Métrologie Chimie
Métrologie Chimie
MÉTROLOGIE EN CHIMIE
MÉTROLOGIE CHIMIQUE
& NUCLÉAIRE DATE
Dr BÉATRICE LALÈRE
D ÉPARTEMENT E NVIRONNEMENT ET C HANGEMENT C LIMATIQUE
D IRECTION M ÉTROLOGIE S CIENTIFIQUE ET I NDUSTRIELLE
AVANT-PROPOS - MÉTROLOGIE
2
INTÉRÊT DE LA MÉTROLOGIE
3
MÉTROLOGIE 1. L’ORGANISATION DE LA MÉTROLOGIE
INTERNATIONALE
EN CHIMIE 2. LES MISSIONS D’UN LABORATOIRE
NATIONAL OU DÉSIGNÉ
3. LES CONCEPTS DE TRAÇABILITÉ ET
D’ÉVALUATION DES INCERTITUDES DE
MESURE EN MÉTROLOGIE EN CHIMIE
4
La « Convention
du mètre »
Organisations
▬ L’ORGANISATION régionales de
métrologie
DE LA (RMO)
MÉTROLOGIE EURAMET
Arrangements de
INTERNATIONALE reconnaissance
mutuelle
Métrologie légale
— 5
5
LA CONVENTION DU MÈTRE
T RAITÉ DIPLOMATIQUE
Dépositaire : la France
Commerce Industrie
8
MÉDAILLE COMMÉMORATIVE DES TRAVAUX DE LA
COMMISSION INTERNATIONALE DU MÈTRE (1873)
Cette médaille, dessinée par Chaplain, a 10 cm de diamètre
et pèse 500 grammes.
Sur l'autre face : Aux hommes savants choisis pour établir le modèle du mètre ; à tous, à
chacun, la France reconnaissante offrit publiquement le souvenir de l'oeuvre résolument
et heureusement accomplie. (1874)
Et en exergue :Nouvel étalon des poids et mesures adopté en France, au mois de
9 Germinal de l'an 3 de la fondation de la République.
LA CONVENTION DU MÈTRE
10
LA CGPM : CONFÉRENCE GÉNÉRALE DES POIDS ET
MESURES
Une réunion diplomatique des Etats membres : environ toutes les 4 années
12
LES COMITÉS CONSULTATIFS
Il rassemble des experts internationaux dans des domaines spécifiques de la chimie et biologie
Depuis 2015:
10 sous-groupes CCQM Working Group on:
Inorganic Analysis Cell Analysis
Electrochemical Analysis Nucleic Acid Analysis
Gas Analysis Protein Analysis
Organic Analysis Strategic Planning
Surface Analysis Key Comparisons and CMC
2 adhoc groupes :
Steering Group on Microbial Measurements
Working Group on the Mole
Les WG se réunissent chaque année en avril au BIPM et selon les groupes, en automne dans
une autre région du monde.
15
LE BIPM
16
LE BIPM
gardien et promoteur du SI
maintien le kilogramme, détenteur du prototype international
élaboration et dissémination du TAI et UTC (basé sur une
moyenne pondérée d’horloges atomiques des LNMs)
maintien de références en rayonnements ionisants (Système
International de Référence – SIR – concerne plus de 60 radio-
nucléides)
maintien des étalons voyageurs pour comparer des références
nationales (QHE, EJ, laser femtoseconde, par exemple)
coordonne des comparaisons inter-laboratoires (ILC)
17
LE SI
18
LE SI
Dans le nouvel SI, quatre des sept unités de base du SI – le kilogramme, l’ampère, le
kelvin et la mole - seront redéfinies en s'appuyant sur des constantes de la nature.
Les nouvelles définitions seront établies à partir des valeurs numériques fixées de la
constante de Planck (h), de la charge élémentaire (e), de la constante de Boltzmann (k) et
de la constante d'Avogadro (NA).
De plus, les définitions des sept unités de base du SI seront toutes exprimées de façon
uniforme à l'aide d'une formulation dite à « constante explicite » et des mises en
pratique spécifiques seront élaborées afin d'expliquer comment réaliser pratiquement
la définition de chacune des unités de base.
