0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
73 vues72 pages

Plan Maroc Vert

Le Plan Maroc Vert, présenté par le Ministre de l’Agriculture en 2008, vise à moderniser l'agriculture marocaine et à lutter contre la pauvreté rurale à travers deux piliers : le développement d'une agriculture moderne et la mise à niveau des acteurs fragiles. Ce plan repose sur un modèle d'Agrégation pour améliorer l'accès aux techniques modernes, au financement et au marché, tout en favorisant un partenariat Public-Privé. Un diagnostic régional a été établi, mettant en lumière les contraintes techniques, environnementales et de marché qui freinent le développement agricole, tout en identifiant des projets en cours et des forces et faiblesses du secteur.

Transféré par

abdou.moudden
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
73 vues72 pages

Plan Maroc Vert

Le Plan Maroc Vert, présenté par le Ministre de l’Agriculture en 2008, vise à moderniser l'agriculture marocaine et à lutter contre la pauvreté rurale à travers deux piliers : le développement d'une agriculture moderne et la mise à niveau des acteurs fragiles. Ce plan repose sur un modèle d'Agrégation pour améliorer l'accès aux techniques modernes, au financement et au marché, tout en favorisant un partenariat Public-Privé. Un diagnostic régional a été établi, mettant en lumière les contraintes techniques, environnementales et de marché qui freinent le développement agricole, tout en identifiant des projets en cours et des forces et faiblesses du secteur.

Transféré par

abdou.moudden
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

I - Préambule

Le « Plan Maroc Vert » exposé par Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, devant sa
Majesté le Roi Mohammed VI, lors des premières assises de l’agriculture, tenues à Meknès, le 22 avril 2008,
place l’agriculture au cœur du développement économique et social du pays.
Le Plan Maroc Vert vise la mise en valeur de l’ensemble du potentiel agricole territorial et la rupture avec
l’image simpliste d’une agriculture duale opposant un secteur moderne à un secteur traditionnel et vivrier.
Pour cela, le Plan Maroc Vert s’articule autour de deux piliers :
- le pilier I vise le développement accéléré d’une agriculture moderne, compétitive, à haute valeur ajoutée
et adaptée aux règles du marché ;
- le pilier II vise la mise à niveau des acteurs fragiles et la lutte contre la pauvreté rurale à travers l’amélioration
du revenu agricole.

Le Plan Maroc vert adopte un modèle novateur : l’Agrégation. Ce modèle permet notamment de dépasser
les contraintes liées à la fragmentation des structures foncières tout en assurant aux exploitations agrégées
l’accès aux techniques modernes de production, l’accès au financement et l’accès au marché.
Il repose sur le déclenchement d’une nouvelle vague d’investissement massif autour de nouveaux acteurs
à forte capacité managériale. Il appelle également à la rationalisation des structures de l’industrie et à
la mutualisation des moyens autour de Groupements d’intérêts économiques privés et de groupements
interprofessionnels. Pour cela, « l’Offre Maroc » consiste en un partenariat Public-Privé « gagnant-gagnant»
sur la base de contrats clairement définis.

La déclinaison du Plan Maroc Vert en plans agricoles régionaux, consiste à construire une vision et une offre
agricole régionalisées, respectant dans la mesure du possible l’équilibre entre les deux piliers, et permettant
d’engager le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche Maritime et ses partenaires régionaux autour d’objectifs
communs, et de mobiliser les fonds régionaux et nationaux, les organismes de crédit, les investisseurs, ainsi
que les autres bailleurs de fonds désireux de soutenir le Maroc, dans la mise en œuvre du Plan Maroc Vert.
Cette dynamique vise l’aboutissement à des résultats tangibles et mesurables en termes de consolidation et
de mise en place de nouvelles dynamiques de développement agricole dans les territoires.

Sur la base d’orientations fixées au niveau national et d’un diagnostic régional, un nombre important de
projets potentiels et de fiches action ont été retenus pour l’élaboration du Plan Régional Agricole.
Le Plan Régional Agricole constitue ainsi une feuille de route pour le développement agricole de la région,
soutenue par l’accompagnement de l’administration centrale et des pouvoirs publics en matière de réformes
sectorielles et institutionnelles.

1
[Link] De L’agriculture Dans La
Région
II.1 DONNEES GENERALES

• Superficie Agricole Utile (SAU) : 730 744 Ha dont 15 % irriguée,


• Population : 1 918 000 Habitants, 38 % rurale ; 24 Habit/Km²,
• Effectif du cheptel bovin : 89 430 têtes, ovins : 2 328 260 têtes, caprins : 564 200 têtes,
• Nombre d’exploitations agricoles : 104 035,
• Indice de pauvreté : moy : 17,9 %, max : 29,3 %, min :12,7 %,
• Nombre de coopératives : 434 dont fonctionnelles 68 %,
• Nombre d’associations : 334 dont fonctionnelles 82%,
• Nombre des principales unités agro industrielles : 232 à savoir : 25 unités frigorifiques, 21 stations de
conditionnement des agrumes, 10 Unités de stockage de grain, 9 Minoteries industrielles, 1 Sucrerie, 3
Laiteries, 23 unités de trituration des olives, 4 unités de conserves d’olives, 2 unités de transformation de la
niora, 2 stations de conditionnement des dattes, 3 unités de production d’aliments de bétail, 1 coopérative
vinicole, 9 unités de traitement des produits de la pêche, 1 couvoir des volailles, 59 abattoirs contrôlés des
viandes rouges et 1 abattoir contrôlé des viandes blanches,
• Unités territoriales : 5 à savoir le périmètre de grande hydraulique, les hauts plateaux, les plaines, les
montagnes et piémonts, et les oasis.

II.2 RESSOURCES EN EAU

II.2.1. Grande hydraulique


• Superficie équipée : 65 400 Ha,
• Superficie à équiper : Néant,
• Dotation moyenne : 200 Millions de m3,
• Besoins : 600 Millions de m3,
• Bilan : déficit de 400 Millions de m3 (67 %).
II.2.2. Petite et moyenne hydraulique
• Superficie : 41 934 Ha,
• Volume mobilisé : 214 Millions de m3 .
II.2.3. Irrigation privée (Eaux souterraines)
• Superficie : 8 060 Ha,
• Volume mobilisé : 96 Millions de m3.
II.2.4. Ressources saisonnières
• Superficie : 5 130 Ha.

2
II.3 RESSOURCES EN TERRE

• SAU : 730 744 Million d’Ha ; 60 % ‘’Mélk’’,


• 63 % des exploitations ont moins de 5 Ha (9 % SAU), 6 % ont plus de 20 Ha (1% SAU),
• Domaine Privé de l’Etat (DPE) : 46 978 Ha,
• Terrains collectifs : 242 265 Ha,
• Habous : 1 357 Ha,
• Foncier mobilisé : 9 219 Ha (1ère et 2ème tranche Partenariat Public-Privé).

II.4. OCCUPATION DE L’ESPACE AGRICOLE ET PERFORMANCES DES


FILIERES DE PRODUCTION

II.4.1. Production végétale

440 950 2 745 1 730 13 113

2%
1% 7%
4% 11%
3% 11% 4%
Luzerne 4% 4% 4% 5%
10% 11%
Betterave 13%
15%
Autres arbres
fruitiers 18% 18% 9%
Agrumes

Maraîchage 24%
22% 18%
Olivier

Céréales 73%
25%
18%
36%

17% 13%

Superficie Chiffre d'affaires Valeur Ajoutée Emplois


(Ha) (MDH) (en MDH) (en 1000 JT)

3
Les céréales occupent une importante superficie cultivée dans la région sans pour autant afficher des niveaux
de rendements et de rentabilité acceptable.
Aussi , les céréales, l’olivier et le maraîchage génèrent globalement une valeur ajoutée et une utilisation de
la main d’œuvre les plus importantes.
En revanche la région comprend des superficies agricoles en zones irriguées dédiées à des cultures à plus
haute valeur ajoutée et davantage créatrices d’emploi.

II.4.2. Production animale

141 1 447 910 15 096


1%
0,1% 1% 1% 2%
Miel
20% 20% 19% 14%
Viandes Blanches
5%
16% 12%
Viandes Rouges 15%
bovines
73%
Viandes Rouges
41% 43%
ovines

60%
Lait

22% 25%
10%

Production Chiffre d'affaires Valeur Ajoutée Emplois


(en 1000 T) (MDH) (en MDH) (en 1000 JT)

La filière laitière et la filière des viandes rouges ovines représentent les plus grands contributeurs au chiffre
d’affaires et à la création de la valeur ajoutée dans le secteur de la production animale dans la région. La
filière des viandes rouges ovines est considérée comme le plus grand consommateur d’emploi dans les
exploitations agricoles au niveau de la région de l’Oriental.

4
II.5. CONTRAINTES AU DEVELOPPEMENT DES FILIERES DANS LA REGION

Les principales contraintes entravant le développement des filières de la production dans la région sont
d’ordre technique et environnemental, ou concernent des aspects liés au marché. Ces contraintes varient
d’une filière à une autre et d’une unité territoriale agricole à une autre.
Les principales contraintes techniques relevées au niveau des principales filières de production dans la région
sont les suivantes :
- Faible recours à l’utilisation des intrants, particulièrement les semences sélectionnées pour les céréales
d’automne en zone pluviale (disponibilité, cherté, risques climatiques…),
- Faible taux de recours à la fertilisation à la carte (recours aux analyses de sols) malgré l’incitation de l’Etat
à cet effet (subvention de 50 %),
- Développement du parasitisme sur les cultures en zones irriguées,
- Faible niveau de mécanisation de certaines opérations culturales.

Les contraintes majeures liées au marché des productions agricoles dans la région sont les suivantes :
- Accaparation des circuits de collecte des productions par les intermédiaires, ce qui réduit les marges des
producteurs notamment pour les céréales , le maraîchage, les plantations, et les viandes rouges,
- Caractère aléatoire des prix à la production pour les filières non structurées notamment le maraîchage, les
plantations et les viandes rouges,
- Participation insuffisante du secteur agro-industriel dans la valorisation des produits agricoles de la
région.
Les contraintes liées à l’environnement des productions agricoles dans la région sont les suivantes :
- Insuffisance et irrégularité des précipitations dans le temps et dans l’espace avec des phénomènes
d’averses provoquant parfois des inondations et l’érosion des terres agricoles,
- Déficit chronique des ressources en eau du périmètre de la Moulouya à cause de l’effet conjugué de
l’accroissement continu de la demande et la réduction des volumes régularisés au niveau du complexe
hydraulique de la Moulouya (diminution des apports et envasement des barrages),
- Tarissement des sources d’eau dans certains périmètres de PMH,
- Exploitation anarchique des ressources en eau souterraines,
- Morcellement important des exploitations agricoles,
- Fragilité de l’écosystème au niveau des zones de parcours causée par la dégradation accrue des ressources
pastorales, l’ensablement et la mise en culture des terrains de parcours,
- Statut foncier des terres agricoles notamment le contentieux,
- Structure foncière des propriétés dominée par les faibles superficies qui limitent les capacités d’investissements
des exploitations agricoles,
- Manque de structure moderne et organisée de commercialisation des produits agricoles,
- Faible recours au financement de la campagne agricole particulièrement en zones pluviales.

5
II.6. PRINCIPALES AGREGATIONS PROFESSIONNELLES DANS LA REGION

Les principales agrégations professionnelles dans la région touchent les filières de production d’agrumes, du
sucre, du lait et des semences sélectionnées des céréales. Les agrégateurs sont respectivement les stations
de conditionnement pour les agrumes, la SUCRAFOR pour le sucre, la coopérative laitière du Maroc Oriental
(COLAIMO) pour le lait et la SONACOS pour les semences sélectionnées des céréales.

II.7. PRINCIPAUX PROJETS EN COURS OU PREVUS POUR 2009 ET


ULTERIEURS

Projets en cours :
• Projet de Développement Rural Taourirt-Tafoughalt (PDRTT) : 446,6 Millions de Dh (FIDA, Ministère de
l’Agriculture, bénéficiaires et OPEP),
• Projet de Réhabilitation de la Petite et Moyenne Hydraulique dans les Provinces du Nord (KfW) : 194
Millions de DH,
• Projet de Développement des Parcours et de l’Elevage dans l’Oriental (Phase II) : 95,07 Millions de Dh,
dont 65,51 millions de Dh financé par le FIDA,
• Projet Semmar : Appui au Programme d’Action National de lutte contre la Désertification : 13,375 Millions
de Dh financé par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale (AECI),
• Projet MEDA/DRI-GRN : 58,40 Millions de DH financé par l’Union Européenne,
• Projets préparés pour 2009 et ultérieurs :
- Economie de l’eau, 1ère tranche du PNEEI, financée par la BIRD concerne le lancement des études.

6
II.8. PRINCIPALES FORCES ET FAIBLESSES DU SECTEUR AGRICOLE DANS LA
REGION

SWOT

S (Forces) w (Faiblesses)
- Grande étendue des zones pastorales où l’activité d’élevage constitue une tradition
- Forte pression sur le foncier et la dominance de la micropropriété,
ancestrale et existence d’une race ovine « Béni Guil » connue par sa rusticité et sa
- Problème du contentieux limitant l’accès aux crédits, particulièrement en zone de
qualité de viandes très appréciée,
grande hydraulique,
- Périmètre de grande hydraulique de la Moulouya irrigué à partir du complexe
- Faible efficience de l’utilisation de l’eau d’irrigation au niveau des exploitations
hydro-agricole (Barrage Mohammed V, Machraâ Hammadi, barrage sur Oued Za et
agricoles,
Hassan II), des zones de PMH et de deux oasis de Figuig et de Ich,
- Faible adhésion et participation de certaines Organisations professionnelles au
- Grande expérience des agriculteurs et des éleveurs en matière de production agricole
développement agricole,
et de gestion pastorale,
- Sous financement du secteur agricole.
- Grande diversité écologique confère à l’Oriental de véritables richesses
environnementales. A la fois écosystème marin et lagunaire (Saidia et Nador),
périmètre irrigué (Moulouya et PMH), montagnes et forêts (Tafoughalt, Debdou,
Jerada), zones de cultures pluviales (plaine des Angad), steppes (hauts plateaux) et
écosystème oasien et présaharien (Bouarfa, Figuig),
- Proximité des centres urbains importants pour l’écoulement des produits agricoles,
- Situation géographique privilégiée avec la proximité de l’Europe et du Grand
Maghreb Arabe,
- Existence d’infrastructures routière et portuaire importantes en cours de renforcement
(port de Nador, routes, aéroports et voie ferrée),
- Présence d’un tissu agro-industriel important (stations de conditionnement de fruits et
légumes et unités de transformation des produits agricoles),
- Existence de gaps importants à rattraper en matière de productivité et de valorisation
des productions notamment au niveau des principales filières (agrumes, olivier,
céréales, maraîchage, lait, viandes, …),
- Existence d’un tissu d’Organisations Professionnelles des agriculteurs (associations,
coopératives,…),
- Existence de structures d’encadrement agricoles dotées de ressources humaines ayant
un potentiel et une richesse considérables (près de 1 240 employés et fonctionnaires)
- Existence d’une importante infrastructure agro-industrielle privée notamment pour le
traitement des productions d’agrumes, de betterave, des olives et de lait,
- Existence de possibilité de développement des produits de terroirs (clémentine de
Berkane, néflier de Zegzel, truffes du désert, caprin de Talsint, Agneau de Béni Guil,
Dattes Aziza de Figuig, …).

