PMPP180424
PMPP180424
Union-Discipline-Travail
---------------------------------------------------
MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE, DE L’ASSAINISSEMENT ET DE LA SALUBRITE
----------------------------------------------------
PROJET D’APPUI A LA SECURITE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT (PASEA)
--------------------------------------------
FINANCEMENT IDA
Version finale
Avril 2024
TABLE DE MATIERES
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SIGLES ET ABREVIATIONS
Sigles et abréviations Définitions
AGEROUTE : Agence de Gestion des Routes
AGR : Activité Génératrice de Revenus
ANDE : Agence Nationale De l’Environnement
APHB : Association des Personnes Handicapées du Bafing
APS : Avant-Projet Sommaire
Bm : Banque mondiale
CERC : Contingent Emergency Response Component (composante contingente d'intervention
d'urgence)
CES : Cadre Environnemental et Social
CGP : Comité de Gestion des Plaintes
CGES : Cadre de Gestion Environnementale et Sociale
CIAPOL Centre Ivoirien Anti Pollution
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DEFINITION DES CONCEPTS CLES
Abus sexuel: Intrusion physique effective ou menace d’intrusion physique de nature sexuelle,
par la force, sous la contrainte ou dans des conditions inégalitaires. (Note de bonnes pratiques
de la Banque mondiale, 2020, p.8)Autres parties concernées : l’expression « autres parties
concernées » désigne tout individu, groupe ou organisme ayant un intérêt dans le Projet, soit en
raison de son emplacement, de ses caractéristiques ou de ses effets, soit pour des questions
d’intérêt public. Il peut s’agir notamment d’organismes de réglementation, d’autorités
publiques, de représentants du secteur privé, de la communauté scientifique, des universités,
des syndicats, des organisations féminines, d’autres organisations de la société civile et de
groupes culturels (NES 10, CES /Banque mondiale, version numérique, page 2, note
d’orientation 5.2).
Bénéficiaires : les bénéficiaires d’un projet sont les personnes qui tireront directement profit
des activités mises en œuvre dans le cadre du projet. Il s’agit des personnes directement ciblées
par les interventions du projet. Les bénéficiaires directs sont les personnes qui participeront
directement au projet et bénéficieront ainsi de son existence ; quant aux bénéficiaires indirects,
il s’agit de toutes les personnes ou familles qui vivent dans la zone d'influence du projet (FAO,
préparation et analyse des avant-projets d'investissement).
Exploitation sexuelle: Tout abus ou toute tentative d’abus de position de vulnérabilité, de
pouvoir différentiel ou de confiance, à des fins sexuelles, y compris, mais sans s’y limiter, le
fait de profiter financièrement, socialement ou politiquement de l’exploitation sexuelle d’une
autre personne. (Note de bonnes pratiques de la Banque mondiale, 2020, p.8).
Feedback : informations utilisées par les organisations d’assistance concernant les perceptions,
opinions, préoccupations et suggestions des personnes sur les comportements, les activités, les
projets, les priorités et les stratégies. Le feedback comprend des avis positifs ainsi que des
critiques et des suggestions d’amélioration (Catholic Relief Services, Guide du mécanisme de
feedback, de plaintes et de réponses 2021, 78 p.)
Harcèlement sexuel : Toute avance sexuelle importune ou demande de faveurs sexuelles ou
tout autre comportement verbal ou physique à connotation sexuelle raisonnablement propre à
choquer ou humilier, lorsqu’il entrave la bonne marche du service, est présenté comme une
condition d’emploi ou crée au lieu de travail un climat d’intimidation, d’hostilité ou de vexation.
(Note de bonnes pratiques de la Banque mondiale, 2020, p.9)
Mécanisme de gestion des plaintes : c’est un système ou un processus accessible et ouvert à
tous qui sert à prendre acte en temps utile de plaintes et de suggestions d’améliorations à
apporter au projet, et à faciliter le règlement des problèmes et des réclamations liées au projet.
Un mécanisme efficace de gestion des plaintes propose aux parties touchées par le Projet des
solutions qui permettront de corriger les problèmes à un stade précoce. (NES 10, CES /Banque
mondiale, version numérique, page 8, note d’orientation 26.1).
Parties touchées par le projet: l’expression « parties touchées par le Projet» désigne les
personnes susceptibles d’être affectées par le projet en raison de ses effets réels ou des risques
qu’il peut présenter pour le milieu physique, la santé, la sécurité, les pratiques culturelles, le
bien-être ou les moyens de subsistance de ces personnes. Il peut s’agir de particuliers ou de
groupes, y compris les populations locales (NES 10, CES /Banque mondiale, version
numérique, page 2, note d’orientation 5.1).
Partie prenante : selon le CES de la Banque mondiale (NES 10/Banque mondiale, version
numérique, page 2) le terme « partie prenante » désigne les individus ou les groupes qui :
a) sont ou pourraient être touchés par le projet (les parties touchées par le projet); et
b) peuvent avoir un intérêt dans le projet (les autres parties concernées).
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Personnes défavorisées ou vulnérables : l’expression « défavorisé ou vulnérable » désigne
des individus ou des groupes d’individus qui risquent davantage de souffrir des effets du
projetet/ou sont plus limités que d’autres dans leur capacité à profiter des avantages d’un Projet.
Ces individus ou ces groupes sont aussi susceptibles d’être exclus du processus général de
consultation ou de ne pouvoir y participer pleinement, et peuvent de ce fait avoir besoin de
mesures et/ou d’une assistance particulière (CES/Banque mondiale, page 19, note de bas de
page 28).
Plainte : Préjudice spécifique rapporté par toute personne ayant été affectée de façon négative
par l’action d’une organisation ou qui estime qu’une organisation a échoué à remplir un
engagement (Catholic Relief Services, Guide du mécanisme de feedback, de plaintes et de
réponses 2021, 78 p.)
Résilience : elle désigne la capacité de prévenir les catastrophes et les crises ainsi que de les
anticiper, de les absorber, de s'en accommoder ou de s'en relever de manière opportune, efficace
et durable. Cela inclut la protection, la restauration et l'amélioration des systèmes de moyens
de subsistance face aux menaces qui affectent l'agriculture, la nutrition, la sécurité alimentaire
et la sécurité sanitaire des aliments". En d'autres termes, la résilience est la capacité des
personnes, des communautés ou des systèmes qui sont confrontés à des catastrophes ou à des
crises à résister aux dommages et à se rétablir rapidement. (Site Web FAO).
Violences Basées sur le Genre : Expression générique qui désigne tout acte préjudiciable
perpétré contre le gré d’unepersonne et fondé sur les différences que la société établit entre les
hommes et lesfemmes (genre). Elle englobe les actes qui provoquent un préjudice ou des
souffrancesphysiques, sexuelles ou psychologiques, la menace de tels actes, la contrainte,
etd’autres formes de privation de liberté. Ces actes peuvent se produire dans la sphèrepublique
ou privée (Glossaire des Note de bonnes pratiques de la Banque mondiale, 2020, p.9).
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INTRODUCTION/DESCRIPTION DU PROJET
C’est dans ce contexte que l’Etat de Côte d’Ivoire a initié l’élaboration du plan stratégique de
la sécurité de l’eau en Côte d’Ivoire, dont l’objectif à l’horizon 2030 est d’assurer la
disponibilité de ressources en eau suffisantes en quantité et en qualité pour l’ensemble des
usages (eau potable, irrigation, environnement, assainissement, énergie, mines, industries).
Outre l’amélioration de l’accès des populations des zones sélectionnées à des services surs
d’eau potable et d’assainissement, ce projet vise la mise en place de structures techniques,
administratives et financières pour une gestion intégrée des ressources en eau en prenant en
compte l’ensemble des usages.
3. Composantes du projet
La phase 1 de PASEA, d’un montant de 250 millions Dollars US, soit environ 155 milliards de
FCFA sera mis en œuvre sur une période de six (6) ans, à travers cinq (05) principales
composantes décrites dans le tableau 1.
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Carte 1 : Localisation géographique de la zone d’étude
La zone du projet a une population cosmopolite, on y retrouve des autochtones, des allochtones
et des allogènes. La population autochtone est constituée de Sénoufo, de Malinké, de Dan (dans
les districts du Woroba, du Denguélé et des Savanes), de Koulango, de Nafara, de Gbin, de
Noumou, de Degha, de Djimini, de Lobi, de Abron et de Agni Bona (dans le district du Zanzan),
et de Tagbana, de Djimini, de Djamala, de Mangoro et de Malinké (dans le district de la vallée
du Bandama /région du Hambol). La population allochtone est originaire des différentes régions
de la Côte d’Ivoire (Attié, Ebrié, Abbey, Baoulé, Abidji, Allandjan, etc.). La population
allogène regroupe majoritairement les ressortissants des pays de la CEDEAO (le Burkina Faso,
le Mali, la Guinée, le Ghana et le Niger, etc..), RGPH de 2014.
L’estimation de la population de la zone de projet (voir tableau 2 ci-dessous) s’est faite sur la
base du RGPH 2021. Elle est estimée à environ 4 915 064 habitants avec 2 410 886 femmes.
Tableau 2: Estimation de la population par région de la zone du projet pour l’année 2021
Région Hommes Femmes Total
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Bagoué 232 157 217 476 449 632
Les régions de la zone du projet sont alimentées par les réseaux publics d’électrification et
d’adduction d’eau potable. Cette alimentation concerne plus les zones urbaines et périurbaines.
Néanmoins, les localités des zones rurales sont dotées de points d’eau (pompes Hydrauliques
Villageoises Améliorées (HVA) et s’éclaire avec des lampes-tempêtes, plus rarement avec un
système d’éclairage solaire. En zone rurale, l’accès à l’énergie et à l’eau potable reste insuffisant
car les foyers de certaines localités ne disposent pas d’électricité malgré les énormes
investissements réalisés par l’Etat CGES du Projet de Connectivité inclusive et
d’infrastructures Rurales en Côte d’Ivoire (PCR-CI), décembre 2022)
Le réseau routier de la zone de projet est constitué de voies principales bitumées (voies
interurbaines et urbaines) ainsi que de nombreuses pistes rurales. Ces voies relient la zone du
projet aux capitales économique (Abidjan) et politique (Yamoussoukro) et à d’autres grandes
villes du pays (Abengourou, Bouaké, Man etc.). Les infrastructures ont été négativement
impactées par la crise militaro-politique en 2002 et post-électoral de 2011. En effet cette crise
a engendré la division du pays en deux. Durant cette période le manque des travaux d’entretien
et de réhabilitation des infrastructures du nord comme dans le sud a entrainé fortement leur
dégradation. Cependant, depuis 2014 la mise en œuvre de plusieurs programmes et projets de
développement (PRICI, PSAC, et PPCA) ont permis à ces infrastructures de bénéficier de
réhabilitation, d’entretien et d’aménagement et d’extension de voies bitumées. On note aussi,
le réseau ferroviaire reliant le sud au nord (voie ferrée Ouangolodougou-Abidjan) ainsi que
deux (2) aéroports (de Korhogo et d’Odienné) en service
([Link]
Le Christianisme, l’Islam et l’Animisme sont les pratiques religieuses les plus répandues dans
la zone de projet. Les niveaux de vie des populations sont parmi les plus faibles car les taux de
pauvretés sont parmi les plus élevés du pays (INS. ENV 2015). On estime à 51% le taux de
pauvreté pour les régions du Nord, contre 37% pour le reste du pays, par rapport à une moyenne
nationale de 39% . Est considérée pauvre en Côte d’Ivoire, toute personne qui vit en dessous de
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750 FCFA par jour. Et, est en extrême pauvreté, celle qui vit en dessous de 350 FCFA par jour1
».
En effet, comparer à la moyenne nationale estimée à 39 %, cinq (5) régions du nord (Folon,
Kabadougou, Bagoué, Tchologo et Bounkani) limitrophes de la Guinée, du Mali, du Burkina et
du Ghana sont les plus pauvres avec des taux qui varient de 60 et 72,9 %.
