Adp 2024-2025 BAC2 CHIM IND - UNILU
Adp 2024-2025 BAC2 CHIM IND - UNILU
FACULTE
POLYTECHNIQUE
Département de chimie industrielle
1
Par:
Prof KANDA JEAN MARIE
Ass KATUFU Serge
Msc Mpiana Nathan
Année académique 2024-2025
Engagements pédagogiques
Engagements pédagogiques
Ce cours présente aux étudiants ingénieurs chimistes débutants les principes de base et les techniques de calcul
utilisés en ingénierie chimique , en particulier de les familiariser avec les fondamentaux des bilans matière et
énergie impliquant des réacteurs chimiques et des opérations unitaires simples tels qu’ils sont appliqués à
l’ingénierie chimique.
Il se focalise sur les notions essentielles à la compréhension des problématiques des bilans
matière et énergétique ainsi qu’un aperçu sur une évaluation environnementale d’un procédé,
afin d’éviter les redondances dont les sujets sont susceptibles d’être traités dans des cours
fluides,….
Objectifs du cours :
3. Choisir une base de calcul commode, adaptée aux procédés unitaires ou multiples.
4. Identifier des sous-systèmes pour lesquels il serait possible d’écrire des bilans matière et énergie,
de simplifier ces équations des bilans matière et énergétique et de réaliser les calculs nécessaires.
5. Être capable d’apprécier pourquoi la maîtrise de ces connaissances de base est importante pour
tous les ingénieurs chimistes, quel que soit leur choix de carrière final.
6. …..
Buts pédagogiques
2. De résoudre des problèmes de bilans matière et énergétique impliquant des enchaînements d’étapes
3. De connaitre la méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux par l’analyse du cycle de vie
à travers des procédés réels selon les critères du développement durable : synthèse de l'ammoniac,
Pas de dictée!!!
Le cours sera illustré par des exemples de la vie courante pris dans le secteur industriel.
recherches à domicile)
Contenu du cours:
CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES OPERATIONS UNITAIRES ET LES REACTEURS CHIMIQUES
Modes d’évaluation
Artur Morris E. et all; Handbook on material and energy balance calculation in materials processing, 3ed; ISBN 978-
1-118-06565-5
Ghasem Nayef et Henda Redhouane, Bilans matière et énergétique pour l’ingénierie chimique Principes et
applications pratiques, ISBN 978-2-8041-6567-3 ; 2012
Ghasem Nayef et Henda Redhouane; Principles of chemical engineering processes... © 2009 by Taylor & Francis
Group, LLC. All Rights Reserved.
Mohammed Kemiha, Polycopie pédagogique de cours de : bilans de matière et thermique en procédés, Université A.
Mira-Bejaia, Faculté de Technologie Département de Génie des Procédés, 2014
Richard M. et Ronald. W. ; Elementary principles of chemical processes ; 3éd, ISNB 0-471-68757-X, 2005, USA
L’ingénierie chimique est une branche de l’ingénierie qui implique la conception et la mise en
….
procédés ;
Exploitent et contrôlent les procédés de manière à s’assurer que la qualité des produits est
Les bilans matière peuvent être utilisés pour décrire les quantités de matière qui transitent lors
des opérations de traitement. Ces bilans rendent compte de la conservation de la masse.
De même, il est possible de décrire les quantités d’énergie mises en jeu par des bilans qui rendent
Quelle que soit l’industrie, les bilans matière et énergétique sont très importants....!!!!
Les premiers bilans matière sont déterminés lors des études préliminaires, améliorés
par des expériences à échelle pilote, lors de l’élaboration et des tests du procédé,
vérifiés à la mise en service de l’unité puis affinés et utilisés comme outil de contrôle
Les bilans énergétiques permettent d’étudier les différentes étapes d’un procédé, un
matières premières jusqu’au produit fini. Le coût croissant de l’énergie a conduit les
valoriser
simulation
atelier
innover extrapolation
filière
conception
modéliser nouveaux contacteurs
particules gouttes
bulles biofilms flocs
conception membranes
catalyseurs changements d’échelle
biocatalyseurs dans la modélisation et le couplage
micro-organismes des processus chimiques, biochimiques
physico-chimiques et hydrodynamiques
molécules
Les bilans matière et énergétique peuvent être simples ou extrêmement complexes, mais l’approche de base
Des expériences sur des systèmes simples, comme des opérations unitaires, permettent de développer des
La disponibilité des ordinateurs permet aujourd’hui de définir et manipuler assez facilement les bilans matière
elle fournit une base pour la modélisation de systèmes qui seraient difficiles et chers à étudier sur le papier ou
elle facilite la synthèse des procédés chimiques et l’évaluation des processus de conception ;
elle fournit une base pour l’estimation des coûts et bénéfices économiques d’un projet.
Valeurs, unités et dimensions
Les ingénieurs chimistes, comme la plupart des autres ingénieurs, ont constamment recours à des valeurs, des
On retient que:
L’« unité » indique ce que représente la quantité, dans ces cas 1 L ou 1,5 kg.
Il est important, dans les calculs d’ingénierie, d’indiquer à la fois la valeur et l’unité. Une valeur sans unité n’a aucun sens
Une dimension est une propriété qui peut être mesurée, comme une longueur, une masse ou une température,
ou calculée comme par exemple : longueur/temps = vitesse, longueur3 = volume ou masse/longueur3 = masse
volumique.