O (Opportunités) T (Menaces)

- Milieu physique (climat et sols) favorable pour une production agricole diversifiée, - Aridité du climat,
- Influence méditerranéenne offrant des possibilités de réussir certaines spéculations - Caractère structurel de la sécheresse et régression des ressources en eau allouées
(maraîchage de primeurs et aviculture), aux périmètres irrigués,
- Existence d’un réseau de communication dense (voie ferrée, réseau routier en milieu - Risque de dégradation du milieu (salinité, nitrates, érosion, dégradation des
rural et voie maritime), parcours…),
- Place du secteur agricole dans la stratégie des Pouvoirs Publics pour le développement - Baisse des investissements publics dans le secteur agricole à cause de la stagnation
rural, des budgets annuels d’investissements alloués au Ministère de tutelle,
- Existence d’un cadre juridique favorable aux investissements agricoles, - Effets pervers de l’ouverture de l’économie nationale sur le marché extérieur pour
- Ouverture de l’économie nationale sur le marché extérieur, les exploitations vulnérables.
- Projet de création du pôle agro-industriel à Madagh (province de Berkane) pour la
valorisation des produits agricoles.

7
III. Les Ambitions Du Plan Maroc Vert
Dans La Région
La déclinaison du Plan Maroc Vert (PMV) en Plan Agricole Régional (PAR) de l’Oriental a pris en considération :
- Les objectifs du PMV,
- Les réalisations actuelles en matière de production agricole, de valeur ajoutée et d’emploi créé par
l’activité agricole dans la Région,
- Les gaps en terme de gain de productivité,
- Les possibilités de commercialisation de la production sur le marché local et à l’export,
- Les conditions du milieu notamment les ressources en eau qui sont en régression continue, le climat et
les sols,
- Les contrats programmes déjà signés entre l’Etat et l’interprofession.

Ainsi, les filières de production végétales retenues dans le Plan Agricole Régional sont les agrumes, l’olivier,
la vigne, l’amandier, les dattes , les céréales, le sucre et le maraîchage.

Pour la production animale, les filières retenues sont le lait, les viandes rouges ovines, les viandes rouges
bovines, l’aviculture et l’apiculture.

Les objectifs globaux escomptés du Plan Agricole Régional portent sur l’augmentation des niveaux de
production des différentes filières sus citées, l’amélioration de la qualité et des conditions de commercialisation
de la production, l’amélioration des niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation, la création de l’emploi et
l’amélioration des revenus de la population rurale.

Pour réaliser ces objectifs au terme du Plan Agricole Régional, 60 projets potentiels sont identifiés et évalués
dont 41 projets potentiels ‘’type Pilier I’’ et 19 projets ‘’type pilier II’’ en plus de 17 projets transverses.

Les grandes ambitions très caractéristiques de la région sont :

Pilier I : Développement des spéculations à haute valeur ajoutée à savoir : les agrumes, le maraîchage,
l’olivier, les viandes rouges et le lait.

Pilier II : Réalisaion des projets d’agriculture solidaire dont en particulier la reconversion des céréales en
olivier et en amandier, ainsi que la valorisation des produits de terroirs notamment, les nèfles de Zegzel , les
truffes du désert, les caprins de Talsint...

8
III.1. PERSPECTIVE NATIONALE DES FILIERES PHARES DE LA REGION

III.1.1 Filière Céréales

III.1.1.1 Diagnostic général de la filière

La filière céréalière est de loin la filière la plus importante tant sur le plan économique qu’agricole. De même,
sa prépondérance aussi bien au niveau de la production qu’au niveau de la consommation lui confère un
caractère stratégique. Mais, le bilan durant les 30 dernières années reste relativement mitigé, puisque le
niveau de productivité de l’amont céréalier (compensé par une forte occupation des surfaces) n’atteint pas
les objectifs escomptés à cause principalement d’un déficit d’investissement et d’une inefficience globale du
mid-stream et de l’aval de la filière.
Par ailleurs, malgré l’absence d’une vision claire pour les céréales, la forte sensibilité de la question de la
sécurité alimentaire explique le maintien de mécanismes de régulation très importants sur toute la chaîne
de valeur.
Aujourd’hui, cette filière fait face à un défi majeur. Il s’agit de la doter d’une vision claire et de définir un plan
de développement ambitieux susceptible de la tirer vers le haut.

Poids économique et social dans le secteur agricole :

100 % = 7,4 Mio Ha 74 Mds DH 3-4 Mio ETP

76%= 5,5

Céreales

Céreales 14%= 10 Céreales 4%= 130

Surface C.A Emplois


([Link])

e l’amont
Caractéristiques de ont :

1,6 Productivité moyenne


1,3 (tonnes/ha)
0,9 Taille de l'exploitation
Nombre d'emplois à 0,04 0,02 0,01 Surface moyenne Petite
l'ha (ETP) 5 18 des exploitations (ha) Moyenne
1 1
3,2 Grande
3,3

CA, à l'ha
(milliers de Dh)

9
Caractéristique de l’aval et de la demande :

Destination de la production Principaux pays à l'import


Blé tendre
Dépendance forte des importations avec
100%= 5Mio T 100%= 6Mds DH
variabilité annuelle : 30-80% pour le blé,
0% 90% pour le maïs
0%
20 - 30% 15 - 25%
Blé tendre
France (25%)

Etats-Unis (17%)

Argentine (11%)

Mer noire (11%)


70 - 80% 65 - 85 %
Canada (8%)
Autoconsommation
Transformation Allemagne (6%)
Export

Description de l’existant en terme de production

Bassin :
• Production généralisée sur l’ensemble du territoire : 30 des 31 bassins, mais avec forte production dans
les bassins côtiers de la partie Nord du Maroc (e.g., Gharb, Doukkala, Haouz) ;
• Prédominance du blé dans les zones irriguées et bour favorables ; orge en bour défavorables / zones de
montagne.

Tissu d’acteurs :
• Fort morcellement du tissu de production (~80% des exploitations <5 Ha) caractérisé par :
– Faible productivité et faible qualité de la production ;
– Part importante d’autoconsommation (40% des exploitation, 20% de la valeur) ;
• Céréales généralement culture principale de l’exploitation.

Productivité :
• Faible niveau comparé aux pays du bassin méditerranéen ;
• Forte disparité entre les acteurs et les conditions irriguées/bour : 3 à 30 Q/ha en bour; 15 à 50 Q/ha en
irrigué ;
• Potentiel important d’amélioration des rendements par une amélioration des techniques de production
(e.g., mécanisation, engrais, semences certifiées).

10
Description de l’existant en termes d’aval et de transformation

Importation :
• Importation de céréales pour satisfaire la demande nationale ;
• Variation en fonction du niveau de la production nationale ;
• Importation libre gérée par les organismes stockeurs et/ou minotiers (5-6 sociétés ~90% des imports).

Autoconsommation :
• 20-30% de la production de blé tendre destinée à l’autoconsommation (écrasement traditionnel) et aux
semences ; 100% pour le blé dur; 80% pour l’orge (graph).

Transformation / marché national :


• 70-80% de la production destinée à la transformation industrielle (130 minoteries, 50 semouleries et 19
orge) : 20% directement aux usines, 80% à travers les organismes stockeurs (200 commerçants/grossistes
et 11 coopératives) graph
• 2 types de produits pour le blé :
– FNBT : 10 MQx subventionnés (import et production nationale) par l’Etat pour garantir un prix de vente
au consommateur de 2,5DH/Kg de farine ;
– Farine de luxe ou farine libre : marché entièrement libéralisé (mais prix régulé à l’importation).

III.1.1.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert

Le Plan Maroc Vert préconise la Remise à niveau pérenne de la filière céréalière autour d’une logique
productiviste et sur des périmètres véritablement compétitifs. 4 axes stratégiques prioritaires sont identifiés :

1. Développement agressif de la céréaliculture de marché sur un « cœur productiviste »


• Refocalisation des surfaces sur un périmètre « cœur productiviste » de 1-2,2 Mio Ha (marché moyen) dans
les 10 principaux bassins céréaliers du Maroc :
– Périmètre irrigué : Haouz, Doukkala-Abda, Gharb…
– Bour favorable: Saïss, Chaouia, Zaër-Zemmour ;
• Stabilisation de la production et réduction des fluctuations par l’application des meilleures normes ;
• Vague d’investissement importante par l’agrégation productiviste (stockage, semences, engrais).

11
2. Concrétisation autour d’une première vague de 100-200 projets d’agrégation
• Lancement d’une première vague de 100 à 200 projets d’agrégation dans le ‘’cœur productiviste’’ : 1.000-
2.000 Ha/ projet avec un investissement moyen de 15-20.000 DH / Ha (y.c. silos; hors irrigation d’appoint)
• Extension à d’autres surfaces/projets dépendant des succès de la première vague et/ou des signaux de
marché

• Opérationnalisation autour de 4 grands objectifs :


– Commercialisation et valorisation groupée de la production céréalière ;
– Application des ‘’best practices’’ par un encadrement des producteurs agrégés, notamment les semences
sélectionnées, la mécanisation, la conduite culturale de la filière ;
– Financement adapté des producteurs agrégés à travers une facilitation de l’accès au crédit et/ou un
financement direct ;
– Accès aux intrants performants (semences, engrais) et à des moyens communalisés (mécanisation,
logistique).

3. Lutte contre la pauvreté dans le ‘’périmètre céréalier social’’ (Pilier II)


• Intensification et valorisation autour de l’agrégation sociale au niveau d’un périmètre de ~200.000 Ha en
bour favorable, avec un objectif d’accès au marché ;
• Lancement de projets de reconversion vers des cultures à plus forte valeur ajoutée (e.g., oléiculture) sur un
périmètre de 500.000 Ha principalement en bour défavorable ;
• Intégration aux projets de diversification et développement de produits de niche (e.g., apiculture) dans les
périmètres adaptés.

4. Création d’acteurs Mid-stream performants - « super-aggrégateurs » (modèle ‘’Bunge du


Maroc’’)
Développement de champions nationaux/régionaux du ‘mid-stream’ – super-agrégateurs autour de 4
rôles.
• Développement de 1-2 opérateurs nationaux d’envergure avec une empreinte régionale forte, autour
d’une compétence métier forte et d’une capacité logistique importante, avec un rôle à 4 niveaux :
– Fourniture d’intrants (semences, produits phytosanitaires, engrais) y.c. investissement dans la R&D/
agrotech céréalière ;
– Codistribution de produits financiers (e.g. assurance sécheresse) et autre matériel (mécanisation) dans
le cadre de partenariats avec les organismes/fournisseurs existants ;
– Organisation des circuits logistiques de collecte des céréales à partir des silos locaux et acheminement
vers les marchés ;
– Commercialisation groupée / hedging des céréales et poids de négociation avec les minotiers ;
• Acteurs potentiels : grands opérateurs nationaux (e.g., Fertima, Charaf, SONACOS, ONA, OCP) et FDIs
(e.g., Bunge, Cargill, ADM).

12
Principales actions Logique stratégique
"logique de compétitivité

Pilier I
garantie et de socle
Coeur productiviste
dédie ("logique de socle") de production"
Coeur
prodictiviste
dédié
- Focalisation sur la productivité et
sur une compétitivité garantie
intensification
productiviste
volontariste - Socle de production céréaliére
stable sur une partie du coeur
productiviste indépendant de la
climatologie, base de sécurité
Maintien alimentaire nationale
Maintien
opportuniste opportuniste

du périmétre
céréalier Socle de 60-70 Mio de Q
existant en année moyenne
Reconversion
selon
opportunités
du marché

"logique de lutte contre la


pauvereté"
Périmétre
Intensification/
accès
céréalier support cible aux agriculteure les
Périmétre
au marché social plus fragiles
Pilier II

céréalier social
Reconversion
Mécanisme du pilier 2 :
sociale intensification, diversification et
produits de niche

5. Restructuration de l’aval céréalier et des circuits d’importation

Rationalisation sectorielle de la transformation


• Consolidation sectorielle des minoteries autour de 10-15 groupes structurés fortement ancrés dans les
régions (avec possibilité d’aide à la sortie des acteurs existants e.g., défiscalisation), avec des implications
fortes à 3 niveaux :
– Modernisation / rationalisation de l’outil industriel autour de 60-80 unités pérennes sur le long terme ;
– Rationalisation logistique et des circuits de sourcing y.c. à l’import ;
– Généralisation des best practices par un management performant.

Amélioration des conditions cadres d’importation


• Libéralisation des conditions d’importation notamment autour de conditions transparentes (e.g.
mécanismes de fixation de prix fortement corrélés avec le marché international) incitant les opérateurs à
l’utilisation des outils d’achat performants (e.g. trading) ;
• Amélioration des capacités logistiques et de stockage y.c. stocks de sécurité (éventuellement nouvelles
concessions de quais vrac/ conteneur, privatisation de la SOSIPO…).

13
6. Refonte graduelle de la doctrine et des conditions cadres de la filière autour de 4 actions
prioritaires

Refonte de l’encadrement céréalier au niveau national


• Refocalisation du rôle de l’Etat autour de la régulation et de l’incitation d’acteurs privés (amont, mid-
stream) vs. 3 axes :
– Utilisation de semences de qualité performantes y.c. gestion de la R&D/agrotech ;
– Distribution des engrais adaptés ;
– Mise en place du stockage et de la logistique.
• Gestion déléguée des CT aux principaux acteurs de la filière :
– Acteur privé agrégateur ;
– Opérateur mid-stream.

