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Inductancemètre - Capacimètre

Le document présente l'étude et la réalisation d'un inductancemètre-capacimètre, le LCF1, destiné aux amateurs d'électronique pour mesurer des inductances de 0,1 µH à 100 mH et des condensateurs de 1 pF à 0,1 µF avec une précision de 3%. Il décrit les composants nécessaires, le schéma de montage, et les principes de fonctionnement de l'appareil, qui peut être autonome ou utilisé avec un contrôleur universel. L'auteur encourage les amateurs à réaliser ce montage en raison de sa simplicité et de son coût réduit.

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Inductancemètre - Capacimètre

Le document présente l'étude et la réalisation d'un inductancemètre-capacimètre, le LCF1, destiné aux amateurs d'électronique pour mesurer des inductances de 0,1 µH à 100 mH et des condensateurs de 1 pF à 0,1 µF avec une précision de 3%. Il décrit les composants nécessaires, le schéma de montage, et les principes de fonctionnement de l'appareil, qui peut être autonome ou utilisé avec un contrôleur universel. L'auteur encourage les amateurs à réaliser ce montage en raison de sa simplicité et de son coût réduit.

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REtro-F.T.

etude et realisation

D’un inductancemetre -

capacimetre

Le :

" lcf1 "


AVANT-PROPOS :

Nous allons voir aujourd’hui l’étude et la réalisation d’un appareil de mesure pouvant rendre de nombreux
services dans notre atelier d’amateur. Il s’agir d’un l’Inductancemètre – Capacimètre ; le LCF1

La construction est facilement réalisable par un amateur soigneux. Il propose des caractéristiques de bonne
qualité, à savoir :

- Mesure des inductances de 0,1 µH à 100 mH.

- Mesure des condensateurs de 1 pF à 0,1 µF.

- Précision sur les mesures = 3%.

Pour les composants, que du classique, ils sont trouvables chez tous les revendeurs d’électronique. Les
bobines peuvent être commandées chez Électronique Diffusion (voir références dans la liste des composants)

L’article qui suit est tiré de la revue LE HAUT-PARLEUR n° 1707. (Année août 1984)

Remarques importantes :

Le présent document est au format .pdf, il doit être imprimé en « recto – verso » et surtout en "Taille réelle" (et
non dans un autre format, au risque de perdre les dimensions exactes des circuits imprimés).

La première feuille contient une partie blanche, c’est le verso de la couverture.

Il pourra être assemblé par agrafage ou mieux, avec peignes en plastique (qui permet une lecture plus aisée)
comme ci-dessous :

Bon travail et bonne lecture.


DEMONT Bernard.
RÉALISONS NOS APPAREILS DE MESURE

RÉALISEZ UN
INDUCTANCEMÈTRE/CAPACIMÈTRE
II est de notoriété publique que la manipulation des inductances n'est pas appréciée par les
amateurs ! On peut évidemment se demander pourquoi !

La réponse à cette question est multiple ! En premier lieu, les inductances sont des composants
mal distribués. On ne trouve pas une inductance comme une banale résistance 1/4 ou 1/2 W. La
situation actuelle est meilleure cependant qu'elle ne l'était il y a quelques années. Quelques
fournisseurs, plus efficaces que d'autres qui ne songent qu'à distribuer de l'ultra-classique, ont mis
une gamme de valeurs d'inductances à leur catalogue. Mais, reconnaissons-le, c'est l'exception et
par ailleurs, l'inductance commerciale est chère !

En second lieu, les inductances sont assez délicates à réaliser, Elles sont tout de même
réalisables, ce qui n'est pas le cas des résistances dont nous parlions ci-dessus. Toutefois, la
fabrication personnelle des inductances nécessite un matériel convenable ; petite machine à
bobiner, rudimentaire le cas échéant, supports de bobinages (mandrins divers) et fils (de divers
diamètres et de diverses qualités). II faut donc un petit équipement de base, moyennant quoi, les
choses commencent à s'arranger !

En troisième lieu, les inductances se mesurent très difficilement ! Le contrôleur universel n'a pas
de gamme inductancemètre alors qu'il mesure si bien nos fameuses résistances.

Et voilà pourquoi l'inductance reste la bête noire des amateurs !

L'article qui suit ne prétend pas éliminer toutes les difficultés évoquées mais simplement résoudre
en grande partie le troisième point ! À savoir la mesure des inductances. C'est d'ailleurs finalement
le point essentiel car à partir du moment où la mesure est possible, la réalisation s'éclaire d'une
dimension nouvelle et la crainte d'échouer s'estompe. L'amateur qui peut contrôler la bonne
exécution de son travail est encouragé à l'entreprendre !

L'appareil que nous vous proposons de construire aujourd'hui vous permettra de mesurer les
inductances de 0,1 µH à 100 mH directement et au-delà de 100 mH indirectement.
1
Accessoirement, mais c'est sans doute moins important, il mesure les condensateurs de 1 pF à
0,1 µF.

