisés à pH basique.
La figure (Fig.3.2.7) présente les courbes de polarisation intensité- potentiel de notre matériau
d’étude dans NaCl à différents milieux du pH (neutre, acide et base) dont le tableau (Tab.3.2.5)
rassemble les valeurs de potentiels enregistrés.
Acide
Neutre
Basique
Le potentiel à courant nul (Ei=0) est différent d’un milieu à un autre. Les valeurs du potentiel
de rupture (Er) sont d’autant plus négatives dans le milieu acide que les milieux neutre et
basique.
L’acidification du milieu (apparition des ions H+) contribue à l’abaissement du pH, la solution
devient plus acide, ces ions (H+) forment une « pompes d’électrons » et de ce fait, la concentration
est soit initiée, soit accélérée.
A pH acide le palier de passivation est de courte étendue 29.9 (mV/Ag/AgCl) contre une
importante étendue pour respectivement les milieux neutre 104.7 (mV/Ag/AgCl) et basique
75.4 (mV/Ag/AgCl) .
Les résultats d’une étude [86] menée dans l’eau de mer ont montrés que la dissolution du cuivre
pour les pH inférieurs à 3, la formation de l’oxyde cuivreux pour les pH compris entre 5.9 et 9 et la
formation de l’oxyde cuivrique pour les pH supérieurs à 10. Donc nos résultats sont en accord avec
ceux de nos essais.
93
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Les expériences que nous avons menées sur le laiton (60/40) et le cupronickel (70/30), ont donné
les résultats illustrés par la courbe (Fig.3.3.1).
0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
-20 Cu-Zn (60/40)
Cu-Nil (70/30)
-40
potentiel (mV/Ag-AgCl)
-60
-80
-100
-120
-140
temps(min)
D’après les résultats obtenus (Fig.3.3.1), nous constatons que les deux courbes prennent la même
allure, où le potentiel devient de moins en moins nobles, ou plus négatif. Nous notons, pour le
laiton (60/40) une stabilité du potentiel d’abandon à (-127 mV/ (Ag-AgCl)), tandis que pour le
cupronickel (70/30), le potentiel se stabilise après 20 minutes vers (-117 mV/ (Ag-AgCl))
Cet état de fait, nous permet d’avancer que la dissolution du laiton (60/40) est plus rapide en
d’autres termes moins résistant dans Na Cl 3% que celui du cupronickel (70/30).
94
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Laiton (60/40)
Cupronickel (70/30)
Si nous comparons, les résultats de ce tableau (Tab.3.3.1), nous pouvons constater deux points
essentiels :
Les potentiels de corrosion et de rupture d’un laiton (60/40) sont moins nobles que ceux du
cupronickel (70/30), ce qui confirment les résultats obtenus précédemment (cf.3.3.1.1).
Autrement dit, le cupronickel (70/30) résiste mieux dans NaCl 3% que le laiton (60/40).
L’alliage Cu-Zn (60/40) possède un domaine de passivation plus important, soit un étendue
de (126 mV/(Ag/AgCl)), contre un étendue de (104.7 mV/(Ag/AgCl)) pour le
Cu-Ni (70/30).
La formation naturelle d’une couche de produits de corrosion, dés l’immersion des deux alliages,
semble jouer un rôle protecteur en améliorant la résistance au passage du courant de corrosion à
l’interface matériau- milieu. Donc, nous pouvons dire que les films formés sur la surface métallique
du laiton (60/40) sont plus stables que ceux formés sur le cupronickel (70/30).
95
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Nous avons regroupé dans les Figures (Fig.3.3.3, Fig.3.3.4, Fig.3.3.5 et Fig.3.3.6 ) les résultats
obtenus de l’influence des facteurs expérimentaux à partir des tracés des courbes de polarisation
(i-E) des deux alliages : laiton (60/40) et Cu-Ni (70/30) dans NaCl 3%.
Influence de l’agitation :
140
120
100
palier de 80
passivation
(mV/Ag/AgCl) 60
40
20
0
sans agitation faible agitation forte agitation
laiton (60/40) 126 30,2 53,2
cupronickel (70/30) 104,7 77,2 122,7
Fig.3.3.3 : Influence de l’agitation sur le laiton (60/40) et le cupronickel (70/30) dans Na Cl 3%.