Les unités peuvent être traitées comme des variables algébriques lorsque des quantités sont ajoutées,
soustraites, multipliées ou divisées. Les unités dérivées peuvent être obtenues en multipliant ou en divisant les
Il existe différents systèmes d’unités, mais les ingénieurs en utilisent essentiellement deux : le
Système International (SI) et le système d’unités américain pour l’ingénierie (AES – American
Engineering System). Les autres systèmes sont le Centimètre Gramme Seconde (CGS), le Pied
pieds par seconde, miles/heure ; centimètres par an ou tout autre rapport de longueur par unité
de temps. La valeur numérique de la vitesse dépend des unités choisies, par exemple 20 m/s =
66 pi/s.
Homogénéité dimensionnelle
Pour qu’une équation soit valide, les dimensions de part et d’autre du signe égal doivent être les
mêmes. Ou, pour l’exprimer différemment, les équations doivent être dimensionnellement homogènes.
« Dimensionnellement cohérent » signifie que l’égalité définie par le signe égal n’impose pas uniquement que
les valeurs soient identiques, mais également que les unités soient les mêmes pour les deux membres de
l’équation.
Procédé et variables de procédé
Schéma de procédé – Schéma représentant l’enchaînement des opérations unitaires connectées par des courants
de procédé. Il montre la circulation de la matière et de l’énergie entre les différentes opérations unitaires (figure
1.1).
Procédé – Désigne toute opération ou série d’opérations qui modifie physiquement ou chimiquement une
substance ou un mélange de substances.
Opération unitaire – entité constitutive d’un procédé, Appareil ou équipement dans lequel est réalisé l’une
des opérations constitutives d’un procédé. À chaque opération unitaire est associé un jeu de courants de procédé
d’entrée et de sortie, constitués de matériaux qui entrent et sortent de l’unité.
Courant de procédé – Ligne qui représente le déplacement de matière depuis ou vers des opérations unitaires. En
général, ces courants comportent des informations sur la quantité, la composition, la température et la pression
des composants.
Dans un procédé, les courants de matière sont caractérisés par des variables de différentes natures.….. Nous allons citer
quelques-unes : débits volumiques, températures, Masse, volume, Masse volumique, Concentration, Débit, Fractions molaires
ou massiques pression, compositions, pH, conductivité électrique, etc.)
Les courants de procédé contiennent parfois une unique substance, mais s’il s’agit le plus souvent de
mélanges de liquides ou de gaz, ou de solutions d’un ou plusieurs solutés dans un solvant liquide. La
composition d’un mélange de substances contenant une espèce A peut être définit par des équations ci-
après:
Fraction molaire
Fraction massique
CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES OPERATIONS UNITAIRES ET LES REACTEURS
CHIMIQUES
PLAN SOMMAIRE
Réacteurs chimiques
Dans l’industrie chimique un procédé de fabrication peut être décomposé en une succession d’opérations qui constituent ses étapes clés. On
distingue généralement :
le (ou les) réacteurs qui sont constitués par des enceintes dans lesquelles se déroulent les réactions chimiques,
et les opérations de séparations qui sont destinées à séparer et purifier les constituants d’un mélange
Le principe fondamental de toute opération unitaire est:
La préparation et la mise en contact intime des phases en présence pour assurer le développement
des réactions;
Les mécanismes de transport et de transfert de masse (ou matière), de chaleur et de quantité de
mouvement qui ont lieu durant la chaîne de transformation;
La séparation des constituants du mélange résultant.
Exemple d’un procédé : Production du PVC
Opérations
unitaires Cl
chlorure de vinyle
Exemple d’un procédé : Production de la chaux
Les unités de procédé sont les transformations ou les conversions chimiques qui sont réalisées
dans un processus.
Les unités d’opérations : représentent les étapes de traitement physique lesquels sont utile pour:
• mettre la matière première dans une forme qui peut réagir chimiquement
• mettre le produit dans une forme adéquate pour le marché
Les principales opérations unitaires
Les procédés de séparation d'un mélange (solide, liquide ou gazeux) en ses constituants
purs sont essentiels dans l'industrie chimique. La méthodologie consiste, à l'aide d(‘)e une
ou plusieurs opérations, à effectuer un transfert de matière par la mise en contact intime
de plusieurs phases (S-S / S-L / L-L / L-G / S-G ...).
Les opérations unitaires mises en jeu visent à séparer 2 phases ou à extraire un composé d’une
phase, on cite les opérations de séchage, filtration, distillation et adsorption.
I.3. REACTEUR
Dans un réacteur a lieu une réaction chimique : les réactifs mis en jeu sont consommés et
de nouveaux sont produits.
La réaction chimique est le phénomène qui se produit lorsque des composés chimiques sont
mis en contact et se transforment en des composés différents.
Afin de définir la qualité d’un procédé, il est nécessaire de connaître les définitions suivantes :
A1 + A2 C1 + C2
1. La synthèse est l'étape où la problématique est choisie. C'est aussi dans cette étape que l'on
initialise les valeurs des variables (composition, pression, température, objectifs à atteindre,
etc…) que l'on est libre de fixer.
