Etude de La Pluviometrie Dans La Region Sud-Ouest de Madagascar: Approche Par Analyse en Composantes Principales Et Analyses Spectrales
Etude de La Pluviometrie Dans La Region Sud-Ouest de Madagascar: Approche Par Analyse en Composantes Principales Et Analyses Spectrales
DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
Faculté des Sciences
FORMATION DOCTORALE
MEMOIRE
pour l’obtention du
DIPLOME D’ETUDES APPROFONDIES EN PHYSIQUE
présenté par :
RAFENOMANANJARA Nomena Barisata
soutenu publiquement
le 04 Novembre 2011
Je tiens ainsi à adresser mes plus vifs remerciements à tous les enseignants du Département
de Physique de l’Université de Toliara qui ont été de véritables richesses durant ces longues années
d’études et qui m’ont permis d’arriver à ce stade de formation universitaire. Je ne vous remercierais
pas assez.
A tous ceux qui ont contribué de loin ou de près à sa réalisation, recevez ma profonde
reconnaissance à travers cet ouvrage, en particulier :
- les équipes du laboratoire DyACO;
- ma famille qui a m’a soutenu durant tous les moments difficiles de mon parcours.
Soyez remerciés à travers ce mémoire. J’espère ne pas avoir ajouté un fardeau trop pesant à
votre lourde tâche.
TABLE DES MATIERES
NOMENCLATURES
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
INTRODUCTION……………………………………………………….…………..……… 1
PARTIE I : LA PLUIE……………………………………………………….…….….…… 3
I-1-Généralités sur la pluie ………………….…………………………….…….……… 4
I-2- Processus de formation des précipitations ……………………………….….……. 4
I-2-1-Source d’humidité de l’air atmosphérique ……………………………..……… 4
I-2-2- La formation des nuages…………………………..………………….…...…… 5
I-2-1-1- Les nuages dus aux phénomènes de convection……………..…..…… 5
I-2-1-2-Les nuages dus au relief…………..……….………….……..…..….…. 6
I-2-1-3- Les nuages dus à la rencontre de deux masses d’air………...….….…. 6
I-2-3- Le développement des précipiatations…………………………..…..…….….. 7
I-2-3-1- Mécanisme de Bergeron………………………………….….….……. 7
I-2-3-2- Précipitations des nuages chauds……………………………...……… 8
PARTIE II :
METHODOLOGIES………………………………………………………….………....…..9
II-1-L’analyse en Composantes principales………………….…………….…..…….… 10
II-1-1-Présentation générale…………………………………….…….…..……….…. 10
II-1-2-Tableau de données initiales………………………………….…...….….……. 10
II-1-3-Nuage des points individus et nuage des points variables………..….….…….. 11
II-1-4-Caractéristiques des nuages de points……………………………..…..….…… 12
II-1-5-Formalisation mathématique de l’ACP…………………………………..……. 12
II-1-5-1-Schématisation de l’objectif de l’ACP…………………...……..….…. 12
II-1-5-2-Centrage et réduction des variables………………………....…..……. 13
II-1-5-3-Schématisation de l’espace des variables Zj ……….………………… 13
II-1-5-4-Schématisation de l’espace des individus Ui…………..…….…...…… 14
p
II-1-5-5-Ecriture des composantes principales dans ℝ …..………....….……..15
II-1-5-6-Caractéristiques des axes principaux………….……....…………..…. 19
II-1-5-7- Représentation des variables …………………….….……….…..….. 20
II-1-6- Interprétation des résultats de l’ACP………………………………....……… 22
II-1-6-1- Choix du nombre d’axes principaux à retenir……………….…..…… 22
II-1-6-2- Interprétation des axes principaux en fonction des contributions…….. 22
II-1-6-3- Interprétation des plans factoriels par les qualités des représentations.. 22
II-2-Transformation de Fourier rapide……………………………………...…..…….. 24
II-2-1-Définition d’un signal………………………………………..……..………… 24
II-2-2-Transformation de Fourier continue…………………………………………. 24
II-2-3-Transformation de Fourier discrète……………………..…………………..… 24
II-2-3-1-Signal discret…………………………………………..…...………… 25
II-2-3-2-Transformation de Fourier discrète…………………….…………….. 25
II-2-4-Transformation de Fourier rapide………………………………….…………. 25
II-3-Transformation en ondelette continue………………………..…………………… 26
II-3-1-Transformation de Fourier à fenêtre glissante…………………..…....……….. 26
II-3-2-Transformation en ondelette continue…………………………….….……….. 27
II-3-2-1-Description d’une ondelette………………………….…...….……….. 27
II-3-2-2- Quelques exemples d’ondelettes…………………………….….……. 28
II-3-2-3- Versions translatées et dilatées d’une fonction d’ondelette…….….… 29
II-3-2-4- Formulation de la transformation en ondelette continue……….……. 31
PARTIE III : RESULTATS…………………………………………….……….…………. 34
III-1-Localisation de la zone d’étude………………………………………….....……... 35
III-2-Données utilisées……………………………………………….……………….….. 35
III-3-Résultats de l’Analyse en Composantes Principales……………………..……… 36
III-3-1-Description du tableau de départ………………………………..…..….……. 36
III-3-2-Objectif de l’analyse…………………………………………….….....……… 36
III-3-3-Résultats de l’analyse en composante principale………………..…..….……. 39
III-3-3-1-Tableau de données centrées réduites………………….……………. 39
III-3-3-2-Résultats préliminaires……………………………………...…..…… 41
III-3-3-3-Résultats généraux de l’ACP……………………………...…...…….. 43
III-3-3-4- Interprétation des résultats de l’ACP………………….....…….……. 45
III-3-4- Conclusion de l’analyse en composantes principales …………………….….. 53
III-4-Etude de la pluviométrie pour chaque groupe de points……………….……….. 55
III-4-1-La pluviométrie dans la région I……………………………..…....………….. 56
III-4-1-1-Variation mensuelle de la pluie……………………..………………... 56
III-4-1-2-Transformation de Fourier rapide ……………………....…………… 56
III-4-1-3- Transformation en ondelette continue ……………..…..….………... 57
III-4-2-La pluviométrie dans la région II…………………………………...………… 58
III-4-2-1- Variation mensuelle de la pluie………………………….….……….. 58
III-4-2-2-Transformation rapide de Fourier…………………….....…………… 58
III-4-2-3-Transformation en ondelette continue………………….....….……… 59
III-4-3-La pluviométrie dans la région III……………………………....…….……… 60
III-4-3-1- Variation mensuelle de la pluie………………………..…………….. 60
III-4-3-2- Transformation rapide de Fourier…………………....…….………... 61
III-4-3-3-Transformation en ondelette continue…………………..……………. 61