Les paliers de passivation du cupronickel (70/30) sont plus étendus dans les milieux agités par
rapport à ceux du laiton (60/40) contrairement aux milieux non agités. Ce qui nous amène à
conclure que le Cu-Zn (60/40) est sensible à l’agitation que le Cu-Ni (70/30).
Autrement dit, le film des produits de corrosion formé sur la surface métallique est plus stable pour
le Cu-Ni (70/30) que celui du Cu-Zn (60/40).
96
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
140
120
100
palier de 80
passivation
(mV/Ag/AgCl) 60
40
20
0
10 g/l 20 g/l 30 g/l 40 g/l
laiton (60/40) 106,6 72,2 126 113
cupronickel (70/30) 112,4 77,2 104,7 83,1
Les étendues des paliers de passivation des alliages : laiton (60/40) et cupronickel (70/30) obtenus
de l’influence de la concentration des chlorures nous permet de distinguer deux types de catégories :
Pour les concentrations de chlorures au dessous de 30 g/l, les étendues des paliers de
passivation du cupronickel (70/30) sont plus importantes que celles du laiton (60/40), ce
qui révèle une forte résistance vis-à-vis d’une attaque par piqûre du cupronickel (70/30).
Pour les concentrations au dessus de 30 g/l, les étendues des paliers de passivation du
cupronickel (70/30) sont inférieures à celles du laiton (60/40). En d’autres termes,
l’agressivité des chlorures est très importante sur le cupronickel (70/30) que le laiton
(60/40) et par conséquent le film des produits de corrosion formé est moins stable.
97
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Influence de la température :
140
120
100
palier de 80
passivation
(mV/Ag/AgCl) 60
40
20
0
25 °c 45 °c 65 °c
laiton (60/40) 126 26 15,6
cupronickel (70/30) 104,7 32,3 3,9
La figure (Fig.3.3.5) montre que l’influence de la température sur le comportement des deux
alliages est sensible. Les étendues du palier de passivation sont différentes d’une température à une
autre.
Le cupronickel (70/30) présente une étendue de palier de passivation plus importante que celle du
laiton (60/40) à 45°c. Au-delà de cette température, nous observons que cette étendue diminue et
devient moins importante par rapport à celui du laiton (60/40) ; donc on peut dire que le
cupronickel (70/30) est moins résistant que le laiton (60/40) aux températures supérieures à 65°c.
98
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
Influence du pH
300
250
200
palier de
passivation 150
(mV/Ag/AgCl)
100
50
0
acide neutre basique
laiton (60/40) 75 126 278,5
cupronickel (70/30) 29,9 104,7 75,4
La figure (Fig.3.3.6) montre que l’alliage Cu-Zn (60/40) est plus résistant que l’alliage Cu-Ni
(70/30) quelque soit le pH du milieu (acide, neutre et basique). Les étendues des paliers de
passivation en milieu basique sont plus importantes pour le laiton (60/40) que le cupronickel
(70/30). Par conséquent, pour le milieu acide le cupronickel (70/30) est très sensible [95.96] que le
laiton (60/40) présente une étendue plus de passivation plus faible (47.6 mV/(Ag/Ag/Cl)).
99
Chapitre 3 : Etude du comportement des alliages de cuivre par les méthodes électrochimiques
3.4. Conclusion
La recherche réalisée sur le comportement à la corrosion des alliages : Cu-Ni (70/30) et
Cu-Zn (60/40) dans Na Cl 3% à l’aide des méthodes électrochimiques stationnaires en corrélation
avec les paramètres physico-chimiques du milieu ont mis en évidence les conclusions suivantes :
L’évolution du potentiel libre (potentiel d’abandon) au cours d’un test de corrosion est un
premier indice pour estimer l’évolution de la sévérité potentielle de la dégradation pendant
l’immersion. Les résultats obtenus montre que la dissolution du laiton (60/40) est plus
rapide en d’autres termes moins résistant dans NaCl 3% que celui du cupronickel (70/30).
