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Direction Exécutive Ressources Humaines: Reglement Interieur de La Maison Mere

Le règlement intérieur de la Maison Mère de SONELGAZ, élaboré en juin 2007, définit les règles régissant les rapports de travail, l'organisation technique, l'hygiène, la sécurité et la discipline au sein de l'entreprise. Il s'applique à l'ensemble du personnel, excluant les cadres dirigeants, et établit des dispositions concernant le temps de travail, les congés, les absences, ainsi que les obligations des travailleurs. Ce document vise à maintenir un climat de travail serein tout en précisant les procédures disciplinaires et les droits des employés.

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Direction Exécutive Ressources Humaines: Reglement Interieur de La Maison Mere

Le règlement intérieur de la Maison Mère de SONELGAZ, élaboré en juin 2007, définit les règles régissant les rapports de travail, l'organisation technique, l'hygiène, la sécurité et la discipline au sein de l'entreprise. Il s'applique à l'ensemble du personnel, excluant les cadres dirigeants, et établit des dispositions concernant le temps de travail, les congés, les absences, ainsi que les obligations des travailleurs. Ce document vise à maintenir un climat de travail serein tout en précisant les procédures disciplinaires et les droits des employés.

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Direction Exécutive Ressources Humaines

REGLEMENT INTERIEUR
DE LA MAISON MERE

Juin 2007
PLAN SOMMAIRE DU REGLEMENT INTERIEUR

Pages
PREAMBULE………………………………………………………………………………………………………………………04

TITRE I. OBJET – DU CHAMP D’APPLICATION…………………………………………………………………….05

TITRE II. OBJET – DE L’ORGANISATION TECHNIQUE DU TRAVAIL………………….…………………..05

CHAPITRE I. Du temps de travail……………………………………………………….………………………….………….05

Section 1. De la durée de travail. …………………………………………………………..…………………………………..…05


Section 2. Des horaires de travail…………………………………………………………..……………………………………..05
Section 3. Des heures supplémentaires………………………………………………………………………………………….06

CHAPITRE 2. Du temps non travaillé…………………………………………………………………………………………06

Section1. Des repos légaux…………………………………………………………………………………………………………06


Section 2. Des congés et absences………………………………………………………………………………………...……06

Sous section 1. Des congés…………………………………………………………………………………………...…..06


Sous section 2. Des absences………………………………………………………………………………………….....06
Sous section 3. Des absences pour allaitement………………………………………………………………...……….07
Sous section 4. Des absences pour grève irrégulière…………………………………………………………...………07

CHAPITRE 3. De l’assiduité et du pointage………………………………………………………………………………….08

Section 1. Du pointage…………………………………………………………………………………………………………...…...08
Section 2. Les accès et sorties………………………………………………………………………………………………………08

TITRE III. DES OBLIGATIONS DU TRAVAILLEUR……………………………………………………………………09

CHAPITRE 1. De l’éthique de travail……………………………………………………………………………………………09

CHAPITRE 2. Des obligations professionnelles……………………………………………………………………………09

CHAPITRE 3. Les obligations liées à la formation…………………………………………………………………………11

CHAPITRE 4. Les réclamations………………………………………………………………………………………..………..11

CHAPITRE 5. De la protection et la préservation du patrimoine………………………………… …………..………12

Section1. L'usage des services, moyens, équipements, outillages et matériels roulants …………… ……….………12
Section 2. La logistique et moyens de communication…………………………………………………… ………….………13

TITRE IV. HYGIENE ET SECURITE…………………………………………………………………… …………………13


Section 1. Des consignes générales d’hygiène et de sécurité…………………………………………… …………………13
Section 2. De l'hygiène…………………………………………………………………………………………… …………………14

Sous Section 1. Des prescriptions générales………………………………………………………… …………………14


Sous Section 2. Des obligations du travailleur……………………………………………………… …………………..14

Section 3. De la sécurité……………………………………………………………………………………………………………....15
Règlement intérieur du siège

Section 4. De la médecine du travail………………………………………………………………………………………………..16


Section 5. De la prévention en matière d'hygiène et de sécurité……………………………………………………………...17

Sous section 1. La commission d'hygiène et sécurité de la Société (CHS/E)………………………………………...17


Sous section 2. Les Commissions d'Hygiène et Sécurité des Directions (CHS/U)…. ….……………………………18
Sous section 3. Du fonctionnement et du contrôle……………………………………………………………..…………19

TITRE V. DE LA DISCIPLINE…………………………………………………………………………………………………...20

CHAPITRE 1. De la discipline générale……………………………………………….………………………………………..20

CHAPITRE 2. De la nature des fautes et sanctions…………………………………………………………………………21

Section 1. De la nature des manquements………………………………………………………………………………………….21


Section 2. Des sanctions disciplinaires………………………………………………………………………………………..……21
Section 3. De la qualification des fautes……………………………………………………………………………………………22

CHAPITRE 3. De la procédure disciplinaire…………………………………………………………………………………..26

Section 1. Du pouvoir disciplinaire………………………………………………………………………………………………….26


Section 2. Des organes de la discipline…………………………………………………………………………………………….26

Sous section 1. Les commissions de discipline des directions…………………………………………………………..26


Sous section 2. La commission de discipline de la société (CDE)………………………………………………………27
Sous section 3. La commission ad hoc au niveau du Groupe……………………………………………………………28

Section 3. De la procédure disciplinaire…………………………………………………………………………………………….28

Sous section 1. De l’engagement de la procédure disciplinaire …………………………………………………………28


Sous Section 2. Du droit à la défense………………………………………………………………………………………28

Section 4. Du Déroulement de la procédure……………………………………………………………………………………….29

Sous section 1. Des fautes des 1er et 2ème degré…………………………………………………………………………29


Sous section 2. Des fautes du 3ème degré………………………………………………………………………………….29

Section 5. De la mesure conservatoire……………………………………………………………………………………………..30


Section 6. De la sanction ……………………………………………………………………………………………………..………30
Section 7. Du recours………………………………………………………………………………………………………………….31
Section 8. Des Effet de la sanction………………………………………………………………………………………………….31
Section 9. De la prescription et de l’annulation de la faute…………………………………………………………………….31

Sous Section 1. De la prescription de la faute………………………………………………..…………………………..31


Sous Section 2. De l’annulation de la sanction…………………………………………………………………………...32
Sous Section 3. De la levée de la sanction………………………………………………………………………………..32
Sous Section 4. De l’absolution…………………………………………………………………………………………….32

TITRE VI. DES DISPOSITIONS FINALES…………………………………………………………………………………32

Direction Exécutive Ressources Humaines – Direction Réglementation et Relations Sociales

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Règlement intérieur du siège

PREAMBULE

Le règlement intérieur s’inscrit dans la démarche globale de la restructuration de l’entreprise et la création des filiales, qui
consiste à adapter les systèmes de gestion de la ressource humaine.

Le règlement intérieur a pour objet de régir les rapports de travail au sein de l’entreprise. Il définit le cadre de l’exercice des
responsabilités, impliquant tous les acteurs identifiés à travers la ligne hiérarchique, appelés à exécuter, dans l’ordre et le
respect, les tâches inhérentes à leurs postes de travail tels que décidées par l’organisation générale de l’entreprise.
Le présent règlement intérieur, est élaboré en application des dispositions de la loi n°90-11 du 21 avril 1990 modifiée et
complétée relative aux relations de travail .Il se base essentiellement sur la culture d’entreprise et s’appuie sur les relations
de travail qui tendent à préserver la cohésion sociale et la concertation.

Le règlement intérieur est défini comme étant un document dans lequel l’entreprise fixe les règles relatives à :

 L’organisation technique du travail,


 L’hygiène et la sécurité,
 La discipline.

Il édicte des règles permettant de favoriser le maintien d’un climat de travail serein et satisfaisant, et ce, dans la mesure où
les responsabilités sont clairement identifiées et codifiées à travers la délégation des pouvoirs, d’une part et le cadre de la
concertation avec les représentants des travailleurs est introduit dans la démarche, d’autre part.

En matière disciplinaire, le règlement intérieur fixe la qualification des fautes professionnelles, les degrés des sanctions
correspondantes et les procédures de mise en œuvre.

Deux idées force sont présentées :

 La prise en compte, non seulement des dispositions légales et réglementaires régissant les relations de travail,
mais aussi et surtout celles édictées par la jurisprudence en la matière, qui le plus souvent n’est pas connue par
les entreprises,

 La confirmation du principe de la concertation et du dialogue social en associant les représentants du personnel au


respect de la discipline générale notamment par la mise en place de commissions de discipline chargées de traiter
des affaires disciplinaires au moins pour celles jugées graves et pouvant entraîner des sanctions graves (le
licenciement). Cette idée a le mérite de protéger l’entreprise d’éventuels débours devant les juridictions en matière
de contentieux social, et de garantir au travailleur son droit à la défense.

Le cas particulier de la rupture unilatérale de la relation de travail du fait du travailleur, (ce qui est appelé communément
abandon de poste), peut être traité :

 soit par référence au refus d’exécuter un travail et considéré comme tel au sens de la loi,
 soit comme un non respect des obligations du contrat de travail matérialisé par une « rupture unilatérale du fait du
travailleur ». Une telle disposition doit être mentionnée comme une clause écrite dans le contrat de travail.

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Règlement intérieur du siège

TITRE I. OBJET – DU CHAMP D’APPLICATION


Article 1. Le présent règlement intérieur a pour objet de définir, conformément à la législation en vigueur relative aux
relations de travail, les dispositions à appliquer au sein de la Société Holding du Groupe SONELGAZ concernant :

- l’organisation technique du travail,


- l’hygiène et la sécurité,
- la discipline.

Article 2. Le présent règlement s'applique à l'ensemble du personnel de la Maison mère du Groupe SONELGAZ dénommée
dans le présent règlement la société :
- salariés,
- pré salariés et apprentis,

à quelqu'endroit où ils se trouvent dans l'exercice de leurs activités professionnelles à l'exclusion des cadres dirigeants.

TITRE II. OBJET – DE L’ORGANISATION TECHNIQUE DU TRAVAIL

CHAPITRE I. Du temps de travail

Article 3. L'organisation technique du travail découle de la nature des activités de la société, notamment celles relatives à
sa mission de service public.

Section 1. De la durée de travail.

Article 4. La durée légale hebdomadaire de travail est répartie sur cinq jours pour l'ensemble des travailleurs de la société.
La répartition de cette durée de travail dans la journée et la semaine, est fixée selon les spécificités du lieu de travail après
avis du comité de participation.

Elle est portée à la connaissance du personnel du lieu de travail concerné par note de service affichée sur les lieux de
travail.

Article 5. Sous le régime de la séance continue, un temps de pause n’excédant pas une (1) heure est aménagé. La durée
effective de ce temps de pause est fixée selon les dispositions pratiques existantes.

Sur ce temps de pause, une demi heure est considéré comme temps de travail. L’autre demi heure, si elle est incluse, est
récupéré en prolongeant l’horaire de la journée de travail d’une durée égale.

Section 2. Des horaires de travail

Article 6. L’horaire de travail désigne l’intervalle de temps d’occupation effective du poste de travail et d’exécution des
tâches imparties ainsi que le temps de pause.
L’horaire de travail est arrêté selon la nature des activités et le lieu de travail. Il est porté à la connaissance du personnel par
note de service.

Selon l’organisation de travail ou les nécessités de service, cet horaire peut être différencié par zone de travail, par équipe
ou catégorie professionnelle après avis du comité de participation. Il s’applique à tous.

Article 7. Les horaires de travail doivent être obligatoirement respectés par l'ensemble du personnel concerné et notamment
lorsque pour des impératifs de service, l'horaire est modifié entraînant l'exécution d'heures supplémentaires ou de
récupération.
Il en est de même dans les services continus ou semi continus où le travailleur doit assurer ses fonctions jusqu'à son
remplacement effectif dans les limites de 12 heures par jour.

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Règlement intérieur du siège

Section 3. Des heures supplémentaires

Article 8. En cas de nécessité de service et conformément à la loi, l’employeur peut requérir, tout agent pour effectuer des
heures supplémentaires. Tout agent requis est tenu, sauf cas de force majeure, d’effectuer les heures supplémentaires
demandées sous peine de sanction disciplinaire.
Les conditions de recours ainsi que les modalités de paiement des heures supplémentaires effectuées sont fixées,
conformément à la législation et la convention collective en vigueur.

CHAPITRE 2. Du temps non travaillé

Section1. Des repos légaux

Article 9. Les repos légaux hebdomadaires et jours fériés sont fixés conformément à la loi.

Le bénéfice des repos légaux, repos hebdomadaires et jours fériés, peut être différé à un autre jour en cas de nécessité de
service.
Ainsi l’employeur peut être amené à différer pour tout ou partie du personnel le jour férié, chômé et payé, en période de
surcroît d’activité.