La majorité des zones rurales de ces régions ont un accès limité aux infrastructures de bases
que sont : routes, écoles, centres de santé, couverture numérique, opportunités économiques
etc. Les activités économiques des populations de la zone du projet sont principalement axées
sur l’agriculture (coton, anacarde, mangue, riz, maïs, mil et arachide), les petites activités
commerciales (boutiques de vente de produits divers, vente de produits à l’étalage), les
services(cabine téléphonique, cabine de transfert d’argent, etc.), de l’élevage (fermes de bovins,
d’ovins / caprins, de volailles traditionnelles, élevage extensif et la transhumance des bovins
très pratiqués) ainsi que de la pêche (qui se concentre autour des retenues d’eau hydroélectrique
et hydro-agricoles et pratiquée par des « Bozo » venus du Mali), de la pisciculture, de l’industrie
et de la chasse (généralement pratiquée par une confrérie appelée « Dozo », conferie de chasseur
issue du nord de Côte d’Iovire) qui sont très peu développés. Ces activités économiques ci-
dessus citées sont les plus pratiquées par les hommes. Les femmes sont pour la quasi-majorité
des ménagères, cependant elles cultivent le maraîcher et les vivriers et pratiquent des activités
commerciales telles que la vente des produits agricoles, ménagers, alimentaires et des effets
vestimentaires et la transformation et la vente du karité. Les femmes opèrent seules ou en
association, groupement ou coopérative. (CGES du PCR-CI, décembre 2022)
Les activités économiques de la zone du projet sont dominées par l’agriculture qui occupe une
grande partie des terres disponibles. De plus, l’extension des villes, conséquence d’une forte
démographie exerce une forte pression sur le foncier, ce qui peut engendrer des conflits et
affrontements tant en milieu urbain que rural. Outre les conflits liés au foncier, il existe deux
(2) autres types de conflits : ceux relatifs aux modes d’organisation sociale et les conflits
agriculteurs-éleveurs liés aux impacts négatifs sur les cultures de la pression de la transhumance
transfrontalière et aux impacts dus à l’occupation des pistes à bétails par les agriculteurs,
pendant la saison sèche (d’octobre à avril). Ces nombreux dégâts de cultures, sont source de
conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs. Deux (2) principaux modes de règlement des
conflits sont adoptées : les conflits à caractère traditionnel sont traités par les autorités
coutumières et communautaires locales (chefs de village puis chef de canton) et les conflits à
caractères technique et administratif sont traités par le corps préfectoral et les conseils
régionaux. Aussi, une collaboration étroite existe entre les autorités coutumières et les autorités
administratives dans le cadre du traitement des conflits ou des plaintes, où l’une peut solliciter
l’intervention de l’autre. En cas de non satisfaction de la plainte au deux premiers niveaux, un
recours est également fait aux instances judiciaires par les plaignants (CGES du PCR-CI,
décembre 2022)
1
[Link]
[Link]?recordID=14163&d=3#:~:text=Pour%20la%20ministre%2C%20%C2%AB%20est%20consid%C3%
A9r%C3%A9e,de%20350%20FCFA%20par%20jour%20%C2%BB.
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5. Risques et impacts environnementaux et sociaux potentiels du projet
En dépit des impacts positifs visés à travers le PASEA, sa mise en œuvre est susceptible
d’engendrer pendant les différentes phases de réalisation du projet des risques et impacts
sociaux et environnementaux négatifs. Les principaux impacts environnementaux et sociaux
négatifs globaux sont présentés dans les tableaux 3 et 4 ci-dessous.
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Risques et impacts environnementaux négatifs génériques par sous-composante
Activités des
sous- projet
Phase de construction Phase d’exploitation (et d’entretien)
- Modification de la qualité de l’air par les
émissions de poussière et gazeuse ;
- Perturbation de la quiétude de la faune
aquatique ;
- Modification de la structure des sols par les travaux - Pollution du sol et de l’eau par les
de fouilles ; déversements accidentels de produits
chimiques issus des travaux de
- Perte de plantes ornementales ou espaces paysagers ;
réparations des conduites ;
- Dégradation du paysage due à la mauvaise gestion
- Dégradation du cadre de vie due à une
des déchets inertes (déblais de fouille, etc.) ;
Pose de fuite d’eau potable
- Pollution des composantes du milieu naturel par les
canalisations
d’eau potable déchets solides et liquides issus des chantiers ;
- Modification de la qualité de l’air par les émissions
de poussière et gazeuse ;
- Pollution des sols par les déversements accidentels
d’hydrocarbures, d’huiles de vidanges (entretien
d’engins).
Sous-composante 2.2 : Construction de 10 systèmes multi-villages en milieu rural et dans de
petites villes
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Risques et impacts environnementaux négatifs génériques par sous-composante
Activités des
sous- projet
Phase de construction Phase d’exploitation (et d’entretien)
- Nuisances sonores (bruits et vibrations
occasionnés par les engins de chantier) ;
- Modification de la qualité de l’air par les
émissions de poussière et gazeuse ;
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Risques et impacts environnementaux négatifs génériques par sous-composante
Activités des
sous- projet
Phase de construction Phase d’exploitation (et d’entretien)
Construction de - Pollution du milieu (sol et eau) par les - Dégradation du cadre de vie de la case
cases des déchets solides et liquides issus des en cas de mauvais entretien
femmes « Saniya travaux de chantier ;
Boh »
- Nuisances sonores (bruits et vibrations
occasionnés par les engins de chantier) ;
- Modification de la qualité de l’air par les
émissions de poussière et gazeuse ;
Création de - Pollution du milieu (sol et eau) par les - Risques de dégradation du cadre de
petites unités de déchets solides et liquides issus des vie par la mauvaise gestion des
fabrique de travaux de chantier ; déchets de l’unité de fabrication ;
savon liquide et
- Nuisances sonores (bruits et vibrations - Modification de la qualité de l’air
solide
occasionnés par les engins de chantier) ; par les gaz issus de la production du
(Kabakrou)
Kabakrou ;
- Modification de la qualité de l’air par les
émissions de poussière et gazeuse ;
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Risques et impacts environnementaux négatifs génériques par sous-composante
Activités des
sous- projet
Phase de construction Phase d’exploitation (et d’entretien)
- Dégradation du cadre de vie due à la - Dégradation de la qualité du sol et des
production de déchets solides (débris ressources en eau par les rejets de
végétaux, excédents de déblais, etc.) ; déchets sur les sites ;
- Dégradation de la qualité du milieu - Prolifération de nids de vecteurs de
biophysique par les rejets solides (sacs de maladies (moustiques, mouches,
ciment, pots de peinture, résidus de bois et rongeurs, etc.) ;
de fer, etc.) et liquides (déversements
- Risque de dégradation de la qualité
accidentels d’hydrocarbures, d’huiles de
de l’air par les rejets atmosphériques
vidanges, laitance de ciment, etc.) issus
(microparticules et gaz de
des chantiers ;
combustion des boues) issus du
- Dégradation de la qualité de l’air par les dysfonctionnement des procédées de
émissions de poussière et gazeuse. collecte et de traitement.
Source : Mission d’élaboration du CGES du PASEA, Septembre 2022
Les principaux impacts sociaux négatifs globaux sont présentés dans le tableau 4 ci-dessous.
Tableau 4: Risques et impacts sociaux négatifs génériques par composante
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
- Restriction d’accès aux moyens de - Risque du travail forcé ;
subsistance des exploitants agricoles
- Risque du non-respect des
riverains et des pêcheurs
règles et législations des
- Risque de dépravation des us et coutumes ; Fournisseurs, prestataires et
contractuels du projet.
- Risque de conflits entre les parties
prenantes du projet (entreprises des
travaux, UCP, DGRE, bénéficiaires, etc)
et entre celles-ci et les orpailleurs ;
- Risque du non-respect de la législation du
travail ;
- Risque du non-respect de la législation
relative à la santé et à la sécurité des
travailleurs ;
- Risque du travail forcé ;
- Risque du non-respect des règles et
législations des Fournisseurs, prestataires
et contractuels du projet ;
- -Faible intégration des parties prenantes
(organisations de la société civile, les
communautés, etc.)Travail des enfants.
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
- Risque du non-respect de la législation du
travail;
- Risque du non-respect de la législation
relative à la santé et à la sécurité des
travailleurs ;
- Risque du travail forcé ;
- Risque du non-respect des règles et
législations des Fournisseurs, prestataires
et contractuels du projet ;
- Faible intégration des parties prenantes
(organisations de la société civile, les
communautés, etc.)
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
- Travail des enfants.
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
- Risques de conflits sociaux liés au non - Risque d’accidents de travail
recrutement de la main-d’œuvre locale ou (chute de hauteur, blessures ;
de non-respect des us et coutumes ;
- Risque d’inondation de
- Risque de vol et vandalisme des chantiers, l’exutoire ;
- Risques de propagation des IST, - Pollution des milieux naturels et
VIH/SIDA et COVID 19 ; des exutoires.
- Risque d’exploitation et abus sexuels /
harcèlement sexuel et les VBG ;
- Risques d’accidents de travail
(manutention, manipulation des engins et
matériels, chute, etc.) ;
- Risque de dépravation des us et
coutumes ;
- Dégradation de vestiges culturels ;
- Travail des enfants.
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
- Risques de propagation des IST,
VIH/SIDA et COVID 19 ;
- Risque d’exploitation et abus sexuels /
harcèlement sexuel et les VBG
- Risques d’accidents de travail
(manutention, manipulation matériels,
chute, etc.) ;
- Risque de dépravation des us et
coutumes ;
- Dégradation de vestiges culturels ;
- Travail des enfants.
Sous-composante 2.3 : Approvisionnement en eau des centres de santé et des écoles
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
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Risques et impacts sociaux négatifs génériques par sous-projets
Activités du sous
projet Phase d’exploitation (et
Phase de construction
d’entretien)
Sous-composante 3.3 : : Amélioration de la gestion des boues de vidange dans les villes secondaires
Les mesures d’atténuation des impacts et de prévention des risques sont prises en compte
dans le Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES).
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Nombre de personnes
Femmes Hommes
Date District Région Département Moins Plus Moins
Plus de Total
de 35 de 35 de 35
35 ans
ans ans ans
Région des
19/01/2023 Abidjan Abidjan 00 00 00 05 05
lagunes
23/01/2023 WOROBA Bafing
Touba 01 10 00 19 30
VALLEE
23/01/2023 DU Hambol Katiola 01 09 02 16 28
BANDAMA
24/01/2023 WOROBA Worodougou Séguéla 01 09 06 18 34
24/01/2023 SAVANES Poro Korhogo 00 04 04 13 21
24/01/2023 SAVANES Tchologo Ferkessédougou 00 03 04 15 22
25/01/2023 WOROBA Béré Mankono 00 08 03 08 19
25/01/2023 SAVANES Bagoué Boundiali 02 02 03 18 25
26/01/2023 ZANZAN Gontougo Bondoukou 01 08 02 18 29
26/01/2023 DENGUELE Kabadougou Odienné 01 00 03 15 19
27/01/2023 ZANZAN Bounkani Bouna 00 04 02 14 20
27/01/2023 DENGUELE Folon Minignan 00 01 01 17 19
Total 07 58 30 176 271
TOTAL (%) 2,58% 21,4% 11,1% 64,94% 100%
Source :Mission d’élaboration du PMPP du Projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau et de l’Assainissement
(PASEA)
Ces rencontres ont concerné pour l’essentiel les services techniques et administratifs, y compris
les organisations professionnelles, mais aussi les organisations de la société civile locale (ONG
locales, groupements et associations de femmes et de jeunes) et les autorités coutumières. Cette
approche a facilité le recensement des points de vue, et préoccupations des différents acteurs
concernés par le projet et aussi le recueil des suggestions et recommandations qu’ils ont
formulées. Les images, la liste des personnes rencontrées et les résumés des échanges lors des
consultations des parties prenantes sont inclus dans le document annexe 1 séparé du présent
rapport de PMPP.
Lors des différentes réunions publiques organisées, les parties prenantes ont exprimé leurs
préoccupations, craintes, suggestions et recommandations vis-à-vis du projet, notamment ceux
en lien avec les thématiques ou points ci-après :
a) le recrutement des jeunes comme main d’œuvre locale dans le cadre des activités du
projet et les opportunités offertes par le projet ;
b) l’accès à la terre et aux ressources naturelles (mode d’acquisition de terre et mesures
d’accompagnement);
c) l’accès aux services sociaux de base ;
d) l’enclavement de certaines localités pendant la saison des pluies ;
e) l’Exploitation et Abus Sexuel / Harcèlement Sexuel ;
f) les tracasseries policières sur les routes rurales ;
g) la gestion des déchets en général ;
h) la gestion des pesticides ;
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i) la gestion des plaintes ;
j) la question de la main d’œuvre ;
k) le cadre organisationnel ;
l) les besoins en capacité pour le suivi de la mise en œuvre du projet;
m) les canaux de communications ; et,
n) les projets et programmes en cours ;
o) l’amélioration des AGR ;
p) les moyens de subsistance.
Le tableau 6 ci-dessous fait la synthèse des besoins exprimés par les différentes parties
prenantes.
