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Notes Du Cours de Comptabilité Générale

Le document présente un cours de comptabilité générale basé sur le système comptable OHADA, visant à former des étudiants sans formation préalable en comptabilité. Il aborde les concepts fondamentaux de la comptabilité, les états financiers, et l'importance de l'harmonisation comptable au sein des pays membres de l'OHADA. Le cours inclut des méthodes d'enseignement théoriques et pratiques pour aider les étudiants à maîtriser les principes et techniques de comptabilisation.

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Notes Du Cours de Comptabilité Générale

Le document présente un cours de comptabilité générale basé sur le système comptable OHADA, visant à former des étudiants sans formation préalable en comptabilité. Il aborde les concepts fondamentaux de la comptabilité, les états financiers, et l'importance de l'harmonisation comptable au sein des pays membres de l'OHADA. Le cours inclut des méthodes d'enseignement théoriques et pratiques pour aider les étudiants à maîtriser les principes et techniques de comptabilisation.

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UNIVERSITÉ CATHOLIQUE DU CONGO

B.P.1534

FACULTÉ DE DROIT

Notes de cours de comptabilité générale

Chef de travaux TANGI

L2/DROIT

ANNÉE ACADÉMIQUE : 2023-2024


1

INTRODUCTION

Le concept comptabilité générale est un outil de gestion indispensable à toute entité


économique. Cette science appliquée permet de produire dans des documents de synthèse
destiné aux différents utilisateurs la représentation fidèle de la situation financière d’une entité
(entreprise).

Quand l’argent vient, c’est un « flux entrant », quand l’argent sort c’est un « flux sortant ».

La comptabilité nait à partir de la pièce justificatrice. Par exemple, un reçu, une preuve
de paiement, etc…

Les documents de synthèse sont :

− Le bilan ;
− Compte des résultats
− Tableau des flux de trésorerie ;
− Les notes annexes.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


2

Genèse du référentiel comptable OHADA en RDC

Le texte portant organisation et harmonisation en Afrique du Droit des affaires en


sigle OHADA a été signé le 17 Octobre 1993 à Port-Louis (Île Maurice) et révisé au Québec
le 07 octobre 2008, est entrée en vigueur le 18 septembre 1995 et est actuellement ratifié par
17 pays.

Il s’agit du Bénin, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la République Centrafricaine, du


Comores, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée-Bissau, Guinée Conakry,
Guinée équatoriale, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Tchad, le Togo et plus récemment, la
République démocratique du Congo qui a fait son entrée le 12 septembre 2012. Tous ces pays
utilisent et tiennent la même comptabilité.

Objet de l’OHADA

Le traité de l’OHADA a pour objet l’harmonisation du droit des affaires dans les Etats parties
(membres) par l’élaboration des règles communes simples modernes et adaptées à la situation
de leurs économies, par la mise en œuvre des procédures judiciaires appropriées et par
l’encouragement au recours à l’arbitrage pour les différents contractuels.

La comptabilité constitue un important instrument de régulation d’un État.


Cependant, produit dans des environnement économiques, culturels et réglementaire différent,
le document comptable issu d’un pays donné peut se révéler incompréhensible pour des
investisseurs étrangers. C’est pour cette raison notamment que les efforts permanents
d’harmonisation et de normalisation internationales des règles comptables à travers le monde
sont entrepris. Ces efforts ont été entrepris dans le but d’assurer la comparabilité.

Dans cette optique, les pays francophones membres de l’espace OHADA, ont adopté un
référentiel comptable appelé « système comptable OHADA » (SYSCOHADA). Ce système
est censé favoriser l’intégration économique, régionale et contribuer à la restauration d’un
climat favorable des affaires entre les États membres et auprès des investisseurs.

C’est dans cet esprit que le cours est conçu ; il vise la vulgarisation de la comptabilité
OHADA, le cours se veut pédagogique et pratique, il a été conçu de manière à aider les
étudiants à assimiler les principes et les techniques de comptabilisation conformément au
droit des affaires OHADA, à comptabiliser les opérations courantes de l’entreprise (entité),
ainsi que les principales opérations d’inventaire et à élaborer les états financiers de synthèse.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


3

L’objectif est d’emmener les étudiants à acquérir non seulement la maîtrise des techniques
comptables de base, mais aussi et surtout la logique du raisonnement qui le sous-tend.

Pour le cas de la RDC, le contexte d’insécurité juridique et judiciaire défavorable au climat


des affaires, a connu des délégués représentant de la RDC à Sun City en Afrique du Sud a levé
l’option de l’adhésion de la RDC à l’OHADA. Ainsi, la RDC a subi les étapes suivantes pour
son adhésion à l’OHADA :

− Juillet & décembre 2003 : lettre d’intention du Président de la République au directeur


général du FMI ;
− Décembre 2004 : annonce du Président de la République à travers son message à la
nation de l’adhésion de la RDC à l’OHADA ;
− 04 août 2009 : approbation par le gouvernement de la RDC du projet de loi relatif à
l’adhésion de la RDC au traité de l’OHADA ;
− Le 15 décembre 2009 : vote par le parlement de la loi portant adhésion de la RDC à
l’OHADA ;
− 5 février 2010 : avis de conformité positif sur la loi autorisant l’adhésion de la RDC à
l’OHADA par la Cour suprême de justice agissant provisoirement comme Cour
constitutionnelle ;
− 11 février 2010 : promulgation par le Président de l’ordonnance portant adhésion de la
RDC au traité de l’OHADA ;
− Le 13 juillet 2012 : dépôt des instruments d’adhésion à Dakar par le ministre de la
justice et garde des sceaux ;
− 12 décembre 2012 : entré en vigueur de l’OHADA en RDC.
I. OBJECTIF DU COURS

Ce cours porte sur la comptabilité générale, matière fondée sur les bases de la
comptabilité financière au regard du système comptable OHADA acronyme SYSCOHADA, il
s’adresse à un public qui n’a acquis aucune formation en comptabilité et qui veut assimiler la
gestion et se familiariser avec l’outil de gestion par excellence.