L'appareil peut être autonome et indique directement le résultat de la mesure. II comporte alors
son propre galvanomètre dont l'échelle est à redessiner. Il peut être également associé, pour des
raisons évidentes d'économie, à un contrôleur universel dont il utilise alors le galvanomètre. Dans
ce cas il faudra simplement faire usage d'une table de conversion que vous trouverez dans les
pages de cet article.

Dans tous les cas, une précision de 3 % peut être obtenue sans aucune difficulté, ce qui est
largement suffisant pour les besoins courants de la pratique de l'amateur !

La fourchette des valeurs directement mesurables couvre très bien les valeurs les plus utilisées.
En effet les inductances s'emploient surtout dans les montages HF et VHF. Il s'agit alors de
mesurer des valeurs relativement faibles, tombant parfaitement dans les gammes de l'appareil
décrit. La valeur minimum mesurable de 0,1 µH correspond à l'inductance qui, associée à une
capacité de quelque 10 pF, résonne sur un peu moins de 200 MHz !

L'amateur de HF et de VHF pourra ainsi parfaitement mesurer les bobines qu'il utilise !

Nous terminerons cette introduction en précisant que le LCF1, puisque c'est le nom du montage
que nous vous proposons, est une réalisation très simple, dont le prix de revient est fort bas,
puisque n'utilisant que des composants très ordinaires. Compte tenu du fait que l'auteur vous
propose un service spécial de fourniture des inductances de références et un service
d'étalonnage, après coup, nous pensons que vous auriez grand tort de ne pas réaliser ce montage
... à moins que vous ne disposiez d'un super-inductancemètre numérique, auquel cas terminez ici
la lecture de cet article et passez à autre chose !

I. Étude du schéma (voir fig. 1)


Le montage n'est pas nouveau pour les lecteurs assidus de nos articles, nous l'avons déjà utilisé
lors de la réalisation des adaptateurs du fréquencemètre TFX3. Toutefois dans ce cas, nous
disposions du fréquencemètre et de sa fonction ratiomètre A/B. L'obtention du résultat s'obtenait
par l'intermédiaire d'un petit calcul. Rappelez-vous !

Lx = 10 (A/B)2 - 10
en µH.
Bien sûr, si vous possédez déjà le TFX3 et ses adaptateurs, vous allez aussi nous quitter
maintenant, à moins que l'étude théorique qui suit ne vous intéresse ! Mais nous repartons
maintenant en prenant l'hypothèse que nos lecteurs sont des amateurs démunis de tout moyen de
mesure des inductances et qu'ils voudraient bien sortir de cette fâcheuse situation. Un peu de
patience et ce sera chose faite !

Voyons donc ce fameux schéma ! II comporte en fait trois parties, même si celles-ci ne sont pas
directement visibles dans la figure !

2
Fig. 1 – Schéma du LCF1.

1. L'oscillateur :

C'est le cœur du montage ! Un fameux oscillateur d'ailleurs. En effet, il oscille parfaitement avec
des inductances allant de 10 µH à 100 mH ! Sa fréquence de repos passe ainsi de 500 kHz à 5
kHz environ ! Tout cela avec le même condensateur d'accord de 10 nF ! Pas mal n'est-ce pas !
D'autant que de surcroît, l'amplitude de sortie est quasi constante.

Rendons d'ailleurs à César, ce qui lui appartient ! Le montage a été tiré d'une note d'application de
ITT.

L'oscillateur comporte deux étages : T1 et T2. Le circuit accordé est inséré dans le collecteur de T1,
monté simplement en amplificateur, avec polarisation de repos, fixée par R 3 et R4. Ce premier
étage est relié à l'étage suivant par le condensateur de couplage C2. Cet étage amplifie donc les
signaux issus de T1. Les signaux amplifiés sont disponibles sur le collecteur de T2 et sur son
émetteur. Un couplage émetteur de T1 /émetteur de T2 est alors réalisé par R2 et C1.

Imaginons que le potentiel de l'émetteur de T 1 monte (voir fig. 2). La base de T 1 étant à potentiel
fixe, la ddp entre l'émetteur et la base tend donc à diminuer (la base étant normalement plus
positive que l'émetteur, pour un NPN), ce qui provoque une diminution du régime de T 1, soit une
baisse de son courant collecteur et donc une montée de la tension collecteur. Cette montée est
transmise à la base de T2 et se retrouve dans le même sens sur son émetteur où elle est
réinjectée sur celui de T1, renforçant ainsi l'action de la montée initiale imaginée !

Ce phénomène bien connu de réaction entraîne inéluctablement une entrée en oscillation de


l'ensemble T1/T2.

