Qe Orl
Qe Orl
-NB : dans L’otite séro-muqueuse : le tympan est Fermé (absence du perforation tympanique) + aspect
du Tympan est inflammatoire (œdèmatié , bleu ) +pas d’otorrhée + épanchement rétro-tympanique
inflammatoire aseptique
1) Facteur Environnementaux Et Héréditaires :
1-2- Facteur d’environnement :
- Climat : pic de fréquence d’octobre à mars.
- Mode de garde : plus fréquent chez les enfants placés en crèche.
- Autres facteurs : la prématurité, la souffrance fœtale.
1-2- Facteurs congénitaux:
- L’âge du premier épisode +++ :
- La race : la race blanche.
- Malformations Congénitales : La trisomie 21 (syndrome de Down).
2) Etiopathogénie :
- Infection Bactérienne
- Système Immunitaire Local :Présence d’IgA sécrétoire dans les épanchements des OSM.
- Dysfonctionnement tubaire
3) Étude clinique :
● Signes d’appel :
- Hypoacousie bilatérale , et variable dans le temps
- Otalgies fugaces
- Otites moyennes aiguës récidivantes
- ∆ pas d'otorrhée
● Examen clinique :
L’otoscopie : L’acoumétrie Le reste de l’examen ORL
le tympan est tjrs modifié
-Prend un aspect plus épais( bombé ) -permet de noter une surdité ➔ Recherche :
comme oedématié. de transmission -un foyer infectieux
-Niveaux liquides ou des bulles -une malformation
peuvent être observés. ➔ et intéressera:
-Un tympan bleu , atrophique -le cavum (nasofibroscope) à la recherche d’une
hypertrophie des végétations adénoïdes
On désigne sous le terme d’OMA une inflammation aiguë de la muqueuse des cavités de l’oreille
moyenne, secondaire à une agression bactérienne et / ou virale
I) - Etio-épidémiologie :
1 - Fréquence :
- Très fréquente. C’est la deuxième maladie infectieuse de l’enfant après la rhino-pharyngite.
- Cette fréquence s’explique par :
● La fréquence des rhino-pharyngites surtout chez le nourrisson non protégé par les Ac du lait
maternel.
● Les particularités anatomiques et fonctionnelles des trompes d’Eustache de l’enfant qui sont plus
courtes et ont tendance au collapsus
● L’hypertrophie des végétations adénoïdes gênant la ventilation de l’oreille moyenne
2 - L’âge : entre 6 et 24 mois.
3 – Facteurs socio - économiques :La promiscuité, la malnutrition, l’hygiène insuffisante .
2 - Signes d’examen :
- La clé du diagnostic repose sur l’otoscopie. Plusieurs aspects peuvent être observés :
● Tympan rouge, inflammatoire, non bombé : OMA congestive
● Tympan violacé, bombé et déformé : OMA suppurée
● Tympan rouge, perforé avec issue de pus : OMA ouverte
- Quel que soit l’aspect du tympan, sa mobilité est diminuée au spéculum pneumatique de Siegel
témoignant de l’épanchement rétro-tympanique.
- ¶ OTOSCOPIE systématique = examen des tympans devant toute fièvre / vomissements (ou méningite)
et toute RP fébrile chez l'enfant (y compris le nourrisson)
Elle est caractérisée par une évolution Elle impose la recherche de facteurs La persistance d’un épanchement
prolongée avec persistance vers le favorisants : hypertrophie des de l’oreille moyenne au delà de 2
10eme jour d’une fébricule, d’une végétations adénoïdes, mois signe le passage
otorrhée, d’une infiltration allergie, reflux gastro-oesophagien, de l’OMA vers l’otite
tympanique. Ceci impose de changer déficit en fer. séro-muqueuse, ce qui justifie la
l’antibiotique, si possible après surveillance de toute OMA pendant
paracentèse avec prélèvement au moins 2 mois.
bactériologique et antibiogramme.
● OMA perforée :
- Les signes généraux s’amenuisent et le risque de complication est moins important.
- Le traitement antibiotique par voie générale est de mise
● Dans les trois formes d’OMA, on associera : Une désinfection rhinopharyngée, des antipyrétiques, des
antalgiques et éventuellement des anti-inflammatoires stéroïdiens.