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Tableau 6: Synthèse des besoins exprimés par les différentes parties prenantes
Principaux thèmes Appréciations et
Acteurs/Institutions Suggestions et recommandations des parties prenantes2
abordés préoccupations
- Former ou recycler le personnel des services techniques et
- Existence de ressources
administratifs dans le suivi environnemental du projet;
humaines disposées à
- Impliquer les services techniques et administratifs dans la mise en
accompagner le projet;
œuvre du projet;
- Existence de sites pour les - Instituer un cadre régional d’échanges avec les différentes parties
différents services ; prenantes avant le démarrage des travaux ;
- Mettre en place une stratégie efficace de résolution des conflits
- Existence d’instance agropastoraux ;
- Conditions de réussite
traditionnelle de gestion des
du projet ; - Evaluer les besoins et équiper les services techniques et administratifs
conflits ; en matériels et mobiliers de bureau ;
Collectivités territoriales/Services - Opportunités offertes
techniques déconcentrés : -services socio- par le projet et gestion - Renforcement des - Prévoir et intégrer un budget d’indemnisation dans les coûts globaux
culturels et techniques de la mairie ; équitable des infrastructures existantes ; du projet;
- sécrétariat général de la préfecture ; ressources ; - Prévoir un appui spécifique à l’inspection du travail pour le suivi et
- Disponibilité des acteurs contrôle de la main-d’œuvre ;
- directions régionales des ministères de - Gestion des impacts et
intéressés par le projet à Veuillez à l’application des textes sur la qualité, santé, hygiène et
l’environnement, de la construction, de risques E&S ; -
apporter leur appui dans la
l’urbanisme et du logement ; - Prise en compte du sécurité ;
mise en œuvre du projet; - Mettre en place un plan de gestion des pesticides ;
ressources animales et halieutiques ; de genre ;
la promotion de la jeunesse de - Gestion des - Difficulté pour la - Mettre en place un plan de gestion des déchets ;
l'insertion professionnelle et du service préoccupations des circulation de l’information - Former et appuyer la jeunesse à la réalisation de projets ;
civique ; de l’ hydraulique, de différentes parties entre les responsables des - Faciliter l’accès des femmes à la terre ;
l’assainissement et de la salubrité ; de prenantes ; services techniques ; - Sensibiliser les communautés pour un changement de mentalité en vue
l’Agriculture et du Développement - Préoccupations de la sécurisation des terres au profit des femmes en fonction des
- Insuffisance de personnel contextes ;
Rural (MINADER) ; mines et spécifiques ;
formé dans le suivi - Encourager les agriculteurs et les commerçants à adopter les systèmes
géologie ; emploi et protection sociale. - Gestion des risques
environnemental et social de paiements électroniques (système bancaire, orange money, Moov
sécuritaires ;
du projet; money, etc.) ;
- Gestion des
insfrastructures. - Insuffisance d’implication - Mettre en place un comité de gestion et d’entretien de barrage.
des services techniques et
administratifs lors de la
mise en œuvre du projet;
- Récurrence des conflits
agropastoraux dans la zone
du projet;
2L’ensemble des suggestions et recommandations reprises dans ce tableau sera pris en compte dans la préparation et mise en œuvre du projet, qu’elles soient
du ressort de l’UCP ou des entreprises contractantes.
Principaux thèmes Appréciations et
Acteurs/Institutions Suggestions et recommandations des parties prenantes2
abordés préoccupations
- Difficultés dans la
mobilisation des fonds pour
le dédommagement des
personnes touchées par le
projet;
- Manque de moyens (en
personnels, logistiques et
financiers) de la direction
régionale de l’inspection du
travail pour le suivi des
travailleurs ;
- Non-application des textes
sur la qualité, santé, hygiène
et sécurité ;
- Manque de collaboration
entre les structures chargées
du suivi des infrastructures ;
- Réticence des hommes par
rapport au recensement et à
la compensation des terres
exploitées par les femmes
car sur le plan traditionnel,
les femmes ne peuvent avoir
la propriété de la terre.
- Non-implication des jeunes - Impliquer les leaders de la jeunesse pendant la réalisation du projet ;
- Opportunités dans la restitution des - Exiger le recrutement de la main-d’œuvre locale et mettre en place une
offertes par le projet études et dans la mise en commission préfectorale de suivi du recrutement de la main-d’œuvre ;
et gestion équitable œuvre du projet ; - Impliquer les chefs de terre dans la réalisation des projets ;
des ressources ; - Engouement à participer - Enregistrer les plaintes par écrit pour des raisons de traçabilité ;
Organisations des jeunes - Prise en compte du aux activités du projet ; - Assurer une réinsertion socio-professionnelle des jeunes ;
genre ; - Existence d’instance - Intégrer le recrutement de la main-d’œuvre locale dans le contrat de
- Mode de recueil et traditionnelle de gestion des l’entreprise ;
de gestion des conflits ; - Appuyer le retour des jeunes à la terre;
plaintes ; - Absence de soutien aux - Subventionner la formation des jeunes dans les filières techniques ;
- Gestion des risques associations œuvrant en leur - Réaliser un complexe omnisports pour les jeunes ;
sécuritaires ; faveur ;
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Principaux thèmes Appréciations et
Acteurs/Institutions Suggestions et recommandations des parties prenantes2
abordés préoccupations
- Préoccupations - Règlement non transparent - Accompagner les jeunes dans la création d’entreprise (exonération des
spécifiques. des plaintes au niveau taxes, crédits, etc.).
administratif ;
- Faible confiance à
l’instance administrative ;
- Existence de nombreux
jeunes sans emploi dans la
zone du projet;
- Difficulté d’accès à la terre
aux jeunes ;
- Coût élevé des formations
dans les filières techniques ;
- Absence d’infrastructure de
sport ;
- Absence de formation des
jeunes dans la création
d’entreprise .
- Opportunités - Manque d’appui dans la - Appuyer les femmes dans la réalisation des AGR ;
offertes par le projet réalisation des AGR - Faire des aménagements Hydro agricole au profit des femmes ;
et gestion équitable (Activité Génératrice de - Faciliter l’accès aux crédits aux femmes ;
des ressources ; Revenu) ; - Impliquer les chefs de terre dans la réalisation des projets ;
- Prise en compte du - Difficulté d’accès aux - Enregistrer les plaintes par écrit pour des raisons de traçabilité ;
genre ; crédits ;
- Appuyer les femmes dans l’obtention de récépissés pour la création des
- Mode de recueil et - Intérêt perçu du projet ;
associations et organisations professionnelles ;
de gestion des - Engouement à participer
plaintes ; aux activités du projet ; - Moderniser les marchés ;
- Préoccupations en - Existence d’instance - Accompagner les femmes dans la lutte contre les cas de VBG ;
lien avec les risques traditionnelle de gestion des - Mettre en place des centres de formation pour personnes vulnérables ;
Groupes de femmes
VBG ; conflits ; - Appuyer les plateformes de prévention et de protection des victimes de
- La participation des - Règlement non transparent Violence Basée sur le Genre (VBG) dans les régions ;
femmes ; des plaintes au niveau - Appuyer les structures de prise en charge des victimes de Violence
- Gestion des risques administratif ; Basée sur le Genre (VBG) et Violence Faite aux Enfants (VFE);
sécuritaires ; - Faible confiance à - Mettre en place un foyer d’accueil des victimes de VBG ;
- Préoccupations l’instance administrative ; - Appuyer les victimes de Violence Basée sur le Genre (VBG) dans les
spécifiques. - Difficulté d’accès aux Activités Génératrices de Revenu (AGR) ;
documents administratifs - Améliorer l’accès aux crédits des victimes de Violence Basée sur le
pour la reconnaissance pour Genre (VGB).
les associations et
groupements ;
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Principaux thèmes Appréciations et
Acteurs/Institutions Suggestions et recommandations des parties prenantes2
abordés préoccupations
- Dégradation avancée de
certains marchés ;
- Fréquence des cas de VBG ;
- Difficulté d’accès à l’eau
potable et à l’électricité, et
coupures intempestives
pour des ménages
approvisionnés ;
- Difficultés d’accès à la
formation pour les
personnes vulnérables ;
- Manque d’appui des
plateformes de prévention
et de protection dans les
régions ;
- Manque d’appui des
structures de prise en charge
des VBG et VFE ;
- Insuffisance de foyer
d’accueil des victimes de
VBG ;
- Manque de moyens pour
l’insertion des victimes
dans le circuit économique ;
- Difficulté d’accès aux
crédits des victimes de
VBG.
- Opportunités - Manque d’appui à la gestion - Impliquer les autorités coutumières et religieuses dans le choix des
offertes par le projet des conflits foncier ; sites ;
et gestion équitable - Non-respect des us et - Respecter les engagements vis-à-vis des communautés ;
des ressources ; coutumes par le personnel - Adopter une bonne démarche de négociation en impliquant tout le
- Gestion des impacts des entreprises ; monde ;
et risques E&S ; - Gestion récurrente des - Impliquer toutes les sensibilités dialogue entre les acteurs concernés ;
Autorités coutumières et religieuses
- Implication des conflits entre éleveur et - Mettre en place un programme ou un plan d’insertion économique des
hommes dans la agriculteur ; personnes affectées par les activités du projet
prise en compte du - Manque de moyen pour - Consulter les propriétaires terriens et les chefs coutumiers ;
genre ; l’insertion des personnes - Impliquer les autorités coutumières et religieuses si les sites du
- Mode de recueil et affectées dans le circuit patrimoine culturel seront perturbés ;
de gestion des économique ;
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Principaux thèmes Appréciations et
Acteurs/Institutions Suggestions et recommandations des parties prenantes2
abordés préoccupations
plaintes (disponible - Non implication dans le - Règlement à l’amiable et négociation avec le soutien des autorités
et à mettre en place choix des sites et la gestion traditionnelles ;
par le projet) ; des conflits ; - Recruter les jeunes locaux ;
- Mode d’acquisition - Embauche des jeunes par - Prendre en compte les avis des communautés locales.
des terres et mesures les entreprises des travaux ;
d’accompagnement ; - Non-respect des
- Gestion des risques engagements de l’Etat ou
sécuritaires ; des entreprises dans
- Préoccupations l’exécution des travaux.
spécifiques.
- Mode de recueil et - Difficultés d’accès à la - Mettre en place des centres de formation pour personnes vulnérables ;
de Gestion des formation pour les - Appuyer les plateformes de prévention et de protection des victimes
plaintes liées au personnes vulnérables ; de VBG dans les régions ;
VBG ; - Manque d’appui des - Appuyer les structures de prise en charge des victimes de VBG et
- Prise en charge des plateformes de prévention Violence Faite aux Enfants (VFE);
survivants-es. et de protection dans les - Mettre en place des foyers d’accueil des victimes de VBG ;
régions ; - Appuyer les victimes de VBG dans les AGR ;
Organisations ou institutions spécifiques - Manque d’appui des - Aider les victimes de VGB à accéder à différentes ressources
engagées dans la protection des structures de prise en financières pour améliorer leurs conditions de vie.
personnes vulnérables (les victimes de charge des VBG et VFE ;
VBG, VFE et les personnes vivant avec - Insuffisance de foyer
un handicap, etc.) d’accueil des victimes de
VBG ;
- Manque de moyen pour
l’insertion des victimes
dans le circuit économique ;
- Difficulté d’accès aux
crédits des victimes de
VBG.
- Opportunités - Bonne connaissance du - Recruter la main-d’œuvre locale ;
offertes par le projet milieu ; - Organiser des rencontres de concertations pour que tout le monde se
et gestion équitable sente concerné ;
- Intérêt perçu du projet;
des ressources ; - Développer des AGR des femmes et les appuyer techniquement et
ONG/OSC - Gestion des impacts - Non-implication des financièrement ;
et risques E&S ; OSC/ONG ; - Sensibiliser les populations contre les VCE ;
- Prise en compte du - Situation sécuritaire - Sensibiliser la population sur tous les aspects du projet;
genre et inclusion relativement stable ; - Former les ONG/OSC à la gestion des plaintes relatives au VGB ;
sociale ; - Sensibiliser les populations sur les risques sanitaires qui peuvent
découler de l’excision (infections, décès, etc.) ;
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Principaux thèmes Appréciations et
Acteurs/Institutions Suggestions et recommandations des parties prenantes2
abordés préoccupations
- Mode de recueil et - Atténuation des risques des - Sensibiliser les populations, les leaders religieux et les autorités
de gestion des VBG/EAS/HS grâce aux coutumières contre les violences faites aux femmes et aux enfants.
plaintes (disponible activités de
et à mettre en place sensibilisation ;
par le projet) ; - Existence de structures de
- Contions de réussite femmes qui mènent des
du projet ; plaidoyers dans les villages
- Gestion des risques en faveur des femmes.
sécuritaires ;
- Situation des droits
humains ;
- Préoccupations
spécifiques.
Source :Mission d’élaboration du PMPP, février 2023
Page 35 sur 90
II. IDENTIFICATION ET ANALYSE DES PARTIES PRENANTES
Les parties prenantes du projet regroupent les acteurs ou groupes d'acteurs intervenant à un
niveau quelconque de la mise en œuvre, ayant un intérêt direct ou indirect spécifique, pouvant
influencer ou être influencés par le projet dans un processus décisionnel. Les parties prenantes
incluent des individus ou des groupes qui peuvent être directement impactés par le projet, ou
ceux qui peuvent être des bénéficiaires du projet, tels que : des individus, des groupes
d'associations, des groupes de communautés locales ou des organisations communautaires. Les
parties prenantes des projets peuvent également inclure des acteurs qui sont impliqués dans la
mise en œuvre du projet et ont une forte influence sur le succès des projets tels que l’Unité de
Coordination du Projet(UCP), les ministères, agences ou départements du gouvernement,
OSC/ONG, les collectivités territoriales et les institutions gouvernementales locales et les
prestataires. Leur identification nécessite la prise en compte d'éléments tels que le rapport au
projet, le besoin de participation, le niveau de vulnérabilité, les attentes en termes de
participation et les priorités.
Les principales parties prenantes qui seront informées, consultées et impliquées dans le cadre
des activités du PASEA sont constituées par celles qui :
- sont ou pourraient être des parties prenantes susceptibles d'être touchées, directement
ou indirectement, par la mise en œuvre du projet (parties touchées par le projet) ;
- sont des parties prenantes qui participent à la mise en œuvre du projet;
- sont des parties prenantes ayant une influence ou un intérêt sur la mise en œuvre du
projet ;
- sont des individus ou groupes vulnérables .
Page 36 sur 90
(manguiers, de maïs, etc.).(v) la modification des usages de l’eau et des terres autour des
réservoirs.
