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Adp 2024-2025 BAC2 CHIM IND - UNILU

Le cours d'analyse des procédés chimiques à l'Université de Lubumbashi vise à initier les étudiants aux principes fondamentaux de l'ingénierie chimique, en se concentrant sur les bilans matière et énergie. Les objectifs incluent l'analyse des procédés, la traçabilité des schémas de procédé, et la compréhension des impacts environnementaux. Les méthodes d'enseignement comprennent des présentations PowerPoint, des travaux pratiques, et une évaluation par interrogations et examens.

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Adp 2024-2025 BAC2 CHIM IND - UNILU

Le cours d'analyse des procédés chimiques à l'Université de Lubumbashi vise à initier les étudiants aux principes fondamentaux de l'ingénierie chimique, en se concentrant sur les bilans matière et énergie. Les objectifs incluent l'analyse des procédés, la traçabilité des schémas de procédé, et la compréhension des impacts environnementaux. Les méthodes d'enseignement comprennent des présentations PowerPoint, des travaux pratiques, et une évaluation par interrogations et examens.

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UNIVERSITE DE LUBUMBASHI

FACULTE
POLYTECHNIQUE
Département de chimie industrielle

COURS D’ANALYSE DES PROCEDES CHIMIQUES


Promotion: Deuxième bachelier

1
Par:
Prof KANDA JEAN MARIE
Ass KATUFU Serge
Msc Mpiana Nathan
Année académique 2024-2025
Engagements pédagogiques
Engagements pédagogiques
Ce cours présente aux étudiants ingénieurs chimistes débutants les principes de base et les techniques de calcul

utilisés en ingénierie chimique , en particulier de les familiariser avec les fondamentaux des bilans matière et

énergie impliquant des réacteurs chimiques et des opérations unitaires simples tels qu’ils sont appliqués à

l’ingénierie chimique.

Il se focalise sur les notions essentielles à la compréhension des problématiques des bilans

matière et énergétique ainsi qu’un aperçu sur une évaluation environnementale d’un procédé,

afin d’éviter les redondances dont les sujets sont susceptibles d’être traités dans des cours

d’ingénierie chimique : génie des réacteurs chimiques, procédés et environnement, transfert

de chaleur, analyse du cycle de vie, de thermodynamique chimique ou de mécanique des

fluides,….
Objectifs du cours :

1. De faire une analyse des procédés et identification des variables de procédés.

2. Tracer et renseigner un schéma de procédé répondant à la description d’un procédé donné.

3. Choisir une base de calcul commode, adaptée aux procédés unitaires ou multiples.

4. Identifier des sous-systèmes pour lesquels il serait possible d’écrire des bilans matière et énergie,

de simplifier ces équations des bilans matière et énergétique et de réaliser les calculs nécessaires.

5. Être capable d’apprécier pourquoi la maîtrise de ces connaissances de base est importante pour

tous les ingénieurs chimistes, quel que soit leur choix de carrière final.

6. …..
Buts pédagogiques

À la fin de ce cours, chaque étudiant devra être capable :

1. D’expliquer les concepts de dimension, d’opérations unitaires, de procédés, et de conservation de la

masse et de l’énergie ; de transfert d’énergie nécessaires aux bilans matières et énergétique

2. De résoudre des problèmes de bilans matière et énergétique impliquant des enchaînements d’étapes

unitaires, des flux de recirculation, de by-pass et de purge et des réactions chimiques

3. De connaitre la méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux par l’analyse du cycle de vie

à travers des procédés réels selon les critères du développement durable : synthèse de l'ammoniac,

centrale thermique et piles à combustible, préparation d’acide sulfurique,…


Méthodes d’enseignement:

 Le cours est donné avec l'utilisation des présentations PowerPoint

 Pas de dictée!!!

 Diapositives et notes disponibles

 Le cours sera illustré par des exemples de la vie courante pris dans le secteur industriel.

 Travaux pratiques pour faciliter la compréhension (exercices dans l’auditoire et travaux de

recherches à domicile)
Contenu du cours:

CHAPITRE I: INTRODUCTION GENERALE

CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES OPERATIONS UNITAIRES ET LES REACTEURS CHIMIQUES

CHAPITRE III: METHODOLOGIE DES BILANS DE MATIERE

CHAPITRE IV: METHODOLOGIE DES BILANS D’ENERGIE

CHAPITRE V: INTRODUCTION A L’ANALYSE ENVIRONNEMENTALE D’UN PROCEDE

 Modes d’évaluation

 Interrogation (Une ou deux)


Questions théoriques et exercices sur la matière
Epreuve écrite:
 Examen théorique du cours

Epreuve pratique:  Résolutions d’exercices (TD et TP)


Bibliographie
Anglaret – Kazmierczak, Technologie Génie Chimique, Tome 1

Artur Morris E. et all; Handbook on material and energy balance calculation in materials processing, 3ed; ISBN 978-
1-118-06565-5

Emillian Koller, Aide-mémoire génie chimique ; 3éd. Dunod ; ISBN 978-2-10-054845-3

Eyglunent B. et Hermes, Manuel de thermique, 1997

Ghasem Nayef et Henda Redhouane, Bilans matière et énergétique pour l’ingénierie chimique Principes et
applications pratiques, ISBN 978-2-8041-6567-3 ; 2012

Ghasem Nayef et Henda Redhouane; Principles of chemical engineering processes... © 2009 by Taylor & Francis
Group, LLC. All Rights Reserved.

Mohammed Kemiha, Polycopie pédagogique de cours de : bilans de matière et thermique en procédés, Université A.
Mira-Bejaia, Faculté de Technologie Département de Génie des Procédés, 2014

Richard M. et Ronald. W. ; Elementary principles of chemical processes ; 3éd, ISNB 0-471-68757-X, 2005, USA

Techniques de l’ingénieur : articles relatifs aux échangeurs de chaleur


CHAPITRE I : INTRODUCTION GENERALE
Qu’est-ce que l’ingénierie chimique ?
Il n’existe à ce jour pas de définition universellement acceptée de l’ingénierie chimique. On peut retenir:

 L’ingénierie chimique est une branche de l’ingénierie qui implique la conception et la mise en

œuvre d’usines chimiques, de raffineries pétrochimiques et autres, à échelle industrielle ….

 L’ingénierie chimique traite des procédés nécessaires à la transformation de la composition

chimique ou physique, de la structure ou de l’état physique de substances.

 ….

Malgré l’absence de consensus parmi les ingénieurs chimistes………., il n’y a aucun


désaccord sur le fait que les ingénieurs chimistes :
Malgré l’absence de consensus parmi les ingénieurs chimistes………., il n’y a aucun désaccord sur le fait que les
ingénieurs chimistes :
 Convertissent des matériaux de faible valeur en produits à forte valeur ;

 Sont impliqués dans la conception et le développement de produits ;

 Conçoivent des procédés de fabrication ;

 Interviennent lors des augmentations d’échelle, du développement et de l’optimisation des

procédés ;

 Réalisent l’analyse économique des procédés de production ;

 Exploitent et contrôlent les procédés de manière à s’assurer que la qualité des produits est

conforme aux spécifications ;

 Sont impliqués dans la gestion des procédés ;

 Interviennent dans les ventes et le service technique associés aux produits.


L’ingénierie chimique repose sur des principes aussi variés que la nature qui nous entoure, les possibilités offertes aux
ingénieurs sont immenses et les défis auxquels ils sont confrontés souvent difficiles et en constante évolution. De manière
succincte, les applications de l’ingénierie chimique couvrent :
 Des domaines traditionnels, comme l’extraction minière, la pâte à papier et le papier, le raffinage pétrolier, les matériaux
(caoutchoucs, plastiques) et l’environnement ;
 Des domaines non traditionnels tels que la microélectronique (fabrication des semi-conducteurs), les biotechnologies
(procédés de production pharmaceutique, ingénierie génétique, etc.) et les nanotechnologies ;
 Un problème typique de conception d’un nouveau procédé ou de modification d’un procédé existant
se pose comme suit : « Étant donné la quantité et les propriétés des matières premières,
calculer la quantité des produits et en déterminer les propriétés, ou vice versa ».
 Pour répondre à cette question, les ingénieurs chimistes disposent d’outils puissants qui
s’appuient sur les bilans matière et énergétique.

Bilans matière et énergétique

 Les bilans matière peuvent être utilisés pour décrire les quantités de matière qui transitent lors
des opérations de traitement. Ces bilans rendent compte de la conservation de la masse.

 De même, il est possible de décrire les quantités d’énergie mises en jeu par des bilans qui rendent

compte de la conservation de l’énergie.

Quelle que soit l’industrie, les bilans matière et énergétique sont très importants....!!!!
Les premiers bilans matière sont déterminés lors des études préliminaires, améliorés

par des expériences à échelle pilote, lors de l’élaboration et des tests du procédé,

vérifiés à la mise en service de l’unité puis affinés et utilisés comme outil de contrôle

lorsque la production est établie.

Les bilans énergétiques permettent d’étudier les différentes étapes d’un procédé, un

procédé dans sa globalité et même l’ensemble du système de production depuis les

matières premières jusqu’au produit fini. Le coût croissant de l’énergie a conduit les

industriels à étudier des moyens d’en réduire la consommation.


Démarche scientifique

valoriser
simulation
atelier
innover extrapolation
filière
conception
modéliser nouveaux contacteurs

comprendre contrôle local systèmes


des processus fluides

particules gouttes
bulles biofilms flocs
conception membranes
catalyseurs changements d’échelle
biocatalyseurs dans la modélisation et le couplage
micro-organismes des processus chimiques, biochimiques
physico-chimiques et hydrodynamiques
molécules
Les bilans matière et énergétique peuvent être simples ou extrêmement complexes, mais l’approche de base

ne change pas (voir plus loin: Chapitres III et IV)

Des expériences sur des systèmes simples, comme des opérations unitaires, permettent de développer des

outils pour étendre les méthodes à des situations plus complexes.

La disponibilité des ordinateurs permet aujourd’hui de définir et manipuler assez facilement les bilans matière

et énergétique, et par conséquent de les utiliser au quotidien dans la gestion du procédé.