Le personnel concerné par cette mesure ouvre droit à un repos compensateur d’égale durée à prendre obligatoirement au
plus tard dans le mois.

Article 10. L’agent soumis à l’horaire normal de travail, peut être appelé à travailler un jour de repos hebdomadaire ou un
jour férié. Dans ce cas, et sauf cas de force majeure qu’il doit dûment prouver, il ne peut s’y soustraire, sous réserve qu’il en
soit avisé 24 heures à l ‘avance.

En contrepartie, il bénéficie d’un repos compensateur d’égale durée qu’il est tenu de prendre au plus tard dans le mois.

Article 11. Le jour de repos hebdomadaire de l’agent travaillant en équipes successives ou postées, est déterminé par
roulement sur l’année entière, en fonction du système de travail mis en place.

Section 2. Des congés et absences

Sous section 1. Des congés

Article 12. Le calendrier des congés est arrêté préalablement aux départs en congé en fonction des nécessités de service et
après avis des délégués du personnel.
L’échéance de l’établissement de ce calendrier est fixée selon les lieux de travail.
Tout départ en congé est subordonné à l’obtention du titre de congé.

Article 13. L’agent peut être rappelé de son congé si les nécessités de service l’exigent. En cas de refus, il s’expose à des
sanctions disciplinaires.

La reprise du travail à l’issue du congé est impérative. Toute prolongation unilatérale du congé, sauf cas de force majeure,
entraîne des sanctions disciplinaires.

Sous section 2. Des absences.

Article 14. Les absences sont celles prévues par la législation en vigueur et la convention collective. Elles sont rémunérées
lorsqu’elles sont autorisées pour les cas expressément prévus par la loi et la convention collective. Elles donnent lieu à une
retenue sur salaire pour les autres cas.
Les absences non autorisées et non justifiées exposent leurs auteurs à des sanctions disciplinaires en plus de leur non
paiement.

Article 15. Des périodes d’absences exceptionnelles non rémunérées peuvent être accordées à l’agent qui a un besoin
impérieux de s’absenter, dans le cas de maladie de son enfant ou de son conjoint, sous réserve de notification et de
justification préalables.
L’absence doit, dans tous les cas, coïncider avec l’événement qui le motive.

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Règlement intérieur du siège

Ces autorisations d’absences spéciales cumulées dans l’année, ne peuvent en aucun cas dépasser la période prévue par la
convention collective.

Article 16. L’agent autorisé à s’absenter pour des raisons de service ou des raisons personnelles, doit obtenir l’accord
préalable de sa hiérarchie. Le bulletin de sortie doit être déposé auprès de la structure chargée des contrôles des entrées et
sorties, désignée à cet effet. Le non respect de cette mesure entraîne des sanctions disciplinaires.

Article 17. Pour toute absence impérieuse, le travailleur doit informer ou faire informer dès que possible, par tous moyens,
la hiérarchie et fournir dans les 48 heures la justification de son absence.

Lorsqu’un agent s’absente pour raison médicale, il doit informer par tout moyen sa hiérarchie, au plus tard dans les délais
indiqués ci-dessus, par la présentation d’un certificat médical conforme et authentique.

Ce document est :

- soit déposé auprès de la structure désignée à cet effet contre remise de récépissé ou accusé de réception sur la
photocopie
- soit transmis par courrier sous pli recommandé avec accusé de réception. Le cachet de la poste faisant foi.

Le non respect de cette disposition ou la non conformité du document entraîne des sanctions disciplinaires.

La Société se réserve le droit d’authentifier tout document justificatif de l’absence pour maladie. En cas où le document se
révèle non authentique, des mesures disciplinaires peuvent être prises pour faux et usage de faux.

Article [Link] absences pour convenance personnelle ne sont pas cumulables avec les jours fériés, repos hebdomadaires,
congé annuel ou toutes autres absences rémunérées, ni faire l’objet de report d’une année sur l’autre.

Toute absence non autorisée et/ou non justifiée le 1er jour et le dernier jour de la semaine de travail entraîne une retenue sur
salaire de la journée d’absence.

L’absence non autorisée, en sus de la retenue sur salaire, entraîne des sanctions disciplinaires.

Article 19. L’absence pendant deux (2) journées de travail consécutives non justifiées par des motifs valables et dans les
délais requis, constitue une absence irrégulière pouvant constituer «une rupture unilatérale de la relation de travail du fait du
travailleur ».

Cette absence irrégulière est constatée :

- par une 1ère mise en demeure réglementaire transmise sous pli recommandé, à l’agent concerné à son adresse
dûment déclarée à l’employeur,
- si l’agent ne reprend pas son travail dans un délai au plus de 48 heures à compter de la date d’envoi de la 1ère
mise en demeure, une seconde mise en demeure lui est adressée par huissier de justice.
- Un délai de 48 heures au plus lui est accordé pour la reprise de fonction. Au delà de ce délai, il est considéré en
rupture unilatérale de la relation de travail.

Sous section 3. Des absences pour allaitement

Article 20. Les mères allaitant au sein leur enfant disposent d'une absence rémunérée prélevée quotidiennement sur
l'horaire effectif de travail et ce jusqu'au 1er anniversaire de leur nouveau né. Cette absence est de 2 heures par jour
pendant les 6 premiers mois, et d'une heure par jour les 6 derniers mois.

Sous section 4. Des absences pour grève irrégulière

Article 21. Est considéré comme absences irrégulière ou illicite, la participation à un arrêt collectif de travail, en violation aux
dispositions législatives.
Toute incitation à une grève irrégulière ou illicite, toute entrave à la liberté de travail, et tout refus d'obtempérer à l'exécution
d'une ordonnance judiciaire d'évacuation des lieux de travail (locaux ou installations...), est considérée comme une faute
professionnelle grave sans préjudice des poursuites judiciaires.

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Règlement intérieur du siège

Article 22. Le refus d'assurer, en cas de grève, le service minimum institué par l’employeur, pour des considérations graves
ou d’urgence, de même que le refus d'exécuter un ordre de réquisition, constituent une faute professionnelle grave, sans
préjudice des poursuites judiciaires.

CHAPITRE 3. De l’assiduité et du pointage.

Section 1. Du pointage

Article 23. Le personnel doit prendre ses dispositions pour être présent sur le site de travail suffisamment à l’avance afin de
se conformer à l’horaire de travail.

Article 24. Tout agent est tenu de se trouver en permanence à son poste de travail à partir de l’heure fixée pour le début du
travail jusqu’à l’heure prévue pour la fin de celui-ci.

Article 25. Les retards au travail constituent un manquement à la discipline. Sous peine de sanctions disciplinaires prévues
par le présent règlement, tout retard, sauf cas de force majeure, dûment justifiée, doit faire l'objet d'une justification
immédiate auprès du responsable hiérarchique.

Article 26. Par retard, il est entendu tout manquement à l’heure de prise de travail n’excédant pas quinze (15) minutes. Au
delà de ce temps, le manquement à l’horaire de travail constitue une absence pour la journée. L’employeur, se réserve la
faculté de refuser l’accès à tout agent en cas de retard, avec retenue sur salaire pour toute la journée considérée.

Article 27. L’application stricte des horaires de travail implique le pointage obligatoire pour tout le personnel.
Le pointage est individuel et personnel. Il s’effectue à l’heure de prise de travail et à l’heure de cessation de travail.

Le pointage est également obligatoire en début de séance de travail, et après le temps de pause de midi.

Il est formellement interdit de pointer pour une autre personne ou de se faire pointer par quelqu'un d'autre pour quelque motif
que ce soit.

Les modalités d’application du présent article, sont précisées par la réglementation interne.

Article 28. L’agent expressément autorisé à quitter son lieu de travail pendant les heures de service est astreint au pointage
à retour. Toute carence fait l’objet de sanction disciplinaire.

Toute autre modalité de pointage qui ne s’inscrit pas dans le cadre de la procédure définie par l’employeur est nulle et non
avenue, elle expose son auteur à des sanctions disciplinaires.

Article 29. Le décompte de l’horaire de travail court à compter de la prise effective de travail jusqu’à l’heure de sa cessation.
Il est pris en compte dans le calcul de la paie qui est effectuée au plus tard le dernier jour ouvrable du mois, à terme échu.
La paie apparaît sur le bulletin remis mensuellement à chaque agent. Le bulletin de paie est conservé par l’agent, il ne peut
lui être délivré de doubles.

Section 2. Des accès et sorties.

Article 30. L’agent ne peut accéder aux lieux de travail que pour exécuter les tâches liées à son poste de travail.

Le cycle de travail ne peut être interrompu sans raison valable. L’agent ne peut se déplacer, circuler ou s'y maintenir sur le
site sans raison valable et sans autorisation de sa hiérarchie. Tout contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires.

Article 31. Il est interdit à tout agent de quitter son poste de travail pendant l’horaire de travail sans autorisation préalable
signée sur imprimé normalisé du responsable hiérarchique pour un motif personnel ou professionnel.
Le personnel soumis au travail posté, doit, avant de s’absenter, s’assurer qu’il a procédé à la passation de consigne pour la
relève.

Article 32. Les accès et les sorties du personnel s'effectuent en empruntant les itinéraires et issues prévues à cet effet.

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Règlement intérieur du siège

TITRE III. DES OBLIGATIONS DU TRAVAILELUR

CHAPITRE 1. De l’éthique de travail

Article 33. L’agent placé sous le lien de subordination professionnelle, est tenu, quelque soit son rang dans la hiérarchie:

- d'exécuter les tâches inhérentes à son poste de travail, conformément à l’organisation et aux normes de
travail définies dans la société,

- de se conformer strictement aux instructions de son supérieur hiérarchique habilité à le diriger, à le surveiller
et à contrôler l’exécution des travaux qui lui sont confiés dans le cadre de ses obligations contractuelles,

- de respecter les dispositions de la réglementation applicable dans la Société.

Lorsque l’agent est affecté sur un poste de travail nécessitant l'usage de véhicule, il est tenu d'assurer la conduite du
véhicule de service mis à sa disposition à cet effet.

Article 34. Les responsables hiérarchiques doivent, chacun en ce qui le concerne, veiller au respect par leurs personnels
des dispositions du présent règlement.

Ils doivent s’assurer, avant de donner les instructions et consignes de travail, qu’elles ne soient pas contraires aux
prescriptions en vigueur dans la Société.

Article 35. L’inexécution ou l’exécution non conforme aux obligations contractuelles de l’agent entraîne des sanctions
disciplinaires à son encontre dans le cadre de la procédure disciplinaire prévue par le présent règlement intérieur.

Article 36. Les travailleurs de la société, quel que soit leur grade, doivent avoir à l'égard du citoyen et de la clientèle, un
comportement digne de leur appartenance à la société.

Article 37. Le personnel de la Société est tenu de garder une discrétion absolue sur tout ce dont il a eu connaissance dans
l'exercice de ses fonctions (procédés de fabrication, matériel utilisé, renseignement concernant la clientèle, le personnel).

CHAPITRE 2. Des obligations professionnelles

Article 38. Le personnel de la Société est lié par l’obligation professionnelle. Le détournement, la dissimulation, la
destruction, la divulgation de pièce ou document de service, de renseignement d’ordre financier, comptable, administratif et
technique sont interdits. Toute infraction à ces dispositions est sanctionnée comme faute grave sans préjudice des
poursuites judiciaires.

Article 39. Dans tous les lieux ou domaines où s’exerce la relation contractuelle de travail :

1. Tout agent est tenu à l’obligation de réserve notamment sur les questions d’idéologie, de politique ou de société
de manière générale, de loyauté à l’égard de la Société et d’impartialité.
Il doit notamment s’abstenir de tout propos, déclaration écrite, acte ou de toute autre forme d’expression revêtant
l’un des aspects cités ci-dessus.

2. Tout acte, pratique ou manifestation non conforme à l’activité professionnelle est interdit, à l’exception de ceux
stipulés dans les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’exercice du droit syndical et à la
participation des travailleurs.

Article 40. L'obligation de réserve entraîne pour l’agent, même en dehors du service, l'interdiction de tout acte,
comportement et commentaire réputés incompatibles avec ses fonctions conformément aux dispositions du règlement
intérieur.

Est réputée incompatible avec la qualité d’agent de la Société toute activité qui, en raison de sa nature ou de ses finalités,
expose, directement ou indirectement son auteur, aux risques de violation des obligations conventionnelles générales et
particulières qui le régissent.

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Règlement intérieur du siège

A ce titre est frappée d'incompatibilité toute activité susceptible de conduire son auteur, volontairement ou involontairement,
à:
- divulguer des secrets professionnels,
- porter atteinte aux intérêts moraux et matériels de la Société,
- l'empêcher de s'acquitter de ses obligations professionnelles en toute indépendance, sérénité et efficience.