C'est évidemment ce que nous voulions. Cette oscillation est pilotée par le circuit LC inséré dans
le collecteur de T1. Aux bornes de Lr, le signal est parfaitement sinusoïdal. Voir photo G.

La fréquence est donnée par la célèbre formule de Thomson :

F = 1/6,28√ Lr Cr
Ainsi, si Lr = 10mH et Cr = 10nF on a :
F = 1/6,28√ 10 . 10-3 x 10 . 10-9 ~ 503kHz
3
Si Lr = 100mH et Cr = 10nF on a :

F = 1/6,28√ 100 . 10-3 x 10 . 10-9 ~ 5,03kHz


Disons tout de suite pour répondre à l'attente du lecteur, que la mesure de l'inductance inconnue
se fait en la plaçant en série avec Lr, comme on le voit en figure 5. Dans ces conditions,
l'inductance pratique de l'oscillateur est :

L = L r + Lx

Fig. 2 – détail de l’entrée en oscillation.

Elle est donc augmentée, ce qui corollairement va diminuer la fréquence. Cette diminution de
fréquence est détectée, mesurée et envoyée dans le cadre du galvanomètre qui indique la valeur
de Lx. Une petite prouesse faite avec quelques composants ! Voir figure 1. Nous vous en
donnerons plus loin l’explication mathématique. Mais revenons à notre oscillateur !

Peut-être imaginez-vous que le montage va réagir différemment en face de conditions aussi


différentes qu’osciller à 5kHz et à 500kHz ! Vous avez alors raison ! Le gain dynamique du
système dépend essentiellement du coefficient de surtension de l'ensemble Lr/Cr, vous devez
vous en douter !

Photo A. – Ensemble de l’électronique


du LCF1. Au moment de ces photos, le
potentiomètre de zéro était encore
monté sur la platine A.

Comme le passage d'un extrême à l'autre se fait en 5 gammes (pour l'inductancemètre), on


imagine sans peine 5 coefficients de surtension différents et donc 5 niveaux de sortie également

4
différents, d'où grosses difficultés d'interprétation des résultats, sans parler même des risques, soit
d'oscillations déformées, par excès de gain, ou d'arrêt de l'oscillateur, par gain insuffisant !

Un circuit de régulation s'avère donc indispensable. Pour ce faire, les tensions de sortie collecteur
de T2 sont prélevées par R9 et détectées par D2. Une tension négative apparaît à ses bornes,
tension d'autant plus forte que le signal de sortie est fort. Cette tension est appliquée, via D1 à la
base de T1. II s'ensuit une diminution du régime de ce transistor d'où réduction du niveau
d'oscillation. II s'agit cette fois d'un phénomène bien connu, lui aussi, de contre-réaction. Notons le
fort découplage de la base de T1 par C3 éliminant toute trace d'alternatif et garantissant la contre-
réaction uniquement sur le niveau moyen du signal et non sur la forme de ce signal !

Le signal utile étant prélevé sur le collecteur de T2 est affecté par cet effet de contre-réaction. Bien
sinusoïdal sur le collecteur de T1, il est à forme très caractéristique sur celui de T2. Voir les
oscillogrammes. La résistance ajustable P1 permet de choisir le régime de T2 pour une oscillation
convenable dans toutes les gammes, avec une forme d'onde la plus symétrique possible.

2. Le fréquencemètre :

Un bien grand mot pour la seconde partie du montage construite avec T3 et T4, mais cela
correspond pourtant bien à la réalité des choses. Le transistor T3 est alternativement conducteur
puis bloqué au rythme de l'oscillateur T1/ T2. Le condensateur CL est alors successivement chargé
et déchargé à ce rythme. Si T3 est bloqué, CL se charge à travers R12 et D3. T4 est bloqué. Si T3
est saturé, CL se décharge à travers T3 et la jonction de base de T4, le rendant conducteur. II
s'ensuit des impulsions de courant dans le collecteur de T4, au rythme de l'oscillateur. Le
condensateur C6 intègre ces impulsions et fournit sur le collecteur de T 4 une tension moyenne
proportionnelle à la fréquence de l'oscillateur. On a ainsi :

V = k RL CL F.
Bien entendu, chaque gamme comporte son propre couple R LCL, permettant de retrouver la
même tension V malgré la modification de F, qui passe, il faut se le rappeler, de 5 à 500 kHz !
Puisque la mise en série de Lx avec Lr réduit la fréquence de l'oscillateur, on va constater que V
diminue également. II suffit maintenant de mesurer V sur le collecteur de T4.

3. Le pont de mesure :

La troisième partie du montage va réaliser la performance ; traduire les variations de fréquence,


donc de V, en mesure de Lx ! Nous allons poser tout d'abord les données du problème à résoudre.

Pour chaque gamme, nous voulons que :

- Au repos, le galvanomètre indique 0. L'oscillateur oscille alors à la fréquence déterminée


par Lr seule ;

- En mesure, le galvanomètre indique la valeur de Lx, en donnant la pleine échelle pour le


calibre considéré.