La formulation des bilans a de grandes implications car :

 elle fournit une base pour la modélisation de systèmes qui seraient difficiles et chers à étudier sur le papier ou

par des simulations informatiques ;

 elle facilite la synthèse des procédés chimiques et l’évaluation des processus de conception ;

 elle guide l’analyse des systèmes physiques ;

 elle fournit une base pour l’estimation des coûts et bénéfices économiques d’un projet.
Valeurs, unités et dimensions
Les ingénieurs chimistes, comme la plupart des autres ingénieurs, ont constamment recours à des valeurs, des

unités et des dimensions. Par exemple, une liste de provision indique :

 1 L de lait (valeur : 1 ; unités : litre ; dimensions : volume [longueur3]) ;

 1,5 kg de viande (valeur : 1,5 ; unités : kg ; dimensions : masse).

On retient que:

 La « valeur » est la quantité numérique (1 ou 1,5).

 L’« unité » indique ce que représente la quantité, dans ces cas 1 L ou 1,5 kg.

 La « dimension » est la propriété mesurable que représentent les unités.

Il est important, dans les calculs d’ingénierie, d’indiquer à la fois la valeur et l’unité. Une valeur sans unité n’a aucun sens
Une dimension est une propriété qui peut être mesurée, comme une longueur, une masse ou une température,

ou calculée comme par exemple : longueur/temps = vitesse, longueur3 = volume ou masse/longueur3 = masse

volumique.

Les unités peuvent être traitées comme des variables algébriques lorsque des quantités sont ajoutées,

soustraites, multipliées ou divisées. Les unités dérivées peuvent être obtenues en multipliant ou en divisant les

unités de base (c’est-à-dire les unités de longueur, de masse et de temps).

Il existe différents systèmes d’unités, mais les ingénieurs en utilisent essentiellement deux : le

Système International (SI) et le système d’unités américain pour l’ingénierie (AES – American

Engineering System). Les autres systèmes sont le Centimètre Gramme Seconde (CGS), le Pied

(Foot) Livre (Pound) Seconde (FPS) et le système d’unités Anglo-saxon.


Unités associées aux différents systèmes d’unités

Relation entre quelques unités courantes et les unités de base


Conversion des unités
La conversion d’unités devra aussi être connue. Par exemple, la vitesse peut être exprimée en

pieds par seconde, miles/heure ; centimètres par an ou tout autre rapport de longueur par unité

de temps. La valeur numérique de la vitesse dépend des unités choisies, par exemple 20 m/s =

66 pi/s.

Homogénéité dimensionnelle
Pour qu’une équation soit valide, les dimensions de part et d’autre du signe égal doivent être les

mêmes. Ou, pour l’exprimer différemment, les équations doivent être dimensionnellement homogènes.

Il est recommandé de travailler dans des unités similaires (par conversions).

Les équations suivantes sont-elles dimensionnellement homogènes ?


Réponses :
Il est parfois plus simple d’écrire les unités sous forme de fractions verticales afin de faciliter les simplifications.

« Dimensionnellement cohérent » signifie que l’égalité définie par le signe égal n’impose pas uniquement que

les valeurs soient identiques, mais également que les unités soient les mêmes pour les deux membres de

l’équation.
Procédé et variables de procédé

Schéma de procédé – Schéma représentant l’enchaînement des opérations unitaires connectées par des courants
de procédé. Il montre la circulation de la matière et de l’énergie entre les différentes opérations unitaires (figure
1.1).
Procédé – Désigne toute opération ou série d’opérations qui modifie physiquement ou chimiquement une
substance ou un mélange de substances.
Opération unitaire – entité constitutive d’un procédé, Appareil ou équipement dans lequel est réalisé l’une
des opérations constitutives d’un procédé. À chaque opération unitaire est associé un jeu de courants de procédé
d’entrée et de sortie, constitués de matériaux qui entrent et sortent de l’unité.
Courant de procédé – Ligne qui représente le déplacement de matière depuis ou vers des opérations unitaires. En
général, ces courants comportent des informations sur la quantité, la composition, la température et la pression
des composants.
Dans un procédé, les courants de matière sont caractérisés par des variables de différentes natures.….. Nous allons citer
quelques-unes : débits volumiques, températures, Masse, volume, Masse volumique, Concentration, Débit, Fractions molaires
ou massiques pression, compositions, pH, conductivité électrique, etc.)

Les courants de procédé contiennent parfois une unique substance, mais s’il s’agit le plus souvent de
mélanges de liquides ou de gaz, ou de solutions d’un ou plusieurs solutés dans un solvant liquide. La
composition d’un mélange de substances contenant une espèce A peut être définit par des équations ci-
après:
 Fraction molaire
 Fraction massique
CHAPITRE II: GENERALITES SUR LES OPERATIONS UNITAIRES ET LES REACTEURS
CHIMIQUES

PLAN SOMMAIRE

I. GENERALITES SUR LES OPERATIONS UNITAIRES

II. LES REACTEURS CHIMIQUES

III. ELABORATION ET CONCEPTION DE FLOW SHEET


I. GENERALITES SUR LES OPERATIONS UNITAIRES

I.1. Qu’est ce qu’un « PROCEDE »


Opérations unitaires
(transformations physiques,
concept défini en 1915)
Procédé industriel

Réacteurs chimiques

Dans l’industrie chimique un procédé de fabrication peut être décomposé en une succession d’opérations qui constituent ses étapes clés. On
distingue généralement :
 le (ou les) réacteurs qui sont constitués par des enceintes dans lesquelles se déroulent les réactions chimiques,
 et les opérations de séparations qui sont destinées à séparer et purifier les constituants d’un mélange
Le principe fondamental de toute opération unitaire est:
 La préparation et la mise en contact intime des phases en présence pour assurer le développement
des réactions;
 Les mécanismes de transport et de transfert de masse (ou matière), de chaleur et de quantité de
mouvement qui ont lieu durant la chaîne de transformation;
 La séparation des constituants du mélange résultant.
Exemple d’un procédé : Production du PVC

Opérations
unitaires Cl
chlorure de vinyle
Exemple d’un procédé : Production de la chaux

CaCO3 CaO + CO2


Chaleur

CaO + H2O Ca(OH)2


Le choix d’une opération unitaire dépend de différentes considérations :

 la possibilité effective de séparation sur des bases thermodynamiques;

 la possibilité offerte par la cinétique physique d’avoir un transfert plus

ou moins rapide selon la nature des phases en présence;

 la volonté d’utiliser préférentiellement certaines sources d’énergie (par

exemple l’énergie électrique);

 le souhait d’économiser de l’énergie ou de diminuer les frais de fonctionnement

ainsi que celui d’abaisser les coûts d’investissement.


I.2. TYPOLOGIE
Types de processus :
44 continus : - aucune interruption du procédé
- qualité constante du produit
- régulation automatique possible

séquentiels : - fonctionnement continu avec interruption


pour entretien ou changement pièces (ex. filtres)
mais pas pour introduire réactifs ou évacuer produits

semi-continus : - interruption à intervalles réguliers pour


introduire réactifs et évacuer produits

discontinus : - par lot ou "batch"


- qualité plus ou moins constante
Chaque processus (procédé) industriel est destiné à produire un produit désiré à partir d’une variété de matières
premières de départ utilisant l’énergie à travers une succession d’étapes de traitement intégrées de manière
raisonnée. Les étapes de traitement sont de nature physique ou chimique.

 Les unités de procédé sont les transformations ou les conversions chimiques qui sont réalisées
dans un processus.
 Les unités d’opérations : représentent les étapes de traitement physique lesquels sont utile pour:
• mettre la matière première dans une forme qui peut réagir chimiquement
• mettre le produit dans une forme adéquate pour le marché
 Les principales opérations unitaires

- Extraction liquide / liquide : séparation de liquides miscibles.


- Séchage : récupération de l’humidité ou d’autres liquides d’un solide par évaporation ou d’autres
moyens.
- Tamisage : triage de particules solides selon leurs granulométries.
- Filtration : séparation des particules solides à partir d’un liquide ou d’un gaz.
- Distillation : séparation des liquides miscibles de densités différentes par évaporation.
- Absorption : transfert d’un soluté gazeux vers une phase liquide.

Les procédés de séparation d'un mélange (solide, liquide ou gazeux) en ses constituants
purs sont essentiels dans l'industrie chimique. La méthodologie consiste, à l'aide d(‘)e une
ou plusieurs opérations, à effectuer un transfert de matière par la mise en contact intime
de plusieurs phases (S-S / S-L / L-L / L-G / S-G ...).

Les opérations unitaires mises en jeu visent à séparer 2 phases ou à extraire un composé d’une
phase, on cite les opérations de séchage, filtration, distillation et adsorption.
I.3. REACTEUR

Dans un réacteur a lieu une réaction chimique : les réactifs mis en jeu sont consommés et
de nouveaux sont produits.

La réaction chimique est le phénomène qui se produit lorsque des composés chimiques sont
mis en contact et se transforment en des composés différents.

On appelle réacteur un appareil qui fournit un espace délimité à un mélange réactionnel


pour qu'une transformation chimique ou biochimique puisse s'y dérouler.
I.3. REACTEUR
On appelle réacteur un appareil qui fournit un espace délimité à un mélange réactionnel
pour qu'une transformation chimique ou biochimique puisse s'y dérouler.
A1 + A2 +.....= C1 + C2 + …

Afin de définir la qualité d’un procédé, il est nécessaire de connaître les définitions suivantes :
A1 + A2 C1 + C2

Sélectivité (par rapport à A1) : Sert à évaluer les


pertes
SA1 = qté formée du produit recherché x 100
(qté init. A1 - qté finale de A1

Taux de conversion (par rapport àTc = (niA1 - nfA1) x 100


A1) :
niA1

Rendement (par rapport à A1) :

RA1 = qté formée du produit recherché x 100


qté théorique pouvant être formé
En génie chimique, on a très souvent besoin de connaître la composition des mélanges produits et
introduits, les flux de matière dans chaque partie du procédé en vue d’élaborer de nouveaux
procédés plus performants ou d’optimiser des procédés existants.

La conception d’un procédé est divisée en trois étapes de base : synthèse-analyse-optimisation.