Cette obligation comporte, en outre, le respect de la dignité attachée à la fonction ou au poste de travail occupé, quel qu'en
soit le niveau et la nature.

Ceci se traduit par une attitude de réserve tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Société.

A cet égard, l’agent doit avoir constamment, même en dehors des heures de service, une attitude digne de nature à ne pas
porter atteinte au bon renom de la Société.

Il est caractérisé par les comportements suivants:

- dissimulation volontaire d'une activité incompatible avec l'exercice de la fonction occupée au sein de la Société,
- organisation de réunions non autorisées sur les lieux de travail, actions de prosélytisme et discours de propagande
durant le service ou à l'occasion de l'accomplissement du service,
- organisation de quêtes ou de collectes de toute nature, sur les lieux de travail et hors des procédures légales,
- manquement aux règles du secret professionnel ou classé comme tel,
- actes de violence physique, injures et menaces,
- exercice répétitif et/ou habituel d’activités parallèles, pouvant gêner l'exercice régulier de la fonction ou du poste
occupé,
- incitation au désordre sur les lieux de travail perturbant le bon fonctionnement de la Société pour des motifs
incompatibles avec l'exercice des droits syndicaux,
- port de tenues et d'effets vestimentaires non conformes aux prescriptions d'hygiène et de sécurité,
- rassemblements hors activité syndicale régulière dans les locaux professionnels, aires avoisinantes et autres lieux
de travail de la Société.

Le non respect de cette obligation de réserve entraîne des sanctions disciplinaires.

Article 41. L’agent est tenu à un devoir de loyauté à l'égard de la Société, caractérisé par des comportements de nature à
ne pas porter atteinte aux intérêts matériels et moraux et au bon renom de la Société.

Les comportements sont les suivants :

- actes ou tentatives de destruction d'édifices, d'ouvrages, d’équipements, machines, instruments, matières


premières et autres biens et objets constitutifs du patrimoine de la Société, sciemment perpétrés pour des mobiles
malveillants, causant une gêne et/ou perturbant le fonctionnement de la Société,
- vol et détournement des biens et moyens de la Société,
- utilisation frauduleuse des biens et moyens de la Société à des fins inavouées,
- négligences graves dans la mise en oeuvre des instructions régulières de la hiérarchie entraînant des pertes ou des
dommages importants,
- menaces et menées d'intimidation à l'intérieur des lieux de travail,
- refus, d'exécuter des instructions régulières de la hiérarchie pour l'accomplissement de tâches et de travaux
relevant du poste de travail,
- non respect répétitif et habituel des horaires de travail.

Le non respect de cette obligation de loyauté entraîne des sanctions disciplinaires.

Article 42. Dans l'exercice de ses fonctions, l’agent est tenu à une obligation d'impartialité, notamment dans ses relations
avec les tiers. Cette obligation interdit toute discrimination ou traitement inégalitaire, qui n'a pas pour source une disposition
légale ou contractuelle.

Les comportements pouvant affecter cette obligation sont les suivants:

- falsification ou tentatives de falsification de documents de service en vue de nuire à un client sous traitant
(services, consulting …) ou de le favoriser.

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- Manquement aux dispositions et réglementation en vigueur en matière de passation de marchés public en vue de
favoriser ou de nuire à un prestataire de services ou autre,
- utilisation de la fonction en vue de favoriser ou de nuire à un client ou prestataire de service,
- favoritisme ou ostracisme vis-à-vis des clients ou prestataires de service.

La violation de cette obligation d’impartialité entraîne des sanctions disciplinaires.

Article 43. Dans l’exercice de ses activités, il est strictement interdit au travailleur de :

- se livrer à des travaux personnels sur les lieux de travail ou à toute opération de commerce d'articles de tout
genre sur les lieux de travail et pendant les heures de service.
- faire circuler des listes de souscription de toute nature et les collectes sous toutes ses formes.
- diffuser tout écrit, tract, pétition, enregistrement audio ou vidéo non conformes à l’activité professionnelle ou
en violation des dispositions législatives et réglementaires relatives à la participation des travailleurs.
- organiser et/ou participer à des réunions ou des regroupements sur les lieux de travail en violation des
dispositions législatives et réglementaires prévues en la matière.
- raturer, lacérer les affiches et tout document apposé sur les lieux de travail.
- introduire au lieu de travail des boissons alcoolisées ou des stupéfiants.
- se présenter au travail dans un état d’ivresse.

Article 44. Pour toute violation des dispositions relatives aux obligations professionnelles, la Société peut prendre de droit
toute mesure tendant à sauvegarder ses intérêts. Ces mesures n'excluent pas toutefois les poursuites pénales et sanctions
disciplinaires qui peuvent être encourues.

Article 45. Tout affichage, décoration ou aménagement de locaux de travail, des véhicules, d’engins, ou d’équipements ainsi
que des infrastructures annexes ou de soutien, doivent être conformes à l’obligation de réserve, à l’éthique de travail, aux
normes de travail et aux consignes de sécurité et d’hygiène.

Article 46. Lorsque l’agent abandonne son poste de travail soumis à des conditions particulières telles que le travail posté
..., il est tenu de donner l'information et se justifier immédiatement par tous moyens auprès de sa hiérarchie.

La Société peut prendre de droit toute mesure tendant à sauvegarder ses intérêts.

Ces mesures n'excluent pas toutefois les poursuites et sanctions disciplinaires qui peuvent être encourues.

CHAPITRE 3. Des obligations liées à la formation

Article 47. Tout agent est tenu de suivre les cours, cycle ou action de formation ou de perfectionnement organisé par
l’employeur en vue d’actualiser, d’approfondir ou d’accroître les connaissances générales, professionnelles ou
technologiques du travailleur, sans pour autant que ce dernier ne prétende à une promotion automatique à l’issue de la dite
formation.

Article 48. L’employeur peut exiger de l’agent dont les qualifications ou les compétences le permettent, de contribuer
activement aux actions de formation de perfectionnement qu’il organise.

CHAPITRE 4. Les réclamations.

Article 49. Tout travailleur qui désire présenter individuellement une requête ou une réclamation à la hiérarchie doit la faire
dans les conditions prévues par les dispositions réglementaires en la matière, et notamment le respect de la voie
hiérarchique et le recours aux voies de règlements internes avant saisine de toute instance externe.

Article 50. Les réclamations sont individuelles, le nom, la qualité et le lieu de travail de son auteur déclinée. Toute
réclamation ou recours est traité conformément aux dispositions réglementaires relatives aux conflits de travail.

Pour être recevable, la réclamation ou le recours doit porter sur des questions ayant trait à la relation de travail et fondée sur
la loi, la convention collective, le présent règlement intérieur ou le contrat de travail.

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Elle est obligatoirement soumise à la hiérarchie directe. Au cas où celle-ci ne donne pas suite dans un délai de 08 jours
ouvrables à compter de la date de réception de la réclamation ou du recours, ou au cas où cette suite ne satisfait pas
l’agent, celui-ci saisit le responsable supérieur qui doit lui notifier sa réponse motivée dans un délai de 15 jours à compter de
la date de sa saisine.

Article 51. Il est institué un registre de doléances et de réclamations, mis à la disposition du public, des visiteurs, clients. Ce
registre est côté, paraphé et régulièrement visé par les responsables concernés. La hiérarchie est tenue d'étudier le contenu
du registre et d'indiquer pour chaque réclamation, la suite qui lui a été donnée.

Une réclamation non traitée dans un délai de deux (2) mois, constitue une faute de négligence pour le responsable
concerné.

CHAPITRE 5. De la protection et la préservation du patrimoine


Section1. L'usage des services, moyens, équipements, outillages et matériels roulants

Article 52. L’utilisation des services, moyens, équipements, outillages et matériels roulants de la Société à des fins
personnelles ou non professionnelles, et la soustraction frauduleuse d’un matériel de bureautique ou outillage de chantier ou
d’atelier sont interdites.
Le contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires.

Article 53. Chaque travailleur est responsable de l'état de fonctionnement des moyens et matériels mis à sa disposition; il
est tenu d'utiliser le matériel qui lui est confié conformément à son objet, il lui est interdit de l'utiliser à d'autres fins,
notamment personnelles.

La mise à disposition de ces moyens fait l’objet d’un inventaire individuel cosigné par les deux parties. Toute disparition de
l’un de ces moyens doit être signalée immédiatement à la hiérarchie.

Aucune modification ou échange de l’un de ces moyens ne peut avoir lieu sans l’autorisation préalable de la hiérarchie et la
consignation dans l’inventaire individuel.

Article 54. Tout arrêt de fonctionnement des appareils d’équipements, ou installations, tout incident, toute défectuosité ou
perte d'un outil de travail doit être signalé au responsable hiérarchique concerné. Cette disposition s'étend également aux
véhicules automobiles de toute nature et engins de manutention ou autres.

Article 55. Toute perte, disparition, détérioration, immobilisation, défaillance ou anomalie survenue à l’un des moyens mis à
disposition, expose l’agent, en sus des sanctions disciplinaires, au dédommagement du préjudice causé, conformément à la
réglementation en vigueur.

Article 56. Les prescriptions du code de la route et les panneaux de signalisation routieres doivent être impérativement et
scrupuleusement respectées par les conducteurs des véhicules et engins lorsqu’ils circulent dans l’enceinte des lieux de
travail.

Article 57. L'utilisation d'un véhicule personnel pour des raisons de service et pendant les heures de travail est soumise à la
réglementation interne. Elle est subordonnée notamment à la possession par l'intéressé d'une assurance couvrant l'usage
du véhicule.

En cas d'infraction, la Société dégage sa responsabilité tant vis à vis de la sécurité sociale que des tiers et des sociétés
d'assurance et ceci sans préjudice des sanctions qui pourraient être prises, des conducteurs contrevenant tenues
responsables.

Article 58. Lorsque les agents utilisent les garages et parcs de stationnement aménagés dans l'enceinte des lieux de travail
pour garer leurs véhicules, ils doivent respecter les règles d'utilisation et de circulation édictées, ainsi que les panneaux et
autres modes de signalisation.

Article 59. La mise à disposition d'un parc de stationnement, implique nécessairement son occupation et l'observation de
toutes les dispositions relatives à la responsabilité civile de la Société ou du salarié en cas de dommage.

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Section 2. La logistique et moyens de communication

Article 60. La réception de correspondance, de communication téléphonique ou fax ou autre à caractère personnel au lieu
de travail est interdite, sauf cas de force majeure, auquel cas une autorisation préalable doit être accordée par la hiérarchie.

Article 61. La demande d’appel téléphonique à caractère personnel vers l’extérieur est exceptionnelle et est soumise à
autorisation préalable.
L’usage du téléphone intérieur est strictement réservé aux affaires du service.

Article 62. Le non respect des dispositions en matière d’utilisation de la logistique et des moyens de communication
entraîne des sanctions disciplinaires.

Article [Link] Société décline toute responsabilité en cas de perte, de vol d’effets personnels, sauf si la victime confond par
preuves l’auteur de l’acte. Dans ce cas la procédure disciplinaire est engagée.

TITRE IV. HYGIENE ET SECURITE


Section 1. Des consignes générales d’hygiène et de sécurité

Article 64. Toutes les dispositions tendant à préserver la santé et l’intégrité physique et mentale du travailleur, doivent être
préservées.

Les moyens et équipements visant à garantir une hygiène et une sécurité maximale sont mis à la disposition du personnel et
ce conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

Article 65. Des règlements, des consignes et des prescriptions relatifs à la prévention des risques professionnels, à
l’hygiène et à la sécurité sont établis et mis en œuvre par la Société, conformément à la législation et à la réglementation en
vigueur. A cet effet, la hiérarchie prend toutes les mesures utiles pour appliquer et mettre en œuvre ces dispositions.

Le personnel d’encadrement et celui des services de sécurité tout particulièrement doivent veiller à la stricte application des
mesures et règlements relatifs à la protection des biens et des personnes, à la prévention des accidents et des incendies.

Article 66. Le personnel doit se conformer impérativement aux règlements, prescriptions et consignes relatifs à la propreté,
à l’hygiène, la sécurité des personnes, des moyens, des lieux et annexes de travail ainsi que de tout moyen ou
infrastructure, sous peine de sanctions disciplinaires prévues par le présent règlement intérieur.

Ils doivent notamment veiller à la préservation de la propreté des lieux et moyens mis à leur disposition, à l’utilisation des
équipements réglementaires nécessaires à leur sécurité personnelle (gants chaussures de sécurité…).

Tout appareil électrique doit être débranché en fin d’usage.