III-4-4-La pluviométrie dans la région IV…………………………………...……….. 62
III-4-4-1-Variation mensuelle de la pluie……………………….…….....……...62
III-4-4-2- Transformation rapide de Fourier…………………….…….……….. 63
III-4-4-3-Transformation en ondelette continue ……………………....………. 63
III-4-5-Observations et commentaires…………………………….………….………… 64
Conclusion générale…………………………………………….………….…...…...…… 66
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
NOMENCLATURES
n : nombre d’individu
Ui : le ième individu
Xj : la jième variable
Tr ( R ) : trace de la matrice R
λj : la jième valeur propre de la matrice de corrélation R
ρ ( Z k , F j ) : corrélation entre Zk et F j
cov( Z k , F j ) : covariance entre Z k et F j
x (t ) : un signal quelconque
Te : période d’échantillonnage
s : facteur d’échelle
Figure 3.10 : variation mensuelle de la pluie de 1979 en 2004 dans la région I…….………. 56
Tableau 3.3 : résultats des calculs statistiques préliminaires pour les variables………..…….. 41
Tableau 3.8 : coordonnées et qualité de représentation des individus dans le plan F1-F2….... 48
Tableau 3.9 : coordonnées et qualité de représentation des individus dans le plan F1-F3….... 50
Tableau 3.10 : coordonnées et qualité de représentation des individus dans le plan F2-F2….... 52
Introduction générale
Madagascar, s’étendant sur une longueur de 1 650 kilomètres du 12e au 25e degré de
latitude sud, est incluse presque entièrement dans la zone tropicale. Elle est soumise à trois
principaux régimes de vents à savoir [1] :
− l’Alizé de Sud Est, engendré par l’anticyclone des Mascareignes et qui vient
heurter l’ile le long de la côte Est pendant l’hiver austral ;
− la mousson de Nord-Ouest, occasionnée par les basses pressions équatoriales
situées au Nord de Madagascar, souffle pendant l’été austral ;
− et les vents subtropicaux de Sud-Ouest.
Son climat tropical est gouverné par deux saisons : une saison sèche (du mois d’avril au
mois d’octobre) et une saison de pluie (du mois de novembre au mois de mars).
De par ces régimes de vents, sa position géographique, la forme du relief et l’influence
maritime, Madagascar peut être divisée en quatre régions climatiques :
− la région perhumide qui correspond à la fois au versant oriental de l’ile entre Antalaha
au Nord et Taolagnaro au Sud et à la partie sommitale de la montagne d’Ambre ainsi qu’à la
région de Nosy Be et Sambirano au Nord-Ouest ;
− la région humide à climat d'altitude qui rassemble les hautes terres centrales, à la
régionAlaotra-Mangoro, aux contreforts de la montagne d’Ambre. Les grands massifs de
Tsaratanana, d’Ankaratra et d’Andringitra sont caractérisés par le climat d’altitude ;
− la région subhumide à semi-aride : elle comprend, à l'Ouest, la bordure occidentale des
hauts plateaux centraux, au Nord-ouest, le bassin sédimentaire de Mahajanga et à l'extrême
Nord de l'île, la région d'Antsiranana ;
− la région semi-aride quant à elle, correspond au du bassin de Morondava au Sud-ouest
et s’étend jusqu’au plateau de l'Ihorombe. Les massifs de l'Isalo et de l'Analavelona se
rattachent à la fois au climat subhumideet au climat humide ;
− la région sèche ou aride qui se rapporte aux avancées les plus méridionales du socle et
terrains sédimentaires du plateau Mahafaly et la zone côtière entre Morombe et Ambovombe.
Par rapport à ces régions climatiques et aux éléments du climat (la pression atmosphérique,
la température, le vent, ...), la pluviosité est une caractéristique qui différencie au mieux les
saisons et les climats.
Par ailleurs, pour bon nombre de Malgaches, la pluie occupe une place prépondérante dans
la vie quotidienne. Elle est à l’origine de toute eau douce disponible et dans certaines zones
comme dans la partie sud de l’ile, elle devient souvent une question de vie ou de mort.
La pluie est une des formes de précipitations. Elle atteint le sol sous forme de gouttelettes
d'eau liquide dont le diamètre varie entre 0,2 mm et 10 mm (1 cm). La pluie se développe
souvent à partir des nuages dont la température de sa partie supérieure est parfois inférieure à
0 °C.
Les nuages peuvent aussi se former grâce à la topographie de la Terre ; par exemple grâce
aux collines ou aux montagnes. De tels nuages s’appellent « nuages orographiques ». Soufflé
par le vent, l’air est obligé de passer par-dessus une montagne, et lorsqu’il s’élève, il se
refroidit. Si sa température baisse jusqu’à son point de condensation, la vapeur d’eau
contenue dans l’air se liquéfiera et se transforme donc en nuage.
II-1-1-Présentation générale
L’analyse en composantes principales - que nous notons par la suite ACP- fait partie d’un
groupe de méthodes d’analyse de données. Dans la mesure où c’est une étude statistique
essentiellement descriptive, elle dépend d’un modèle géométrique. En effet, l’ACP propose, à
partir d’un tableau rectangulaire de données comportant p variables quantitatives (avec p
suffisamment grand) pour n individus, de représenter et de résumer, sous forme graphique, le
maximum d’informations contenues dans ce tableau. Ces données peuvent provenir d’une
procédure d’échantillonnage ou bien de l’observation d’une population toute entière.
A partir de ces représentations,
− pour les individus : on peut voir s’il existe une structure, non connue à priori, sur cet
ensemble d’individus. Autrement dit on cherche à distinguer, dans l’ensemble des
individus, des groupes qui se ressemblent ou qui se différencient des autres ;
− pour les variables : de façon analogue, on peut étudier les structures de leurs liaisons
linéaires. On prospecte celles qui présentent une forte corrélation ou, au contraire,
celles qui n’en ont aucune avec les autres.
Alors pour ce faire, l’ACP réduit le nombre de variables initiales à analyser en créant q
nouvelles variables synthétiques ( ), appelées axes principales ou facteurs, par
combinaison linéaire des p variables initiales.