Surdités
I) INTRODUCTION :
- On entend par surdité une déficience auditive uni ou bilatérale à l’origine d’une gêne appréciable et qui est
liée à une atteinte de l’appareil auditif et/ou de ses annexes.
- Cette atteinte peut intéresser l’appareil de transmission (oreille externe et oreille moyenne) ou l’appareil de
perception (oreille interne et voies auditives)
Epistaxis
I) DEFINITION, GENERALITES
- Écoulement de sang extériorisé par l’orifice narinaire ou choanal ( hémorragie d’origine nasale)
● C’est une des urgences les plus fréquentes en ORL.
● Elle peut être essentielle ou symptomatique d'une affection locale ou générale.
● Elle est le plus souvent bénigne mais peut être grave du fait de son abondance et/ou de sa répétition
mettant en jeu le pronostic vital du patient.
III) DIAGNOSTIC + :
- le plus souvent évident, déjà fait par le patient ou par son entourage.
- Extériorisation de sang par une fosse nasale se faisant goutte à goutte dans les formes bénignes.
- Extériorisation antérieure abondante par les 2 fosses nasales mais également postérieure par les choanes avec
issue de sang par la bouche dans les formes graves.
- Le diagnostic est moins facile quand le sang est dégluti.
❖ L'interrogatoire doit rechercher :
● Hta connue.
● Rhinite
● Prise de toxines par voie nasale.
● Prise médicamenteuse prolongée d'anticoagulant
● traumatisme externe ou interne post-opératoire
❖ Examen physique : rhinoscopie antérieure et postérieur, endoscopie rigide.
V) DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE :
3.L'épistaxis essentielle
- La plus fréquente
- Sujet jeune entre 5 et 20 ans , elle est favorisée par : le grattage, éternuements, efforts physiques, infections
rhinologiques, l'exposition solaire, les facteurs endocriniens (puberté, syndrome prémenstruel, grossesse)
- Diagnostic d’exclusion: bilan clinique, endoscopique, biologique complet normal
- Liée à la fragilité de la tâche vasculaire
VI) LE TRAITEMENT :
- Le patient est en position demi-assise.
- Une anesthésie locale à la xylocaïne naphazolinée est réalisée avec de petits tampons et de
fines aspirations.
Vertiges
1)-Examen vestibulaire :
Les signes d’atteinte vestibulaire spontanée : Les signes d’atteinte
2 types vestibulaire provoquée
Atteinte de l’arc réflexe vestibulo-oculaire : Nystagmus: Atteinte de l’arc réflexe Il s’agit de la recherche de
mouvement bilatéral et conjugué des globes oculaires et vestibulo-spinal : nystagmus qui peut être provoqué
qui comporte 2 secousses, une lente (qui indique le côté les déviations segmentaires : par :
pathologique) et une rapide de rappel (qui détermine le à rechercher par le Test de Rombert
sens du nystagmus par convention) et le test de Fukuda o Le signe de la fistule:
communication anormale entre
d’origine périphérique d’origine centrale d’origine d’origine central l'oreille moyenne et l'oreille interne.
Périphérique
o La manœuvre de Dix et Hallpike:
-Unidirectionnel -Multidirectionnel -syndrome -dysharmonieux -Est une manœuvre provocatrice
harmonieux
- Il est diminué ou aboli -augmente par la fixation -Gauche : Consiste à tourner la tête
par la fixation oculaire oculaire volontaire et sa -Les déviations du patient de 45 degré à gauche et à
volontaire direction change en fonction du se font du côté le basculer en décubitus dorsal.
-de forme horizontale côté du regard : par exemple, de la secousse -Droite : teste le canal postérieur
rotatoire. lors du regard vers la droite, le lente ( côté droit
nystagmus bat vers la droite. pathologique)
-Il s’inscrit o L’examen calorique (30°C et 44°C)
habituellement dans un -Habituellement pur :
riche contexte vertical supérieur (pédoncule),
otologique horizontal (protubérance),
rotatoire (bulbe),
vertical inférieur (charnière)
- il s’inscrit dans un contexte
neurologique clinique
2)-Examens complémentaires :
● Le bilan audiométrique:
- L’audiométrie
- Le potentiel évoqué auditif
● Les épreuves instrumentales:
- L’épreuve calorique : exploration d’un seul labyrinthe
- L’épreuve rotatoire : explore simultanément les 2 labyrinthites .
