FICHE 1 : LES TROUBLES DE L’HUMEUR
1. TB, DEPRESSION
Humeur Ensemble des dispositions affectives et instinctives qui détermine la tonalité
fondamentale de la vie psychique qui oscille de l’euphorie à la dépression douloureuse.
TROUBLE BIPOLAIRE
Les maladies peuvent être :
Bipolarité Alternance d’épisode maniaque et dépressif
Unipolarité Un seul type d’épisode le + souvent dépressif
Phases euthymie ou Quand un patient est en rémission d’un épisode maniaque ou
normothymie dépressif
Personnalité cyclothymique Oscillation de l’humeur (sans manie ni dépression).
Dépression récurrente Succession d’épisodes dépressifs
Trouble bipolaire Alternance entre manie et dépression. Apparition avant 30 ans.
2 types de troubles bipolaires
Type 1 Plusieurs épisodes maniaques + alternance d’épisodes dépressifs
Type 2 Dominance des épisodes dépressifs dans le tableau clinique avec au moins un
épisode maniaque ou hypomaniaque.
Caractéristiques :
Plus la PEC est précoce, meilleur est le pronostic
Souvent, diagnostic est fait 8-10 ans après le premier épisode thymique
Difficile de savoir si c ‘est uniquement un épisode dépressif ou si l’épisode inscrit dans un
trouble bipolaire
Les patients ne perçoivent pas l’aspect pathologique d’un épisode maniaque ou
hypomaniaque
Comorbidité fréquente : consommation de substance, troubles anxieux, troubles de la
personnalité
Symptômes résiduels :
Troubles du sommeil,
Trouble du rythme circadien
Troubles cognitifs : mémoire, attention
Culpabilité persistante : être malade, de ne pas pouvoir guéri
Hyperactivité
Fluctuation de l’humeur
Fatigue
Diminution de la libido
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EPISODE MANIAQUE
DEF Surexcitation et exaltation de toute l’activité physique et psychique de l’individu
Début Peut-être Brutal (qqs jours) ou progressif
Signe Réduction du sommeil. La personne se sent en plein forme alors qu’elle dort moins. Cette
insomnie a une constante de l’état maniaque et même la prise de médicaments pour
dormir ne font rien.
Caract Quantité d’activité, plein de projets plus ou moins réalistes
Dépenses et se mettent souvent en difficultés financières
Débordement pulsionnel (libido exacerbée aventures sexuelles multiples et variées).
Irritables, injurieux, grossiers, en total rupture avec le comportement inhabituel
Patients vifs, alerte ==> incapable de rester assis
Hyperactivité désordonnée ==> incapable de mener une activité à son terme
Contact familiers = ludique, faire la bise au psychologue, plaisanter
Logorrhée chez ces patients. Par cette logorrhée, il y a une décharge de l’excitation
La pensée se traduit par désordre, précipitation ==> fuite des idées
Discours et pensée désorganisée et chaotique
Peut aller jusqu’à des fabulation pseudo-délirantes
Adhésion partielle aux idées délirants, pas la conviction absolue des délires paranoïaques.
Il peut y avoir des hallucinations ==> Pas présent chez tous les patients
EPISODE HYPOMANIAQUE
DEF Forme mineure de l’aspect maniaque.
Carac Euphorie, impression de facilité
Se sent vif, alerte
Tendance à vouloir faire des changements dans leurs vies ms ne se lancent pas dans leur
réalisation
Etat hypomaniaque = rupture avec l’activité du sujet
EPISODE DEPRESSIF
DEF Souffre d’une douleur morale intense et persistance
Carac Inhibition affective, cognitive, motrice
Perturbation du sommeil, de l’appétit, diminution de la libido
Peut apparaitre relativement brutalement
1er signe = Sommeil ==> Peine à s’endormir, se réveille souvent, insomnie matinale
précoce (4-5h)
Désintérêt pour toutes les activités habituelles.
Culpabilise : Pense que tout ce qu’il lui arrive est de sa faute
Rumination : Il n’y arrivera jamais, responsable de ses échecs
Tous les gestes/mouvements sont lents, pénibles
Incapacité à éprouver du plaisir
Conduit à des idées de mort comme seul solution qui peuvent déboucher à des conduites
suicidaires
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DIFFERENTS FORMES DE MELANCOLIE DANS LE TROUBLE BIPOLAIRE
Mélancolie Episode dépressif avec sévérité plus ou moins importante, fatigue, troubles du
simple sommeil, trouble de l’appétit, diminution de la libido, anhédonie
Mélancolie Figé, ne bougent plus n’arrivent plus à s'élever, passer des heures dans le lit à ne
stuporeuse rien faire
Mélancolie Cette douleur morale s’accompagne d’un état délirant, délire a toujours une
agitée tonalité douloureuse, culpabilité, se sent responsable de ce qu’il lui arrive
d’influence (se sent possédé par le diable, le mal), idées de persécutions : patient
pense qu’on va l’arrêter
Elle peut ou pas s’accompagner d’hallucinations, souvent auditives, voix qui le
dénigrent qui l’accuse lui disent de se tuer
+ de suicides dans cette forme
Pris à tort pour un trouble du registre psychotique ==> peu amélioré par des
traitements neuroleptiques ni par les antidépresseurs ==> électrochocs
Mélancolie Profondément mélancolique avec grande souffrance morale mais arrivent à donner
souriante le change face à l’entourage, adoptent une attitude souriante mais cachent une
véritable mélancolie
Beaucoup de conduites suicidaires avec lettre expliquant le geste ==> entourage
est souvent très désarçonné.