2. L'analyse est habituellement composée de trois étapes
• résoudre les transferts de chaleur et de matière
• dimensionnement et calcul des coûts du matériel
• évaluer la valeur économique, sécurité, etc
3. L’optimisation implique à la fois l'optimisation des flux (débits matière et thermique) lui-même
ainsi que l'optimisation des paramètres opératoires (température, pression, etc….) dans un
procédé.
Fig: Différentes étapes de l'optimisation (élaboration) d'un procédé (WesterbergA.W. et
coll., Ch1, 1979)
A l’aide d’outils informatiques, l’ingénieur en Génie de Procédés effectue des bilans thermiques, des
bilans matière et très souvent le dimensionnement des installations. L’utilisation de l’informatique est
appelée en Génie Chimique le flowsheeting
Certains processus (procédés) chimiques sont très simples; d’autres tels que le raffinage
des huiles et des usines pétrochimiques sont très complexes. La description de certains
processus pourrait demander beaucoup de texte et prendre beaucoup de temps à lire
sans pour autant être compris à 100 %. Des erreurs provenant d’une mauvaise
compréhension des processus peuvent être très couteuses.
a. définition
Caractéristiques: CLAIRE (1) , CONCIS (2), SEQUENTIEL (LOGIQUE) (3) ET DYNAMIQUE (4)
Le schéma du processus chimique (procédé) indique les aires où :
• les matières premières sont prétraitées
• la conversion prend place
• la séparation des produits à partir des sous-produits est menée
• le raffinage/la purification des produits a lieu
• les points d’entrée et de sortie de service tel que le refroidissement par l’eau ou la vapeur
Les ingénieurs chimistes l’utilisent pour montrer les séquences d’équipement et les unités
• illustre les étapes de processus chimiques dans leur séquence propre et logique
a. TYPOLOGIE
Les symboles des schémas des variables opératoires sont des illustrations rapides à
dessiner, des symboles faciles à comprendre qui dépassent les barrières de la langue.
Certains ont déjà été acceptés comme normes nationales alors que d’autres sont des
symboles communément utilisés dans les industries de procédés chimiques, lesquels
se sont montrés être efficaces. Les ingénieurs inventent constamment leurs propres
symboles où les normes n’existent pas. Ainsi, les symboles et les représentations
peuvent varier d’un dessinateur ou d’une compagnie à l’autre.
Analyse de flow sheet : Passage d’une étape à une autre
- Les « pourquoi » ?
- L’esprit critique
Dans la fabrication du chlorure de vinyle (VC) par pyrolyse du dichloroéthane (DCE), la conversion du réacteur
est limitée à 55% pour réduire la formation de carbone qui encrasse les tubes du réacteur.
Calculez la quantité de DCE introduite dans le réacteur pour produire 5000 kg/h de VC.
Exemple 2:
Dans la production d’éthanol par hydrolyse de l’éthylène, l’éther diéthylique est produit comme sous-produit. Une
composition de courant d’alimentation typique est 55% d’éthylène, 5% d’inertes, 40% d’eau; et courant de produit:
52,26% d’éthylène, 5,49% d’éthanol, 0,16% d’éther, 36,81% d’eau, 5,28% d’inertes. Calculez la sélectivité de
l’éthylène pour l’éthanol et pour l’éther.
Exemple 3:
Dans la chloration de l’éthylène pour produire du dichloroéthane (DCE), la conversion de l’éthylène est de 99,0%.
Si 94 moles de DCE sont produites pour 100 moles d’éthylène ayant réagi, calculez la sélectivité et le rendement
global par rapport à l’éthylène. L’éthylène n’ayant pas réagi n’est pas récupéré.
Chapitre III: METHODOLOGIE DE BILANS DE MATIERES
III.1. Introduction
En génie chimique, on a très souvent besoin de connaître la composition des mélanges produits et
introduits, les flux de matière dans chaque partie du procédé en vue d’élaborer de nouveaux
procedés plus performants ou d’optimiser des procédés existants.
Avant de débuter une étude de bilans, il faut bien définir le contexte dans lequel elle doit être
développé et donc répondre à ces différentes questions :
Qu’est ce qu’un « PROCEDE » ?
Qu’est ce qu’un « BILAN DE MATIERE » ?
Qu’est ce qu’un « BILAN ENTHALPIQUE » ?
A quoi servent-ils ??
Comment établit-on ces bilans ?
A. Qu’est ce qu’un « PROCEDE »
A. Qu’est ce qu’un « PROCEDE »
Les bilans systématiques sont essentiels pour le calcul des installations, mais
aussi pour renseigner l’ingénieur sur la bonne marche d’un appareil
(identification d’une fuite, vérification de l’obtention d’un régime
permanent…). Les bilans peuvent porter sur l’ensemble du système, ou
porter sur un élément « différentiel » d’échange ; ils peuvent être globaux, toute
forme de matière étant alors confondue, ou encore relatifs à un produit donné.
B. Analyse des degrés de liberté
L’analyse des degrés de liberté (DDL) permet de répondre à ces questions. Il s’agit d’un outil puissant d’analyse systématique
à partir des schémas de procédé. Elle fournit un moyen rapide pour déterminer si un problème peut, ou non, être résolu, c’est-
à-dire si les informations disponibles sont suffisantes, et donne une méthode structurée pour la détermination des équations à
résoudre et de l’ordre à respecter pour cette résolution.