De ce fait, le cours a pour objectif d’aider les étudiants à maîtriser les principes et les
méthodes de comptabilisation, d’être capable de comptabiliser les opérations courantes des
entreprises (entités). Et enfin, d’être à même d’élaborer les deux bilans et le compte des
résultats. De maîtriser les principaux articles de l’acte uniforme au droit comptable et à
l’uniformisation financière.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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II. METHODES D’ENSEIGNEMENT

L’enseignement est d’abord théorique avec quelques exemples illustratifs pour


permettre aux étudiants de se familiariser avec le langage comptable. Par la suite,
l’enseignement sera interactif n faisant participer les étudiants à toutes les applications. Après
avoir mémorisé la théorie, viendra ensuite les exercices d’application qui seront effectué en
classe et d’autres sous formes de TP.

III. PLAN DU COURS


− Introduction
− Objectif du cours

Chapitre I : définition de la comptabilité

1.1. Objectif de la comptabilité


1.2. Subdivision de la comptabilité
1.3. Autre titre de la comptabilité

Chapitre II : les états financiers de l’OHADA

2.1. Définition du bilan


2.2. Le bilan
2.3. Tracé du bilan
2.4. Lecture du bilan
2.5. Les applications

Chapitre III : les comptes


3.1. Définition des comptes
3.2. Tracé des comptes
3.3. Présentation du compte
3.4. Solde du compte
3.5. Terminologie relative au compte, crédit, solde, imputation, exercice d’application
3.6. Règles de fonctionnement des comptes

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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CHAPITRE I : DÉFINITION DE LA COMPTABILITÉ

La comptabilité générale peut être définie comme une technique d’organisation de


l’information économico-financière permettant de saisir, classer et enregistrer des données et
de présenter les États représentant une image fidèle du patrimoine (ensemble des biens et de
toutes les dettes dont disposes l’entreprise/entité) et du résultat ainsi dégagé à la date de la
clôture. La comptabilité générale est la mère de toutes les sciences de la comptabilité.

Les États financiers produits par la comptabilité générale constitue un important


moyen de communication qui fournit aux parties intéressées par l’entité des informations sur
la valeur et sur les performances de celle-ci.

La comptabilité générale, appelée aussi comptabilité commerciale ou comptabilité


financière ; c’est un système d’organisation et de l’information économique de l’entité utilisé
pour traduire par des chiffres la situation financière d’une entité. Elle consiste en tant que
technique à saisir, classer, synthétiser les opérations commerciales de l’entité et les fournir
après traitement, un ensemble de document de synthèse (le bilan, le compte de résultat,
tableau de flux de trésorerie, les notes annexes). La finalité de toute comptabilité est d’arriver
à relever ses documents de synthèse. La tenue d’une comptabilité commence à partir de la
naissance d’une pièce justificatif.

La trilogie de la comptabilité :

1. La comptabilité est une technique :


2. La comptabilité est un art :
3. La comptabilité est une science :

La comptabilité générale est un outil de gestion indispensable à toute entité


économique. À dominante juridique, cette science sociale appliquée permet de traduire dans
les documents de synthèse à des différents utilisateurs, la représentation fidèle de la situation
financière de l’entité.

1.1. Objectif de la comptabilité


L’objectif de la comptabilité étant de satisfaire les besoins d’information d’un grand
nombre de catégorie d’utilisateur (les actionnaires, les fournisseurs, les banquiers)
Expliquez le terme de continuité de la comptabilité : consiste à reporter pour
chaque année. Alors les banquiers s’intéressent à la tenue de notre comptabilité.
Etc… Et de rendre compte de la gestion de l’entreprise, il est dès lors important

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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d’établir les comptes annuels rémunéré et sincère. Cependant, en dépit de son


caractère légal et obligatoire, et des efforts d’harmonisations comptables peuvent être
entrepris Ceci pour nous permettre la comparabilité des États financiers.

1.2. Subdivision ou branche de la comptabilité :


− Les comptabilités dans les entreprises (générale, de gestion et budgétaire)
− La comptabilité analytique des gestions
− La comptabilité prévisionnelle ou budgétaire
− La comptabilité nationale

1.3. Autres types de comptabilité


a. Comptabilité générale (financière, privée) : la comptabilité générale se
rapporte à des flux externes. Les opérations effectuées par l’entité adéquat
seront traduites dans les documents et supports appropriés destinés aux
différents utilisateurs externes en vue de leur permettre d’avoir une
représentation utile et instantanée, mais la situation de l’entité ainsi que de ses
performances (États financiers). La comptabilité de gestion s’intéresse aux
conditions de l’exploitation interne de l’entité et aux différentes composantes
du prix de revient qui est exactement constituer essentiellement du prix
d’achat, du coût de production et de coût de distribution.
b. Comptabilité analytique de gestion : tenu à travers les entreprises de
transformation. Par exemple, la Bralima, qui produit des boissons. Compte
générale donne des confirmations à la comptabilité analytique. C’est une
comptabilité tenue de manière détaillée. Elle s’intéresse aux conditions
d’exploitation interne, la cité et aux différents composants du prix de revient
qui est constitué éventuellement des approvisionnements, des coûts de
production et des distributions. Coût d’achat lorsqu’on achète le sac de coût
de production. Le coût de distribution : dépense qu’on fera.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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CHAPITRE II : LES ÉTATS FINANCIERS

Le bilan, le patrimoine de l’entreprise représente l’ensemble de tous les biens et les dettes
dont dispose l’entreprise. À travers le bilan nous allons chercher à interpréter le bilan :

L’ensemble des biens des entreprises, l’ensemble des dettes externe : c’est ce qu’on prend
dans une banque. L’ensemble des dettes internes : lorsqu’on met de l’argent pour commencer
une activité. Les dettes sont remboursables au long terme, à court terme et à moyen terme.