Certaines prescriptions doivent être strictement respectées. Ainsi il est interdit de:

- Introduire et consommer dans les lieux de travail de boissons alcoolisées ou de toute autre substance nuisible à la
santé et à la sécurité individuelle et collective, notamment les stupéfiants.
- introduire tous animaux dans les lieux de travail ou à leur proximité.
- Introduire et utiliser sur les lieux de travail tous moyens de divertissement.
- préparer et consommer des repas sur les lieux de travail, sauf dans les locaux désignés spécialement à cet effet
par la hiérarchie.
- utiliser tout support magnétique n’émanant pas de la Société et subordonnée aux règles de sécurité en vigueur en
matière informatique.
- fumer dans des locaux et emplacements où cette interdiction est affichée sur les panneaux.
- porter des vêtements amples et flottants, à proximité des engins, des machines et mécanismes tournants.
- de se livrer à toute opération de commerce d'articles de tout genre,

Toute infraction à ces mesures, entraîne des sanctions disciplinaires.

La réglementation interne fixe les consignes chaque fois qu'il y a lieu. Elles complètent en tant que de besoin les
prescriptions définies par le présent règlement, et sont applicables dans tous les cas.
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Section 2. De l'hygiène

Sous Section 1. Des prescriptions générales.

Article 67. La Société assure dans les emplacements ou locaux où s'effectue le travail un état constant de propreté,
d'hygiène et de salubrité nécessaires à la santé des travailleurs.
Les ambiances de travail, atmosphère, bruits, éclairage, sont maintenues à un niveau compatible avec la bonne santé des
travailleurs.

Les lieux du poste de travail, ses abords et ses accès doivent être tenus en état constant de propreté par le titulaire du
poste.

Article 68. Le personnel occupant des postes de travail insalubres, salissants, dangereux ou impliquant des contraintes
particulières au plan physique ou nerveux sont soumis selon le cas à des mesures de prévention particulières, notamment
une réduction d'horaire ou supplément de congés ou de repos.

Article 69. Toutes les mesures nécessaires pour l'application des prescriptions en matière d'hygiène du personnel en
conformité avec la législation et la réglementation en vigueur, sont prises.

- Les moyens susceptibles d'assurer l'hygiène corporelle (toilettes, lavabo, eau potable, savon, serviette...) sont
mis à la disposition du personnel.
- Des douches sont prévues pour le personnel affecté à des travaux insalubres et salissants. L'horaire de
passage dans ces douches est fixé par la hiérarchie.
- Des armoires individuelles fermant à clés, sont mis à la disposition du personnel des services techniques qui
doivent être nettoyées régulièrement par leurs utilisateurs.
La responsabilité de la Société est dégagée en cas de vol ou de détérioration des objets ou vêtements
entreposés dans les armoires individuelles.

Article 70. L’accès aux vestiaires pendant les heures de travail est réglementé. Dans le cas où les circonstances le justifient,
la hiérarchie se réserve la possibilité de procéder à toute vérification des vestiaires et/ou armoires.

Sous Section 2. Des obligations du travailleur

Article 71. Tout agent est tenu de se présenter à son lieu et poste de travail dans une tenue vestimentaire correcte et
appropriée conformément aux usages de propreté et de respectabilité et aux normes d’hygiène et de sécurité dans le
travail, sous peine de s'en voir refuser l’accès par sa hiérarchie.

Il est tenu également de maintenir les lieux de travail et les espaces communs dans un état de propreté et d'observer les
règles élémentaires d'hygiène en usage.

Article 72. Le personnel occupé à des postes de travail insalubres, salissants, dangereux bénéficie, selon le cas, de moyens
de protection individuels et collectifs.

Article 73. Sous peine de sanction disciplinaire, il est interdit de prendre ses repas en dehors des locaux prévus à cet effet.

Toutefois, l’agent peut, en l’absence d’un service de restauration de la société, emporter avec lui au lieu de travail des
victuailles destinées à sa restauration personnelle et ce, en cas d’aménagement par l’employeur d’un local adéquat.

Section 3. De la sécurité

Article 74. Les locaux et emplacements affectés au travail sont aménagés de manière à garantir la sécurité des travailleurs.
Les sites présentant un danger pour le personnel et ceux considérés comme protégés, doivent faire l’objet d’une
signalisation spécifique. L’accès au personnel non habilité ou non autorisé est interdit.
Des dispositions particulières fixent, en tant que de besoin, des consignes appropriées. Elles complètent les prescriptions
définies par le présent règlement, et sont applicables dans tous les cas.

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Article 75. La sécurité des personnes est intégrée dans le choix des techniques et technologies et dans l’organisation du
travail. Les installations, équipements, outillage, engins, doivent être appropriés aux travaux à effectuer et faire l'objet de
vérification et d'entretien périodique.

Article 76. Les interventions sur les appareils et équipements sont réalisées conformément au code des manoeuvres et
carnets de prescriptions générales en application dans la Société.

L’accès des zones protégées doit être prescrit par une signalisation spécifique et interdit au personnel non autorisé.

Article 77. Lorsque pour des raisons de sécurité liées à la nature de certaines activités ou installations, ou pour des raisons
impératives d'hygiène, l'interdiction de fumer est prescrite, les travailleurs sont tenus de s'y conformer.

De même, pour tout travail en hauteur, il est obligatoire d’utiliser le matériel de protection approprié à cet effet (casque,
ceinture, garde-corps, échafaudage, échelle, harnais…).

Article 78. Chaque agent est responsable de sa sécurité personnelle, et doit contribuer à préserver celle des autres.
Tout agent qui suspecte ou constate qu'une situation ou un dispositif présente un danger imminent pour lui même et/ou pour
ses collègues, doit en avertir immédiatement la hiérarchie ou la personne qualifiée et/ou désignée à cet effet.

Article 79. En cas de péril d’incendie, les responsables hiérarchiques et les préposés à la sécurité mettent en œuvre les
plans d’urgence d’évacuation du personnel, préalablement défini par la Société, pour chaque lieu de travail.

Article 80. L'enlèvement ou la neutralisation de tout dispositif de protection des équipements constitue une faute
particulièrement grave et engage la responsabilité de son auteur.

Article 81. Le responsable hiérarchique et le préposé à la sécurité du lieu de travail, sont responsables de l’application des
règles en matière d’information, de sensibilisation et de formation de la prévention et de l’utilisation des moyens de
protection individuelle et collective. A cet effet, il leur incombe de mettre en oeuvre les prescriptions et les moyens en
matière de sécurité du personnel conformément à la législation et la réglementation en vigueur.

Ils doivent veiller à la stricte application des consignes et mesures tendant à la protection des travailleurs et à la prévention
en matière de sécurité.

Article 82. Les agents sont tenus d'observer et de respecter strictement les consignes générales visant la prévention et la
protection individuelle et collective. Ils doivent à cette fin, utiliser les moyens et équipements de sécurité mis à leur
disposition.

Ils doivent également respecter :


- les consignes de sécurité en cas d'incendie,
- veiller à maintenir libre l’accès réservé aux moyens et matériels de lutte contre l'incendie (extincteurs, lances etc..)
ainsi que les issues de secours.
- respecter l’emplacement et l’état des dispositifs de protection et se conformer aux prescriptions affichées par la
Société.

L’usage d’un extincteur doit être signalé au responsable hiérarchique afin de le faire recharger par la structure chargée de la
sécurité.

L’agent peut ne pas répondre à un ordre hiérarchique lorsque l’instruction est contraire aux prescriptions en vigueur, il doit
informer obligatoirement la hiérarchie du danger qui se présente.

Article 83. Le personnel utilisant des véhicules ou du matériel roulant est responsable de l'état de propreté, de
fonctionnement et d'entretien des dits véhicules et matériel; il doit se conformer aux règles du code de la route lors de ses
déplacements sur les voies de circulation.

Article 84. Tout accident, même léger ou en apparence bénin, survenu à l'occasion ou au cours du travail (accident de trajet
également) doit être immédiatement (au plus tard dans les 24 heures) déclaré par le travailleur (ou par les travailleurs
témoins de l'accident) à la hiérarchie. Cette dernière doit établir aussitôt, le compte rendu de l’accident de travail ou de trajet,
et en informer les structures concernées (gestion du personnel, sécurité).

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Article 85. Si des raisons impérieuses de sécurité l'exigent, ou en cas de vol constaté dans l'enceinte de la Société, la
hiérarchie se réserve le droit de faire procéder à la vérification des objets emportés par les travailleurs.

A cet effet, la vérification est effectuée à la sortie des lieux de travail par le personnel de contrôle dûment habilité par la
hiérarchie, qui invite les intéressés à présenter le contenu de leurs affaires, et/ou ouvrir leur véhicule.

Article 86. Pour permettre l’identification des personnes aux accès et sorties, il est institué des cartes professionnelles ou
badges.

La carte professionnelle ou badge est strictement personnel, il doit être présenté à toute demande de l’employeur. Des
cartes d'identification spécifiques sont délivrées aux travailleurs habilités de par leur fonction, à accéder dans les lieux de
travail et installations de la Société.

Toute perte, disparition ou vol de la carte professionnelle doit être immédiatement signalée au responsable hiérarchique.

Article 87. La conservation d'une carte professionnelle ou badge ou carte d’accès est strictement interdite lorsque les
conditions de leur utilisation ont changé suite à une mutation ou un départ temporaire.
Elle est obligatoirement restituée au moment de la cessation de la relation de travail.
L’établissement du solde de tout compte est subordonné à cette restitution, sauf en cas de perte, disparition ou vol dûment
établi.

Article 88. Toute personne étrangère ne peut accéder dans les locaux de travail, sans autorisation de la hiérarchie. Elle ne
peut se déplacer dans les locaux et lieux de travail, sans être accompagnée par une personne habilitée et/ou disposer d'un
badge, délivré à la réception, à l’entrée de l’enceinte des lieux de travail de la Société.

Section 4. De la médecine du travail

Article 89. La médecine du travail est organisée au sein de la Société selon un schéma défini dans un cadre réglementaire
et en application du principe de son exercice sur les lieux mêmes du travail.

Article 90. Conformément à la législation en vigueur la médecine du travail est une obligation à la charge de la Société. La
médecine du travail a pour objectif essentiel la protection de la santé du travailleur par une mission essentiellement
préventive et/ou accessoirement curative.

Article 91. L'ensemble du personnel est tenu de se soumettre aux différentes visites médicales prévues par la législation et
les clauses de la convention collective à savoir:

- les visites d'embauche


- les visites périodiques
- les visites de reprise après maladie ou accident de travail
- les visites de contrôle pour reprise de travail selon des modalités arrêtées par le médecin du travail.

Les agents exposés à des risques découlant d’un travail dangereux, tel que défini par les dispositions conventionnelles font
l’objet d’examens médicaux plus fréquents.

Le refus de se soumettre à cette prescription expose son auteur à des sanctions disciplinaires.

Section 5. De la prévention en matière d'hygiène et de sécurité

Article 92. En application des dispositions législatives relatives à l'hygiène, la sécurité et la médecine du travail, il est institué
au sein de la Société une commission paritaire d'hygiène et de sécurité au niveau des Directions Générales et du siège de la
Maison mère, avec la mise en place d’un préposé à l’hygiène et la sécurité au niveau des chantiers.

Ces commissions sont chargées de l’élaboration des règlements et consignes d’hygiène et de sécurité.

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Il est institué des commissions d'hygiène et de sécurité d’unité dans :

- La Direction Générale de l’Engineering,


- La Direction Générale de du Développement et de la Stratégie,
- La Direction Générale des Systèmes d’Information,
- Le siège de la Maison mère qui comprend :

o Secrétariat Général,
o Direction de l’Audit Gestion,
o Direction de l’Audit Technique,
o Direction Prévention et Sécurité
o Services Centraux de la Direction Générale
o Direction Exécutive Ressources Humaines,
o Direction Exécutive des Finances et de la Comptabilité,
o Direction Infrastructures Immobilières et Equipements.

Et une Commission d’Hygiène et de Sécurité de la Société (CHS/E).

Sous section 1. La commission d'hygiène et sécurité de la Société.

Article 93. La Commission d'Hygiène et Sécurité de la Société est composée de:

- Trois (3) membres représentant la direction de la Société désignés par le Président Directeur Général dont le président,
- Trois (3) membres représentant les travailleurs désignés par l’organisation syndicale représentative, ou à défaut par la
coordination des délégués du personnel.

Ces membres sont désignés pour une période de trois (3) ans, renouvelable. En cas d’interruption du mandat d’un membre
de cette commission il est remplacé dans les mêmes formes.

Article 94: Les membres de la CHS/E sont choisis en raison de leur qualification ou de leur expérience en matière d’hygiène
et de sécurité.

Article 95. Au sein de tous les lieux de travail éloignés ou excentrés du siège (locaux, chantiers travaux...) le responsable
local est chargé des questions d'hygiène et de sécurité. Il procède, à ce titre, à la désignation d’un préposé à l’hygiène et à la
sécurité.