Exemple :

Gamme 100 µH :

- Repos : Lx = 0, lecture = 0 ;

- Mesure : Lx = 100 µH, lecture = 100 !

5
Fig. 3 – schéma des commutations de gammes de 1 à 9 : 10µH ; 100µH ; 10mH ; 100mH ;
0,1µF ; 10nF ; 1nF ; 100pF.

Voyons tout d'abord le repos ; la tension à mesurer VZ n'est pas nulle, puisque F ne l'est pas. On
amène le galvanomètre à 0 en reliant le potentiel de retour du voltmètre construit avec G + R15 +
P2, non pas au - 12 V, mais à un potentiel intermédiaire Uc. Si l'on règle ainsi Uc = Vz, alors
l'aiguille donnera le zéro !

Branchons maintenant une inductance Lx = 100 µH. L'aiguille dévie. Réglons P2 pour lire 100 et le
tour est joué !

Oui ... mais ! Hélas, la graduation n'est pas linéaire et, si l'aiguille indique - 50 -, cela ne fait pas 50
µH ! Nous pourrions simplement vous donner l'équivalence point par point, sans explication sup-
plémentaire. Mais ce serait dommage, car l'étude suivante ne manque pas d'intérêt !

Appelons v la déviation du voltmètre de sortie et rappelons que :

v = kF
(k étant le produit de toutes les constantes d'une gamme donnée).

Mais ;

F = 1/6,28 √ (Lr + Lx) Cr


Ce qui donne :

v = K x 1 √ Lr + Lx
Les autres facteurs, soit 6,28 et Cr, étant constants dans la gamme.

 Si Lx = 0, on a v = K/√ Lr

6
C'est donc la valeur de la contre tension à appliquer au voltmètre qui finalement mesurera :

v = K/√ Lr + Lx – K/√ Lr (1)


NB. - Le lecteur peut vérifier que si Lx = 0, on a bien v = 0.

 Fin d'échelle.

L'inductance de référence Lr est égale, pour une gamme au calibre choisi. Ainsi, en gamme 100
µH, on a :

Lr = 100 µH.
Rappelons que si Lx = 100 µH, on doit avoir la fin d'échelle. Dans ce cas Lr = Lx et :

v = K/√ 2 Lr – K/√ Lr

= (K - K√ 2) / √ 2 Lr
Affectons arbitrairement la valeur 100 à v, lors de la fin d'échelle.

(K- K√ 2) / √ 2 Lr = 100
d'où
K(1 - √ 2= 100√ 2 Lr
et

K = 100√ 2 Lr / (1- √ 2)
Ce qui donne, lorsque le dénominateur a été rendu rationnel :

K = - 100√ Lr (√ 2 + 2)
 En reportant cette valeur dans l'égalité (1), nous obtenons l'équation de déviation du
voltmètre :

v = - 100√ Lr (√ 2 + 2) 100√ Lr (√ 2 + 2)
+
√ L r + Lx √ Lr
Ou plus simplement :

v = - 100√ Lr (√ 2 + 2)
+ 100 (√2 + 2)
√ L r + Lx
En adoptant Lr = 100, nous allons obtenir la loi de variation de v en fonction de Lx, lorsque Lx varie
de 0 à Lr, soit de 0 à 100.

v = - 100 x 10 (√ 2 + 2)
+ 100 (√ 2 + 2)
√ 100 + Lx

v = - 3414 (2)
+ 341,4
√100 + Lx

7
Les forts en maths n'auront pas de peine à tirer la loi réciproque, soit la valeur de L x en fonction de
v:
3414 2 (3)
Lx = ( ) - 100
314,4 - v
La première loi (2) est utile pour tracer une échelle de remplacement pour le galvanomètre
puisqu'il suffit de faire varier Lx de 0 à 100 pour savoir sur quelle graduation v se fixe l'aiguille. Au
contraire, la loi (3) permet de connaître la valeur d'une inductance qui correspond à une valeur
donnée de v. C'est ce qui se passe si vous utilisez un galvanomètre sans tracé spécial d'échelle,
par exemple si vous utilisez celui du contrôleur universel.

Pour l'établissement des tables de conversion, nous avons fait travailler notre Tavernier. Les
tables 1 et 2 vous donnent le résultat de ses efforts et des nôtres !