En bref, il s’agit de compter le nombre de variables indépendantes puis le nombre d’équations
Example 4: A feed stream flows at a molar flow rate of 100 mol/h and contains three components (20% component A, 30%
component B, and the balance, component C). Note that 80% of A in the feed and 50% of feed rate end up in the distillate. The
bottom stream contains 10% A, 70% B, and 20% C (by moles). Draw and label the process flowchart and perform DFA.
Exemple d’application :
[Link] absorbeur est utilisé pour éliminer de l’acétone d’un courant d’azote gazeux. Le débit d’alimentation est de 200 kg/h et la fraction
massique d’acétone est de 0.213. Le liquide d’absorption est l’eau, qui entre à un débit de 1000 kg/h. En sortie, le courant gazeux contient
encore 0.8 %p d’acétone et 2.9 %p de vapeur d’eau. a) Etablir le schéma de circulation (PFD) avec spécification des courants. b) Réaliser une
analyse des degrés de liberté (DDL) et Calculer les inconnues.
2. Un mélange contenant 30 % mol de toluène (T). 30 % mol de xylène (X) et le complément de benzène (B) est alimenté dans une colonne de
distillation avec un débit 100 Kmol/h. Le produit qui sort en pied contient 97 % mol de xylène et pas de benzène et 93 % du xylène de
l’alimentation est récupéré dans ce courant. Le produit de tète est alimenté dans une deuxième colonne. Le produit de tête de la deuxième
colonne contient 5 % mol du toluène et pas de xylène et 96 % du benzène qui entre dans l’alimentation originale est récupéré dans ce courant.
a) Dessiner et renseigner le schéma de circulation du procédé ; b) Faire l’analyse de degré de liberté ; c) Calculer les inconnues
3. De l’air contient 3% d’acétone et 2% d’eau est alimenté dans une colonne d’absorption .Le débit massique de l’air est de 1000 kg/h.
l’absorbant utilisé pour capter l’acétone de l’air est de l’eau pure. L’air qui sort de l’absorbeur doit être exempt d’acétone. En sortie de
l’absorbeur, l’air contient 0,5 % d’eau. Le pied de l’absorbeur contient 19 % d’acétone et le reste étant de l’eau. Ce courant est envoyé vers une
colonne de distillation pour séparer l’acétone de l’eau. Le pied de la colonne de distillation contient 4% d’acétone, le reste étant de l’[Link]
vapeur en tète de la colonne est condensée. Le condensat contient 99 % d’acétone, le reste étant de l’eau. a) Dessiner et renseigner le schéma de
circulation du procédé ; b) Faire l’analyse de degré de liberté ; c) Calculer les inconnues
B.1. Résultats possibles de l’analyse des degrés de liberté
a. DDL = 0. Le système est entièrement défini. Il existe une solution unique.
b. DDL > 0. Le système n’est pas défini (sous-spécifié). Il existe un nombre infini de solutions.
c. DDL < 0. Le système est sur-défini (sur-spécifié). Il y a trop de restrictions. Vérifier les nombres d’équations et de
restrictions. Les problèmes sur-définis ne peuvent être résolus tout en restant cohérent avec l’ensemble des équations
On parle de système d’équations indépendantes lorsqu’on ne peut pas obtenir l’une quelconque des équations
par combinaison linéaires des autres (par addition ou soustraction par exemple).
Exemple de système d’équations indépendantes :
x + 2y + z = 10
2x + y – z = 20
y + 2z = 50
Aucunes des trois équations ne peut être obtenue en combinant les autres.
Exemple de système d’équations dépendantes :
x + 2y + z = 10
2x + y – z = 20
3x + 3y = 50
Les équations ci-dessus ne sont pas indépendantes. Car en peut obtenir la troisième en ajoutant la première et la deuxième
Les équations qui relient les variables inconnues d’un procédé peuvent provenir :
1. Des bilans matière, pour les procédés non réactifs : en général, mais pas toujours, le nombre d’équations indépendantes qui
peuvent être écrites est égal au nombre d’espèces chimiques qui interviennent dans le procédé.
2. Des bilans énergétiques.
3. Des spécifications du procédé indiquées dans l’énoncé du problème.
4. Des propriétés et des lois physiques, comme la loi des gaz parfaits, la relation entre la masse, le volume et la masse
volumique.
5. Des contraintes physiques : la somme des fractions massiques ou molaires doit valoir 1.
6. Des relations stœchiométriques : pour les systèmes impliquant des réactions chimiques.
Exemple 1: Analyse d’un procédé de séparation par distillation Un courant d’alimentation composé d’éthanol et de méthanol,
alimenté à raison de 1000 kg/h doit être séparé sur une colonne de distillation. L’alimentation contient 40 % d’éthanol et le
distillat 90% de méthanol. Le débit de pied est de 400 kg/h. Etablir le schéma de circulation (PFD) et réaliser une analyse de
degré de liberté.