La courbe de polarisation (i-E) des deux alliages ont la même allure et la branche anodique
du laiton (60/40) présente un domaine de passivation important par rapport à celui du
cupronickel (70/30).
Il importe de noter que nous avons introduit le potentiel de rupture (Er) et l’étendue du palier de
passivation pour interpréter les résultats obtenus qui sont largement utilisés et pour l’analyse des
courbes de polarisation présentant un domaine de passivation et la piquration du film des produits
de corrosion formés sur la surface métallique.
Au terme de cette étude, nous avons noté de différences significatives engendrées par la variation de
ces paramètres et mis en évidence l’influence de l’état de surface métallique après la stabilité
relative du potentiel libre sur la morphologie de la couche de produits de corrosion formée durant la
polarisation anodique.
100
Chapitre 4
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
Dans ce chapitre nous présentons l’étude de la dissolution sélective des alliages de cuivre dans le
milieu environnant (NaCl 3%) en fonction du temps d’immersion.
Dans la première partie, nous avons consacré notre travail à l’étude du comportement des alliages
de cuivre : laiton (60/40) et cupronickel (70/30) dans NaCl 3% par le tracé des courbes de
polarisation.
Les durées d’immersion retenues sont (15, 30, 60 et 90 jours). Leur choix est motivé par le suivi de
la stabilité du film des produits de corrosion sur les alliages de cuivre indiqué dans la littérature [53].
101
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
15 jours
30 jours
60 jours
90 jours
-50
Ecor.
-100
(mV/Ag/AgCl)
-150
-200
15 j 30 j 60 j 90 j
Ecor.(mV/Ag/AgCl) -122 -133 -167 -168
Fig.4.1.2 : Variation du potentiel à courant nul du laiton (60/40) dans NaCl 3% avec le temps
d’immersion
102
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
Il apparaît clairement (Fig.4.1.2) que le potentiel à courant nul est d’autant moins noble avec
l’augmentation du temps d’immersion qui atteint une valeur maximum de (-167 mV/Ag/AgCl)
après 60 jours d’immersion. Au-delà de cette période d’immersion le potentiel (Ei=0) reste
stationnaire.
On peut dire que dés l’immersion des échantillons, nous avons une mise en solution (attaque par
dissolution) continue du métal dont les produits de dissolution conduisent à la formation d’une
couche à la surface métallique, ce qui conduit à l’amélioration de la résistance au passage du
courant de corrosion à l’interface matériau- milieu. Cette couche, insoluble et adhérente à la surface
métallique, joue le rôle de protectrice, d’où la stabilité relative du potentiel aux valeurs citées
précédemment.
15 jours
30 jours
60 jours
90 jours
-20
-40
-60
-80
-100
-120
-140
15 j 30 j 60 j 90 j
Ecorr(mV/Ag/AgCl) -111 -130 -79 -66,5
Fig.4.1.4 : Variation du potentiel à courant nul du cupronickel (70/30) dans NaCl 3% avec le
temps d’immersion
Les potentiels à courant nul (Ei=0) correspondent aux durées d’immersion peuvent être classées en
deux catégories : augmentation de la valeur du potentiel jusqu’à (-130 mV/ Ag-AgCl) pour les
trente premiers jours d’immersion, alors que pour les soixante derniers jours se stabilise à
(-67 mV/ Ag/AgCl).
A cet effet, nous pouvons dire que l’immersion des échantillons dans la solution corrosive
(NaCl 3%) au début conduit à l’attaque continue (dissolution), engendrant le passage des cations
métalliques en solution en augmentant la grandeur du potentiel. Ensuite, cette grandeur devient de
plus en plus noble après stabilité (passage limité des cations dans la solution) qui peut être
interprétée par l’effet d’inhibition joué par les couches d’oxydes formés [99-102]
104
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
Les tableaux (Tab.4.2.3.a, Tab .4.2.3.b et Tab.4.2.3.c) ci-dessous présentent les résultats obtenus à
partir de la droite d’étalonnage du Cuivre, du Nickel et du Zinc dans les solutions respectivement de
10, 20 et 30 ppm.