19
BASE QUANTITIES AND BASE UNITS: THE CURRENT SI
21
MÈTRE
22
AMPERE
23
KILOGRAMME
24
KELVIN
25
CANDELA
26
MOLE
27
RMO (REGIONAL METROLOGY ORGANISATION)
Organisations régionales de
Métrologie : associations pour
la collaboration volontaire en
métrologie scientifique et
industrielle entre laboratoires
nationaux de métrologie
(inclus un certain nombre de
laboratoires dit associés –
Designated Institutes) sur
financements propres des
états participants ou avec une
contribution des Etats
membres pour le
fonctionnement
28
RMO (REGIONAL METROLOGY ORGANISATION)
6 associations régionales
Europe occidentale
Amérique
Afrique
29
RMO
AFRIMETS (Intra-African Metrology System) 44 pays & 6 sous-régions
Magmet (4), Soamet (9), Cemacmet (6), Eamet (4), Sadcmet (15), Newmet (6)
APMP (Asia Pacific Metrology Programme)
59 instituts de 40 économies
COOMET (Euro-Asian Cooperation of National Metrology Institutions)
12 pays
EURAMET (European Association of National Metrology Institutes)
37 pays
SIM (Sistema Interamericano de Metrologia)
34 pays & 5 sous-régions
Noramet (3), Carimet (14), Suramet (5), Andimet (5), Camet (7)
30
EUROMET VERS EURAMET
31
EURAMET
32
EURAMET
ACTIVITÉS D’EURAMET
12 comités techniques
projets
tout pays membre peut y participer
base de données des projets
site internet
participation au JCRB
représentation dans les instances internationales
rémunération pour le secrétariat et le président
Ce programme doit permettre une
meilleure collaboration entre LNMs,
ACTIVITÉS DE EURAMET/EMRP →EMPIR→EPM : les académiques & industriels
European Partnership on Metrology : Les objectifs:
définition des thèmes des appels à projets • accélérateur d’innovation,
préparation des appels, gestion des JRP, … • éviter tout duplication des
Rémunération pour le EMIR-MSU, gestion des JRP efforts de R&D
• augmenter l’impact
33
LES COMITÉS TECHNIQUES
Participants
1 représentant par pays dans chaque comité technique (si le pays le
considère comme utile)
Contact Persons (CP)
TC Chair : président de chaque groupe (parmi les CP)
Élu pour deux ans par les CP du TC concerné, renouvelable 1 fois
Participation à l’assemblée générale d’EURAMET
Rapport chaque année à l’assemblée d’EURAMET de l’activité du
groupe
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LE CIPM-MRA
Objectifs
- Améliorer la
traçabilité des mesures
- Eviter des barrières
techniques pour les
échanges commerciaux
Certificats d’étalonnage
(CIPM-MRA) reconnus et
acceptés partout
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LE CIPM-MRA
Le CIPM-MRA couvre environ 250 laboratoires dans le monde (LNMs et laboratoires désignés –
DI)
Le statut de « membre associé à la CGPM » a été créé pour impliquer des Etats (et économies)
non membres de la Convention du mètre.