A l’aide d’outils informatiques, l’ingénieur en Génie de Procédés effectue des bilans thermiques, des
bilans matière et très souvent le dimensionnement des installations. L’utilisation de l’informatique est
appelée en Génie Chimique le flowsheeting
1. La synthèse est l'étape où la problématique est choisie. C'est aussi dans cette étape que l'on
initialise les valeurs des variables (composition, pression, température, objectifs à atteindre,
etc…) que l'on est libre de fixer.
2. L'analyse est habituellement composée de trois étapes
• résoudre les transferts de chaleur et de matière
• dimensionnement et calcul des coûts du matériel
• évaluer la valeur économique, sécurité, etc
3. L’optimisation implique à la fois l'optimisation des flux (débits matière et thermique) lui-même
ainsi que l'optimisation des paramètres opératoires (température, pression, etc….) dans un
procédé.
L'optimisation d’un procédé est divisée en trois étapes de base :
• synthèse
• analyse
• optimisation.
Repérer les pertes de chaleur, optimiser l’utilisation des produits, vérifier le bon fonctionnement des capteurs……
Pour pouvoir effectuer un bilan, il faut définir les limites du système sur lequel on veut
travailler. Puis on détermine les flux de matière (entrée, sortie) ainsi que les réactions
(création, destruction).
Le bilan matière permet d’estimer la productivité et le rendement de l’opération, envisager ou non des
recyclages, dimensionner les appareils à partir des productions souhaitées.
La matière peut subir soit des transformations physiques, soit des transformations
c. Découper l’installation en différents éléments de base sur lesquels effectuer des bilans.
On détermine alors des équations, il doit y avoir autant d’équations que d’inconnues.
- Bilan sur chaque constituant + bilan total sur tous les constituants
d. Résoudre le système
Conclusions:
procédé s’écrit :
LOI DE LAVOISIER
Remarques : le terme source est lié à la présence d’une réaction (OPU = réacteur)
Cas particulier : en régime permanent et en absence de réaction chimique, le bilan sur un constituant s’écrit:
La loi de LAVOISIER s’applique sur les débits (fractions) massiques ou molaires. On effectue un bilan :
Sur l’ensemble des constituants
Par constituant Pas de réaction : Entrée = Sortie
𝑭ሶ 𝒊
𝑿𝒊 =
𝑭ሶ 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍
b. Fraction massique
La fraction massique que l’on note W, ou le pourcentage massique (W %) est une grandeur utilisée pour
exprimer la composition massique d'un mélange (c'est-à-dire les proportions massiques de chaque composant
dans le mélange). La fraction massique d'un constituant i est égale au rapport de la masse du constituant i mi
sur la masse totale du mélange mtot.
𝒎ሶ 𝒊
𝑾𝒊 =
𝒎ሶ 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍
1. Mélange
On peut faire des bilans sur : N1, N2, OPU, tout le procédé
Intérêt : en cas d’emballement thermique, on court-circuite le réacteur pour limiter la réaction.
seulement de rendre compte des phénomènes observés, mais également de prévoir les
quantités de produits formés ou celles de réactifs nécessaires : ceci revêt une importance
réagissent les uns sur les autres. Elle se traduit par l’écriture d’équations de réactions
L’avancement d’une réaction chimique est donc une grandeur notée x, exprimé en mol, qui
permet de déterminer les quantités des espèces chimiques présentes dans le système au cours
évolution.
+ +
1 tranche de pain 1 tranche 1 tranche de
de pain (P) jambon (J) 1 sandwich (P2J)
(P)
2 P +1J 1 P2J
Dans sa cuisine :
6
10
4
2P 1J
1 29
0
Et maintenant au boulot :
1
3 P2J
2
Plus on fabrique de sandwichs et plus le
nombre de tranches de jambon et de pain
diminue.
Etat
x 12-x 16 – 2x x
intermédiaire
Etat final
(travail réalisé) xmax 12-xmax 16-2xmax xmax
Quand le travail s’arrête ?
En cours de
x 12-x 16 – 2x x
transformation
Etat final
16-2.x
16-2X12m
I
xmM P O S S I B xL E
xmax=12 12- 12=0 max
(travail réalisé) =-8
1er cas : il ne reste plus de tranches de jambon
En cours de
x 12-x 16 – 2x x
transformation
[Link]
Etat final
(travail réalisé)
xmax=8 12-xmax=4 xmax=8
=0
Etat initial : 12-x= 11
98
2
4
0
7
5
6 16-2.x= 16
4
6
2
0
8
8
x max
= 45
0
3
2
1
8
7
6
Etat final :
2. Le cuisinier B
En cours de
x 7-x 18 – 2.x x
transformation
Etat final
(travail réalisé) xmax 7-xmax 18–[Link] xmax
Qu’a-t-on à l’état final ?
En cours de
x 7-x 18 – 2.x x
transformation
Etat final
7-x
0 max 18–2.x
4 max x7max
(travail réalisé) xmax=7
En cours de
x 15-x 30 – 2.x x
transformation
Etat final
(travail réalisé) xmax 15-xmax 30–[Link] xmax
1. Calcul de l’avancement maximal xm
En cours de
x 15-x 30 – 2.x x
transformation
Etat final
(travail réalisé)
0 max 30–2.x
xmax=15 15-x 0 max x15
max
np 30 proportions
nj = = c stoechiométriques
15
En génie chimique on utilise surtout la chaleur massique cp (molaire Cp) à pression constante qui représente la quantité de
chaleur nécessaire pour élever de 1°C une unité de masse (une mole) d'un corps pur sous une pression constante. Elles
s'expriment en [Link]-1.K-1 ([Link]-1.K-1) dans le système légal. Plus couramment on trouve les unités [Link]-1.K-1 ([Link]-1.K-
1).