La liste indicative de cette catégorie de parties prenantes « touchées ou affectées par le projet
» est donnée dans le tableau 7.
Page 37 sur 90
Tableau 7 : Parties prenantes touchées ou affectées
Page 38 sur 90
N° Composantes Partie prenantes touchées ou affectées
Composante 3 : Amélioration de • Les élèves ;
l’accès à l’assainissement et à • Les enseignants ;
l’hygiène • Les patients des centres de santé ;
• Le corps médical ;
• La population riveraine ;
• Les propriétaires terriens ;
• Les personnes constituant la main d’œuvre qui sera recrutée dans le cadre des activités ;
• Les prestataires pouvant être impliqués dans la mise en œuvre des sous-projets
Composante 4 : Renforcement • Le personnel de l’Office National de l’Eau Potable notamment le personnel de gestion des digues, des ouvrages des
du cadre institutionnel au niveau barrages, les infrastructures de sécurisation des périmètres de protection des barrages et des stations d'assainissement ;
national et gestion de projet • Le personnel de la cellule de coordination du projet ;
• Les producteurs ou productrices agricoles locaux exerçant autour des barrages ;
• Les producteurs ou productrices pastoraux locaux qui utilisent le barrage comme lieu d’abreuvage du bétail.
Source :Mission d’élaboration du PMPP, février 2023
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Les groupes de parties prenantes sus-listés représentent d’une manière générale les
populations bénéficiaires du projet. Selon les résultats des consultations, les populations
facilitent la mise en œuvre du projet et la pérennisation des acquis. De ce fait, afin de mieux
impliquer les populations dans la mise en œuvre du projet, il est primordial de :
- connaître leurs besoins spécifiques et essayer d’y répondre, si cela n’est pas possible,
expliquer les raisons par le biais d’une restitution itérative avec les communautés ;
- communiquer avec elles et leur délivrer des informations de qualité ;
- engager toutes les parties prenantes, y compris celles qui sont vulnérables, dans la prise
de décisions et la mise en œuvre du projet.
La liste et la composition des autres parties concernées du projet sont indiquées dans le
tableau 8.
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Catégorie Partie prenante Entité Description du rôle
Régionales de environnementales de
l’environnement ; base pour la réalisation des
- La Direction Générale du études environnementales
Développement Durable du projet ;
(DGDD) du ministère - Suivi de la prise en
l’Environnement et du compte des Politiques et
Développement Durable Stratégies du
Développement Durable
- Le Centre Ivoirien dans la réalisation du
Antipollution (CIAPOL) projet ;
- Organisation de
l’audience publique ;
- Suivide la gestion des
déchets dangereux
Page 42 sur 90
Catégorie Partie prenante Entité Description du rôle
Secteur Privé Secteur privé des Les entreprises des travaux Exécution des travaux
BTP Association des professionnels
du BTP (GI-BTP et G2-PME) ;
Secteur privé Organisation des Professionnels
dans Agricoles (OPA) ;
l’hydroélectricité Commerçants de toute catégorie
Petite et (vente de bétail, maraîchère,
Moyenne revendeur, etc.)
Entreprise Société de Distribution d’Eau de
Côte d’Ivoire (SODECI)
Société d’électricité (barrages
hydroélectriques)
Les bureaux de contrôle Suivi et contrôle des travaux
Facilitateurs communautaires.
- Les organisations
syndicales de régions ou
au niveau national
(UGTCI (Union Générale
des Travailleurs de Côte
d'ivoire),UNATRCI
(Union Nationale des
Travailleurs de Côte
d'Ivoire) ;
Page 45 sur 90
Catégorie Partie prenante Entité Description du rôle
- Canaux de
communication.
Ces parties prenantes peuvent avoir une responsabilité et un pouvoir très élevés de décision
sur le projet, elles en sont les initiatrices, elles le pensent, elles y contribuent, le financent et/ou
le réalisent. Elles ont un pouvoir réel d’influencer positivement ou négativement le projet.
Elles accordent une importance capitale à la réussite du projet. Ces groupes de parties
prenantes et leurs entités constitutives sont considérés comme étant des "parties prenantes
concernées" du projet par leurs forts niveaux d'intérêt et de pouvoir. La stratégie à mettre en
place est de :
- collaborer avec ces groupes, planifier des rencontres régulières pour clarifier leurs
besoins ;
- s’assurer de leur soutien tout au long du projet;
- proposer un partenariat et codécider avec elles;
- effectuer une gestion rapprochée.
Page 46 sur 90
Les individus ou groupes vulnérables comprennent (liste non exhaustive - identifiées lors de la
consultation et de l'examen des documents relatifs au projet) :
• les femmes rurales en général à cause de leur situation sociale et économique plus
vulnérable ;
• les femmes chefs de ménage et sans ou avec faible assistance ;
• les femmes déshéritées de la terre ;
• les personnes âgées dépendantes ;
• les enfants en situation difficile particulièrement ceux sans domicile fixe
(Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV)) ;
• les agriculteurs sans terre ;
• les groupes marginalisés qui n’ont pas de droit traditionnel sur le foncier ;
• les populations étrangères ;
• les jeunes notamment les jeunes marginalisés;
• les personnes survivantes de VBG et d’EAS/HS (harcèlement et/ou exploitation
et abus sexuels, victimes de lévirat ou de sororat, d’excision, de mariage précoce,
de violence conjugale) ;
• les personnes vivant avec un handicap;
• les personnes et les ménages affectés par le VIH /SIDA ;
• les minorités religieuses et ethniques.
Des mesures spécifiques seront mises en œuvre dans le cadre du projet, en vue de s’assurer de
la prise en compte des besoins et préoccupations spécifiques de ces différents groupes, de leur
participation et implication.
Les catégories identifiées ci-dessus seront vérifiées et mises à jour au cours du processus
d’examen préalable des sous-projets et d’évaluation de l’environnement et du social. Au cours
de cette phase, l’UCP et ses consultants seront également responsables de l’identification du
représentant des groupes vulnérables dans chaque région concernée, et ils seront mobilisés afin
de s’assurer que les activités du projet et les mesures d’atténuation prévues ont pris en compte
les besoins des personnes vulnérables.
Elaboration - Personnes C
Préparati des documents potentiellem
Rencontre, focus
on des de ent affectées;
group et
conditio sauvegarde :
consultation - Autorités
ns Cadre de
publique des locales ;
préalabl Gestion U
parties prenantes
es à la Environnemen UCP
sur les impacts et - Populations 2023
phase tale et Sociale
mesures Bénéficiaires
d’évalua (CGES) et
d’atténuation des ;
tion du Cadre de
activités du
projet Réinstallation - ONG/OCB.
programme.
(CR).
Élaboration
d’une stratégie - Rencontre
commune de des
communicatio principales
Préparati agences
n des activités
on de la exécution;
médiatiques Premier semestre
stratégie - Rencontre Toutes les
dans le après signature
et du avec des parties UCP/consultant
journal/ accord de
plan de ONG; prenantes
radio/TV/diffu financement
commun - Rencontre
sion/divulgati
ication avec les
on du PMPP
qui sera populations
intégré dans le riveraines.
plan de
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Objectifs Outils de
Phase Cibles Responsable Période
d’activité consultation
communicatio
n globale du
Projet
Rencontre et
Préparati
focus group avec
on des
les populations,
docume Populations
Délimitation les autorités Tout au long de
nts riveraines
des emprises traditionnelles et Bureaux d'études toutes les phases du
techniqu des zones de
des travaux les transhumants projet
es pour travaux
vivant à proximité
les
des zones
travaux
d’intervention.
Préparati
on des
études Détermination
environn des impacts Populations
Par suite de la
ementale environnemen Entrevues, dans les
validation des
s et taux et sociaux réunion, zones de Bureaux d'études
Avant-Projet
sociales de la mise en présentation sous-projet spécialisés
Sommaire (APS) et
spécifiq œuvre des audiovisuelle. pouvant être
étude de faisabilité.
ues pour activités à affectées.
chaque risque.
sous-
projet
Personnes
présentes ou
Démarra ayant des
ge des actifs et
activités Élaboration de Enquête auprès activités dans Avant le démarrage
UCP/Consultant
de PR/PRMS des PT la zone des travaux
réinstall d’emprise de
ation sous-projet
d’infrastruct
ures.
Rencontre avec
Personnes/m
Exécutio des personnes
Suivi de la énages/group
n des touchées et des Consultants,
mise en œuvre es touchés
sous- organisations de spécialistes Toute la durée du
des mesures par le
projets la société civile sauvegardes de projet
des PGES et projet(PT),
d’infrast spécialisées l’UCP
PR/PRMS autorités
ructure Réunions
locales
formelles
Parties
Exécutio
prenantes
n des Rencontres
sectorielles
activités Appui multiacteurs,
Parties
autres technique et sectorielles et
prenantes de
que les institutionnel intersectorielles
la GIRE : Agence de mise en Toute la durée du
sous- Production Dialogues
usagers de œuvre des activités projet
projets d’outils techniques et
l’eau
d’infrast stratégiques et politiques
intersectoriel
ructures de gestion (sectoriels et
s, ministères,
(travaux intersectoriels)
PTF, société
)
civile,
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Objectifs Outils de
Phase Cibles Responsable Période
d’activité consultation
recherche/un
iversités…
Spécialiste
Suivi et Visites de terrain, sauvegarde
évaluati enquêtes sociale/environneme
Bénéficiaires ntale ;
on de la publiques auprès
Rapports et acteurs Toute la durée du
mise en des communautés Spécialiste en
d’évaluation locaux du projet
œuvre bénéficiaires, communication;
projet
du méthode de
PMPP randomisation Le chargé du suivi-
évaluation du projet.
Interviews et
entretiens ;
Evaluation Tous les
Réunions Dernier semestre du
Clôture globale du acteurs du Evaluateurs
formelles ; projet
projet. projet
Elaboration du
rapport de clôture.
Source :, Mission de préparation du PASEA, février 2023
Dans le cadre de la mise en œuvre du PASEA, les outils et moyens de communication suivants
seront favorisés :
✓ assemblées avec les communautés
Il s’agit en général de consultations publiques formelles, présidées par l'autorité locale,
sanctionnées par un procès-verbal dûment rédigé et signé par les parties présentes.
L'inconvénient de ce type de réunions est que, seules les personnes les plus influentes
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exprimeront librement ou facilement leurs opinions et, par conséquent ne constituent pas une
voie de consultation appropriée dans de nombreux contextes sociaux. Ces réunions sont
néanmoins utiles, pour partager des informations générales sur une activité, et ne nécessite pas
toujours la prise de parole de tout le monde. Dans ces cas, elles rassurent le public local sur le
soutien que le projet a reçu des autorités. Elles sont aussi considérées comme un effort de
transparence et de partage de l'information et offrent l'opportunité de transmettre des
informations à un grand nombre de personnes. Elles complètent également les petites réunions
en rassurant le public local sur le fait que la communication échangée lors de petites réunions
correspond à la communication « officielle » et permettent de prendre en compte les orientations
et décisions adoptées dans la conduite des activités du projet.
✓ focus group
Il s’agit d’une méthode très utile pour obtenir les opinions d'un groupe de personnes sur
certaines questions spécifiques. Ces rencontres ciblent en général les personnes intéressées par
les mêmes questions (par exemple, la compensation foncière ou l’assistance aux groupes
vulnérables, ou l'emploi des femmes). Ces groupes de discussion peuvent être établis par
catégorie d'âge, par sexe ou par type d’activité. Il s’agit d’une méthode très utile pour obtenir
les opinions d'un groupe de personnes sur certaines questions spécifiques. En organisant des
groupes de discussion, il est important de s'assurer (i) que toutes les opinions divergentes sont
exprimées ; (ii) la discussion est centrée sur la question à aborder ; et (iii) conclure avec des
propositions concrètes faites en tenant compte des disponibilités et possibilités du projet et
convenir des prochaines étapes s'il y a lieu.
✓ entretiens individuels
Cette approche cible en particulier les autorités locales, les élus locaux, les chefs coutumiers,
les leaders d’opinion, les personnes vulnérables. Cette méthode est un excellent moyen
d'implication de ces acteurs. Ces entretiens ont pour objectif de collecter les avis de toutes les
personnes interrogées, sans discrimination, et de les prendre en compte dans la mise en œuvre
du projet. Il est important d'établir des ententes avec l'interlocuteur sur la façon dont
l'information sera utilisée et la gamme d'autres personnes à consulter, de sorte que toutes les
personnes consultées comprennent les objectifs visés par le projet et que personne ne se sente
déçue si toutes ses idées ne sont pas reflétées. Ce message sera fait lors de la première réunion,
et des rappels seront fournis lors de toutes les réunions supplémentaires. Le principal message
à communiquer est le suivant : « le Projet engage toutes les catégories de parties prenantes
pour la sélection, la conception et la mise en œuvre des sous-projets. Si toutes les
contributions sont prises en compte par l’équipe du projet, toutes les suggestions ne peuvent
pas nécessairement être intégrées dans le projet. Votre contribution et votre engagement,
cependant, sont appréciés et le projet vous rendra compte du niveau de prise en compte de
vos contributions et des décisions prises ».