36
LE CIPM-MRA
En participant au CIPM-MRA, les NMIs ont leurs aptitudes de mesure et d’étalonnage (CMC) validées par des
pairs et publiées dans la KCDB
Les CMC sont validées à partir de
résultats
de comparaisons clés ou comparaisons supplémentaires
ou de résultats documentés (comparaisons organisées par les CC antérieures à 1999, comparaisons des RMO,
autres comparaisons (bilatérales, par exemple)
connaissance des activités techniques des autres LNMs
publications
rapports d’évaluation par des pairs
participation active dans des projets, organisés dans le cadre des RMO
toute autre connaissance et expérience dans le domaine de la métrologie
Par ailleurs le LNM doit avoir un système qualité mis en œuvre et approuvé par la RMO dont il fait partie
37
MISE EN ŒUVRE DU CIPM-MRA
38
MISE EN ŒUVRE DU CIPM-MRA
Procedure/documentation Standard
Workshop floor
40
COMPARAISONS
41
MISE EN ŒUVRE DU CIPM-MRA
CMCs
(aptitude de mesure et
d’étalonnage)
42
MISE EN ŒUVRE DU CIPM-MRA
CMCs
(aptitude de mesure et
d’étalonnage)
43
MISE EN ŒUVRE DU CIPM-MRA
44
EXEMPLES DE BÉNÉFICES DU CIPM-MRA
45
EXEMPLES DE BÉNÉFICES DU CIPM-MRA
16 M$ de dépenses en moins
effet
150 k$ de dépenses pour les étalonnages x 107
46
MISE EN ŒUVRE DU CIPM-MRA
EURAMET
MRA MRA
NMI NMI NMI
Laboratoire Laboratoire Laboratoire
d’étalonnage d’étalonnage d’étalonnage
EA
Laboratoires Laboratoires Laboratoires
accrédités accrédités accrédités MLA
47
LA MÉTROLOGIE LÉGALE
48
WELMEC
WELMEC est un organisme de coopération créé en 1989 entre les autorités nationales de métrologie
légale des pays d'Europe de l'ouest (Union européenne et Espace économique européen).
Depuis cette création, WELMEC s'est élargi en acceptant comme membres correspondants les pays
d'Europe centrale engagés dans un processus d'accession à l'Union européenne.
L'objectif de WELMEC est de faciliter les échanges d'information et la connaissance mutuelle entre ses
pays membres, d'harmoniser les réglementations et les méthodes de contrôle, et de promouvoir des
reconnaissances mutuelles.
49
ACCRÉDITATION
L’accréditation: Etalonnage Le SI
une reconnaissance par un organisme
tiers de la compétence d’un organisme Essais - Analyse
dans un domaine donné.
elle peut être volontaire, pour mettre
en valeur sa compétence ou obligatoire
dans le cadre de certaines
réglementations.
Elle s’appuie sur un référentiel
définissant des exigences en termes de
compétence technique et de mise en
œuvre d'un système de management de
Certification
la qualité
50
QUELQUES DOCUMENTS NORMATIFS SERVANT DE
RÉFÉRENTIEL D’ACCRÉDITATION
51
▬ LES MISSIONS D’UN — LES MISSIONS
GÉNÉRALES D’UN
LABORATOIRE LNM OU DI
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LES MISSIONS GÉNÉRALES D’UN LNM OU DI
Mise en œuvre et amélioration du SI
recherche fondamentale et appliquée
• développement de nouveaux étalons et méthodes de mesures & amélioration des références existantes
• participation à la définition de nouvelles unités
comparaisons internationales : EURAMET, CIPM, autres
Support pour l’industrie et la Société
transfert aux utilisateurs : permettre le raccordement des références des utilisateurs aux étalons
nationaux
recherches et développements : réalisation d’instrumentations spécifiques pour le transfert aux utilisateurs
formations, expertises
Comment :
la garantie nationale et internationale de leur traçabilité : MRA; CMCs
le souci permanent de favoriser et d'améliorer le transfert aux utilisateurs par la mise au point et la
caractérisation de démarches instrumentales innovantes : Étalons de transfert; étalonnage; CILs
elles comprennent aussi la mise en œuvre d'un programme de développement situé au niveau le
plus en amont de l'activité scientifique engagée dans les laboratoires nationaux étrangers de
métrologie homologues pour préfigurer l'évolution du système international d'unités.
54
ORGANISME DE RÉFÉRENCE
55
LES ACTEURS
Le Comité de la métrologie :
émet des recommandations sur les orientations scientifiques et stratégiques au Conseil d’Administration du LNE
est composé de 14 personnalités du milieu scientifique, industriel et des représentants des ministères concernés
(industrie et recherche)
oriente les travaux dans les domaines jugés prioritaires
unités mixtes de chercheurs.