TABLE 1

Valeurs de v en fonction de Lx

Lx v Lx v Lx v Lx v Lx v
0 0,0 20 29,7 40 52,9 60 71,5 80 86,9
1 1,7 21 31,0 41 53,9 61 72,3 81 87,6
2 3,4 22 32,3 42 54,9 62 73,2 82 88,3
3 5,0 23 33,6 43 55,9 63 75,0 83 89,0
4 6,6 24 34,8 44 56,9 64 74,8 84 89,7
5 8,2 25 36,0 45 57,9 65 75,6 85 90,4
6 9,8 26 37,3 46 58,9 66 76,4 86 91,1
7 11,4 27 38,5 47 59,8 67 77,2 87 91,7
8 12,9 28 39,6 48 60,8 68 78,0 88 92,4
9 14,4 29 40,8 49 61,7 69 78,8 89 93,1
10 15,9 30 42,0 50 62,6 70 79,6 90 93,7
11 17,4 31 43,1 51 63,6 71 80,3 91 94,4
12 18,8 32 44,2 52 64,5 72 81,1 92 95,0
13 20,2 33 45,4 53 65,4 73 81,8 93 95,7
14 21,6 34 46,5 54 66,3 74 82,6 94 96,3
15 23,0 35 47,6 55 67,2 75 83,3 95 96,9
16 24,4 36 48,7 56 68,1 76 84,1 96 97,5
17 25,8 37 49,7 57 68,9 77 84,8 97 98,2
18 27,1 38 50,8 58 69,8 78 85,5 98 98,8
19 28,4 39 51,8 59 70,7 79 86,2 99 99,4
20 29,7 40 52,9 60 71,5 80 86,9 100 100,0

Dans sa version complète, le LCF1 comporte 5 gammes de mesure des inductances :

- de 0 à 10 µH
- de 0 à 100 µH
- de 0 à 1 mH
- de 0 à 10 mH
- de 0 à 100 mH

Bien entendu, la même échelle, à un déplacement de virgule près, est valable pour les cinq
gammes.

8
TABLE 2
Valeurs de Lx en fonction de v.

v Lx v Lx v Lx v Lx v Lx
0 0,0 20 12,8 40 28,3 60 47,2 80 70,6
1 0,6 21 13,5 41 29,2 61 48,2 81 71,9
2 1,2 22 14,3 42 30,0 62 49,3 82 73,2
3 1,8 23 15,0 43 30,9 63 50,4 83 74,6
4 2,4 24 15,7 44 31,8 64 51,5 84 75,9
5 3,0 25 16,4 45 32,7 65 52,6 85 77,3
6 3,6 26 17,2 46 33,6 66 53,7 86 78,7
7 4,2 27 17,9 47 34,5 67 54,8 87 80,1
8 4,9 28 18,7 48 35,4 68 55,9 88 81,5
9 5,5 29 19,4 49 36,3 69 57,1 89 83,0
10 6,1 30 20,2 50 37,3 70 58,2 90 84,4
11 6,8 31 21,0 51 38,2 71 59,4 91 85,9
12 7,4 32 21,8 52 39,2 72 60,6 92 87,4
13 8,1 33 22,5 53 40,1 73 61,8 93 88,9
14 8,7 34 23,3 54 41,1 74 63,0 94 90,4
15 9,4 35 24,2 55 42,1 75 64,2 95 92,0
16 10,1 36 25,0 56 43,1 76 65,5 96 93,5
17 10,8 37 25,8 57 44,1 77 66,7 97 95,1
18 11,4 38 26,6 58 45,1 78 68,0 98 96,7
19 12,1 39 27,5 59 46,1 79 69,3 99 98,4
20 12,8 40 28,3 60 47,2 80 70,6 100 100,0

Comme cela ne coûte presque rien, nous avons adjoint 4 gammes de mesure des condensateurs.
On peut en effet noter que, comme tout le principe du système repose sur la formule de Thomson,
dans laquelle les effets de L et C sont absolument identiques, tout ce qui est vrai pour L, l'est pour
C!

Le LCF1 mesure donc aussi :

- de 0 à 100 pF
- de 0 à 1 nF
- de 0 à 10nF
- de 0 à 100nF

Au-delà, l'oscillateur pose des problèmes de fonctionnement. Nous verrons qu'à la rigueur, les
mesures indirectes au-dessus de 100 mH et 100 nF sont possibles.

L'alimentation du LCF1 se fait en - 12 V, ce qui permet d'avoir les éléments mesurés côté masse.
Le schéma de cette alimentation est donné en figure 4. On peut constater qu'il est simple et
parfaitement classique. Un régulateur 7912 garantit une bonne stabilité de la tension fournie.

Un phénomène désagréable apparaît à l'arrêt de l'appareil ; le galvanomètre part en butée puis


revient à 0. Cet effet a été bêtement supprimé en utilisant un tumbler à deux interrupteurs, l'un
pour le secteur et l'autre pour ce galvanomètre, ce qui élimine radicalement le défaut en question !

9
Fig. 4 – L’alimentation.

Photo B. – Les éléments Lr et Cr.

Fig. 5 – Principe du LCF1.