II-1-2-Tableau de données initiales
Les données utilisées en ACP sont les mesures effectuées sur n individus
{U 1 ,U 2 ,...U i ,...U n } Les p variables quantitatives qui représentent ces mesures sont
{X , X
1 2 ,... X j ,... X p } .
Le libellé des colonnes concerne les variables et celui des lignes est les individus. Ainsi
représente la valeur prise par la variable n°j pour le ième individu.
II-1-3-Nuage de points individus et nuage des points variables
On représente chaque individu par le vecteur de ses mesures sur les p variables :
t
W i = U i = xi1 xi2 ... xij ... xip
ce qui donne :
xi1
xi2
.
Wi =
x
ij
.
xip
Alors un individu peut être défini par p coordonnées dans l’espace ℝ p appelé espace des
variables. L'ensemble des n individus noté … forme alors un «nuage de points
individus » dans ℝ p et Wi est un vecteur de ℝ p .
En faisant de même dans ℝ n , chaque variable pourra être représentée par un point dans
l’espace ℝ n dénommé espace des individus. L’ensemble des points relatifs aux variables
forme le « nuage des points variables ». Les composantes de la jème variable sont :
Les caractéristiques des nuages de points utiles dans la réalisation de l’ACP se trouvent
dans l’annexe A.
U 1 x11 x12 ... x1 j ... x1 p
U 1 f11 . f1q
U 2 x21 x22 ... x2 j ... x2 p U 2 f 21 . f 2q
.
. . . ... . ... . ACP . . ...
X= F=
U i fi1 f iq
U i xi1 xi2 ... xij ... xip
fij
. . . ... . ... . . . ... .
U n x xn2 ... xnj ... xnp
Un f
n1 .
f nq
n1
Comme il était dit dans la présentation générale, l’objectif de l’ACP vise à obtenir une
représentation approchée du nuage de points des individus dans un sous-espace de dimension
(q) plus faible. En général, on cherche les représentations planes les plus représentatives du
nuage initial. Ceci s’effectue par projection orthogonale.
Or comme la projection raccourcit les distances, et qu’on veut déformer le moins possible
les distances en projection, on cherche à maximiser l’inertie du nuage projeté sur le sous-
espace.
xij − x j
avec zij = la variable centrée réduite où :
σ (xj )
1 n
n∑
xj = xij est la moyenne arithmétique de la variable Xj
i =1
σ ( xj ) = ∑ ( xij − x j )
2
1 n
est l’écart type de la variable Xj.
n i =1
( )
e1, e2 ,..., e p . On peut schématiser cet espace de la façon suivante :
Puisqu’on utilise des variables centrées réduites, le centre de gravité G du nuage de points
variables coïncide avec l’origine des axes.
II-1-5-4- Schématisation de l’espace des individus Ui
Dans l’espace ℝ des individus se trouve les p variables Z j , j = 1... p . Avec un système
n
( )
, , ,
d’axes orthonormés e1 , e2 ,..., en , on peut schématiser cet espace comme suit :
changement de base
( )
b1 , b2 ,..., b p tel que la variance des n
b1 j f1 j
⋯ ⋯
En notant b j = bij et F j = f ij , la projection orthogonale s’écrit : f ij = GU i ib j .
⋯ ⋯
bpj f pj
1 n 1 n 1 n
n∑ ∑ ∑
fj = f ij = z b
i1 1 j + ⋯ + zinbnj
i =1 n i =1 n i =1
1 n
1 n
= b1 j ∑ zi1 + ⋯ + bnj
n i =1
∑ zin
n i =1
z1 =0 zn = 0
⇒ fj =0
Toutes les composantes principales sont à priori centrées. Les axes principaux ont pour
origine le centre de gravité G du nuage des points individus de départ.
=
1t
n
( 1
n
( )
Zb j )( Zb j ) = tb j t Z ( Zb j ) = tb j t ZZ b j
1
n
1t
L’expression ZZ représente la matrice de corrélation linéaire des variables
n
Z j , j = 1... p de la matrice Z. En notant R la matrice de corrélation, la variance devient :
var Fj = tbj Rb j
Selon l’écriture des composantes principales, avec au maximum 3 axes principaux, on
espère expliquer une part significative de la variance totale du nuage des points individus.
Cela revient donc à maximiser la variance d’une composante principale Fj sachant que le
nouveau vecteur de base b j de l’axe Fj est un vecteur normé.
Le problème à résoudre est alors de trouver bj tel que :
C’est un problème de recherche d’un optimum d’une fonction de plusieurs variables liée
par une contrainte. La méthode des multiplicateurs de Lagrange peut être utilisée pour la
résolution de ce système (annexe B).
Dans la recherche de bj , il faut calculer les dérivées partielles de :
g( b j ) = g( b1 j ,b2 j ,...,bpj ) = tb j Rb j − λ j ( tb j b j − 1 )
En utilisant la dérivée matricielle (annexe C), on obtient un nouveau système à résoudre :
Rb j − λ j b j = 0 (1)
t
b j b j − 1 = 0 (2)
De l’équation matricielle (1), on déduit que bj est vecteur propre normé de la matrice R
⇒ var Fj = λ j
Et puisque B est une matrice orthogonale, la trace de la matrice de corrélation R est égale à
la trace de la matrice Λ . C’est à dire :
p
1 + 1 + ... + 1 = p = ∑ λ p
j =1
Donc on peut calculer le pourcentage de variance totale donnée par chaque axe principal
par :
λj
×100
p
et de déterminer si avec un nombre restreint d’axes, on peut lire l’information donnée par
le nuage de points individus.
II-1-5-7- Représentation des variables
On peut envisager le problème de la représentation des variables de façon complètement
symétrique de celle des individus. Le raisonnement se fait dans ℝ n au lieu de ℝ p .
Soit C la matrice de changement de base dans ℝ n d’élément cki tel que :
c1 c2 ⋯ ci ⋯ cp
c11 c12 ... c1i ... c1 p
c21 c22 ... c2i ... c2 p
. . ... . ... .
C=
ck 1 ck 2 ... cki ... ckp
. . ... . ... .
c cn2 ... cni ... cnp
n1
cov( F j , Z k )
ρ (Fj , Zk ) =
σ ( F j )σ ( Z k )
avec σ (Zk ) = 1
2
σ ( F j ) = var( F j ) = λ 2j .