56
LES LABORATOIRES
Observatoire
CNAM-Saint Denis/Landy de Paris
Les laboratoires
Laboratoires Nationaux de Métrologie
(LNM)
Laboratoires Associés
(LA) CEA-Saclay
57
4 LABORATOIRES DE MÉTROLOGIE
LNE-DMSI: Direction de la Métrologie Scientifique et
Industrielle /Laboratoire national de métrologie et
d’essais :
électricité - magnétisme LNE- LNHB/CEA Laboratoire National Henri
Becquerel /
métrologie dimensionnelle, masse et grandeurs Commissariat à l’énergie atomique et aux
apparentées énergies alternatives :
(pression, force, couple, acoustique, rayonnements ionisants, i.e. la dosimétrie
accélérométrie, viscosité) radioactivité
rayonnements optiques
métrologie chimique et biologique
température et grandeurs thermiques
LNE- SYRTE/OP: Systèmes de Référence
LNE-INM/CNAM: Laboratoire Commun de Métrologie Temps-Espace /
/ Conservatoire national des arts et métiers : Observatoire de Paris
longueurs, masse En charge des domaines :
rayonnements optiques temps et fréquences
température
58
6 LABORATOIRES ASSOCIÉS
Transfert : Publications
Revue française de métrologie
Monographies
Transfert : Formation professionnelle
Formation spécifique en métrologie
Journées techniques
www.metrologie-francaise.fr
60
LES MISSIONS D’UN LNM EN CHIMIE (LNE)
61
LES MISSIONS D’UN LNM EN CHIMIE (LNE)
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NOTRE IMPLICATION DANS LES RÉSEAUX
LCSQA (Laboratoire national de surveillance de la qualité de l’air)
Raccorder les mesures des associations agréées de surveillance de la qualité de
l’air (AASQA)
Apporter une aide au ministère de l’environnement
Participer aux commissions de normalisation
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NOS ACTIVITÉS EN MÉTROLOGIE
64
QUELQUES PROJETS EN ÉLECTROCHIMIE
65
QUELQUES PROJETS EN ÉLECTROCHIMIE
66
QUELQUES PROJETS EN ANALYSE ÉLÉMENTAIRES
Analyses de traces par dilution isotopique ICP-MS
68
APPLICATION DE LA SP-ICPMS: EXEMPLE 1
APPLICATION DE LA SP-ICPMS: EXEMPLE 2
69
APPLICATION DE LA SP-ICPMS: EXEMPLE 1
INTERCOMPARAISON EUROPÉENNE NANODEFINE
70
EXEMPLE EN CHIMIE ORGANIQUE
CCQM-P91 “PYRETHROIDS IN APPLE CARACTÉRISATION DE LA PURETÉ
JUICE CONCENTRATE » D’UN PESTICIDE: CCQM-K55.B ALDRIN
(ID-SPE-GC-MS)
71
ANALYSE BIOMÉDICALE
72
CONCEPTION D’UN BANC D’ESSAI POUR ÉVALUER LES
PERFORMANCES DE CAPTEURS DANS LE DOMAINE DE
L’EAU
Les dispositifs / capteurs pour la mesure
Depuis plusieurs années en continu peuvent être classés selon :
Large développement de capteurs et
Leur configuration (in situ / en ligne / sur site)
d’analyseurs en ligne pour la mesure
Leur mode d’utilisation (en continu, ponctuel)
en continu pour une application dans
Les paramètres suivis ou grandeurs mesurées
de nombreux secteurs d’activité : (pH, T, EC, O2, Cl2, turbidité, nutriments, matière
Stations d’alerte en amont de la ressource organique etc.)
en eau potable
Stations de surveillance (fonctionnement Le principe de mesure (électrochimie, optique,
des milieux) chimique)
Contrôle de procédés dans l’industrie
Suivi des rejets (urbains et industriels)
73
CONCEPTION D’UN BANC D’ESSAI POUR ÉVALUER LES
PERFORMANCES DE CAPTEURS DANS LE DOMAINE DE
L’EAU
BANC CAPTEURS EAU
BANC CAPTEURS EAU 1 paramètre
3 appareils
5 performances
Bac eau surface / usées
Centrale
d’acquisition
Desserte avec
grilles perforées
Analyseur de chlore
74
▬ LES CONCEPTS DE
TRAÇABILITÉ ET
D’ÉVALUATION DES — TRAÇABILITÉ ET
COMPARABILITÉ
INCERTITUDES DE — DÉFINITIONS
MESURE EN — EXEMPLES
MÉTROLOGIE EN
CHIMIE
75
TRAÇABILITÉ MÉTROLOGIQUE DES MESURES
Pourquoi ?