10
II. Réalisation
1. Liste des composants :

2x BF173 R7 : 4,7 k
3x BC549 B ou C R8 : 33 
3x 1N4148 R9 : 560 
2x 1N4002 R10 : 22 k
1x 7912 R11 : 2,2 k
1x LED rouge de 3mm R12 : 1 k
R1 : 680  R13 : 6,8 k
R2 : 470  R14 : 10 k
R3 : 33 k R15 : 10 k
R4 : 100 k R16 : 5,6 k
R5 : 100 k R17 : 3,3 k
R6 : 22 k R18 : 1 k

P1 : 220 k ajustable horizontal Pz : 4,7 k genre P20 à la loi linéaire


P2 : 10 k ajustable horizontal RI : 9 ajustables horizontaux de 10 k

C6 : 4,7 µF chimique 16 V
C1 : 4,7 µF MKM C7 : 100 µF chimique 16 V
C2 : 0,15 µF MKM C8 : 470 µF chimique 25 V
C3 : 4,7 µF chimique 16 V Caj : 6/60 pF RTC
C4 : 10 nF MKH
C5 : 4,7 µF chimique 16V

Divers :

1 jeu de circuits imprimés.


1 jeu de C et L de référence pour les gammes.
1 transfo 220 V/ 2 x 12 V, 3 VA à picots pour CI.
1 tumbler à double inverseur.
1 poussoir à contact repos ou 1 inverseur.
1 boitier de dimensions minimum : 20 X 10 X 10cm.
1 galvanomètre 100 µA, démontable pour changement d'échelle.
1 commutateur de gammes comprenant 1 encliquetage AB adaptable, 2 galettes AB à 2
circuits et 9 positions.
2 boutons pour P, et commutateur.
1 fil secteur et fusible éventuel.
3 douilles bananes de 2 mm plus tube de laiton pour entretoises, visserie, fil de câblage…

Jeu de trois condensateurs Cr à 1% disponibles chez Selectronic :


- 1 nF réf 13.2471
- 10 nF réf 13.6550
- 100 nF réf 13.6180

Ainsi que toutes les bobines chez Électronique Diffusion dans la série "SELF RADIALES" :
- 10 µH réf. HFSRA10UH
- 100 µH réf. HFSRA100UH
- 1 mH réf. HFSRA1MH
- 10 mH réf. HFSRA10MH
- 100 mH réf. HFSRA100MH
11
Caractéristiques des bobines Lc :

Toutes les bobines peuvent êtres réalisées sur mandrin de NEOSID, type K426C

- 10 µH : 60 spires jointives de 15/100ème émail. Noyau NEOSID.


- 100 µH : 180 spires 15/100ème émail en deux couches. Noyau NEOSID.
- 1 mH : 400 spires de 12/100ème soie en nid d'abeille. Noyau NEOSID.
- 10 mH : 850 spires 7/100ème émail, en couches. Noyau Ferrox 4 X 25 mm.
- 100 mH : 2500 spires 7/100ème émail, en couches. Noyau Ferrox 4 X 25 mm.

2. Réalisation des circuits imprimés :

Le LCF1 comporte quatre circuits imprimés :

a) Le CI. A (figure 6). il supporte l'essentiel des composants du montage.

b) Le CI. B (figure 7). Il porte les inductances et condensateurs Lr et Cr.

c) Le CI. C (figure 8). il est monté sur le commutateur de gammes et porte les résistances
ajustables R1 et les condensateurs C1.

d) Le CI. D (figure 9). Sur lequel est montée l'alimentation.

Tous ces CI sont de préférence en époxy de 15/10ème, simple face, encore que la bakélite HF puisse
convenir. Les tracés sont très simples, donc exécutables à la main ou par le procédé habituel ;
Photocopie de l’original sur transparent, puis tirage sur époxy présensibilisé.

La gravure exécutée, procéder à l'étamage des pistes puis au perçage. En général, percer à 8/10ème.
Les trous d'angles sont agrandis à 25/10ème pour recevoir les entretoises taillées dans du tube de
laiton. On agrandira au diamètre convenable les trous des composants concernés ; résistances
ajustables, gros condensateurs, transfo... . Les trous d'angles de B sont à percer à 20/10ème. Le CI
d'alimentation reçoit 4 entretoises de 10 mm soudées aux angles. Le CI principal porte 6 entretoises :
2 longues de 33 mm, deux moyennes de 20 mm et deux courtes de 15 mm. Longues et courtes
supportent en même temps le CI B tandis que les moyennes ne concernent que A. On pourra voir
cela sur les photos proposées.

Fig. 6 – Circuit Imprimé principal A.

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Fig. 7 – Circuit Imprimé B.

Fig. 8 – Circuit Imprimé C.

Fig. 9 – Circuit Imprimé de l’alimentation.

Fig. 10 – Pose des composants sur le circuit A.

13
Fig. 12 – Pose des composants sur
le circuit C.
Fig. 11 – Câblage de la galette Kg L/Kg C
vue de l’arrière. Position « 1 » = « 10µH »

Fig. 13 – Câblage de la galette Kg r/Kg c vue de l’avant. Position « 1 » = « 10µH ».