Déterminons cov( Fj , Z k ) :
1t t
cov( F j , Z k ) = b j ZZ k où Zk étant la kième colonne de la matrice Z.
n
Zk peut se mettre sous la forme :
0 0 0
0 0 0
1 ⋮ ⋮ ⋮
cov( F j , Z k ) = t b j t ZZ = t b j R = λ j t b j = λ j bkj
n 1 1 1
⋮ ⋮ ⋮
0 0 0
où bkj est la k ième coordonnée du vecteur directeur b j de l’axe Fj .
Finalement,
λ j bkj
ρ (Fj , Zk ) = = λ j bkj
λj
En variant k et j, on aboutit à la matrice de corrélation entre les composantes principales et
toutes les variables initiales. Cette matrice est identique à φ .
( )
Comme on a toujours ρ 2 ( Fj , Z k ) + ρ 2 F j ' , Z k ≤ 1 (annexe D), on obtient des points à
part de variance fournie par cet individu. En notant CTU i Fj cette contribution, on a :
Un individu contribuera d’autant plus à la formation d’un axe principal que sa projection
sur cet axe s’éloigne du centre de gravité du nuage.
Et inversement, un individu dont la projection sur un axe se trouve proche du centre de
gravité contribue faiblement à l’inertie portée par cet axe. On se sert de ces contributions pour
interpréter les nouveaux axes en fonction des individus.
II-1-6-2- b- Contributions des variables pour un axe principal
La contribution d’une variable Zi à la formation d’un axe principal Fj se définit de la même
façon que celle des individus. En notant CTZ i Fj cette contribution, on a :
ρ 2 ( Fj , Zi ) ρ 2 ( Fj , Zi )
CTZi = =
Fj p
λj
∑
i =1
ρ 2 ( F j , Zi )
Si cos 2 (θ ij ) est proche de 1, alors Ui est bien représenté par sa projection sur Fj.
En utilisant le théorème de Pythagore, on peut calculer le carré du cosinus de l’angle θijj '
que fait GU i et le plan engendré par ( F j , F j ' ) :
Dans notre cas, la période d’échantillonnage est soit 1 jour, 1 mois ou une année.
La Transformée de Fourier rapide (qu’on notera FFT) est simplement une transformation
de Fourier discrète calculée selon un algorithme permettant de réduire le nombre d’opérations
à effectuer, en particulier, le nombre de multiplication.
Il faut noter cependant que, la diminution du nombre d’opérations arithmétiques à effectuer
n’entrainera pas nécessairement la réduction du temps d’exécution.
Si on calcule directement la transformée de Fourier discrète d’un signal à n échantillons
sans algorithme, on doit effectuer :
n 2 multiplications complexes
n(n − 1) additions complexes
Il existe différents algorithmes de la FFT. Le plus connu est celui de Cooley-Tukey qui
réduit à
n
log 2 ( n ) le nombre de multiplications.
2
Alors avec le logiciel MATLB, pour calculer la transformation de Fourier rapide d’un
signal, il suffit d’utiliser la commande fft. A la sortie, on obtient les coefficients de la
transformation.
Alors on obtient la transformation dite de Gabor qui est définie de la manière suivante :
1 +∞ ( t − µ )2
− −
Ga ( µ , f ) = π 4
∫−∞ f (t )e 2 e −2 iπ ft
dt
0.8
0.6
0.4
0.2
a m p litu d e
-0.2
-0.4
-0.6
-0.8
-1
-8 -6 -4 -2 0 2 4 6 8
temps
+∞
− si φ (ω) désigne sa transformée de Fourier, alors ∫0 φ (ω )dω < +∞ ;
♦ Ondelette de Haar
C’est la différence de deux fonctions de Heaviside
♦ Ondelette de Daubechies
♦ Ondelette de Meyer
Le facteur d’échelle agit de la même façon avec les ondelettes. Le facteur le plus petit
correspond à l’ondelette la plus comprimée.
1 t −b
ψ s ,b (t ) = ψ
s s
II-3-2-4-a- Définition
La transformation en ondelette continue d’un signal f (t ) est définie comme étant une
transformation temps-échelle. Elle décompose le signal réel en une somme de fonctions qui se
déduisent les unes des autres par dilatation et translation d’une fonction ondelette appelée
ondelette analysante ou ondelette « mère ». Elle associe le signal à analyser f (t ) à une
Cs ,b = ∫ f (t )ψ s*,b (t )dt
Remarques :
• ∫ f (t )ψ s,b (t )dt = f ,ψ s ,b
*
exprime le produit scalaire (opérateur de projection
classique). Alors le calcul des coefficients d’ondelettes Cs,b se ramène à une série de
interprétation [11]
Nous allons illustrer comment se calculent les coefficients Cs,b et comment s’interprètent-
ils.
Sur la figure 2.16, on centre l’ondelette sur une position b (temps) et on la multiplie avec le
signal. On calcule l’aire du signal produit, notée P (t ) ainsi obtenue : elle est comptée
positivement pour les parties de la courbe située au-dessus de l’axe des abscisses et
négativement dans le cas inverse. Cette aire est égale au coefficient d’ondelette Cs,b pour
Figure 2.16 : en haut multiplication de f(t) par l’ondelette mère et en bas la mesure du coefficient
Quand f(t) reste constante (1) autour d’un temps b’, l’aire du produit de f(t) par l’ondelette
ψ s ,b (t ) est petite. Autrement dit, Cs,b est petit. Au contraire, si le fragment de signal autour
d’un temps b est irrégulier (2) et que ses variations sont de « fréquence » comparable à celle
de l’ondelette, l’aire du produit signal-ondelette (donc Cs,b ) est généralement plus grande.
Sur la figure 3.1, celle qui est encadrée en bleu montre notre zone d’étude. Elle se situe
entre :
− la latitude 21,5° Sud et 26,5° Sud ;
− la longitude 42,5° Est et 45,5° Est.
Dans notre ACP, on a choisi comme individus les intersections de chaque latitude et de
chaque longitude disposant les valeurs des pluies et comme variables les mois de l’année.
Puisqu’on a 6 latitudes et 4 longitudes dans notre zone d’étude, alors il y a 24 points
d’intersections représentant nos individus. On a affecté un nom pour chacun de ces individus
pour faciliter l’interprétation des résultats d l’ACP. La figure 3.2 montre la correspondance y
afférant.