La chaleur massique dépend de la température et de l'état physique du corps pur. La variation suivant la température est
souvent négligée; on utilise alors des valeurs moyennes valables sur des intervalles de température.
b. Chaleurs latentes (ou enthalpies) de changement d'état
La chaleur latente massique d'un changement d'état l (molaire L) représente la quantité de chaleur nécessaire pour permettre le
changement d'état d'une unité de masse (une mole) d'un corps pur d'une substance sous une pression constante. Elles s'expriment
en [Link]-1 ([Link]-1) dans le système légal. Plus couramment on trouve les unités [Link]-1 ([Link]-1).
Suivant la convention thermodynamique, les chaleurs latentes de changement d'état sont positives si on doit fournir de l'énergie
à un corps ou négatives si le corps libère de l'énergie.
L’enthalpie de réaction est calculable à partir de données thermodynamiques telles que les enthalpies d’autres
réactions et/ou les enthalpies de formation des corps purs: Loi de Hess
L’enthalpie H est une fonction d’état : la variation d’enthalpie entre deux états ne dépend pas du chemin suivi mais seulement
de l’état initial et de l’état final. Entre les deux, on peut donc choisir le chemin de façon à apparaître des transformations
connues.
La variation d’enthalpie est toujours calculée par rapport à un état de référence. Il y a autant de références qu’il y a de
constituants mais une seule référence par constituant.
Pour un constituant donné, la référence est définie par un état physique donné (liquide, solide ou gaz) et une température
(Tref). En général, la température de référence est de 18°C ou 25°C : température à laquelle on trouve des données dans les
tables de thermodynamique (enthalpie de formation…).
III.3. Présentation des différents types de bilan
Dans les opérations unitaires du génie chimique toutes les formes d'énergie mises en jeu sont généralement négligeables
devant l'énergie thermique (l'énergie de compression des gaz est une exception). Par conséquent les bilans énergétiques se
réduisent à des bilans thermiques. La réalisation de bilan permet d'effectuer des calculs de puissance thermique à fournir à une
installation ou à évacuer d'une installation ainsi que des déterminations de pertes thermiques.
a. Bilan thermique
Ce type de bilan peut être utilisé pour la plupart des procédés. On peut prendre l'exemple d'un échangeur de chaleur où circulent
sans être en contact un fluide froid liquide et un fluide chaud à l'état de vapeur à l'entrée et à l'état de liquide refroidi à la sortie.
On applique, aux bilans thermiques, le principe de conservation de l’énergie entre l’entrée et la sortie pour une
opération unitaire continue.
Les processus thermiques en jeu sont de 3 principaux types :
o Echauffement, refroidissement ou changement d’état des constituants (1).
o Consommation (réaction endothermique) ou production de chaleur (réaction exothermique) dans le cas d’un réacteur.
o Pertes thermiques vers l’extérieur du système. Si les pertes sont nulles, le réacteur est adiabatique.
b. Bilan enthalpique
Cette forme de bilan peut s'appliquer à tous les cas car elle est beaucoup plus générale. Elle est absolument équivalente à la
formulation des bilans matières: dans le bilan enthalpique les masses (moles) et les débits massiques (molaires) sont remplacés
par des quantités de chaleur (procédé discontinu) et des puissances thermiques (procédé continu).
On définit d'abord :
un système d’étude qui est constitué soit d’un appareil ou d'une partie d'appareil.
on comptabilise les flux de matières entrant et sortant ainsi que les apports de puissance thermique (exemple: chauffage du
bouilleur d'une rectification par la vapeur ou une résistance électrique),
les évacuations de puissance thermique (exemple: par le fluide de refroidissement au condenseur d'une colonne de
rectification) et
les pertes thermiques vers l'extérieur.
On se propose de réaliser le bilan enthalpique sur un mélangeur admettant en continu deux produits (débits massiques A et B) à
des températures différentes θA et θB. Les deux produits ne réagissent pas dans le mélangeur. En sortie le mélange (débit
massique C égal à A + B) est à une température supérieure θC aux précédentes car le mélangeur est chauffé par un dispositif
annexe fournissant la puissance thermique Pchauffe.
Il est nécessaire de se donner une température de référence pour définir les enthalpies massiques des produits d'entrée hA et hB
ainsi que du produit de sortie hC .
A . hA + B . hB + Pchauffe = C . hC + Ppertes
On définit :
- Un système : soit une OPU ou un procédé.
- Les flux de matière entrants et sortants.
- Les apports de puissance thermique (exemple : chauffage pour une distillation).
- Les évacuations de puissance thermique (exemple : refroidissement d’un condenseur)
- Les pertes thermiques vers l’extérieur.
Flux de chaleur entrant + Puissance échangée + Flux de chaleur dégagée/consommée par réaction chimique =
Flux de chaleur en sortie + Pertes thermiques
Il est nécessaire de définir une référence pour calculer les débits de chaleur des constituants en entrée et en sortie.