Ces tests, en stimulant le labyrinthe, sont à l’origine de nystagmus.
- Il existe schématiquement deux grands procédés d’enregistrement de ce nystagmus:
L’électronystagmographie + La vidéonystagmographie
● Le bilan radiologique:
- TDM
- IRM
- ∆ devant un vertige aigu hyperalgique,le premier examen à demander est Une TDM cérébrale
3) Diagnostic différentiel : Faux vertiges
- Hémodynamiques
- Psychogène
- Hématologique : anémie...
- Métabolique : hypoglycémie
- Intoxication au Co
- Visuelle : vertige des hauteurs
4) Diagnostic étiologique :
La névrite vestibulaire : - Clinique : un syndrome vestibulaire déficitaire unilatéral harmonieux
avec un grand vertige rotatoire, d'installation brutale, accompagné de
nausées et de vomissements.
- Sans surdité
cette névrite peut être en rapport avec
- une atteinte inflammatoire, virale ou vasculaire
- à l’épreuve calorique apparaît une hypo ou une aréflexie unilatérale.
- La durée de la phase aiguë de cette névrite est de 2 à 4 jours
- TTT: Le traitement de la crise vertigineuse en respectant le principe
suivant : limiter au minimum le repos au lit et les anti-vertigineux.
- elle nécessite une rééducation vestibulaire précoce.
La pathologie traumatique Fracture du rocher : sont à l’origine du vertige qui s’accompagne d’autres
signes cliniques types : surdité, otorragie, aréflexie vestibulaire à l'épreuve
calorique et paralysie faciale.
La ronchopathie chronique
- La rhonchopathie chronique est une maladie caractérisée par l’existence d’un ronflement chronique
- La forme la plus grave de la ronchopathie chronique est représentée par le syndrome d’apnées
obstructives du sommeil (SAOS)
SAOS: est défini par l’existence, chez un ronfleur, d’au moins 10 apnées par heure de sommeil.
1) Facteurs de risque:
1. Exogènes : 2. Endogènes :
- Obésité tronculaire (ou androïde) - Nette prédominance masculine mais cette différence s’estompe après la
- Tabagisme - ménopause : 2 à 3 fois plus élevé chez l’homme que chez la femme.
- Alcoolisme - Tend à augmenter avec l’âge
- Prise de somnifères - Antécédents familiaux de ronchopathie
- Malformation crânio-faciale et obstruction nasale
2) Examen clinique
- Poids et taille avec calcul de l’IMC, l’obésité est définie par un IMC > 30Kg/m2
- Prise de la tension artérielle
- Dysmorphie faciale (rétrognathisme, rétromaxillie, micrognathie)
- Augmentation du périmètre cervical et un angle cervico-mentonnier absent
- Examen de la cavité buccale et de l’oropharynx : Hypertrophie du voile du palais - Voile long -
Hypertrophie amygdalienne - Macroglossie - hypertrophie de la base de la langue - Luette
hypertrophiée et/ou palmée - Palais ogival - Trouble de l’articulé dentaire.
❖ Score de Mallampati : plus le score de Mallampati est élevé,plus le sujet a la chance de ronfler et
d’avoir des apnées de sommeil
- Examen de l’articulation temporo-mandibulaire
- Examen des fosses nasales et du rhinopharynx par rhinoscopie antérieure ou au mieux par
nasofibroscopie :
● Collapsus narinaire inspiratoire
● Déviation septale
● Hypertrophie turbinale
● Hypertrophie lymphoïde
● Rhinite chronique
● polypose naso-sinusienne: Anosmie
- Examen pharyngo-laryngé : laryngoscopie indirecte au miroir ou naso-fibroscopie
- Palpation du cou + palper endobuccal sans oublier l’aire thyroïdienne
3) Examens paracliniques:
- Oxymétrie nocturne
- La polysomnographie (PSG) : l’examen diagnostique de référence
- La polygraphie ventilatoire : Alternative plus simple de la PSG, réalisable à domicile.