Refonte des mécanismes de régulation de l’amont selon 2 logiques claires et ciblées


• Mise en place d’un système de régulation adapté avec 2 logiques séparées :
– Logique marché : ciblage des producteurs au sein des périmètres d’agrégation ‘’cœur productiviste’’ par
une subvention initiale pour la mise en place, puis déprotection graduelle et incitation à la compétitivité ;
– Logique sociale pour les producteurs en dehors des périmètres ‘’cœur productiviste’’ : support direct aux
producteurs par l’agrégation sociale, éventuellement définition de prix garantis par l’ONICL (pilier 2).

Création d’un marché de commodités au niveau national


• Développement du trading / de la bourse comme outil général d’achat à l’international ;
• Positionnement régional Afrique du Nord de la place Maroc sur le marché des commodités.

Refonte des mécanismes de régulation de l’aval dans une logique ciblée


– Découplage avec le système de support aux producteurs
– Ciblage et focalisation
• Sortie progressive du système de compensation / FNBT (conditionné par la rationalisation sectorielle
de la transformation) et réorientation des aides sur la base de mécanismes de subventions directes aux
consommateurs les plus fragiles (e.g., food stamps)

III.1.2 Filière Maraîchages et Horticulture

III.1.2.1 Diagnostic général de la filière

La filière Maraîchère a connu un développement spectaculaire des primeurs frais à l’export autour de grands
groupes structurés et de l’agrégation, fortement limité actuellement par les quotas imposés par l’UE, et
nécessitant l’ouverture de nouvelles opportunités. Le frais a connu également un développement

14
sur le marché national ayant permis d’atteindre des niveaux de consommation satisfaisants mais avec des
conditions de valorisation, de structuration du marché et de rapport qualité/prix sous-optimales générant
une compétition sur les ressources… (principalement au niveau du tournant de la transformation qui a
été partiellement raté). En effet aujourd’hui nous sommes en présence d’un tissu de production faible
accompagné d’offres de produits peu diversifiée. Il est alors nécessaire de définir un plan de développement
ambitieux de la filière maraîchages et des cultures fruitières au Maroc pour continuer à jouer un rôle de
moteur de croissance dans l’agriculture marocaine.

Poids économique et social dans le secteur agricole :

100 % = 7,4 Mio Ha 74 Mds DH 3-4 Mio ETP

Maraîchage

Maraîchage 20%=13 Maraîchage 5%=0,175


4%=0,27

Surface C.A Emplois

Caractéristiques de l’amont :
Productivité moyenne
160
(tonnes/ha)
Taille de l'exploitation
50
Nombre d'emplois à 5 2 20 Surface moyenne Petite
1 des exploitations (ha)
l'ha (ETP) 25 3 10 40 Moyenne
240 Grande

550 CA, à l'ha


(milliers de Dh)

15
Caractéristique de l’aval et de la demande :
Destination de la production Principaux pays à l'export
Tomate Tomate
100%= 1,2Mio T 100%= 2,4Mds DH France (65%)

8% 2% Espagne (17%)
19% 38 %
Pays bas (4%)

Royaume-uni (3%)

Suisse (3%)

73% 60%
%

Consomation nationale
Export
Transformation

Description de l’existant en terme de production

Bassin :
• Production généralisée sur le territoire : ~50% des bassins mais surtout les cultures de plein champ ;
• Focalisation des produits à forte valeur ajoutée (100% export) essentiellement dans le Souss, avec un
risque lié à la baisse des ressources hydriques (salinité) comme par le passé dans la région de Doukkala/
Abda (bassin historique).

Tissu d’acteurs :
• Fort morcellement du tissu de production (90% des exploitations de 0,5 à 5 Ha) caractérisé par :
– Culture de plein champs destinée au marché national ;
– Faible productivité et faible qualité de la production.
• Présence de grands groupes structurés y.c. IDE (<1% des exploitations) : intégrés en aval (conditionnement,
distribution), rôle d’agrégateurs pour PME, importance dans le secteur des primeurs.

Productivité :
• Forte disparité entre les acteurs et les conditions : 70 à 250 t/ha (tomate) ;
• Amélioration de la performance nécessitant des investissements dans les techniques de production (e.g.,
semences certifiées, serres multi-chapelle).

16
Description de l’existant en termes d’aval et de transformation

Export :
• Position dominante du Maroc à l’export des primeurs avec des parts importantes de marchés sur certains
produits (e.g., tomates en UE)
• Forte valorisation de la production : niveau européen

Transformation :
• Faible valorisation de la production en transformation (2% de la valeur) avec irrégularité d’approvisionnement
du secteur agroalimentaire

Marché national :
• Marché national dominé par un tissu d’intermédiaires / collecteurs concentrant une part importante de la
marge sans apport de la valeur ajoutée
• Problématique marchés de gros : prélèvement de taxes (7% de transaction)

III.1.2.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert

Le Plan Maroc Vert préconise un « Développement agressif des filières maraîchages et cultures fruitières
comme moteur de croissance agricole du Maroc à travers le développement de la qualité et ciblage variété
/ saison/ géographie sur les produits frais ainsi que le développement agressif de la transformation (produit
/ débouchés) »
2 axes stratégiques prioritaires sont identifiés :

1. Développement agressif de la filière autour des marchés cœurs et de quelques relais de


croissance

Satisfaction de la demande nationale


• Satisfaction de la forte demande attendue du marché national (croissance démographique et amélioration
du pouvoir d’achat) à la fois en termes de volume et de qualité
• Approche basée sur :
– Modernisation des circuits de distribution
– Normalisation de l’offre pour le marché national

Défense et développement du marché cœur UE


• Poursuite de la conquête de parts de marché sur l’UE sur les sept produits établis (tomates, haricots verts,
fraises, poivrons, melons, courgettes et pommes de terre)

17
• Stratégie autour de 3 axes :
– Négociation des conditions d’accès
– Diversification de l’offre produit et montée en gamme sur la base d’un micro-ciblage produit / variété /
géographie
– Développement de la grande distribution

Exploration de nouveaux marchés


• Exploration de nouveaux marchés hors UE notamment Europe de l’Est, Russie, Canada/USA
• Approche basée sur :
– Développement autour d’un ‘’panier Maroc’’ avec la tomate comme produit d’appel
– Développement de la distribution/ commercialisation sur la base de partenariats

Développement agressif de la transformation


• Captation du potentiel majeur sur la transformation avec un objectif de multiplication par 3-4 de volumes
actuels autour d’une nouvelle vague d’investissements autour de projets intégrés avec des filières de
production spécialisées / dédiées
• Développement du marché UE autour de l’attraction d’IDE (consumer goods et private lables) sur la base
d’une value proposition Maroc attractive
• Développement sur le marché national et export Sud-Sud autour de Champions nationaux avec des
marques/labels établis et le développement de la logistique/distribution

2. Développement agressif de la production afin d’ouvrir le spectre des débouchés : Objectif


2020: 14 Mio tonnes

Développement de la culture sous serre et rationalisation de la production en plein champs


• Objectif 2020 de production : augmentation des surfaces de ~620 à ~880 Ha et de la production de 7,6
à 14,5 mio tonnes
• Augmentation des superficies de maraîchages intensifs- notamment serres- de ~60-70 KHa, et
rationalisation des superficies existantes (i.e., augmentation de la productivité) sur ~70 Kha
• Augmentation des superficies d’arboriculture fruitière de ~200 Kha et rationalisation des superficies
existantes sur ~150 Kha (y.c. pilier 2)

Matérialisation autour de 200-300 projets d’agrégation/ intégrés (frais)


• 200-300 projets d’agrégation représentant un investissement total de 40-60 Md DH
• Plusieurs modèles d’agrégation envisagés pour le frais suivant la technicité de la culture (serre, verger, plein
champs) généralement autour de:
– Nucleus farm (ou Nucleous double profondeur) avec agrégation sur un périmètre concentrique
– Investissement aval autour d’une station de conditionnement (éventuellement opérateur branding pour
le cas de l’export)

18
Matérialisation autour de ~20 projets d’agrégation/ intégrés (transformation)
• ~20 projets d’agrégation représentant un investissement total de 3-5 Md DH
• Modèle d’agrégation préféré:
– Projets agrégés purs sur 1000 à 2000 Ha (éventuellement en nucleus double profondeur) avec une forte
contractualisation avec l’amont
– Investissement aval autour d’une unité de transformation

850 14.450
200
1.900 650
3.000
300
4.100 1.600
1.000

3.100
7.600
1.400

11.450

6.200

2005 Marché national Export Transformation Total

Produits Frais

Amélioration des conditions cadres sur trois domaines majeurs

1 - Création de l’interprofessionnel axé sur 5 domaines structurants


• Mise en place d’un système logistique efficace et fiable
– Coordination du développement d’une logistique d’export appropriée à la filière (e.g., containers
réfrigérés )
– Mise sur pied d’une antenne de veille concurrentielle sur les marchés cibles (e.g., exigences, qualité,
normes, prix)
– Meilleure intégration aux plateformes logistiques de la grande distribution UE
• Formalisation d’une antenne de veille concurrentielle

19
• Promotion des exportations marocaines
– Relance agressive du label Maroc pour les Maraîchages et les fruits
– Soutien massif à la mise en place de pratiques de traçabilité et à l’obtention des certification des
techniques culturales
– Dynamisation de la R&D autour d’un programme ambitieux centré autour de la recherche variétale et
l’amélioration de la productivité et la lutte contre les maladies
• Renforcement des partenariats entre les instituts de formation et les professionnels (e.g., formation
continue, adaptation des programmes d’enseignement au besoin de la filière)
• Encadrement des exploitants, e.g., promotion des meilleures techniques de production.

2 - Modernisation rapide du marché national et instauration d’une place de marché


• Mise à niveau du marché national, e.g., modernisation des circuits de commercialisation permettant une
diminution de la multiplicité des intermédiaires, mise en œuvre des normes de qualité
• Création de la transparence transactionnelle au travers de la mise en place d’un indice de prix sur les
produits maraîchers permettant le bon fonctionnement de contrats indexés entre agrégateurs et agrégés.

3 - Renforcement des conditions d’accès à l’exportation


• Négociation des droits d’accès préférentiels UE : augmentation à court terme des quotas sur les tomates
et négociations conditions préférentielles sur les autres produits
• Négociation de conditions d’accès préférentiels sur les autres marchés porteurs hors UE (Russie et Canada)
et obtention/amélioration des conditions d’accès nouveaux marchés
• Plan d’action national pour la gestion des barrières non douanières.

III.1.3 Filière Agrumes

III.1.3.1 Diagnostic général de la filière

Le bilan de développement de la filière Agrumes est plutôt mitigé. Après un excellent départ dans les années
60-70, la filière a été fragilisée par une relative stagnation de la production et par l’essoufflement de la
dynamique d’investissement.
Mais, il n’en demeure pas moins qu’elle présente un potentiel énorme de développement des débouchés
tant au niveau du marché national qu’à l’export. Compte tenu des atouts intrinsèques du Maroc en matière
de production agrumicole, mais aussi du besoin urgent d’insuffler une nouvelle dynamique à la filière, il est
aujourd’hui nécessaire d’opérer un repositionnement stratégique rapide notamment sur le marché de l’UE
qui connaît un bouleversement sans précédent.

20
Poids économique et social dans le secteur agricole :
100 % = 7,4 Mio Ha 74 Mds DH 3-4 Mio ETP

4%=3,3

1%= 0,08 14%= 10 1%= 0,05

Surface C.A Emplois

Caractéristiques de l’amont
l’amon :

30 Productivité moyenne
25 (tonnes/ha)
20 Taille de l'exploitation
Nombre d'emplois à 0,7 Surface moyenne Petite
l'ha (ETP) des exploitations (ha) Moyenne
1 15 100
27 Grande
40
60

CA, à l'ha
(milliers de Dh)

Caractéristiques de l’aval et de la demande :


Destination de la production Principaux pays à l'export

100%= 1,6Mio T 100%= 3Mds DH

2% 1%
43% 46

Russie (41%)

Pays bas (17%)

Royaume uni (10 %)

55% 53 % France (10 %)

Consommation nationale
Transformation Canada (7%)

Export

21
Description de l’existant en termes de production

Bassin :
• Production focalisée sur le périmètre irrigué (~30% des bassins) : Souss, Gharb, Moulouya et Tadla
• Irrigation gravitaire/localisée, avec risque lié à la baisse des ressources hydriques, en particulier dans le
Souss

Tissu d’acteurs :
• Tissu de producteur fortement morcelé (80% des exploitations <5 Ha) caractérisé :
– Nombreux petits vergers
– Moyennes/grandes exploitations de rente, notamment dans le Gharb (vieux vergers, manque
d’investissement et de suivi)
– Présence de grands groupes structurés (8-10 acteurs, 30-40% valeur de production) : intégrés en aval
(conditionnement), orientés export, agrégés autour de groupes d’export (e.g., MFB, FF)

Productivité :
• Disparité entre acteurs et conditions : 20 à 40 t/ha
• Amélioration de la performance nécessitant des investissements dans
– Renouvellement des plantations
– Techniques de production (e.g., densité, normalisation semences certifiées, serres multi-chapelle)

Description de l’existant en termes d’aval et de transformation

Exportation :
• Sortie dangereuse de la part de marché dans l’UE ; demande non captée (haut de gamme, petits fruits)
• Augmentation des volumes vers la Russie en raison d’un prix attractif mais marché instable/fragile

Transformation :
• Faible valorisation de la production en transformation (1% de la valeur) avec recul des quantités transformées
(concurrence du marché de bouche)

Marché national :
•Marché national dominé par un tissu d’intermédiaires multiple
•Tendance à la hausse de la consommation nationale (demande de qualité en particulier)
•Marché de gros avec infrastructures inadaptées

III.1.3.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert

Le Plan Maroc Vert préconise une « Relance agressive de la filière par le volume (quantité et
qualité)
En vue d’une augmentation massive des volumes à haute qualité ». 4 axes stratégiques prioritaires
sont identifiés :

22
[Link] portefeuille de débouchés refocalisé sur les marchés cœurs avec quelques paris
stratégiques :