Assurer des mesures exactes et non-dépendantes de la méthode analytique
Assurer la comparabilité métrologique des résultats de mesure (au niveau de la
planète)
Pouvoir comparer des résultats d’études dans différents pays
Assurer la stabilité dans le temps des références
Surveiller les évolutions à long terme
Eviter les duplications d’analyse inutiles en ayant confiance dans les résultats
Répondre aux exigences réglementaires et normatives
Directive 98/79/CE de l’UE relative aux dispositifs médicaux de DIV
Normes ISO EN 17025, 15189 …
76
BESOINS DE MESURE ET D’ESSAIS EN CHIMIE
Comment définir la mesure en métrologie en chimie ?
Chimie Analytique : définition « Branche de la chimie qui a pour but l’identification, la
caractérisation et la quantification des substances chimiques
ainsi que le développement des méthodes nécessaires à cette
analyse. Elle s’intéresse également à la compréhension des
phénomènes mis en jeu dans les processus et les techniques
d’analyse afin de pouvoir sans cesse les améliorer »
(Encyclopedia Universalis)
77
MESURER
Pourquoi ?
Répondre à un besoin, une question, améliorer un produit, suivre un
procédé…
Etape clef : définir l’objet grandeur que l'on veut mesurer : mesurande
nombre + référence
78
CONCEPTS DE BASE : MESURANDE
79
LES CONCEPTS DE BASE : TRAÇABILITÉ MÉTROLOGIQUE
80
LES CONCEPTS DE BASE : TRAÇABILITÉ MÉTROLOGIQUE
Attention: Ne pas confondre avec la traçabilité d’un spécimen ou d’un document qui est
définie par l’aptitude à retrouver l’historique, la mise en œuvre ou l’emplacement de ce
qui est examiné (NF EN ISO 9000).
Dans le cas d’un produit, elle peut être liée à l’origine des matériaux et composants,
l’historique de réalisation et la distribution et l’emplacement du produit après livraison
81
ASSURER LA TRAÇABILITÉ
2 cas :
Lecture directe de la valeur d’une grandeur (par ex en physique)
Analyse du processus de mesure (cas de la chimie)
82
CHAÎNE DE TRAÇABILITÉ : EXEMPLE DES MASSES
Chaîne de raccordement à l’unité de masse (S.I.) : le kilogramme Maillons de la chaîne d’étalonnage d’un laboratoire
Incertitudes
83
LES CONCEPTS DE BASE: LES ÉTALONS
Exemple 5 série de solutions de référence de cortisol dans du sérum humain, dont chaque
solution a une valeur certifiée avec une incertitude de mesure
Exemple 6 matériau de référence fournissant des valeurs avec les incertitudes de mesure
associées pour la concentration en masse de dix protéines différentes
84
LES CONCEPTS DE BASE: LES MATÉRIAUX DE
RÉFÉRENCE
matériau de référence, m (VIM 3; § matériau de référence certifié, m
5.13) (6.13) (VIM 3; § 5.14) (6.14)
85
LES CONCEPTS DE BASE: RÉSULTAT DE MESURE
Résultats
résultat 1 résultat 2 résultat 3
attribuables
86 au mesurande
LES CONCEPTS DE BASE: LE CONCEPT
D’INCERTITUDE DE MESURE
incertitude des mesure f, (VIM 3; § 2.26) (3.9)
Incertitude
Résultats
résultat 1 résultat 2 résultat 3
attribuables
au mesurande
87
POURQUOI FAUT-IL ANNONCER UNE INCERTITUDE
AVEC LES RÉSULTATS DE MESURE ?