2.1. Définition du bilan

Le bilan est un document. Le bilan comptable représente les patrimoines d’une entreprise ou
d’une entité à un moment donné. C’est l’ensemble des ressources d’une entité et de leur
utilisation établie à un moment donné. Il se présente techniquement sous la forme d’un
tableau distique dont la partie de droit est appelé « passif » ou « ressource » et la partie de
gauche « actif » ou « emploi ».

Retenons aussi que le bilan permet d’apprendre sur le patrimoine économique de l’entité qu’il
décrit à un instant donné dans sa situation. Et en termes de flux (ensemble de mouvement
entrée et sortie dans une entreprise).

Le bilan n’est pas statistique, il est dynamique.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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Le bilan doit toujours être équilibré ! Le bilan est équilibré lorsque l’actif est égal au
passif. Le bilan n’est pas équilibré lorsque l’actif n’est pas égal au passif.

C’est le passif qui donne naissance à l’actif.

L’équation fondamentale. C’est-à-dire que l’actif doit être égal au passif. Lorsqu’on
clôture un bilan, on doit trouver son total à l’actif tout comme au passif. Si l’actif est
supérieur au passif, le résultat est positif ; cela veut dire que nous avons obtenu des
bénéfices. Si l’actif est inférieur au passif, le résultat est négatif.

Le résultat en comptabilité est toujours placé au passif !

P-CH

2.3. Tracé du bilan


Le passif du bilan représente toujours l’ensemble des ressourses (moyen d’action) ; l’actif du
bilan c’est l’emploi ou l’utilisation des ressources.

2.4. Présentation et description

Un compte de chevauchement ou compte à cheval est celui qu’on peut retrouver au même
moment dans l’actif tout comme au passif.

1. L’actif

L’actif du bilan décrit ou regroupe l’ensemble des biens dont dispose l’entité. L’actif montre
comment les ressources de l’entité ont été utilisées. On parle en d’autres termes des emplois.
Les biens ou emplois comprennent :

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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− Les immobilisations ; représente les biens qui sont censés rester dans l’entreprise
d’une manière durable ;
• Les immobilisations corporelles ;
• Les immobilisations incorporelles ;
• Les immobilisations financières.
− Les stocks ;
− Les créances ;
− Les disponibilités ;

Un actif est un élément identifiable du patrimoine représentant une ressource économique


actuelle contrôlée du fait d’événements passés. Une ressource économique est un droit ou
toute autre source valeur qui est capable de produire des avantages économiques :

− A le pouvoir d’obtenir les avantages économiques de la ressource contrôlée et peut


aussi restreindre l’accès à ces avantages aux autres.
− A la capacité actuelle de décider de l’utilisation de l’actif.
− Assume l’essentiel des risques.

2. Le passif

Le passif du bilan examine l’origine des moyens ou ressources dont dispose l’entité, à savoir :

− L’apport de l’entrepreneur ou de l’associé.


− Les dettes auprès des tiers (les fournisseurs ainsi que les banques).

Le passif représente l’ensemble des ressources dont dispose l’entité. Celle-ci comprend :

− Les capitaux propres ;


− Les dettes financières et assimilées ;
− Les dettes d’exploitation et la trésorerie passive.

NB : le compte caisse ne se met jamais dans le passif. Il doit se retrouver dans l’actif, et
elle représente la trésorerie passive. Le compte banque et caisse qui se trouve dans l’actif
est appelé « l’actif de trésorerie ». Mais le compte banque peut se retrouver dans l’actif
tout comme au passif au même moment il sera considéré comme un compte à cheval.

A. Passif interne

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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Il est constitué des capitaux propres de l’entité, alors que le passif externe regroupe toutes les
provisions, ressources ou charges et les dettes payable ou remboursable selon les échéances
déterminées.

− Les capitaux propres (passif interne) : ces capitaux propres désignent des ressources
mises ou laissées par ses propriétaires à sa disposition et qu’elle gère comme si elles
étaient siennes. Ils sont déterminés par la différence d’une part, l’ensemble des
éléments actifs de l’entité et d’autres parts, l’ensemble des éléments passifs. (Passif
externe). Le montant des capitaux propres s’obtient en faisant la somme algébrique :
• Des apports : capital et prime lié au capital.
• Des écarts de réévaluation : des bénéfices mis en réserve
• Du report à nouveau (position négative) :
• Le résultat de (positif ou négatif) ;
• Des subventions d’investissement ;
• Provision réglementée et fond assimilé

B. Passif externe

Est une obligation actuelle de l’entité de transférer une ressource économique à la suite
d’événement passé. L’obligation actuelle est un devoir ou une responsabilité d’agir ou de faire
quelque chose d’une certaine façon. En principe, l’obligation ne naît qu’après la livraison
d’un actif. L’obligation doit exister à la date de clôture de l’exercice.

C. Égalité fondamentale actif égale passif

L’actif et le passif du bien décrive à la date d’établissement du bilan ; la situation de


l’entreprise vue sous la double optique des ressources (passif) et des emplois (actif) Ces
ressources et emplois sont deux aspects d’une même réalité économique : les capitaux dont
dispose l’entreprise, ainsi l’actif et le passif présente toujours des totaux égaux.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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Lorsque nous allons traiter le bilan, nous allons nous retrouver avec trois rubriques à l’actif et
trois rubrique au passif.