- Imagerie :- IRM : Estime le volume de la langue
- Biologie : - Rechercher un syndrome métabolique
INDICATIONS THERAPEUTIQUES:
● SAOS débutant (IAH < 30/h) : chirurgie du voile du palais ou (OAM)orthèse d’avancement
mandibulaire. Si échec : VPPC
● SAOS sévère (IAH > 30/h) : VPPC. Si refus (inconfort) : chirurgie adaptée au siège du rétrécissement
(par exemple : chirurgie basilinguale, chirurgie squelettique …)
● SAOS très sévère : IAH > 50/h : traitement chirurgical de l’obésité ± chirurgie d’avancée bi-maxillaire.
● SAOS sévère échappant à tout traitement : Trachéotomie.
Le SAOS de l'enfant:
1) L'étiologie principale est l'hypertrophie des amygdales et des végétations des adénoïdes.
2) Complications +++ :
● troubles de croissance ( l’hormone de croissance chez l’enfant est sécrétée lors du sommeil profond
lors du SAOS l’enfant n’atteint pas le sommeil profond d’où le retard de croissance )
● troubles cognitifs
● retard scolaire
● troubles cardio respiratoires
3) Diagnostic : essentiellement clinique cernes, faciès longinoïde …
L’examen clinique :
Inspection :
- Présence de cernes oculaires
- Enfant au relief malaire peu prononcé.
- Traitement essentiellement chirurgical le plus souvent : amygdalectomie + adénoïdectomie
- La ventilation avec pression positive continue par voie nasale: VPPC est exceptionnellement
proposée
Nodules thyroïdiens
- Un nodule thyroïdien est une masse située dans la thyroïde perçue par le patient lui- même ou par un médecin qui
l’examine avec ses doigts ou au moyen d’un échographe.
- la plupart des nodules sont bénins, le risque de cancer n’est pas négligeable (3 à 15 % des cas)
- Facteurs étiopathogénique:
● Âge et sexe
● Hérédité: notion de pathologie familiale
● Affections prédisposantes : polypose colique familiale…
● Carence iodée
● Le tabac
● Radiations ionisantes de la région cervicale durant l'enfance (catastrophe de Tchernobyl)
- Signes et symptômes (plaintes) associés
● Dysphonie (une compression d’un nerf laryngé inférieur (nerf récurrent) ;)
● Dyspnée ( compression trachéale (goitre plongeant ou tumeur plus évolutive infiltrant la trachée))
● Dysphagie (une compression ou d’un envahissement de l’œsophage.)
● Diarrhée ou des bouffées vasomotrices qui alerteront et feront découvrir une sécrétion anormale de
calcitonine par un CMT
● Signes de dysthyroïdie : hypothyroidie (asthénie...) ouhyperthyroïdie (tachycardie, tremblement....)
2) Bilan radiologique
- ) La radiologie standard
- ) L’échographie cervicale : Chacun des nodules reçoit un score TI-RADS échelonné de 1 à 5
- ) La scintigraphie
- ) La TDM ET L’IRM
3) La cytologie l’examen clé pour déterminer la nature suspecte ou non d’un nodule thyroïdien.
- Les quatre types de réponses classiques sont les suivants :
● Non contributive : prélèvements peu cellulaires, hématiques ou liquidiens
● Maligne : Ces nodules sont pour 80-90 % des cas des cancers. Il s’agit essentiellement de cancers
papillaires.
● Bénigne : *C’est la réponse la plus fréquente : 60-70 % des cas. *Il s’agit surtout d’adénomes
colloïdes *Des faux négatifs sont possibles et sont estimés à 2-4 % des cas
● Douteuse ou suspecte : concerne 10 à 20 % des cytoponctions.
- C’est le score TI-RADS qui permet d’évaluer la nécessité d’une cytoponction:
➔ Permet d’homogénéiser les descriptions échographiques.
➔ Permet d’évaluer le risque de malignité.
- La classification BETHESDA des nodules thyroïdiens : est une classification cytologique. internationale
comprend
6 catégories de réponses permettant un langage commun et simple entre cytologistes et cliniciens.