88
EXEMPLE DE TRAÇABILITÉ (1/2)
89
EXEMPLE DE TRAÇABILITÉ (2/2)
Système de Unité SI:
filtration méthodes
primaires de
mesure
Prélèvement
dans l’air Traçabilité
Étalon: solution
Particules sur de métaux purs de
filtres concentrations
MRC à matrice certifiées
Extraction des
particules
Particules
avec les
métaux lourds Analyses des métaux
lourds par absorption
Solution prête
Digestion lavage / atomique
pour analyse
90 chimique ajustement
EXEMPLE DE L’ANALYSE DE L’ATRAZINE DANS UNE EAU
Concentration de l’atrazine
dans l’eau (ng/l)
Traçabilité
+
Vérification de
l’exactitude
92
QUEL RÔLE POUR LES INSTITUTS NATIONAUX DE
MÉTROLOGIE ?
Mettre en place des méthodes de
référence traçables au SI pour les Définition méthode primaire en chimie
substances prioritaires: « méthodes donnée par le CCQM (1995)
primaires » « Une méthode de mesure primaire est une
méthode présentant les plus hautes qualités
Développer des MRCs métrologiques, dont la mise en œuvre peut être
entièrement décrite par une équation reliant la
quantité mesurée à la quantité de matière,
Fournir des valeurs de référence pour laquelle une incertitude exprimée en
traçables au SI pour les essais unités SI peut être entièrement évaluée, en
d’aptitude particulier en ce qui concerne les contributions
éventuelles dépendant d’autres espèces ou de la
matrice contenant la substance et dont les
Validation de nos aptitudes en résultats sont par conséquent obtenus sans
participant aux comparaisons clés du référence à un étalon de la substance en
CIPM
question ».
93
MÉTHODES DE MESURE PRIMAIRES
Gravimétrie
Le CCQM a étendu cette définition en 1998 n = m/M
en introduisant une distinction entre
méthode de mesure primaire directe et Titrimétrie
méthode de mesure primaire de rapports. n = CtVt
94
MÉTHODES DE MESURE PRIMAIRE DIRECTES :
EXEMPLES
Gravimétrie n = m/M Titrimétrie n = CtVt
- La mesure est réalisée au moyen d’une - Quantité de l’analyte déterminée via la mesure
balance qui est étalonnée avec des étalons de d’un volume équivalent Vt d’une solution titrante
masse eux-mêmes traçables au prototype de concentration Ct connue
international du kilogramme - Les points de référence ultime pour la titrimétrie
- Le facteur limitant de la méthode en termes sont les substances de haute pureté utilisées
d’incertitudes vient principalement des pour la préparation de la solution titrante
opérations de pesée et des interrogations sur - Cette méthode ne fait donc pas appel à un étalon
la pureté de l’échantillon de la quantité de la substance mesurée, mais
nécessite d’avoir recours à des étalons de masse
et de volume, chacun d’eux étant traçable à l’unité
SI qui lui correspond (kg et m).
- La principale source d’incertitude vient par
ailleurs de la détermination du point
d’équivalence
95
MÉTHODES DE MESURE PRIMAIRE DE RAPPORTS
96
DILUTION ISOTOPIQUE
Principe:
97
DOUBLE DILUTION ISOTOPIQUE
EQUATION DE LA DI:
78 76 78 76
msp .Csp .( Absp78 R78 / 76 . Absp76 )
78 76
98
QUEL RÔLE POUR LES INSTITUTS NATIONAUX DE
MÉTROLOGIE ?