Comme nous l’avons déjà mentionné, l’analyse en composantes principales nous permet de
diviser la zone d’étude par rapport à la pluie. D’une manière simple, on compare les pluies
mensuelles des différents points de notre site d’étude.
Du point de vue des individus (les lieux ou les points)
Chaque lieu est caractérisé par leurs 12 valeurs climatologiques de pluies mensuelles.
Quels sont les points qui se ressemblent et quels sont ceux qui diffèrent ? Dans l’ACP, la
dissemblance entre les individus se mesure par une distance. Dans notre cas, le carré de la
distance entre deux lieux est la somme des carrés des différences entre les moyennes des
pluies des 12 mois. Alors on peut se demander si ces ressemblances (ou dissemblances)
correspondent à des proximités (ou des éloignements) géographiques.
Du point de vue des variables (les mois)
Les mois se caractérisent par les pluies mensuelles des 24 lieux. On ne cherche pas à
séparer les mois pluvieux des plus secs pour l’ensemble des individus mais de comparer la
répartition des 24 lieux (des plus humides aux plus secs) pour deux mois différents sans tenir
compte du fait que d’un mois à l’autre, la hauteur de pluie demeure plus ou moins constante.
La notion de ressemblance entre mois se traduit par la corrélation entre variables. Deux
mois sont d’autant plus corrélés si chacun montrera la même répartition des 24 lieux selon la
valeur de la pluie. A l’inverse, la faiblesse de leur corrélation se dévoilera si ce ne sont pas les
mêmes lieux où l’on trouve les pluies les plus élevées (ou les plus basses). Alors se pose la
question: peut-on faire un bilan de corrélation entre les 12 mois ?
Longitude
Pour chacun des 24 points de notre zone d’étude, on calcule les moyennes climatologiques
des pluies mensuelles entre 1979 et 2004.
Par exemple : pour le point A1, la première colonne (janvier) représente la moyenne
climatologique de la pluie de tous les mois de janvier de l’année 1979 à 2004.
Le résultat 3.1, montrant les 24 points en lignes et les 12 mois de l’année en colonnes,
rassemblent le résultat des calculs. Il constitue notre tableau de départ pour l’ACP.
Tableau 3.3 : résultats des calculs statistiques préliminaire pour les variables
Ce tableau nous donne une idée générale sur l’attitude des variables. Cet aperçu nous aide dans l’interprétation de l’ACP que nous verrons
plus tard.
On constate que :
− positivement, le mois de janvier est fortement corrélé avec les mois de février, mars et décembre ;
− le mois de février est fortement corrélé de façon positive avec le mois de mars et décembre;
− le mois de mars l’est avec les mois de juillet, septembre, octobre et décembre ;
− le mois d’avril avec les mois de mai, juin, juillet, septembre, octobre et novembre sont corrélés positivement ;
− le mois de mai avec les mois de juin, juillet, septembre et octobre sont aussi corrélés positivement ;
− le mois d’août n’est corrélé à aucun mois.
Mémoire de RAFENOMANANJARA Nomena Barisata 42
III-3-3-3- Résultats généraux de l’ACP
Puisqu’on travaille sur un tableau de données centrées réduites (ACP normée), pour
déterminer le nombre de facteurs retenus, on calcule les valeurs propres de la matrice de
covariance-variance des variables.
6
valeurs propres
3
24,84%
8,48%
1
2,72%
0,78% 0,48% 0,25% 0,17% 0,13% 0,03% 0,022% 0,007%
0
0 2 4 6 8 10 12
numéro des valeurs propres
− Les colonnes de coordonnées expriment les coordonnées des variables (mois) sur les
axes factoriels. Il s'agit des coefficients de corrélation linéaire entre les variables
initiales et les facteurs retenus. Ces coefficients nous permettent aussi de projeter les
variables dans le plan factoriel formé par chaque couple facteurs. Dans notre cas, on a
trois plans factoriels ;
− Les colonnes de contributions désignent les contributions des mois à la formation des
axes Fi.
A 1 B 1
aout
janv-fev
dec
0.5 0.5
mars
axe F2: 24,84%
-1
-1
-1 -0.5 0 0.5 1
axe F1: 69,03% -1 -0.5 0 0.5 1
axe F1: 62,03%
1
Figure 3.4 :
C aout
juin
mars janv-fev
mai sep
0
jul dec
oct
avrl
nov
-0.5
-1
-1 -0.5 0 0.5 1
axe F2: 24,84%
D’après la projection des variables dans le plan factoriel F1-F2, les mois sont positivement
et fortement corrélés avec cet axe à l’exception du mois d’août. Alors on observe un effet de
taille sur le premier facteur. Il classe les individus suivant leur taille puisqu’il va ordonner les
lieux (individus) selon la hauteur de pluie annuelle. L’effet de taille nous renseigne aussi que
certains points (individus) paraissent plus humides que d’autres quel que soit le mois de
l’année.
Les individus
Compte tenu de la relation de transition entre les coordonnées des variables et celles des
individus, on prévoit, le long de l’axe F1, les lieux plus humides du côté des coordonnées
positives et les moins humides du côté des coordonnées négatives. Il oppose les points D5-
C5-D4 (à droite) aux points A1-A4-A5-A6-B5-C6 (à gauche) (figure 3.5).
Ainsi quel que soit le mois de l’année, la hauteur de pluie dans les lieux D5-C5-D4 se
trouve au-dessus de la moyenne (calculée sur les 24 points de notre zone d’étude) tandis que
celle des points A1-A4-A5-A6-B5-C6 se situent en dessous de la moyenne.
Remarques : - le point A4 conserve la plus faible coordonnée sur l’axe F1. Cela ne veut
pas dire que cette partie présente, quel que soit le mois, le minimum de pluie. Seulement le
mois le plus secs se situe en août comme l’indique les données d’origine ;
- les points A2-B3-D1-C3 se trouvent près de l’origine de l’axe F1. Cela
indique que la pluie en ces lieux est moyenne sans qu’elle soit toujours constante.
Alors ce premier facteur semble correspondre à la pluie annuelle.
III-3-3-4-d- Interprétation du second facteur
Les variables
Sur cet axe, les coordonnées des lieux ayant une forte amplitude pluviométrique se
montrent positives et négatives pour ceux à faibles amplitude. Cela se vérifie par l’opposition
entre A3 (sur le côté négatif) et les points D1-D2-B1-C1-C2 (sur le côté positif) (figure 3.5).