Article 96 : La commission d’Hygiène et Sécurité de la Société (CHS/E) est chargée :

- de coordonner et d’orienter les activités des commissions des unités ;


- de participer à l’élaboration de la politique générale de l’Entreprise en matière d’hygiène et de sécurité et de la
médecine du travail;
- d’examiner et / ou de participer à l’élaboration, au suivi, et au contrôle des programmes annuels et /ou pluriannuels de
prévention des risques professionnels établis au sein de l’Entreprise;
- d’organiser des séminaires, rencontres et stages à l’intention des membres des commissions des unités ;
- de réunir toute information et toute documentation de nature à contribuer au développement et au renforcement de
l’hygiène, de la sécurité et de la médecine du travail dans les unités ;
- d’établir des statistiques sur les accidents du travail et les maladies professionnelles au niveau de l’entreprise ;
- d’établir un rapport annuel d’activités qu’elle soumet au président directeur général de l’Entreprise, elle en adresse une
copie à l’inspecteur du travail territorialement compétent.

Section 2. Les commissions d’hygiène et de sécurité des Unités

Article 97. Les Commissions d'Hygiène et Sécurité des Unités (Directions) sont composées de:

- Deux (2) membres représentant la direction désignés selon le cas par le Président Directeur Général ou le Directeur
Général dont le président,
- Deux (2) membres représentant les travailleurs désignés par l’organisation syndicale représentative, ou à défaut par la
coordination des délégués du personnel.

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Règlement intérieur du siège

Ces membres sont désignés pour une période de trois (3) ans, renouvelable. En cas d’interruption du mandat d’un membre
de cette commission il est remplacé dans les mêmes formes.

Article 98. Les membres de la CHS/U sont choisis en raison de leur qualification ou de leur expérience en matière d’hygiène
et de sécurité.

Article 99. La commission d’hygiène et de sécurité de l’unité (Direction) a pour attributions :

- de s’assurer de l’application des prescriptions législatives et réglementaires en vigueur, en matière d’hygiène et de


sécurité ;
- de suggérer les améliorations jugées nécessaires ; à ce titre, elle est associée à toute initiative portant notamment sur
les méthodes et procédés de travail les plus sûrs, le choix et l’adaptation du matériel, de l’appareillage et de l’outillage
indispensables aux travaux exécutés, et l’aménagement des postes de travail ;
- de procéder à toute enquête, à l’occasion de chaque accident du travail ou maladie professionnelle grave, aux fins de
prévention ;
- de contribuer à l’information des travailleurs, à ce titre, elle veille et participe ; à l’information des nouveaux embauchés,
des travailleurs affectés à de nouvelles tâches ou dans de nouveaux ateliers, au sujet des risques auxquels ils peuvent
être exposés et des moyens de s’en protéger ;
- de contribuer à la formation et au perfectionnement des personnels concernés, en matière de prévention des risques
professionnels; elle participe à ce titre, à l’élaboration du programme de formation et perfectionnement des équipes
chargées des services d’incendie et de sauvetage et veille à l’observation des consignes prescrites.
- de développer le sens du risque professionnel et l’esprit de sécurité au sein des travailleurs ;
- d’établir des statistiques relatives aux accidents du travail et maladies professionnelles ;
- d’établir un rapport annuel d’activités, qu’elle soumet au président directeur général ou le Directeur Général de
l’Entreprise, elle en adresse une copie à l’inspecteur du travail territorialement compétent.

Le préposé à l’hygiène et la sécurité a pour attributions :


- de s’assurer de l’application des prescriptions législatives et réglementaires en vigueur, en matière d’hygiène et de
sécurité ;
- de définir, proposer les moyens d’amélioration de la sécurité du personnel ;
- de prévenir les accidents de travail au niveau de l’Unité ;
- d’assister et de conseiller les responsables pour la résolution de problèmes liés à la prévention et à la sécurité ;
- de contribuer à la formation et au perfectionnement des personnels concernés, en matière de prévention des risques
professionnels;
- de veiller au respect des recommandations de la CHS/E de la Société et suit la mise en œuvre des décisions prises ;
- de participer avec la CHS/E de la Société aux enquêtes à l’occasion de chaque accident du travail ou maladie
professionnelle grave ;
- d‘inspecter et de visiter les chantiers, ouvrages et installations ;
- de s’assurer que les matériels et les installations sont conformes aux normes prévues par la législation ;
- de veiller à l’élaboration des statistiques des accidents de travail et maladies professionnelles au niveau de l’Unité.

Article 100. La commission procède à l’inspection des lieux de travail, en vue de s’assurer :
- de l’existence de bonnes conditions d’hygiène et de salubrité ;
- du respect et de l’application des prescriptions réglementaires en matière de contrôles périodiques et de vérifications
des machines, installations et autres appareils ;
- du bon entretien et du bon usage des dispositifs de protection.

Elle en évalue les résultats.

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Règlement intérieur du siège

Sous section 3. Du fonctionnement et du contrôle.

Article 101. Dans les huit (8) jours qui suivent l’installation de la commission d’hygiène et sécurité de la Société, un
règlement intérieur est établi fixant les règles de son fonctionnement.

Article 102. Les travaux de secrétariat et de suivi des décisions et mesures arrêtées sont assurés par les responsables
chargés de la sécurité.

Les directions du siège du Groupe sont tenues de remettre obligatoirement à la CHS/E les informations ainsi que les
moyens matériels nécessaires à l’exercice de ses missions.

Article 103. La CHS/E se réunit au moins une fois par trimestre. Elle se réunit également sur convocation de son président,
à la suite de tout accident du travail grave ou incident technique majeur, ou à la demande des membres représentant des
travailleurs, ou du médecin de travail.

Article 104. Les décisions et mesures prises, sont consignées dans les procès verbaux de réunions. Ces procès verbaux
ainsi que les rapports établis par la CHS/E sont consignés sur le registre d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail.

Ce registre, et celui des accidents du travail, et les statistiques y afférentes, sont tenus à la disposition de l’inspecteur du
travail territorialement compétent, ainsi qu’à tout corps d’inspection et de contrôle légalement habilité.

Article 105. Il est institué au secrétariat de la CHS/E un registre dans lequel sont notamment consignés:

- la programmation des réunions de la CHS/E ;


- les mesures et décisions prises en matière d'hygiène et de sécurité;
- les avis de toute nature concernant les problèmes d'hygiène et de sécurité et émanant des personnes chargés de la
sécurité et l'hygiène (notamment les membres de la CHS, le médecin du travail ...) ;
- et toute autre information dans ce domaine.

Article 106. Le médecin du travail peut participer aux travaux de la commission à titre de conseiller. De même la CHS/U
(Direction) ou la CHS/E peut faire appel lors de ses travaux ou inspection des lieux de travail et à titre consultatif au
concours de toute personne qualifiée ou organisme compétent en matière d’hygiène, de sécurité et de médecine du travail.

Article 107. Les membres de la CHS/E sont tenus au respect du secret professionnel, en ce qui concerne les informations
et toutes les questions présentant un caractère confidentiel.

Article 108. Les membres de la CHS/E, et le médecin du travail doivent s'adresser obligatoirement à la hiérarchie, par
requête verbale ou écrite, avant toute saisine externe, en cas de constat d'une négligence ou d'un risque pour lequel les
mesures appropriées n'ont pas été prises.

En cas de danger grave ou imminent constaté, la requête est adressée au Directeur Général ou Directeur Central concerné,
et portée sur le registre cité ci-dessus. Elle comporte toutes les observations détaillées sur la gravité et les conséquences
éventuelles du fait constaté.

Le Directeur Général ou Directeur Central concerné, après en avoir pris connaissance, avise dans les 24 heures l'inspection
du travail territorialement compétente.

Des mesures d'urgence doivent être prises immédiatement.

Article 109. Les décisions de la commission d’hygiène et de sécurité revêtent un caractère important pour l’ensemble du
personnel, elles doivent être appliquées par tous les agents.

Article 110. L’inobservation des avis de la CHS par un responsable ayant délégation de pouvoirs, est susceptible d’entraîner
un accident matériel ou corporel grave. Dans de telle situation, le responsable concerné est suspendu de ses fonctions, la
procédure disciplinaire est engagée à son encontre.

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Règlement intérieur du siège

Article 111. La violation d’une consigne ayant trait à la prévention ou à la sécurité constitue une faute grave, notamment
lorsqu’il y a survenance d’une maladie ou d’un accident imputable à cette infraction dès lors que son auteur avait
conscience ou connaissance de la gravité du risque découlant de cette violation.

TITRE V. DE LA DISCIPLINE.

CHAPITRE 1. De la discipline générale

Article 112. La discipline sur les lieux de travail est une prérogative exercée par la Société dans le cadre des prescriptions
du présent règlement intérieur.

Article 113. Sont considérées comme telles, les principales interdictions édictées dans le présent règlement intérieur. Elles
peuvent être modifiées par suppression, addition ou adaptation selon les spécificités des conditions de travail de chaque lieu
de travail.

Article 114. L’agent quel que soit son rang dans la hiérarchie, est tenu de respecter, sous le lien de la subordination de sa
hiérarchie, les règles relatives à l’organisation technique du travail, à l’hygiène et à la sécurité, telles que fixées par le
présent règlement intérieur, ainsi que les dispositions légales, réglementaires et conventionnelles.

A cet effet, il est tenu :

- de se conformer aux instructions, consignes et prescriptions portées à sa connaissance par voie de note de
service ou d'affichage. Tout acte de nature à troubler le bon ordre et la discipline est interdit.

- au respect envers ses collègues de travail et la hiérarchie; tout manquement de quelque nature que ce soit
diffamation, injures, violence, rixe, voie de fait, constitue une faute professionnelle grave.

Article 115. Le travailleur exerçant des prérogatives hiérarchiques ou d’encadrement est tenu, sous peine de poursuites
disciplinaires :

- de respecter et de faire respecter la discipline générale en milieu professionnel, à l’effet de favoriser


l’instauration au sein de son collectif, d’une bonne ambiance de travail,
- d’exercer son rôle d’animateur des membres de son équipe de travail et son autorité vis à vis des agents
placés sous sa dépendance,
- de mettre en oeuvre les procédures prévues par le présent règlement, dès qu'un manquement leur est signalé
ou porté à leur connaissance, par écrit,
- d’engager, le cas échéant, les poursuites légales parallèlement à la procédure disciplinaire.

Article 116. Il est tenu, dès qu'un manquement lui est signalé ou porté à sa connaissance, par écrit, de mettre en oeuvre les
procédures prévues par le présent règlement. Il doit en outre, recueillir toutes les informations nécessaires pour lui permettre
de statuer sur les faits.

Tout responsable investi du pouvoir disciplinaire qui néglige de prononcer des sanctions, ou refuse de le faire lorsqu'il a
constaté des manquements ou lorsque ceux qui ont été portés à sa connaissance s'avèrent fondés, est sanctionnable, sans
préjudice de la responsabilité attachée à ses fonctions.

Article 117. Lorsqu’une faute professionnelle est imputable à un agent, elle est censée être le fait du supérieur hiérarchique
directe, si celui-ci, lorsqu’il en a eu connaissance, ne désavoue pas son auteur est ne prend pas de mesures disciplinaires à
son encontre.

Article 118. L’exercice de l’activité syndicale conformément à la loi ne peut être un motif de sanction disciplinaire. Lorsqu’un
représentant du personnel (syndicat – comité de participation) fait l’objet d’une faute disciplinaire, l’instance qu’il représente
doit être préalablement informée avant d’engager toute procédure disciplinaire à son encontre.

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CHAPITRE 2. De la nature des fautes et sanctions

Section 1. De la nature des manquements

Article 119. Les manquements intentionnels ou non, et toutes négligences aux obligations qui découlent de la relation de
travail telles que déterminées par la législation en vigueur, les dispositions conventionnelles, le contrat de travail, le présent
règlement intérieur et les notes de service qu’il prévoit, constituent des fautes professionnelles.

La faute professionnelle peut être commise :

- dans la structure d’affectation ;


- en dehors de cette structure, mais au sein du lieu de travail ou une dépendance de celui-ci ;
- en dehors du lieu de travail et dans ce cas, elle doit être en rapport direct avec les activités professionnelles de
l’agent fautif.

Article 120. Les infractions et manquements à la discipline générale de la Société sont classés, sans préjudice de leur
qualification pénale éventuelle comme suit :

- les fautes du 1er degré sont celles relatives à la discipline générale, et constituent un simple manquement à la
discipline générale sans gravité sur le fonctionnement des structures et de la bonne marche de la Société.

- les fautes du 2ème degré sont celles relatives à des actes non conformes à l’organisation et au fonctionnement
de la Société, sans conséquence ou répercussion sur la production, la gestion, les relations
socioprofessionnelles, le renom de la Société, les biens, les personnes ou à des actes caractérisés tenant à la
discipline générale, à l’assiduité ou aux cas de récidive de faute du 1er degré.