Refocalisation sur les batailles cœurs dans le frais


• Développement simultané des débouchés en oranges et petits fruits sur 3 géographies/marchés cœurs
– Satisfaction de la forte croissance attendue du marché national (croissance démographique et amélioration
du pouvoir d’achat)
– Reconquête de parts de marché UE perdues : focalisation sur 2-3 marchés clés (e.g., Allemagne, France)
et 2-3 pays de l’Est en forte croissance (e.g., Pologne), relance du label Maroc, démarchage agressif de la
grande distribution
– Accompagnement de la croissance et de la montée en gamme des nouveaux marchés clés (e.g.,
Russie/CIS, Canada) et développement de nouvelles niches de croissance pour les agrumes du Maroc (e.g.,
réplication de succès du type Canada)
•Approche différenciée (produit, segment, canal) de développement des débouchés tenant compte des
spécificités et du niveau de développement de chaque marché autour d’une offre produit (e.g., variétés,
calendrier), des canaux de distributions (e.g., grande distribution, importateurs), du marché (e.g., focalisation
sur des pays clés) et de branding (e.g., label Maroc, promotion auprès des touristes)

Diversification ciblé sur quelques relais de croissance


•Renforcement du panier d’agrumes du Maroc au delà des cœurs de métiers oranges et petits fruits par le
développement de la production de citron et de pamplemousse à destination du marché national (citron)
et de l’export (citron, pamplemousse)
•Renforcement du tissu d’acteur actuel de transformation et de développement ciblé d’une filière intégrée
de jus d’orange (NFC et frais) pour le l’export vers le marché de l’UE (vrac, private label, marque propre) et
l’alimentation du marché national

2. Développement agressif de la production afin d’ouvrir le spectre des débouches,


Objectif 2020: 2.9 Mio tonnes

Développement agressif de la quantité et de la qualité


• Objectif 2020 de production: augmentation des surfaces de 80 000 Ha à 110-115 000 Ha et de la
production de 1,3 mio tonnes à 2,8 -3 mio tonnes
• Croissance de la production orchestrée autour de 3 axes:
– Rationalisation de la production (10-15 000 ha), e.g., densification, technique d’irrigation moderne,
encadrement
– Renouvellement des vergers vieillissants (20-30 000 ha)
– Extension des surfaces/plantations de nouveaux vergers (30-35’000 ha)

23
et d’une augmentation massive des volumes traités par les stations de conditionnement
• Concentration sur 5 bassins à vocation agrumicole (Souss, Haouz, Gharb, L’Oriental, Tadla) et
éventuellement une extension sur Dakhla.

Matérialisation autour de 60-80 projets d’agrégation/ intégrés (frais)


•60-80 projets d’agrégation/intégrés représentant un investissement nominal total de 8-10 Md DH
•4 modèles d’agrégations identifiés comme étant appropriés pour la filière: projet intégré, Nucleus farming
+ agrégation de valorisation, Nucleus farming + agrégation par triangulation, projet intégré dédié à la
transformation
•Modèle préféré pour la filière:
– Nucleus farming (200-1000 ha) + agrégation sur un périmètre concentrique (également 500-1000 Ha)
– Investissement amont ~50-100 Mio DH et aval (station de conditionnement) ~40-60 Mio DH
– Ciblage de 3 catégories d’investisseurs prioritaires: grands groupes agricoles marocains, exploitants UE
intéressés par la délocalisation et création de fond d’investissement spécialisé (e.g., Agruma capital)

300-400 2,8- 3000

2,5- 2700

800-900 1,600

400-500

1.300

11,450

Production Croissance du Croissance Divertissement


2005 Marché national des Exports du panier agrumes et
développement du jus
d'orange

Produits Frais

24
3. Amélioration des conditions cadres sur trois domaines majeurs

Création de l’interprofessionnel axée sur 5 domaines structurants


•Mise en place d’un système logistique efficace et fiable
– Coordination du développement d’une logistique d’export appropriée à la filière (e.g., containers réfrigérés )
– Mise sur pied d’une antenne de veille concurrentielle sur les marchés cibles (e.g., exigences, qualité,
normes, prix)
– Meilleure intégration aux plateformes logistiques de la grande distribution UE
•Formalisation d’une antenne de veille concurrentielle
•Promotion des exportations marocaines
– Relance agressive du label Maroc pour les agrumes
– Soutien massif à la mise en place de pratiques de traçabilité et à l’obtention des certifications de
vergers
•Dynamisation du pôle agrotech de la filière agrumes sur la base du projet de «Centre de Recherche et
de Développement sur les agrumes» avec une focalisation sur la recherche variétale et l’amélioration de la
productivité
•Renforcement des partenariats entre les instituts de formation et les professionnels (e.g., formation
continue, adaptation des programmes d’enseignement au besoin de la filière)
•Encadrement des exploitants, e.g., promotion des meilleures techniques de production
Modernisation rapide du marché national et instauration d’une place de marché
•Mise à niveau du marché national, e.g., modernisation des circuits de commercialisation permettant une
diminution de la multiplicité des intermédiaires, mise en œuvre des normes de qualité élaborées en Janvier
2000
•Création de la transparence transactionnelle à travers la mise en place d’un indice de prix sur les agrumes
permettant le bon fonctionnement de contrats indexés entre agrégateurs et agrégés.

Renforcement des conditions d’accès à l’exportation


•Gestion proactive des quotas d’exports avec l’UE en prévision de la croissance des exports et notamment
de petits fruits
•Sécurisation des positions du Maroc sur les marchés clés hors UE à travers de négociations pour
l’amélioration/le maintien de conditions d’accès préférentielles
•Recensement des barrières non douanières et mise en place d’un programme d’action (e.g., certification
du Souss pour les exports vers les Etats-Unis).

25
!

III.1.4 Filière Oléicole

III.1.4.1 Diagnostic général de la filière

Il s’agit d’une filière importante mais qui se développe à un rythme lent par rapport aux possibilités offertes
par le marché mondiale mais aussi par rapport à la montée en puissance de la concurrence. En effet, les
performances restent en deçà du plan national oléicole de 1998 à cause notamment d’un déficit massif
d’investissement et d’intégration verticale. Et pourtant, la filière possède des débouchés potentiels quasi-
illimités. Le marché mondial est en forte croissance avec des places à prendre dans les nouveaux marchés.
En dépit de la vive concurrence, le Maroc occupe une position compétitive intrinsèque qui le place au niveau
des leaders mondiaux de l’oléiculture. D’où la nécessité de revoir à la hausse les ambitions de la filière et de
renforcer ses moyens de développement.

Poids économique et social dans le secteur agricole

100 % = 7,4 Mio Ha 74 Mds DH 3-4 Mio ETP

Oleiculture
Oleiculture
8%=0,6 4%=3
Oleiculture 2%=0,08

Surface 2005 C.A Emplois

26
Caractéristiques de l’amont :

Productivité moyenne
3 (tonnes/ha)
2 Taille de l'exploitation
0,1 1
Nombre d'emplois à 0,3 0,1 Surface moyenne Petite
l'ha (ETP) 15 des exploitations (ha) Moyenne
6 2 100
Grande
13

CA, à l'ha
(milliers de Dh)

Caractéristiques de l’aval et de la demande :

Destination de la production Principaux pays à l'export


100%=0,8 Mio T 100%= 3Mds DH

0% 0% France
16% 13%

Espagne

Italie

Etats-Unis

Belgique, Luxembourg
83% 87 %

Consomation nationale Export


Transformation

Description
ption de l’existant en terme de produc
production

Bassin :
• Production focalisée sur le territoire dans ~35% des bassins, spécialement dans le Pré-Rif, le Saïss,
Haouz
• 40% des surfaces en pente (Piémont)
• Production en bour et en irrigué, souvent d’appoint (surtout grandes exploitations/projets intégrés).

27
Tissu d’acteurs :
• Fort morcellement du tissu de production (95% des exploitations de <5 Ha) caractérisé :
– Vergers clairsemés (clôtures, bord de champs), variétés de faible performance
– Exploitation de rente (vieux vergers, manque d’investissement et de suivi)
– Emergence récente de grands groupes intégrés de l’amont à l’aval produisant l’huile d’olive à l’export
(vague d’agrégation).

Productivité :
• Importante disparité entre les acteurs et les conditions : 0,2 à 18 t/ha
• Amélioration de la performance nécessitant des investissements dans:
– Techniques de production (e.g., irrigation, taille)
– Choix du profil variétal en fonction du produit fini.

Description de l’existant en termes d’aval et de transformation

Export :
• Exportation de produits transformés (olives de bouche, huile)
• Bonne position sur les olives en conserves
• Faiblesse sur l’huile d’olive.

Transformation :
• Débouché principal des olives fraîches
• Pas de processus de coupage ou de raffinage
• Forte valorisation de la production (facteur 1,5 à 3).

Marché national :
• Principalement autoconsommation avec une transformation traditionnelle en huile (mâasra) ou en olives
de bouche (~15%)
• Problématique marchés de gros : prélèvement de taxes (7% de transaction).

III.1.4.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert :

Le Plan Maroc Vert préconise « une augmentation nécessaire des ambitions et un renforcement des
moyens de développement avec comme objectif la multiplication par 4 de la valeur de la production, le
développement de débouchés dans une perspective de valorisation durable accompagné d’une plus forte
intégration amont-aval et spécialisation» 3 axes stratégiques prioritaires sont identifiés :

28
1. Stratégie de marché visant le développement d’une plateforme de valorisation forte et
pérenne

Conquête des marchés d’huile d’olive pour rétablir la position naturelle du Maroc
• Développement simultané des débouchés en huile d’olive sur 4 marchés cœurs:
– Capture de la demande latente sur le marché national (croissance démographique et alignement
de la consommation avec les autres pays producteurs), par la diversification de l’offre et l’éducation des
consommateurs
– Positionnement rapide et agressif sur les nouveaux marchés en forte croissance (e.g, USA, Chine) avec
une offre de produits conditionnés / brandés et la création d’une image Maroc forte
– Prise de parts de marché dans les marchés traditionnels UE : stratégie de partenariat B2B avec les
grandes marques leaders (focus sur les plaques tournantes ré-exportatrices: Espagne, Italie) et la grande
distribution (private labels)
– Positionnement sur la niche fortement croissante de l’huile d’olive super premium: développement
d’une offre d’huile haut de gamme, avec des marques positionnées « terroir », « AOC ». Forte focalisation
géographique USA et Europe du Nord.

Rétablir la position historique du Maroc dans l’olive de bouche : 20% de pdm mondiale
• Reconquête des bastions historiques (e.g France) d’exportation par le boost des volumes et le renforcement
de l’arsenal commercial
• Poursuite des tendances du marché mondial: montée en gamme (qualité, conditionnement) et
diversification vers les produits à forte valeur ajoutée (e.g olives farcies, tapenade).

2. Stratégie ambitieuse d’expansion des débouchés par une augmentation massive de la production
et l’amélioration de la qualité

Développement agressif de la quantité et de la qualité


• Objectif 2020 de production: augmentation des surfaces de 650 000 Ha à 1.2 mio Ha et de la valorisation
totale de 5 MDH à ~22 MDH
• Croissance de la production orchestrée autour de 3 axes:
– Intensification des oliveraies existantes sur 250-350’000 ha
– Création de nouveaux pôles intensifs en périmètre irrigué sur 130-170 000 ha
– Conduite de projets sociaux de reconversion dans le Piémont et en bour défavorable, sur ~400 000 ha

Matérialisation autour de 300-450 projets d’agrégation/ intégrés


• 300-450 projets d’agrégation/intégrés représentant un investissement nominal total de 45-70 MDH
• 2 modèles d’agrégation identifiés comme étant appropriés pour la filière ;

29
• Modèle préféré pour la filière :
– Nucleus farming (~500 ha) + agrégation avec recours au tolling sur un périmètre concentrique (~1000
Ha)
– Investissement amont ~100-150 Mio DH et aval (conserverie, trituration) ~50-100 Mio DH.
• Ciblage de 3 catégories d’investisseurs prioritaires : Grands groupes agricoles marocains (e.g, Olivinvest),
exploitants européens, investisseurs financiers (Fonds d’investissements, Institutions bancaires et investisseurs
privés).

Pilier II – réduction de la pauvreté


• 50-70 projets sociaux de reconversion dans l’oléiculture (couvrant 400 kHa en bour défavorable) visant
l’augmentation des revenus agricoles des exploitants.

3. Aménagement des conditions cadres favorables au développement de la filière

Développement de l’interprofessionnel sur 5 domaines responsabilisant clés


• Export et logistique: mise en place d’un système logistique efficace et fiable sur le territoire marocain et
pour l’export
– Développement d’un système de collecte des olives après cueillette pour assurer une trituration rapide
– Coordination du développement d’une logistique export appropriée à la filière
– Aide à la prospection des marchés étrangers et développement d’un service de veille concurrentielle
• Agrotech et R&D: dynamisation du pôle agrotech de la filière oléicole sur la base du projet de «Centre
de Recherche et de Développement sur les oliviers» avec une focalisation sur la recherche variétale et
l’amélioration de la productivité
• Développement RH et formation: renforcement des partenariats entre les instituts de formation et les
professionnels (e.g., formation continue, adaptation des programmes d’enseignement aux besoins de la
filière)
• Accès aux intrants et mécanisation: amélioration de l’accès pour les agriculteurs
• Gestion de la labellisation et de la qualité:
– Développement de l’image de marque Maroc et promotion de labels nationaux et d’AOC
– Mise en place d’une réglementation stricte de la qualité sur le marché national
– Développement de la certification et de la traçabilité.

Modernisation et rationalisation du marché national


• Modernisation des canaux de commercialisation et agressive lutte contre l’informel
• Education des consommateurs : promotion de la consommation d’huile d’olive et sensibilisation aux
normes de qualité
• Mise en place de la transparence transactionnelle et d’une bourse de l’olive.