Le bilan est toujours équilibré et pout l’équilibrer il faut faire la différence entre l’actif et le
passif. Chaque emploi correspond nécessairement à une ressource. Cela revient à dire, la
somme des emplois doit toujours être égal à la somme des ressources. Il y a toujours un
découpage opéré dans une approche de gestion à la fois économique et financière. Cette
démarche, relève de conception fonctionnelle du bilan plutôt que de la conception « liquidité
et éligibilité ». L’optique fonctionnel appréhende l’activité de l’activité à travers trois
cycles d’opération à savoir :

1. Investissement
2. Exploitation
3. Financement

2.5. Structure et classement des postes du bilan

Le classement des postes du bilan selon le système comptable OHADA, correspond à


l’optique économique.

− Investissement, exploitation, trésorerie à l’actif ;


− Financement au passif, d’où le schéma ci-après :

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISÉ LES RESSOURCES STABLES
ACTIF D’EXPLOITATION OU CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
TRESORERIE ACTIVE TRESORERIE PASSIVE

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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Quand vous prenez les ressources stables, passif circulant, etc… C’est ce qu’on va appeler le
« financement ». Actif immobilisé c’est le cycle d’investissement, l’actif d’exploitation c’est
le cycle d’exploitation et la trésorerie active renvoie au cycle de trésorerie.

NB : les postes de l’actif et du passif sont placés dans un certain ordre, et le classement
adopté est celui retenu par le SYCOHADA, il est fondé sur :

1. L’ordre de liquidité croissante, des emplois provisoires : élément d’actif


2. L’ordre d’exigibilité croissante, des ressources externes : élément du passif

Les informations qu’on place dans l’actif sont placé dans l’ordre de liquidité croissante, ce qui
revient à dire que si on est en haut du bilan (l’actif immobilisé) il est difficile de palper
l’argent. Mais au fur et à mesure que je descends en bas du bilan, l’argent devient palpable.
Quand on remet un chèque qui vient de l’étranger, la personne a 90 jours pour se présenter à
la banque, mais dans le territoire national c’est 60 jours.

On appelle liquidité croissante, l’aptitude plus ou moins gramme d’une bien à être transformé
en monnaie ou en avoir immédiatement disponible dans une banque ou une caisse. Il s’agit de
la facilité avec laquelle un bien peu être converti en numéraire (argent liquide). Le compte
d’actif commence par classer les éléments moins liquides : de ce point de vue

− Les biens les moins liquides sont les actifs immobilisés. Ils sont difficilement
vendables ;
− Les marchandises ont une liquidité plus grande car elles procurent directement les
espèces dans le cas de vente au comptant (vente cash) ;
− Les créances sont transformables en espèces après quelques mois et même quelques
semaines ;
− Le dépôt en banque et des espèces en caisse constituent le numéraire de l’argent
liquide.

Les informations qu’on place dans le passif sont placé dans l’ordre d’exigibilité croissante.
L’ordre d’exigibilité croissante veut dire tout simplement que les éléments du passif sont
classés par ordre croissant de la durée restant à courir jusqu’à l’échéance (le délai) c’est-à-dire
jusqu’à la date à partir duquel le montant doit être payé. Le compte du passif commence par
les éléments de source non exigible, c’est-à-dire qu’elle n’est pas remboursable
immédiatement. Par exemple si je sollicite un prêt auprès de la banque, la dette sera une dette
exigible, donc à la fin du délai, il y aura des intérêts moratoires. Au fur et à mesure qu’on

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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descend il y a un ordre, DLMT, puis DMT, enfin CT. On commence d’abord par voir au passif
du bilan les dettes non exigibles. Les dettes à long termes sont les dettes remboursables au-
delà de 5ans, les dettes à moyens termes qui sont dans un délai de 3-4ans et les dettes à court
terme à moins d’une année. Pour terminer par les exigibles reclamables.

Ainsi pour ces éléments, il se classe au bilan en commençant par :

− Les ressources stables ;


− Le passif circulant ;
− La trésorerie passive.

Question : quelle est le parallélisme ou la différence qui existe entre une dette à court
terme et à long terme ?

2.6. Présentation de rubrique du bilan

− Classement des postes de l’actif du bilan : l’actif immobilisé ; il regroupe les éléments
destinés à servir de façon durable dans l’entité et qui ne se consomme pas au premier
usage. Ces actifs immobilisés sont engagés ou acquis pour être conservés pour en faire
usage et non dans le but de les revendre ou de les transformer. Ce sont des biens qui
aident à bien gérer l’entité qui facilitent les opérations d’achat et vente et qui
permettent la production. Ils sont nécessaires pour réaliser l’exploitation de l’entité.
Bref, ce sont des éléments destinés à servir de manière durable l’activité de l’entité et
qui ne se consomme pas au premier usage.
Les actifs immobilisés comprennent :
• Les immobilisations incorporelles : ce son des immobilisations immatériel, il
est constitué de logiciel, des marques, le droit de bail, le fond de commerce (la
clientèle)
• Les immobilisations corporelles : Ce sont des biens matériels tels que le
terrain, les constructions et le matériel.
• Les immobilisations financières : ce sont les immobilisations qui comprennent
le titre de participation et des autres immobilisations financières.
− L’actif circulant : qui regroupe les éléments du cycle d’exploitation, id est, des
éléments qui ne sont pas acquis pour être conservé au sein de l’entité, mais pour être

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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vendus, non seulement pour être vendus mais aussi pour être transformés, consommés
ou échangés par l’entité.
Il existe deux catégories d’actif circulant à savoir :
• Le stock de marchandise : qui sont formés de l’ensemble de ,des matières
premières, des produits intermédiaires, des produits finis, des produits et
services en cours qui sont la propriété de l’entité à la date de l’inventaire.
• Les créances : ce sont des créances circulant qui peuvent être transformés en
liquidité dans un laps de temps. Relativement cours.