Propose pour chaque catégorie de réponse cytologique une conduite à tenir
MODALITES THERAPEUTIQUES
- .Nodule avec une TSHus basse et une hyperthyroïdie importante ou mal tolérée
- Préparation du patient par la mise en route d’un traitement par antithyroïdiens
- Traitement radical par l’I131 ou par une exérèse chirurgicale.
- L’exérèse chirurgicale sera : Une isthmolobectomie / Une thyroïdectomie totale
Tuméfactions parotidiennes
interrogatoire :
● La notion d'intoxication alcoolo-tabagique
● La notion de radiothérapie cervicale
● Les antécédents d'exérèse d'ulcération cervico-faciale ou du cuir chevelu
● Notion de traumatisme de la région parotidienne
Examen clinique :
-Montre une tuméfaction parotidienne comblant le sillon rétro-mandinulaire
-l'IRM est l'examen de choix dans l'exploration morphologie des processus tumoraux intraparotidiens
- la pathologie parotidienne est: -le plus souvent unilatérale
-la pathologie tumorale bénigne est plus fréquente que la pathologie maligne
-la biopsie est contre indiquée ++
2 types :
I) TP Unilatérales : ( les + fr)
-étiologies : tumorales ( à évoquer en 1er lieu ) , infectieuses ( parotidites : virales , bactérienne)
1) les tumeurs :
1-1) Les Tumeurs bénignes (70 -80% des tumeurs parotidiennes) :
Signes cliniques : TP lisse ou bosselée, indolore, mobile , sans paralysie faciale associée + il n'y a pas d'ADP
cervicale satellite
-l'adénome pléomorphe ++: le + fq des tumeurs bénignes ( 50%)
- touche surtt la femme
- signes cliniques :
*İl est évoqué devant une TP unilatérale non inflammatoire
*Pas de paralysie faciale associée
*Le risque de dégénérescence maligne est présent + Se caractérise par les récidives post-opératoires
- cytoadénolymphome : l'évolution de la TP est franchement bénigne
1-2 ) les tumeurs malignes:
Signes cliniques :
TP d'évolution rapide , irrégulière , de consistance dure ,parfois adhérente ( fixe) ou associée à une paralysie
faciale , l'existence d'une ADP associée est évocatrice mais inconstante
- Carcinomes adénoïdes kystiques= cylindrome
2) les parotidites :
2-1) Virales :
-ils sont dominés par la parotide ourlienne
-les signes fonctionnelles sont présents
2-2 )bactérienne :
3) les parotidites chroniques spécifiques ( la parotidite tuberculeuse )
4) lithiase de la parotide : elle est moins dur au niveau de la glande parotide
II) TP bilatérales :
Étiologies:
1) les maladies de systèmes
2) parotidomégalie nutritionnelles
3) parotidites chroniques d'origine toxique
4) Calcinose salivaire
Le Cancer du larynx
1) Introduction:
- Le larynx est un organe qui participe à:
●la déglutition
●la phonation
●la respiration
- C'est un cancer fréquent développé sur l'organe de la phonation.
- FDR :
●Le tabac ++ ( 93%): le facteur favorisant le plus important.
●l’alcool
●NB : Le tabac et l’alcool ont une action synergique dans la carcinogénèse de ce cancer.
●exposition professionnelle: métiers exposés au nickel, au chrome, à l'amiante, au charbon, aux
hydrocarbures )
- Il s'agit le plus souvent d'un carcinome épidermoïde.
- Les carcinomes épidermoïdes du larynx sont des tumeurs à évolution essentiellement loco-régionale.
2) Épidémiologie :
- Le Cancer du larynx est le 2ème cancer des voies aéro-digestives supérieures.(Après le cancer du
cavum)
- Il atteint l'homme dans plus de 90 % des cas
- l'âge moyen est de 57 ans (15- 90 ans)
3) Anatomo-pathologie:
- Les états précancéreux s'intègrent dans le cadre des laryngites chroniques.
- Ces lésions sont multiples et variées : la laryngite rouge,les papillomatoses, les kératoses planes
- (leucoplasie), ou les kératoses exophytiques.