30
III.1.5 Filière sucrière

III.1.5.1 Diagnostic général de la filière

La filière sucrière nationale revêt une importance stratégique grâce à sa contribution à la sécurité alimentaire
du pays (en matière de sucre), à la création d’emploi dans les domaines agricole et industriel et à l’émergence
de pôles de développement régionaux. La filière contribue également à l’amélioration des revenus des
agriculteurs et au développement de l’élevage laitier. Sur le plan agricole, les cultures sucrières sont pratiquées
par plus de 80.000 agriculteurs au niveau des périmètres irrigués des Doukkala, Tadla, Gharb, Loukkos et
Moulouya. Elles portent sur des superficies de 60.000 ha de betterave à sucre et 16.800 ha de canne à
sucre. Pour ce qui est de la production des cultures sucrières, elle s’élève actuellement en moyenne à 3
millions de tonnes pour la betterave et à 0,90 million de tonnes pour la canne, ce qui permet la production
de 466.000 T de sucre, soit 43% des besoins intérieurs de consommation. L’industrie sucrière est composée
de 5 sociétés appartenant au groupe COSUMAR, qui traitent soit la betterave, soit la canne à sucre et
possèdent une capacité de production de sucre de 600.000 T/an. Le raffinage du sucre brut d’importation
est assuré exclusivement par l’unité COSUMAR de Casablanca, d’une capacité de près de 650.000 T/an.
Sur le plan organisationnel, ce secteur est représenté par la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du
Sucre (FIMASUCRE), qui regroupe l’Association Professionnelle Sucrière (APS), représentée par les 5 sociétés
sucrières et l’Union Nationale des Associations des Producteurs des Plantes Sucrières du Maroc (UNAPPSM)
représentée par les 6 associations régionales des producteurs.

31
Poids économique et social dans le secteur agricole :
• Les prix à la production des cultures sucrières sont actuellement fixés comme suit :
– 365 DH/T pour la betterave à 16,5% de polarisation
– 235 DH/T pour la cannes à 10,5% de SRT
• Un système tarifaire à la frontière a été mis en place depuis 1996 visant un prix à l’importation de
4700DH/T pour le sucre brut
• Un système de subvention forfaitaire unique de sucre à la mise à la vente a également été mis en place
en faveur des sucreries
• La libéralisation des prix intérieurs et des marges industrielles, à l’exception des prix à la consommation du
sucre qui sont fixés par l’état à 5,5 DH/kg.

Caractéristiques de l’amont :
• La filière compte 80 000 agriculteurs
• Ces agriculteurs sont organisés au sein de l’UNAPPSM ( Union Nationale des Associations des producteurs
des plants sucrières du Maroc)
• La surface cultivée s’estime à 68 000 ha avec une moyenne de 1 ha/ agriculteur
• La production des cultures sucrières se situe actuellement en moyenne à 3,1 millions de tonnes pour la
betterave et 0,90 million de tonnes pour la canne.
90

80

70

60
Rendement T/ha betteraves
50 Rendement T/ha cannes

40

30

20

10

1963 2007

Caractéristique de l’a
l’avall :
• La production nationale est assurée par 5 sucreries appartenant au groupe COSUMAR : SUNABEL, SUTA,
COSUMAR, SUCRAFOR et SURAC
• Ces sociétés ont une capacité de traitement de 43 000T/j pour la betterave et 10 000 T/j pour la canne,
soit une capacité global de 600 000 T/ an utilisée à 85 %
• Le raffinage du sucre brut d’importation est assuré exclusivement par la raffinerie de Casablanca d’une
capacité de 520 000 T/an

32
• Cette production permet de couvrir 48% de la consommation nationale, génère 8 millions d’ETP /an et
10 000 emplois permanents

Principales contraintes
Les principales contraintes au développement des cultures sucrières concernent :
• Le développement limité du transfert des nouvelles technologies, notamment dans les domaines de la
mécanisation des opérations culturales, de la rationalisation de l’utilisation des intrants et de l’eau d’irrigation,
ce qui grève la rentabilité des cultures;
• Le faible développement de la culture de la betterave monogerme, potentiellement plus performante ;
• L’irrégularité des dotations en eau et la vétusté des infrastructures d’irrigation dans certaines régions;
• La défaillance du réseau routier et des pistes desservant les polygones sucriers et l’inadaptation de la
logistique du transport ;
• L’insuffisance de l’organisation professionnelle et interprofessionnelle à l’échelle nationale;
• Le non achèvement de la libéralisation de la filière, ce qui ne permet pas aux opérateurs d’agir de manière
concurrentielle et d’avoir de la visibilité pour l’avenir.

III.1.5.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert :

Pour permettre à la filière sucrière d’affronter à la fois la compétitivité internationale et l’ouverture du marché
extérieur ainsi que la libéralisation intérieur des prix et du marché du sucre, et dans le cadre des efforts
entrepris par les différents opérateurs visant l’optimisation et la mise à niveau de la filière sucrière, un contrat
programme entre le Gouvernement et la FIMASUCRE a été signé le 22 avril 2008 à l’occasion des Premières
Assises de l’Agriculture de Méknès, sous la présidence effective de sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Ce contrat-programme, prévu pour la période 2008-2013, se fixe comme objectif d’atteindre à l’horizon
2013, une production en sucre de 675.000 T contre 466.000 T actuellement, soit 55% des besoins intérieurs
en sucre.

Les actions à entreprendre dans le cadre de ce contrat programme, et qui concernent les différents maillons
de la filière portent essentiellement sur :
• La mise en œuvre de plans régionaux de développement des cultures sucrières, qui prévoient :
– l’amélioration des performances agricoles pour atteindre des superficies de 91.000 Ha en 2013 contre
64.500 Ha en 2007, des rendements de 59 T/Ha pour la betterave et de 81T/Ha pour la canne à sucre
contre 51 T/ha et 66 T/ha actuellement, l’adoption de nouvelles technologies de production, notamment
les semences monogermes de betterave (25.000 Ha en 2013 contre 4900 Ha en 2008);
– l’amélioration de la gestion des disponibilités en eau d’irrigation, à travers principalement la réhabilitation
et la maintenance des équipements hydro agricoles et l’équipement de 50.000 ha en système d’irrigation
économe en eau, dont 30.000 Ha environ seront réservés aux cultures sucrières.

33
• Le soutien à la mise à niveau du secteur sucrier dans le cadre du Fonds de Développement Agricole
pour l’acquisition des intrants (matériel agricole, semences,…), ainsi que l’appui aux actions de recherche-
développement.
• La mise en place d’un Accord Interprofessionnel, visant l’incitation à l’amélioration de la qualité ;
• La mise en place d’une protection médicale spécifique destinée aux producteurs des cultures sucrières
qui le sollicitent ;
• La mise en place d’une assurance contre les effets des calamités naturelles (inondations, sécheresses,
gel…) sur la production des cultures sucrières.
• La réalisation des investissements nécessaires en vue d’améliorer les performances de l’outil industriel pour
aligner l’appareil de production sur les standards internationaux en termes de qualité et de productivité.
Ainsi, le groupe COSUMAR s’engage à poursuivre la mise en œuvre du programme d’investissement pour
la mise à niveau des ex-sucreries publiques, portant sur une enveloppe d’un Milliard six cent Millions de DH
(1,6 Milliards Dh), telle que convenu dans le contrat de cession des sucreries. Par ailleurs, ce groupe mettra
en œuvre un programme d’investissement pour la mise à niveau de la raffinerie de Casablanca pour un
montant de deux Milliards de Dh.
• L’amélioration du système de distribution du sucre pour garantir un prix unique sur l’ensemble du territoire
et améliorer les conditions de commercialisation et d’emballage du sucre ainsi que l’étiquetage des prix.
• La mise en place de mécanismes appropriés relatifs au cadre réglementaire du secteur permettant la
sauvegarde des intérêts des opérateurs (compensation, tarification douanière, raffinage de sucre,...).

Les Impacts attendus suite à la mise en œuvre de ce contrat programme sont :


• L’amélioration de la contribution de la production nationale de la couverture des besoins de consommation
de 43% actuellement à 55% à l’horizon 2013;
• La création de 2 millions de journées de travail supplémentaire dans l’activité agricole, en plus des autres
emplois dans l’industrie et les services ;
• L’amélioration du revenu des agriculteurs à travers un gain supplémentaire de 3000 à 4000 Dh/ha;
• l’accroissement de la valeur de la production agricole, soit 2 milliards de Dhs en 2013 contre 1,3 milliard
de Dhs en 2007;
• l’économie de devises de l’équivalent de 560 millions de Dh environ.

III.1.6 Filière Lait

III.1.6.1 Diagnostic général de la filière

Le système laitier marocain a fait ses preuves à plusieurs niveaux : un triplement de la production en 30
ans avec une couverture des besoins nationaux à 80%, ainsi qu’un bilan social positif : garantie de revenus
stables (~50 Dh/j) pour 300.000 éleveurs commercialisant leur production régulièrement.

34
Néanmoins, ce système a atteint aujourd’hui ses limites par rapport à l’enjeu d’accès à un plus grand nombre
de consommateurs. Car, d’une part la consommation spécifique reste très faible (~100g/j, correspondant à
la moitié des besoins nutritionnels) et d’autre part le prix par rapport au Benchmark est très élevé.

Poids économique et social dans le secteur agricole :

100% = 74 Mds DH 4 Mio ETP

1200

7%=5,0 10%=0,4

PIB Emplois taille du cheptel


(1000 têtes)

Caractéristiques de l’amont :

Productivité moyenne Taille de l'exploitation


2,2 (litres/vache)
2,0 Petite
XX
1,8 Moyenne
Nombre d'emplois 0,35
Grande
par tête (ETP) 2 5 15
Nb de têtes moyen

15

CA, par tête


(milliers de Dh)

35
Caractéristiques de l’aval et de la demande :
Destination de la production 2005 Principaux pays à l'import/export

100%=1,4 Mrd litres 100%=4,5 Mds DH - Taux de couverture des besoins en lait frais
de 100% mais import de lait en poudre pour la
0% 0% transformation et de produits transformés
30%
40% (beurre, fromage)
-Principaux pays: Pologne,
Allemagne,France,Belgique
- Export de fromage fondu vers les pays
d'Afrique

70 %***
60 %***
Transformation
Consommation nationale
Export

Description de l’existant en terme de production

Bassin :
• Localisation principale dans les bassins côtiers du Nord du Maroc (Gharb, Doukkala, Chaouia, Souss…)
principalement au niveau des périmètres irrigués (82% des exploitations), notamment en raison de la
dépendance vs. Fourrages (E 200,000 Ha dont 50% dans l’irrigué)
• Bassin principal de production : Doukkala – Abda avec > 10% de la production nationale

Tissu d’acteurs :
• Filière globalement structurée avec une forte agrégation de la production nationale autour de l’industrie
laitière mais tissu caractérisé par :
– Fort morcellement avec 85% des exploitations ayant moins de 3 vaches laitières
– Activité secondaire pour la majorité des exploitations (en plus de l’agriculture) mais importante en terme
de revenu (débouché garanti)
• Quelques grandes exploitations (1%) avec plus de 1,000 vaches laitières (e.g. Douiet) intégrées en aval
(transformation)

Productivité :
• Différentiel de productivité très important entre éleveurs principalement dû au :
– Choix de la race (facteur 5-6 entre races locales et races importées pures)
– Conduite des élevages : technique, sanitaire, alimentaire…
Description de l’existant en termes d’aval et de transformation :
Import :
• Amont : Dépendance vs. Importation de vaches laitières et de l’alimentation animale avec droits de
douane significatifs (234% sur les vaches et 2,5 à 105% sur les aliments)

36
• Aval : importation de lait en poudre destiné à la transformation (yaourts…) avec des droits de douane à
102%

Transformation :
• 70% de la production destinée à l’industrie laitière privée (Centrale, Nestlé, CIALIM,…) et coopératives
(COPAG, le Bon Lait…), principalement à travers les 1070 centres de collecte de lait (90%), le reste (10%)
étant produit en direct par les industriels (e.g. Chergui-Douiet)

Marché national :
• 10% d’autoconsommation au niveau des exploitations (y.c. veau)
• 20% de la production destinée aux circuits informels (mahlaba) sans contrôle sanitaire/hygiénique
préalable
La filière Laitière se retrouve aujourd’hui face à un défi majeur de traitement des problématiques de fonds
limitant son développement dans un nouvel horizon de temps autour d’un programme très volontariste

III.1.6.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert :

Le Plan Maroc Vert préconise un « Développement agressif de la filière laitière pour atteindre des standards
internationaux, avec pour objectif 4-5 Mds de l’ horizon 2020 à travers une meilleure intégration verticale
de l’aval » 4 axes stratégiques prioritaires sont identifiés :

1. Approfondissement de l’intégration verticale vers l’amont des agrégateurs (Modèle COPAG)


actuels
• Plus grande implication des opérateurs de la transformation laitière dans l’amont, principalement par la
prise en charge de l’encadrement, avec 2 objectifs :
– Doublement des volumes au niveau des périmètres agrégés
– Meilleur transfert social et augmentation des revenus des éleveurs (+20-50%)
• Mise en place sur la base d’un contrat programme entre l’Etat et les opérateurs existants

2. Développement de nouveaux projets aval (IDE, JV, acteurs existants)


• Développement de nouveaux projets au niveau de l’aval de transformation autour de 5-10 nouvelles
unités selon 3 modèles :
– Croissance des opérateurs existants
– Attraction des IDE, notamment en joint-venture avec les coopératives existantes
– Création de projets intégrés autour de fermes productivistes (cf. pilier AV2)

3. Plan de croissance compétitive de l’amont laitier sur 2 axes complémentaires


Croissance compétitive du modèle de production agrégé, à cheptel constant :
• Augmentation massive des volumes produits au niveau du modèle de production des petites et moyennes
fermes agrégées (PMF), avec un objectif de doublement à 2,5-3 Mds de litres à l’horizon 2020
• Focalisation sur 3 leviers principaux :

37
– Amélioration de la race de vaches laitières pour passer de 55% actuellement à 1000% horizon 2020
– Amélioration de l’encadrement à 3 niveaux (i) conduite alimentaire (ii) conduite technique (iii) Efficacité
logistique
– Spécialisation/concentration graduelle (-20% d’exploitations horizon 2020) et augmentation de la taille
des exploitations à travers un système de financement adapté.

Développement accéléré du modèle de fermes productivistes


• Incitation à la création à l’échelon national de 20-30 fermes productivistes modernes pour la production
de 1,5 à 2 Mds L/an :
– Taille cible de 5 à 10.000 têtes bovines par ferme
– Localisation à proximité des grands bassins de consommation
– Focalisation sur les grands éleveurs actuels et sur les opérateurs de la transformation laitière
• Stratégie d’émergence volontariste autour d’appels d’offres organisés par l’Etat fixant notamment des
quotas de production (permettant de maintenir un équilibre vs. Modèle de production agrégée).