- les fautes du 3ème degré sont relatives à des actes graves ayant des conséquences ou des répercussions sur
la production, la gestion, les relations socioprofessionnelles, le renom de la Société, les biens ou les
personnes ou relatifs à l’éthique de travail, à des manquements caractérisés à l’assiduité ou aux cas de
récidive de fautes du 2ème degré.

Section 2. Des sanctions disciplinaires

Article 121. Constitue une sanction, toute mesure autre que les observations verbales et rappel à l'ordre écrit prises par la
hiérarchie à la suite d'un agissement considéré comme fautif du travailleur.

Article 122. Outre la sanction disciplinaire, la responsabilité personnelle de l’agent fautif est engagée lorsque les dommages
causés à la Société ou à des tiers résultent d’une omission, d’une négligence grave, d’une faute intentionnelle ou d’une faute
professionnelle inexcusable.

Les sanctions qui peuvent être infligées sont les suivantes:

a) Les sanctions du 1er degré: répriment les fautes professionnelles du 1er degré et se matérialisent par l’une des
mesures précisées ci-après :

- l'avertissement écrit : réprimande écrite destinée à attirer l'attention;


- le blâme: réprobation écrite d'un agissement ou d'une attitude ;
- la mise à pied de 1 à 8 jours ouvrables: suspension de la relation de travail entraînant la privation de la
rémunération correspondante.

b) Les sanctions du 2ème degré : répriment les fautes professionnelles du 2ème degré ; elles se traduisent par :

- la mise à pied de 9 à 30 jours ouvrables : suspension de la relation de travail avec privation de salaire.

c) Les sanctions du 3ème degré : répriment les fautes professionnelles du 3ème degré ; elles se traduisent par
l’une des mesures précisées ci-après :

- la rétrogradation au plus de deux catégories : sanction emportant diminution de la rémunération et susceptible


d'être accompagnée d'une affectation sur un autre poste de travail de classement inférieur ;
- Licenciement : cessation de la relation de travail.
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Article 123. Dans le cas du licenciement, le travailleur concerné bénéficie d’une absence rémunérée cumulable de deux
heures par jour.

Section 3. De la qualification des fautes.

Article 124. Sont considérés fautes du 1er degré, notamment les actes ou faits suivants:

- Non respect de l’horaire de travail (03 retards au plus enregistrés dans le mois),
- absences irrégulières injustifiées dans la limite de deux (2) fois/mois,
- absences pendant les heures de travail,
- interruption du cycle de travail sans raison valable,
- non respect des règles de propreté, de sécurité, d'hygiène et de médecine du travail,
- non respect de la discipline générale de travail, y compris le pointage,
- accès non autorisé sur les lieux de travail, installations et ouvrages tendant à perturber l'activité,
- appel téléphonique à l’extérieur sans autorisation préalable,
- usage abusif du téléphone intérieur à des fins personnelles,
- introduction de personnes étrangères non autorisées sur les lieux de travail tendant à perturber les activités et
la discipline,
- non respect par négligence des procédures et normes de travail et de gestion,
- chahut ou bavardage répété pendant le cycle de travail,
- éclat de voix suite à des disputes,
- exécution des instructions de personnes physiques ou morales autres que celles explicitement désignées par
sa hiérarchie professionnelle ou sollicitées, et non respect de la voie hiérarchique,
- non respect du port de vêtement de travail et des moyens de protection individuels ou collectifs, ainsi que les
tenues distinctives,
- présentation au poste de travail dans un état corporel et une tenue vestimentaire incorrects,
- utilisation des moyens sonores ou visuels ou tout autre moyen de divertissement sur les lieux de travail,
- introduction sur les lieux de travail ou à proximité immédiate des animaux de toute sorte, sauf autorisation
particulière délivrée par la hiérarchie,
- préparation et consommation de repas sur les lieux de travail, sauf sur les lieux autorisés;
- absence d'ordre de mission en cas de déplacement en dehors des lieux habituels de travail,
- défaut de tenue du carnet de bord pour le personnel conduisant des véhicules et engins;
- déviation d'itinéraire non motivée par les conducteurs automobiles;
- transport de personnes non prévues sur l'ordre de mission ou transport de personne ou de biens à des fins
étrangères au service;
- non déclaration de tout incident même léger survenu au cours du travail pouvant entraîner ou non des dégâts;
- non respect du port de badge et refus d'obtempérer aux consignes données aux gardiens et préposés aux
entrées et sorties;
- non respect des procédures internes de traitement des requêtes individuelles (voie hiérarchique),
- non réalisation du programme de travail dans les délais.
- retrait du permis de conduire et/ou de la carte grise du véhicule pendant une durée inférieure ou égale à huit
(8) jours, au travailleur affecté à titre permanent à la conduite de véhicules de l'Entreprise, et notifié par les
autorités compétentes, pour le conducteur déclaré responsable.
- affichage de documents, slogans ou insignes non réglementés par des personnes non autorisées;

Article 125. Sont considérés fautes du 2ème degré, notamment les actes ou faits suivants:

- introduction de boissons alcoolisées au lieu de travail,


- raturer, lacérer les documents apposés dans les lieux de travail et infrastructures annexes ou de soutien,
- pointage par et pour autrui,
- acte, pratique ou manifestation non conforme à l’activité professionnelle ou aux dispositions légales en la
matière, sans conséquence ou répercussion sur la production, la gestion, les relations socioprofessionnelles,
le renom de la Société, les biens ou les personnes,
- absence non autorisée au cours de la journée de travail,
- non signalement de la disparition d’un moyen mis à disposition,
- non respect des consignes générales d’hygiène et de sécurité n’ayant pas entraîner de dégât ou perturbation
dans le travail,
- manquement à l’obligation de réserve pouvant susciter malaise ou tension,
- non respect des normes, objectifs ou rendement liés au poste de travail sans conséquence ou répercussion
sur les coûts, les délais ou l’organisation du travail,

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- attitude ou propos insolents à l’adresse des représentants de la Société et des travailleurs,


- récidives aux fautes du 1er degré; la récidive étant considérée comme une répétition de toute faute du 1er
degré de même qualification commise durant les douze mois qui suivent la constatation de la 1ère faute,
- non respect de l'horaire de travail (retards répétés au plus à 5 fois dans le mois),
- absences irrégulières injustifiées dans la limite de 3 fois dans le mois,
- non réalisation du programme de travail dans les normes et délais fixés,
- refus injustifié de suivre une action de formation programmée et inscrite au plan de formation,
- divulgation, diffusion ou propagation de notes, de documents ou de toute information non autorisée,
- refus d'exécuter ou d'assurer des heures supplémentaires ordonnées par l’autorité hiérarchie pour la
réalisation de travaux particuliers, sauf cas de force majeur.
- refus d'assurer un intérim sauf cas de force majeur,
- retrait du permis de conduire et/ou de la carte grise du véhicule pendant une durée supérieure à huit (8) jours,
et inférieure ou égale à un mois au travailleur affecté à titre permanent à la conduite de véhicules de
l'Entreprise, et notifié par les autorités compétentes, si la responsabilité direct du conducteur est prouvé,
- dégâts causés involontairement aux matériels et véhicules de service ;
- confiscation du véhicule de service par infraction au code de la route pendant une durée égale ou inférieure à
15 jours, si la responsabilité directe du conducteur est prouvée

Article 126. Sont considérés fautes du 3ème degré, et peuvent donner lieu à une rétrogradation de (s) catégorie (s),
notamment les actes ou faits suivants:

- les récidives aux fautes du 2ème degré, la récidive étant une répétition des fautes du 2ème degré de même
qualification, commises durant les douze mois qui suivent la constatation de la 1ère faute,
- les manquements au devoir de loyauté à l'égard de la Société tels que définis à l’article 43 du présent
règlement intérieur,
- les manquements à l'obligation de réserve,
- les manquements à l’obligation d'impartialité dans l'exercice de la fonction,
- refus de subir une contre visite médicale,
- refus d’obtempérer à un rappel de congé
- refus ou absence non justifiée aux visites au titre de la médecine du travail,
- refus d’effectuer une permanence sans motif valable ou cas de force majeur,
- refus de participer à un séminaire ou stage de formation sans motif valable,
- acte, pratique, manifestation non conforme à l’activité professionnelle ou aux dispositions légales en la
matière ayant des conséquences ou répercussions sur la production, la gestion, les relations
socioprofessionnelles, le renom de la Société, les biens ou les personnes,
- circulation de liste de souscription,
- affichage ou distribution de tout écrit, toute pétition, enregistrement audio ou vidéo non conformes à l’activité
professionnelle ou aux dispositions légales en la matière,
- refus de présenter au contrôle sur le lieu de travail, à l’entrée ou à la sortie, le contenu de tout sac, paquet ou
de tout autre emballage en possession de l’agent ;
- absences injustifiées répétées à plus de 3 fois dans le mois
- état d’ébriété sur les lieux de travail.

Article 127. Les fautes susceptibles de donner lieu au licenciement sans indemnité ni préavis, telles que prévues par la
législation en vigueur (loi 90.11 modifiée et complétée) sont celles par lesquelles le travailleur:

1. Refuse sans motif valable d'exécuter les instructions liées aux obligations professionnelles ou celles dont
l’inexécution pourrait porter préjudice à l'Entreprise et qui émanerait de la hiérarchie désignée par
l'Entreprise dans l'exercice de ses fonctions;

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 refus ou non respect des clauses du contrat de travail, d’accessoires à ce contrat ou de conventions,
 refus d’appliquer les règles et procédures des marchés,
 refus d’effectuer une mission sauf cas de force majeure dûment établie,
 refus d’assurer l’astreinte et/ou d’effectuer les interventions urgentes sans motif valable,
 absence du poste d’astreinte ou du service de quart, du service minimum et de la permanence,
 refus d’assurer le service minimum en cas de grève,
 Refus d’exécuter toutes décisions écrites de la hiérarchie pouvant entraîner des préjudices à la Société
et à ses intérêts,
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 refus d’effectuer des heures supplémentaires sauf cas de force majeure dûment établie,
 refus de rejoindre son poste de mutation ou de réaffectation,
 refus d’exécution des tâches et attributions assignées au poste de travail,
 refus de se présenter au contrôle d’usage des véhicules et engins de la Société ayant entraîné un
accident, leur immobilisation ou leur détérioration
 refus de respecter les normes ou objectifs liés au poste de travail entraînant selon le cas, pertes,
destruction, endommagement d’un outillage, équipement, ou tout autre moyen mis à disposition, ouvrage
ou partie d’ouvrage
 refus de respecter les normes, objectifs ou rendements liés au poste de travail entraînant allongement du
délai prévu de réalisation, augmentation du coût fixé ou perturbation dans l’organisation du travail
 refus de respecter des consignes générales d’hygiène et de sécurité entraînant dégâts et perturbations
 refus de contribuer aux actions de formation et ou de perfectionnement initiées par l’employeur et
relevant de son domaine de compétence, sollicitées par la hiérarchie,
 refus d’exécuter une sanction disciplinaire prise par la Société.

2. Divulgue des informations d'ordre professionnel relatives aux techniques, technologie, processus de
fabrication, mode d'organisation ou des documents internes de l'Entreprise sauf si l'autorité hiérarchique
l'autorise ou si la loi le permet;

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 Divulgation du secret professionnel dans toutes les formes qu’il revêt, tendant à porter tout préjudice
possible à la Société,
 Remise de documents de la Société à toute personne non autorisée sauf accord express de la hiérarchie
habilitée,
 détournement, dissimulation de tout document ou information d’ordre professionnel,
 manquement à l’obligation de réserve ayant entraîné des répercussions sur la production, la gestion, les
relations socioprofessionnelles ou le renom de la Société.

3. Participe à un arrêt collectif et concerté de travail en violation des dispositions législatives en vigueur en
la matière;

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 participation à une grève en violation des dispositions légales,


 occupation des lieux non conforme aux dispositions légales et conventionnelles par suite de grève,
 organisation ou participation à des regroupements non conformes à l’activité professionnelle ou aux
dispositions légales en la matière,
 entrave à la liberté de travail,
 refus d’obtempérer à l’exécution d’une ordonnance judiciaire d'évacuation des lieux de travail (locaux ou
installations...),
 incitation à la grève irrégulière ou illicite.

4. Commet des actes de violence;

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 rixe sur les lieux de travail, altercation, coups et blessures portés sur un collègue de travail, un client, un
visiteur ou sur toute personne,
 Violence verbale, injures, calomnie, diffamation, propos grossiers ou injurieux à l’encontre de la Société,
de la hiérarchie ou envers les collègues de travail, dûment prouvée
 atteinte aux bonnes mœurs
 les menaces, intimidation, et voie de fait,

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5. Cause intentionnellement des dégâts matériels aux édifices, ouvrages, machines, instruments, matières
premières et autres objets en rapport avec le travail;

Entrent dans ce cadre notamment les manquements suivants :

 détérioration, destruction, immobilisation de tout moyen de la Société mis à disposition,


 malfaçon par suite de négligence avérée ou intention volontaire.