Ces derniers présentent, de décembre à mars, une forte amplitude pluviométrique tandis qu’en
A3, la valeur de l’amplitude baisse. On a une situation inverse au mois de mai – juin –juillet
– septembre – octobre – novembre.
III-3-3-4-e- Interprétation du troisième facteur
Les variables
Seul le mois d’août représente 88,34% de l’inertie totale du troisième facteur et il est
corrélé fortement et positivement avec ce dernier. Le mois d’août se trouve en hiver austral,
ainsi ce troisième axe correspond alors à la pluie hivernale.
Les individus
Les points A2-A3-B4 (figure 3.6) présentent une pluie supérieure à 1mm au milieu de
l’hiver austral. Et d’ailleurs c’est en ces trois lieux qu’on reçoit le maximum de pluie à cette
période.
III-3-3-4-f- Le plan factoriel F1-F2
La dernière colonne du tableau 3.8 donne la qualité de représentation des individus dans le
plan factoriel F1-F2. Pour un individu donné, elle précise la somme de sa qualité de
représentation sur chacun des axes définissant le plan.
4
D1
C1
3
B1 D2
2 C2
Axe F2 (24,84%)
D3
B2
1 C3
B3
0
C4 D4
C6 A2
-1 A4 D6 B4 D5
A6 B5 B6 C5
A1A5
-2 A3
-3
-4 -2 0 2 4 6
Axe F1 (82,03%)
D’après le tableau 3.8, seuls les points A2, A3 et B3 sont mal représentés dans ce plan.
Cela s’explique par le fait que ce plan exprime 86,89% de l’inertie totale du nuage des points
individus.
3 A2
A3
2
Axe F3 (8,48%)
B4
1 B3
C1 B1 D1
A1 D6 B2
0
A4 C6 C2
C4
A5 A6B5 B6 C3 D2 C5
-1 D3 D4 D5
-2
-3
-4
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5 6 7
Axe F1 (82,03%)
3
A2
A3
2.5
2
Axe F3 (8,48%)
1.5
B4
1 B3
D1
0.5
B1 C1
B2
A1 D6
0
A4 C2
-0.5 A5 A6 C6 C3 D2
C4
B5 B6 D3
-1 C5 D5 D4
-1.5
-2 -1 0 1 2 3
Axe F2 (24,84%)
suivant ces trois nouveaux variables, on peut classer les mois de l’année en trois
groupes :
− les mois de décembre, janvier, février et mars sont fortement corrélés entre eux et
de façon positive. Ils définissent l’été austral dans notre zone;
− les mois d’avril, mai, juin juillet, septembre, octobre et novembre, fortement
corrélées entre eux aussi et décrivant l’hiver austral ;
− le mois d’août présente une particularité. Il n’est corrélé à aucun mois de l’année
et caractérise à lui seul notre dernière variable synthétique.
on peut faire une typologie des lieux :
− les points à forte pluie annuelle : B4 C4 C5 D4 D5 ;
− les points à faible pluie annuelle : A1 A4 A5 A6 B5 B6 C6 D6 ;
− les points à forte amplitude pluviométrique : B1 B2 C1 C2 C3 D1 D2 D3 ;
− les points à forte pluie hivernale : A2 A3 B3 B4.
Sur la figure 3.6, on a la reproduction du résultat de l’ACP pour les individus dans un
espace à trois dimensions définie par les axes factoriels F1, F2 et F3.
3 F3
A2
A3
D1
1 B4 F1
F2 B3
B1
C1 D2
B2
C2 D4 D5
C3 D3 C4 C5
D6 7.5
-1 A1 6.5
3 C6 4.5
A4
2 B5 B6 2.5
A5 A6 0.5
0
-1.5
-2 -3.5
D’après les résultats de l’ACP, on peut diviser notre zone d’étude en quatre régions. Leur
répartition est illustrée sur la figure 3.6.
Légende :
délimitation de
la région I
délimitation de
latitude
la région II
délimitation de
la région III
délimitation de
la région IV
longitude
Figure 3.9 : répartition des régions pluviométriquement homogènes
Notons :
− région I : la zone à pluie annuelle maximale : B4 C4 D4 C5 D5 ;
− région II : la zone à faible pluie annuelle : A1 A4 A5 A6 B5 B6 C6 D6 ;
− région III : la partie avec l’amplitude pluviométrique maximale : B1 B2 C1 C2 D1 D2 D3 ;
− région IV : la partie présentant une pluie de mois d’Août : A2 A3 B3 C3.
Procédé à suivre
Pour chaque subdivision de la zone :
− on représentera la variation mensuelle de la pluie de 1979 à 2004. Elle nous permettra,
entre autre de vérifier les résultats de l’ACP sur la classification des individus ;
− à l’aide de la FFT, on détectera les périodes dominantes du signal précédemment obtenu ;
− la dernière étape consistera à repérer temporellement les apparitions de ces modes
dominants grâce à la transformation en ondelette continue.
12
10
8
pluie (mm)
0
0 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04
annees
D’après ce graphe, la pluie atteint un maximum vers la fin de l’année 1979 avec une
hauteur d’environ 12mm.
Periode = 11.9615
4
puissance
0
10 15 20 25 30 35 40
Periode (mois/Cycle)
La figure 3.12 (a) représente le signal à analyser (la variation mensuelle de la pluie au
cours de la période 1979 à 2004). Celui du graphe (b) correspond aux coefficients obtenus
lors de la TOC pour toute échelle s. Mais on s’intéresse qu’à un signal de fréquence
1
f = = 0,0836mois −1 . MATLAB calcule la fréquence correspondante à une échelle
11,9615
donnée et nous avons trouvé que, pour l’ondelette de Daubechies (annexe E), l’échelle s = 8
−1
correspond à la fréquence f = 0,0836mois .
2.5
1.5
pluie (mm)
0.5
0
0 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04
annees
4000
3500
3000
puissance
2500
2000
1500 x = 5.98
1000 x = 3.98
500 x = 2.39
0
-5 0 5 10 15 20 25 30 35 40 45 50
Periode (mois/Cycle)
On va utiliser comme ondelette mère celle de Symlets. Nous voyons dans le tableau ci-
dessous un extrait du tableau de correspondance (annexe E) entre les échelles et les 4 pseudo-
périodes.