Rendement moyen 4- 5000


Taille actuel du
chaptel (bovins) (L/an/vache)

2-2.500
50%
Modele de
fermes 9 8-10 000
productivistes(FPR) 1.400
100
1000

Modele de 1.300 50%


Production agrégée 1200 1 250
(PMF)

Production PMF FPR Total


actuelle
disponible 2020

2020

4. Aménagement des conditions cadres de la filière

Plan de modernisation du circuit de distribution traditionnelle


• Mise à niveau du système traditionnel de distribution de lait (mahlabas) principalement vs. Normes de
qualité et d’hygiène, autour de :
– Mise en place d’un système de financement et d’aide à l’investissement focalisé (équipement en froid
et système de stérilisation)
– Mise en application stricte des normes d’hygiène et de santé à travers des mécanismes de contrôle
adéquats.

38
Programme d’accès social aux consommateurs les plus fragiles
• Support focalisé à la consommation de produits laitiers par les populations les plus démunies:
– Focalisation sur la distribution aux enfants dans les écoles préscolaire et primaire
– Mise en place par l’Etat d’un système de subventions directes notamment à travers un système de
financement innovant (e.g., investisseurs sociaux).

Mise en place d’une interprofession avec des prérogatives définies autour de 3 axes
• Mise en place d’une interprofession efficiente avec des prérogatives définies autour de 5 axes clés :
– Mise en place du contrôle sanitaire et de santé animale avec une gestion privée
– Gestion de la R&D et agrotech de la filière
– Optimisation des achats d’intrants (alimentation, génisses…) et matériel de qualité
– Optimisation de la logistique de la filière y.c. qualité
– Développement des RH et accompagnement .

III.1.7 Filière Viandes Rouges Bovines

III.1.7.1 Diagnostic général de la filière

La filière viandes rouges est constituée d’un modèle de production en amont globalement peu compétitif.
Elle est caractérisée par une prédominance du modèle de production PMF combiné lait-viande et une très
faible compétitivité vis-à-vis de l’import. Par ailleurs, l’absence de libéralisation au niveau de l’aval limite
le développement de la filière. De plus, le monopole des municipalités, au niveau de l’abattage, freine
l’investissement ainsi que le développement de la distribution et de la valorisation. Il est donc primordial
de procéder à une modernisation globale de la filière afin de permettre la stimulation de la consommation
autour d’une meilleure offre en termes de rapport qualité / prix.

Poids économique et social dans le secteur agricole :

100% = 74 Mds DH 4 Mio ETP

2 700
8%=0,3
16%=12,1

PIB Emplois taille du cheptel


(1000 têtes)

39
Caractéristiques de l’amont :

Caractéristiques de l’amont:

234 Productivité moyenne


150 (Kg/tête)
104 Taille de l'exploitation
Nombre d'emplois 0,25 0,17 Petite
par tête (ETP) 5 Moyenne
6 2 15
Nb de Têtes Moyen
10 Grande
14

CA, par tête


(milliers de Dh)

Caractéristiques de l’aval et de la demande :

Destination de la production Principaux pays à l'import/Export

100%=0,21Mio T 100%= 12,1Mrd DH


Couverture des besoins nationaux 100%
0% 1% 0% 1% principalement due au fort protectionnisme:
- Pas de commerce d'animaux vivants
-Import de produits transformés en faible
-I
qualité(VSM***) ( 3%de la consommation)
qu

99% 99
99%

Consommation nationale
Transformation
Export

Description de l’existant en terme de production

Bassin :
• Activité d’élevage principalement dans les bassins entre Chiadma et le Rif occidental

40
Tissu d’acteurs :
• Activité secondaire pour la majorité des exploitations en tant que sous-produit de la filière laitière (veau)
avec en général des races non adaptées
• Morcellement du tissu de production avec 70% des exploitations ayant moins de 3 têtes bovines
• Emergence de quelques grands éleveurs
– 1 Ranch spécialisé avec 4,500 têtes dont une race à viande importée
– Quelques ateliers d’engraissement y.c. grands groupes laitiers (e.g. COPAG 3,500 têtes).

Productivité :
• Disparité relativement forte (facteur 1,5-2) entre les producteurs, principalement due à une sélection de
races à viandes adaptées et à la conduite technique et alimentaire

Description de l’existant en termes d’aval et de transformation :

Import :
• Marché national très protégé limitant les importations : 234% sur les animaux vivants et 254% sur les
viandes

Transformation :
• Production dédiée en majorité à la transformation/ abattage avec 10% d’abattage dans les tueries rurales
et le reste dans les abattoirs municipaux
• 45% de la production distribuée par des intermédiaires

III.1.7.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert :

Le Plan Maroc Vert préconise une « Amélioration drastique de l’offre qualité –prix de viande bovine pour les
consommateurs Marocains» basée sur une intervention forte sur l’ensemble de la chaîne de valeur :

A l’Amont
Croissance automatique de la production de viande induite par l’amélioration de la race
au niveau du cheptel laitier
• Accompagnement coordonné du plan laitier induisant une augmentation automatique de la production
de viande bovine grâce à l’amélioration du mix race:
– Augmentation massive des races pures (de 10 à 65%) dans le cheptel
– Impact majeur sur le poids carcasse, amélioration de la fécondité (de 200 Kg pour une race locale à 450-
500Kg pour la race pure), accélération de la réforme, réduction de la mortalité
– Mise en place de l’agrégation productiviste des viandes dans le PMF combiné lait-viande

41
Accompagnement de la croissance productiviste du PMF combiné lait-viande – Généralisation du
modèle COPAG
• Mise en place de centres d’élevage / engraissement de taurillons laitiers sur la base du modèle COPAG
autour de 3-5.000 têtes bovines, avec 4 objectifs :
– Application des meilleures techniques d’élevage e.g., conduite technique et alimentaire
– Amélioration du transfert social vers les exploitants à travers une indemnisation équitable
– Intégration aval au niveau de l’abattage et de la transformation / découpe, meilleure valorisation (ref D1)
– Approvisionnement des circuits de distribution structurée sur la base de contrats

Croissance de la production de viande au niveau des fermes productivistes


• Mise en place de centres d’engraissement spécialisés adossés au 20-30 des grandes fermes productivistes
laitières prévues dans le cadre du plan lait
• Taille moyenne de 2.500 à 5.000 taurillons/an

Développement de 5-10 élevages productivistes spécialisés dans la viande (modèle Adarouch)


• Développement de 5-10 ranchs spécialisés viandes (modèle Adarouch)
– Modèle d’élevage extensif en pâturage avec des compléments fourragers et de concentrés (notamment
en période post sevrage)
– Mise à disposition de foncier collectif
– Investissement de 50-100 Mio DH
– Eventuel développement de centres d’engraissement de taurillons de race à viandes

Production de viande cible

(1000 Tones)

270
Constitution du cheptel 13
laitier cible 8
(1000 vache)
1.200 1.200 25
270
10%
175-180

100
190 41
45% - 63
Hypothèses 180
60%
différenciées 6
par race
64
160

180
20-35%
45%
77
10% 77
130
Cheptel Cheptel
actuel cible 14
120

Production Augmentation
de viande Augmentation Production de
Impact du changement de la productivité/ de la productivité viande cible
actuelle mix race sur la fermes productivistes par agrégation
production

42
En Aval
Développement de l’abattage moderne et de la valorisation de viandes bovines y.c. projets
intégrés
• Mise en gestion déléguée des abattoirs municipaux et des tueries rurales sur la base d’un cahier des
charges holistique avec un focus particulier sur l’aspect sanitaire
• Autorisation de nouveaux investissements dans l’abattage comme incitation dans le cadre des projets
d’agrégation viandes et des fermes productivistes (éventuellement autour de FDI) sur la base d’une nouvelle
réglementation y.c. cahier des charges
• Incitation à l’émergence d’ateliers de découpe et de valorisation de la viande à travers un cadre incitatif
adapté notamment une réglementation pour l’approvisionnement de la restauration collective

Développement de la distribution moderne de viandes


• Encouragement au développement de boucheries modernes intégrées volaille/viandes rouges (e.g. La
Fonda) y.c. rayons congelés, à travers un système d’incitation adapté (e.g. accès privilégié aux licences
d’importation de viandes bovines – réf. Volet Am3 Plan viandes bovines)
• Programme de modernisation des réseaux de distribution existants notamment aide à l’équipement en
froid (e.g., étals réfrigérés) à travers un système de financement adapté
• Accompagnement du développement de la grande distribution (e.g., conditions de référencement
privilégiées des agrégateurs viandes)

Concernant les Conditions cadres :


Programme national de sécurisation sanitaire du cheptel et de qualité des viandes
• Mise en place d’un plan ambitieux en terme de santé animale visant la sécurisation sanitaire du cheptel
ovin autour :
– Campagnes de vaccination et de dépistage des maladies
– Zonage et contrôle du mouvement des animaux
– Lutte contre la contrebande
• Lutte contre l’informel au niveau de l’abattage :
– Mise en application stricte des lois existantes
– Campagne de communication et de sensibilisation des consommateurs nationaux
• Refonte de l’organisation des marchés de bétail et du système de transport des viandes

Mise en place de l’interprofession et responsabilisation autour de 4 thèmes


• Aide à la structuration de l’interprofession viandes rouges et à la prise en charge de responsabilités autour
de 4 rôles clés :
– Branding et gestion de la qualité
– Gestion de l’agrotech et recherche
– Amélioration à l’accès aux intrants et au matériel de qualité
– Développement des ressources humaines et accompagnement

43
III.1.8 Filière Viandes Rouges Ovines et Caprines

III.1.8.1 Diagnostic général de la filière

La filière ovine et caprine joue un rôle socio-économique de premier ordre dans le monde rural puisqu’elle
contribue à la promotion de l’emploi et des revenus. Cette filière connait d’ailleurs une importante dynamique
notamment à l’occasion de l’Aid où la consommation progresse de manière exponentielle. On remarque
toutefois des défaillances sur l’ensemble de la chaîne de valeur avec un amont très peu compétitif vis-à-vis
de l’import et un aval souffrant des contraintes limitant le développement de la filière surtout avec la faible
libéralisation de l’abattage et la faible importance de la distribution moderne. Aujourd’hui donc, il y a lieu de
relever le défi du développement de la cette filière pour maintenir l’équilibre social et améliorer les revenus
des éleveurs

Poids économique et social dans le secteur agricole :

100% = 74 Mds DH 3-4 Mio ETP

22 600
38%=1,5
Viande 13%=9,6

CA Emplois taille du cheptel


(1000 têtes)
Caractéristiques de l’amont

Viande 18 Productivité moyenne


14 (Kg/tête)
10 Taille de l'exploitation
Nombre d'emplois 0,08 0,07 0,03 Petite
par tête (ETP) 1 55 30 80 Moyenne
0,8 1
Nb de têtes Grande
0,9
moyen
1,4

CA, par tête


(milliers de Dh)

44
Caractéristiques de l’aval et de la demande :

Destination de la production Principaux pays à l'import/Export

100%= 0,17 Mio T 100%=9,6 Mrd DH


Couverture de 100% des
0% 0% besoins nationaux principalement
30 - 40%
due à un trés fort protectionisme:
- Pas de commerce d'animaux vivants
(hors reproducteurs)
- Pas d'import de produit finis

50% 50% 60 - 70 %
Consommation nationale
Transformation
Export

Description de l’existant en termes de production

Bassin :
• Elevage extensif présent sur l’ensemble du territoire national mais avec une prédominance dans les zones
pastorales : Oriental, Chaouia, Khouribga et Rehamna
• Surfaces pastorales abondantes (50 Mio Ha) mais avec une faiblesse des surfaces aménagées (0,1%)

Tissu d’acteurs :
• Importance au niveau des revenus des exploitations : élevage ovin activité principale pour toutes les
exploitations et revenu unique dans les régions Sud et Oriental
• Tissu de production très morcelé avec 60% des exploitations ayant < 20 têtes ovines
• Quelques grands éleveurs extensifs structurés (2,000 à 3,000) et des ateliers d’engraissement, principalement
saisonniers (3 mois avant l’Aïd) pouvant atteindre 20,000 têtes

Productivité :
• Disparité de productivité relativement faible entre les producteurs (facteur 1,5-2), différences principalement
dues à l’accès à des parcours de qualité, au complément d’alimentation, et à la qualité des installations

Description de l’existant en termes d’aval et de transformation :

Import :
• Marché national très protégé avec 304% de droits de douane sur les animaux vivants et les viandes
transformées.

45
Transformation :
• 30% des volumes destinés aux abattoirs avec 10% d’abattage dans les tueries rurales, et le reste dans des
abattoirs municipaux
• Abattage et transport des viandes caractérisé par :
– Monopole des chevillards et des abattoirs municipaux sur l’activité
– Forte régionalisation en raison de l’interdiction de transport des viandes

III.1.8.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert :

Le Plan Maroc Vert préconise la « Mise à niveau de la filière ovine pour jouer un rôle de moteur social» basée
sur une intervention forte sur l’ensemble de la chaîne de valeur :

A l’Amont
Développement de l’agrégation sociale autour de 100-200 projets (modèle ANOC)
•Renforcement des structures d’encadrement et de support des éleveurs (e.g., ANOC) principalement par
l’accès à des moyens de financement adéquats (e.g., investisseurs sociaux)
•Rôle des agrégateurs sociaux à 4 niveaux :
– Amélioration de la race ovine et caprine
– Développement des parcours pastoraux et encadrement technique des élevages (y.c. achat groupé
d’aliments et matériel d’élevage)
– Suivi sanitaire du cheptel et de qualité et des viandes
– Valorisation des élevages à travers une amélioration des conditions d’abattage et de valorisation y.c.
projets intégrés (réf. Av1)

En Aval
Développement de l’abattage moderne et de la valorisation de viandes ovines y.c. projets
intégrés
• Mise en gestion déléguée des abattoirs municipaux et des tueries rurales sur la base d’un cahier des
charges holistique avec un focus particulier sur l’aspect sanitaire
• Autorisation de nouveaux investissements dans l’abattage comme incitation dans le cadre des projets
d’agrégation viandes et des fermes productivistes (éventuellement autour de FDI) sur la base d’une nouvelle
réglementation y.c. cahier de charges.
• Incitation à l’émergence d’ateliers de découpe et de valorisation de la viande à travers un cadre incitatif
adapté notamment une réglementation pour l’approvisionnement de la restauration collective.