6. Consomme de l'alcool ou de la drogue à l'intérieur des lieux de travail;

Article 128. Donnent lieu également à licenciement, les fautes graves commises à l'occasion du travail et sanctionnées par
la législation pénale ou par des dispositions pénales spécifiques contenues dans certaines lois et ayant causé un préjudice à
la Société:

 les délits de droit commun : condamnation établie par les autorités judiciaires compétentes
 le harcèlement sexuel qui est défini comme étant une : « infraction commise par toute personne qui abuse de
l’autorité que lui confère sa fonction ou sa profession en donnant à autrui des ordres, en proférant des
menaces, en imposant des contraintes ou en exerçant des pressions, dans le but d’obtenir des faveurs de
nature sexuelles »,

 la corruption, la concussion, la dissimulation les détournements de fonds ou de moyens de la Société quels


qu’en soit la nature ou l’importance :

- perception de dons en nature ou en espèce ou d’autres avantages de quelque forme que ce soit de
la part d’une personne physique ou morale entretenant ou susceptibles d’entretenir des relations
d’affaires directes ou indirectes avec l’entreprise,
- détournement de fonds ou de biens de l’entreprise,
- versement délibéré par quelque moyen que ce soit, à son profit ou à celui d’un tiers d’un salaire
supérieur à celui dû ou de tout versement au titre du salaire non mentionné sur la fiche de paie,
- utilisation non justifiée par des motifs professionnels des services ou moyens de l’entreprise,

 le vol sous toutes ses formes, de tous moyens appartenant à l’entreprise, aux collègues de travail, et clients,
 la production de faux et usage de faux de toute nature, falsification tels que:
- mention erronée sur les fiches de renseignements remplies par l’agent,
- présentation de références professionnelles ou médicales erronées ou falsifiées,
- falsification d’écritures comptables ou autre falsification,
- Non déclaration sur la possession d’intérêts propres ou par personnes interposées avec une
entreprise ou dans une opération commerciale en relation avec l’entreprise,
- Non communication de l’activité du conjoint lorsque la dite activité s’avère en concurrence ou en
affaire avec l’entreprise,

Article 129. Pour les fautes commises à l’article ci-dessus, un dépôt de plainte devant les juridictions compétentes est fait
obligatoirement avant d’engager toute procédure disciplinaire.

La décision finale de l’entreprise est prise lorsque la juridiction saisie du cas, aura prononcé son verdict.

A titre conservatoire, le niveau habilité prononce une suspension maximale de quinze jours et le retrait temporaire de
l’intéressé de son poste.

Article 130. Lorsqu’une condamnation pénale privative de liberté est prononcée à l’encontre d’un travailleur ayant commis
une faute ayant un lien direct ou indirect avec la Société, sa réintégration à son emploi ne peut en aucun être envisagée.

Si par contre la condamnation est sans lien avec l’entreprise, celle ci se réserve le droit d’examiner le cas avant d’accéder
favorablement à sa demande, sauf si le jugement rendu en dernier ressort indique clairement de façon implicite le droit à la
réintégration.

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Article 131. Lorsqu’une affaire disciplinaire est portée devant la justice, et si l’entreprise estime, compte tenu de la gravité de
la faute, ne pas réintégrer le travailleur incriminé, elle doit porter à la connaissance du tribunal, cette intention dès le départ
de l’action en justice.

CHAPITRE 3. De la procédure disciplinaire

Section 1. Du pouvoir disciplinaire.

Article 132. Le pouvoir disciplinaire est du ressort du Président Directeur Général. Il est subdélégué par le Président
Directeur Général, aux Directeurs Généraux et Directeurs Centraux.

Article 133. Les Directeurs Généraux et Directeurs Centraux, sont compétents pour prononcer à leur niveau les sanctions
du 1er degré (de l'avertissement à la mise à pied de 1 à 8 jours) pour le personnel des groupes exécution, maîtrise et cadre
relevant de leur autorité à l’exclusion des cadres supérieurs seniors.

Les sanctions du 1er degré sont infligées dans le respect des principes de l’audition et de l’information, sans passage en
commission de discipline.

Article 134. Les sanctions des 2ème et 3ème degré (mise à pied supérieure à 8 jours, rétrogradation, licenciement et
révocation) ne peuvent être prononcées qu’après passage en commission de discipline.

- Les commissions de discipline des Unités (Directions) sont compétentes pour connaître des manquements du fait des
travailleurs relevant de leur autorité et appartenant aux groupes exécution, maîtrise et cadres,
- La commission de discipline de la société est compétente pour les cas de recours contre les décisions du 3ème degré et
les rétrogradations de catégorie (s).

Article 135. Les sanctions sont prises par les Directeurs Généraux et Directeurs Centraux pour ce qui est du personnel
exécution, maîtrise et cadre, à l’exclusion des cadres supérieurs seniors.

Les sanctions sont prises par le Président Directeur Général du Groupe Sonelgaz Spa pour ce qui est :

o des cadres supérieurs seniors de la maison mère


o les décisions proposées par la CDE suite à des recours.

Article 136. Nonobstant les dispositions de l’article 141 ci-dessus, le traitement d’une affaire disciplinaire impliquant
plusieurs travailleurs se fait conformément à la procédure ci-après :

Les travailleurs appartenant à des unités relevant des commissions de discipline de directions différentes, impliqués dans
une même affaire disciplinaire sont traduits devant la commission de l’unité ayant vécu le manquement à la discipline après
accord du Président Directeur Général.

Section 2. Des organes de la discipline.

Sous section 1. Les commissions de discipline

Article 137. Il est institué une commission de discipline, dans chacune des Directions Générales (CDU), une commission
de discipline de Direction, une commission de discipline au niveau de la Société chargée de traiter les recours et une
commission ad hoc chargée de traiter les affaires disciplinaires relatives aux cadres supérieurs senior de la Société.

Les commissions de Direction Générales et Direction traitent des affaires disciplinaires concernant des fautes du deuxième
et troisième degré pouvant entraîner des sanctions du 2ème et 3ème degré.

Les commissions instituées sont les suivantes:

Pour les structures du siège de la maison mère il est institué 4 commissions :

- La commission de discipline de la Direction Générale Du Développement et de la Stratégie

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- La commission de discipline de la Direction Générale des systèmes d’information


- La commission de discipline de la Direction Générale de l’Engineering
- La commission de discipline du siège regroupant :

 Secrétariat Général,
 Direction de l’Audit Gestion,
 Direction de l’Audit Technique,
 Direction Prévention et Sécurité
 Services Centraux de la Direction Générale
 Direction Exécutive Ressources Humaines,
 Direction Exécutive des Finances et de la Comptabilité,
 Direction Infrastructures Immobilières et Equipements.

Article 138. Les commissions de discipline sont composées de:

 deux (2) représentants de la Direction dont le Directeur Général ou Directeur ou son représentant, l’autre membre étant
désigné par ce dernier,
 deux (2) représentants des travailleurs désignés parmi les délégués du personnel, à défaut parmi les travailleurs de la
Direction désignés par la coordination des délégués du personnel,
et autant de membres suppléants désignés dans les mêmes formes à l’effet de remplacer éventuellement le membre
permanent absent.

Les travailleurs désignés pour siéger dans les commissions de discipline ne peuvent faire l’objet de licenciement, de
mutation ou de toute autre sanction disciplinaire de quelque nature que ce soit, du fait des activités qu’ils tiennent de leur
désignation.

Article 139 : Les commissions de discipline sont présidées par les Directeurs Généraux concernés ou leur représentant
dûment désigné et mandaté, celle du siège par un Directeur désigné par le Président Directeur Général du Groupe. La
commission de discipline du siège de la Direction Générale est installée par le Président Directeur Général.

En cas de partage de voix, le président dispose de la voix prépondérante.


Le mandat des membres de la commission de discipline est fixé à trois ans.

Article 140. Les commissions de discipline des Directions Générales sont installées par leurs Directeurs Généraux
respectifs celle du siège par le Directeur Général du Groupe, ou son représentant. L'installation des commissions de
discipline a lieu en présence d'au moins deux (2) de ses membres.

Article 141. Le président de la commission de discipline désigne, pour chaque affaire disciplinaire un rapporteur qualifié
choisi parmi le personnel relevant de la compétence de la Direction.

Le rapporteur est choisi sur une liste de rapporteurs établie préalablement après avis des délégués du personnel. Il est
désigné par notification écrite, indiquant l’affaire, les personnes incriminées ou pouvant être entendues, ainsi que les lieux et
dates de la tenue de la commission de discipline.

Sous section 2. La commission de discipline de la société (CDE)

Article 142. Une commission de discipline de la Société est instituée au niveau de la Société (CDE). Elle traite des cas de:

- recours contre les décisions de sanction de rétrogradation et de licenciement (3ème degré)


- recours à minima introduit par le président de la commission de discipline, ou par un Directeur Central lorsque ces
derniers considèrent la sanction proposée comme étant non conforme à la gravité de la faute commise.

En cas d'appel à minima, aucune notification de sanction ne doit être signifiée avant la décision finale de la commission de
discipline de la Société.

Les recours sont formulés dans un délai de 15 jours francs à compter de la date de notification de sanction pour les cas
cités à l’alinéa 1 ci-dessus et à compter de la date de la réunion de la commission de discipline de direction pour le recours à
minima.
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Article 143. La commission de discipline de la Société est composée de:

 deux (2) membres représentant la Direction Générale dont le président, désignés par le Président Directeur
Général,
 et deux (2) représentant le personnel proposés par la coordination des délégués du personnel;
et autant de membres suppléants désignés dans les mêmes formes.

En cas de partage des voix, le président de la CDE dispose de la voix prépondérante.

Les membres de la CDE sont désignés pour un mandat d'une durée de 3 ans.

Article 144. Le président de la commission de discipline (commission de discipline de direction, commission de discipline de
l'Entreprise):

- fixe les dates, lieu et heures de la tenue des séances de la commission de discipline,
- convoque les membres, les témoins ainsi que toute personne susceptible d'éclairer la commission de discipline,
- transmet aux membres de la commission de discipline les dossiers disciplinaires établis par le rapporteur.
- désigne éventuellement le membre suppléant représentant la Direction en cas d'absence ou d'empêchement du
membre titulaire,
- dirige les travaux et les débats de la commission de discipline.

Article 145. Les membres de la commission de discipline (commission de discipline de Direction, commission de discipline
de la Société, commission ad hoc) régulièrement convoqués, sont tenus de traiter les affaires disciplinaires qui leur sont
soumises à la première séance dés lors que la moitié des membres au moins sont présents.

Les délibérations ont lieu entre les membres présents à la commission de discipline.

Les travaux de la commission de discipline sont sanctionnés par un procès verbal signé avec ou sans réserves de la part
des membres présents.

Sous section 3. La commission ad hoc au niveau du Groupe

Article 146. Il est institué une commission ad hoc faisant fonction de commission de discipline et obéissant aux mêmes
règles, dont les membres et la composition sont décidés par le Président Directeur Général. Cette commission traite des
affaires disciplinaires engagées à l’encontre des cadres supérieurs seniors de la maison mère.

Section 3. De la procédure disciplinaire

Sous section 1. De l’engagement de la procédure disciplinaire

Article 147. Aucune poursuite disciplinaire ne peut être engagée et aucune sanction ne peut être infligée à un travailleur
sans que celui ci ne soit informé par écrit et dans les délais règlementaires, des griefs retenus contre lui.

Article 148. Dès que la hiérarchie prend connaissance d’une faute commise par un agent, celle-ci établit un 1er rapport
qu’elle transmet au supérieur hiérarchique doté du pouvoir disciplinaire.

Ce dernier, après en avoir pris connaissance, réunit tous les éléments pouvant l’aider dans la suite à donner qui sont :

- l’entretien avec la hiérarchie de l’agent,


- l’entretien avec l‘agent auteur de la faute
- l’entretien éventuellement avec d’autres agents témoins de la faute et/ou impliqués

Article 149. Avant toute décision disciplinaire, l’agent concerné doit être convoqué pour l’entretien préalable ou une audition.

La convocation pour entretien ou audition, est remise à l’agent en main propre contre décharge ou au moyen d'une lettre
adressée sous pli cacheté recommandé avec accusé de réception. Elle comporte :

- la date, l'heure et le lieu de l’entretien (1er degré),


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- les griefs retenus contre lui pour lui permettre de préparer sa défense
- la possibilité pour lui de se faire assister lors de son entretien par un travailleur de son choix, relevant de la
Société.

En cas de non présentation à l’entretien ou l’audition, une nouvelle convocation lui est adressée 3 jours avant la date prévue.
Le refus de sa part de se présenter ne suspend pas la procédure disciplinaire engagée à son encontre.