✓ médias
Les médias de masse (journaux, radios locales, télévisions, sites web) offrent des possibilités
de diffusion de l'information sur une large échelle, à travers des communiqués de presse ; des
reportages sur le projet; des campagnes de lancement, des entrevues avec la direction du projet;
des visites de sites organisées ; etc. Une collaboration étroite sera établie entre le projet (à
travers sa cellule de communication) et les organes de presses afin que les informations réelles
soient communiquées de manière adaptée aux différentes audiences ciblées.
✓ le site web
Ce canal sera utilisé pour la publication du PMPP, notamment sur les sites web de la Banque
mondiale et du projet. Le site web de l’ANDE sera aussi utilisé notamment pour la diffusion
des rapports d’étude telles que les EIES, CIES, CGES, EESS, CR, PR, etc.
Page 51 sur 90
✓ ateliers et séminaires
La tenue des ateliers et séminaires rassemblant diverses parties prenantes est un outil permettant
de partager des informations sur le projet, établir un consensus et favoriser l'engagement des
différents acteurs concernés : ateliers de validation des CIES, PR, EIES, EESS ou de
renforcement des capacités en matière de sauvegardes, de GIRE, etc. peuvent être des voies où
les parties prenantes concernées aux niveaux local et national sont impliquées.
✓ brochures
Une brochure simplifiée de présentation du projet, présentant les informations suivantes :
- objectifs du projet et caractéristiques clés, y compris l'emplacement exact et les
principales composantes;
- les parties prenantes du projets
- principaux impacts environnementaux et sociaux du projet;
- mécanisme de consultation du projet;
- mécanisme de règlement des plaintes du projet, y compris les plaintes EAS/HS;
- disponibilité de la documentation (quoi, où);
- informations de contact du projet, du centre d’appel pour les plaintes et renseignement,
des comités de gestions des plaintes, des agences d’exécution, etc.
Cette brochure pourrait être éditée pour une large diffusion et sera actualisée de manière
périodique durant la mise en œuvre du projet en intégrant les réalisations clés du projet, les
activités à réaliser, les événements importants (comme les lancements d’activités, etc.), les
indicateurs d'emploi (nombre d'employés locaux pour les travaux, entreprises principales et
sous-traitants). Ces informations seront désagrégées par sexe et par âge.
3.3.3 Gestion des feedbacks et partage d’information avec les parties prenantes
Le feedback est une évaluation, positive ou négative, à la suite d’une action ou une expérience.
En ce sens, les feedbacks sont indispensables car ils sont un moyen d’instaurer un climat de
confiance entre le projet et ses différentes parties prenantes. En outre, le feedback permet au
projet d’améliorer ses pratiques dans certains domaines et d’apprendre à miser sur ses forces.
Ainsi, les suggestions, réclamations et autres contributions des parties prenantes sur les
différentes activités du projet seront recueillies durant les rencontres de consultation. En outre,
les parties prenantes auront la possibilité d’envoyer leur feedback (anonyme ou pas) par courrier
électronique et courrier édité ou de manière interactive par téléphone, via les réseaux sociaux
ou le site web du Projet (un modèle de fiche à l’annexe 2 pourra servir) ou en se rendant
directement dans les locaux du projet (boite à suggestion) ou des comités de gestion des plaintes
installés au niveau des villages. Ces comités (si nécessaire) aidera ceux qui ne peuvent pas
utiliser les méthodes ci-dessus à soumettre leurs questions/réclamations ou suggestions. Les
feedbacks compilés par le personnel dédié du projet sont partagés avec le management du projet
pour une prise en charge rapide. Les informations confidentielles fournies dans l’anonymat
seront traitées dans la discrétion. Les parties prenantes concernées seront informées par écrit ou
par voie orale des dispositions prises ou envisagées suite au traitement de leurs feedbacks dans
un délai maximum de deux semaines. En outre, des réunions seront organisées sur une base
trimestrielle, afin de communiquer avec les représentants des différentes parties du projet, sur
l’état d’avancement du projet et la mise en œuvre des différentes activités.
Les populations ainsi que les représentants de l’administration locale et centrale, des ONG et
OSC seront régulièrement informées pour rendre compte de l’évolution du projet, notamment
la mise en oeuvre des activités, y compris les mesures E&S ainsi que la performance
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environnementale et sociale du projet, la mise en œuvre du présent plan de mobilisation des
parties prenantes, la gestion des plaintes, etc. Ces informations seront communiquées à travers
des documents de synthèse des rapports trimestriels, semestriels et annuels d’activités. Pour
favoriser l’accès de ces informations au plus grand nombre, des ateliers pourront être organisés
au moins une fois par an, avec l’implication des collectivités territoriales, notamment des
conseils regionaux.
3.5 Stratégie proposée pour la prise en compte du genre et des points de vue des groupes
vulnérables
Les consultations avec les communautés seront organisées sur une base participative et
inclusive. Le projet prendra toutes les dispositions pour assurer la participation des femmes, des
ménages dirigés par des femmes, à travers des campagnes d'information et un soutien adapté,
et en impliquant des femmes dans les équipes chargées de la réalisation des études, la diffusion
des informations, la collecte des données, les campagnes de sensibilisation. L’approche consiste
précisément à :
✓ impliquer les représentants des communautés locales, les OSC, notamment les
associations ou groupements de femmes et de jeunes, les ONG intervenant dans les
zones du projet ;
✓ impliquer les femmes durant le processus d’élaboration des instruments en veillant à
leur présence dans les équipes de collecte de données et en organisant des entretiens
spécifiques avec les PT;
✓ organiser des entretiens individuels et des focus group avec les personnes vulnérables
et ou défavorisées, ainsi que les groupes de femmes vulnérables ou défavorisées;
✓ sensibiliser les femmes sur les opportunités offertes par le projet, les avantages de leur
accès aux infrastructures sociales de base ;
✓ utiliser le canal de structures telles que des organisations à base communautaires pour
renforcer la participation et l'action des femmes afin d'accroître la durabilité des
opérations ;
✓ offrir divers canaux de réception des plaintes, afin de faciliter l’accès des personnes
vulnérables et/ou défavorisées et les femmes au mécanisme de gestion des plaintes mis
en place par le projet.
La prise en compte des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables lors de la phase de
Page 53 sur 90
préparation des sous-projets (y compris les dépistages, les études, les évaluations, les plans de
gestion) doit se faire à travers les dispositions suivantes :
- l’élaboration des outils de collecte de données (guide d’entretien, fiche d’enquête socio-
économique…) doit prendre en compte des questions touchant aux préoccupations et besoins
spécifiques des femmes et des différents groupes spécifiques, notamment les personnes
défavorisées ou vulnérables ;
- la composition des équipes de collecte des données doit également se faire dans une
perspective de genre et combiner des approches de communication adaptées au contexte et aux
différentes cibles. Les consultations doivent être menées dans un environnement garantissant
que les personnes consultées soient dans des dispositions où elles peuvent exprimer librement
leurs points de vue (focus group pour chaque groupe spécifique, présence de femmes dans
l’équipe de collecte et de personnes comprenant la langue locale…) ;
- l’identification des personnes et groupes vulnérables dans la mesure où le projet présente des
risques d’accroître la vulnérabilité dans laquelle se retrouvent certaines parties prenantes :
paysans sans terre vivant essentiellement de l’agriculture, personnes en situation de handicap
physique ou mental, femmes ou jeunes chefs de ménages, personnes migrantes, personnes
analphabètes avec des moyens de subsistance limités, personnes déplacées internes, personnes
vivant sous le seuil de pauvreté…
- l’analyse des impacts différenciés du projet sur les femmes, les hommes, les jeunes et les
différents groupes vulnérables, et l’identification des obstacles qui pourraient empêcher
certains groupes d’avoir accès aux bénéfices et opportunités offerts, afin de prévoir les mesures
additionnelles nécessaires pour réduire les inégalités de genre dans le cadre du projet;
- la définition de procédures et mesures accessibles aux femmes et aux autres groupes
vulnérables dans l’élaboration du mécanisme de gestion des plaintes, notamment la présence
de membres de sexe féminin dans les organes en charge de la gestion des plaintes, pour s’assurer
que les femmes puissent être accompagnées par ces dernières, surtout en cas de harcèlement,
d’exploitation ou d’abus sexuels.
Dans tous les cas, des études spécifiques doivent être menées afin de déterminer le besoin réel
de ces personnes et un suivi doit être effectué auprès de ces personnes pour s’assurer que leur
niveau de vie ne se dégrade pas.
Page 55 sur 90
Tableau 10: Stratégie de consultation des parties prenantes suivant le cycle de vie du projet
Thème de la
Activités Méthode utilisée Dates et lieux Groupes cibles Responsabilité
consultation
Phase de préparation du projet
Elaboration des
documents du - Réunions
projet : d’échanges et
- (Plan de travail
d’Engagement entre la partie Tout au long de la
Environnemen nationale et la phase de - Ministères
tal et Social préparation et concernés ;
Banque
(PEES) ; avant l’évaluation - ONG ;
mondiale ;
- Plan de finale du projet ; - Travailleurs du
- Correspondance TTL projet ;
Mobilisation Projet;
s
des Parties Salle de réunion - Populations
électroniques acteurs Equipe de la
Prenantes riveraines ;
et Banque mondiale ;
(PMPP) ; institutionnels/Ban - Bénéficiaires du
- Plan de Gestion vidéoconfére que mondiale projet;
UCP
de la Main- nce - Personnes touchées Consultants
d’Œuvre - Séances de Dans la zone du potentielles ;
(PGMO) ; concertation projet, dans des - Personnes
- Cadre de Gestion et de lieux propices aux ressources ;
Environnemen consultation ; rencontres avec la - Agence d’exécution.
Préparati tale et Sociale - Entretiens communauté
on des (CGES) ; directs au
conditions - Cadre de
préalables téléphone.
Réinstallation
à (CR)
l’évaluati - Séances de
on du concertation
projet
et de
consultation ;
Evaluation sociale
- Entretiens - Personnes
du projet
(évaluations des directs au potentiellement
risques sociaux y téléphone ; touchées;
compris les risques - Consultations - Dans les 6 mois - Autorités locales ;
sécuritaires, la des parties après la mise - Services techniques ;
sécurité des prenantes en vigueur du - Autres partenaires Consultants
barrages/plans de (focus group) projet ; techniques ; UCP
santé et de sécurité dont les - Sur les différents - Populations,
des communautés bénéficiares sites. bénéficiaires du
et détermination potentiels et Projet;
des mesures les personnes
d’atténuation) - ONG/OSC.
touchées ;
- Réunions
publiques de
consultation.
Page 56 sur 90
Thème de la
Activités Méthode utilisée Dates et lieux Groupes cibles Responsabilité
consultation
Information et - Réalisation
consultation sur les d’enquêtes
risques (y compris (de
les risques préférence en
sécuritaires et leurs ligne ou au
gestions, la sécurité téléphone) ;
- Entretiens - Coordonnateur ;
des barrages/plans
téléphonique - Spécialistes en
de santé et de
s; sauvegarde
sécurité des
- Populations environnemen
communautés, etc.) - Focus group (en
Mise en et les impacts nombre - Tout au long de la bénéficiaires ; tale et en
œuvre des limité) ; mise en œuvre - Personnes développemen
sociaux et
mesures - Consultations du projet ; potentiellement t social ;
préconisé enviroennementaux - Spécialistes
potentiels du projet des parties - Salles de touchées ;
es à passation de
l’issue de et détermination prenantes sur réunion ; - Groupes vulnérables ;
les impacts et - Sur les différents - Autorités locales ; marché ;
l’évaluati des mesures de
mesures sites. - Communautés et - Suivi-évaluation
on sociale gestion ainsi que la
d’atténuation ONG locales. de l’UCP ;
prise en compte du
genre et des ; - Spécialiste en
personnes - Presse écrite et Communicatio
vulnérables : audiovisuelle n
femmes chefs de ;
ménages, - Site web du
personnes en projet ;
situation de - Affiches dans
handicap les lieux
publics.
Phase de suivi-évaluation de la mise en œuvre du projet
- Visite de terrain - Chargé de suivi-
Elaboration des
rapports de suivi de dans les évaluation ;
- Tout au long du
la mise en œuvre, meilleures - Spécialistes en
conditions de cycle du
selon les sauvegarde
Suivi de sécurité ; projet ;
indicateurs établis UCP ; environnemen
l’exécutio
par le projet pour - Consultation des - Salle de réunion tale et en
n du UCP ;
mieux comprendre parties Parties prenantes développemen
PMPP
à quel point prenantes ; - Sur les différents t social du
l’engagement des - Mécanisme de sites.
projet ;
parties prenantes gestion des - Coordonnateur.
répond aux attentes
plaintes.
- Visite de terrain
dans les
meilleures - A Mi-parcours ou
Evaluatio conditions de à la clôture du
- UCP ;
n de la Elaboration de sécurité ; projet ; Toute l’équipe de
mise en rapport - Consultation des - Salle de réunion - Bénéficiaires/populat mise en œuvre du
œuvre du d’évaluation parties de l’UCP ; ions touchées projet
PMPP prenantes ; - Sur les différents
- Mécanisme de sites.
gestion des
plaintes.
- Interviews et - Tous les acteurs
- UCP ; - UCP ;
Evaluation globale entretiens ; du projet ;
Clôture - Bénéficiaires/populat - Consultant
du projet - Réunions - Salle de réunion
ions touchées. externe.
formelles et de l’UCP ;
Page 57 sur 90
Thème de la
Activités Méthode utilisée Dates et lieux Groupes cibles Responsabilité
consultation
élaboration - Sur les différents
du rapport de sites.
clôture.