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Photo C.

Fig. 14 – Alimentation.

Photo D.

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TABLE 3
Composants particuliers à chaque gamme et fréquence obtenue au repos.

GAMMES CALIBRES Lr Cr Cl FREQUENCES

1 10 µH 10 µH 10 nF 100 pF 503,3 kHz


2 100 µH 100 µH 10 nF 330 pF 159,2 kHz
3 1 mH 1 mH 10 nF 1 nF 50,3 kHz
4 10 mH 10 mH 10 nF 3,3 nF 15,9 kHz
5 100 mH 100 mH 10 nF 10 nF 5,03 kHz
6 0,1 µF 100 mH 0,1 µF 33 nF 1,59 kHz
7 10 nF 10 mH 10 nF 3,3 nF 15,9 kHz
8 1 nF 1 mH 1 nF 330 pF 159,2 kHz
9 100 pF 1 mH 100 pF Aj 100 pF 503 kHz

3. Montage électrique :

a) Circuit principal A. Voir figure 10. C'est très simple et la figure appelle peu de commentaires.
Tous les composants sont à souder bien à plat. Faire évidemment très attention au sens des
transistors, diodes et chimiques.

b) Circuit B. Voir figure 11. On pourra réaliser des picots à souder avec des chutes de fils de
composants. Les souder sur B, ce qui permettra de raccorder facilement les fils des inductances.

Les mandrins doivent pénétrer à frottement dur et il sera bon de les avoir en main, avant de percer
les trous. Souder les condensateurs Cr puis les bobines. Attention de ne pas briser les fils fins. Un fil
nu vertical est soudé sous B et assure la liaison entre A et B, vers le collecteur de T1. La soudure sur
A est à faire en dernier, B étant installé et maintenu sur A.

c) Circuit C. Voir figure 12. Souder les neuf résistances ajustables et les condensateurs C L. Le
CI C est fixé sur l'encliquetage, entre les galettes correctement orientées. Voir figures 11 et 13.

Assurer toutes les liaisons entre les éléments RL, CL et la galette avant. Voir figure 13. Monter
maintenant A et B d'une part et encliquetage, et C d'autre part, à leur place définitive dans le boîtier.
Faire les liaisons entre les bobines Lr, les condensateurs Cr et la galette arrière (voir figure 11) avec
du petit fil rigide. Ces fils assurent le maintien des éléments entre eux lors d’un démontage. Terminer
les en se reportant à la figure 10.

d) circuit D. voir figure 14. C’est enfantin et nous n'insistons pas ! Par contre on évitera de relier
l'alimentation et le circuit dans le mauvais sens.

4. Mise en service. Réglages.

Procéder à la classique mais sérieuse vérification de rigueur ! Ne pas connecter maintenant le


galvanomètre.

a) Brancher l'oscilloscope entre collecteur de T2 et masse. Mettre Sous tension. L'oscillation doit
apparaitre immédiatement. Ajuster le réglage P1 pour qu'il en soit ainsi et pour que la forme d'onde
soit bien symétrique. Vérifier cette oscillation pour chacune des 9 gammes.
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b) la phase suivante du réglage exige un fréquencemètre numérique. On règlera les 5
inductances de manière à obtenir les fréquences données par la table 3. Ceci en fonction
inductancemètre et poussoir au repos. On doit alors obtenir les fréquences données pour le
capacimètre, sauf en gamme 100 pF pour laquelle il est nécessaire d’ajuster le condensateur 6/60
pF.

Si vous ne disposez pas d’un fréquencemètre, vous pouvez vous contenter de laisser les bobines au
réglage fait par l’auteur. L’écart avec le réglage idéal doit être faible. Le réglage du CV se fera alors
plus tard.

c) cette première étape accomplie, on peut mettre le galvanomètre en service. Amener P au


milieu de sa course. Placer P2 au maximum de sa valeur (à fond vers la gauche). Toutes les
résistances RL à mi-course. Mettre sous tension, dans une gamme quelconque. Il est logique de
commencer par celle de 10 µH. le galvanomètre va probablement dévier dans un sens ou dans
l’autre. Agir sur la résistance RL de cette gamme pour amener l’aiguille à zéro. Procéder ainsi de
gamme en gamme pour caler les résistances RL.

d) Il reste maintenant à faire l’étalonnage. Pour cela, nous devons simplement régler la sensibilité
du voltmètre par P2.

On va se servir de l’inductance de 1 mH fournie en supplément dans le jeu de bobines. Se placer


dans ce calibre, connecter l’inductance étalon.

Vérifier le zéro. Appuyer sur le poussoir. Le galva dévie ! Amener l'aiguille exactement en fin
d'échelle à l'aide de P2. Vérifier à nouveau le 0. Retoucher éventuellement P2.