- Les types histologiques:
Cancer sus glottique (60%) Cancer glottique ( 28%) Cancer sous glottique( 12%)
-La laryngectomie totale -Elle sera effectuée après -Elle est utilisée
-La chirurgie partielle laryngée: traitement d'éventuels essentiellement à titre
➔ la cordectomie foyers infectieux dentaires néo-adjuvant.
➔ la laryngectomie fronto-latérale et confection de -Ce traitement sera toujours
➔ la laryngectomie supra-glottique gouttières fluorées associé à la radiothérapie
-Peut-être associé à une radiothérapie externe ou à la chirurgie. Il
-Le traitement des aires ganglionnaires est fait partie
systématique des protocoles de
conservation laryngée (T3)
- territoire du nerf facial supérieur n'est pas atteint - touche le territoire sup et inf
(limité au territoire inférieure QE) - le signe de Charles bell témoigne de la
- le signe de Charles -bell est absent périphéricité de la lésion
- on peut retrouver des atteintes d'autres paires - ENG évalue le pourcentage des fibres
crâniennes non fonctionnelles
- les signes neurologiques sont présents - Le réflexe stapédien est l’un des
- elle peut être d'origine vasculaire,tumorale, premiers signes de récupération
inflammatoire SEP (sclérose en plaque)
3)Complications :
➔ complications Oculaires :
- Ulcérations cornéennes , kératites d’exposition , conjonctivites
➢ prévention par collyre à base de vitamine A
➢ Pansement occlusif le soir pour fermer la paupière supérieure
- La lagophtalmie
➔ Syncinésies
➔ Hémispasme post paralytique du côté homolatéral
➔ Sd des larmes de crocodiles ( larmoiement prandial unilatéral )
4)Etiologies :
Etiologies
PFP Otogène Otite moyenne aigue : lors d'une PFP en rapport avec une OMA
(Hospitalisation, ATB IV et corticothérapie)
-il faut réaliser une paracentèse ( faire un prélèvement)
-il faut traiter par une ATB par voie générale Otite moyenne chronique
cholestatomateuse ( hospitalisation et TDM en
urgence ) ou otite moyenne chronique simple ( rechercher BK )-> otites
tuberculeuse
-Otite nécrosante ( OEM ) ( personne âgée, diabétique , ID )
PFP du nouveau né ++ peut être en rapport avec :Sd malformatif , secondaire à une manœuvre
d'accouchement , sd tumoral , infection…
Rhinosinusites
I) Introduction:
-Les sinus de la face sont des cavités aériques creusées dans l’os et
communiquent avec les fosses nasales par les méats..
-Il s’agit d’un motif fréquent de consultation. En fonction du mode évolutif,
il existe des rhinosinusites aigues, chroniques et récidivantes.
-Le traitement est d’abord toujours médical ; le traitement chirurgical sera
proposé pour les formes chroniques unilatérales.
1. unilatérales : 1. bilatérales :
- Le motif principal de consultation est un jetage - la symptomatologie est bilatérale dominée par :
post rhinopharyngé . l'obstruction nasale bilatérale à bascule +le jetage
post rhinopharyngé+ troubles de l'odorat à type
- L’examen clinique et surtout l’endoscopie nasale d'anosmie
montre un œdème au niveau du méat concerné,
des glaires choanales voire des sécrétions - L’endoscopie nasale permet de voir :
épaisses qui s’écoulent de l’ostium sinusien.
● soit, des polypes dans les 2 fosses nasales : il
- Cette endoscopie aura pour but également de s’agit d’une polypose naso-sinusienne dont le
rechercher une étiologie à cette chronicité. traitement est basé sur la corticothérapie
- On doit réalisée, si l’endoscopie montre des ● soit, un œdème bilatéral sans polypes et sans
sécrétions, un prélèvement à visée pus au niveau des 2 méats moyens ; il s’agit
bactériologique (Bactériologie essentiellement d’une forme oedémateuses qui répond très bien
dominée par les germes anaérobies et le staph à la corticothérapie nasale seule au long cours
aureus pathogène)
● soit, d’un œdème bilatéral avec sécrétions
- étiologies des rhinosinusites chroniques purulentes bilatérales : il s’agit d’une forme
unilatérales : dentaire, mycotiques : truffe oedémato-purulente dont le traitement est
aspergillaire sphénoïdale basé sur l’antibiothérapie et le lavage nasal.