1. La synthèse est l'étape où la problématique est choisie. C'est aussi dans cette étape que l'on
initialise les valeurs des variables (composition, pression, température, objectifs à atteindre,
etc…) que l'on est libre de fixer.
2. L'analyse est habituellement composée de trois étapes
• résoudre les transferts de chaleur et de matière
• dimensionnement et calcul des coûts du matériel
• évaluer la valeur économique, sécurité, etc
3. L’optimisation implique à la fois l'optimisation des flux (débits matière et thermique) lui-même
ainsi que l'optimisation des paramètres opératoires (température, pression, etc….) dans un
procédé.
Fig: Différentes étapes de l'optimisation (élaboration) d'un procédé (WesterbergA.W. et
coll., Ch1, 1979)
A l’aide d’outils informatiques, l’ingénieur en Génie de Procédés effectue des bilans thermiques, des
bilans matière et très souvent le dimensionnement des installations. L’utilisation de l’informatique est
appelée en Génie Chimique le flowsheeting

Les principales étapes du procédé de fabrication du


sucre sont :
1- Nettoyage et préparation de la matière première
(betteraves)
2- Extraction du jus ;
3- Purification (par de la chaux) ;
4- Séparation par évaporation ;
5- Cristallisation ;
Exemple 1 : la fabrication de sucre 6- Essorage ;
II. ELABORATION ET CONCEPTION DU FLOW SHEET

Certains processus (procédés) chimiques sont très simples; d’autres tels que le raffinage
des huiles et des usines pétrochimiques sont très complexes. La description de certains
processus pourrait demander beaucoup de texte et prendre beaucoup de temps à lire
sans pour autant être compris à 100 %. Des erreurs provenant d’une mauvaise
compréhension des processus peuvent être très couteuses.

Une image en dit plus que 1000


mots
II. ELABORATION ET CONCEPTION DU FLOW SHEET

a. définition

Caractéristiques: CLAIRE (1) , CONCIS (2), SEQUENTIEL (LOGIQUE) (3) ET DYNAMIQUE (4)
Le schéma du processus chimique (procédé) indique les aires où :
• les matières premières sont prétraitées
• la conversion prend place
• la séparation des produits à partir des sous-produits est menée
• le raffinage/la purification des produits a lieu
• les points d’entrée et de sortie de service tel que le refroidissement par l’eau ou la vapeur
Les ingénieurs chimistes l’utilisent pour montrer les séquences d’équipement et les unités

d’opération dans son ensemble pour simplifier la visualisation des procédures de

fabrication et pour indiquer les quantités de matière et d’énergie transférées.

Un schéma de procédé n’est pas un schéma à l’échelle, mais il :

• illustre les étapes de processus chimiques dans leur séquence propre et logique

• donne suffisamment de détails afin qu’une interprétation puisse être faite

a. TYPOLOGIE

Deux types de schéma de procédés sont communément utilisés, le schéma de


fabrication et le schéma des variables opératoires
b. 1. Le schéma de fabrication

Ceci est un schéma de fabrication qui


montre :
• ce qui est à faire plutôt que comment
c’est à faire. Les détails des unités
d’opérations et de procédés ne sont pas
donnés.
• l’écoulement au moyen de lignes et de
flèches
• les unités d’opérations et de procédés
par des formes géométriques tels que
des rectangles et des cercles
• les matières premières, les
intermédiaires et les produits finis
b.2. Le schéma des variables opératoires
Les usines chimiques sont construites à partir de dessins de procédés ou de schémas des variables
opératoires dessinés par les ingénieurs chimistes pour communiquer les concepts et les plans. La
communication est affaiblie si le lecteur n’a pas d’illustrations claires et sans fautes. Du temps est
aussi perdu quand le lecteur s’interroge ou déchiffre le schéma. Le lecteur peut faire des erreurs
graves à cause d’une interprétation erronée du schéma.
La communication est améliorée si les symboles acceptés par tous sont utilisés. Parmi
les avantages d’une utilisation correcte des symboles on peut citer :
• la fonction à exécuter est mise en valeur en éliminant les distractions causées par des détails
• la possibilité d’erreurs qui est probable quand des détails sont répétés plusieurs fois est
virtuellement éliminée
• les symboles d’équipement devraient ni dominer le dessin ni être trop petit pour une meilleure
compréhension.
Le schéma des variables opératoires

Les symboles des schémas des variables opératoires sont des illustrations rapides à
dessiner, des symboles faciles à comprendre qui dépassent les barrières de la langue.
Certains ont déjà été acceptés comme normes nationales alors que d’autres sont des
symboles communément utilisés dans les industries de procédés chimiques, lesquels
se sont montrés être efficaces. Les ingénieurs inventent constamment leurs propres
symboles où les normes n’existent pas. Ainsi, les symboles et les représentations
peuvent varier d’un dessinateur ou d’une compagnie à l’autre.
Analyse de flow sheet : Passage d’une étape à une autre

- Les « pourquoi » ?

Pourquoi purifie-t-on les réactifs ?

Pourquoi cette technologie de réacteur ?

Pourquoi une purge à cet endroit ?

- L’esprit critique

Est-ce vraiment réalisable ?

Peut-on faire plus simple ?

Ce courant est-il nécessaire ? A quoi sert-il ?

Comment la sécurité est-elle prise en compte ?


Production du formaldéhyde

Présentation du produit – applications


Chimie – thermodynamique
Description du procédé
1er schéma par blocs
Schéma par blocs détaillé
Flow-Sheet
Exemple 1:

Dans la fabrication du chlorure de vinyle (VC) par pyrolyse du dichloroéthane (DCE), la conversion du réacteur
est limitée à 55% pour réduire la formation de carbone qui encrasse les tubes du réacteur.

Calculez la quantité de DCE introduite dans le réacteur pour produire 5000 kg/h de VC.

Exemple 2:

Dans la production d’éthanol par hydrolyse de l’éthylène, l’éther diéthylique est produit comme sous-produit. Une
composition de courant d’alimentation typique est 55% d’éthylène, 5% d’inertes, 40% d’eau; et courant de produit:
52,26% d’éthylène, 5,49% d’éthanol, 0,16% d’éther, 36,81% d’eau, 5,28% d’inertes. Calculez la sélectivité de
l’éthylène pour l’éthanol et pour l’éther.

Exemple 3:

Dans la chloration de l’éthylène pour produire du dichloroéthane (DCE), la conversion de l’éthylène est de 99,0%.
Si 94 moles de DCE sont produites pour 100 moles d’éthylène ayant réagi, calculez la sélectivité et le rendement
global par rapport à l’éthylène. L’éthylène n’ayant pas réagi n’est pas récupéré.
Chapitre III: METHODOLOGIE DE BILANS DE MATIERES

III.1. Introduction
En génie chimique, on a très souvent besoin de connaître la composition des mélanges produits et
introduits, les flux de matière dans chaque partie du procédé en vue d’élaborer de nouveaux
procedés plus performants ou d’optimiser des procédés existants.

Avant de débuter une étude de bilans, il faut bien définir le contexte dans lequel elle doit être
développé et donc répondre à ces différentes questions :
Qu’est ce qu’un « PROCEDE » ?
Qu’est ce qu’un « BILAN DE MATIERE » ?
Qu’est ce qu’un « BILAN ENTHALPIQUE » ?
A quoi servent-ils ??
Comment établit-on ces bilans ?
A. Qu’est ce qu’un « PROCEDE »
A. Qu’est ce qu’un « PROCEDE »

Les bilans systématiques sont essentiels pour le calcul des installations, mais
aussi pour renseigner l’ingénieur sur la bonne marche d’un appareil
(identification d’une fuite, vérification de l’obtention d’un régime
permanent…). Les bilans peuvent porter sur l’ensemble du système, ou
porter sur un élément « différentiel » d’échange ; ils peuvent être globaux, toute
forme de matière étant alors confondue, ou encore relatifs à un produit donné.
B. Analyse des degrés de liberté

La résolution d’un problème de bilan matière nécessite de se poser deux questions :

1. De combien d’équations ai-je besoin?


2. D’où proviennent-elles ?

L’analyse des degrés de liberté (DDL) permet de répondre à ces questions. Il s’agit d’un outil puissant d’analyse systématique
à partir des schémas de procédé. Elle fournit un moyen rapide pour déterminer si un problème peut, ou non, être résolu, c’est-
à-dire si les informations disponibles sont suffisantes, et donne une méthode structurée pour la détermination des équations à
résoudre et de l’ordre à respecter pour cette résolution.
En bref, il s’agit de compter le nombre de variables indépendantes puis le nombre d’équations

Nombre de degrés de liberté = nombre d’inconnues + nombre de réactions indépendantes –

nombre de bilans matières indépendants – nombre de relations auxiliaires pertinentes.


Exemple 2 : Séchage faisant intervenir un procédé de condensation Un courant gazeux composé de 40% d’oxygène ,40%
d’hydrogène et 20% d’eau, doit être séché par refroidissement et condensation de l’eau. Si le débit molaire de gaz à traiter est
de 1000 mol/h. a. Etablir le schéma de circulation (PFD) et faire l’analyse du nombre de degrés de liberté (DDL). b. Quel doit
être le taux de condensation de l’eau et quelle est la composition du gaz sec.
Example 3: a feed stream flowing at a rate of 300 mol/h contains 20 mol% of components 1 and 80 mol% component 2. The
distillate flow rate is 200 mol/h. Draw and label the process flowchart and perform DFA.

Example 4: A feed stream flows at a molar flow rate of 100 mol/h and contains three components (20% component A, 30%
component B, and the balance, component C). Note that 80% of A in the feed and 50% of feed rate end up in the distillate. The
bottom stream contains 10% A, 70% B, and 20% C (by moles). Draw and label the process flowchart and perform DFA.
Exemple d’application :
[Link] absorbeur est utilisé pour éliminer de l’acétone d’un courant d’azote gazeux. Le débit d’alimentation est de 200 kg/h et la fraction
massique d’acétone est de 0.213. Le liquide d’absorption est l’eau, qui entre à un débit de 1000 kg/h. En sortie, le courant gazeux contient
encore 0.8 %p d’acétone et 2.9 %p de vapeur d’eau. a) Etablir le schéma de circulation (PFD) avec spécification des courants. b) Réaliser une
analyse des degrés de liberté (DDL) et Calculer les inconnues.