Ces deux catégories sont reparties selon qu’ils sont HAO (hors activité ordinaire) et AO
(activité ordinaire)

− Trésorerie active ou actif de trésorerie : c’est composé des opérations relatives aux
valeurs en espèces, aux chèques, aux effets de commerce, aux titres de placement, aux
opérations faites avec les établissements de crédit. Bref, elle regroupe :
• Les disponibilités, c’est-à-dire les valeurs dont on peut faire usage
immédiatement ;
• Les valeurs à encaisser
• Ecart de conversion active : sont des pertes probables de change (différence sur
le créance et dette) à monnaie étrangère.

2.7. Le classement de poste au passif

Pour le passif on distingue :

− Les ressources stables : les ressources qui son censés rester dans l’entreprise de
manière stable. Ce son les sommes qui sont mises dans l’entité de manière durable : -
par le propriétaire ou les associés (actionnaires). Ce sont les capitaux propres qui sont
formés : - du capital, -réserve, - report à nouveau, - du résultat net de l’exercice, - les
subventions reçues,
− Les dettes financières et ressources assimilées : ce sont des ressources stables
provenant des emprunts ou des dettes contractées pour une durée supérieure à un an :
emprunt, dettes de crédit-bail, dettes financières diverses (ce sont les dettes dont
l’entreprise a envers…)
• Les dettes commerciales ce sont les dettes que l’entreprise a envers le
fournisseur ;

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


15

• Les dettes sociales sont celles que l’entreprise a envers certaines


institutions. Par exemple l’INBP, la CNCS…
• Les dettes fiscales : Quand l’entreprise n’arrive pas à honorer ses
engagements auprès de l’État, par exemple le paiement des impôts, des
taxes.

Provision financière pour risque et charge.

− Passif circulant : il s’agit des dettes cycliques ou commerciales, id est, des dettes
résultant d’achat des biens et services contractés dans le cadre de l’activité habituelle
de l’entité. Une dette est qualifiée de commerciale même si la contrepartie n’est pas un
commerçant. Ce sont les dettes contractées envers les tiers : par exemple, - dette
fiscales l’entité qui a une dette envers l’État, - l’entité a une dette sociale (l’INPP, son
personnel) ; - l’entité a une dette envers le fournisseur (dette commerciale).

− Trésorerie passive : comprend les dettes en compte courant de l’entité. Notamment, les
banques, les crédits de trésorerie d’escompte, les découverts bancaires.

− Ecart de conversion-passif : ces écarts proviennent des gains probables, de change


concernant les dettes et créances en monnaie étrangère (devise).

Notez bien : - nous remarquons qu’à l’actif on trouve l’aspect économique du bilan.
C’est-à-dire, l’emploi économique que l’on a fait des ressources

− Au passif, on trouve l’aspect juridique du bilan, c’est-à-dire, ce que l’entité doit


au propriétaire et aux tierces personnes.
− Dépense d’exploitation et dépense d’équipement : il ne faut jamais confondre les
dépenses ou dettes d’exploitation avec les dépenses d’équipement. – les dépenses
d’équipement, qui consistent en des dépenses d’installation (acquisition des
matériels, des mobiliers, etc…) et sont indispensables pour le démarrage de
l’entité. – les dépenses d’exploitation consistent à l’achat/vente successif avec tous
les frais y afférent qui constituent les dépenses d’exploitations : par exemple, le
salaire, les marchandises, les emballages
− La position et les signes du résultat : quel que soit le résultat dégagé (au cours
d’un exercice), on retrace au passif du bilan dans la rubrique des capitaux
propres en les faisant précédé du signe (positif)

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


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La situation nette comptable (SNC) : un résultat bénéficiaire correspond à une augmentation


de la situation nette dans l’entité, alors qu’un résultat déficitaire représente une diminution de
la situation nette. La situation nette comptable correspond à la valeur réelle de l’entité et se
détermine de deux façons :

1. SNC égale total actif du bilan moins total des dettes des dettes exigibles
2. SNC égale capitaux propres plus ou moins résultat

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISÉ LES RESSOURCES STABLES
ACTIF D’EXPLOITATION OU CIRCULANT PASSIF CIRCULANT
TRESORERIE ACTIVE TRESORERIE PASSIVE
ECART DE CONVERSION SIGNE ET POSSITION DU RÉSULTAT

ACTIF : Les actifs immobilisés sont des biens qui sont censé dans l’entreprise de
manière durable, en revanche les actifs d’exploitation ou circulant, ce sont ceux qui
doivent être transformés ou qui doivent circuler (par exemple les créances). La
trésorerie active, les banques.

PASSIF : Les ressources stables, c’est l’argent qui doit rester dans l’entreprise de
manière stable. Le passif circulant. La trésorerie passive qui comprend la banque et la
caisse.

L’actif doit toujours être égal au passif. Si l’actif est supérieur au passif, cela revient à
dire que l’entreprise a réalisé un bénéfice. Mais si l’actif est inférieur au passif, nous
allons conclure que le résultat est négatif et que l’entreprise a commis une perte.

BOLAKONGA BOBWO Paul-Marcel A.