Source : Mission d’élaboration du PMPP/PASEA, février 2023
Page 58 sur 90
IV. RESSOURCES ET RESPONSABILITES POUR METTRE EN ŒUVRE DES
ACTIVITES DE MOBILISATION DES PARTIES PRENANTES
3
1 $ US= 600 fcfa
Page 59 sur 90
N Activités Unités Quantité Coûts unitaires Total
° s FCFA $ US3 FCFA $ US
PP, frais de
fonctionnement)
Total général 77 719 999 129 533 462 220 000 770 366
Source :Missions d’élaboration du PMPP, Février 2023
Les ressources allouées aux activités de mobilisation des parties prenantes seront intégrées au
budget global du projet dans la composante gestion de projet.
Les responsabilités de chaque acteur dans la mise en œuvre du PMPP sont synthétisées dans le
tableau 12 ci-après :
Tableau 12: Responsabilités dans la mise en œuvre du PMPP
N° Personne de contact Rôles et responsabilités
• Coordonner et superviser la mise en œuvre du PMPP ;
• Transmettre les coordonnées des personnes chargées de répondre aux
Coordonnateur du commentaires ou aux questions sur le projet ou le processus de
1
Projet consultation, à savoir leur numéro de téléphone, adresse, courriel et
fonction (ces personnes ne seront pas forcément les mêmes sur toute
la durée du projet).
Page 60 sur 90
• Assurer la mise en œuvre du PMPP intégrant le MGP, sous la
supervision du coordonnateur de l’UCP ;
• Elaborer et mettre en œuvre le plan de communication du PMPP ;
• Surveiller, rendre compte et évaluer régulièrement le rendement du
PMPP intégrant le MGP afin de gérer les risques du projet grâce à
l’engagement des parties prenantes ;
2
Spécialiste en • Soutenir la gestion du processus de résolution des plaintes, y compris
développement social la base de données et les processus pour soutenir l’amélioration
continue du MGP, il doit assurer également la gestion des plaintes
sensible, sous la supervision du coordonnateur de l’UCP et élaborer et
mettre en œuvre le plan d’action VBG dans toutes les régions :
• Former le personnel de l’UCP, les entrepreneurs, les consultants, le
comité de suivi et la gestion des plaintes, entre autres sur le EAS/HS,
et comment il n’est pas toléré dans le cadre des projets.
Responsable Confirmer l’établissement d’un budget suffisant pour la mobilisation
3 Administratif et des parties prenantes .
Financier (RAF)
Elaborer les contrats avec les différents prestataires (contrat avec les
Spécialiste en
radios et télévisions, site web, les consultants) et s’assurer de la prise
4 Passation des Marchés
en compte des exigences environnementales et sociales dans les
(SPM)
contrats et documents d’appel d’offre.
• Mettre en place une base de données des parties prenantes au niveau
Spécialiste en suivi national et de registres des engagements au niveau départemental ;
5
évaluation • Faire le suivi du PMPP et des indicateurs de performance
environnementale et sociale du projet.
Surveiller, rendre compte et évaluer régulièrement le rendement du
Agences de mise en PMPP intégrant le MGP afin de gérer les risques du projet grâce à
6
œuvre du projet l’engagement des parties prenantes ;
Page 61 sur 90
V. MECANISME DE GESTION DES PLAINTES DU PROJET
Certaines plaintes peuvent survenir dans la mise en œuvre du projet, d’où la nécessité de mettre
en place un mécanisme opérationnel, transparent et accessible à tous, à même de gérer ces
plaintes.
Deux (2) mécanismes de gestion des plaintes sont prévus dans le cadre du PASEA : le
mécanisme de gestion des plaintes relatif aux relations de travail, traité dans le cadre des
prodécures de gestion de la main d’œuvre, et le mécanisme défini dans le cadre du présent
document, pour prendre en charge les autres plaintes entrant dans le cadre des activites du
projet.
Le MGP devra en outre, d’une part être connu, accessible et fiable pour permettre aux
différentes parties prenantes, de communiquer leurs questions et préoccupations relatives au
projet et d’autre part se conformer aux principes directeurs suivants : la participation,
l'accessibilité, l'équité et l'impartialité, la transparence et la traçabilité, la confidentialité et la
sécurité. Toutes les activités menées en matière de gestion des plaintes doivent être
documentées et faire l'objet d'archivage, à l’exception des plaintes liées aux VBG et à l’EAS/HS
qui seront traitées à part dans un cadre de confidentialité et d’anonymat.
Le MGP devraient décrire clairement qui est responsable de la gestion des cas de EAS/HS au
niveau du MGP (par exemple, un point focal VBG), les fiches à remplir (diffèrent de celles
d’autres formes des plaintes), et les protocoles de stockage et partage des informations pour
assurer la confidentialité et la non-divulgation des informations sur le/la survivant-e ou l’auteur
présumé. Ces protocoles vont être développés par un consultant à qui sera confié la mission
d’élaborer un plan de prévention et de réponse aux risques de EAS/HS et seront inclus comme
annexe dudit plan.
En vue de répondre dans les meilleurs délais aux préoccupations et aux plaintes des parties
touchées par le projet, un mécanisme de gestion des plaintes devra être proposé et mis en œuvre
conformément aux dispositions des NES N°5 et 10. Ce mécanisme sera mis en place le plus
tôt possible pendant la phase de préparation du projet, pour gérer en temps opportun les
préoccupations particulières soulevées par les personnes déplacées (ou d’autres) en lien avec
les indemnisations, la réinstallation ou le rétablissement des moyens de subsistance, entre
autres.
Le mécanisme de gestion des plaintes qui sera proportionné aux risques et aux effets néfastes
potentiels du projet, et sera accessible et ouvert est également contenu dans le Plan de
Mobilisation de Parties Prenantes (PMPP) du projet. Il permettra de construire des relations de
confiance entre les différentes parties prenantes au sein du projet. Dans la mesure du possible,
ce dispositif devra s’appuyer sur les systèmes formels ou informels de réclamation déjà en place
et capables de répondre aux besoins du projet, et qui seront complétés s’il y a lieu par les
dispositifs établis dans le cadre du projet dans le but de régler les litiges de manière impartiale
Des Comités de Gestion des Plaintes (CGP) seront mis en place pour prendre en compte les
plaintes liées à la réinstallation, aux travaux, à l’utilisation de la main d’œuvre, et des
procédures spécifiques seront retenues pour les plaintes relatives aux EAS/HS, afin d’assurer
le traitement confidentiel de ces plaintes.
Les mécanismes de gestion des plaintes devront offrir plusieurs canaux de signalement, y
compris le dépôt de plaintes de manière anonyme. Des considérations doivent également être
prises pour s’assurer que les victimes de l’EAS/HS ont confiance dans le mécanisme et qu’elles
peuvent déposer une plainte auprès de personnes de confiance (par exemple un point focal dans
Page 62 sur 90
l’association des femmes dans chaque localité). Les mécanismes de gestion des plaintes seront
fondés sur une approche centrée sur les besoins des survivant-e-s, assurant la confidentialité du
traitement des cas, la sécurité des survivant-e-s, l’obtention du consentement éclairé et le
référencement vers les plateformes de lutte contre les VBG mis en place par le biais du Comité
National de Lutte contre les Violences Basées sur le Genre (CNLVBG).
Toutes les parties prenantes seront directement informées de l’existence du comité national et
plateformes de lutte contre les VBG et leurs niveaux d’implication et missions dans le cadre de
la mise en œuvre du PASEA. Les capacités desdits comités et plateformes seront renforcées
dans le cadre du plan d’action VBG.
L’existence de ces registres et leurs conditions d’accès (où ils sont disponibles, quand on peut
accéder aux agents chargés d’enregistrer les plaintes, etc.) seront largement diffusées (médias,
documents écrits, divulgation d'informations, réunions de village)aux populations locales,
(particulièrement celles touchées) dans le cadre des activités de consultation et d’information.
Aucune discrimination ne doit être observée dans la gestion des plaintes. Les personnes
vulnérables ou marginalisées (illettrées, ne pouvant pas se déplacer etc.) pourront déposer la
plainte oralement en personne ou par téléphone en fournissant l’ensemble des données
nécessaires (notamment les coordonnées et moyens de contact) au président du CGP de chaque
niveau de règlement.
La possibilité sera donnée à toute partie prenante de porter plainte de façon anonyme si elle le
souhaite. Le MGP facilitera le moyen pour le faire. En effet, un numéro de téléphone sera
communiqué par tous les moyens aux parties prenantes dans les zones d’intervention du projet
pour permettre aux plaignants de déposer une plainte anonyme au sujet du projet. Un code
identifiant sera attribué aux sujets anonymes et la procédure de traitement sera entamée dans le
strict respect des droits du plaignant.
Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre du MGP, les Comités de Gestion des Plaintes (CGP)
auront la possibilité de s’auto saisir si la partie prenante affectée pour des raisons diverses, n’est
pas en mesure de le faire.
Ainsi, ce tri permettra aux membres des différents comités, de savoir si l’examen de la plainte
nécessite une investigation sur le terrain, l’intervention d’autres membres de l’équipe du projet
Page 65 sur 90
ou de certaines personnes ressources. De même, le tri permettra de savoir si la plainte est du
ressort de l’UCP, des prestataires ou fournisseurs, ou du ressort d’autres acteurs en dehors du
projet. Le (la) spécialiste en développement social, le/la spécialiste en environnement du
projetet les autres membres de l’UCP concernés, seront régulièrement informés après cette
phase de tri et de classification, afin de recueillir leurs avis et suggestions, et un accusé de
réception sera envoyé au requérant.
Les plaintes non sensibles seront traitées aussi bien par les instances intermédiaires que par
l’instance centrale. Quant aux plaintes sensibles, la procédure de gestion n’est pas la même que
celle des autres incidents, compte tenu de la spécificité de ce type de plaintes qui exigent
d’autres acteurs mieux outillés. La procédure de traitement des plaintes liées aux VBG est
résumée comme suit :
- la personne qui reçoit la plainte d’EAS/HS doit être formée et autorisée à le faire ;
- elle doit documenter les détails, éléments de base sur la plainte, y compris par exemple
le type d'incident présumé (exploitation sexuelle, abus sexuel ou harcèlement sexuel),
le sexe et l'âge de la personne qui a subi l'EAS/HS, le lien présumé au projet, selon les
propos du/de la plaignant(e), et les référencements faits vers les services de prise en
charge. Il est essentiel qu'en documentant et en répondant à l'allégation, l'identité du/de
la survivant(e) présumé(e) et de l'auteur présumé reste confidentielle et que la sécurité
du/de la survivant(e)soit priorisé(e) ;
- tous les fichiers confidentiels seront stockés dans une armoire verrouillée (papier) ou en
dossier protégé par mot de passe (numérique), conformément aux meilleures pratiques ;
- dès que la personne désignée par le projet ou l’entreprise reçoit une allégation
d’EAS/HS ou qu’elle en est informée, le protocole de réponse en matière d’EAS/HS
accordé doit être appliqué. Cela inclut (1) l'application de processus éthiques et sûres
pour enquêter sur l'allégation et y répondre et (2) l'orientation : orienter le/la survivant(e)
vers des prestataires de services compétents identifiés à l'avance en matière d’EAS/HS
dans divers domaines, notamment la santé et les services médicaux, le soutien
psychosocial et l’hébergement. Les prestataires de services relatifs à l’EAS/HS
notamment les points focaux identifiés dans les instances des plateformes de lutte contre
les VBG mises en place par le ministère de la femme, de la famille et de l’enfant et
existantes dans les régions d’intervention du Projet doivent accompagner le/la
survivant-e tout au long du processus. Ils peuvent jouer un rôle essentiel en l’informant
de l’avancement de l’évolution de la gestion de la plainte, de la planification de sa
sécurité, en particulier lorsque des sanctions sont envisagées ou seront bientôt
appliquées. Le rôle des prestataires de services se limitera à l'appui aux survivant-e-s,
selon leur mandat. Cela comprendra la prise en charge psychosociale, médicale et
juridique. Les prestataires de services recevront les référencements et confirmeront
avoir reçu l'individu confidentiellement et selon des protocoles préétablis ;
- les personnes chargées de vérifier le lien de la plainte avec le projet doivent faire preuve
de discrétion, de bonne probité morale et doivent être formées sur les principes
directeurs en matière d’EAS/HS avant le début de leurs investigations ;
- la documentation et l’archivage des plaintes liées aux VBG et à l’EAS/HS seront traités
Ce dispositif mis en place permet que ces plaintes soient traitées de manière à protéger l'identité
des plaignants et à ce que la victime présumée soit orientée vers des services médicaux et/ou
autres appropriés).
Page 66 sur 90
Etape 3 : Vérification et actions
A cette phase, seront collectées les informations et données de preuves concourant à établir la
justesse et l’objectivité de la plainte et à retenir les solutions en réponse à la réclamation du
requérant.
Si la plainte est fondée, une proposition de solution est faite au requérant par le président du
comité concerné. Si celui-ci n’y trouve pas d’objection, la solution est mise en œuvre. Un
modèle de tableau relatif à la décision finale à la plainte est à l’annexe 5.