- ¶ la sinusite aspergillaire est souvent de siège
maxillaire QE +++
S’accompagne d’une rhinorrhée postérieure
épaisse
- Contractée dans un milieu hospitalier
- le traitement est Chirurgicale
¶ le diagnostic le plus probable chez une patiente qui se
plaint depuis 6 mois de céphalées sus- orbitaires
gauches positionnelles avec rhinorrhée post et
larmoiement : Rhino-sinusite frontale chronique
localisée gauche .
IV) Traitement :
Rhinosinusites aigues ( le ttt est avant tout Rhinosinusites chroniques ( le ttt médical est toujours proposé en
médical ) 1er intension )
Antibiothérapie est le traitement de base: antibiothérapie probabiliste dite de relais, TTT chirurgical
doit être large : Amoxicilline protégée ou ciblant essentiellement les anaérobies et qui en cas d’échec
Céphalosporines de 2e ou 3e génération ou en cas
fait appel à l’Amoxicilline protégée et/ou aux du TTT médical.
d’allergie aux bêtalactamines
Fluoroquinolones.
Traitement local à base de lavages En cas d’échec, un prélèvement nasal à visée
- Les anti-inflammatoires stéroïdiens bactériologique est obligatoire et le traitement
c’est-à-dire la corticothérapie par voie orale sera alors guidé par l’antibiogramme
Dyspnées laryngées
1) Introduction:
➢ La dyspnée laryngée: C’est une Urgence ( pronostic vital et neurologique)
- Peut intéresser les 3 étages du larynx
- Plus grave chez l’enfant
- Nécessite une prise en charge urgente avant L'installation des signes d'hypoventilation.
2) Diagnostic positif : Est clinique
➢ La dyspnée laryngée est : 3) Diagnostic de gravité :
- Une dyspnée Inspiratoire ● Durée de la dyspnée dépassant 1 heure
- Une bradypnée (allongement du temps inspiratoire.) ● Signes de lutte : tirage +++
- Un tirage inspiratoire : ● Tachypnée superficielle : inefficace
● Est décelé à l'inspection ● Signes d’hypoventilation alvéolaire
● Est un allongement du temps inspiratoire (hypercapnie et hypoxie) : tachycardie,
● Disparaît avec l'aggravation de la dyspnée cyanose, agitation .
● Est secondaire à des contractions des muscles inspiratoires ● Signes d'épuisement : fausse amélioration
accessoires ++++ (disparition tirage)
- Accompagnée d’un bruit laryngé inspiratoire: ● Détresse respiratoire : Troubles du
● Stridor : bruit aigu (obstacle glottique ou sus glottique) comportement
● Cornage : bruit plus grave (obstacle sous glottique) ● Irrégularité du rythme respiratoire pauses
- Accompagnée d’un trouble de la voix et /ou de la toux ayant respiratoire et bradycardie
une valeur topographique
● Toux (Obstacle sous-glottique)
● Dysphonie (Obstacle glottique)
● Dysphagie (Obstacle sus-glottique)
4) Diagnostic étiologique :
Nourrisson Adulte
Nouveau Né moins de 6 Enfant plus de 6 mois
mois
Dyspnée Dyspnée 1ers jours -Hémangiome Dyspnée fébrile Dyspnée non -Patho tumorale ++ :
néonatale sous glottique fébrile Cancer du larynx ++
autres causes :
Malformations -Stridor laryngé - Sténose sous Laryngites Aiguës: -corps -traumatiques
congénitales congénital glottique étrangers -chirurgicales
laryngées essentiel : -D.sous glottique laryngés : 1er -neurologiques
"Laryngomalacie” - Laryngites dc à évoquer
aiguës -D. Sus glottique(
-Paralysies épiglottites ):
laryngées uni ou dysphagie,
bilatérales odynophagie,
hypersialorrhée,
procubitus ( ttt : atb
en urgence )
Cancer du Cavum
- Cancer du Cavum : (cancer du Nasopharynx)
- Le cancer du cavum est un cancer des V.A.D.S (voies aéro‐digestives supérieures)
- Très fréquent ++ , très lymphophile (80% des ADP cervicales)
- Symptomatologie riche, tardive et trompeuse ++
- Pas de relation avec tabac et alcool (sauf dans un seul type kératinisant)
- Survie globale faible, cancer de mauvais pronostic
I) L’HISTOLOGIE
1)Carcinome épidermoïde
- Malpighien non kératinisant : le + fréquent
- UCNT = type histologique le + fréquent au Maroc ++
- Son type histologique prédominant représenté par un carcinome épidermoïde indifférencié.