Développement accéléré de la distribution moderne


• Encouragement au développement de boucheries modernes intégrées volaille/viandes rouges (e.g. La
Fonda) y.c. rayons congelés, à travers un système d’incitation adapté (e.g. accès privilégié aux licences
d’importation de viande bovine – réf. Volet Am3 Plan viandes bovines)

46
• Programme de modernisation des réseaux de distribution existants notamment l’aide à l’équipement en
froid (e.g., étals réfrigérés) à travers un système de financement adapté
• Accompagnement du développement de la grande distribution (e.g., conditions de référencement
privilégiées des agrégateurs viandes)

Développement de niches à l’export


• Développement d’une offre produits à l’export à forte valeur ajoutée e.g., agneau de terroir
• Focalisation sur les marchés porteurs : UE (principalement les boucheries Halal à destination de la
population musulmane), Afrique et pays arabes

Programme national de sécurisation sanitaire du cheptel et de qualité des viandes


• Mise en place d’un plan ambitieux en terme de santé animale visant la sécurisation sanitaire du cheptel
ovin autour :
– Campagnes de vaccination et de dépistage des maladies
– Zonage et contrôle du mouvement des animaux
– Lutte contre la contrebande
• Lutte contre l’informel au niveau de l’abattage :
– Mise en application stricte des lois existantes
– Campagne de communication et de sensibilisation des consommateurs nationaux
•Refonte de l’organisation des marchés de bétail et du système de transport des viandes

Renforcement du rôle de l’interprofession autour de 4 rôles


• Aide à la structuration de l’interprofession viandes rouges et à la prise en charge de responsabilités autour
de 4 rôles clés :
– Branding et gestion de la qualité
– Gestion de l’agrotech et recherche
– Amélioration à l’accès aux intrants et au matériel de qualité
– Développement des ressources humaines et accompagnement

III.1.9 Filière Viandes Blanches (Avicole)

III.1.9.1 Diagnostic général de la filière

Malgré une forte modernisation de l’amont, la filière avicole peine à renforcer sa compétitivité à l’international.
En dépit d’une prédominance des élevages modernes, elle reste handicapée par des coûts de production
encore élevés principalement en raison de la dépendance vis à vis des importations d’intrants. Le modèle
prédominant est le modèle d’abattage et de distribution traditionnels au niveau de l’aval, ce qui impacte
négativement le développement de la filièrde la filière.

47
On note également la prépondérance des Riachas qui freinent l’investissement privé et présentent des
risques sanitaires importants en dépit de l’existence des textes juridiques nécessaires qui sont peu appliqués.
Il est donc nécessaire de poursuivre la mise à niveau de la filière selon un rythme soutenu afin de préparer
l’ouverture du marché national

Poids économique et social dans le secteur agricole :

100% = 74 Mds DH 3-4 Mio ETP

280 000
2% - 0,08
7%=5,0

CA Emplois taille du cheptel


(1000 têtes)

Caractéristiques de l’amont :

Viande 2,2 Productivité moyenne


2,0 (Kg/Poulet)
1,8 Taille de l'exploitation
Nombre d'emplois 0,33 0,24 0,17
0,03 Petite
par1000 animaux 122572 180 Moyenne
(ETP) 0,8
16
Effectif moyen Grande
22 (en milliers)

36 CA, par 1000 animaux


(milliers de Dh)

48
Caractéristiques de l’aval et de la demande :
Destination de la production Principaux pays à l'import/export

100%= 0,37 Mio T** 100%=5 Mds DH


13% 0% 0% Taux de couverture des
40 % besoins nationaux de 100%
principalement lié à un très fort
protectionnisme:
- Pas de commerce d'animaux vivants
- Import de produits transformés en
faible quantité (VSM***)

87% 60%

Consommation nationale
Transformation
Export

Description de l’existant en terme de production

Bassin :
• Elevage localisé sur ~35% des bassins, autour des grands centres de consommation
• Bassins principaux : Gharb, Zemmour-Zaër

Tissu d’acteurs :
2 grandes catégories d’acteurs :
• Petites exploitations agricoles (majorité des exploitations) :
– Quelques poules destinées à l’autoconsommation et revenu complémentaire (œufs, poulet beldi)
– Tendance à la baisse liée à la structuration du tissu de distribution et à l’augmentation de la part du
poulet industriel
• 6000 exploitations ‘’structurées’’ orientées vers le marché
– ~75% petites; ~20% moyennes; ~5% grands groupes structurés et intégrés (poules et dindes)
– Impact attendu de la réglementation pour la normalisation des élevages avicoles : disparition d’une
partie des exploitations orientées marché et consolidation/aggrégation autour des grands groupes

Productivité :
• Disparité moyenne entre les acteurs orientés marché (facteur ~1,4)
• Leviers principaux : amélioration de la conduite des élevages techniques (e.g. bâtiments) et surtout
alimentaires.

49
Description de l’existant en termes d’aval et de transformation :

Import :
• Secteur dépendant de l’importation des parentaux (animaux reproducteurs) et de l’alimentation avec des
droits de douane encore significatifs (2,5% pour les poussins et 2,5 à 100% sur aliments)
• Marché national protégé avec 100% de droits de douane sur les animaux vivants et 116% sur les produits
finis

Transformation :
• 87% de la production destinée à l’abattage dont 80% d’abattage traditionnel (riacha), 7% d’abatage
moderne et <1% de VSM
• Marché dominé par les grossistes (75% des volumes) avec des logiques de spéculation très importantes
en fonction des prix (par jour et par région)

III.1.9.2 Stratégie de développement de la filière dans le Plan Maroc Vert

Le Plan Maroc Vert préconise l’accélération de la modernisation de la filière avicole comme base de la
consommation de viandes au Maroc

Modernisation accélérée de l’amont avicole


Renforcement de l’aviculture industrielle autour de l’agrégation productiviste et de nouveaux
projets intégrés
• Développement de 30-40 projets d’agrégation productiviste autour des abattoirs industriels (réf. D1):
– Agrégation de ~80-120 élevages modernes
– 4 rôles principaux : fourniture d’intrants, mise à niveau des conditions d’élevage (alignement avec les
normes existantes), encadrement technique, contractualisation des volumes de production
• Incitation à la création de 10-20 très grandes exploitations intégrées bout-en-bout :
– Ambitions de production de 130-170.000 T
– Encouragement de projets innovants à forte valeur ajoutée (e.g. autruche, dinde, canard)

Libéralisation accélérée des intrants de la filière


• Libéralisation des conditions d’importation des intrants
• Suppression des droits de douane sur l’ensemble des intrants (poussins et aliments) afin de réduire le
principal facteur de coût de production

Développement de l’agrégation sociale autour de ~2-300 projets intégrés poulet beldi / œuf
(pilier 2)
• Développement de l’agrégation sociale des élevages traditionnels :
– Emergence d’agrégateurs sociaux notamment sous forme de coopératives
– Prise en charge de 4 rôles : fourniture des intrants, financement, encadrement technique et
commercialisation notamment autour de labels qualité et de marques (e.g., AOC)

50
Production
900.000
Tonnes 37.000 Grands projets intégrés
15%
Elevages industriels
330.000
330.000 Elevages traditionnels

75%

155.000
378.000
1,2%

80-85%

10 -15% 90.000

Agrégation
Création de Agrégation
2006 productiviste Objectifs 2020
grands projets* social (pilier2)
(Pilier1)

Développement de la valeur ajoutée et de la distribution


Mise à niveau de l’abattage et valorisation de la production
• Développement de l’abattage industriel :
– Création de 10-15 nouvelles unités pour capter les volumes de production supplémentaires
– Renforcement de l’intégration verticale à travers une contractualisation avec les élevages modernes
• Incitation à l’émergence d’unités de découpe et de valorisation autour d’une offre à plus forte valeur
ajoutée (e.g., VSM, préparation à base de volaille, dinde) à travers un cadre incitatif favorable, notamment
application des lois relatifs à l’approvisionnement de la restauration collective

Développement accéléré de la distribution moderne


• Encouragement au développement de boucheries modernes intégrées volaille/viandes rouges (e.g. La
Fonda) y.c. rayons congelés, à travers un système d’incitation adapté (e.g. accès privilégié aux licences
d’importation des viandes bovines – réf. Volet Am3 Plan viandes bovines)
• Programme de modernisation des réseaux de distribution existants notamment aide à l’équipement en
froid (e.g., étals réfrigérés) à travers un système de financement adapté
• Accompagnement du développement de la grande distribution (e.g., conditions de référencement
privilégiées des agrégateurs viandes)

51
Exploration de niches à l’export
• Exploration des niches d’exportation avec une focalisation sur l’Afrique et les pays arabes
• Offre adaptée autour de produits à forte valeur ajoutée (e.g., halal, VSM, conserves)

Evolution des conditions cadres de la filière autour de 3 axes


Programme de sécurisation sanitaire du cheptel et de qualité des viandes
• Mise en place d’un plan ambitieux en terme de santé animale visant la sécurisation sanitaire du cheptel
autour :
– Campagnes de prévention et de dépistage des maladies
– Zonage et contrôle du mouvement des animaux
– Lutte contre la contrebande
• Mise à niveau accélérée du système traditionnel d’abattage (riachas) :
– Mise en application stricte des lois existantes
– Campagne de communication et de sensibilisation des consommateurs nationaux
• Refonte de l’organisation et de la normalisation des marchés de volaille et du système de transport des
viandes

Renforcement du rôle de l’interprofession autour de 4 rôles


• Renforcement sur rôle de l’interprofession (FISA) autour d’une prise en charge de responsabilités autour
de 4 rôles clés :
– Branding et gestion de la qualité
– Gestion de l’agrotech et recherche
– Amélioration à l’accès aux intrants et au matériel de qualité
– Développement des ressources humaines et accompagnement
• Refocalisation du rôle de l’Etat sur ses fonctions régaliennes

III.2. EVOLUTION DES SUPERFICIES

Le plan agricole régional vise l’extension des superficies réservées à l’oléiculture, agrumes, la culture du
palmier dattier, l’amandier et la reconversion de 57 900 ha de céréales. Les objectifs par filière à l’horizon
2020 sont rapportés dans le tableau ci après.

Filières Superficie Superficie en 2020 (ha) Variation (ha) Variation %


Actuelle (ha)

DATTES 1 280 1 834 554 43

OLIVES 59 300 118 964 59 664 100


AGRUMES 14 450 19 396 4 946 34

AMANDIER 12 500 27 500 15 000 120

VIGNE 2 400 2 450 50 2

CEREALES 321 800 263 900 -57 900 -18

MARAICHAGE 15 840 15 900 60 0,4

BETTERAVE 4 400 5 000 600 14

LUZERNE 8 980 7 500 -1 480 -16

52
III.3. PROJETS POTENTIELS PILIER I

III.3.1. Objectifs de productions végétales

Situation Augmentation de la production : 2013 Augmentation de la production : 2020


Filières
Actuelle (T) Quantité (T) % Quantité (T) %
Agrumes 200 000 35 800 18 327 500 164
Olivier 16 000 10 500 66 57 800 360
Vigne 32 000 8 000 25 8 800 28
Dattes 1 600 - - 120 8
Maraîchage 200 000 95 000 48 105 800 53
Sucre 244 000 52 500 22 107 500 44

• L’intensification et l’augmentation de la superficie des agrumes pour améliorer à terme la production


agrumicole de 164 % au niveau des zones à haut potentiel de production (périmètre de grande hydraulique)
et ce, à travers l’accélération du rythme de rajeunissement des vergers et d’équipement en irrigation
localisée,
• L’intensification de la production oléicole, l’extension des superficies oléicoles et amélioration de la qualité
de l’huile d’olive au niveau de l’ensemble de la région, principalement au niveau des zones bour de la
province de Nador en vue d’augmenter à terme la production oléicole de 360 %,
• L’intensification de la viticulture et l’extension des superficies notamment sous serres pour améliorer la
production de près de 28 %,
• Création de nouvelles palmeraies suite à la mise en eau du barrage Sfessif et amélioration de la qualité
des dattes,
• L’intensification de la production maraîchère, principalement la pomme de terre en vue d’augmenter à
terme la production maraîchère de 53%,
• Le maintien de la superficie de la betterave à sucre à un niveau de 5 000 Ha annuellement et L’intensification
de la production,
• Réduction des superficies de céréales en bour, tout en améliorant la productivité et en augmentant
annuellement le programme de multiplication des semences au niveau des périmètres de grande
hydraulique.
Les niveaux de production escomptés restent limités par rapport aux ambitions de la Région en raison
du caractère structurel de la sécheresse et la régression continue des ressources en eau de surface et
souterraines.

53
III.3.2. Projets potentiels pilier I par filière de production végétale

a. Agrumes

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

14 Partenariat public privé autour des terres SODEA – SOGETA 2 230 (reconversion) 14
1 Intensification de la production agrumicole sur 14 450 Ha et 2 000 (reconversion) 4 200
reconversion sur 2 000 Ha
15 - 4 230 4 214

b. Olivier

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

1 Intensification de la production oléicole en grande hydraulique 5 000 250


1 Conversion des céréales en olivier en grande hydraulique 2 200 250

Conversion des céréales en olivier en périmètre de Petite


1 et Moyenne Hydraulique 1 500 200

1 Partenariat public privé autour des terres SODEA - SOGETA 464 250
1 Partenariat public privé autour des terres SODEA – SOGETA 200 300
Valorisation de la production oléicole par la création d’une unité
mixte de conserves des olives de table et de trituration de l’huile 49 coopératives
1 -
d’olive oléicoles

6 - 9 364 1 250

c. Vigne

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

1 Intensification de la production de vigne 2 000 630


1 Mise en place de vignoble sous serres 50 50

2 - 2 050 680

54
d. Dattes

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

1 Extension et valorisation de la palmeraie de Figuig 80 16

e. Céréales
éréale

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

1 Multiplication des semences des céréales 2 250 150


1 Intensification de la production céréalière 4 000 800

2 - 6 250 950

f. Sucre

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

1 Intensification de la production betteravière 5 000 1 400

55
g. Maraîchage

Nombre de Superficie (Ha) Agrégés


Consistance
projets

1 Extension des cultures de primeur 60 2


1 Valorisation de la production de la pomme de terre par le système de froid 1 800 360
1 Valorisation de la production de la pomme de terre 800 160
par la transformation
1 Production des semences certifiées de la pomme de terre 400 80
1 Valorisation de la production maraîchère par la transformation 7 000 3 400

5 - 10 060 4 002

III.3.3. Objectifs de Productions animales

Situation Augmentation de la production : 2013 Augmentation de la production : 2020


Filières
Actuelle (T) Quantité (T) % Quantité (T) %
Viandes rouges ovines 18 136 6 504 36 7 770 43
Lait 84 600 45 400 54 110 400 131

Viandes rouges 7 645 100 1,3 1 000 13


bovines
Viandes blanches 27 800 14 730 53 19 640 71
Miel 215 522 243 1 354 630

• Au terme du PAR, la production des viandes rouges ovines sera augmentée de 43 % grâce aux efforts
visant l’amélioration des parcours et le développement de l’élevage ovin notamment au niveau des hauts
plateaux de l’Oriental,
• La production laitière sera améliorée de 131% à terme à travers l’amélioration génétique du cheptel bovin,
l’amélioration des rendements des cultures fourragères et du taux de couverture vaccinale,
• La production des viandes rouges bovines sera améliorée de 13 % par des programmes d’engraissement
des bovins.