Dans le cas contraire, la plainte peut être transmise au niveau supérieur pour réexamen et si
aucune solution acceptée par le plaignant n’est trouvée à ce niveau, ce dernier peut engager la
procédure judiciaire. Toutes les ressources doivent être mobilisées pour que le règlement des
plaintes et réclamations se fasse à l’amiable.
Par ailleurs, le traitement des plaintes sensibles peut nécessiter le recours à des compétences
qui ne sont pas disponibles au sein des organes du MGP ou la médiation d’une tièrce partie
indépendante. Dans ce cas, les compétences des instances (judiciaire, la police, gendamerie,
assistant social, etc.) plus spécialisées seront sollicitées. Le MGP du projet prendra des
dispositions pour l’enregistrement de manière sûre et éthique les plaintes et traitera
correctement les allégations d’exploitation et d’abus sexuels, de harcèlement sexuel (EAS/HS)
et de violences contre les enfants. Les rapports de gestion des plaintes détailleront les cas
d'incidents de VBG/EAS/HS au moyen de mécanismes de rapport spécifiques. Il s’agit
concrètement de veiller à préserver la confidentialité des données collectées, préserver
l’intégrité des plaignants et des auteurs d’EAS/HS. Il s’agit notamment de s’assurer que les
entrevues ou les enquêtes soient effectuées de manière confidentielle, en stockant tous les
fichiers confidentiels dans une armoire verrouillée (papier) ou un fichier protégé par mot de
passe (numérique), conformément aux meilleures pratiques.
Etape 4 : Suivi et évaluation/Reporting
L’ensemble des plaintes sera enregistré dans une base de données pour en faciliter le suivi
(annexe 6). Un rapport trimestriel sur l’état de traitement des plaintes sera intégré aux rapports
contractuels du projet. Les plaintes de VBG/EAS/HS seront quant à elles enregistrées dans un
registre séparé, et reférées aux points focaux des plateformes de lutte contre les VBG4.
Par ailleurs, des entretiens seront menés auprès des différentes parties prenantes pour recueillir
leur avis sur le fonctionnement du mécanisme. La satisfaction du plaignant par rapport au
traitement qui a été fait de sa plainte doit être mesurée, afin d’apporter au besoin, les correctifs
nécessaires pour la suite du projet.
De même, une description des plaintes enregistrées selon leur typologie sera faite dans les
rapports trimestriels, en même temps que des initiatives développées par le projet pour procéder
à la mise en conformité des activités concernées ou à la résolution des problèmes ayant causé
ces plaintes, et partant, à la prévention de ce type de plaintes.
Un dossier individuel sera créé pour chaque requérant et comportera le formulaire de plainte,
le formulaire de clôture, les PV issus des sorties de vérification, les états de paiement (si le
requérant a obtenu à terme une compensation financière), et toute pièce rentrant dans le cadre
de la gestion de la plainte.
4
Plateforme: organisation mise en place dans toutes les regions du pays par le ministère de la femme, de la
famille et de l’enfant composé de l’autorité administrative, des centrales sociales, l’hôpital, la justice, les ONG,
etc. pour lutter contre les VBG
Page 67 sur 90
Toutes les plaintes reçues dans le cadre du MGP du PASEA seront enregistrées dans un registre
(copie papier et électronique) de traitement à compter de la date d’émission de la plainte. Cette
opération permettra de documenter tout le processus de gestion des plaintes et de tirer les leçons
nécessaires à travers une base de données simple et adaptée conçue à cet effet. La base de
données signalera également les problèmes soumis le plus fréquemment et les zones
géographiques dont émanent le plus de plaintes, les résolutions appliquées, les suggestions ou
meilleures pratiques, etc.
Le spécialiste en sauvegardes sociales de l’Unité de Coordination du PASEA centralisera toutes
les informations et toute la documentation relatives aux plaintes.
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Délai maximum de
Etape /Niveau de Action Responsable traitement ouvrable
traitement
(en jours)
Mise en place des
décisions en cas CGP2 5
d’accord
Suivre la mise en place
CGP2 60
des décisions
Formulation d’un 30 à partir de la
Secrétaire du CGP2 et
appel à la décision en notification de la
plaignant
cas de désaccord résolution de niveau 2
Préparation du dossier
par le spécialiste en
UCP 5
développement social
de l’UCP
UCP et comité de
Traitement au niveau Délibération par le
central (CGP 3) pilotage (Comite de
comité de 3ème 3
Gestion des Plaintes 3)
instance
CGP3
Suivre la mise en UCP et comité de
60
place des décisions pilotage CGP 3
Clôturer le cas de Comité respectif (CGP
Suivi & clôture 30
plainte 1,2,3)
Source : Mission d’élaboration du PMPP - PASEA, février 2023
Page 69 sur 90
niveau du projet, pour indiquer que toutes les tentatives de règlement à l’amiable ont été
épuisées.
La clôture sera alors documentée par ces différentes instances selon le/les niveau(x) de
traitement impliqué(s).
Etape 8 : Archivage
Le projet mettra en place un système d’archivage physique et électronique centralisé au niveau
de l’UCP, pour le classement des [Link] les pièces justificatives établies dans le
processus de règlement seront consignées dans chaque dossier constitué au nom des plaignant-
e-s.
Le système d’archivage donnera accès aux informations sur : i) les plaintes reçues ii) les
solutions trouvées et iii) les plaintes non résolues nécessitant d’autres interventions.
L’archivage s’effectuera dans un délai de six (06) jours ouvrables à compter de la fin du
rapportage. Toutes les pièces justificatives des réunions qui auront été nécessaires pour aboutir
à la résolution seront consignées dans le dossier de la plainte.
Page 70 sur 90
Figure 1: Logigramme du Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP)
Réception de la
plainte par
l’ONG au nom du
comité concerné
Enregistrement de la plainte
par l’ONG au nom du comité
concerné
Audition du plaignant ou de la
plaignante et examen préalable
de la plainte par le comité
villageois, Préfectoral/sous-
préfectoral appuyé de l’ONG
Clôture et archivage de
la plainte et archivage
de la plainte par UCP
Page 71 sur 90
5.3 Plaintes sensibles
Une plainte de nature sensible porte habituellement sur des cas de corruption, d’exploitation ou
d’abus sexuel, de harcèlement sexuel, de faute grave ou de négligence professionnelle ayant
entraîné une blessure grave ou la mort d’une personne. Compte tenu des risques associés au fait
de soulever des questions sensibles, il est indispensable de concevoir une procédure qui rassure
les personnes plaignantes qu’elles peuvent le faire en toute sécurité. La Banque mondiale
préconise une approche centrée sur le/la survivant-e (« survivor-based approach »).
En assurant les usagers que les plaintes de nature sensible seront traitées de façon confidentielle
et sans représailles de la part de l’organisation, il est possible de garantir aux personnes
plaignantes un certain degré de protection.
Tout comme la précédente voie, il est important que les bénéficiaires finaux, directs ou indirects
soient éduqués et sensibilisés à comment utiliser le MGP. Cela inclut donc, selon la note de
bonnes pratiques de la Banque mondiale « Lutter contre l’exploitation et les abus sexuels ainsi
que le harcèlement sexuel dans le cadre du financement de projets d’investissement comportant
de grands travaux de génie civil » 5. Les termes de violences basées sur le genre, d’exploitation
et d’abus sexuel, de mariages des enfants, de viol, de harcèlement sexuel en milieu
professionnel et de prostitution se définissent comme suit :
Expression générique qui désigne tout acte préjudiciable perpétré contre le gré d’une personne
et fondé sur les différences que la société établit entre les hommes et les femmes (genre). Elle
englobe les actes qui provoquent un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou
psychologiques, la menace de tels actes, la contrainte, et d’autres formes de privation de liberté.
Ces actes peuvent se produire dans la sphère publique ou privée (directives du comité
permanent inter-organisations sur la VBG, 2015, p.5).
([Link]
55
0290022021/original/[Link]),
Page 72 sur 90
Le mariage d’enfants désigne un mariage officiel ou toute union non officialisée entre un enfant
de moins de 18 ans et un adulte ou un autre enfant (UNICEF).
▪ fautes lourdes
Selon l’article 18.8 du code du travail de Côte d’Ivoire, peuvent être considérées comme fautes
lourdes6 sous réserve de l’appréciation de la juridiction compétente les faits ou comportements
d’un travailleur ayant lien avec ses fonctions et rendant intolérable le maintien des relations de
travail.
• Un comité de plaintes sensible au niveau des constructeurs (pour le cas d’un sous-
traitant (et son personnel) pour le cas dans le domaine du travail. Ce comité sera
composé de :
- du chef de chantier ;
- du représentant HSE ;
6
A titre d’exemples, sous réserve de l’appréciation de la juridiction compétente, sont considérés comme fautes lourdes (i) les manquements
aux obligations professionnelles (absences irrégulières, abandon de poste, refus de rejoindre le poste d’affectation, refus d’assurer le
service, insubordination, manquement aux règles de la morale professionnelle, violation du secret professionnel, corruption ; détournement
de fonds ou de biens, abus de confiance, mauvaise manière de servir, etc.), (ii) infractions de droit commun (commises par le fonctionnaire
dans l’exercice de ses fonctions ou hors de l’exercice de ses fonctions mettant en cause son honorabilité, sa respectabilité et le crédit de
l’Administration qui l’expose à des sanctions disciplinaires), etc.
Page 73 sur 90
- d’une ONG locale en charge de la réception des plaintes au niveau de la
communauté spécialisée dans la VBG.
- le coordonnateur du projet;
Une ONG locale ou nationale avec une expertise avérée en VBG et/ou gouvernance et
transparence sera identifiée et formée sur l’EAS / HS par un/une expert (e), un cabinet ou une
ONG avec des compétences prouvées en matière de VBG (selon les standards de la Banque
mondiale et ses principes directeurs), de MGP ainsi que le système de référencement, afin de
faciliter l’accomplissement des tâches suivantes :
• sensibilisation des populations sur les procédures du MGP ainsi que les voies de
dénonciations de plaintes ;
• participation aux réunions du comité éthique afin d’assurer que les actions sont prises
conformément aux principes directeurs de VBG et la protection des intérêts des
survivant-e-s ;
Une plainte peut se faire selon les voies orales et ou écrites. Dans le cas d’une plainte orale ou
verbale, la personne qui la reçoit doit recueillir les informations ci-dessous et par la suite remplir
la fiche de plainte disponible auprès de l’ONG locale.
Il est important de collecter les informations suivantes afin de permettre des investigations si
telle est la volonté du/ de la plaignant-e.
• Age ;
• Sexe ;
• Lieu de l'incident ;
• Services de prise en charge dont il/elle a déjà bénéficié auxquels elle est référencée suite
à sa plainte, le cas échéant.
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De façon séparée et sécurisée, l'opérateur du MGP enregistrera le consentement du/de la
survivant(e) à saisir le MGP et participera à la vérification ainsi qu’à l’indication d’un moyen
sécurisé de le/la recontacter.
En dehors de l’ONG locale VBG, le/la plaignant-e- a le choix de dénoncer une situation à
n’importe lequel des membres de l’UCP, cela au regard du critère de confiance.
Les plateformes de lutte contre les VBG seront impliquées dans la gestion des plaintes liées aux
exploitations, abus sexuels/harcèlement sexuel. Une évaluation de leurs capacités à
accompagner le projet sera faite par l’UCP.
Une seconde communication est faite au/à la plaignant-e- quinze (15) jours après pour
l’informer des mesures prises (résultat de l’enquête préliminaire, etc.).
Une troisième communication suivra dans les quinze (15) jours après la seconde pour informer
sur les résultats et recommandations finaux de l’enquête menée.
Toute communication relative à une plainte doit être faite de manière confidentielle et
sécurisée.7
5.6 Réponse à un cas d’Exploitation et Abus Sexuel / Harcèlement Sexuel (EAS / HS)
La personne qui reçoit la plainte d’EAS/HS par exemple, une femme membre de la
communauté formée et autorisée à le faire, la/le spécialiste en développement social et genre
de l’UCP, un/une membre d’une ONG locale chargée de recevoir les plaintes, ou le chef du
chantier ou représentant/e HSE de l’entreprise, documente les détails éléments de base sur la
plainte, y compris par exemple le type d'incident présumé (exploitation sexuelle, abus sexuel
ou harcèlement sexuel), le sexe et l'âge de la personne qui a subi l'EAS/HS, le lien présumé au
projet, selon les propos du/de la plaignant(e), et les référencements faits vers les services de
prise en charge. Il est essentiel qu'en documentant et en répondant à l'allégation, l'identité du/de
la survivant(e) présumé(e) et de l'auteur présumé reste confidentielle et que la sécurité du/de la
survivant(e)soit priorisé(e).