Périodes Fréquences Echelles
2.39 0.418 1.5
3.98 0.251 2.75
5.98 0.167 4.25
11.96 0.083 8.25
10
8
pluie(mm)
0
0 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04
annees
14
12
puissance
10
4
x = 5.98
0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Periode (mois/Cycle)
6
pluie (mm)
0
0 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 00 01 02 03 04
annees
4
x 10
3 x = 11.9
2.5
2
puissance
1.5
0.5
x = 5.9
x = 6.61
0
5 10 15 20 25 30
Periode (mois/Cycle)
On distingue 3 pics notables : un pic sur 5.9 mois, l’autre sur 6.6 mois et le dernier sur
environ 12 mois.
III-4-4-3-Transformation en ondelette continue
Les quatre régions obtenues par l’ACP présentent deux phénomènes similaires communs:
− l’un de période de six mois ;
− l’autre de période de douze mois.
Il faut noter les phénomènes remarquables entre les régions I et II: la première étant
caractérisée par le maximum de pluie annuelle dans notre zone d’études ne comporte qu’un
seul phénomène notable. Par contre, la seconde qui est définie par le minimum de pluie
annuelle dans la zone comporte quatre régimes de pluies. Cela peut s’expliquer par le fait que
les périodes affichées par la transformation de Fourier rapide n’indiquent forcément pas la
périodicité d’apparition d’un maximum de pluie dans la région concernée. Elle peut
correspondre à la répétition d’une valeur quelconque de la hauteur de pluie ou même à
l’absence de celle-ci dans certains cas extrêmes.
Pour tous les résultats de la transformation en ondelette continue, au niveau de la
localisation temporelle, on découvre que la variation de la valeur du coefficient d’ondelette
est une oscillation pseudopériodique par intervalle de temps. Cela peut s’interpréter de la
façon suivante : chaque phénomène marquant se compose de plusieurs événements, et quand
on applique la transformée en ondelette continue, tous ces événements se détectent par
l’ondelette analysante. Ainsi on a une oscillation pseudopériodique par intervalle de temps de
la valeur du coefficient d’ondelette.
Alors pour notre zone d’étude, les différentes analyses nous amènent à distinguer quatre
domaines :
La région I comprend les intersections de la latitude 24,5° Sud avec les longitudes
43,5° et 45,5° Est et les intersections de la latitude 25,5° Sud avec les longitudes 44,5° et
45,5° Est.
C’est la partie de l’extrême sud-ouest de Madagascar qui reçoit le maximum de pluie
annuelle pour l’ensemble de notre zone d’étude. Elle englobe :
- les communes d’Itampolo, d’Ejeda, d’Ampanihy dans la région Atsimo Andrefana ;
La région II renferme les parties marines de notre zone. Elle se caractérise par une
pluviométrie annuelle minimale.
Contrairement à la région I, au niveau de la mer, il existe quatre phénomènes
pluviométriques principaux avec une périodicité de douze mois, de six mois, de quatre mois et
de deux mois et demie.
La région III couvre le Nord de notre zone et se définit par le maximum d’amplitude
pluviométrique mensuelle. On y trouve: les communes de Morombe, d’Ambahikily, de
Befandriana Sud, d’Ankazoabo, de Beroroha, de Betsioky, de Benenitra et de Ranohira (dans
la région d’Ihorombe).
Sa pluviométrie compte deux phénomènes majeurs : l’un de période de douze mois et l’autre
de six mois.
La région IV se localise au centre ouest de notre zone s’étend vers la mer. Elle se
distingue par la pluie de mois d’Août. Elle incorpore les communes de Toliara, de Saint
Augustin, d’Ambohimahavelona, de Betioky, de Tongobory et de Bezaha. Elle laisse
apparaître trois phénomènes de période de six mois, le deuxième de six mois et trois semaines
et le troisième de douze mois.
Matrice de covariance
La covariance entre les caractères X j et X j' s’exprime par :
cov ( X j , X j ' ) =
1 n
n∑
xij xij '
i =1
( ) ( )
On peut remarquer que cov X j , X j = σ 2 X j . C’est le carré de l’écart type ou variance
du caractère X j .
La matrice de covariance V est :
σ2 ( X1) cov( X1, X2 ) ⋯ cov( X1, Xj ) ⋯ cov( X1, Xp )
cov( X , X ) σ2 ( X2 ) ⋯ cov( X2, Xj ) ⋯ (
cov X2, Xp )
2 1
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮ ⋮
( )
V = cov Xj , Xj' =
( )
jj' cov X , X cov X , X
j 1 j ( 2 ) ⋯ σ2 ( Xj ) ⋯ (
cov Xj , Xp )
⋮ ⋮ ⋮ ⋮ ⋱ ⋮
( )
cov Xp, X1 cov Xp, X2
( ) ⋯ cov( Xp, Xj ) ⋯ ( )
σ2 Xp
I
Matrice de corrélation
La corrélation entre les caractères X j et X j' se définit par :
cov ( X j , X j ' )
ρ ( X j , X j' ) =
σ jσ j '
1 n 2 1 n p
IG = ∑
n i =1
d ( G , U i ) = ∑∑
n i =1 j =1
( xij )2
Le moment d’inertie totale permet de quantifier la dispersion du nuage par rapport à son
centre de gravité G. Un moment d’inertie élevé signifie un nuage très dispersé; dans le cas
contraire, le nuage se concentre autour du centre de gravité.