17

APPLICATION

I. Soit les informations ci-après auprès de l’entreprise TSHIAMA au 31 décembre de


l’année N, le capital 10.000.000. Um (unité monétaire). Fond commercial 400.000Um,
matériel 3.350.000Um, marchandise 2.250.000Um, client 1.150.000Um, mobilier,
6.200.000Um, emprunt 6.000.000Um. Banque 5.000.000Um, caisse 4.650.000Um,
fournisseur 5.000.000Um, État 720.000Um, réserve 550.000Um.

TD : TANGI demande :

1. Présentez le bilan en respectant les normes du plan comptable général OHADA ;


2. Calculez le résultat et interprétez le résultat ;
3. Calculez la situation nette comptable de l’entreprise par les deux méthodes

ST : sous total

TG : total général

SNC : situation nette comptable

TA : Total actif

TDE : Total des dettes exigibles

CP : Capital propre

Nb : à la création de l’entreprise la SNC correspond toujours au capital.

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BILAN

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES STABLES
FONDS COMMERCIALS : 400.000- CAPIRAL PROPRE : 10.000.000-
MATERIEL : 3.350.000- RESERVES : 550.000-
MOBILIERS : 6.200.000-
ST : 9.950.000- RESULTAT : 730.000-
11.280.000-
ACTIF CIRCULANT DETTES FINANCIÈRES
MARCHANDISES : 2.250.000- EMPRUNTS : 6.000.000-
CLIENT : 1.150.000-
ST : 3.400.000- ST : 6.000.000-
TRESORERIE ACTIF PASSIF CIRCULANT
BANQUE : 5.000.000- FOURNISSEURS : 5.000.000-
CAISSE : 4.650.000- ETAT : 720.000-
ST : 9.650.000- ST : 5.720.000-
TG : 23.000.000- TG : 23.000.000-

ACTIF : 23.000.000-
PASSIF : 22.270.000-

A-P = 23.000.000 – 22.270.000

R = 730.000

LA SITUATION NETTE COMPTABLE

SNC = TA – TDE

=23.00.000 – (6.000.000+5.720.000)
=23.000.000-11.720.000

=11.280.000

SNCa = CP ± Résultat = Réserves

= 10.000.000+730.000+550.000
=11.280.000

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II. Monsieur TANGI dispose des éléments ci-après : intérêt pour une valeur de
2.000.00Um, terrain 2.000.000Um, bâtiment 18.000.000Um, agencements et
installations 500.000Um ; matériel de transport 800.000Um ; caisse 700.000Um ;
banque 5.000.000Um ; disposant d’un capital de 22.000.000Um, monsieur TANGI est
allé demander un emprunt de 5.000.000Um.

Travail démané :

1. Calculez la situation nette comptable ;


2. Présentez le bilan ;

BILAN

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES STABLES
TERRAIN : 2.000.000- CAPITAL : 22.000.000-
BÂTIMENT : 18.000.000-
MATÉRIEL : 800.000-
AGENCEMENTS : 500.000-
ST : 21.300.000- ST : 22.000.000-
RÉSULTAT : -500.000
DETTES FINANCIÈRES
EMPRUNTS : 5.000.000-

ST : 5.000.000-
TRESORERIE ACTIF
1. BANQUE : 5.000.000-
2. CAISSE : 700.000-
ST : 5.700.000-
TG : 27.000.000- TG : 27.000.000-

SNC (1) = TA-TDE

= 27.000.000-5.000.000
=22.000.000

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III. Capital 3.000.000Um ; banque 500.000Um ; marchandise 3.000.000Um ; État


500.000Um ; fournisseurs 3.200.000Um ; caisse 400.000Um ; emprunt 1.000.000Um ;
mobilier 500.000Um ; matériel 2.500.000Um ; clients 300.000Um.

Travail demandé :

1. Présentez le bilan ;
2. Calculez le résultat.

BILAN

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES STABLES
MATERIEL : 2.500.000- CAPITAL : 3.000.000-
MOBILIERS : 500.000-
ST : 3.000.000- ST : 3.000.000-
RÉSULTAT : -500.000
ACTIF CIRCULANT DETTES FINANCIÈRES
MARCHANDISES : 3.000.000- EMPRUNTS : 1.000.000-
CLIENT : 300.000-
ST : 3.300.000- ST : 1.000.000-
TRESORERIE ACTIF PASSIF CIRCULANT
3. BANQUE : 500.000- FOURNISSEURS : 3.200.000-
4. CAISSE : 400.000- ETAT : 500.000-
ST : 900.000- ST : 3.700.000-
TG : 7.200.000- TG : 7.700.000-

ACTIF : 7.200.000
PASSIF : 7.700.000
R=A-P = 7.200.000-7.700.000
= -500.000

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IV. On représente les informations ci-après : bâtiment 6.000.000Um ; matériel de transport


4.000.000Um ; marchandises 5.000.000Um ; client 800.000Um ; banque 150.000Um ;
caisse 50.000Um ; emprunts 4.000.000Um ; fournisseurs 2.000.000Um

Travail demandé :

1. Présentez le bilan de cette entreprise ;


2. Calculez la situation nette comptable.

BILAN

ACTIF PASSIF
ACTIF IMMOBILISE RESSOURCES STABLES
BÂTIMENT : 6.000.000- CAPITAL : 10.000.000-
MATÉRIELS : 4.000.000-
ST : 10.000.000-
ACTIF CIRCULANT DETTES FINANCIÈRES
MARCHANDISES : 5.000.000- EMPRUNTS : 4.000.000-
CLIENTS : 800.000-
ST : 5.800.000- ST : 4.000.000-
TRESORERIE ACTIF PASSIF CIRCULANT
1. BANQUE : 150.000- FOURNISSEURS : 2.000.000-
2. CAISSE : 50.000-
ST : 200.000- ST : 2.000.000-
TG : 16.000.000- TG : 16.000.000-

A-P=16.000.000-6.000.000

= 10.000.000

SNC (1) = TA-TDE


= 16.000.000-6.000.000
= 10.000.000.
NB : À la création d’une entreprise, la SNC correspond toujours au capital.