2. Un mélange contenant 30 % mol de toluène (T). 30 % mol de xylène (X) et le complément de benzène (B) est alimenté dans une colonne de
distillation avec un débit 100 Kmol/h. Le produit qui sort en pied contient 97 % mol de xylène et pas de benzène et 93 % du xylène de
l’alimentation est récupéré dans ce courant. Le produit de tète est alimenté dans une deuxième colonne. Le produit de tête de la deuxième
colonne contient 5 % mol du toluène et pas de xylène et 96 % du benzène qui entre dans l’alimentation originale est récupéré dans ce courant.
a) Dessiner et renseigner le schéma de circulation du procédé ; b) Faire l’analyse de degré de liberté ; c) Calculer les inconnues

3. De l’air contient 3% d’acétone et 2% d’eau est alimenté dans une colonne d’absorption .Le débit massique de l’air est de 1000 kg/h.
l’absorbant utilisé pour capter l’acétone de l’air est de l’eau pure. L’air qui sort de l’absorbeur doit être exempt d’acétone. En sortie de
l’absorbeur, l’air contient 0,5 % d’eau. Le pied de l’absorbeur contient 19 % d’acétone et le reste étant de l’eau. Ce courant est envoyé vers une
colonne de distillation pour séparer l’acétone de l’eau. Le pied de la colonne de distillation contient 4% d’acétone, le reste étant de l’[Link]
vapeur en tète de la colonne est condensée. Le condensat contient 99 % d’acétone, le reste étant de l’eau. a) Dessiner et renseigner le schéma de
circulation du procédé ; b) Faire l’analyse de degré de liberté ; c) Calculer les inconnues
B.1. Résultats possibles de l’analyse des degrés de liberté
a. DDL = 0. Le système est entièrement défini. Il existe une solution unique.
b. DDL > 0. Le système n’est pas défini (sous-spécifié). Il existe un nombre infini de solutions.
c. DDL < 0. Le système est sur-défini (sur-spécifié). Il y a trop de restrictions. Vérifier les nombres d’équations et de
restrictions. Les problèmes sur-définis ne peuvent être résolus tout en restant cohérent avec l’ensemble des équations

B.2. Système d’équations indépendantes

On parle de système d’équations indépendantes lorsqu’on ne peut pas obtenir l’une quelconque des équations
par combinaison linéaires des autres (par addition ou soustraction par exemple).
Exemple de système d’équations indépendantes :
x + 2y + z = 10
2x + y – z = 20
y + 2z = 50
Aucunes des trois équations ne peut être obtenue en combinant les autres.
Exemple de système d’équations dépendantes :
x + 2y + z = 10
2x + y – z = 20
3x + 3y = 50
Les équations ci-dessus ne sont pas indépendantes. Car en peut obtenir la troisième en ajoutant la première et la deuxième

B.3. Origine des équations

Les équations qui relient les variables inconnues d’un procédé peuvent provenir :
1. Des bilans matière, pour les procédés non réactifs : en général, mais pas toujours, le nombre d’équations indépendantes qui
peuvent être écrites est égal au nombre d’espèces chimiques qui interviennent dans le procédé.
2. Des bilans énergétiques.
3. Des spécifications du procédé indiquées dans l’énoncé du problème.
4. Des propriétés et des lois physiques, comme la loi des gaz parfaits, la relation entre la masse, le volume et la masse
volumique.
5. Des contraintes physiques : la somme des fractions massiques ou molaires doit valoir 1.
6. Des relations stœchiométriques : pour les systèmes impliquant des réactions chimiques.
Exemple 1: Analyse d’un procédé de séparation par distillation Un courant d’alimentation composé d’éthanol et de méthanol,
alimenté à raison de 1000 kg/h doit être séparé sur une colonne de distillation. L’alimentation contient 40 % d’éthanol et le
distillat 90% de méthanol. Le débit de pied est de 400 kg/h. Etablir le schéma de circulation (PFD) et réaliser une analyse de
degré de liberté.
A l’aide d’outils informatiques, l’ingénieur en Génie de Procédés effectue des bilans thermiques, des
bilans matière et très souvent le dimensionnement des installations. L’utilisation de l’informatique est
appelée en Génie Chimique le flowsheeting

Les principales étapes du procédé de fabrication du


sucre sont :
1- Nettoyage et préparation de la matière première
(betteraves)
2- Extraction du jus ;
3- Purification (par de la chaux) ;
4- Séparation par évaporation ;
Exemple 1 : la fabrication de sucre 5- Cristallisation ;
6- Essorage ;
L'optimisation d’un procédé est divisée en trois étapes de base :
• synthèse
• analyse
• optimisation.

1. La synthèse est l'étape où la problématique est choisie. C'est aussi dans cette étape que l'on
initialise les valeurs des variables (composition, pression, température, objectifs à atteindre,
etc…) que l'on est libre de fixer.
2. L'analyse est habituellement composée de trois étapes
• résoudre les transferts de chaleur et de matière
• dimensionnement et calcul des coûts du matériel
• évaluer la valeur économique, sécurité, etc
3. L’optimisation implique à la fois l'optimisation des flux (débits matière et thermique) lui-même
ainsi que l'optimisation des paramètres opératoires (température, pression, etc….) dans un
procédé.
L'optimisation d’un procédé est divisée en trois étapes de base :
• synthèse
• analyse
• optimisation.

Fig: Différentes étapes de l'optimisation (élaboration) d'un procédé (WesterbergA.W. et


coll., Ch1, 1979)
B. Qu’est ce qu’un « BILAN DE MATIERE » ?
Pour un procédé et pour une quantité de produit à fabriquer, le bilan de matière est la connaissance
des débits à l’entrée et à la sortie de chaque OPU.
• Bilan sur chaque OPU ou bilan total sur tout le procédé.
• Bilan partiel sur un constituant ou bilan global sur tous les constituants.

C. Qu’est ce qu’un « BILAN ENTHALPIQUE »


C’est le bilan des quantités de chaleur à apporter ou à soutirer au niveau de chaque OPU, ou au
niveau du procédé complet.

D. A quoi servent les BILANS


 Les bilans servent à calculer l’ensemble des données pour dimensionner une installation
Pour concevoir une installation, il faut avoir : Les dimensions du réacteur, Les capacités des pompes, La hauteur et le diamètre
d’une colonne;…..etc

 Etablir les bilans sert également à optimiser une installation existante.

Repérer les pertes de chaleur, optimiser l’utilisation des produits, vérifier le bon fonctionnement des capteurs……
Pour pouvoir effectuer un bilan, il faut définir les limites du système sur lequel on veut
travailler. Puis on détermine les flux de matière (entrée, sortie) ainsi que les réactions
(création, destruction).

Le bilan matière permet d’estimer la productivité et le rendement de l’opération, envisager ou non des
recyclages, dimensionner les appareils à partir des productions souhaitées.

La matière peut subir soit des transformations physiques, soit des transformations

chimiques ou transformation de la matière : il s’agit des réactions chimiques.


 Exemple 1: Exemple d’un bilan de matière: usines de fabrication des chapeaux

Un fournisseur livre toutes les heures 10 chapeaux et 15 casquettes à l’entrée d’une


usine. Dans cette entreprise, par un procédé ultra confidentiel, on y fabrique des
sombreros : par heure, 4 chapeaux, 2 casquettes permettent de produire 3 sombreros.
Par ailleurs, on met en réserve 1 chapeau, 1 casquette et 1 sombrero par heure. Combien
de sombreros, de casquettes et de chapeaux sortent de l’usine par heure ??

Bilan partiel sur les chapeaux :

Entrée = stock + réaction + sortie


Sortie = Entrée – stock – réaction
Sortie = 10 – 1 – 4
Sortie = 5 chapeaux/heure
Bilan partiel sur les casquettes :

Entrée = stock + réaction + sortie


Sortie = Entrée – stock – réaction
Sortie = 15 – 1 – 2
Sortie = 12 casquettes /heure

Bilan partiel sur les sombreros :


Production = stock + sortie
Sortie = 3 - 1
Sortie = 2 sombreros /heure

Conclusion: Entrée ± réaction = Sortie + Stock

Bilan total : 15 + 10 – 1 – 1 – 1 – 4 - 2 + 3 = 19 unités /heure


E. Comment faire le bilan

Le raisonnement doit suivre les étapes suivantes :

a. Définir toutes les données du problème


− Espèces (réactifs, produits, inertes….)
− Courants (flux entrée/sortie d’un procédé ou d’une OPU)
− Température et chaleur échangée pour les bilans enthalpiques

b. Faire le bilan des données connues


Tenir compte des données du problème (alimentation et sortie du procédé).

c. Découper l’installation en différents éléments de base sur lesquels effectuer des bilans.

On détermine alors des équations, il doit y avoir autant d’équations que d’inconnues.

Bilan : ENTREE + SOURCE = SORTIE + ACCUMULATION


Equations :

- Bilan sur chaque constituant + bilan total sur tous les constituants

- Bilan sur chaque OPU + bilan sur tout le procédé

Remarque : En général, on commence par faire un bilan sur


tout le procédé

d. Résoudre le système
Conclusions:

De façon générale, le bilan sur un constituant A, sur une OPU ou un

procédé s’écrit :

(Débit de A) entrée + (Source de A) = (Accumulation de A) + (Débit de A) sortie

LOI DE LAVOISIER

Remarques : le terme source est lié à la présence d’une réaction (OPU = réacteur)

- source > 0 si le constituant A est produit (A = produit par la réaction)


- source < 0 si le constituant A est consommé (A = réactif dans la réaction)
- source = 0 si le constituant A n’intervient pas dans la réaction (A = inerte)
Régime permanent = pas d’accumulation de matière (Accumulation = 0)

Cas particulier : en régime permanent et en absence de réaction chimique, le bilan sur un constituant s’écrit:

Débit d’entrée = Débit de sortie

La loi de LAVOISIER s’applique sur les débits (fractions) massiques ou molaires. On effectue un bilan :
 Sur l’ensemble des constituants
 Par constituant Pas de réaction : Entrée = Sortie

Réaction : Entrée ≠ Sortie


[Link] préliminaires et définitions
a. Fraction molaire
La fraction molaire que l’on note x, ou le pourcentage molaire (x %) est une grandeur utilisée pour exprimer la
composition molaire d'un mélange (c'est-à- dire les proportions molaires de chaque composant dans le mélange).
La fraction molaire d'un constituant i est égale au rapport du nombre de molécules de ce constituant
ni sur le nombre total de molécules du mélange ntot.