- Les tumeurs malignes du nasopharynx (cavum, ou rhinopharynx) sont surtout représentées
par le cancer du nasopharynx (nasopharyngeal carcinoma : NPC), d'origine épithéliale, dont
la forme histoclinique la plus fréquente est l'UCNT de type nasopharyngé (undifferentiated
carcinoma of nasopharyngeal type : UCNT).
- Les épithéliomas ou carcinomes représentent le principal type histologie de ces cancers du
cavum.
2)Carcinome basaloïde kératinisant : rare
II) L'ÉPIDÉMIOLOGIE : Touche Homme > femme
Les zones à haut risque Les zones à risque intermédiaire Les zones à risque faible
Le virus HPV virus : Des profils HLA particuliers ont Les aliments contenants les nitrosamines, des
d’EPSTEIN 26% de cancer été retrouvés chez les chinois. En mycotoxiques, d’extraits d’ Euphorbiacées
‐ BARR des VADS. particulier le profil HLA A2. Les facteurs toxiques :
(E.B.V+++) Au Maghreb le profil HLA B5. - Exposition au caoutchouc
- Exposition aux matières plastiques
- Exposition au charbon, fuel, essences.
- Les habitudes alcool‐tabagique : ne sont pas
un facteur de risque
III) Diagnostic
- Signes à un stade avancé
- Signes fonctionnels : ( QE : les 5 syndromes )
● Sd ganglionnaire mode de début 40% : ADP
● Sd otologique : Toute OSM unilatérale doit faire penser à un cancer de cavum ++++
- Ce syndrome représente 25% de motifs de première consultation.
- Ses signes sont en rapport avec l’atteinte tubaire : c’est une hypoacousie de transmission, une sensation
de plénitude de l’oreille, bourdonnements voir des otalgies ou même l’aspect d’une otite moyenne
aigue.
● Sd rhinologique
- représentant 20% des motifs de 1ère consultation.
- Syndromes en rapport avec l’envahissement antérieur des choanes et des fosses nasales
- C’est : une obstruction nasale ; des épistaxis souvent unilatérales ; une rhinorrhée purulente ; voir
même une voix nasonnée
● Sd neurologique
- Des céphalées
- Des névralgies faciales rebelles
- Une atteinte des paires crâniennes :
➢ Avec une diplopie par atteinte du VI
➢ Avec un trismus par atteinte du V
- Mais tous les nerfs mixtes peuvent être atteints.
● Sd paranéoplasique
Examen clé = nasofibroscopie La nasofibroscopie souple permet de localiser la tumeur et ses extensions
++++ superficiellement.
- L’endoscopie rigide permet de endoscopie et imagerie: éléments clés du diagnostic( endoscopie et fibroscopie
faire la biopsie. pour visualiser la tumeur et imagerie pour informer sur la profondeur)
(on fait fibro=>imagerie=>endo pour la biopsie)
IV) les moyens thérapeutiques dans le cancer du cavum : RCC : RadioChimiothérapie Concomitante
- difficilement accessible mais radio curable et chimiosensible : Le cancer du cavum est connu
pour être relativement sensible à la radiothérapie et à la chimiothérapie, ce qui en fait un
cancer avec un pronostic généralement favorable lorsqu'il est détecté à un stade précoce et
traité de manière adéquate.
- Le traitement de tumeur du cavum relève essentiellement de la radiothérapie++.
- la chimiothérapie
- La prise en charge bucco‐dentaire est obligatoire pour éviter l’ostéoradionécrose + surveillance
de l’audition
- La chirurgie ganglionnaire limitée aux reliquats ganglionnaires persistants après la
radiothérapie.
Réalisé par : Meryem Lamsit - Hind Layadi - Asmaa El Maïmouni -Chaimae Smina