Article 150. Au cas où pendant le congé de l’agent, il est constaté qu’une faute professionnelle a été commise par lui, la
procédure disciplinaire ne sera engagée à son encontre que lors de sa reprise de travail.

Article 151. Après l’audition, et si la gravité de la faute semble se confirmer, l’agent fautif fait l’objet d’une convocation écrite
adressée par sa hiérarchie, pour comparaître devant la commission de discipline mise en place à cet effet par la hiérarchie.

La convocation doit comporter :

- la date et le lieu de présentation devant la commission de discipline,


- le ou les griefs retenus contre lui
- la possibilité pour lui de présenter un mémoire écrit pour sa défense
- la possibilité pour lui de se faire assister par un travailleur de son choix, relevant de la Société lors de son
entretien ou son audition.

Il dispose d'un délai de huit (08) jours pour présenter ses explications par écrit.

Au terme de ce délai, la commission de discipline se réunit de plein droit, avec ou sans sa présence, elle doit statuer sur les
propositions à soumettre à la hiérarchie.

Sous Section 2. Du droit à la défense

Article 152. Les droits à la défense du travailleur sont consacrés et garantis. Ainsi, tout travailleur incriminé a le droit de:

- établir lui même un rapport écrit pour sa défense,


- prendre connaissance du rapport établi par le rapporteur;
- se faire auditionner par le directeur et/ou par la commission de discipline,
- se faire assister par toute personne, de son choix (délégué du personnel, délégué syndical, ou toute autre
personne exerçant au sein de la Société).

Section 4. Du Déroulement de la procédure

Sous section 1. Des fautes du 1er degré

Article 153. Si le responsable hiérarchique, détenteur du pouvoir disciplinaire constate que la faute commise relève du 1er
degré, il inflige la sanction correspondante à la faute commise.

Article 154. Le travailleur auteur d'une faute est informé par écrit, par le Directeur, des griefs retenus à son encontre et des
sanctions qu'il encourt.

Il dispose d'un délai de quinze (15) jours pour présenter ses explications par écrit.

Avant l'expiration du délai des quinze jours ci-dessus indiqués, le travailleur concerné par l’erreur professionnel est
auditionné par le responsable concerné, le travailleur peut se faire assister par un travailleur de son choix appartenant à la
même unité.
Au terme de ce délai, il est procédé, s'il y a lieu, à la notification écrite de la décision de sanction. Cette notification est
remise à l'intéressé, contre émargement valant accusé de réception, sur le registre.

Sous section 2. Des fautes du 2ème et 3ème degré

Article 155. Dans le cas où les faits reprochés sont jugés graves, la hiérarchie concernée :

- convoque l’agent pour audition,

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- désigne un rapporteur,
- notifie à l’agent la gravité de la faute qu’il a commise, ses droits à la défense, la sanction qu’il risque
d’encourir sans préjudice d’autres poursuites tendant à préserver les intérêts de la Société,
- peut prendre une mesure conservatoire suspensive de maintien de l‘agent sur les lieux de travail.

Article 156. La notification est faite à l’agent au moyen d'une lettre adressée sous pli cacheté recommandé avec accusé de
réception, soit à son adresse personnelle, huit jours avant la date de l’entretien ou l’audition, soit à son adresse
professionnelle.

La convocation doit comporter obligatoirement les éléments suivants :

- la date, l'heure et le lieu de l’audition,


- les griefs retenus contre lui pour lui permettre de préparer sa défense
- la possibilité pour lui de se faire assister lors de son entretien ou audition par un travailleur de son choix,
relevant de la Société.

Section 5. De la mesure conservatoire

Article 157. Le Directeur Général ou le Directeur Central concerné peut prendre toute mesure conservatoire à l'encontre
d'un travailleur qui a commis une faute grave lorsque sa présence risque de perturber le fonctionnement des services ou
porter atteinte aux intérêts de la Société.

A ce titre, il peut prononcer une suspension de fonction dont le délai n'excède pas 15 jours calendaires, et ce après accord
de la hiérarchie habilitée.

La décision finale de sanction doit être prononcée et notifiée à l'intéressé avant l'expiration du délai de la mesure
conservatoire.

S’agissant d’une mesure conservatoire du fait du Directeur, la période pendant laquelle le travailleur est suspendu est
rémunérée.

Section 6. De la sanction

Article 158. Dans la détermination et la qualification de la faute grave commise par le travailleur, il est tenu compte
notamment :

- des circonstances dans lesquelles la faute s'est produite,


- de son étendue
- de son degré de gravité,
- du préjudice causé,
- de la conduite que le travailleur a adoptée jusqu'à la date de sa faute envers le patrimoine de la société.

Article 159. Toute sanction disciplinaire quel qu'en soit le degré est obligatoirement notifiée par une décision écrite et signée
du responsable investi du pouvoir disciplinaire dans un délai maximum de quinze (15) jours ouvrables. Ce délai court à
compter de la date d'audience du travailleur par le Directeur Général ou le Directeur Central concerné, selon le cas, pour les
sanctions du 1er degré, et de la date de réunion où la commission de discipline a statué pour les autres cas de sanction.

La notification de sanction doit comporter :


- le ou les griefs retenus,
- la nature de la faute commise,
- la sanction prononcée à son encontre,
- les effets de la sanction,
- la date d’effet.

La décision de sanction est signée par le responsable habilité du pouvoir disciplinaire. Elle est remise à l’agent concerné, sur
les lieux de travail, par son responsable hiérarchique immédiat, contre récépissé de remise du document signé par l’agent.

Une copie de la notification est remise immédiatement à la structure chargée de la gestion du personnel qui procède au
classement de cette copie dans son dossier administratif et procède à la l’exécution de la décision elle même.
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Article 160. Les sanctions prononcées dans le cadre des présentes dispositions, doivent donner lieu à la mise en oeuvre de
mesures assurant le fonctionnement régulier des services et le remplacement, le cas échéant, du travailleur concerné qui
sera réintégré à l'issue de la sanction de suspension dans un poste de travail similaire vacant.
Section 7. Du recours

Article 161. Le travailleur ayant fait l'objet d'une sanction de rétrogradation ou d'un licenciement a la faculté de présenter un
recours écrit devant la commission de discipline de la Société conformément à l'article 149 ci-dessus.

Article 162. Le travailleur ayant fait l'objet d'une sanction telle que décrite au présent règlement, peut dans les quinze (15)
jours de la notification écrite de la sanction, adresser un recours au Président Directeur Général du Groupe Sonelgaz de la
société passé ce délai, le recours n'est pas recevable.

Le recours n'est pas suspensif et la sanction est exécutoire dès notification écrite de la décision prononcée.
Le recours peut entraîner la confirmation, la révision ou l'annulation de la décision de sanction.

Les sanctions prononcées dans le cadre des présentes dispositions, doivent donner lieu à la mise en oeuvre de mesures
assurant le fonctionnement régulier des services et le remplacement, le cas échéant, du travailleur concerné qui sera
réintégré à l'issue de la sanction de suspension dans un poste de travail similaire vacant.

Article 163. Les recours sont formulés pour les fautes du 3ème degré exclusivement. Ils sont introduits par les agents auprès
des responsables hiérarchiques, investis du pouvoir disciplinaire et qui ont mené l’audition ou l’entretien, qualifié les fautes
professionnelles et notifié les décisions de sanctions.

Article 164. Le recours peut entraîner la confirmation, la révision ou l'annulation de la décision.

Section 8. Des Effets de la sanction

Article 165. La notification écrite de la sanction entraîne pour le travailleur concerné :

1) dans le cadre du licenciement

- la cessation de toute rémunération,


- le retrait de la carte professionnelle et/ou du badge,
- le retrait de tout autre moyen et/ou instrument destiné à l'exercice de ses fonctions.

2) Dans le cadre de la rétrogradation.

- la modification du salaire, primes et indemnités correspondantes,


- le retrait de la carte professionnelle et/ou du badge et son remplacement par une nouvelle carte et/ou du badge
indiquant la nouvelle situation professionnelle,
- le retrait de tout autre moyen et/ou instrument non lié à l'exercice de ses nouvelles fonctions.

Section 9. De la prescription et de l’annulation de la faute

Sous Section 1. De la prescription de la faute

Article 166. Le délai de prescription d'une affaire disciplinaire est fixé à quatre vingt dix (90) jours à compter de la date de la
constatation de la faute ou du manquement.

Par constatation de la faute, il est entendu la date à laquelle une faute commise a été identifiée et retenue par le
responsable habilité du pouvoir disciplinaire.

Ce délai est toutefois suspendu dans les cas ci-après:

- poursuites pénales,
- suspension de la relation de travail pour quel que motif que ce soit,

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- lorsqu'une enquête est engagée par une commission désignée à cet effet par le Directeur Général ou le Directeur
Central concerné ou par le Président Directeur Général pour déterminer les causes réelles de la faute dans les cas de
détournement ou de malversation, et ce jusqu'à la date de remise du rapport final de la dite commission.
- pendant toute la période qui débute un (1) jour franc avant la date des élections des délégués du personnel et un (1)
jour franc après la date d’installation des commissions de discipline.

Le délai de prescription visé à l’alinéa ci-dessus ne concerne pas les fautes du 1er degré.

Il n’est pas fixé de délai de prescription pour les affaires disciplinaires traitées en appel par la Commission de Discipline de
l’Entreprise.

Les dispositions de l’alinéa 4 ci-dessus s’appliquent à compter de la date des dernières élections de renouvellement des
délégués du personnel de la Société.

La décision de sanction disciplinaire doit être notifiée par l’employeur à l’agent concerné, au plus tard avant la date
d’expiration de ce délai de 90 jours à compter de la date de sa constatation.

Sous Section 2. De l’annulation de la sanction

Article 167. L’annulation d’une sanction disciplinaire peut intervenir dans les deux cas ci-après :

- l’annulation par le Président Directeur Général, saisi en recours par le travailleur concerné, dans les
conditions fixées par le présent règlement intérieur.
- l’annulation suite à une décision de justice qui reconnaît le caractère « abusif » de la sanction prise à l’égard
du travailleur.

Sous Section 3. De la levée de la sanction

Article 168. La levée d’une sanction disciplinaire peut être prononcée par l’autorité habilitée du pouvoir disciplinaire. Elle
concerne les sanctions disciplinaires des 1ers et 2ème degré ainsi que la rétrogradation à l’égard d’un travailleur sous réserve
de respecter les conditions ci-après :
- l’initiative de la levée de la sanction relève exclusivement de la hiérarchie,
- un rapport détaillé et circonstancié émanant de la hiérarchie, atteste que le travailleur concerné s’est amendé,
est devenu exemplaire par son comportement, son rendement et sa manière de servir la Société,
- la sanction doit avoir produit ses effets,
- la durée de franchise pour proposer ou prononcer la levée de sanction est d’une année au moins pour les
sanctions du 1er degré et de deux (2) années pour les sanctions du 2ème ainsi que pour la rétrogradation,
- La levée de sanction n’a pas pour effet de rétablir l’intéressé dans ses droits avant la sanction, notamment
lorsqu’il s’agit de rétrogradation, mais seulement d’annuler la sanction et permettre au travailleur d’évoluer
dans sa carrière comme si la sanction n’avait pas eu lieu.

Sous Section 4. De l’absolution

Article 169. L’absolution est prononcée par la Société pour les fautes du 1er degré, dans les 12 mois qui suivent la
notification de la sanction disciplinaire, lorsque le comportement de l’agent le justifie,

La durée minimale, pour une éventuelle absolution de la sanction du 2ème degré est de 24 mois, lorsque le comportement
individuel de l’agent le justifie.

TITRE VI. DES DISPOSITIONS FINALES.


Article 170. Les responsables hiérarchiques veillent, chacun en ce qui le concerne, au respect par leurs personnels des
dispositions du présent règlement.

Article 171. Toute modification, suppression ou ajouts de dispositions complémentaires au présent règlement, se fera dans
les mêmes formes que celles ayant présidées à son élaboration.

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Article 172. Des exemplaires du présent règlement intérieur de la Société seront remis à la coordination des délégués du
personnel de la Société pour avis, et à l'Inspection du travail de la Wilaya d’Alger, territorialement compétente pour contrôle
de conformité, et ce en application de la législation en vigueur.

Il est déposé auprès du tribunal territorialement compétent. Des exemplaires sont transmis à chaque inspection du travail et
aux greffes des tribunaux, des lieux de travail de la Société.

Article 173. Le présent règlement intérieur de la Société entre en vigueur à compter de sa date de dépôt auprès du greffe
du tribunal d’Alger.

L'ensemble du personnel en sera informé par diffusion et par voie d'affichage.

Article 174. Le présent règlement intérieur sera remis individuellement à chaque travailleur.

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