56
• La production des viandes blanches sera améliorée à terme de 71 % notamment par la mise en place
d’abattoir avicole moderne,
• La production de miel sera améliorée de 630 % à terme notamment par la constitution de ruchers
d‘élevage sélectionnés.

III.3.4. Projets potentiels pilier I par filière de production animale

a. Viandes rouges ovines

Nombre de Effectifs (têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Valorisation et commercialisation de la production des viandes 500 000 12 000


ovines par la mise en place d’un abattoir moderne intégré
et développement de l’élevage naisseur engraisseur

b L it
b. Lait

Nombre de Effectifs (Têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

2 Mise en place de fermes laitières productivistes 750 vaches laitières 2


1 Mise en place d’une unité de traitement 1 100 vaches laitières 49
et de commercialisation du lait
1 Développement de la filière laitière selon le modèle 35 500 vaches laitières 4 200
agrégé à cheptel constant

4 - 37 350 4 251

57
c. Viandes rouges bovines

Nombre de Effectifs (Têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Mise en place d’un centre d’engraissement spécialisé des bovins 1 000 taurillons 113
adossé aux exploitations laitières
1 Mise en place d’un centre d’engraissement spécialisé en viandes 2 000 taurillons 1 000
rouges bovines

2 - 3 000 1 113

d. Viandes blanches

Nombre de Effectifs (Têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Intensification et valorisation de la production des viandes 200 unités d’élevage 200


blanches

e. Miel

Nombre de Effectifs (Têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Intensification de la production apicole et mise en place 32 500 ruches 1 800


d’une unité de conditionnement du miel

58
III.4. PROJETS POTENTIELS PILIER II

La mise en œuvre du Pilier II du Plan Maroc Vert revêt une importance stratégique pour le pays. Aider des
centaines de milliers de paysans, particulièrement des régions montagnardes et oasiennes, à accéder à
l’économie marchande dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions, en créant une forte valeur
ajoutée tout en assurant une bonne gestion des ressources naturelles représente un véritable challenge
pour l’Etat. En effet, il ne s’agit pas seulement de mobiliser les moyens financiers nécessaires mais aussi
et surtout d’être en mesure d’animer et d’accompagner de façon raisonnée et efficace cette révolution
économique, sociale et culturelle. La mise en œuvre devra permettre de relever six défis majeurs:

• Valoriser l’agriculture (SAU) ainsi que toutes les ressources pastorales et végétales de l’espace agraire
naturel, (hors SAU) qui représentent une part importante des revenus des exploitations en montagne,
• Valoriser les atouts des territoires et les possibilités de marché et de diversification des activités génératrices
de revenus (produits de qualité, filières spécifiques, agrotourisme, écotourisme, etc.) et permettre l’accès au
marché et la montée d’échelle économique,
• Permettre l’autonomisation des acteurs et l’émergence de dynamiques cumulatives et pérennes de
développement agricole des exploitations et territoires,
• Assurer un service environnemental en donnant les moyens aux agriculteurs et leurs communautés de
gérer durablement les ressources naturelles, celles-ci étant reconnues comme des «biens publics»,
• Anticiper l’adaptation au changement climatique et, en particulier, les modifications probables de la
géographie agricole à l’horizon de 2 -3 décennies,
• Développer des synergies avec les autres politiques contribuant au développement rural intégré pour
améliorer le niveau de développement humain des populations des aires marginalisées, réduire leur taux de
pauvreté et prendre en considération l’inévitable décharge d’un surplus de population, de préférence dans
les bourgs ruraux et les villes intermédiaires.

III.4.1. Objectifs de productions végétales

Situation Augmentation de la production : 2013 Augmentation de la production : 2020


Filières
Actuelle (T) Quantité (T) % Quantité (T) %

Olivier 64 000 4 700 7 64 600 100


Amandier 5 000 160 3,2 3 600 72
Dattes 1 600 - - 1 780 111

59
• Reconversion de la superficie des céréales dans les plaines et les zones de piémonts à travers l’extension
de l’arboriculture fruitière notamment, l’olivier et l’amandier,
• Réhabilitation du patrimoine phoenicicole et extension des superficies au niveau des anciennes palmeraies
de Figuig.

III.4.2. Projets potentiels pilier II par filière de production végétale

a. Olivier

Nombre de Superficie (ha) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

9 Reconversion des superficies céréalières en olivier hors 52 300 4 000


programme Millénium Challenge Account (MCA)
1 Reconversion des superficies céréalières en olivier dans 3 000 300
le cadre du programme Millénium Challenge Account (MCA)

10 - 55 300 4 300

b. Amandier

Nombre de Superficie (ha) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

2 Extension des superficies d’amandier et reconversion des 12 000 8 010


superficies céréalières en amandier hors du programme
Millénium Challenge Account (MCA)
1 Reconversion des superficies céréalières en amandier dans 3 000 1 230
le cadre du programme Millénium Challenge Account (MCA)

3 - 15 000 9 240

cc.. Dattes
Dattes

Nombre de Superficie (ha) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

2 Extension de la palmeraie de Figuig et mise à niveau des stations 454 692


de conditionnement des dattes

60
d. Néflier (produit de terroir)

Nombre de Superficie (ha) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Valorisation des nèfles de Zegzel 138 106

e. Truffes (produit de terroir)

Nombre de Superficie (ha) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Valorisation des truffes du désert - 7 000

III.4.3. Objectifs de productions animales

Situation Augmentation de la production : 2013 Augmentation de la production : 2020


Filières
Actuelle (T) Quantité (T) % Quantité (T) %

Viandes rouges ovines 3 100 76 2 90 3

• Intensification de la production des viandes ovines.

61
III.4.4. Projets potentiels pilier II par filière de production animale

a. Viandes rouges ovines

Nombre de Effectifs (Têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Intensification de la production des viandes rouges ovines 4 500 800

b. Caprin (produit de terroir)

Nombre de Effectifs (Têtes) Nombre


Consistance
projets d’Agrégés

1 Intensification
Mise en place d'unités
de la production
d'engraissement
des viandes
du chevreau
rouges ovines
de talsint 4
8 500
000 800

62
III.5. PROJETS ET ACTIONS TRANSVERSES

Les projets potentiels Pilier I et Pilier II sont accompagnés de projets et actions transverses à savoir :

Projets/Actions Consistance Coût total


(MDH)

PNEEI Modernisation des systèmes d’irrigation existants dans le périmètre


*
de la Moulouya sur une superficie totale de 51 200 Ha à l’horizon 2022
Réhabilitation du périmètre ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 1325
de Grande Hydraulique ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀
Réhabilitation des périmètres ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀
de PMH
Protection des oasis ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 2
฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀
฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀
Développement agricole ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 645
฀ ฀ ฀ ฀
฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀
Plans de développement ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 131
des coopératives ฀ ฀ ฀ ฀ ฀
Prestation de service ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 44
Valorisation des viandes rouges ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 24
฀ ฀ ฀ ฀

Quadrillage sanitaire 132


Formation ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 53
Recherche & développement ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 22
et animale

Promotion de la femme rurale ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ ฀ 15


฀ ฀

Total 3 064

(*)) Le montant réservé au PNEEI a été réparti au niveau des


de filières de p
production végétales dans le périmètre
de grande hydraulique.

63
IV. Investissements Prévisionnels
Les projets potentiels proposés dans le cadre du Plan Agricole Régional correspondent à des investissements
dont le montant total est estimé à 9 122 Millions de DH durant la période 2009-2020. 58 % de ce montant
concerne le développement des filières de production végétale, 8 % pour le développement des filières de
production animale et 34 % pour la réalisation des projets et actions transverses.
Ces investissements sont répartis par pilier, par filière et par source de financement comme suit :

IV.1. REPARTITION DES INVESTISSEMENTS ESTIMES PAR PILIER ET PAR


FILIERE

IV.1.1. Production végétale


- Le développement des filières de production végétale est porté par 49 projets potentiels dont l’investissement
est estimé à 5 293 Millions de DH durant la période du Plan Agricole Régional (2009-2020).

- 65 % de ces projets appartiennent au ‘’Pilier I du Plan Maroc Vert’’ et portent sur des investissements
d’environ 4 357 Millions de DH.

- Le nombre de projets de type ‘’Pilier II du Plan Maroc Vert’’ s’élève à 17 projets avec un montant
d’investissement estimé à 936 Millions de DH. Ces investissements sont répartis par pilier et par filière de
oduction comme suit :
production

Filières Nombre Projets potentiels Investissements estimés (Millions de DH)


Pilier I 32 4 357
Agrumes 15 2 015
Olivier 6 846
Vigne 2 112
Dattes 1 28
Maraîchage 5 691
Sucre 1 349
Céréales 2 316

Pilier II 17 936

Olivier 10 655
Amandier 3 209
Dattes 2 69
Néflier de Zegzel 1 1
Truffes du désert 1 2

Total général (piliers I et II) 49 5 293

64
IV.1.2. Production animale

- 11 projets potentiels sont identifiés dans le Plan Agricole Régional pour le développement des filières de
production animale portant sur un montant des investissements estimé à 765 Millions de DH.
- 82 % des projets proposés sont de type ‘’Pilier I du Plan Maroc vert’’ avec un montant d’investissement
estimé à 745 Millions de DH.
- 8 % des projets proposés sont de type ‘’Pilier II du Plan Maroc Vert’’ avec un montant d’investissement
estimé à 20 Millions de DH. Ces investissements sont répartis par pilier et par filière de production comme
suit :

Filières Nombre Projets potentiels Investissements estimés (Millions de DH)


Pilier I 9 745

Viandes rouges ovines 1 412


Lait 4 160
Viandes rouges bovines 2 10
Viandes blanches 1 155
Miel 1 8

Pilier II 2 20

Viandes rouges ovines 1 14


Caprin de Talsint 1 6

Total général (piliers I et II) 11 765

IV.2.
IV.2 REPARTITION DES
DE INVESTISSEMENTS
STISSEME
ME PAR SOURCE DE FINANCEMENT

• 63 % du montant des investissements estimés serait supporté par l’Etat à travers les incitations dans le
cadre du Fond de Développement Agricole (FDA) et la réalisation des équipements externes prévus par le
PNEEI en grande hydraulique, et ce pour les projets de type Pilier I et le financement d’une bonne partie du
coût des projets de type Pilier II ;
• Les agrégateurs et les agriculteurs supporteront 37% du montant total des investissements.

65
Désignation Etat (FDA et bailleurs) Privés (agrégateurs et agrégés) Total
Millions de DH (Millions de DH) (MDH)

Production végétale 2 571 2 722 5 293


Production animale 287 478 765
Actions transverses 2 928 136 3 064
Total 5 786 3 336 9 122
% 63 37 100

V. Impacts Prévisionnels Du Plan


Agricole Régional

V.1. VALEUR DE LA PRODUCTION


• La mise en œuvre du Plan Agricole Régional devrait augmenter la valeur de la production globale de
108 % suite à l’amélioration prévue des niveaux de productions,
• La progression de la valeur de la production végétale est estimée à 131 % et celle de la production animale
à 70 %.

Situation actuelle 2013 2020


Désignation
(Millions de DH/an) (Millions de DH/an) (Millions de DH/an)

Production végétale 2 530 3 356 5 846


Production animale 1 447 2 052 2 456
Total 3 977 5 408 8 302
% 100 136 208

66
V.2. VALEUR AJOUTEE

• La mise en œuvre du Plan Agricole Régional devrait permettre à terme d’augmenter la valeur ajoutée
globale de 112 % créée par l’activité agricole au niveau de la Région,
• La progression de la valeur ajoutée de la production végétale est estimée à 150 % et celle de la production
animale à 47 %.

Situation actuelle 2013 2020


Désignation
(Millions de DH/an) (Millions de DH/an) (Millions de DH/an)

Production végétale 1 596 2 199 3 983


Production animale 910 1 064 1 337
Total 2 506 3 263 5 320
% 100 130 212

V.3
V.3.
.3 EMPLOI

• A terme, l’activité agricole dans la Région devrait contribuer à créer 115 513 équivalent emplois stables en
milieu rural, soit 32% de plus par rapport à la situation actuelle,
• 49 % des emplois supplémentaires seraient crées par des projets relatifs aux filières de production animale
et 51 % seront issus des filières de production végétale.

Situation actuelle 2013 2020


Désignation
(1 000 JT) (1 000 JT) (1 000 JT)

Production végétale 12 241 15 119 16 656


Production animale 15 096 19 287 19 384
Total 27 337 34 406 36 040
% 100 126 132

67
[Link] DE L’EAU D’IRRIGATION

• L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la reconversion des systèmes d’irrigation
pratiqués actuellement en système d’irrigation localisée permettront, à terme, d’améliorer significativement
les niveaux de valorisation de l’eau d’irrigation.

Situation actuelle Situation 2020


Désignation
(DH/m3) (DH/m3)

Agrumes 7,7 19,9


Vigne 16,2 45,2
Olivier 2,9 8,7
Pomme de terre 9,9 14,3
Betterave à sucre 2,4 6,4
Blé tendre 4,3 8,8
Maïs fourrager 8,9 16,9

68

Vous aimerez peut-être aussi