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Classe 1 : compte des ressources stable ;

Classe 2 : compte des immobilisations ;

Classe 3 : compte des stocks ;

Classe 4 : compte des tiers

Classe 5 : compte de trésorerie (financier)

Classe 6 : compte de charge ;

Classe 7 : compte de produit ;

Classe 8 : compte de gestion

Un compte est un tableau qui enregistre des modifications subies par un poste du bilan ; ou
un poste de gestion sous deux volets. À gauche débit (emploi ou doit) ; et à droite crédit
(ressources ou avoirs).

Le compte c’est aussi un tableau dans lequel sont enregistrés les variations subies par un
même poste du bilan. C’est comme si on imaginait de diviser le bilan en autant de tableau
différent qu’il existe des postes différents à l’actif et au passif. Les comptes qui enregistrent
les mouvements du bilan sont appelés « comptes du bilan ». Et ceux qui enregistrent les
mouvements intervenus dans les charges et les produits s’appellent « compte de gestion ».

NB : le côté gauche qui enregistre les emplois est appelé « DÉBIT » ; le côté droit qui
enregistre les ressources est appelé « CRÉDIT »

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23

CHAPITRE III : TRACÉ D’UN COMPTE

Section I : Tracé d’un compte

1. Tracé schématique ou compte sous forme de la lettre « T »

NOM

D C

2. Compté à colonne séparé ou livre ouvert

DEBIT NOM DU COMPTE CREDIT


DATE LIBELLÉS MONTANTS DATES LIBELLÉS MONTANTS

Il doit identifier chaque opération en indiquant :

− La date de l’opération ;
− Les explications sur la nature du flux sui sont appelé libellés ;
− Le montant de l’opération ;

3. Colonne mariée avec solde

DATE LIBELLÉS MONTANTS SOLDES


D C D C

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24

NB : cette présentation est meilleure que la précédente parce qu’elle permet de connaître
la situation nette du compte après chaque opération.

Section II : règles de fonctionnement

Les postes d’emploi ou compte d’actif enregistrent le montant initial et les augmentations du
côté gauche, le débit ; tandis que les diminutions sont portées du côté droit, id est au crédit.

Le compte de ressource ou compte de passif enregistre le montant initial et les augmentations


du côté droit, tandis que les diminutions sont portées du côté gauche.

En conclusion, nous aurons ce qui suit :

Les comptes actifs sont débités des valeurs initiales (s’il y en avait) plus les entrés crédités des
diminutions. À la clôture d’un compte actif, je dois toujours dégager un solde débiteur ou nul.

Pour les comptes de passif, c’est le contraire. Ils sont crédités des valeurs initiales et les
augmentations, id est les entrés ; et débités des diminutions. À la clôture d’un compte de
passif, nous devons avoir absolument un solde créditeur ou nul.

− Le solde initial correspond au solde qu’avait ce compte à la clôture de l’exercice


précédent et repris dans la balance définitive.
− Le compte actif présente toujours des soldes débiteurs et ce du passif des soldes
créditeurs ou nus.

NB : à la clôture d’un compte de charge il faut toujours dégager un solde débiteur ou


encore nul.

− Pour le compte de produit, fonctionne d’une manière contraire que le compte de


charge. Ils sont crédités des augmentations et débités de diminutions. À la clôture d’un
compte de produit, nous devons toujours dégager un solde créditeur ou encore nul.

NB : les comptes de charge et de produit n’entrent pas dans l’élaboration du bilan. Ils
nous permettent tout simplement d’avoir une image sur notre résultat qui a été obtenu.

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25

Section III : terminologie ou vocabulaire à retenir

− Ouvrir un compte à un élément d’actif ou de passif : celui consacré 2 pages en regard


dans le grand livre. Le grand livre c’est l’ensemble de tous les comptent que nous
avons ouvert tout au long de l’exercice afin d’y inscrire les opérations. Les deux pages
considérées ensemble forment un folio.
− L’intitulé d’un compte : est le nom de l’élément à qui le compte est ouvert et dont le
nom, est écrit en entier, figure en tête émissaire des titres.
− Débiter un compte : c’est inscrire un montant au débit de ce compte.
− Créditer un compte : c’est inscrire un montant au crédit de ce compte.
− Imputation comptable : est une opération qui consiste à porter ou à enregistrer un
montant au débit ou au crédit d’un compte.
− Les soldes d’un compte : c’est la différence entre le total des soldes au débit ou au
crédit.
− Arrêter un compte : c’est le fermer, l’équilibrer, le balancer, id est déterminer le solde.
− Un solde : la différence entre le crédit et le débit d’un compte.
− Le compte est soldé : lorsque le total de somme au débit est égal au total des sommes
au crédit.
− Le solde est débiteur : lorsque le total de somme au débit est supérieur au total des
somme au crédit.
− Le solde est créditeur : lorsque le total de somme au débit est inférieur au total des
sommes au crédit.
− Rouvrir un compte : c’est porter le compte ancien au débit ou au crédit de ce compte
au début de la période.

En conclusion, nous allons retenir ce qui suit :

− Si D>C= SD
− Si D<C = SC
− Si D=C= SN

Lorsque le solde est débiteur, le compte, le compte lui-même est qualifié de compte débiteur.
De même, lorsque le solde est créditeur, le compte lui-même est qualifié de créditeur.

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Section IV : types de comptes

Il existe des comptes généreux et des comptes individuels (particuliers).