𝑭ሶ 𝒊
𝑿𝒊 =
𝑭ሶ 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍

b. Fraction massique
La fraction massique que l’on note W, ou le pourcentage massique (W %) est une grandeur utilisée pour
exprimer la composition massique d'un mélange (c'est-à-dire les proportions massiques de chaque composant
dans le mélange). La fraction massique d'un constituant i est égale au rapport de la masse du constituant i mi
sur la masse totale du mélange mtot.
𝒎ሶ 𝒊
𝑾𝒊 =
𝒎ሶ 𝒕𝒐𝒕𝒂𝒍

c. Passage de la fraction molaire à la fraction massique (vice versa)


III.3. Les différents types de nœuds

1. Mélange

But de l’OPU : mise en commun des deux entrées

Bilan sur tous les constituants : F1 + F2 = F3


Bilan par constituant : xi1F1 +xi2F2 = xi3F3

2. Division (nœud simple, distillation ou une séparation)

Bilan sur tous les constituants : F1 = F2 + F3

Bilan par constituant : xi1F1 = xi2F2 + xi3F3


Exemple 2 : Ecrire les équations de bilan
III.4. Schémas fondamentaux de procédés

1. Etude d’un recyclage

OPU : réacteur, séparateur


On peut faire le bilan sur :
- on commence toujours par l’installation complète:
-au nœud du mélange N1
- au nœud N2
-à l’entrée et à la sortie de l’OPU
On réintroduit à l’entrée de l’OPU les produits non transformés pour des considérations
économiques et environnementales
2. Etude d’une dérivation ( d’un by pass)

On peut faire des bilans sur : N1, N2, OPU, tout le procédé
Intérêt : en cas d’emballement thermique, on court-circuite le réacteur pour limiter la réaction.

3. Etude d’une purge

A quoi sert une purge ?


Empêcher l’accumulation d’un produit dans l’installation.
Eliminer une impureté qui poserait un problème dans la suite du procédé
Exemple3: Exemple d’un procédé-Application numérique

Constituants mis en jeu : A, B et C


Entrée du procédé courant 1 :
débit total : 10 mol.s-1
60% de A dans le courant 1
pas de C dans 1
Courant 2 :
débit de B : 5 mol.s-1 Question: Faire apparaitre dans le tableau (comme
Courant 3 : illustré ci-dessous) suivant les données connues puis
C pur déterminer la composition de tous les courants.
Débit total : 4 mol.s-1
Séparateur 1 : il permet de diviser 2 courants, constitués
d’une part des constituants A et C (courant 5) et d’autre
part des constituants B et C (courant 6).
Sortie procédé, courant 5 :
xC5 = 1/3
Séparateur 2: il permet de diviser 2 courants de telle
sorte que le courant 7 ne contienne pas de constituant C.
Bilans de matière en régime permanent avec réaction chimique
La modélisation des transformations chimiques par des équations de réaction permet non

seulement de rendre compte des phénomènes observés, mais également de prévoir les

quantités de produits formés ou celles de réactifs nécessaires : ceci revêt une importance

capitale en chimie, notamment dans l’industrie…

La stœchiométrie permet de déterminer les proportions suivant lesquelles les éléments

réagissent les uns sur les autres. Elle se traduit par l’écriture d’équations de réactions

chimiques qui indiquent combien de moles de réactifs disparaissaient lorsqu’un nombre

donné de produits sont formés.


Zn(s) + 2 H3O+(aq) → Zn2+(aq) + H2(g) + 2H2O(l)

Le zinc Réagit Pour


Les ions Du dihydrogène Et de l’eau (qui
solide… avec… donner…
oxonium de gazeux… est ici le solvant).
l’acide Des ions Zn2+
chlorhydrique… dissous dans
l’eau…
Zn(s) + 2 H3O+(aq) → Zn2+(aq) + H2(g) + 2H2O(l)
On note la stoechiométrie (les nombres précédant
chaque symbole chimique, 1 pour Zn, 2 pour H3O+, etc.) :
(par exemple ici : il faut deux mol
- Elle indique les proportions dans lesquelles les d’ions oxonium pour faire réagir
réactifs doivent réagir entre eux ainsi que celles une mol de zinc solide et on
dans lesquelles les produit se forment. forme deux mol d’eau pour
chaque mol de dihydrogène
- Elle permet d’écrire une réaction équilibrée dégagé)
traduisant un principe fondamental en chimie :
Le principe de conservation de la matière au
(la conservation du
cours de toute transformation chimique! nombre total d’entités
« atomiques », c’est-à-
(une transformation chimique ne donne lieu qu’à des modifications des parties dire constituées d’un
externes des nuages électroniques des espèces impliquées…) seul noyau, …)
Zn(s) + 2 H3O+(aq) → Zn2+(aq) + H2(g) + 2H2O(l)

Cette flèche (« transformation ») indique que la


réaction ira à son terme, jusqu’à ce qu’il ne soit
plus possible de faire se rencontrer les réactifs…

C’est-à-dire jusqu’à ce que l’un des réactifs soit


entièrement consommé.
Ce réactif est appelé le réactif limitant
Les autres réactifs sont donc apportés en excès
par rapport au réactif limitant.
Lorsque les réactifs sont entièrement consommés en même temps, au même stade de la
réaction, alors ils ont été apportés dans les proportions stoechiométriques.
Lorsque les réactifs sont apportés dans les proportions stoechiométriques, alors ils sont
entièrement consommés en même temps, au même stade de la réaction.
« au même stade », « en même temps », c’est un peu flou…

Il serait judicieux de définir une grandeur précise permettant de savoir clairement où en

est la réaction (Début ? Fin ? Moitié ?)

Cette grandeur est l’avancement de la réaction

Symbole : x unité : mol


Bilans de matière en régime permanent avec réaction chimique
Pour résoudre un bilan matière avec la présence d’une réaction chimique, il faut effectuer un
tableau d’avancement.

L’avancement d’une réaction chimique est donc une grandeur notée x, exprimé en mol, qui

permet de déterminer les quantités des espèces chimiques présentes dans le système au cours

de sa transformation. C’est-à-dire de dresser un bilan de matière du système chimique en

évolution.

« au même stade », « en même temps », c’est un peu flou…


Il serait judicieux de définir une grandeur précise permettant
de savoir clairement où en est la réaction (Début ? Fin ? Moitié
?)
Cette grandeur est l’avancement de la réaction
Bilans de matière en régime permanent avec réaction chimique
Bilans de matière en régime permanent avec réaction chimique
Exemple de bilan d’une reaction chimique:
Analogie avec la cuisine
Trois cuisiniers décident de fabriquer des sandwichs au jambon.
Recette d’un sandwich :

+ +
1 tranche de pain 1 tranche 1 tranche de
de pain (P) jambon (J) 1 sandwich (P2J)
(P)

Equation culinaire : 2 P +1 J 1 P2J


Les chiffres présents dans l’équation culinaire
portent le nom de nombres stoechiométriques.

2 P +1J 1 P2J

Ils représentent les proportions suivant lesquelles, les


ingrédients sont consommés et les produits formés.
Ce sont toujours des nombres entiers.

Ici, pour faire 1 sandwich, il faut 2 tranches de


pain et 1 tranche de jambon.
1. Le cuisinier A

Dans sa cuisine :

6
10
4
2P 1J
1 29
0

Et maintenant au boulot :

1
3 P2J
2
 Plus on fabrique de sandwichs et plus le
nombre de tranches de jambon et de pain
diminue.

 Exemple : Si le cuisinier A a utilisé 5 tranches de


jambon, il a dû utiliser tranches de
10
pain. Il a donc fabriqué 5sandwichs.

Il lui reste : 16-10 = 6 P


12 - 5 = 7 J
Ce tableau montre ce qui se passe au cours
du travail :

Equation culinaire J + 2P P2J


Nombre de Nombre de
Etat de Nombre de
Avancement tranches tranches de
fabrication sandwichs
de jambon pain
Etat Initial
(t=0) x=0 12 16 0

Etat
x 12-x 16 – 2x x
intermédiaire

Etat final
(travail réalisé) xmax 12-xmax 16-2xmax xmax
Quand le travail s’arrête ?

1. soit il n’y a plus de tranches de jambon :

2. soit il n’y a plus de tranches de pain :

3. soit tout le jambon et le pain ont été


utilisés :
1er cas : il ne reste plus de tranches de jambon

a Que vaut xmax ?


Lors de la transformation, il reste 12-x tranches de jambon
A la fin on doit avoir : 12-xmax=0 c xmax=12
Equation culinaire J + 2P P2J
Nombre de Nombre de
Etat du Nombre de
Avancement tranches tranches de
système sandwichs
de jambon pain
Etat Initial
(t=0) x=0 12 16 0

En cours de
x 12-x 16 – 2x x
transformation

Etat final
16-2.x
16-2X12m
I
xmM P O S S I B xL E
xmax=12 12- 12=0 max
(travail réalisé) =-8
1er cas : il ne reste plus de tranches de jambon

a Que vaut xmax ?


Lors de la transformation, il reste 12-x tranches de jambon
A la fin on doit avoir : 12-xmax=0 c xmax=12

2e cas : il ne reste plus de tranches de pain

aIci que vaut xmax ?


En cours de transformation, il reste 16-2.x tranches de pain
A la fin on doit avoir : [Link]=0 c xmax=8
Equation culinaire J + 2P P2J
Nombre de Nombre de
Etat du Nombre de
Avancement tranches tranches de
système sandwichs
de jambon pain
Etat initial
(t=0) x=0 12 16 0

En cours de
x 12-x 16 – 2x x
transformation

[Link]
Etat final
(travail réalisé)
xmax=8 12-xmax=4 xmax=8
=0
Etat initial : 12-x= 11
98
2
4
0
7
5
6 16-2.x= 16
4
6
2
0
8

Le pain est ici l’ingrédient qui limite la fabrication


de sandwichs bien qu’il y ait plus de pain que de
jambon !
Transformation…

8
x max
= 45
0
3
2
1
8
7
6

Etat final :
2. Le cuisinier B

Equation culinaire J + 2P P2J


Nombre de Nombre de
Etat du Nombre de
Avancement tranches tranches de
système sandwichs
de jambon pain
Etat initial
(t=0) x=0 7 18 0

En cours de
x 7-x 18 – 2.x x
transformation

Etat final
(travail réalisé) xmax 7-xmax 18–[Link] xmax
Qu’a-t-on à l’état final ?