Si P2 à fond, la fin d'échelle ne peut être obtenue, la valeur de RL est insuffisante. Augmenter la
valeur de celle de la gamme 1 mH. Reprendre le réglage du zéro par PZ, puis celui de P2. Procéder
ainsi jusqu'à obtenir à la fois le bon zéro et la fin d'échelle corrects dans cette gamme.

Si cette correction a été nécessaire, il faudra reprendre le calage de toutes les résistances R L, sans
changer le réglage de PZ.

Une fois le réglage de P2 fait, toutes les gammes sont automatiquement calées, y compris celles du
capacimètre.

Si vous n'avez pas utilisé de fréquencemètre numérique, régler le 6/60 pF en mesurant une capacité
de 100 pF de bonne précision et en obtenant, par retouches successives de RL et du CV, d'une part
le zéro et d'autre part la fin d'échelle.

Enfin rappelons que l'auteur peut régler les LCF1 dont les réalisateurs ne possèdent pas le minimum
indispensable pour un calage correct !

5. L'échelle de lecture :

Nous avons déjà dit que l'équation de conversion du montage n'était pas de type linéaire et donnait
une graduation à intervalles plus serrés en fin d'échelle. II existe donc deux possibilités :

a) Garder l’échelle linéaire du galvanomètre et utiliser une table de conversion pour traduire les
déviations en valeurs mesurées. C'est très simple et très efficace. Voir table 2. C'est d'ailleurs cette
solution qu'il faut adopter si l'on utilise un contrôleur universel extérieur. À noter que la sensibilité de
ce dernier doit être en principe de 100 µA, avec les valeurs du schéma. On peut évidemment corriger
les valeurs de R15 et de P2 pour s'adapter à une autre sensibilité. Par exemple, les doubler pour un
cadre de 50 µA.

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b) Redessiner l'échelle du cadran ! C'est plus facile qu'on ne le croit ! Si la chose est possible,
nous conseillons de garder le cadran d'origine, en le retournant simplement. Pour le tracé de
l'échelle, commencer par chercher une photocopieuse de bonne qualité, capable de faire des
réductions. Faire un test pour déterminer son échelle exacte. Puis dessiner la graduation à grande
échelle pour avoir le final après deux photocopies réduites. Le résultat est très bon si l'original est fait
avec des symboles à report direct, traits et caractères, genre ALFAC ou MECANORMA ! Il suffit
enfin de découper le cadran et de le coller, pour une finition parfaite.

Osc. 1 Osc. 2

Osc. 3

III. Conclusion :
Le LCF1 est un appareil simple, peu coûteux et très intéressant à réaliser ! Il doit vous permettre, une
fois terminé, de devenir des familiers de l'inductance et de ne plus craindre ces composants, comme
par le passé !

Le LCF1 peut donner parfois des résultats un peu différents de certains marqués sur des
composants du commerce, par exemple. II ne faut pas s'en étonner. En effet la valeur de l'inductance
dépend souvent des conditions de sa mise en œuvre. Par exemple de la fréquence à laquelle elle
travaille. Les inductances du commerce sont en principe mesurées à 1000 Hz ! Le LCF1 mesure
toujours à fréquence plus élevée. Remarquons simplement que, en utilisation réelle, l'inductance ne
travaille quasiment jamais à 1 000 Hz, du moins constamment. Très souvent, dans les montages HF
on est très au-dessus de cette fréquence ! Par ailleurs, dans le LCF1, l'inductance sous mesure est
traversée par le courant collecteur de T1. Ce courant contribue à augmenter la valeur de l'inductance
si elle est équipée d'un noyau !

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Il faut donc admettre que la mesure d’une inductance n’est pas une chose très facile et qu’une
certaine approximation est inévitable. Ne nous inquiétons pas cependant : l’essentiel consiste bien à
disposer d’un appareil de précision suffisante pour permettre une approche convenable d’une
inductance donnée.

Le LCF1 remplit parfaitement ce rôle et à ce titre, il devrait figurer dans l’atelier de tout amateur
d’électronique.

Annexe :
Mesure des valeurs hors calibre.

Le LCF1 mesure jusque 100 mH et 0,1 µF. si vous voulez dépasser ces valeurs, vous le pouvez à
condition de disposer d’une inductance ou capacité auxiliaire de valeur bien connue. De préférence
100mH et 0,1%F.

a) Mesurer l’inductance auxiliaire, si sa valeur n’est pas connue. Le résultat de cette valeur est
noté Laux.

b) connecter LX en parallèle sur Laux.

Mesurer Léq.

c) on a :

1/ Léq. = 1/ Laux + 1/LX

D’où :

LX = (Laux - Léq)/(Laux x Léq)

Pour les capas, le principe est le même, mais en mettant CX en série avec la capacité auxiliaire Caux.

F. THOBOIS

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