- Débit de chaleur en entrée : variation d’enthalpie entre l’état d’entrée et l’état de référence : HE = FE. (hE – href)
- Débit de chaleur en sortie : variation d’enthalpie entre l’état de sortie et l’état de référence : HS = FS. (hS – href)
On considère dans ce paragraphe le cas d’un simple changement de température (pas de changement d’état, pas de réaction
chimique et pas de pertes thermiques dans l’OPU).
OPU : échangeur thermique (pas de changement d’état, pas de réaction chimique).
Référence : A l’état liquide à la température Tref (pas de changement d’état entre la référence et l’état 1 ou l’état 2).
Bilan thermique sur l’OPU
(h1 – href) en J/mol ou J/kg : représente la variation d’enthalpie entre l’état de référence de l’état 1 = variation
d’enthalpie pour augmenter la température de Tref à TE.
Bilan thermique :
Pas de pertes thermiques, pas de terme source liée à une réaction chimique
Remarque 2 : Dans le cas simple du changement d’état, la température de référence n’intervient pas dans
l’expression finale.
Un changement d’état à température donnée s’accompagne d’un dégagement ou d’une absorption de chaleur.
Par exemple, la chaleur latente de vaporisation (Lv) de l’eau (40,6 kJ/mol) correspond à l’énergie à fournir pour
Exemple : Quelle puissance faut-il apporter pour vaporiser un mélange eau/méthanol à 6,4 % molaire en éthanol. Le débit du
mélange est de 1 mol/s. (régime permanent et pas de pertes thermiques).
Données :
Température de référence : Tref = 20 °C
Chaleurs latentes de vaporisation = 91 °C :
- Eau : Lveau = 2258 J/g d’eau
- Méthanol : Lvméthanol = 35520 J/mol de méthanol
Chaleurs spécifiques dans le domaine d’étude :
- De l’eau liquide : Cpeauliq = 72 J/mol.K
- Du méthanol liquide : Cpméthanolliq = 84,3 J/mol.K
- De la vapeur d’eau : Cpeauvap = 32,5 J/mol d’eau.°C
- Du méthanol gazeux : Cpméthanolvap = 46 J/mol.K
Les enthalpies de mélange (liquide et gaz) sont nulles.
L’expression de la puissance correspond au flux de chaleur à apporter pour vaporiser x moles de méthanol et (1-x)
moles d’eau (les enthalpies du mélange étant nulles).
Généralisation
Pour 2 constituants :
Pour n constituants :
Remarque : Dans le cas simple du changement d’état, la température de référence n’intervient pas dans l’expression finale
b- Changement de température et changement d’état
Dans la plupart des cas, le mélange à traiter subit à la fois une augmentation de température et un changement d’état.
Données :
Chaleurs spécifiques :
- De l’eau liquide : Cpeauliq = 4,18 J/g. °C
- Du éthanol liquide : Cpéthanolliq = 2,39 J/g. °C
Chaleurs latentes de vaporisation = 91 °C :
- Eau : Lveau = 2255 KJ/kg
- Ethanol : Lvéthanol = 854 kJ/kg
Les enthalpies de mélange (liquide et gaz) sont nulles
Température de référence = 20 °C
Bilan de matière sur la colonne :
P = 423 w
Bilan enthalpique avec réaction chimique
Au cours d’une transformation, il n’y a pas uniquement des variations de température ou des changements
d’états, il peut y avoir des réactions chimiques avec consommation et production d’espèces diverses. Le terme lié
à la réaction chimique n’est plus nul, il est alors nécessaire de calculer l’enthalpie de la réaction dégagée ou
absorbée au cours de la transformation. Le calcul devient un peu plus compliqué.
Bilan général :
ENTREE + SOURCE = SORTIE + ACCUMULATION + PERTES THERMIQUES
Entrée :
- Chaleur apportée par le flux du mélange à la température TE
- Puissance échangée (P > : puissance apportée ; P < : puissance évacuée)
Sortie :
- Chaleur évacuée par le flux du mélange à la température TS
- Pertes thermiques (en Watt) sur l’OPU
Source : flux de chaleur dégagée ou consommée par la réaction
1. Introduction
Il y a transfert de chaleur entre deux points où règnent des températures différentes: le transfert s'effectue toujours de la
température la plus élevée à la température la plus faible. La différence de température est la force motrice du transfert de
chaleur.
La conduction: La conduction est la propagation de la chaleur de molécules à molécules (ou d'atomes à atomes ou
d'ions à ions) dans un corps ou dans plusieurs corps contigus sans qu'il y ait mouvement de ce milieu.