105
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
7
6
5
concentration 4 cuivre
(ppm) 3 zinc
2
1 zinc
cuivre
0
15 jours 30 jours 60 jours 90 jours
106
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
1,0
0,9
0,8
0,7
ratio [Cu/Zn]
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0,0
15 jours 30 jours 60 jours 90 jours
A la lecture des résultats obtenus, nous notons la dissolution du laiton (60/40) et ceci par la
présence des cations de Cuivre et Zinc. La concentration des cations de Zinc est plus importante
que celle du Cuivre et cela quelque soit la durée de l’immersion.
Nous soulignons que le ratio [cuivre]/ [Zinc], évolue avec la croissance de la durée d’immersion, il
passe de 0.15 pour les quinze premiers jours pour atteindre un ratio de 0.90 après 90 jours
(Fig.4.2.2).
L’immersion de l’alliage Cu-Zn (60/40) dans NaCl 3% pour longue durée conduit à la dissolution
sélective du zinc. Cela conduit à la formation de composés complexes de CuCl2- [103, 104]. La
présence de l’oxygène entraîne la formation d’un film composé de ZnO et Cu2O [105].
107
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
7
6
5 cuivre
4 nickel
concentration (ppm)
3
2
1 nickel
cuivre
0
15 jours 30 jours 60 jours 90 jours
108
Chapitre 4 : Etude de l’influence de l’immersion sur la dissolution des alliages de cuivre
0,266
0,266
0,265
ratio [Cu/Ni]
0,265
0,264
0,264
0,263
0,263
0,262
15 jours 30 jours 60 jours 90 jours
A l’examen des résultats obtenus (Tab.4.2.5), on peut noter les constations suivantes :
La dissolution du Nickel est plus importante devant celle du Cuivre quelque soit la durée
d’immersion.
Le rapport [cuivre]/ [Nickel] est pratiquement constant, cela montre que la dissolution du Nickel
et du Cuivre est simultanée.
Ces résultats montrent que l’immersion pour longue durée du cupronickel (70/30) peut conduire à
une dissolution sélective du nickel.
4.3. Conclusion
Dans cette étude, l’application de la technique de la spectroscopie d’absorption atomique a montré
son efficacité pour l’analyse et le dosage gravimétrique de la dissolution des alliages de cuivre :
laiton (60/40) et cupronickel (70/30) après diverses immersions en milieu chloruré neutre
(NaCl 3%).
Etant donné que la dissolution sélective du Zn pour le laiton (60/40) et le Nickel pour le
cupronickel (70/30). Cependant pour le laiton (60/40) la dissolution du zinc est importante, ceci
peut mener après une certaine période d’immersion longue qui reste à évaluer soit par calcul
théorique de la détermination de la vitesse de diffusion à partir des résultats expérimentaux, soit par
des méthodes expérimentales (dissolution sélective, qui risque de nous faire aboutir à un matériau
constitué d’un seul élément de Cuivre).
109
Conclusion
Générale
Références
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RESUME
L e cuivre et ses alliages ont connu de nombreuses applications industrielles ; en
particulier, ceux à base de Cuivre- zinc et de Cuivre- nickel, largement employés
dans les installations de dessalement d’eau de mer.
Compte tenu des conditions d’emploi de ces alliages et des risques de rupture de leurs
structures, il nous a paru utile et intéressant d’étudier la résistance à la corrosion du
Laiton (60/40) et du Cupronickel (70/30) dans une solution agressive de Na Cl à 30
g/litre, concentration proche de celle de l’eau de mer, au moyen des méthodes
électrochimiques classiques : évolution du potentiel libre en fonction du temps
d’immersion et le tracé des courbes de polarisation.
Pour compléter notre investigation et s’assurer des résultats obtenus, nous avons par
la spectroscopie d’absorption atomique, analysé et dosé les cations dans les solutions
corrosives dans le but d’étudier le mécanisme de dissolution des alliages
(la sélectivité) après diverses périodes d’immersion.