Dès que la personne désignée par le projet ou l’entreprise reçoit une allégation d’EAS/HS ou
qu’elle en est informée, le protocole de réponse en matière d’EAS/HS accordé doit être
7
Aucune mention relative au sujet sensible ne sera faite tant dans l’objet que dans le corps de la correspondance
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appliqué. Cela inclut (1) l'application de processus éthiques et sûre pour enquêter sur l'allégation
et y répondre et (2) l'orientation comprend, orienter le/la survivant(e) vers des prestataires de
services compétents identifiés à l'avance en matière d’EAS/HS dans divers domaines,
notamment la santé et les services médicaux, le soutien psychosocial et l’hébergement. Les
prestataires de services relatifs à l’EAS/HS doivent accompagner le/la survivant-e tout au long
du processus et peuvent jouer un rôle essentiel en l’informant de l’avancement de l’évolution
de la gestion de plainte de la planification de sa sécurité, en particulier lorsque des sanctions
sont envisagées ou seront bientôt appliquées. Le rôle des prestataires de services se limitera à
l'appui aux survivant-e-s, selon leur mandat. Cela comprendra la prise en charge psychosociale,
médicale et juridique. Les prestataires de services recevront les référencements et confirmeront
avoir reçu l'individu confidentiellement et selon des protocoles préétablis.
Les personnes, membres des comités de plaintes sensibles chargés de vérifier le lien de la
plainte avec le projet doivent faire preuve de discrétion, de bonne probité morale et doivent être
formés sur les principes directeurs en matière d’EAS/HS avant le début de leurs investigations.
Suite à la vérification faite par le comité, il relève de la responsabilité de l'employeur du staff
impliqué de prendre les sanctions administratives pertinentes, selon le code de bonne conduite
du projet et la législation pertinente (voir section suivante).
En fonction de la véracité des allégations des cas d’EAS/HS concernant des membres du
personnel du projet, les sanction disciplinaires et administratives suivantes pourront s’appliquer
au coupable des faits.
En plus de ces sanctions disciplinaires et administratives, des poursuites pénales peuvent être
engagées selon le choix du/de la survivant-e et/ou du cadre légal en vigueur en la matière dans
chaque pays du projet.
Mesures en cas d’infraction aux dispositions du présent MGP par des collaborateurs externes
(consultants, sociétés contractantes, etc.)
Si des actes d’EAS /HS concernent des collaborateurs, le projet prendra des mesures au cas par
cas. S’il est avéré que les actes ont eu lieu, le projet sera habilité à prendre les mesures ci-après
:
- lorsqu’il est avéré que des personnes ont participé à des actes d’exploitation ou d’abus
sexuels, de fraude, de harcèlement sexuel, de mariage des enfants, les ont encouragés
ou tolérés, une mention sera inscrite dans les registres du projet afin d’empêcher ces
personnes de se porter candidates à de futures offres et d’avoir d’autres relations
contractuelles avec celui-ci.
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5.8 Indicateurs de suivi du mécanisme de gestion de plaintes sensibles
Les projets ont un rôle important à jouer pour maintenir des espaces sanctuarisés permettant
aux femmes et aux enfants de relater leur expérience de la violence. Il convient de noter que
l’accroissement du nombre de cas déclarés par un projet n’est pas nécessairement synonyme
d’augmentation de l’incidence de l’EAS/HS ; il peut aussi être le reflet de l’amélioration des
mécanismes de notification en toute sécurité et confidentialité, et de l’intérêt accru pour les
services de soutien aux survivant(e)s de VBG.
• un mécanisme approprié pour gérer les plaintes pour EAS/HS est en place et
fonctionne ;
Par ailleurs, l’UCP a l’obligation dans les 24 heures suivant la connaissance d’un cas de EAS /
HS d’informer la Banque mondiale en spécifiant les informations suivantes par tous moyens
(mails, rapport sommaire etc.) :
- type d’EAS / HS ;
- lieu de l’incident ;
- actions futures.
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• une heure par semaine est réservée aux bénéficiaires qui désirent se rendre au bureau
d’une organisation8 et faire part de leurs « inquiétudes » ; une femme, membre de
la communauté, peut également être formée pour recevoir ce type de plaintes et être
disponible à un créneau accordé.
• une période est réservée à la fin de chaque assemblée communautaire pour permettre
aux bénéficiaires de faire part de leurs inquiétudes et plaintes au personnel local, de
préférence en privé dans le cas des autres plaintes sensibles.
Toutes ces voies de dénonciations doivent être discutées avec les communautés concernées afin
d’identifier celles qui leurs conviennent le plus. Une attention particulière sera accordée aux
femmes, filles et personnes vivant avec un handicap etc.
Au cas où la plainte est faite de façon anonyme, il est important pour le/la plaignant-e de donner
le maximum d’information afin de faciliter les investigations sans que l’on ait besoin de revenir
vers lui/elle.
Toute personne qui signale un cas d’exploitation ou d’abus sexuels ou autres, en agissant de
bonne foi, ou qui a coopéré dans le cadre d’une enquête sur des actes d’exploitation ou d’abus
sexuels, de violences sexuelles présumés, bénéficiera de la protection si nécessaire.
Le rapport de traitement des plaintes est un document de synthèse élaboré trimestriellement par
le président de chaque comité, à incorporer dans les rapports de suivi environnemental et social.
Le rapport renseigne sur les éléments suivants : nombre de plaintes enregistrées au cours de la
période, résumé synthétique des types de plaintes, nombre de plaintes traitées, nombre de
plaintes non traitées, avec des explications à l’appui.
Les plaignants seront informés au moins une fois par mois de l’avancement et du détail de
traitement de leurs plaintes.
8
Une organisation peut être identifiée pour recevoir les plaintes dites sensibles. Elle sera alors formée sur les principes directeurs en matière
d’EAS / HS.
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5.11 Evaluation de la satisfaction des populations sur la mise en œuvre du MGP
Une évaluation de la satisfaction des populations sur la mise en œuvre du MGP sera réalisée
chaque trimestre en impliquant toutes les parties prenantes (les associations communautaires
de base, les ONG actives dans la zone d’intervention du projet, etc.) afin d’apprécier le
fonctionnement du MGP et si possible proposer des mesures correctives. Cette évaluation sera
faite par enquête auprès des bénéficiaires (1 à 3% des bénéficiaires selon un échantillonnage
aléatoire) par la cellule de coordination. Les résultats de ces enquêtes seront publiés et partagés
par les acteurs.
Les informations seront diffusées à tous les niveaux aux fins de permettre aux éventuels
plaignants de bien connaitre les procédures du MGP pour les utiliser en cas de besoin. Le
numéro de téléphone, les adresses postales et courriel du projet seront rendus publics.
Concernant spécifiquement les plaintes relatives à l’EAS / HS et qui portent notamment sur le
harcèlement sexuel, le travail sexuel, les pratiques religieuses et les traditions néfastes, les
inégalités de genre liées à l’utilisation de la terre et des ressources naturelles, la/le spécialiste
genre du projet en rapport avec la/le chargé-e de communication du projet se chargeront de
diffuser les informations nécessaires.
Les supports seront dans un lieu accessible sous une forme et dans une langue qui soit
accessibles au public. La mise à disposition des informations au public utilisera notamment le
canal des radios communautaires et la presse locale. Par ailleurs, l’information sera affichée
dans les communes concernées de sorte que toute personne puisse la consulter.
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Sous ce rapport, les séances d’animations radios communautaires et télévisions seront
privilégiées et régulièrement tenues pour informer les communautés et autres parties prenantes
concernées. Le projet utilisera aussi des plaquettes de présentation et des affichages.
Par ailleurs, le projet communiquera sur les mesures de prévention à respecter au niveau des
différentes instances (enregistrement des plaintes, traitement à l’amiable, etc.) et dotera chaque
instance (dépôt de plaintes, évaluation, traitement à l’amiable, etc.) d’un thermo flash pour la
prise de température, d’un dispositif de lavage des mains ou de désinfection avec une solution
hydro-alcoolique (gel ou antiseptique pour mains) et de masques.
Une campagne de communication pour informer les bénéficiaires du projet ainsi que le
personnel de mise en œuvre du mécanisme de gestion de plaintes, sera organisée et financée
par le projet.
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VI. SUIVI ET ETABLISSEMENT DES RAPPORTS DU PLAN DE
MOBILISATION DES PARTIES PRENANTES
La participation des parties prenantes, notamment les populations riveraines, les bénéficiaires,
les autorités locales à la mise en oeuvre et au suivi-évaluation des activités du projet, sera
déclinée dans les plans (annuels, trimestriels et mensuels) de mise en œuvre. Ces plans
préciseront entre autres pour chaque action ou activité prévue, le responsable, les acteurs
impliqués, les ressources nécessaires (budget) et les délais de mise en œuvre. De même, ces
parties prenantes participeront à la mise en œuvre des mesures d’atténuation et de suivi des
impacts du projet, notamment ceux contenus dans les instruments de sauvegardes (PMPP,
EIES/CIES/PR).
Des outils de suivi (rapports annuels, trimestriels et mensuels) seront élaborés pour être
capitalisés dans le document global de suivi des activités courantes du projet. Les rapports de
suivi mettront en exergue les écarts entre les prévisions et les réalisations en termes d’activités,
les acquis de la mise en œuvre des activités, les difficultés et les solutions envisagées. Les
responsables du suivi de la mise en œuvre des activités inscrites au PMPP sont les spécialistes
en sauvegarde environnementale et en dévelopement social, ainsi que le spécialiste en suivi-
évaluation du projet.
Des approches participatives de suivi et d’évaluation seront intégrées autant que possible pour
recueillir des informations auprès des parties prenantes autour des thèmes suivants : 1)
comment elles ont été informées sur le projetet si cela est suffisant ; 2) ; si les activités et les
objectifs du projet sont conformes à leurs attentes 3) si elles ont reçu des informations sur le
MGP (y compris la voie pour les plaintes sensibles), et si elles font confiance au MGP pour
résoudre les éventuelles plaintes. Des stratégies seront élaborées avec les comites de gestion
des plaintes (niveaux 1 à 3) sur la façon d’utiliser des méthodes participatives pour évaluer le
rendement du PMPP. Des missions régulières de l’UCP sur le terrain seront organisées pour un
suivi rapproché.
Les indicateurs suivants seront utilisés pour suivre et évaluer l'efficacité des activités
d'engagement des parties prenantes :
- nombre de réunions de différentes sortes (consultations publiques, ateliers,
rencontres avec les dirigeants locaux, dialogues sectoriels et intersectoriels…)
tenues avec chaque catégorie de parties prenantes et nombre de participants ;
- nombre de suggestions et de recommandations reçues par l’UCP à l'aide de divers
mécanismes de rétroaction ;
- nombre de publications traitant du projet dans les médias ;
- nombre de plaintes reçues ;
- nombre de plaintes traitées à la satisfaction des plaignant-e-s ;
- nombre de campagnes de sensibilisation organisées ;
- délai moyen de traitement des plaintes ;
- nombre de séances de diffusion du MGP ;
- nombre de séances de formation organisées ;
- nombre de supports de renforcement de capacités produits (présentations, études,
synthèses…)
- adéquation du budget alloué au niveau d’exécution des activités prévues ;
- nombre de personnes formées ; et
- nombre de personnes informées du mécanisme de gestion des plaintes relatives aux
EAS/HS
- nombre de plaintes sensibles reçues et traitées.
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Des indicateurs supplémentaires peuvent être ajoutés au cours du projet en fonction des
stratégies de gestion adaptative et d’amélioration du rendement. Les résultats des activités de
mobilisation des parties prenantes seront communiqués tant aux différents acteurs concernés
qu’aux groupes élargis de parties prenantes dans les formes et selon les calendriers établis dans
les sections précédentes. Les rapports établis à cet effet s’appuieront sur les mêmes sources de
communication que celles prévues pour les notifications aux différents acteurs concernés.
L’existence du mécanisme de gestion des plaintes, incluant les plaintes EAS/HS sera rappelée
de façon systématique aux parties prenantes.
Par ailleurs, le PASEA pourrait recourir à l’accompagnement d’une ONG locale pour la mise
en œuvre du présent document, dans ses différentes zones d’intervention.
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ANNEXE
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Annexe 1 : Rapport de la consultation des parties prenantes
Annexe 2 : Formulaire de Feedback
Contact de l’UCP Date de consultation Lieu de la consultation
Tél :
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Annexe 3 : Exemplaire d’une fiche d’enregistrement des plaintes
FICHE DE PLAINTE
Date : ____________
Quartier de ………………
Village de ……………………..
Commune de …………..
Département de …………
Dossier N°…………..
PLAINTE
Adresse : ……………………………………………………………………………………….
Quartier : ……………………………………………………………………………………….
A ………………………, le………………..………………………………………………….
________________________________
…………………………………………………………………………………………………
A ………………………, le……………….
_______________________________
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(Signature de l’autorité locale)
……………………………………………………………………
A ………………………, le………………………………….
________________________________
RESOLUTION :
………………………………………………………………………………………
A ………………………, le……………….
________________________________ ____________________________________________
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Annexe 4 : Modèle de tableau de registre des plaintes
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Annexe 5 : Modèle de tableau de suivi du traitement de la plainte
Transmission au
service concerné Retour
Accusé de
Date de d’information au
réception de la Plainte résolue
Nº de (Oui/non, indiquant traitement plaignant sur le
plainte au (oui / non) et
plainte le service et la traitement de la
Prévue réclamant date
personne plainte (oui/non) et
(oui/non)
date
Contact)
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Annexe 6 : Modèle de tableau relatif à la décision finale à la plainte
Date de la résolution :
Signature du président du
comité de gestion des plaintes
ou de son représentant :
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Annexe 7 : Liste de présence des participants aux séances de consultation des parties
prenantes
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