EPISODE DEPRESSIF CARACTERISE (DEPRESSION)
Premiers signes : irritabilité, anxiété, diminution des activités plaisantes, souffrance intérieure,
tristesse
Mais la seule tristesse ne suffit pas à parler de dépression : suffisamment intense, durable et
associée à d’autres symptômes
Critère DSM5 Soit humeur dépresive
Soit une anhédonie : perte intérêt et plaisir
Pessimiste et son pessimisme porte sur le présent et sur le futur
Description du Notion de culpabilité qui revient (en lien avec le passé)
dépressif Diminition de l’ES, dépréciation chez le patient
Peu de mimiques, peu d’expressivité
Mouvements moins fluides, moins alertes
HUMEUR DEPRESSIVE
Caractéristiques
Hypersensibilité aux choses désagréables Foule dans les transports, les bouchons, faire la queue
Irritable voir même colérique Peut y avoir des gestes impulsifs qui sont en rupture
avec le comportement habituel
Parfois, l’irritabilité disparait et le patient devient complétement émoussé pour les choses positives
comme négatives
Au sein de l’anhédonie, on distingue :
De motivation Manque d’envie de faire les choses
De consommation Manque de plaisir pour faire les choses
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Plus l’anhédonie est sévère, plus c’est un signe de sévérité. C’est un facteur de risque suicidaire.
Souffrent d’insomnie matinale précoce
En dehors de ces 2 grands symptômes :
Perte d’appétit et Peuvent perdre du poids en grignotant toute la journée
perte de poids
Insomnie Difficultés d’endormissement, beaucoup de réveils et d’insomnie matinale
Agitation ou ralentissement psychique et moteur (bouge moins, fait mois moins de geste, …)
Asthénie, fatigue
RALENTISSEMENT DEPRESSIF (décrit par VILDOCHER)
Critère fondamental qu’on retrouverait chez tous les patients déprimés à différents niveaux
Exagération d’un système adaptatif, lorsque la douleur morale est trop
Déf importante, ralentir son organisme est une façon de ne plus être confronté au
quotidien. Mise dans un état d’hibernation
Conduite Réponse innée de l’individu lorsqu’il n’arrive plus à faire face à une situation
d’immobilisation de danger.
Se traduit par
Fonctionnement cognitif du patient ralenti
Difficultés à élaborer psychiquement
Toutes les tâches cognitives automatiques sont préservées (lecture)
Ne voient pas le temps s’écouler
Fatigue perte d’énergie
Culpabilité sentiment de dévalorisation
Troubles cognitifs réversibles
Capacités de mémorisation sont congruentes à l’humeur dépressive
Anxiété psychique
Anxiété ==> tensions ==> douleurs
Si on se réfère DSM, spécifier :
Episode isolé ou récurrent
Léger/modéré/Sévère
Sévérité Sévère Ttt pharmaco + psychothérapie
Léger à modérer Ttt pharmaco OU psychothérapie
Symptômes délirants ou pas
Caract psychotique ou pas Signe la gravité de l’épisode
Mélancolie délirante peut faire penser à un trouble psychotique
alors que c’est un trouble de l’humeur
En rémission partielle ou complète
Indices de sévérité : Idées mélancoliques, suicidaires avec plan, délires, troubles associés (addictions,
troubles de la perso…), refus des soins, chronicité des épisodes, résistance aux traitements,
Importance de l’entourage
Patient avec dépression sans trouble BP :
+ de plaintes
Amélioration + rapide
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+ anxieux
+ troubles somatiques et fonctions vitales
Moins ralenti
+ âgé lors du premier épisode
TROUBLE DEPRESSIF PERSISTANT (DYSTHIMIE)
Dépression moins envahissante : 1 jour sur 2
Sur plusieurs mois ou années
Mêmes symptômes, - intenses et – nombreux mais + persistant
Spécifier :
Si détresse anxieuse, caractéristiques mixtes, mélancoliques, atypiques, caractéristiques
psychotiques congruentes à l’humeur / non congruentes, catatonie…
Rémission partielle / complète
Début précoce (avant 21 ans) ou tardif (après 21 ans)
Sévérité léger / moyen / grave
Syndrome dysthymique pur : sans épisode dépressif caractérisé
Avec épisode dépressif caractérisé persistant ou intermittent
Difficile à traiter en psychothérapie car les patients ont l’impression que ça fait partie d’eux
Pourquoi changer ? Dépression légère qui persiste et dure dans le temps
Pas plus de 2 mois sans symptôme. Donc demande un investissement
Difficile de dater les débuts par les patients
DEPRESSION “EMOUSSEE-RALENTIE” vs DEPRESSION “ANXIEUXE-
IMPULSIVE”
Affiner le diagnostic en établissant des profils : échelle d’humeur dépressive (EHD)
C’est un hétéro-questionnaire. Une partie des items sur le comportement observé et une partie sur ce
que le patient dit. 5 dimensions sont sorties de cette échelle :
Irritabilité ressentie
Anhédonie
Hypo / hyper expressivité
Tristesse
Hyperesthésie
2 dimensions globales :
Émoussement affectif = déficit émotionnel : réunit la dimension anhédonie et le pôle d’hypo
expressivité avec tristesse importante
Perte de contrôle = réunit l’irritabilité ressentie et le pôle d’hyper expressivité
2 sous-groupes chez les déprimés
Patients émoussés ont des difficultés à envisager une véritable psychothérapie
Patients hyperexpressifs sont plus capables d’entamer une psychothérapie
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