1. Calcul de l’avancement maximal xmax


• S’il ne reste plus de jambon alors : 7-xmax=0
soit : xmax=7

• S’il ne reste plus de pain alors : [Link]=0


soit : xmax=9

On retient toujours la plus petite valeur de xmax.

Ici xmax=7 : le jambon est donc l’ingrédient limitant.


Equation culinaire J + 2P P2J
Nombre de Nombre de
Etat du Nombre de
Avancement tranches tranches de
système sandwichs
de jambon pain
Etat initial
(t=0) x=0 7 18 0

En cours de
x 7-x 18 – 2.x x
transformation

Etat final
7-x
0 max 18–2.x
4 max x7max
(travail réalisé) xmax=7

ingrédient limitant ingrédient en excès


2. Le cuisinier C

Equation culinaire J + 2P P2J


Nombre de Nombre de
Etat du Nombre de
Avancement tranches tranches de
système sandwichs
de jambon pain
Etat initial
(t=0) x=0 15 30 0

En cours de
x 15-x 30 – 2.x x
transformation

Etat final
(travail réalisé) xmax 15-xmax 30–[Link] xmax
1. Calcul de l’avancement maximal xm

• Si le jambon est l’ingrédient limitant alors : 15-xmax=0


soit : xmax=15

• Si le pain est l’ingrédient limitant alors : [Link]=0


soit : xmax=15

c Les deux ingrédients sont totalement


consommés.
Equation culinaire J + 2P P2J
Nombre de Nombre de
Etat du Nombre de
Avancement tranches tranches de
système sandwichs
de jambon pain
Etat initial
(t=0) x=0 15 30 0

En cours de
x 15-x 30 – 2.x x
transformation

Etat final
(travail réalisé)
0 max 30–2.x
xmax=15 15-x 0 max x15
max

Ici, à l’état initial, les nombres de tranches de jambon


et de pain suivent les proportions stoechiométriques.
On peut vérifier à partir de l’équation culinaire
que les nombres de tranches de pain (np) et de
tranches jambon (nj) présents dans l’état initial
vérifient :

np 30 proportions
nj = = c stoechiométriques
15

Equation culinaire : 1J + 2P 1 P2J


Chapitre IV: METHODOLOGIE DE BILANS D’ENERGIE
III.1. Définition
Un bilan enthalpie: C’est le bilan des quantités de chaleur à apporter ou à soutirer au niveau de chaque OPU, ou au
niveau du procédé complet.
III.2. Grandeur thermodynamiques utilisées
a. Chaleurs massiques ou molaires

En génie chimique on utilise surtout la chaleur massique cp (molaire Cp) à pression constante qui représente la quantité de
chaleur nécessaire pour élever de 1°C une unité de masse (une mole) d'un corps pur sous une pression constante. Elles
s'expriment en [Link]-1.K-1 ([Link]-1.K-1) dans le système légal. Plus couramment on trouve les unités [Link]-1.K-1 ([Link]-1.K-
1).
La chaleur massique dépend de la température et de l'état physique du corps pur. La variation suivant la température est

souvent négligée; on utilise alors des valeurs moyennes valables sur des intervalles de température.
b. Chaleurs latentes (ou enthalpies) de changement d'état

La chaleur latente massique d'un changement d'état l (molaire L) représente la quantité de chaleur nécessaire pour permettre le
changement d'état d'une unité de masse (une mole) d'un corps pur d'une substance sous une pression constante. Elles s'expriment
en [Link]-1 ([Link]-1) dans le système légal. Plus couramment on trouve les unités [Link]-1 ([Link]-1).

Suivant la convention thermodynamique, les chaleurs latentes de changement d'état sont positives si on doit fournir de l'énergie
à un corps ou négatives si le corps libère de l'énergie.

c. Enthalpie d'un corps pur


On définit en génie chimique l'enthalpie massique h (molaire) de 1 kg (1 mole) d'un corps pur sous la pression P à la température
θ comme étant la quantité de chaleur nécessaire pour porter 1 kg (1 mole) dans les conditions (P,θ) à partir d'un état de référence
caractérisé par une température de référence θ0 , par une même pression P et par un état physique donné.
d. Variation d’enthalpie de réaction
La variation d’enthalpie de réaction est l’énergie libérée ou absorbée au cours d’une transformation.
Elle est calculable à partir de l’enthalpie de réaction ((Hr en J/mol en J/Kg) :

L’enthalpie de réaction est calculable à partir de données thermodynamiques telles que les enthalpies d’autres
réactions et/ou les enthalpies de formation des corps purs: Loi de Hess
L’enthalpie H est une fonction d’état : la variation d’enthalpie entre deux états ne dépend pas du chemin suivi mais seulement
de l’état initial et de l’état final. Entre les deux, on peut donc choisir le chemin de façon à apparaître des transformations
connues.

La variation d’enthalpie est toujours calculée par rapport à un état de référence. Il y a autant de références qu’il y a de
constituants mais une seule référence par constituant.
Pour un constituant donné, la référence est définie par un état physique donné (liquide, solide ou gaz) et une température
(Tref). En général, la température de référence est de 18°C ou 25°C : température à laquelle on trouve des données dans les
tables de thermodynamique (enthalpie de formation…).
III.3. Présentation des différents types de bilan

Hypothèses sur les échanges d'énergie

Dans les opérations unitaires du génie chimique toutes les formes d'énergie mises en jeu sont généralement négligeables
devant l'énergie thermique (l'énergie de compression des gaz est une exception). Par conséquent les bilans énergétiques se
réduisent à des bilans thermiques. La réalisation de bilan permet d'effectuer des calculs de puissance thermique à fournir à une
installation ou à évacuer d'une installation ainsi que des déterminations de pertes thermiques.

a. Bilan thermique

Ce type de bilan peut être utilisé pour la plupart des procédés. On peut prendre l'exemple d'un échangeur de chaleur où circulent
sans être en contact un fluide froid liquide et un fluide chaud à l'état de vapeur à l'entrée et à l'état de liquide refroidi à la sortie.

Le but recherché est de déterminer les pertes thermiques avec l'extérieur.

On applique, aux bilans thermiques, le principe de conservation de l’énergie entre l’entrée et la sortie pour une
opération unitaire continue.
Les processus thermiques en jeu sont de 3 principaux types :
o Echauffement, refroidissement ou changement d’état des constituants (1).
o Consommation (réaction endothermique) ou production de chaleur (réaction exothermique) dans le cas d’un réacteur.
o Pertes thermiques vers l’extérieur du système. Si les pertes sont nulles, le réacteur est adiabatique.
b. Bilan enthalpique
Cette forme de bilan peut s'appliquer à tous les cas car elle est beaucoup plus générale. Elle est absolument équivalente à la
formulation des bilans matières: dans le bilan enthalpique les masses (moles) et les débits massiques (molaires) sont remplacés
par des quantités de chaleur (procédé discontinu) et des puissances thermiques (procédé continu).

On définit d'abord :
 un système d’étude qui est constitué soit d’un appareil ou d'une partie d'appareil.
 on comptabilise les flux de matières entrant et sortant ainsi que les apports de puissance thermique (exemple: chauffage du
bouilleur d'une rectification par la vapeur ou une résistance électrique),
 les évacuations de puissance thermique (exemple: par le fluide de refroidissement au condenseur d'une colonne de
rectification) et
 les pertes thermiques vers l'extérieur.
On se propose de réaliser le bilan enthalpique sur un mélangeur admettant en continu deux produits (débits massiques A et B) à
des températures différentes θA et θB. Les deux produits ne réagissent pas dans le mélangeur. En sortie le mélange (débit
massique C égal à A + B) est à une température supérieure θC aux précédentes car le mélangeur est chauffé par un dispositif
annexe fournissant la puissance thermique Pchauffe.

Il est nécessaire de se donner une température de référence pour définir les enthalpies massiques des produits d'entrée hA et hB
ainsi que du produit de sortie hC .
A . hA + B . hB + Pchauffe = C . hC + Ppertes

Ppertes représente la puissance thermique due aux pertes


thermiques.
Bilan enthalpique d’une opération unitaire

On définit :
- Un système : soit une OPU ou un procédé.
- Les flux de matière entrants et sortants.
- Les apports de puissance thermique (exemple : chauffage pour une distillation).
- Les évacuations de puissance thermique (exemple : refroidissement d’un condenseur)
- Les pertes thermiques vers l’extérieur.

ENTREE + SOURCE = ACCUMULATION + SORTIE


ENTREE + SOURCE = ACCUMULATION + SORTIE

En régime permanent : pas d’accumulation

Flux de chaleur entrant + Puissance échangée + Flux de chaleur dégagée/consommée par réaction chimique =
Flux de chaleur en sortie + Pertes thermiques

Il est nécessaire de définir une référence pour calculer les débits de chaleur des constituants en entrée et en sortie.

- Débit de chaleur en entrée : variation d’enthalpie entre l’état d’entrée et l’état de référence : HE = FE. (hE – href)

- Débit de chaleur en sortie : variation d’enthalpie entre l’état de sortie et l’état de référence : HS = FS. (hS – href)

Unité : hi : Enthalpie (J/mol) si on travaille avec les débits molaires Fi


Enthalpie massique (J/kg) si on travaille avec les débits massiques.
 Puissance échangée : notée P (Watt)
Attention au signe de P : P est une puissance apportée ou soutirée
P < 0 si la chaleur est dégagée vers l’extérieur (sortie de chaleur autrement que transportée par
les fluides de sortie).
P > 0 si la chaleur est gagnée (entrée de chaleur autrement que transportée par les fluides
d’entrée).

Si pas de réaction chimique : HR = 0


Si réaction chimique : voir plus loin…………….;
Calcul d’une puissance thermique
 Cas d’un simple changement de température
a- Un seul constituant A

On considère dans ce paragraphe le cas d’un simple changement de température (pas de changement d’état, pas de réaction
chimique et pas de pertes thermiques dans l’OPU).
OPU : échangeur thermique (pas de changement d’état, pas de réaction chimique).
Référence : A l’état liquide à la température Tref (pas de changement d’état entre la référence et l’état 1 ou l’état 2).
Bilan thermique sur l’OPU
(h1 – href) en J/mol ou J/kg : représente la variation d’enthalpie entre l’état de référence de l’état 1 = variation
d’enthalpie pour augmenter la température de Tref à TE.