− Les comptes généreux : ce sont les comptes qui conduisent à l’élaboration des états
financiers.
− Les comptes individuels ou particuliers ce sont les comptes où sont enregistrés les
opérations relatives à un tier, en particulier (ou à un autre élément d’actif lorsque ce
tier ou cet autre élément) fait partie d’une collectivité qui fait l’objet d’un seul compte
général. Par exemple :
• 411 clients BOLAKONGA,
• 401 fournisseur Bracongo,
• 402 fournisseur Beltexco
• 403 fournisseur transco
• 404 fournisseur BOLAKONGA

Section V : jeu de compte

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27

APPLICATION

Les établissements TANGI ont réalisé les opérations suivantes au cours de la deuxième
quinzaine du mois de septembre de l’année N le 15 septembre apport de Monsieur TANGI
pour alimenter la caisse de l’entité 2.000.000Um ; le 20 septembre achat au comptant des
marchandises contre espèce (avec de l’argent liquide ou de l’argent cash) 800.000Um ; le 28
septembre vente au comptant des marchandises contre espèces 200.000Um ; le 30 septembre
retrait de Monsieur TANGI pour ses besoins personnels 100.000Um.
Travail demandé :

1. Présenter le compte caisse à colonnes séparées

DEBIT 57 Caisse CREDIT


DATE LIBELLÉS MONTANTS DATES LIBELLÉS MONTANTS
15/09/2024 APPORT 2.000.000- 20/09/2024 ACHAT MARCHANDISES
800.000-
RETRAIT
28/09/2024 VENTE AU COMPTANT 200.000- 30/09/2024 100.000-
DES MARCHANDISES

2.200.000- SD 1.300.000-
2.200.000-

D C

2.200.000 900.000

D-C = 2.200.000-900.000
= 1.300.000

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28

57 CAISSE
DEBIT CREDIT
15/09/2024 : APPORT 2.000.000- 30/09/2024 ACHAT MARCHANDISES 800.000-
28/09/2024 : VENTE 200.000- 30/09/2024 RETRAIT 100.000-
2.200.000- SD : 1.300.000-
2.200.000- 2.200.000-

D-C

2.2000.000 – 900.000
= 1.300.000
D>C : solde débiteur
D<C : solde créditeur

57 CAISSE

DATE LIBELLÉS MONTANTS SOLDES


D C D C
15/09/2024 APPORT 2.000.000- - 2.000.000-
20/09/2024 ACHAT DES MARCHANDISES
- 800.000- 1.200.000-
28/09/2024 VENTE DES MARCHANDISES
200.000- - 1.400.000-
30/09/2024 RETRAIT - 100.000- 1.300.000-

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29

La banque de l’Entreprise TANGI, le 20 septembre, versement d’espèce à la banque


600.000Um ; DITO (idem), achat des marchandises par chèque 335.000Um ; 22 septembre,
règlement d’un client 172.000Um ; le 28 septembre, retrait pour la caisse 137.000Um ; 30
septembre, vente des marchandises par chèque 200.000Um.
52 BANQUE

DATE LIBELLÉS MONTANTS SOLDES


D C D C
20/09/2024 VERSEMENT 600.000- - 600.000- -
DITO ACHAT MARCHANDISES
- 335.000- 265.000-
22/09/2024 RÈGLEMENT 172.500- - 437.500-
28/09/2024 RETRAIT - 137.500- 300.000-
30/09/2024 VENTE DES MARCHANDISES 200.000- - 500.000-

Soit le solde à nouveau au 1er octobre, 3.000Um ; le 04 octobre, achat à crédit N° facture X
14.000Um ; le 14 octobre, le fournisseur nous accorde une remise de 10% (1.400) sur la
facture du 04 octobre ; le 20 octobre, paiement d’un acompte sur une commande prochaine
300Um ; le 22 octobre, règlement de la facture du 04 octobre 12.600Um ; le 25 octobre, achat
à crédit facture X 6.000Um ; le 29 octobre, renvoie de la moitié de l’achat du 25 octobre
3.000Um.
Travail demandé :

1. Présenter le compte 40 fournisseur à la fin du mois d’octobre

40 FOURNISSEUR

DÉBIT CRÉDIT
DATE LIBELLÉS SOMMES DATE LIBELLÉS SOMMES
14/10/2024 FACTURE 1.400- 01/10/2024 SOLDE À NOUVEAU 3.000-
20/10/2024 ACOMPTE 300- 04/10/2024 ACHAT CRÉDIT 14.000-
22/10/2024 RÈGLEMENT 12.600- 25/10/2024 ACHAT CRÉDIT 6.000-
29/10/2024 RENVOI 3.000-
SC 5.700-
T 23.000- 23.000-

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30

L’entreprise TANGI réalise les opérations suivantes :

Le 05 mai, en espèce en caisse 600.000Um ; le 10 mai, vente au comptant contre espèce


1.300.000Um ; le 12 mai, paiement des frais de transport 50.000Um ; le 20 mai, règlement de
la facture KINKELA 60.000Um ; le 25 mai ; versement en banque sur le compte de
l’entreprise 120.000Um ; DITO, vente contre espèce du mobilier usagé 25.000Um ; DITO
achat des marchandises en espèce 75.000Um ; le 26 mai, paiement des frais de transport
30.000Um ; DITO, réception d’un versement du client LUMINGU en espèce 100.000Um ; le
28 mai, achat des fournitures des bureaux en espèce 25.000Um ; DITO, versement au
fournisseur NIMI en espèce 80.000Um ; le 31 mai, paiement des salaires en espèce
150.000Um.
Travail demandé :
1. Présenter le compte caisse et arrêtez-le au 31 mai
a. Tracé à livre ouvert
b. Tracé à colonnes mariées avec solde

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