Ce transport de chaleur se produit au sein d’une même phase – au repos ou mobile, mais tranquille (absence de remous) – en
présence d’un gradient de température. Le transfert de chaleur résulte d’un transfert d’énergie cinétique d’une molécule
à une autre molécule adjacente. Ce mode de transfert est le seul à exister dans un solide opaque. Pour les solides
transparents, une partie de l’énergie peut être transmise par rayonnement. Avec les fluides que sont les gaz et les liquides, la
chaleur s'effectue par l'action combinée de la conduction au sein du fluide et du mouvement du fluide. La conduction
intervient donc dans la convection mais le mouvement du fluide entraîne des lois différentes d'un phénomène de
conduction sans déplacement de matière. On parlera de convection forcée quand le mouvement du fluide s'effectue grâce
à des forces externes (pompe, ventilateur, agitateur) et de convection naturelle quand le mouvement s'effectue sous
Le rayonnement: Le rayonnement est l'émission par un corps d'ondes électromagnétiques qui sont les vecteurs
de ce transfert de chaleur. Les ondes sont émises dans toutes les directions et appartiennent au domaine de l'infra-rouge
et du visible. Aucun support matériel n'est nécessaire pour leur propagation. Dans la pratique les trois modes de transfert
coexistent mais l'un d'entre eux est généralement prépondérant ce qui conduit à des hypothèses simplificatrices.
2. Flux de
chaleur
Pour tous les modes de transfert de chaleur, on définit le flux de chaleur ou la puissance thermique Φ (W) comme la quantité
de chaleur Q (J) traversant une surface isotherme S (m 2) pendant le temps ∆t (s).
Il est possible d'exprimer le flux de chaleur à l'aide de la notion de résistance thermique. Si on considère deux surfaces S1 et S2
respectivement à des températures θ1 et θ2 (θ1 > θ2) , on a la relation suivante:
Où les températures sont exprimées en Kelvins ou en degrés Celsius. R est la résistance thermique au transfert entre les deux
surfaces: elle s'exprime en K.W-1 et caractérise la difficulté pour réaliser un transfert de chaleur.
Pour une même différence de température entre deux surfaces, la chaleur transférée sera d'autant plus faible que la résistance
sera importante.
On définit également le coefficient global de transfert thermique K défini par rapport à une surface S placée entre les deux
surfaces S1 et S2 de températures θ1 et θ2 ; dans cette définition générale on ne fait toujours pas référence à un type de transfert
particulier. L'intérêt de ce coefficient est de pouvoir s'appliquer à plusieurs processus différents de transfert entre les deux
surfaces (conduction, convection ou rayonnement).
où K s'exprime en W.m-2.K-1. Dans certains ouvrages la lettre K est remplacée par la lettre
U.
3. Types de transferts
Le transfert de chaleur par convection apparaît entre deux phases dont l’une au moins est mobile, en présence
d’une différence de température.
Définition: Un échangeur de chaleur est un appareil destiné à transmettre la chaleur d’un fluide à un autre.
Essentiellement, un fluide chaud circule depuis une entrée de l’échangeur jusqu’à sa sortie en transférant une
partie de son enthalpie à un fluide froid qui lui aussi circule entre une entrée et une sortie distinctes de celles
du fluide chaud.
Vu de l’extérieur, un échangeur se présente comme une boîte noire pourvue, comme un quadripôle électrique, de
deux entrées et de deux sorties. Il est bien commode de mesurer les caractéristiques essentielles du
fonctionnement de l’échangeur à l’un de ces quatre pôles, plutôt que de faire des mesures forcément plus délicates
à l’intérieur.
C’est ainsi que nous établirons pour chacun des fluides 1 ou 2 des paramètres mesurables et mesurés à
l’entrée et à la sortie de chacun des deux :
— l’état : liquide, gazeux ;
— le débit-masse, constant de l’entrée à la sortie ;
— la température, variable dans l’échangeur ;
— la pression, peu variable.
Deux types de circulation sont possibles: Le mode de circulation influe également sur la qualité et l’efficacité du transfert.
L'échange à contre-courant permet l'échange d'une plus grande quantité de chaleur qu'à co-courant: il est donc le
plus utilisé.
Critères de classement des échangeurs
■ Classement technologique
Les trois modes de transfert de chaleur (conduction, convection, rayonnement) sont couplés dans la plupart des
applications (chambre de combustion, récupération sur les fumées, etc.) ; il y a souvent un mode de transfert
prédominant. Pour tout échangeur avec transfert de chaleur à travers une paroi, la conduction intervient.
Critères de classement des échangeurs
■ Cette phase de dimensionnement thermique peut être manuelle ou effectuée à l’aide d’un outil informatique ;
dans les deux cas, l’enchaînement itératif conduisant à répéter le calcul thermique après modification de certains
■ La phase de dimensionnement thermique de l’échangeur n’est qu’une des étapes permettant d’arriver au dessin
■ Suite au calcul thermique, certains logiciels proposent une phase d’estimation du coût de l’appareil ; cette
estimation de coût de fabrication peut être chiffrée à partir des coûts unitaires (prix des composants, temps
par un mode vérification : connaissant les deux fluides et la puissance thermique à transférer entre
eux, et ayant par expérience une idée approximative de la géométrie de l’appareil, on cherche à
savoir si cet appareil est bien adapté ou non au service demandé.
Pour cela, l’algorithme fournit un critère de surdimensionnement
(ou de sous-dimensionnement) sous la forme d’un rapport représentant le trop (ou le manque) de
surface d’échange pour le service demandé.
Il existe les méthodes analytiques et numériques pour faire le dimensionnement d’un échangeur. Les
méthodes analytiques (DTML (écart moyen logarithmique) et du NUT (nombre d’unités de transfert) )
sont les plus employés