Donc la puissance à échanger (en watt) :

Remarque 1 : l’expression finale de la puissance échangée ne dépend pas de la température de référence.


Remarque 2 :
- 1 calorie = 4,18 J
- 1 Watt = 1 Joule/seconde
Remarque 3 : si la chaleur spécifique molaire est constante avec la température, la puissance à échanger aux bornes
de l’OPU est :
Si T2 > T1, alors P > 0 : on apporte de la chaleur à l’OPU.
Si T2 < T1, alors P < 0 : on retire de la chaleur.
Remarque 4 : Si on travaille avec des débits massiques, il faut tenir compte de la chaleur spécifique massique (en
J/Kg/K).

Avec : P : puissance (watt)


𝑚:
ሶ débit massique (Kg/s)
Cp : capacité calorifique massique (J/Kg/K)
T : température (K)
Données du problème : les espèces d’entrée et de sortie sont les mêmes (pas de réaction chimique), seule la température
change. Il n’y a pas de pertes thermiques dans l’échangeur. Les débits molaires partiels des constituants en entrée et en sortie
d’OPU sont connus, ainsi que leurs chaleurs spécifiques. Quelle puissance faut-il apporter ou évacuer à l’OPU pour avoir une
température de sortie TS ?
 Bilan de matière :
Pas de réaction chimique
Pas d’accumulation
Bilan global : débit d’entrée = débit de sortie : F E = FS
Bilan partiel sur i : débit d’entrée de i = débit de sortie de i : FiE = FiS = Fi

 Bilan thermique :
Pas de pertes thermiques, pas de terme source liée à une réaction chimique

Puissance à échanger à l’OPU :


Remarque 1 : Si les Cpi sont constantes avec la température, la puissance thermique à échanger vaut :

Remarque 2 : Dans le cas simple du changement d’état, la température de référence n’intervient pas dans
l’expression finale.

 Cas d’un changement d’état

Un changement d’état à température donnée s’accompagne d’un dégagement ou d’une absorption de chaleur.

Par exemple, la chaleur latente de vaporisation (Lv) de l’eau (40,6 kJ/mol) correspond à l’énergie à fournir pour

vaporiser une mole d’eau de l’état liquide à l’état vapeur à 298 K.


Dans le cas d’un mélange à plusieurs constituants, il faut tenir compte des enthalpies d’état de chaque corps pur
ainsi de leurs proportions.

Exemple : Quelle puissance faut-il apporter pour vaporiser un mélange eau/méthanol à 6,4 % molaire en éthanol. Le débit du
mélange est de 1 mol/s. (régime permanent et pas de pertes thermiques).
Données :
Température de référence : Tref = 20 °C
Chaleurs latentes de vaporisation = 91 °C :
- Eau : Lveau = 2258 J/g d’eau
- Méthanol : Lvméthanol = 35520 J/mol de méthanol
Chaleurs spécifiques dans le domaine d’étude :
- De l’eau liquide : Cpeauliq = 72 J/mol.K
- Du méthanol liquide : Cpméthanolliq = 84,3 J/mol.K
- De la vapeur d’eau : Cpeauvap = 32,5 J/mol d’eau.°C
- Du méthanol gazeux : Cpméthanolvap = 46 J/mol.K
Les enthalpies de mélange (liquide et gaz) sont nulles.

Référence : Eau liquide à Tref


Méthanol liquide à Tref
Bilan thermique sur l’échangeur :
- Pas de réaction chimique
- Pas d’accumulation
Calcul du flux de chaleur entrant dans l’évaporateur :

:Variation d’enthalpie entre l’état de référence et l’état 1 (simple augmentation de


température entre Tref et T)
Calcul du flux de chaleur sortant dans l’évaporateur :
Puissance à apporter à l’évaporateur :

L’expression de la puissance correspond au flux de chaleur à apporter pour vaporiser x moles de méthanol et (1-x)
moles d’eau (les enthalpies du mélange étant nulles).

Généralisation
Pour 2 constituants :
Pour n constituants :

Remarque : Dans le cas simple du changement d’état, la température de référence n’intervient pas dans l’expression finale
b- Changement de température et changement d’état
Dans la plupart des cas, le mélange à traiter subit à la fois une augmentation de température et un changement d’état.

Exemple de calcul de puissance sur une colonne de distillation :


On considère une séparation d’un mélange eau/éthanol (contenant 30% massique d’éthanol dans le mélange d’alimentation) par
distillation. On veut obtenir au distillat 93 % d’éthanol et au résidu un taux de 4% ; le débit d’alimentation est de : 5 Kg/h.
1. Déterminer, à partir de bilans de matière les débits de résidu et de distillat.
2. Déterminer, à partir d’un bilan enthalpique la puissance à apporter à la colonne.

Données :
Chaleurs spécifiques :
- De l’eau liquide : Cpeauliq = 4,18 J/g. °C
- Du éthanol liquide : Cpéthanolliq = 2,39 J/g. °C
Chaleurs latentes de vaporisation = 91 °C :
- Eau : Lveau = 2255 KJ/kg
- Ethanol : Lvéthanol = 854 kJ/kg
Les enthalpies de mélange (liquide et gaz) sont nulles
Température de référence = 20 °C
Bilan de matière sur la colonne :

Bilan Global sur la colonne : Bilan partiel sur l’éthanol :


F=D+R F . xF = D . xD + R . xR
F . xF = (F – R) . xD + R . xR
D=F–R F . (xF – xD) = R . (xR – xD)
Bilan enthalpique sur la colonne : Pas de réaction chimique
Pas de perte thermique

Il faut estimer tous les ΔH :


- Δ Halim : variation d’enthalpie entre la référence et l’alimentation.
- Δ Hdistillat : variation d’enthalpie entre la référence et el distillat.
- Δ Hrésidu : variation d’enthalpie entre la référence et le résidu.
- P : puissance apportée ou soutirée
Enthalpie de l’alimentation

ΔH1 = 1,18 . 103 kJ/h = 328 W


Enthalpie du distillat :

ΔH1 = 1,6 . 103 kJ/h = 444 W


Enthalpie du résidu :

ΔH1 = 1,12 . 103 kJ/h = 307 W

Puissance à fournir au bouilleur :

P = 423 w
Bilan enthalpique avec réaction chimique

Au cours d’une transformation, il n’y a pas uniquement des variations de température ou des changements
d’états, il peut y avoir des réactions chimiques avec consommation et production d’espèces diverses. Le terme lié
à la réaction chimique n’est plus nul, il est alors nécessaire de calculer l’enthalpie de la réaction dégagée ou
absorbée au cours de la transformation. Le calcul devient un peu plus compliqué.

Bilan général :
ENTREE + SOURCE = SORTIE + ACCUMULATION + PERTES THERMIQUES
Entrée :
- Chaleur apportée par le flux du mélange à la température TE
- Puissance échangée (P > : puissance apportée ; P < : puissance évacuée)
Sortie :
- Chaleur évacuée par le flux du mélange à la température TS
- Pertes thermiques (en Watt) sur l’OPU
Source : flux de chaleur dégagée ou consommée par la réaction

• ΔHR > 0 donc source < 0 : réaction endothermique


• Δ HR < 0 donc source > 0 : réaction exothermique
Rappel : si la réaction n’est pas totale : (enthalpie de la réaction)
Exemple :
On considère un réacteur adiabatique où a lieu la réaction chimique : i ← j
Le flux d’entrée est composée de n constituants liquides à la température TE, le flux de sortie de m
constituants. Les données du problème sont les chaleurs spécifiques molaires de tous les constituants Cpk
et l’enthalpie molaire de la réaction Hr à la température Tref. Quelle puissance faut-il apporter au réacteur
Si le réacteur est adiabatique ou centrifugé : P = 0, donc le bilan enthalpique s’écrit :
TRANSFERTS THERMIQUES

1. Introduction

Il y a transfert de chaleur entre deux points où règnent des températures différentes: le transfert s'effectue toujours de la
température la plus élevée à la température la plus faible. La différence de température est la force motrice du transfert de
chaleur.

On distingue trois types de transfert de chaleur:

 La conduction: La conduction est la propagation de la chaleur de molécules à molécules (ou d'atomes à atomes ou

d'ions à ions) dans un corps ou dans plusieurs corps contigus sans qu'il y ait mouvement de ce milieu.

Ce transport de chaleur se produit au sein d’une même phase – au repos ou mobile, mais tranquille (absence de remous) – en

présence d’un gradient de température. Le transfert de chaleur résulte d’un transfert d’énergie cinétique d’une molécule

à une autre molécule adjacente. Ce mode de transfert est le seul à exister dans un solide opaque. Pour les solides

transparents, une partie de l’énergie peut être transmise par rayonnement. Avec les fluides que sont les gaz et les liquides, la

convection et le rayonnement peuvent se superposer à la conduction.


 La convection: La convection est la propagation de la chaleur dans un fluide en mouvement. La transmission de

chaleur s'effectue par l'action combinée de la conduction au sein du fluide et du mouvement du fluide. La conduction

intervient donc dans la convection mais le mouvement du fluide entraîne des lois différentes d'un phénomène de

conduction sans déplacement de matière. On parlera de convection forcée quand le mouvement du fluide s'effectue grâce

à des forces externes (pompe, ventilateur, agitateur) et de convection naturelle quand le mouvement s'effectue sous

l'influence de différences de densités dues à des différences de températures au sein du fluide

 Le rayonnement: Le rayonnement est l'émission par un corps d'ondes électromagnétiques qui sont les vecteurs

de ce transfert de chaleur. Les ondes sont émises dans toutes les directions et appartiennent au domaine de l'infra-rouge

et du visible. Aucun support matériel n'est nécessaire pour leur propagation. Dans la pratique les trois modes de transfert

coexistent mais l'un d'entre eux est généralement prépondérant ce qui conduit à des hypothèses simplificatrices.
2. Flux de
chaleur
Pour tous les modes de transfert de chaleur, on définit le flux de chaleur ou la puissance thermique Φ (W) comme la quantité
de chaleur Q (J) traversant une surface isotherme S (m 2) pendant le temps ∆t (s).