Mettre en place des
méthodes de référence Traçabilité au plan national
traçables au SI pour les
substances prioritaires:
« méthodes primaires »
Développer des MRCs chaîne LNM
nationale
Fournir des valeurs de d’étalonnage Etalons
référence traçables au SI nationaux
pour les essais d’aptitude
Transfert Laboratoires
Validation des aptitudes en aux utilisateurs associés aux LNMs
participant aux comparaisons
clés du CIPM
Mesures Mesures
Pays A Pays B
Spécifications Exigences
Commerce
Fournisseur Client
Commerce
Fournisseur Client
100
TRAÇABILITÉ ET COMPARABILITÉ
Comparabilité
LNM (a) LNM (b)
Traçabilité
Mesures Mesures
Spécifications Exigences
Commerce
Fournisseur Client
101
RÉCAPITULATIF DU PROCÉDÉ DE MESURE
102
LES CONSTATS DE CERTIFICATION OU DE VÉRIFICATIONS
D’ÉTALONNAGE
Cf.exemples
103
ASSURER LA TRAÇABILITÉ D’UNE MESURE
ANALYTIQUE
« Méthodologie métrologique »
• Mesurande et incertitude?
• Analyse du processus
• Traçabilité au SI: chaîne de traçabilité et
justesse de la mesure
• Evaluation des incertitudes de mesure
Opérateurs qualifiés
Système d’AQ
104
A QUOI SERVENT LES INCERTITUDES ?
105
MÉTHODE DU GUM
106
PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE GUM – ETAPE 1 (1/2)
MOYEN(S) METHODE
RESULTAT
108
ISHIKAWA DIAGRAM (5M) FOR THE CALCULATION OF THE
UNCERTAINTY RELATED TO THE CHARACTERIZATION OF
NPS BY SP-ICP-MS
Method User Sample
NPs Choice of
extraction the cut-off
NPs stability Matrix
Sample Choice of Data
Preparation the cut-off Extraction
treatment
Nb of Repeatability Agglomeration
Sonication Data Repeatability
dilutions skills Agglomeration
treatment skills
Analyte Interferences Sample NPs size
Preparation Homogeneity
Polydispersity
Analysis Nb of
dilutions
y f x1, x2 ,....xN
du modèle au mesurande
• modèle statistique (groupant les effets
de grandeurs d’entrés sous la forme de
reproductibilité, justesse)…
D’une estimation des variances, MODÈLE STATISTIQUE
des grandeurs d’entrée ou des
variances de reproductibilité … C Cmesurée f Jus f Lin f Fidélité ....
Puis propager ces variances
110
PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE GUM – ETAPE 2 (1/2)
Incertitude-type :
Méthodes de type B :
• Évaluation par d’autres méthodes que
1 10
statistiques s xi x 2 7,9 µm
• Utilisation des informations disponibles n 1 i 1
111
PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE GUM – ETAPE 2 (2/2)
Principe d’une estimation par la méthode de type B
forme
L’évaluation se fait par l’analyse scientifique fondée sur
les informations disponibles sur la grandeur d’entrée :
étendue
• données fournies par des certificats d'étalonnage et
autres documents (incertitude connue) ;
• des résultats de mesures antérieures ; Lois usuelles :
• l'expérience ou la connaissance générale du
comportement des matériaux, des instruments utilisés,
des facteurs d’influence… ; Loi Forme a
Incertitude-type
• des spécifications de fabricants…
3
Deux informations sont nécessaires normale - +
a a a
L'étendue de variation de la grandeur considérée
La forme de la distribution de probabilité de la grandeur 3
considérée (normale, uniforme, U, ...) uniforme
(rectangle)
-a +a
a
dérivée d'arcsinus 2
112
-a +a
PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE GUM – ETAPE 3
2 n 1
f
n n
f f
uc y u xi 2 2 u xi , x j
2
i 1 xi i 1 j i 1
xi x j
2
f
n
113
PRÉSENTATION DE LA MÉTHODE GUM – ETAPE 4
U k uc y
Recommandations :
• 2 chiffres significatifs
• arrondie au chiffre supérieur
114
EXEMPLE D’ÉVALUATION : PRÉPARATION D’UNE
SOLUTION ÉTALON
115
QUALITÉ DE L’EAU
±u +
Incertitude de mesure
116
ANALYSE DES PRODUITS AGRICOLES ET ALIMENTAIRES
117
EN AMONT
Nécessité de déterminer :
• Justesse (biais, MRC, essais interlaboratoires…),
• Répétabilité
• Fidélité intermédiaire
• Reproductibilité…
118
119