II
ANNEXE B
Méthodes des multiplicateurs de Lagrange
Pour chercher les optimums d’une fonction f ( t1 ,t2 ,...,t p ) de p variables liées par une
relation (contrainte) :
l( t1 ,t2 ,...,t p ) = h( t1 ,t2 ,...,t p ) − cte
par rapport à chacune des variables, on calcule les dérivées partielles de la fonction :
dont les coefficients λ1,λ2 ,...λc sont les multiplicateurs de Lagrange. On doit alors résoudre
III
ANNEXE C
Dérivée matricielle par rapport à un vecteur
∂g( b j )
∂b1 j
⋮
∂g( b j ) ∂g( b j )
=
∂b j ∂b jj
⋮
∂g( b j )
∂b
pj
∂( tb j Rb j )
= 2Rb j
∂b j
En effet :
∂ tb j ∂b
Rb j tb j R j
∂b1 j ∂b1 j
⋮
⋮
∂( tb j Rb j ) ∂ tb j t ∂b j
= Rb j + b j R
∂b j ∂b jj ∂b jj
⋮ ⋮
∂ tb j t ∂b j
Rb j b j R
∂
pj
b ∂bpj
On peut remarquer que dans cette dernière expression, les éléments des deux vecteurs
sont égaux puisque chacun est la transposée de l’autre et de dimension 1 x 1. Il en résulte
que :
IV
∂( tb j Rb j ) ∂ tb j
=2 Rb j
∂b j ∂b j
∂ tb j
∂b1 j
⋮ 1 0 ⋯ ⋯ 0
0 ⋱ ⋱ ⋮
∂ bj
t ∂b
t
= j = ⋮ ⋱ 1 ⋱ ⋮ = I p
∂b j ∂b jj
⋮ ⋮ ⋱ ⋱ 0
0 ⋯ ⋯ 0 1
∂ bj
t
∂bpj
V
ANNEXE D
VI
ANNEXE E
Equivalence échelle-fréquence pour l’ondelette de Daubechies
Echelle « s » Fréquence (mois-1)
1 0,667
2 0,333
3 0,222
4 0,167
4.25 0.157
5 0,133
6 0,111
7 0,095
8 0,083
9 0,074
10 0,067
Equivalence échelle-fréquence pour l’ondelette de Symlets
Echelle « s » Fréquence (mois-1)
1 0,692
1,25 0,554
1,50 0,462
1,75 0,396
2 0,346
2,25 0,308
2,5 0,277
2,75 0,252
3 0,231
3,25 0,213
3,5 0,198
3,75 0,185
4 0,173
4,25 0,163
4,5 0,154
4,75 0,146
5 0,138
5,25 0,132
5,5 0,126
5,75 0,120
6 0,115
6,25 0,111
6,5 0,107
6,75 0,103
7 0,099
7,25 0,095
7,5 0,092
7,75 0,089
8 0,087
8,25 0,084
8,5 0,081
VII
ANNEXE F
Répartition mensuelle de la pluie
Janvier Fevrier
-10 7 -10 6
-12 -12
6 5
-14 -14
5
-16 -16 4
latitude
-18
latitude
4 -18
3
-20 -20
3
-22 -22 2
2
-24 -24
1
-26 1 -26
-28 -28 0
42 44 46 48 50 42 44 46 48 50
longitude longitude
Mars Avril
-10 4.5 -10 4.5
-12 4 -12 4
-14 -14
3.5 3.5
-16 -16
3 3
latitude
latitude
-18 -18
2.5 2.5
-20 -20
2 2
-22 -22
1.5 1.5
-24 -24
1 1
-26 -26
0.5 0.5
-28 -28
42 44 46 48 50 42 44 46 48 50
longitude longitude
Mai Juin
-10 2.5 -10 3
-12 -12
2.5
2
-14 -14
2
-16 -16
1.5
latitude
latitude
-18 -18
1.5
-20 -20
1 1
-22 -22
-26 -26
0
-28 -28
42 44 46 48 50 42 44 46 48 50
longitude longitude
VIII
Juillet Août
-10 3 -10 1.6
2
-16 -16
1
latitude
latitude
-20 -20
0.6
1
-22 -22
0.4
Septembre Octobre
-10 -10 2.2
1.8 2
-12 -12
1.6 1.8
-14 -14
1.4
1.6
-16 -16
1.2
1.4
latitude
latitude
-18 1 -18
1.2
-20 0.8 -20
1
0.6
-22 -22
0.8
0.4
-24 -24 0.6
0.2
Novembre Décembre
-10 4 -10 5.5
-12 -12 5
3.5
4.5
-14 -14
3
4
-16 -16
2.5 3.5
latitude
latitude
-18 -18
3
2
-20 -20
2.5
-26 -26 1
0.5
IX
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] Jacques RAVET. Notice sur la climatologie de Madagascar et des Comores, [1952]
[10] Michel Misiti, Yves Misiti, G Oppenhein, J-M Poggi, « Wavelet toolbox User’s
Guide », [octobre 2007]
[11] Yves Meyer, Stéphane Jaffard, Olivier Rioul, « Analyse par Ondelettes », revue :
Pour la Science [septembre 2007]
Titre : ETUDE DE LA PLUVIOMETRIE DANS LE SUD OUEST DE
MADAGASCAR, APPROCHE PAR ANALYSE EN COMPOSANTES
PRICINPALES ET ANALYSES SPECTRALES
Nombre de pages : 86
Nombre de figures : 42
Nombre de tableaux : 10
RESUME
L’analyse en composantes principales est une méthode pour analyser la répartition de la pluie
et permet de voir la corrélation entre les mois de l’année.
Ce travail consiste à discerner la ressemblance des lieux par rapport à la pluie et à voir la
corrélation entre les douze mois. La zone d’étude peut être divisée en quatre groupes :
l’extrême sud ouest caractérisé par une forte pluie annuelle, la partie maritime définit par la
pluie annuelle minimale, la partie nord définit par le maximum d’amplitude pluviométrique et
la partie centre ouest s’étendant vers la mer qui se distingue par la pluie de mois d’Août. L’été
austral est compris entre le mois de Décembre et le mois de Mars.
L’analyse spectrale met en évidence les phénomènes pluviométriques dominants dans chaque
région du site d’étude et l’analyse par ondelette continue donne leurs apparitions durant la
période d’étude.
Le déclenchement de ces phénomènes est pseudopériodique entre 1979 et 2004. Les quatre
régions présentent deux phénomènes similaires : un de période de 12 mois et un autre de 6
mois.
Mots clés :
ABSTRACT
The principal component analysis is a method to analyze the distribution of the rain and to see
the correlation between the months of the year.
This work is to discern the similarity of the places from the rain and see the correlation
between the twelve months. The study area can be divided into four groups: the extreme south
west characterized by high annual rainfall, the maritime part defined by the minimum annual
rainfall, the northern part defined by the maximum amplitude of rainfall and the western
central extending to the sea which is characterized by the rain of August. The austral summer
is between the months of December and March.
Spectral analysis reveals the dominant rainfall events in each region of the study site and
wavelet analysis still gives their appearances during the study period.
The release of these phenomena is pseudoperiodic between 1979 and 2004. The four regions
have two similar phenomena: a period of 12 months and another 6 months.
Keywords:
Principal component analysis - Circle of linear correlation - Lagrange multiplier - Fast Fourier
transform - Continuous wavelet transforms.