Il est possible d'exprimer le flux de chaleur à l'aide de la notion de résistance thermique. Si on considère deux surfaces S1 et S2
respectivement à des températures θ1 et θ2 (θ1 > θ2) , on a la relation suivante:

Où les températures sont exprimées en Kelvins ou en degrés Celsius. R est la résistance thermique au transfert entre les deux
surfaces: elle s'exprime en K.W-1 et caractérise la difficulté pour réaliser un transfert de chaleur.

Pour une même différence de température entre deux surfaces, la chaleur transférée sera d'autant plus faible que la résistance
sera importante.
On définit également le coefficient global de transfert thermique K défini par rapport à une surface S placée entre les deux
surfaces S1 et S2 de températures θ1 et θ2 ; dans cette définition générale on ne fait toujours pas référence à un type de transfert
particulier. L'intérêt de ce coefficient est de pouvoir s'appliquer à plusieurs processus différents de transfert entre les deux
surfaces (conduction, convection ou rayonnement).

où K s'exprime en W.m-2.K-1. Dans certains ouvrages la lettre K est remplacée par la lettre
U.
3. Types de transferts

3.1. transfert conductif: La CONDUCTION

La conduction ne se produit que lorsqu’il y a écart de température dans un même


milieu.
Pour un milieu donné la conductivité thermique λ dépend de la température et de l'état de surface
pour les solides. On utilise souvent une valeur moyenne qu'on juge acceptable sur un intervalle
de températures.
La loi de Fourier permet de rechercher l'expression des flux de chaleur dans des cas de géométries particulières: Mur plan
homogène (parallélépipède), tube cylindrique homogène

Exemple: Cas d’un mur

kT est le coefficient de conductivité thermique

RT est la résistance thermique


3.2. transfert convectif: La CONVECTION
Il s’agit d’un mouvement collectif dans un fluide. Lorsqu’une région d’un fluide est chauffée (p.e l’air
autour d’une flamme) sa masse volumique diminue à cause de la dilatation thermique et ce fluide
s’élève. Ce courant de fluide transporte un flux ascendant d’enérgie thermique mu par la gravité.
Les fluides peuvent être concernés par la conduction et la convection. La conduction intervient seule lorsque le
mélange de matière est inexistant. Cette situation ne se produit que pour un fluide immobile ou un fluide en
écoulement laminaire car dans ce cas les fluides restent alors parallèles entre eux. Ce comportement ne dure
jamais très longtemps car très vite, même dans un fluide immobile, des différences de température provoquent des
courants de convection. Le transfert par convection se produit alors avec l’apparition de cette turbulence.

Le transfert de chaleur par convection apparaît entre deux phases dont l’une au moins est mobile, en présence
d’une différence de température.

où h est le coefficient thermique de convection, θf la température au sein du fluide et θp la température


de la paroi.
La résistance thermique de transfert par convection R est donc égale à:
3) le rayonnement
Tous les corps émettent de l´énergie électromagnétique ´ a cause de l’oscillation continue et désordonnée des atomes
qui les constituent. Ce rayonnement thermique est caractérisé par une gamme de fréquences continues et large
qui résulte des interactions électromagnétiques entre les atomes des solides, liquides et des gaz (le corps humain
émet dans l’infrarouge invisible). La puissance émise en watt,He :

σ est la constante de Stefan-Boltzmann, 5,67 ×10−8W.m−2K−4, A l’aire de la surface émettant le rayonnement, T


est en kelvin et est le coefficient d’émissivité qui dépend de la nature de la surface (0 ≤ ≤ 1).
Les surfaces très noires ont un pouvoir émissif presque égal a 1 tandis que pour celles qui brillent il se rapproche
de 0. Pour = 1, on a un corps noir.
LES ECHANGEURS DE CHALEUR

Définition: Un échangeur de chaleur est un appareil destiné à transmettre la chaleur d’un fluide à un autre.

Un échangeur = quadripôle thermique ⇔ 2 entrées et deux sorties

Essentiellement, un fluide chaud circule depuis une entrée de l’échangeur jusqu’à sa sortie en transférant une
partie de son enthalpie à un fluide froid qui lui aussi circule entre une entrée et une sortie distinctes de celles
du fluide chaud.

Vu de l’extérieur, un échangeur se présente comme une boîte noire pourvue, comme un quadripôle électrique, de
deux entrées et de deux sorties. Il est bien commode de mesurer les caractéristiques essentielles du
fonctionnement de l’échangeur à l’un de ces quatre pôles, plutôt que de faire des mesures forcément plus délicates
à l’intérieur.
C’est ainsi que nous établirons pour chacun des fluides 1 ou 2 des paramètres mesurables et mesurés à
l’entrée et à la sortie de chacun des deux :
— l’état : liquide, gazeux ;
— le débit-masse, constant de l’entrée à la sortie ;
— la température, variable dans l’échangeur ;
— la pression, peu variable.

Deux types de circulation sont possibles: Le mode de circulation influe également sur la qualité et l’efficacité du transfert.

 circulation à courants parallèles ou co-courant (ou antiméthodique)


 circulation à contre-courant (ou méthodique)

L'échange à contre-courant permet l'échange d'une plus grande quantité de chaleur qu'à co-courant: il est donc le
plus utilisé.
Critères de classement des échangeurs

■ Classement technologique

Les principaux types d’échangeurs rencontrés sont les suivants :

— à tubes : monotubes, coaxiaux ou multitubulaires ;

— à plaques : à surface primaire ou à surface secondaire ;

— autres types : contact direct, à caloducs ou à lit fluidisé.

■ Classement suivant le mode de transfert de chaleur

Les trois modes de transfert de chaleur (conduction, convection, rayonnement) sont couplés dans la plupart des

applications (chambre de combustion, récupération sur les fumées, etc.) ; il y a souvent un mode de transfert

prédominant. Pour tout échangeur avec transfert de chaleur à travers une paroi, la conduction intervient.
Critères de classement des échangeurs

■ Classement suivant le procédé de transfert de chaleur


Suivant qu’il y a ou non stockage de chaleur, on définit un fonctionnement en récupérateur ou en régénérateur de
chaleur :
— transfert sans stockage, donc en récupérateur, avec 2 ou n passages et un écoulement en général continu ;
— transfert avec stockage, donc en régénérateur, avec un seul passage et un écoulement intermittent, la matrice
de stockage étant statique ou dynamique.
■ Classement fonctionnel
Le passage des fluides dans l’échangeur peut s’effectuer avec ou sans changement de phase ; suivant le cas, on
dit que l’on a un écoulement monophasique ou diphasique. On rencontre alors les
différents cas suivants :
— les deux fluides ont un écoulement monophasique ;
— un seul fluide a un écoulement avec changement de phase, cas des évaporateurs ou des condenseurs ;
— les deux fluides ont un écoulement avec changement de phase, cas des évapocondenseurs.
DIMENSIONNEMENT DES ECHANGEURS
Le problème du dimensionnement thermique dans une installation industrielle est illustré par la figure 1.
Il commence, tout d’abord, par la sélection du type
d’échangeur adapté au problème posé, puis vient la
phase de dimensionnement thermique proprement dite ;
elle est destinée à fixer par le calcul la surface d’échange
nécessaire au transfert de puissance sur les fluides
considérés.
Cette phase de calcul est le plus souvent itérative et
permet d’approcher par des essais successifs la
solution qui semble la meilleure, à la fois du point de vue
thermique et du point de vue hydraulique. L’aspect
hydraulique concerne les pertes de pression (charge) sur
chaque circuit, et apparaît comme une contrainte au
problème d’optimisation thermique : l’optimum géométrique,
qui conduirait à une diminution de la surface pour le même
rendement thermique, ne doit pas être pénalisant du point
de vue des pertes de pression admissibles. Un calcul de
dimensionnement d’échangeurs doit être capable de
résoudre ce problème.
Remarques

■ Cette phase de dimensionnement thermique peut être manuelle ou effectuée à l’aide d’un outil informatique ;

dans les deux cas, l’enchaînement itératif conduisant à répéter le calcul thermique après modification de certains

paramètres géométriques est identique.

■ La phase de dimensionnement thermique de l’échangeur n’est qu’une des étapes permettant d’arriver au dessin

final, avec la phase de dimensionnement mécanique.

■ Suite au calcul thermique, certains logiciels proposent une phase d’estimation du coût de l’appareil ; cette

estimation de coût de fabrication peut être chiffrée à partir des coûts unitaires (prix des composants, temps

d’usinage, etc.), ou plus approximativement à partir du poids de l’appareil ou de sa surface d’échange.

■ Au centre de la phase de dimensionnement thermique se trouve le calcul thermique proprement dit.


 Les données nécessaires : données géométriques, de fonctionnement et propriétés physiques des fluides ;
 La phase thermique proprement dite, comprenant des calculs géométriques (sections de passage des fluides,
diamètres hydrauliques, etc.), puis des calculs de transfert de chaleur et de pertes de pression, nécessitant tous
les deux l’appel à des corrélations adéquates ;
 Les résultats, sous forme succincte (puissance thermique
échangée et pertes de pression) ou sous forme plus détaillée
(valeurs locales des coefficients d’échange, nombres adimensionnels caractéristiques, etc.)
Le calcul thermique d’un échangeur de chaleur peut être abordé de deux façons algorithmiques très
différentes :
 par un mode simulation : Connaissant la géométrie complète de l’appareil, ainsi que les deux
fluides et leurs conditions d’entrée, on désire connaître les conditions de sortie des fluides
(température, titre de vapeur), d’où la puissance thermique échangée ;

 par un mode vérification : connaissant les deux fluides et la puissance thermique à transférer entre
eux, et ayant par expérience une idée approximative de la géométrie de l’appareil, on cherche à
savoir si cet appareil est bien adapté ou non au service demandé.
Pour cela, l’algorithme fournit un critère de surdimensionnement
(ou de sous-dimensionnement) sous la forme d’un rapport représentant le trop (ou le manque) de
surface d’échange pour le service demandé.

Il existe les méthodes analytiques et numériques pour faire le dimensionnement d’un échangeur. Les
méthodes analytiques (DTML (écart moyen logarithmique) et du NUT (nombre d’unités de transfert) )
sont les plus employés

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